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parents toxiques: est-ce que partir suffit?

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    parents toxiques: est-ce que partir suffit?

    J’écris… besoin de lâcher ce qui s’accumule de vider le cœur et la tête.

    Tout le monde connaît le proverbe populaire : « Quand les parents boivent les enfants trinquent » des parents alcooliques sont des parents déficients : incapables de subvenir normalement aux besoins émotionnels, affectifs et psychologiques de leurs enfants. On peut aussi appeler cela des parents toxiques. Les conséquences sur le développement de l’enfant peuvent être graves : dépression, états suicidaires, anxiété, troubles du comportements, phobies sociales, et bien sur alcoolisme… beaucoup d’enfants de parents alcooliques ont été contraint de couper les ponts avec leur parents, fuir loin pour survivre, essayer de vivre autrement, pour arrêter de trinquer surtout quand les parents inconscients nient la réalité et continuent à s’alcooliser… certains arrivent à vivre tout à fait autrement, d’autre moins bien ou se font rattraper par l’atavisme familial et d’autres enfin vont reproduire le même schéma !
    Couper le lien est très dur , même s’ils nous ont fait vivre le pire et infligé de graves blessures. Ils demeurent nos parents. On peut se sentir coupable de rompre, coupable de ressentir de la haine alors que l’amour pour les parents est dans l’ordre naturel… Surtout que cette haine est une haine d’enfant et les haines fabriquées pendant l’enfance sont tenaces…
    Dans mon cas, le lien est coupé depuis 24 ans. J’ai vécu sans eux, loin de leur toxicité… je devrais plutôt dire que j’ai essayé de vivre car en fait je me suis rendu compte que l’enfer (émotionnel), le poison était toujours là en moi et m’accompagnait dans toutes les situations de ma vie d’adulte ! J’ai construit ma vie contre le modèle familial, en réaction à lui et finalement en lien avec lui ! Aujourd’hui si je me demande pourquoi je suis devenu alcoolique ? La réponse vient sans peine : j’ai passé 20 ans de ma vie à essayer de ne pas le devenir ! Alors, ça veut dire que le lien n’était pas complètement coupé ? Non ! Pas complètement. Que ce soit de la haine ou de l’amour, peu importe, c’est du domaine de l’affectif. Et dans bien des cas, je crois que cette coupure affective reste à faire pour être vraiment libéré !
    Longtemps la haine que je ressentais pour mes parents m’a servi de combustible pour prendre ma revanche sur la vie, une certaine forme de résilience ( me méfie de cette belle théorie…) . Ca m’a tenu loin des ornières familiales mais ça ne m’a pas guérit ni sauvé. L’alcool est un poison toxique, les parents alcooliques sont toxiques… l’alcool , on peut arrêter… vous le dites tous et je suis en route. Des parents toxiques… on s’en éloigne… mais la haine, la haine que ces parents instillent dans le cœur d’un enfant, est un autre poison et terrible parce que c’est quasiment votre sang ! Enfin c’est comme ça que je ressens les choses ! Les plus graves dégâts que peuvent causer des parents alcooliques à leurs enfants sont peut-être là…
    Il n’ya que très peu de temps que j’ai pris conscience de cela pour moi !
    Il a fallut que je devienne moi-même alcoolique pour commencer à entrevoir le gouffre d’amour … A tel point que j’ai envie de dire que toute personne malade de l’alcool est un gouffre d’amour…
    Il a fallu que je sois malade moi-même pour comprendre que mes parents le sont eux aussi ! Et pourtant j’ai continué à m’accrocher à ma haine… je l’avais quand même pas nourrie et entretenue pour rien… j pouvais pas laisser tomber comme çà après 20 ans de bon et loyaux services !
    Et puis… il a fallu il y a un peu plus d’un mois que ma mère finisse par m’appeler pour me dire … je suis gravement malade ! J’ai tant souhaité la mort de mes parents ( ultime et définitive libération…). Je m’attendais à danser… ( oui ce que je dis peut sembler odieux… désolé si je choque !). et bien rien. Pas la moindre émotion. Pfft ….pas de haine , pas d’amour non plus ! Mère biologique, c’est tout !
    Je ne sais pas si la haine s’est vraiment éteinte à ce moment, si ça a commencé avant ! Mais je me dis que si j’arrive à lâcher maintenant le carburant alcool .C’est que peut-être j’ai commencé un peu avant à lâcher le combustible de la haine pour vivre !
    Suis-je entrain de dire que la coupure du lien affectif se produit seulement maintenant à 41 ans, soit 24 ans après la rupture physique ?
    Si ça a été aussi long, c’est à mon avis parce qu’il faut beaucoup de temps pour se débarrasser ( ça nous quitte bien plus qu’on s’en défait soi-même)d’un commandement inscrit en lettres d’or sur le fronton du temple de nos sacro-saintes lois sociales : « Honore ton père et ta mère ». On est biologiquement programmés pour aimer nos parents, quoiqu’ils nous fassent… Mais cet amour biologique est-il le tout de l’amour ? je ne crois pas ! L’amour n’est pas une loi naturelle . c’est un chemin, un travail, un accomplissement, il faut beaucoup de courage et de volonté pour aimer, et donc être en possession de soi, être soi !
    Conclusion : accepter ce qui semble inacceptable au sens commun : OUI ! je peux très bien n’avoir aucune raison d’aimer mes parents et ne pas me plier à l’injonction morale de l’amour filial , sans éprouver de culpabilité…
    Mais combien de deuils faut –il faire pour y arriver : le deuil des parents « efficients » qu’on aurait aimé avoir ! le deuil de l’amour qu’on a pas reçu et j’en passe… c’est dur très dur… le deuil des parents tout court. Le deuil d’un amour fondateur, le deuil de sa propre haine aussi
    Et enfin accepter dans sa vie, son être, ce vide, ce manque cette béance qui rien jamais ne pourra combler ! gouffre d’amour je disais plus haut… il me semble que j’ai aussi construit ma vie par-dessus ce vide là et qu’avec l’alcool, je pourrais longtemps encore essayer de le remplir… ( tonneau des danaïdes).
    Je ne peux pas aimer mes parents. Je ne pourrais jamais… Encore un deuil à faire ! Mais il y a peut-être une porte entre-ouverte vers la compassion et qui sait peut être aussi le pardon. En somme : un peu de paix et de sérénité. Un espoir encore lointain mais pas hors de portée..
    David
    le chagrin n'est pas soluble dans l'alcool

