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    Vivre, Pas Survivre

    Bonjour à toutes et tous,

    Chose promise, chose due ! Je crée un nouveau fil pour symboliser une nouvelle étape dans mon parcours. Je n’ai plus “Peur de ne plus respirer” (le nom de mon ancien fil pour ceux qui voudraient connaître les débuts) et je suis pris d’une furieuse envie de (bien) vivre.

    Un petite présentation rapide tout d’abord (pour ceux qui n’auraient pas le courage de lire l’ancien fil ) :

    Je m’appelle Jo. L’alcool m'accompagne depuis l'âge de 13 ans et cette fameuse première cuite qui fut, pour moi, une révélation: mais quel était donc le secret de cette potion magique qui me permettait d’un coup de m’affirmer, d’oublier mes peurs, de remettre en cause l’autorité? Le début d’une longue histoire avec ses (quelques) moments de joie et ses (nombreux) moments de peur et de tristesse. J'avançais dans la vie avec cette béquille qui n’était jamais bien loin. Elle m’a coûté beaucoup : Socialement d’abord avec l’impossibilité de maintenir une relation amoureuse stable, la perte de beaucoup d’amitiés et des relations difficiles avec mes proches, physiquement avec plusieurs cicatrices dues à des chutes, des bagarres, des accidents, matériellement avec 3 voitures, une dizaine de carte bleue,une dizaine de téléphone, 2 mac book pro… et j’en passe… mais surtout elle m’a coûté psychologiquement avec l'apparition d’angoisse et le maintien d’un flux de pensées négatives.
    Depuis ‘l'âge de 30 ans, je tente de me soigner (CSAPA, psy, AA, addictos, médecins généraliste etc…). J’ai eu de nombreuses rechutes mais je n’ai jamais abandonné complètement, ce qui a fait qu’au fur et à mesure, je construisais quelque chose. J’ai continué, continué jusqu’à passer les portes d’une clinique pour entamer une cure.

    Cette cure a été réellement bénéfique, elle m’a permis d’ajouter des cordes à mon arc, notamment en termes de gestion des émotions, d’affirmation et de confiance en soi et d’acceptation.

    Je suis malade, je l’accepte. J’accepte de me faire aider, sans me cacher (c’est aussi l’une des raisons pour laquelle je vous donne plus d’information sur moi dans ce post, je ne veux plus me cacher, et d’ailleurs ceux qui veulent échanger sur FB, n’hésitez pas à venir me voir en MP ). j’accepte le traitement. J’accepte mes faiblesses et je reconnais mes forces.

    J’ai du verbaliser de nombreuses choses durant ma cure, en particulier mon objectif principal qui était le suivant : “ Retrouver un fonctionnement naturel du cerveau pour apprendre à gérer mes émotions et vivre sans être biaisé par un produit ? “

    C’est bien mon moteur aujourd’hui. j’ai la chance d’être en vie, d’avoir à ma disposition les machines incroyables que sont mon corps, mon cerveau, mon esprit. J’ai appris qu’ils me veulent du bien. j’ai appris que les émotions primaires (joie, tristesse, colère, surprise, dégoût et peur) assurent notre survie, sont incontrôlables mais sont limitées dans le temps et qu’il faut donc les accueillir avec bienveillance. j’ai appris que par contre, toutes les autres émotions sont contrôlables: je choisis de ressentir de la haine, de la culpabilité, de la honte… J’ai appris que j’étais le seul capitaine à bord et que je pouvais décider du cap tout en intégrant les inexorables obstacles de la vie. j’ai appris à vouloir me connaître, à me faire confiance et à aller vers moi. J’ai appris à m’écouter, à sortir toujours un peu plus du conditionnement environnemental dans lequel nous évoluons (société, famille, proches…).

    Durant la cure, un psychologue disait souvent “ si vous aimez le jardinage, faites du jardinage, sans vous poser trop de questions” .

