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Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

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    Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

    Bonjour à tous,

    Je suis très intéressée de connaître l'avis des forumeux sur ce qui suit:
    En bref : comment peut-on concilier le fait dire que la dépendance à la cigarette est principalement psychologique après quelques jours d'élimination totale de la nicotine, et en même temps se sentir très aidé sur une longue période par un substitut purement chimique toujours à la nicotine. Cela me semble incompatible.

    Je cite ici une intervention de Yadja, sur le post de LMPO, pour illustrer ce que je voudrais expliquer (c'est moi qui ai souligné ou mis en gras):

    Envoyé par Yadja
    J'utilise, en plus d'un patch 7mg, des microtabs 2mg (à faire fondre sous la langue), parce que comme toi le machouillage lent des chewings gums m'énerve plus qu'autre chose.
    Envoyé par Yadja

    Je pense que je ne suis pas prete d'arreter ces microtabs qui m'aident énormément à ne plus fumer. Sans ça, je ne suis pas du tout certaine que j'aurai réussi à tenir 4 mois. Je n'en prend pas énormément, maxi 4 par jour.

    D'ici un mois j'arreterai les patchs, mais continuerai les microtabs. Puis, un mois plus tard, je tenterai d'abaisser ma consommation de microtabs.

    Je préfère passer par ce chemin là, plutot qu'arreter trop vite les substituts, car à chaque fois j'ai replongé à trois mois de défume. La dépendance psychologique est corriace, il faut faire et refaire plein de fois les choses sans fumer (voir des amis fumeurs, boire du café, la fin des repas etc), et je préfère etre bien habituée à faire tout ça sans clope avant d'arreter les microtabs.

    Je précise que tout ceci a été mis en place sur les conseils d'une tabacologue.



    Tout d'abord félicitations pour ton sevrage Yadja, ainsi qu'à LMPO qui a ouvert la discussion sur les gommes nicotiniques

    Je me suis permise de reprendre ton texte, Yadja, car il illustre très bien mon questionnement (et que des réflexions comme la tienne reviennent très souvent sur ce forum). Je n'ai évidemment aucune critique à faire sur ton texte intéressant, ce n'est pas du tout mon but, c'était juste un excellent exemple concret de ce qui me pose question depuis longtemps déjà.

    Voilà, je répète que je ne comprends pas très bien comment on peut parler des dépendances "Psychologiques" d'un côté, et d'un autre côté, être conscient du fait que pendant une assez longue période, les substituts "Nicotiniques" sont d'une aide considérable.

    J'ai déjà soulevé dans des posts précédemment ce qui me semble être une contradiction :
    Ou bien la dépendance a une forte composante physiologique, donc le corps (cerveau principalement) manque de nicotine bien plus longtemps (extrêmement plus longtempsà mes yeux ) que les fatidiques "48h ou 72h" que l'on donne comme moyenne pour l'élimination de la dite nicotine, et alors les substituts (qui ne sont QUE de la nicotine ou bien on nous cache qq ch!!) font un super job.

    Ou bien l'assuétude est principalement psychologique, gestuelle, comportementale (ce qui est dit et redit dans tous les ouvrages, et ici sur ce forum) et alors, un brave chwing-gum avec les petites saletés chimiques ordinaires qui s'y trouvent fera un aussi bon job que les comprimés Nicotabs (que j'ai pris),les gommes (que j'ai prises) les patches (que je me suis aussi collée en les divisant à la fin), les inhalateurs (que je n'ai pas essayés)...
    Et dans ce cas, si pas de dépendance à la nicotine passés les premiers jours, pourquoi diable prendre des substituts nicotiniques???

    QUID?

    Je suis super impatiente d'avoir vos avis sur cette question...



    Marcia

    #2
    Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

    Oui, j'ai oublié d'ajouter que ma question n'est nullement : est ce que les substituts nicotiniques sont utiles, ou bien efficaces, ni sont-ils des placebos etc...

    Ma question n'est pas non plus : faut-il remettre en question le dogme de la dépendance principalement psychologique à la cigarette.