    #2
    Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

    Envoyé par valldavi

    Je ne peux pas aimer mes parents. Je ne pourrais jamais… Encore un deuil à faire ! Mais il y a peut-être une porte entre-ouverte vers la compassion et qui sait peut être aussi le pardon. En somme : un peu de paix et de sérénité. Un espoir encore lointain mais pas hors de portée..
    David

    Bonsoir,
    pas facile de te répondre.
    je ne vais pas m'étendre sur mon enfance, ce serait à qui a le plus souffert, et ce n'est pas ça l'important.
    Je crois que l'important, c'est vivre en regardant devant soi en tirant partie des erreurs du passé. Par contre, pour ce qui a été fait, tu ne peux plus revenir en arrière et changer les choses. Alors, oui, faire le deuil de tes parents. J'ai fait le deuil de mon père depuis pas mal de temps.
    Il faut apprendre à vivre pour soi, et cela va de pair, avec ceux qu'on aime.
    Pour le reste.. J'ai quand même fait pas mal de séances chez le psy pour évacuer tout ça, mais ce n'est pas pour cela que j'ai arrêté de boire. Ca s'est fait des années plus tard.
    J'aime bien regarder devant moi maintenant, je me dis qu'à trop regarder dans le rétro, on finit par se taper le platane. J'ai l'impression que je me répète un peu, mais c'est tellement complexe à expliquer.Désolée,
    bonne soirée

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      #3
      Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

      Envoyé par valldavi
      J’écris… besoin de lâcher ce qui s’accumule de vider le cœur et la tête.