    Alors j’ai pris mes dispositions.

    j’adore le sport. J’en fais tous les jours. je vais courir dans les bois, sur la plage, je me suis inscrit en salle de sport pour faire des cours collectifs car j’ai compris en cure que j’adorais faire du sport en groupe avec de la musique. Hier j’ai couru pendant plus d’une heure, sur une distance de 10 km. C’était encore insurmontable pour moi il y a quelques semaines à cause des angoisses (peur de ne plus respirer…). Une magnifique victoire. J’aime, je fais

    j’adore le théâtre, alors je me suis réinscrit au conservatoire, démarrage début de septembre. J’ai aussi pour projet de créer une chaîne youtube en parallèle. J’aime, je fais.

    Idem pour la musique (chant et guitare). J'aime, je fais.

    J’explique à mes amis mon parcours et je les vois avec plaisir (je sors ce soir dans le bar où j’avais mes habitudes). J’y vais sans peur et sans appréhension, je ne boirais pas car je veux être avec mes amis, profiter d’eux, profiter de la musique, des filles… j’aime je fais.

    Je me suis rapproché de mes proches à qui j’explique volontiers la maladie.

    Je recherche activement une maison avec jardin (pour mon petit carlin)

    Je me laisses quelques semaines pour trouver un travail en accord avec mes valeurs.

    je poursuis mes engagements associatifs et politiques.

    etc…

    Je vis tout cela en pleine conscience et cela fait un bien fou.

    Ceci étant, je n’en oublie pas pour autant la maladie, ainsi que la rapidité avec laquelle on peut replonger en cas de coup dur. je vais donc poursuivre les soins au sein de la clinique ou j’ai fait la cure, qui propose des journées en Hôpital de Jour. je commence dans quelque jours. 1 fois par semaine au départ, puis 1 fois tous les 15 jours etc…

    Voilà, aujourd’hui j’en suis à 2 mois de néphalisme ( je vous laisse le soin de consulter la signification de ce terme) et plus d’1 mois sans médicaments. Je suis fier.

    Je vous prie de m’excuser pour la longueur du post, mais je voulais marquer le coup. Je vous tiendrais au courant de mon évolution car vous toutes et tous faîtes partie intégrante du traitement et des soins. Merci à vous.

    Je vous embrasse toutes et tous,

    Amitiés,

    Jordan André Raymond
    Dernière modification par André Raymond, 05/12/2017, 00h49.
    Arrêt de l'alcool (Néphalisme assumé ) : 25/06/17
    Arrêt des médicaments (Anxyo + AD) : 21/07/17

    #2
    Re : Vivre, Pas Survivre

    Bonjour Jordan,

    Je n'avais pas suivi ton premier fil qui a démarré à un moment où j étais peu disponible et je n'avais pas, ensuite, "raccroché le train". (J'excepte une conversation annexe et désormais fermée. )

    Je découvre donc presque entièrement ton parcours.
    Un seul mot : bravo !!! Tout cela fait tellement plaisir à lire... !
    Juste envie de te souhaiter bonne chance pour la suite qui semble déjà bien s'engager.

    BJ - puisque un à la fois !
    Un truc que j'ai compris : ça. Un autre, plus intéressant :
    "Those who don't believe in magic will never find it." Lewis Carroll

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      #3
      Re : Vivre, Pas Survivre

      Envoyé par Al!ce
      Bonjour Jordan,

      Je n'avais pas suivi ton premier fil qui a démarré à un moment où j étais peu disponible et je n'avais pas, ensuite, "raccroché le train". (J'excepte une conversation annexe et désormais fermée. )

      Je découvre donc presque entièrement ton parcours.
      Un seul mot : bravo !!! Tout cela fait tellement plaisir à lire... !
      Juste envie de te souhaiter bonne chance pour la suite qui semble déjà bien s'engager.