    Non, ma question est "que faire de ce qui semble être une contradiction, sur le plan logique, telle que je l'explique dans mon post précédent"...

    Voilà

    Marcia

    Perso, je pense que les fameux substituts sont quasiment indipensables pour certains, mais... mais... leurs effets à long terme, bref on ne sait pas. J'ai vu passer sur ce forum des témoignages de gens accros après deux ans (aux gommes principalement)...

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      #3
      Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

      heu parce que ça défonce!!!! et que c'est bon!


      Sérieusement, j'en ai parlé dans un autre post, entre les patches et les pastilles ma dose quotidienne de nicotine durant mon sevrage était plus importante que pendant ma consommation.

      Et c'est parce qu'elle était très importante, que j'étais à la limite de l'overdose, que je m'en suis quasi rendue malade, que je n'ai pas fumé pendant les premières semaines, semaines qui m'ont servi à désaprendre (un peu) les gestes des fumeuses. (j'ai 30 ans de tabagisgme derrière moi).

      les substituts m'on servi physiquement et psycologiquement. perso, ces grosses doses de nicotine me donnaient un soulagement et un bien être indispensable lorsque j'étais limite du pétage de plombs.

      Je ne prends plus rien depuis deux jours mais je sais que je vais garder paendant longtemps des pastilles dans mon sac. Non pas pour soulager un manque physique que je n'ai plus, mais pour soulager, au cas où, un manque psy ou me procurer une détente psy en suçant de la nicotine.
      peut être que je neles prendrais jamais, mais ça me rassure d'en avoir dans mon sac, dans mes tiroirs, chez moi, au boulot, de même qu'avant j'avais des paquets de clopes partout.

      je dirais que le substitut est l'Objet de Transition. ET, pour moi, il a été, il est indispensable.

      je suis comme toi curieuse de lire ce que les autres afficionados des substituts vont écrire...

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        #4
        Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

        Hello Marcia

        Ben didonc c'est big brother par ici Non je déconne, je sens que le sujet que tu viens d'ouvrir va etre très intéressant à discuter.

        je te donne mon point de vue, personnel, et qui n'engage que moi et ma vision de la défume.

        Voilà comment je vois les choses.

        Ma tabacologue, ainsi que nombreux spécialistes sur la question, explique que pour se défaire de la dépendance psychologique au tabac, il faut faire et refaire 10 fois, 100 fois, 1000 fois ce qu'on faisait avant avec une clope au bec, mais cette fois sans fumer. Une rééducation du cerveau en somme.

        Un exemple concret : je pouvais passer des nuits entières à jouer au jeu vidéo en fumant clope sur clope et joint sur joint. Quand j'ai commencé ma défume, dès que j'ouvrais la console de jeu, j'étais prise de violentes envie de fumer. Normal, mon cerveau associait jouer et fumer. Alors, forte de mon information "faire et refaire 100 fois, 1000 fois", j'ai continué à jouer, sans fumer. Malgré les substituts (qui agissait donc sur ma dépendance physique) mes envies de fumer était ENORMES. Et puis, à force de passer des heures à jouer, mais sans fumer, mon cerveau a fini par ne plus associer les deux.

        Il n'en reste pas moins que ce travail de rééducation psychologique est long, et parfois douloureux. Associé au manque physique, qui est reel, c'est - toujours de mon point de vue perso - complètement intenable.

        je pense qu'en utilisant des substituts, je prolonge ma dépendance physique. Cependant, depuis les 4 mois où je les utilise, je travaille à ma dépendance psychologique. Je n'associe plus le café à la cigarette, la fin de repas à la cigarette, la sortie du cinoche à la cigarette etc etc. Parce que j'ai fait et refait tout ceci, sans fumer.

        Quand je dis que je prolonge ma dépendance physique, il ne faut cependant pas oublier que chaque mois je diminue ma dose de nicotine. Je suis parti de patchs 28mg + plusieurs microtabs. Je suis aujourd'hui à 7mg + 3 ou 4 microtabs. Dans un mois j'arrete les patchs. Dans deux mois, si tout va bien, je n'utiliserai plus que deux ou trois microtabs. Dans trois mois, si tout va bien bis, je n'utiliserai plus aucun substitut.

        je ressentirai peut etre un certain manque, moins violent qu'en début de défume ça c'est certain ! Mais comme j'aurai appris à ne plus associer certains faits de ma vie à la cigarette, il sera simple pour moi de les arreter.

