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Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

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    Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

    Bonjour

    Discussion ouverte pour débattre du problème de la corruption légale du corps médical à propos de l'article L4113-6 du Code de la Santé Publique
    Dernière modification par d_dupagne, 13/10/2007, 00h23.

    #2
    Re : Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

    Envoyé par d_dupagne
    Bonjour

    Discussion ouverte pour débattre du problème de la corruption légale du corps médical à propos de l'article L4113-6 du Code de la Santé Publique
    Les conflits d'intérêts sont généralement centrés sur l'aspect financier. Cette vision est très réductrice.
    Certes, à son retour d'un sympathique symposium (plutôt à Cannes ou Barcelonne qu'à Dunkerque), le médecin a très souvent un "retour d'affection" inconscient pour les médicaments de son sponsor (voyage, hôtel, restaurant, occasion agréable de voir les confrères). Du banal.

    Mais le pire conflit d'intérêt n'est pas là, et il déborde donc le sujet de ce débat : c'est l'implication intellectuelle ou affective dans un travail scientifique ou un combat. Se renier, jeter ses hypothèses à la poubelle, voir s'écrouler les fondements de sa croisade, décrier un médicament sur lequel on a énormément travaillé comme chercheur-investigateur, voila des conflits bien plus puissants que ceux liés à l'argent.

    Pour la grande majorité d'entre-eux, les médecins, dans leurs rapport avec l'industrie pharmaceutique, ne sont pas des escrocs faisant "chanter" labos et visiteurs médicaux. Ils ont simplement la naïveté désarmante et souvent exprimée la main sur le coeur, de croire que toutes ces prébendes n'influencent pas leurs prescriptions, contre toutes les évidences sociologiques et marketiques. Tout le monde le fait, alors ils le font aussi, comme les élus des années 80 le faisaient avec l'industrie du bâtiment.

    Pour d'autres, plus élevés dans "l'échelle sociale médicale", très médiatisés dans la presse (surtout professionnelle), c'est le reniement de leur combat face aux évidences scientifiques qui est le plus dur.
    Cet aspect a été particulièrement bien étudié dans un rapport de sociologues de la DREES : "Au bénéfice du doute, les notables de la ménopause face au risque du traitement hormonal substitutif" et parfaitement résumé dans la conclusion :

    « Par la suite, les firmes pharmaceutiques font preuve d’un intérêt grandissant pour les gynécologues intéressés par la ménopause, dont le discours rentre en congruence avec des objectifs industriels. Rapidement, ces gynécologues sont associés aux activités des firmes pharmaceutiques de plus en plus nombreuses dans ce secteur. C’est grâce à ces activités et à celles de représentant de sociétés savantes, que des gynécologues deviennent progressivement des « notables de la ménopause ».

    Ces gynécologues acquièrent une position d’influence vis-à-vis de leurs pairs gynécologues et médecins généralistes, des firmes pharmaceutiques, des autorités sanitaires et d’une certaine catégorie de médias… Néanmoins, les convictions transmises par les « notables de la ménopause » en France, bien que fragiles puisque fondées sur des hypothèses, ne sont pas simplement le fruit d’un déni du réel, lié aux intérêts commerciaux des firmes qui les sollicitent. La raison pour laquelle ils s’insurgent et contestent la tendance polémique n’est pas directement et unilatéralement liée à leurs intérêts économiques.

    En fait, ces attaques remettent autant en question leurs objectifs de médicalisation préventive et symptomatique de la ménopause, que la propre situation qu’ils se sont forgés au sein du paysage médical français. Pour expliquer leur opposition systématique aux études mettant en doute les vertus du THS, il faut prendre en compte la complexité des motivations qui poussent les « notables » à défendre le THS. Elle implique autant la croyance et les convictions fortes des médecins investis dans le champ de la ménopause à l’égard des vertus des produits utilisés en France, que leurs échanges avec les firmes pharmaceutiques et leurs intérêts personnels à conserver une position influente et reconnue dans le paysage médical français ».

    Tout est dit. La lecture complète de la conclusion et a fortiori du rapport est très intéressante tant elle montre bien les mécanismes qui conduisent à des conflits d'intérêts majeurs, à partir d'une juste cause initiale (libéralisation de la contraception notamment).
    Dernière modification par d_dupagne, 13/10/2007, 18h32.

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      #3
      Re : Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