      BJ - puisque un à la fois !
      Bonjour Alice,

      Merci beaucoup pour tes encouragements qui me touchent beaucoup !
      Et oui, la conversation annexe était bien une conversation... annexe !!

      Bonne chance à toi aussi,

      Je t'embrasse,

      Jo
      Arrêt de l'alcool (Néphalisme assumé ) : 25/06/17
      Arrêt des médicaments (Anxyo + AD) : 21/07/17

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        #4
        Re : Vivre, Pas Survivre

        Envoyé par André Raymond
        Bonjour à toutes et tous,

        Chose promise, chose due ! Je crée un nouveau fil pour symboliser une nouvelle étape dans mon parcours. Je n’ai plus “Peur de ne plus respirer” (le nom de mon ancien fil pour ceux qui voudraient connaître les débuts) et je suis pris d’une furieuse envie de (bien) vivre.

        Un petite présentation rapide tout d’abord (pour ceux qui n’auraient pas le courage de lire l’ancien fil ) :

        Je m’appelle Jordan (André et Raymond sont les prénoms de mes grand-pères), j’ai 36 ans, je suis célibataire, sans enfants, je vis à Dunkerque, dont je suis originaire, dans le Nord de la France et actuellement chez ma mère depuis Janvier 2017, suite à une rupture sentimentale. Je suis sans emploi et sans activité depuis maintenant plus de 2 ans, par volonté. De formation ingénieur, j’ai travaillé pendant plus de 12 ans dans la finance d’entreprise, à Paris, à Milan puis à Lille. J’ai tout arrêté en Avril 2015 pour prendre du temps et changer de voie (la reconversion est toujours en cours) car j’avais l’impression de passer à côté de ma vie.
        L’alcool m'accompagne depuis l'âge de 13 ans et cette fameuse première cuite qui fut, pour moi, une révélation: mais quel était donc le secret de cette potion magique qui me permettait d’un coup de m’affirmer, d’oublier mes peurs, de remettre en cause l’autorité? Le début d’une longue histoire avec ses (quelques) moments de joie et ses (nombreux) moments de peur et de tristesse. J'avançais dans la vie avec cette béquille qui n’était jamais bien loin. Elle m’a coûté beaucoup : Socialement d’abord avec l’impossibilité de maintenir une relation amoureuse stable, la perte de beaucoup d’amitiés et des relations difficiles avec mes proches, physiquement avec plusieurs cicatrices dues à des chutes, des bagarres, des accidents, matériellement avec 3 voitures, une dizaine de carte bleue,une dizaine de téléphone, 2 mac book pro… et j’en passe… mais surtout elle m’a coûté psychologiquement avec l'apparition d’angoisse et le maintien d’un flux de pensées négatives.
        Depuis ‘l'âge de 30 ans, j’ai tenté de me soigner (CSAPA, psy, AA, addictos, médecins généraliste etc…). J’ai eu de nombreuses rechutes mais je n’ai jamais abandonné complètement, ce qui a fait qu’au fur et à mesure, je construisais quelque chose. J’ai continué, continué jusqu’à passer les portes d’une clinique pour entamer une cure.

        Cette cure a été réellement bénéfique, elle m’a permis d’ajouter des cordes à mon arc, notamment en termes de gestion des émotions, d’affirmation et de confiance en soi et d’acceptation.

        Je suis malade, je l’accepte. J’accepte de me faire aider, sans me cacher (c’est aussi l’une des raisons pour laquelle je vous donne plus d’information sur moi dans ce post, je ne veux plus me cacher, et d’ailleurs ceux qui veulent échanger sur FB, n’hésitez pas à venir me voir en MP ). j’accepte le traitement. J’accepte mes faiblesses et je reconnais mes forces.