      Tout le monde connaît le proverbe populaire : « Quand les parents boivent les enfants trinquent » des parents alcooliques sont des parents déficients : incapables de subvenir normalement aux besoins émotionnels, affectifs et psychologiques de leurs enfants. On peut aussi appeler cela des parents toxiques. Les conséquences sur le développement de l’enfant peuvent être graves : dépression, états suicidaires, anxiété, troubles du comportements, phobies sociales, et bien sur alcoolisme… beaucoup d’enfants de parents alcooliques ont été contraint de couper les ponts avec leur parents, fuir loin pour survivre, essayer de vivre autrement, pour arrêter de trinquer surtout quand les parents inconscients nient la réalité et continuent à s’alcooliser… certains arrivent à vivre tout à fait autrement, d’autre moins bien ou se font rattraper par l’atavisme familial et d’autres enfin vont reproduire le même schéma !
      Couper le lien est très dur , même s’ils nous ont fait vivre le pire et infligé de graves blessures. Ils demeurent nos parents. On peut se sentir coupable de rompre, coupable de ressentir de la haine alors que l’amour pour les parents est dans l’ordre naturel… Surtout que cette haine est une haine d’enfant et les haines fabriquées pendant l’enfance sont tenaces…
      Dans mon cas, le lien est coupé depuis 24 ans. J’ai vécu sans eux, loin de leur toxicité… je devrais plutôt dire que j’ai essayé de vivre car en fait je me suis rendu compte que l’enfer (émotionnel), le poison était toujours là en moi et m’accompagnait dans toutes les situations de ma vie d’adulte ! J’ai construit ma vie contre le modèle familial, en réaction à lui et finalement en lien avec lui ! Aujourd’hui si je me demande pourquoi je suis devenu alcoolique ? La réponse vient sans peine : j’ai passé 20 ans de ma vie à essayer de ne pas le devenir ! Alors, ça veut dire que le lien n’était pas complètement coupé ? Non ! Pas complètement. Que ce soit de la haine ou de l’amour, peu importe, c’est du domaine de l’affectif. Et dans bien des cas, je crois que cette coupure affective reste à faire pour être vraiment libéré !
      Longtemps la haine que je ressentais pour mes parents m’a servi de combustible pour prendre ma revanche sur la vie, une certaine forme de résilience ( me méfie de cette belle théorie…) . Ca m’a tenu loin des ornières familiales mais ça ne m’a pas guérit ni sauvé. L’alcool est un poison toxique, les parents alcooliques sont toxiques… l’alcool , on peut arrêter… vous le dites tous et je suis en route. Des parents toxiques… on s’en éloigne… mais la haine, la haine que ces parents instillent dans le cœur d’un enfant, est un autre poison et terrible parce que c’est quasiment votre sang ! Enfin c’est comme ça que je ressens les choses ! Les plus graves dégâts que peuvent causer des parents alcooliques à leurs enfants sont peut-être là…
      Il n’ya que très peu de temps que j’ai pris conscience de cela pour moi !
      Il a fallut que je devienne moi-même alcoolique pour commencer à entrevoir le gouffre d’amour … A tel point que j’ai envie de dire que toute personne malade de l’alcool est un gouffre d’amour…
      Il a fallu que je sois malade moi-même pour comprendre que mes parents le sont eux aussi ! Et pourtant j’ai continué à m’accrocher à ma haine… je l’avais quand même pas nourrie et entretenue pour rien… j pouvais pas laisser tomber comme çà après 20 ans de bon et loyaux services !
      Et puis… il a fallu il y a un peu plus d’un mois que ma mère finisse par m’appeler pour me dire … je suis gravement malade ! J’ai tant souhaité la mort de mes parents ( ultime et définitive libération…). Je m’attendais à danser… ( oui ce que je dis peut sembler odieux… désolé si je choque !). et bien rien. Pas la moindre émotion. Pfft ….pas de haine , pas d’amour non plus ! Mère biologique, c’est tout !
      Je ne sais pas si la haine s’est vraiment éteinte à ce moment, si ça a commencé avant ! Mais je me dis que si j’arrive à lâcher maintenant le carburant alcool .C’est que peut-être j’ai commencé un peu avant à lâcher le combustible de la haine pour vivre !
      Suis-je entrain de dire que la coupure du lien affectif se produit seulement maintenant à 41 ans, soit 24 ans après la rupture physique ?
      Si ça a été aussi long, c’est à mon avis parce qu’il faut beaucoup de temps pour se débarrasser ( ça nous quitte bien plus qu’on s’en défait soi-même)d’un commandement inscrit en lettres d’or sur le fronton du temple de nos sacro-saintes lois sociales : « Honore ton père et ta mère ». On est biologiquement programmés pour aimer nos parents, quoiqu’ils nous fassent… Mais cet amour biologique est-il le tout de l’amour ? je ne crois pas ! L’amour n’est pas une loi naturelle . c’est un chemin, un travail, un accomplissement, il faut beaucoup de courage et de volonté pour aimer, et donc être en possession de soi, être soi !
      Conclusion : accepter ce qui semble inacceptable au sens commun : OUI ! je peux très bien n’avoir aucune raison d’aimer mes parents et ne pas me plier à l’injonction morale de l’amour filial , sans éprouver de culpabilité…
      Mais combien de deuils faut –il faire pour y arriver : le deuil des parents « efficients » qu’on aurait aimé avoir ! le deuil de l’amour qu’on a pas reçu et j’en passe… c’est dur très dur… le deuil des parents tout court. Le deuil d’un amour fondateur, le deuil de sa propre haine aussi
      Et enfin accepter dans sa vie, son être, ce vide, ce manque cette béance qui rien jamais ne pourra combler ! gouffre d’amour je disais plus haut… il me semble que j’ai aussi construit ma vie par-dessus ce vide là et qu’avec l’alcool, je pourrais longtemps encore essayer de le remplir… ( tonneau des danaïdes).
      Je ne peux pas aimer mes parents. Je ne pourrais jamais… Encore un deuil à faire ! Mais il y a peut-être une porte entre-ouverte vers la compassion et qui sait peut être aussi le pardon. En somme : un peu de paix et de sérénité. Un espoir encore lointain mais pas hors de portée..
      David
      Bonjour David, je ne quote pas , rien à jeter, tout est important dans ce que tu as dit et tout résonne en moi; Alors je ne commente que par la fin. En attendant mieux. Pardonner...