      Bonjour,
      pour illustrer la banalité de ces rapports entre soignants et laboratoires, j'ai participé dernièrement à une FMC organisée par un labo. Un spécialiste gastro-entérologue animait la "formation" sur le thème du RGO (reflux gastro-oesophagien).
      Je suis encore novice et c'est peut-être la raison pour laquelle j'ai été choquée. Le nom commercial du médicament figurait seul dans la présentation. Il s'agissait bien entendu d'un IPP et l'on sait qu'il en existe pléthore.
      L'oméprazole, traitement de référence (d'après prescrire*) puisque plus ancien, a été décrié au prétexte qu'il serait davantage pourvoyeur d'effets indésirables. C'est une évidence puisqu'on a davantage de recul en termes de pharmacovigilance.
      Je dois dire que cette démonstration de "copinage" m'a définitivement convaincue de ne pas prescrire la spécialité présentée. Entreprise contre productive donc...
      Je m'interroge par ailleurs sur l'intérêt d'assister à ce type de FMC, sachant que je ne "profite" même pas du repas offert (par choix bien-sûr).
      Ensuite et cela n'a rien à voir, nous avons poursuivi la présentation par le RGO chez le nourrisson. D'après le même spécialiste, il toucherait 1 nourrisson sur 3 (quelle que soit la modalité d'allaitement)!!
      J'en concluerais volontiers qu'il s'agit alors d'une situation physiologique. J'ai peine à croire que la nature soit à ce point malveillante.
      Nous vivons une époque formidable où les bébés qui pleurent se doivent d'être médicalisés, à défaut d'être portés. C'est un autre débat... Encore que... L'observance de ce conseil diminuerait probablement les revenus de nombre de firmes.
      En conclusion, je pense qu'il est effectivement urgent d'abroger ce type d'article mais je doute que les orientations politiques actuelles nous y conduisent...
      Popette

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        #4
        Re : Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

        Dans l'article, je précise que ce texte est une tartufferie : il énonce un principe, puis en limite la portée, avant de l'annuler littéralement. Un preuve en est le cinquième message de ce forum qui montre comment on peut abuser le public avec ce type de texte.

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          #5
          Re : Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

          Cinq ans après cet article, et notamment après le Mediator et juste après l'affaire des pilules de 3eme génération, voici ce que reçoivent les gynécologues français



          Rien ne change, comme d'habitude.

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            #6
            Re : Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

            Envoyé par d_dupagne
            Rien ne change, comme d'habitude.
            Mais vous proposez quoi comme solution !
            Parce que ne parler qu'en terme de problème, c'est contre-productif.
            Dernière modification par pileoui, 16/03/2013, 02h47.

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              #7
              Re : Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

              Envoyé par pileoui
              Mais vous proposez quoi comme solution !
              Parce que ne parler qu'en terme de problème, c'est contre-productif.
              Et si vous lisiez l'article indiqué dans le premier message ?

              Commentaire


                #8
                Re : Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

                Envoyé par d_dupagne
                Et si vous lisiez l'article indiqué dans le premier message ?
                Je l'avais lu et vous demandez justement de réagir chose que je fais.
                Je vous sollicite pour en parler en terme de solution.
                Parce que le problème merci mais on le connait, que la loi soit de leur côté officiellement et non plus officieusement, oui et alors ?
                Vous proposez quoi comme solution ?

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                  #9
                  Re : Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

                  Envoyé par pileoui
                  Mais vous proposez quoi comme solution !
                  Parce que ne parler qu'en terme de problème, c'est contre-productif.

                  Pourquoi donc ?
                  Ca permet de partager et d'informer.
                  Et c'est déjà pas mal.
                  On aurait le droit de parler d'un probleme que si on a la solution ?
                  Bigre...

                  Commentaire


                    #10
                    Re : Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

                    Envoyé par Rapsody
                    Ca permet de partager et d'informer.
                    Et c'est déjà pas mal.
                    Ce "c'est déjà pas mal" a pour but d'occulter les solutions ?
                    Si c'est pour parler du problème, en prendre conscience, ok c'est fait à lecture de l'article.
                    Après si c'est pour créer une discutions des lamentations, je n'en vois pas l'utiliter si ce n'est de créer une polémique stérile.
                    Cela pourrait en effet créer de l'audimat si c'est l'unique but de l'initiateur en occurrence Dupagne et ainsi avoir le même but que ces médecins dans l'article : €€€
                    Envoyé par Rapsody
                    On aurait le droit de parler d'un probleme que si on a la solution ?
                    Non, ce qui serait judicieux c'est de chercher une solution et ne pas rester dans une sclérose de lamentation.

                    Commentaire


                      #11
                      Re : Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

                      Envoyé par pileoui
                      Non, ce qui serait judicieux c'est de chercher une solution et ne pas rester dans une sclérose de lamentation.
                      Vous faites là une belle projection, car vos posts depuis plusieurs mois que je vous connais ne sont que lamentations si ce n'est pas envers l'un, c'est envers l'autre

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                        #12
                        Re : Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

                        Envoyé par Rapsody
                        Vous faites là une belle projection, car vos posts depuis plusieurs mois que je vous connais ne sont que lamentations si ce n'est pas envers l'un, c'est envers l'autre
                        Possible si tu as une lecture sélective, mais et ?
                        Cela n’empêche pas pour ce sujet de réfléchir sur une/des solutions !

                        Cela parait même étrange que tu fasses un discours pour ne pas aller dans ce sens, c'est louche quand même

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                          #13
                          Re : Article L4113-6 du Code de la Santé Publique

                          Bah dans ma vie professionnelle , je gère du matin au soir des problèmes, on ne trouve pas toujours des solutions à tout.
                          Et c'est en ouvrant une discussion sur un problème, et en échangeant, qu'on peut arriver à une solution.
                          Laisse les choses vivre...ou propose toi meme des pistes de solution.
                          personnellement je ne connais pas le sujet, donc je n'ai pas d'éléments à apporter.

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