        J’ai du verbaliser de nombreuses choses durant ma cure, en particulier mon objectif principal qui était le suivant : “ Retrouver un fonctionnement naturel du cerveau pour apprendre à gérer mes émotions et vivre sans être biaisé par un produit ? “

        C’est bien mon moteur aujourd’hui. j’ai la chance d’être en vie, d’avoir à ma disposition les machines incroyables que sont mon corps, mon cerveau, mon esprit. J’ai appris qu’ils me veulent du bien. j’ai appris que les émotions primaires (joie, tristesse, colère, surprise, dégoût et peur) assurent notre survie, sont incontrôlables mais sont limitées dans le temps et qu’il faut donc les accueillir avec bienveillance. j’ai appris que par contre, toutes les autres émotions sont contrôlables: je choisis de ressentir de la haine, de la culpabilité, de la honte… J’ai appris que j’étais le seul capitaine à bord et que je pouvais décider du cap tout en intégrant les inexorables obstacles de la vie. j’ai appris à vouloir me connaître, à me faire confiance et à aller vers moi. J’ai appris à m’écouter, à sortir toujours un peu plus du conditionnement environnemental dans lequel nous évoluons (société, famille, proches…).

        Durant la cure, un psychologue disait souvent “ si vous aimez le jardinage, faites du jardinage, sans vous poser trop de questions” .

        Alors j’ai pris mes dispositions.

        j’adore le sport. J’en fais tous les jours. je vais courir dans les bois, sur la plage, je me suis inscrit en salle de sport pour faire des cours collectifs car j’ai compris en cure que j’adorais faire du sport en groupe avec de la musique. Hier j’ai couru pendant plus d’une heure, sur une distance de 10 km. C’était encore insurmontable pour moi il y a quelques semaines à cause des angoisses (peur de ne plus respirer…). Une magnifique victoire. J’aime, je fais

        j’adore le théâtre, alors je me suis réinscrit au conservatoire, démarrage début de septembre. J’ai aussi pour projet de créer une chaîne youtube en parallèle. J’aime, je fais.

        Idem pour la musique (chant et guitare). J'aime, je fais.

        J’explique à mes amis mon parcours et je les vois avec plaisir (je sors ce soir dans le bar où j’avais mes habitudes). J’y vais sans peur et sans appréhension, je ne boirais pas car je veux être avec mes amis, profiter d’eux, profiter de la musique, des filles… j’aime je fais.

        Je me suis rapproché de mes proches à qui j’explique volontiers la maladie.

        Je recherche activement une maison avec jardin (pour mon petit carlin)

        Je me laisses quelques semaines pour trouver un travail en accord avec mes valeurs.

        je poursuis mes engagements associatifs et politiques.

        etc…

        Je vis tout cela en pleine conscience et cela fait un bien fou.

        Ceci étant, je n’en oublie pas pour autant la maladie, ainsi que la rapidité avec laquelle on peut replonger en cas de coup dur. je vais donc poursuivre les soins au sein de la clinique ou j’ai fait la cure, qui propose des journées en Hôpital de Jour. je commence dans quelque jours. 1 fois par semaine au départ, puis 1 fois tous les 15 jours etc…

        Voilà, aujourd’hui j’en suis à 2 mois de néphalisme ( je vous laisse le soin de consulter la signification de ce terme) et plus d’1 mois sans médicaments. Je suis fier.

        Je vous prie de m’excuser pour la longueur du post, mais je voulais marquer le coup. Je vous tiendrais au courant de mon évolution car vous toutes et tous faîtes partie intégrante du traitement et des soins. Merci à vous.

        Je vous embrasse toutes et tous,

        Amitiés,

        Jordan André Raymond
        Beh oui oui ca parait bien engagé tout ça !
        Belles perspectives de réalisation il me semble bien concrètement.
        Tiens tu ne vas jamais sur le JAR, Jourdan André Raymond ?
        L'humour sauve de tout !
        "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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          #5
          Re : Vivre, Pas Survivre

          Envoyé par Ronald
          Beh oui oui ca parait bien engagé tout ça !
          Belles perspectives de réalisation il me semble bien concrètement.
          Tiens tu ne vas jamais sur le JAR, Jourdan André Raymond ?
          L'humour sauve de tout !
          Merci ronald ! Je suis d'accord, l'humour est thérapeutique !!
          Non je ne vais jamais sur le JAR (JORdan André Raymond... ), cela me semble être une montagne vu le nombre de messages. Comment cela fonctionne-t-il?