      Le pardon. Pas hors de portée. Pas facile au premier abord mais ça se travaille de + en + facilement au fil du temps en 'se faisant la main" sur des pardons plus légers. Tu peux t'exercer tout de suite, rien qu'en cherchant dans ta tête, des pardons de gamins haineux à l'école, des pardons à soi-même d'avoir été ce gamin haineux ou dont on a honte aujourd'hui d'avoir été ce qu'il est. Des pardons d'ados, des pardons d'adultes... On en a accumulé, de ces pardons à faire ( je ne parle absolument pas des pardons à recevoir, ne s'attendre à rien, ça fait partie de la guérison, tous ces premiers pas de ta part repoussée, ne pas se laisser envahir par l'amertume dans ces cas- là; ne jamais attendre de retour ni de mercis.)

      Jusqu'à pardonner du fond du coeur à nos morts pour ce qu'ils nous ont fait subir. On peut aussi le faire. Ca délivre. Différencie quand même ce que tu mets dans le même sac, à savoir la paix et la sérénité.....

      Si tu as le temps ce WE, fais une liste comme ça te vient, de toutes ces rancoeurs accumulées qui t'empoisonnent l'âme. Ca aide drôlement à avancer.
      Dernière modification par Dacapo, 13/02/2010, 04h25.

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        #4
        Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

        Bonjour Valldavi,
        bravo pour ce post émouvant, pas grand chose à rajouter et pas de conseil à te donner... je suis comme toi, cette histoire de résilience j'ai du mal à y croire. On peut parfois colmater les brêches, reste à savoir avec quoi...Une seule certitude, pas avec l'alcool: j'ai essayé, ça marche pas.

        Asies
        Caminante no hay camino
        Se hace camino al andar.

