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Rapport secret de l'IGAS sur l'accompagnement des patients

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    Rapport secret de l'IGAS sur l'accompagnement des patients

    Le rapport est sur Atoute :
    http://www.atoute.org/n/breve20.html

    #2
    Re : Rapport secret de l'IGAS sur l'accompagnement des patients

    Envoyé par d_dupagne
    Le rapport est sur Atoute :
    http://www.atoute.org/n/breve20.html
    Page 77 :
    "Les entreprises pharmaceutiques estiment, quant à elles, leurs pertes financières, leurs manques à gagner liés aux mésusages (arrêt prématuré, mauvaise dose...) à quelques 30 milliards de dollars par an"



    Page 81 :

    "Les causes de non-observance, les difficultés de l'observance ou les raisons de s'y soumettre sont complexes. Elles sont d'abord personnelles,
    Trois notions sont souvent mises en avant à propos de l'inobservance des patients : leur méconnaissance, leur désobéissance et l'incohérence de leur comportement. Elles reposent largement sur des présupposés.
    Leur méconnaissance suggère que les patients ne sont détenteurs d'aucun savoir scientifiquement valable et qu'ils doivent être ponctuellement informés sur les caractéristiques et les effets des médicaments qui leur sont prescrits. Leur comportement irrationnel, ou jugé comme tel lorsqu'ils dérogent aux directives médicales, suggère une absence de gestion, de planification et de cohérence dans leur comportement, notamment face au médicament. Enfin, la notion de désobéissance sous-tend que la relation thérapeutique est forcément une relation d'autorité où le patient doit se plier aux directives du praticien
    .
    En fait, les causes personnelles de non-observance, les difficultés de l'observance ou les raisons de s'y soumettre sont complexes. en rapport avec la relation de l'individu à soi-même, avec ses croyances, ses idées reçues, ses désirs, ses préférences, ses représentations de sa maladie et ses relations avec elle, les rapports de l'esprit et du corps, mais aussi ses relations avec son environnement, avec son médecin, ses rapports au système de santé, et à la société.
    L'absence de symptômes est un facteur explicatif : la nécessité du soin n'est plus une demande du patient, mais plus une contrainte de la médecine. En ce sens, la non-observance pourrait être la rançon du progrès médical et de la médecine préventive qui, pour intervenir se fonde plus sur des résultats techniques, des bilans, des statistiques que sur l'expression du corps malade.
    Les causes de non-observance font également intervenir des facteurs exogènes.
    Celles-ci peuvent être liés au traitement et tenir par exemple à des difficultés liées à la prise (fréquence des prises, nombre ou taille des comprimés ou des gélules), à des modalités d'administration particulières (exemple de certaines hormonothérapies substitutives de la ménopause), aux gestes associés au traitement (mesure de la glycémie conditionnant l'adaptation de la dose d'insuline dans le traitement du diabète), aux modifications du style de vie qu'il implique, au caractère agressif du traitement, aux inconvénients qui pèseront sur le malade ou, au contraire, à sa banalité, facteur d'omission.
    Les facteurs exogènes sont également organisationnels et sociaux.
    Des éléments purement organisationnels peuvent avoir une influence sur l'observance : facilité de la prise de rendez-vous, qualité de l'accueil, fréquence des contacts.
    Les facteurs sociaux sont principalement liés au reste à charge, notamment en cas de franchise.
    Des attentes et des perspectives nouvelles se font jour, même si toutes les personnes malades ne sont pas demandeuses.
    Au delà de la « compliance », l'amélioration de l'observance peut être abordée sous l'angle de l'action et non plus du comportement. Il s'agit de rechercher l'adhésion, la participation active du patient à la décision dans le cadre d'un partenariat et d'une décision partagée. L'observance devient « l'acceptation de réaliser de manière répétée un ensemble d'actions recommandées dans un objectif de santé .

    La démarche peut aller plus loin et avoir comme objectif de conférer à la personne malade une capacité à décider par elle-même. Tel est le sens du « patient empowerment » : permettre l'émancipation de l'individu malade, faire émerger chez lui un acteur responsable, capable de ???
    Le facteur temps est également important. Il est parfois à l'origine de conflit personnel, notamment en cas de maladies chroniques asymptomatiques du fait de la difficulté du choix entre deux options qui n'ont pas les mêmes échéances dans le temps : comment accepter des renoncements immédiats pour espérer obtenir des bénéfices à long terme
    La question est plus complexe encore dans la mesure où l'observance d'un même individu change avec le temps et a tendance à se détériorer dans la durée (tout comme la participation des malades et l'impact des programmes d'éducation thérapeutique et d'accompagnement). "


    Dernière modification par Jean-Jacques Fraslin, 15/01/2008, 20h38.