          Amitiés,

          JAR (donc )
          Arrêt de l'alcool (Néphalisme assumé ) : 25/06/17
          Arrêt des médicaments (Anxyo + AD) : 21/07/17

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            #6
            Re : Vivre, Pas Survivre

            Bonjour Jordan,

            Que de positif dans tout cela ! Malgré les rechutes, vous gardez le cap et, ça, c'est super !

            Je constate une chose, c'est ce fil conducteur qui nous relie tous, nous, les malades alcooliques, c'est que l'on cherche tous la même chose avec ce produit : étouffer, anesthésier nos émotions.

            Nous ne sommes pas des malades de l'alcool, nous sommes des malades des émotions. Elles nous font peur, elles nous font souffrir, bien plus qu'un individu "équilibré" sur le plan émotionnel.

            Nous sommes des déséquilibrés émotionnels (cela n'a rien de péjoratif), et nous nous servons de l'alcool pour tenter de rétablir cet équilibre (du moins, c'est ce que l'on croit). Nous sommes des hyper sensibles, de vraies éponges à émotions et tout cela est bien trop lourd à supporter. Nous ne pouvons pas tout porter sur nos épaules.

            Nous sommes intransigeants avec nous-mêmes, impitoyables, et, cela, est bien trop lourd à supporter.

            Voilà le bilan que je tire de toutes ces histoires, de toutes mes histoires...

            Néanmoins, tous ici, avons un objectif : Vivre ! Vivre nos émotions sans honte, sans culpabilité. Nous aimer, et par conséquent, aimer les autres.

            Le bilan est finalement plus que positif puisque nous avons choisi la vie plutôt que cette petite mort qui est de ne rien ressentir.

            Voilà, je vous souhaite tout le bonheur du monde et de continuer sur la voie que vous avez choisie, c'est la meilleure !
            Arrêt de l'alcool le 20 août 2017
            Arrêt du tabac le 10 janvier 2016

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              #7
              Re : Vivre, Pas Survivre

              Bonsoir Jordan

              Beau témoignage , merci à toi

              C'est un réel plaisir de constater combien tu changes, combien tu deviens TOI tout simplement

              Je t'embrasse

              Bonne soirée avec tes amis

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                #8
                Re : Vivre, Pas Survivre

                Waouh quel changement !!! tu peux le dire, oui tout ça est drôlement bien parti,
                Ceci étant, je n’en oublie pas pour autant la maladie, ainsi que la rapidité avec laquelle on peut replonger en cas de coup dur. je vais donc poursuivre les soins au sein de la clinique ou j’ai fait la cure, qui propose des journées en Hôpital de Jour. je commence dans quelque jours. 1 fois par semaine au départ, puis 1 fois tous les 15 jours etc…
                et alors là tu as milles fois raison , on est quelques uns ici à avoir fait la même chose, franchement je ne regrette pas non plus, ça m'a vachement fait avancer et surtout consolider ma confiance bravo Jordan, tu peux être fière de ton parcours bonne soirée
                arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

                Commentaire


                  #9
                  Re : Vivre, Pas Survivre

                  Envoyé par André Raymond
                  Merci ronald ! Je suis d'accord, l'humour est thérapeutique !!
                  Non je ne vais jamais sur le JAR (JORdan André Raymond... ), cela me semble être une montagne vu le nombre de messages. Comment cela fonctionne-t-il?