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          #5
          Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

          bon-jour et merci de ton témoignage,

          Je ne sais pas ce que tu as pu vivre.
          Ce que je sais juste pour moi, c'est que mes parents ne sont pas nés comme ça.
          Ils ont eu eux même des parents qui eux mm en avaient etc.
          Ceci n'explique évidement pas "tout".
          cependant, pour moi, il m'apporte un éclairage supplémentaire sur leur façon d'être, d'éduquer etc.

          Bien sûr, à charge à chacun de "faire ou de défaire" .
          Mais, si "on" rajoute à cela le contexte de l'Histoire (tu noteras le grand "H"), alors......... parfois....... cela donne de l'eau à mon moulin.
          la vie, les représentations, l'éducation, le "boire" même étaient sans nul doute possible (j'invente évidement rien) différents.
          Personnellement, le long processus pour arrêter de boire m'a permis de "comprendre" et/ou plutôt d'accepter certaines choses. Cela passe parfois par non pas toujours le "pardon" (dans mon cas) mais par de la compréhension intellectuelle.

          Je précise que je parle pour moi, rien que pour moi (et je rajouterais encore plus pr nuancer mes propos : "à mon humble petit avis").

          Je crois qu'aussi je fais une "sorte" de deuil de la relation avec mes parents (même si mon enfance a été sympa (mais peu de souvenirs en fait)). Et parfois : ça peut me rendre un peu triste........

          Les histoires de chacun sont singulières. Et ns sommes toutes et tous différents dans notre rapport aux émotions. Perso : j'ai pas encore terminé sur c'terrain là, je le sens.
          Dans quelques mois (pas opportun maintenant), j'irais fouiner un peu sur le lien parental et ? je pense que ça m'aidera à comprendre pourquoi j'ai parfois un fonctionnement "insolite".
          j'ai pas peur, mais ? je sens que ça peut être bouleversant.
          cela dit, d'une part je me sens stable dans la relation au produit alcool (bon : ça c'est fait ) et ? je sais aussi que parfois, être déstabilisé peut amener à un autre équilibre qui lui, sera peut-être (et c'est là toute la nuance peut-être bis) plus confortable à vivre.

          bien à toi,
          s.
          Annuaire des structures de soins en alcoologie :
          Sevrage physique

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            #6
            Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

            Bonjour
            Céline 39 ans alcoolique abstinente depuis bientot 2 mois 2 enfants que j'eleve seule
            J'interviens dans la discussion car ma maman a ete alcoolique longtemps et nous etions 3 enfants qui ont reagis differement !!!
            Mon Frere en veux toujoiurs a ma mere et est tres irrespectueux avec elle.
            MA SOEUR se mefie toujours et ne lui fait pas totalement confiance .
            Et moi je lui ai tellement pardonnee son alcoolisme que j'ai fait comme elle au meme age!!!
            Comme quoi chacun est different meme dans une meme famille !!!
            AIMER ses parents OUI je les adores ils sont toujours la pour moi et me soutienne meme dans les pires moments...
            Mais contrairement a ce que je pensais c'est ma mere qui m'aide le moins alors que c'est elle qui a le plus d'experience en la matiere et bien NON je dois lui faire un effet miroir!!!
            Voila un petit bout de ma vie pour temoigner que la vie n'est pas un long fleuve tranquille
            Céline alias Fourmie Bleu
            NINI

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              #7
              Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

              Envoyé par valldavi


              J’écris… besoin de lâcher ce qui s’accumule de vider le cœur et la tête.

              ... Mais il y a peut-être une porte entre-ouverte vers la compassion et qui sait peut être aussi le pardon. En somme : un peu de paix et de sérénité. Un espoir encore lointain mais pas hors de portée..
              David
              Bonjour, David

              Pas grand chose à dire.
              Juste : lu... émue... continue.

              Continue à écrire et à vider.
              La compassion, le pardon... Pour les autres. Et pour soi.