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      #3
      Re : Rapport secret de l'IGAS sur l'accompagnement des patients

      Moi j'aime bien, page 33 et 34

      2.4.3 La place excessive de l’industrie pharmaceutique dans le système de santé

      Ces tentatives réitérées d’accéder directement au public et au patient sont problématiques
      quand on considère l’emprise de l’industrie pharmaceutique sur quasiment l’ensemble des
      secteurs du système de santé. Cette emprise, en France comme dans d’autres pays paraît
      d’autant plus excessive34 qu’elle n’est pas manifeste.
      Les entreprises du médicament contribuent au financement de la recherche, notamment de la
      recherche clinique. Cela est dans leur attribution légitime. Tout comme le sont le
      développement, la production, la vente de nouveaux médicaments et l’information qu’elles
      dispensent auprès des médecins qui les prescrivent ou des pharmaciens qui les distribuent et
      les dispensent.

      Mais leur champ d’intervention est beaucoup plus large. Il n’est pratiquement pas un secteur
      où les entreprises pharmaceutiques ne jouent un rôle significatif, sinon déterminant :
      - l’industrie pharmaceutique intervient également dans le financement d’associations de
      malades, au point , parfois, de les créer de toutes pièces. Certaines associations soutenues
      se voient positionnées comme interlocutrices privilégiées par les institutions
      internationales, notamment par la Commission européenne ;
      - les entreprises ne sont pas absentes de la formation initiale des médecins ;
      - elles contribuent très largement au financement de leur formation continue ;
      - elles s’immiscent dans celui de l’évaluation des pratiques professionnelles ;
      - elles assurent majoritairement le financement de l’AFSSAPS ;
      - elles assurent de façon sinon quasi – monopolistique du moins très excessive
      l’information des professionnels de santé ;
      - elles participent à l’information des patients, en étant parfois à l’origine de campagnes de
      sensibilisation précoces au caractère parfois trompeur ;
      - elles contribuent au financement de campagne d’éducation pour la santé ;
      - elles participent, largement, à la définition de nouveaux périmètres de définition de
      maladies, de critères permettant d’évaluer les thérapeutiques nouvelles ;
      - elles interviennent pour abaisser les seuils de facteurs de risque ;
      - contribuant ainsi, pour certains, à une « médicalisation » excessive de la société35 ;
      - dans certains cas même, elles induisent la création de nouvelles pathologies. Au point que
      ces interventions ont été à l’origine d’une expression nouvelle pour les caractériser aux
      Etats-Unis : le façonnage de nouvelles maladies (disease mongering).



      Que faut-il ajouter ? Peut-être la place importante de l'industrie dans le tourisme du corps médical ?

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        #4
        Re : Rapport secret de l'IGAS sur l'accompagnement des patients

        Envoyé par d_dupagne
        Le rapport est sur Atoute :
        http://www.atoute.org/n/breve20.html
        Il est aussi sur le site de l'IPCEM
        http://www.ipcem.org/BIBL/PDFETP/Pro...40C56BC2ABC2FD

        Commentaire


          #5
          Re : Rapport secret de l'IGAS sur l'accompagnement des patients

          Envoyé par Jean-Jacques Fraslin
          Il est aussi sur le site de l'IPCEM
          http://www.ipcem.org/BIBL/PDFETP/Pro...40C56BC2ABC2FD
          Je ne connaissais pas l'IPCEM. C'est quoi ce truc, c'est financés comment ?

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            #6
            Re : Rapport secret de l'IGAS sur l'accompagnement des patients

            Envoyé par d_dupagne
            Je ne connaissais pas l'IPCEM. C'est quoi ce truc, c'est financés comment ?
            http://www.ipcem.org/PART/


            Comme toutes ces associations pseudo quelque chose le financement est assez classique, collectivités, conseils généraux et aussi ARAIR qui fut au coeur d'un scandale de surfacturation il y a quelque temps me semble-t-il.
            Ca en dit long sur leur indépendance évidemment.

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