                  Amitiés,

                  JAR (donc )


                  par marie éclaire
                  C simple pour le jar tu fais poster nouveau message, tu clic sur ton moteur de recherche en demandant ex: image de coucher de soleil tu fais ensuite copierpuis tu reviens sur le jar et tu fais "coller"
                  bon si il y a un humain a 2 neurones qui peu expliquer mieux que moi, merci...

                  Commentaire


                    #10
                    Re : Vivre, Pas Survivre

                    Bonjour à toutes et à tous,

                    Je viens vous parler ce soir car j'ai besoin de conseil. j'ai été submergé aujourd'hui par le stress et les émotions négatives à cause de plusieurs événements. Je suis investi dans un groupe politique avec lequel j'ai fait campagne pendant les présidentielles et les législatives. J'ai eu quelques difficultés avec un groupe de quelques personnes (surtout une, qu'en appellera Michel, qui a plus ou moins entraîner les autres), je suis rentré dans son jeu et l'alcool aidant j'ai eu quelques paroles ou comportements malheureux.

                    Je me suis excusé pour ces paroles et ces comportements en juin, j'ai essayé de tendre la main 10 fois à Michel qui m'a toujours envoyé des fin de non recevoir et qui a même été violent verbalement avec moi.

                    Je suis parti ensuite en cure, j'ai pris du recul et aujourd'hui, après 2 mois d'absence, je suis revenu dans le groupe politique via Facebook. j'ai fait quelques commentaires et je me suis pris une volée de commentaires extrêmement agressifs, non pas de Michel mais des personnes de son groupe. Je suis affecté et blessé. j'ai pris sur moi pour ne pas répondre publiquement et je suis allé parlé en MP aux personnes, mais rien n'y fait. Elles m'en veulent à mort. J'ai du effectivement mal me comporter mais vraiment pas à ce point là. Je vous l'assure.

                    j'hésite aujourd'hui à quitter ce groupe et à vaguer vers de nouvelles aventures pour m'éloigner des gens toxiques (comme on me l'a conseillé en cure) ou alors rester, m'affirmer et exprimer mon désaccord sur leur comportement (comme on me l'a aussi conseillé en cure). Je ne sais pas trop quoi faire et je me tourne vers vous pour des conseils.

                    Comment gérer vous ceux qui vous en veulent pour votre comportement d'avant et qui persistent, malgré vos explications? vous restez ou vous partez?
                    Arrêt de l'alcool (Néphalisme assumé ) : 25/06/17
                    Arrêt des médicaments (Anxyo + AD) : 21/07/17

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                      #11
                      Re : Vivre, Pas Survivre

                      Envoyé par André Raymond
                      Bonjour à toutes et à tous,

                      Je viens vous parler ce soir car j'ai besoin de conseil. j'ai été submergé aujourd'hui par le stress et les émotions négatives à cause de plusieurs événements. Je suis investi dans un groupe politique avec lequel j'ai fait campagne pendant les présidentielles et les législatives. J'ai eu quelques difficultés avec un groupe de quelques personnes (surtout une, qu'en appellera Michel, qui a plus ou moins entraîner les autres), je suis rentré dans son jeu et l'alcool aidant j'ai eu quelques paroles ou comportements malheureux.

                      Je me suis excusé pour ces paroles et ces comportements en juin, j'ai essayé de tendre la main 10 fois à Michel qui m'a toujours envoyé des fin de non recevoir et qui a même été violent verbalement avec moi.

                      Je suis parti ensuite en cure, j'ai pris du recul et aujourd'hui, après 2 mois d'absence, je suis revenu dans le groupe politique via Facebook. j'ai fait quelques commentaires et je me suis pris une volée de commentaires extrêmement agressifs, non pas de Michel mais des personnes de son groupe. Je suis affecté et blessé. j'ai pris sur moi pour ne pas répondre publiquement et je suis allé parlé en MP aux personnes, mais rien n'y fait. Elles m'en veulent à mort. J'ai du effectivement mal me comporter mais vraiment pas à ce point là. Je vous l'assure.

                      j'hésite aujourd'hui à quitter ce groupe et à vaguer vers de nouvelles aventures pour m'éloigner des gens toxiques (comme on me l'a conseillé en cure) ou alors rester, m'affirmer et exprimer mon désaccord sur leur comportement (comme on me l'a aussi conseillé en cure). Je ne sais pas trop quoi faire et je me tourne vers vous pour des conseils.