              Prends garde à toi
              .
              Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant (Pierre Dac)

              Je me présente brièvement :http://vimeo.com/53476316

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                #8
                Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

                Bonjour e=cm2
                En effet, la réponse à un post aussi long n'est pas facile, beaucoup de thèmes abordés... d'ailleurs il s'agit moins d'y répondre que d'y réagir ou simplement de poursuivre la discussion. Et puis chacun lis à travers le prisme de sa propre histoire. Bien sur tu as raison il faut regarder devant soi pour avoir ou on va... mais je crois qu'il y a des étapes...il me semble que faire une relecture du passé est important. et que dans bien des cas, le passé continue à conditionner notre présent et notre avenir parce qu'on s'est jamais retourné sur lui pour le comprendre et faire le ménage... et jme dis... a jamais regarder dans le retro... on évite pas l'obstacle non plus
                bonne journée à toi

                Envoyé par e=cm2
                je me dis qu'à trop regarder dans le rétro, on finit par se taper le platane
                le chagrin n'est pas soluble dans l'alcool

                Commentaire


                  #9
                  Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

                  Bonjour Céline(alias FB)
                  je ne quote pas non plus. c'est exactement cela. Chaque membre de ta fraterie est un exemple concret de la manière dont peut être vécue la relation à un parent malade de l'alcool. Tu as fait comme elle au même âge me dis-tu? je suppose que tu t'es interrogée la dessus? Et cela doit te sembler normal qu'en fait même si vous avez le même problème, qu'elle ne puisse pas t'aider comme tu le souhaiterais! Je suis dans une situation similaire avec une tante ( seul membre de la famille que je vois encore malgré son alcoolisme) On s'adore. toujours prête à me venir en aide. Mais coté alcool, pareil: effet miroir... alors je sais que je vais devoir prendre de la distance... je crois que pour l'alcool, on ne peut compter que sur soi d'abords, des spécialistes, et les abstinents...
                  bravo pour tes deux mois en maman seule avec deux enfants!
                  et oui la vie n'est pas un long fleuve tranquille, mais c'est fou ce qu'il ya comme passeurs sur le forum!
                  bonne journée à toi


                  Envoyé par fourmie bleu
                  Bonjour
                  Céline 39 ans alcoolique abstinente depuis bientot 2 mois 2 enfants que j'eleve seule
                  J'interviens dans la discussion car ma maman a ete alcoolique longtemps et nous etions 3 enfants qui ont réagis differement !!!
                  Mon Frere en veux toujoiurs a ma mere et est tres irrespectueux avec elle.
                  MA SOEUR se mefie toujours et ne lui fait pas totalement confiance .
                  Et moi je lui ai tellement pardonnee son alcoolisme que j'ai fait comme elle au meme age!!!
                  Comme quoi chacun est different meme dans une meme famille !!!
                  AIMER ses parents OUI je les adores ils sont toujours la pour moi et me soutienne meme dans les pires moments...
                  Mais contrairement a ce que je pensais c'est ma mere qui m'aide le moins alors que c'est elle qui a le plus d'experience en la matiere et bien NON je dois lui faire un effet miroir!!!
                  Voila un petit bout de ma vie pour temoigner que la vie n'est pas un long fleuve tranquille
                  Céline alias Fourmie Bleu
                  le chagrin n'est pas soluble dans l'alcool

                  Commentaire


                    #10
                    Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

                    bonjour Svaincra
                    oui très juste! personne ne nait alcoolique! et l'idée qu'on puisse considérer mon pb d'alcool sous l'angle du vice ou du défaut moral m'est insupportable..
                    l'idéal serait de pouvoir regarder mes parents avec les mêmes lunettes... et là oui, la compréhension intellectuelle ou la compréhension juste... pour accepter, avant le pardon s'il est possible...aller explorer la relation parentale est surement une étape nécessaire pour certains. chaque histoire est si singulière... c'est vrai que ça peut être bouleversant, déstabilisant, et forcément douloureux! Je crois qu'il faut être prudent à cette étape là et le faire quand on se sent assez solide pour faire le travail. nécessaire d'être bien accompagné pour pas trébucher...
                    prend soin de toi

                    David
                    Envoyé par svaincra
                    Ce que je sais juste pour moi, c'est que mes parents ne sont pas nés comme ça.
                    le chagrin n'est pas soluble dans l'alcool