        S'en suivra je crois plusieurs mois - voir toute une vie ? - où je devrais rester vigilente, lors de fete, de coups durs type décès, etc, ou ma dépendance psychologique m'amènera peut etre à croire qu'une cigarette m'aiderait.

        J'espère ne pas avoir été trop confuse. J'ai répondu du mieux que je pouvais...
        "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


        *** Défume le 19/12/05 ***



        Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

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          #5
          Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

          Envoyé par marcia
          Oui, j'ai oublié d'ajouter que ma question n'est nullement : est ce que les substituts nicotiniques sont utiles, ou bien efficaces, ni sont-ils des placebos etc...

          Ma question n'est pas non plus : faut-il remettre en question le dogme de la dépendance principalement psychologique à la cigarette.

          Non, ma question est "que faire de ce qui semble être une contradiction, sur le plan logique, telle que je l'explique dans mon post précédent"...

          Voilà

          Marcia

          Perso, je pense que les fameux substituts sont quasiment indipensables pour certains, mais... mais... leurs effets à long terme, bref on ne sait pas. J'ai vu passer sur ce forum des témoignages de gens accros après deux ans (aux gommes principalement)...
          du coup je ne sais plus si j'ai répondu à côté dans mon post précédent....

          trop tard...

          jbosse pas là jbssse pas pffffffft!

          je reviendrais voir plus tard et dès que j'ai le temps moi j'ouvre un post sur la dépendance au forum (peut être du même ordre que celle au substituts) mais plus grosse...
          je peux bosser en suçant des pastilles...
          par contre quand je lis ou quand j'écris sur le forum ....
          RIEN NE VA PLUS!!!!!


          waouuuuuuu bon je me remets au boutot, du moins j'essaie
          à plus tard
          Dernière modification par léda, 19/04/2006, 12h03.

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            #6
            Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

            Et dans ce cas, si pas de dépendance à la nicotine passés les premiers jours, pourquoi diable prendre des substituts nicotiniques???


            Et j'ajoute Marcia que pour ma part je n'ai jamais exprimé ça. Le coté "la nicotine part du corps en 3 jours par conséquent on n'est plus dépendant" m'est toujours passé au dessus du ciboulot, car je me considère très très dépendante, physique, psychologique, tout ce qu'on voudra, et que de savoir que je n'ai plus de nicotine dans le sang n'a rien à voir avec le fait que je n'en suis pas dépendante.
            "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


            *** Défume le 19/12/05 ***



            Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

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              #7
              Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

              D'après ce que j'ai lu, la nicotine délivrée par voie orale ou transdermique, passerais par le foie, et ainsi transformée en nicitine, substance ayant le même effet que la nicotine mais moins addictive que la nicotine pur transmis directement dans le sang puis au cerveau, sous l'effet de "shot" de la cigarette.

              Je ne suis pas sur à 100%, il faudrait que le Pr. Mollimard confirme, car je croit que j'ai lu cela dans le livre "La Fume".

              Commentaire


                #8
                Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                Vous amenez toutes les deux, Yadja et Leda, quelque chose de tout à fait intéressant et neuf pour moi à certains égards, sur la question!

                Great!

                Je dois filer, là, et suis donc privée du plaisir de commenter maintenant vos interventions, mais ce n'est que reporté!

                Merci! A plus plus,

                Marcia

                Commentaire


                  #9
                  Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                  Envoyé par Yadja
                  Et dans ce cas, si pas de dépendance à la nicotine passés les premiers jours, pourquoi diable prendre des substituts nicotiniques???