                      Comment gérer vous ceux qui vous en veulent pour votre comportement d'avant et qui persistent, malgré vos explications? vous restez ou vous partez?
                      en premier je fais comme toi, je m'excuse, ensuite je laisse l'eau passée sous les ponts

                      je reprends ensuite contact, et si cela deviens un rejet collectif du style, on est tous avec le leader je laisse tomber, car cela signe une immaturité collective, tous derrière le chef!! en ce sens tu n'as rien a faire la bas

                      je t envoyé mp , ta boite mail est pleine, tu ne peux donc le recevoir
                      Dernière modification par pépite*, 03/09/2017, 00h33.

                      Commentaire


                        #12
                        Re : Vivre, Pas Survivre

                        [QUOTE=pépite*

                        je t envoyé mp , ta boite mail est pleine, tu ne peux donc le recevoir[/QUOTE]


                        Je viens de la vider !
                        Tu peux ré-envoyer...
                        Arrêt de l'alcool (Néphalisme assumé ) : 25/06/17
                        Arrêt des médicaments (Anxyo + AD) : 21/07/17

                        Commentaire


                          #13
                          Re : Vivre, Pas Survivre

                          Bonjour André, la 1ere année on est fragile, perso j'ai pris énormément de distance pour ne pas être trop polluée par des émotions négatives, des gens qui m'agressaient, fais comme Pepite te conseille, moi je laisserais tomber, de toute façon j'ai un grand coup de balaie, ça fait du bien vraiment bonne journée
                          arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                            #14
                            Re : Vivre, Pas Survivre

                            Salut Jordan,

                            De mon point de vue, quand une situation de communication est bloquée, je pense que ça ne sert à rien de continuer… tout du moins de rester dans le même registre de communication : y a blocage, et quand c'est allé loin dans le rejet ou l'agressivité, les interlocteurs vont de plus en plus difficilement se laisser convaincre des arguments des autres. Donc l'argumentation ne sert à rien, plus tu argumentes, plus tu alimentes le conflit (y a qu'à regarder certains fils ici, parfois, ). Après faut pas se leurrer, ce n'est plus une question de raisonnement et d'argument mais d'affect. Je sais pas ce que tu leur a fait… mais il peut y avoir du besoin de vengeance dans l'air… le sang appelle le sang… la loi du talion… c'est vieux tout ça…

                            La première question que je me poserai à ta place, c'est, à quel niveau l'investissement dans ce parti politique me tient à cœur. Si tes convictions à ces idées sont très fortes, si tu penses agir utiliment via ces idées et ce parti, ça vaut le coup d'essayer de persévérer et de dépasser les questions de personnes. Enfin j'aurais envie de dire que si les convictions de tes "amis" étaient également très fortes… on saurait également résoudre les problèmes de personnes et d'ego… (enfin, dans les mouvements politiques, c'est pas gagné, hein … j'ai quand même souvent l'impression que le "projet de société" vendu par les uns et les autres, n'est souvent qu'un paravent pour que des hommes prennent le pouvoir sur d'autres… c'est pas le sujet… mais un peu quand même aussi).