                    Commentaire


                      #11
                      Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

                      Envoyé par valldavi
                      bonjour Svaincra

                      oui très juste! personne ne nait alcoolique! et l'idée qu'on puisse considérer mon pb d'alcool sous l'angle du vice ou du défaut moral m'est insupportable..
                      l'idéal serait de pouvoir regarder mes parents avec les mêmes lunettes... et là oui, la compréhension intellectuelle ou la compréhension juste... pour accepter, avant le pardon s'il est possible...aller explorer la relation parentale est surement une étape nécessaire pour certains. chaque histoire est si singulière... c'est vrai que ça peut être bouleversant, déstabilisant, et forcément douloureux! Je crois qu'il faut être prudent à cette étape là et le faire quand on se sent assez solide pour faire le travail. nécessaire d'être bien accompagné pour pas trébucher...
                      prend soin de toi

                      David
                      re,

                      me suis mal exprimée.
                      Mes parents ne sont pas alcooliques. Ils sont pénibles, culpabilisants, intrusifs, moralisateurs etc....... pleins de trucs sympas quoua
                      N'empêche que plus je peux les observer (depuis qq années que je ne bois plus) et plus je me dis : même si c'est éééééévidement pas leur faute si j'ai picolé depuis jeune, z'ont dû aider un tantinet à pousser la mémé dans les z'orties ou la gamine vers la bouteille.

                      J'ai tellement cru que c'était moi la méchante-pas-belle. Je ne dis pas pour autant que c'est eux. Mais, à bien y regarder, de près, et bien, s'ils avaient pu un tout petit peu se remettre en cause, hier et aujourd'hui encore, ça m'aurait ( et ça me ferait encore) le plus grand bien. et ce ????????? pour le bonheur d'eux-même, et de mes filles.
                      Mais, mais, mais : nous ne changeons pas les autres, j'le sais. D'où, mon idée d'aller consulter une psychologue du service adoption.
                      J'pense que j'ai des trucs à voir.
                      Car, j'ai beau prendre du recul, moins les appeler, moins les voir etc......... dès que j'ai ma mère en ligne et qu'elle me balance ces trucs culpabilisants (dit toujours à demi-mots (et là, je peux employer sans aucun problème le mot "toujours") je raccroche et je suis pas super bien.

                      En conclusion : faut que je lâche l'affaire.
                      mais, ils sont vieux, mais un jour ils seront plus là etc..........
                      vi, je sais.........
                      pourtant, franchement depuis des années ça me fait beaucoup plus de mal que de bien. Donc ? y a un moment, il faut trancher. Trancher net ? et bien peut-être...........

                      J'avais déjà écris des posts sur mes parents.
                      A travers ton post, je vois que la question n'est toujours pas réglée même si elle a beaucoup évolué en 6 ans.
                      bah : ils me permettent au moins d'avoir appris à apprendre
                      merci à toi,
                      s.
                      Annuaire des structures de soins en alcoologie :
                      Sevrage physique

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                        #12
                        Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

                        oups!!!! xcuse, j'avais po bien compris!
                        ben oui beaucoup plus de mal que de bien... Et tu n'arrives pas à te protéger des propos culpabilisants de ta maman probablement parce que tu es privée des moyens adultes de réponse émotionnelle! ta réponse émotionelle à la culpabilisation reste peut-être celle de la petite fille à sa maman... émotionellement, on perd les pédales et on arrive pas à trouver les mots qui conviennent...Dans ce cas que faire: couper net? La relation n'est peut-être pas assez toxique pour prendre une solution radicale qui sera peut-être encore plus douloureuse pour toi, injuste et cruelle pour ta maman? Mais si vous pouvez encore communiquer, tu peux peut-être essayer cette méthode ( assez efficace si l'autre n'est pas complètement obtu): ne pas alimenter le propos: rester silencieux, laisser l'autre dire et ce qu'elle dit tout le temps: et quand elle a finit... dire oui tu me dis cela et cela oui... mais je ne peux plus accepter cette négativité de ta part qui me fait beaucoup de mal c'est terminé et je vais racrocher! et tu le refais à chaque fois...
                        une autre méthode est d'écouter et de rien répondre du tout. et quand ta maman a fini de parler dire oui d'accord maman, au revoir et racrocher...
                        mais le plus important est de voir quelle émotion t'envahit lorsqu'elle te culpabilise ou te moralise bref t'infantilise car c'est çà bien souvent, non? Emotions d'une personne de quel âge? pas facile de laisser ces emotions là de coté ... mais ça peut changer la donne,enfin de ton coté d'abord. Sinon, c'est vrai qu'on peut pas changer les gens mais si on change quelque chose chez soi-même, ça peut obliger l'autre a changer car il perd sa prise emotionelle sur toi...ouai difficile !
                        bien à toi