                  Et j'ajoute Marcia que pour ma part je n'ai jamais exprimé ça. Le coté "la nicotine part du corps en 3 jours par conséquent on n'est plus dépendant" m'est toujours passé au dessus du ciboulot, car je me considère très très dépendante, physique, psychologique, tout ce qu'on voudra, et que de savoir que je n'ai plus de nicotine dans le sang n'a rien à voir avec le fait que je n'en suis pas dépendante.
                  De plus mieux vaut être dépendant des substituts, que de la clope, car la clope tue, pas les substituts, non ? perso je préffèrre être dépandant à vie des substituts, que de reprendre...mais je pense pas...car ce qui rend vraiment addictif la clope, c'est le "shot"...

                  Allez hop je remets cette image qui parle d'elle même...

                  Commentaire


                    #10
                    Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                    Coucou aussi à Heu... le Mheu (Lucy in the Sky with Diamonds, le Mheu, c'est ça, ta seringue... oh!), à bientôt aussi,
                    Marcia

                    Commentaire


                      #11
                      Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                      Je pense comme toi le meuh, le fameux "shout" nicotine a une grande importance.

                      La nicotine délivrée en 7 secondes la rend d'autant plus addictive... Moindre risque avec les substituts, qui mettent plusieurs minutes (voir pas de risques du tout avec les patchs qui la délivre en continue, donc pas de shout du tout)
                      "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


                      *** Défume le 19/12/05 ***



                      Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

                      Commentaire


                        #12
                        Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                        d'accord avec vous yadja et le meuh...le shoot!

                        So, c'est sans doute pour retrouver ça et m'en déshabituer petit à petit que j'ai été jusquà sucer plusieurs pastilles (effet +++rapide) à la fois avec patch jusqu'aux suées, jusqu'à la tachycardie,jusqu'aux nausées...Vol plané à la limite de l'évanouissement!

                        yes ,c'est violent....comme un shoot.... et c'est tout à fait ce qu'il me fallait!
                        là maintenant j'ai plus trop envie.....

                        Commentaire


                          #13
                          Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                          Bonjour Marcia

                          Je vais tenter de répondre aussi clairement que possible :

                          Tout dépend de l'utilisation que tu fais de la clope lorsque tu fumes : perso j'ai toujours utilisé la clope pour gérer mon anxiété, mon stress, en me shootant à la nicotine dès que j'en avais besoin.

                          Arrêter brutalement cet apport de nicotine provoque chez moi des énormes crises d'angoisses incontrolables.

                          Donc l'usage des substituts 1/ empêche d'une part les crises d'angoisse 2/ me tranquilise au niveau psy puisque je sais que j'ai une solution sous la main

                          J'ai bien aimé aussi le post du doc sur la nicotine (je sais plus le titre qui expliquait assez bien le pourquoi du comment)

                          Face à la roche, le ruisseau l'emporte toujours, non pas par la force mais par la persévérance. Jackson
                          http://lajemy.over-blog.com

                          C'était quand ? 17/10/2006

                          Commentaire


                            #14
                            Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                            Bonjour les jeunes, ......Toi aussi Marcia....

                            Non ce n'est pas un come-back, c'est juste pour vous dire, te dire Marcia (après mes peines il fallait bien que je réponde aux tiennes :

                            « Antitabac : ne devenez pas accros aux substituts ! »

                            Bien que « tout vaut mieux que la cigarette même si le risque est parfois d'acquérir une dépendance aux substituts de nicotine ». Selon une étude menée par je ne sais plus qui c'est le cas de « 5% des consommateurs de gommes ».

                            Citant le Dr Henri- Jean Aubin, coauteur de « Comment arrêter de fumer »(éditions Odile Jacob) . Il indique qu'avec la gomme « la nicotine est libérée et absorbée très vite par les petits vaisseaux de la bouche » (15-20 minutes) alors que «le timbre patch diffuse en continu ». Selon lui « les substituts s'utilisent pendant trois mois mais on peut prolonger au delà en cas de troubles anxieux dus au sevrage ». Toutefois précise t-il « si la nicotine ne semble pas toxique aux doses utilisées (…) elle est responsable de la dépendance » et « en cas de surdosage on peut (…) avoir des malaises, transpirer anormalement ou voir son rythme cardiaque s'accélérer ». Par ailleurs ajoute t-il « on ne sait pas non plus ce que les études en cours donneront. Il y a soixante dix ans on ignorait les dangers du tabac ». Son conseil « si au delà de six mois vous ne pouvez toujours pas vous passer des gommes essayez les patchs ou le Zyban ». Il dit également que les tablettes sublinguales, placées sous la langue au lieu d'être mâchées, « ont le même effet que les gommes ».