                            Si clairement, tu as d'autres chats à fouetter et vu que tu as quand même fait déjà beaucoup pour remettre les choses à plat… ton énergie serait peut être mieux employée ailleurs. Je pense que l'arrêt de l'alcool nous amène quand même à reconsidérer nos priorités, nos choix de vie, nos fréquentations… donc, tu peux avoir aussi besoin de temps pour tout ça… effectivement, peut être pas utile de te charger la barque avec d'autres choses. L'idée c'est pas de se replier sur son nombril ou de ne plus penser qu'à sa gueule… mais vraiment considérer qu'on est convalescent, qu'il y a risque de rechute… donc, moi, je m'économise quand même, je ne vais pas aller au-delà de mes forces. Tu peux toujours mettre fin proprement à cet engagement en expliquant une dernière fois aux personnes qui comptent pour toi… et aller vers d'autres horizons… J'ai l'impression aussi que "tourner des pages", ça aide à prendre conscience que l'on avance. Peut être que cet engagement était trop lié à ta vie "d'avant", surtout vu ce que tu décris du conflit en question et que c'est pas plus mal que tu prennes de la distance. À titre de comparaison qui n'est pas vraiment comparable , je n'ai jamais eu en tête de "reconquérir" mon ex pour reconstruire la relation de couple qui a été détruite par l'alcool (oui…hein, c'est pas moi, c'est lui, M'sieur !)

                            Si c'est important pour toi de poursuivre et de continuer à travailler avec ces personnes, ben… alors, il me semble que le principal point qui pose soucis et qui fait que la communication ne passe pas, c'est l'appréciation de ce qui s'est passé et, peut-être des conséquences que cela pu avoir (on t'a peut être pas tout dit).
                            Plus simplement, si quelqu'un n'est pas capable de te pardonner, alors que tu le lui demande, c'est que :
                            - soit, c'est un délinquant relationnel : fuit ! (ou alors l'autre estime que c'est toi !). Enfin, je n'écarterais pas non plus l'immaturité de tes interlocuteurs comme le dit pépite*.
                            - soit, tu ne demandes pas pardon par rapport à la bonne chose (me demande pas laquelle, je sais pas ce qui s'est passé, moi !), tu ne t'excuses pas de ce qui a blessé rééllement les personnes, parce que tu n'es pas conscient de la nature de la violence qu'ils ont subi. C'est une hypothèse que je n'excluerai peut être pas trop vite… vu que ton comportement à eu lieu sous l'empire de l'alcool et que la lecture que tu en fais à postériori ne correspond peut être pas. (ah… oui… tu as déposé des têtes de moutons ensanglantés sur leur paillasson, ah… quand même )


                            Bon, j'ai essayé de mettre à plat ce que je comprends de la situation… pour la conclusion… Tu as l'air de quelqu'un qui ne lâche pas facilement prise… quand tu as un truc dans la tête (), j'ai l'impression que tu as toujours envie d'aller jusqu'au bout, du bout. C'est pas un défaut, hein… mais des fois, le lâcher prise, ça fait quand même du bien aussi !
                            Tout ce laïus dominical, alors que je m'étais promis de ne pas faire de message de plus de 2 lignes aujourd'hui, pour arriver à la même conclusion que Louvaji qui est la sagesse incarnée ().

                            Envoyé par Louvaji
                            Bonjour André, la 1ere année on est fragile, perso j'ai pris énormément de distance pour ne pas être trop polluée par des émotions négatives, des gens qui m'agressaient, fais comme Pepite te conseille, moi je laisserais tomber, de toute façon j'ai un grand coup de balaie, ça fait du bien vraiment bonne journée
                            +1 Tout plein d'accord avec Louv' !
                            Bon dimanche !
                            Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi, ni à personne, voilà je crois, toute la morale.Chamfort

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                              #15
                              Re : Vivre, Pas Survivre

                              Il doit y avoir d'autres moyens de s'investir dans la vie de la cité...
                              Si j'étais toi je les enverrais balader et je chercherais un autre engagement, autrement, si c'est important pour toi.
                              Et pour te marrer un peu, dis toi que dans le groupe en question, il doit bien en rester deux ou trois qui discrètement, pompent plus que de raison, ce que toi tu as choisi de ne plus faire.

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