                            Passant en revue les autres substituts nicotiniques, comme l'inhalateur qui « permet de tapisser la muqueuse buccale » et a un « effet rapide » ainsi que le spray nasal » qui « induit le plus grand risque de dépendance » car « la diffusion de la nicotine est rapide et se rapproche de celle de la cigarette »

                            Et aussi des témoignages. Celui de Pierre, 55 ans, qui consomme dix gommes par jour depuis deux ans au lieu de deux paquets de cigarettes par jour. Il dit « Je n'arrêterai certainement pas tant que je travaillerai. Les gommes m'empêchent de stresser et me dopent en même temps » et celui d'Emmanuelle, 35 ans, vingt gommes par jour depuis quatre ans, qui consommait « parfois plus de deux paquets de cigarettes par jour ». Elle affirme « ma peau est bien mieux, je monte mes cinq étages sans m'essouffler et mon entourage est habitué à me voir mâchouiller toute la journée pour ajouter « le seul problème en avoir toujours avec moi (…) je ne sais vraiment pas si j'arrêterai un jour ».


                            Un encart aussi sur « les riches heures du sevrage »
                            L'augmentation du prix du tabac a conduit à un recours accru aux substituts nicotiniques dont les ventes auraient augmenté de 12% en volume et de 10,1% en valeur entre juillet 2002 et juin 2003. Indiquant que trois laboratoires se partagent ce marché (Pharmacia Pfizer (Nicorette) 21,8% de part de marché- Pierre Fabre (Nicopatch) 30,5% et GlaxoSmithkline (Niquitin) 37, 1%), alors que le taux d'échec des produits de sevrage « reste encore élevé »
                            Le CA consolidé de ces industries et pour ce seul secteur represente plusieurs centaines de milliards d'euro par année.

                            Ceci pourrait-il expliquer cela ?

                            Commentaire


                              #15
                              Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                              Merci Fabian pour cet article.

                              ça me fait réagir sur deux choses :

                              - le surdosage : je pense que le consommateur de substituts lit la notice avant "consommation" des produits, et qu'il est donc correctement informé des symptomes de surdosage. J'ose espérer qu'il n'est pas neuneu au point de continuer à se surdoser en cas de malaise !

                              - la dépendance : et là malheureusement, pour mon cas perso, seul le temps le dira. Mais la consommation au dela d'un an reste tout de meme marginal. Alors ça arrive oui. Mais pas à chaque fois.

                              Je me dis que si je suis capable d'arreter de fumer un paquet de clopes par jour + entre 5 et 10 splifs quotidien, je dois tout de meme etre capable de passer de 4 x 2mg de comprimés nicotiniques par jour à rien du tout.

                              Enfin bon. La prudence et la modération sont de mise, comme pour tout. Cependant, la diabolisation ne sert à rien.

                              Admettons. La nicotine est mauvaise, on le sait. J'absorbe ce mauvais produit. Mais je n'absorbe plus les quelques 3.999 autres substances plus ragoutantes les unes que les autres.

                              Extrapolons : les pastilles seraient mauvaises pour les muqueuses. Ptete meme qu'elles donneraient le cancer de la bouche didonc (ce n'est pas du tout ce que je crois...) ! Ben ouais, comme la clope. Et j'ai envie de me dire que six mois de plus ou du moins, sur un tabagisme qui a duré 20 ans...

                              J'ai vu les ravages du tabagisme. Etre malade, pendant 4 ans, etre mutilé dans sa chair, tout ça pour finir par mourir, c'est une réalité qui devient malheureusement un peu trop courante.

                              Alors sincèrement, cette diabolisation des substituts me pèse un peu.
                              "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


                              *** Défume le 19/12/05 ***



                              Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

                              Commentaire

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