                        david
                        Envoyé par svaincra
                        re,

                        me suis mal exprimée.
                        Mes parents ne sont pas alcooliques. Ils sont pénibles, culpabilisants, intrusifs, moralisateurs etc.........
                        pourtant, franchement depuis des années ça me fait beaucoup plus de mal que de bien. Donc ? y a un moment, il faut trancher. Trancher net ? et bien peut-être...........


                        s.
                        le chagrin n'est pas soluble dans l'alcool

                        Commentaire


                          #13
                          Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

                          Envoyé par valldavi
                          oups!!!! xcuse, j'avais po bien compris!
                          ben oui beaucoup plus de mal que de bien... Et tu n'arrives pas à te protéger des propos culpabilisants de ta maman probablement parce que tu es privée des moyens adultes de réponse émotionnelle! ta réponse émotionelle à la culpabilisation reste peut-être celle de la petite fille à sa maman... émotionellement, on perd les pédales et on arrive pas à trouver les mots qui conviennent...Dans ce cas que faire: couper net? La relation n'est peut-être pas assez toxique pour prendre une solution radicale qui sera peut-être encore plus douloureuse pour toi, injuste et cruelle pour ta maman? Mais si vous pouvez encore communiquer, tu peux peut-être essayer cette méthode ( assez efficace si l'autre n'est pas complètement obtu): ne pas alimenter le propos: rester silencieux, laisser l'autre dire et ce qu'elle dit tout le temps: et quand elle a finit... dire oui tu me dis cela et cela oui... mais je ne peux plus accepter cette négativité de ta part qui me fait beaucoup de mal c'est terminé et je vais racrocher! et tu le refais à chaque fois...
                          une autre méthode est d'écouter et de rien répondre du tout. et quand ta maman a fini de parler dire oui d'accord maman, au revoir et racrocher...
                          mais le plus important est de voir quelle émotion t'envahit lorsqu'elle te culpabilise ou te moralise bref t'infantilise car c'est çà bien souvent, non? Emotions d'une personne de quel âge? pas facile de laisser ces emotions là de coté ... mais ça peut changer la donne,enfin de ton coté d'abord. Sinon, c'est vrai qu'on peut pas changer les gens mais si on change quelque chose chez soi-même, ça peut obliger l'autre a changer car il perd sa prise emotionelle sur toi...ouai difficile !
                          bien à toi

                          david
                          re,

                          l'approche systémique et le triangle didactique héhé
                          Lorsque je suis sortie de cure, j'ai justement verbalisé les non-dits que j'avais dans le bide depuis des années lumières (depuis plusieurs année pour faire simple ).
                          Bon, à priori, il a fallut en remettre une couche et une autre et encore une autre mais ? ben, nan ; toujours rien, ça continue (père et mère).
                          alors, j'expérimente le "oui, oui, d'accord," et je raccroche ou le "okey, bon et sinon, ça va ?" et de temps en temps un p'tit coup de c'que j'en pense de toussa. En gros : "bordel !!! pourquoi vous m'acceptez pas tel que je suis ???????"

                          mais, ça ne me convient pas.
                          nan.
                          ça me rends pas bien : ne serait-ce même que d'entendre "ça", c'est bon, j'ai passé l'âge, le temps.
                          Comme si de mon côté j'avais à peu près "bien travaillé" et que je ne veux plus que personne ne rentre par la porte culpabilité.
                          ça m'a fait trop de mal.
                          Je ne peux plus et ne veux plus.
                          bien sûr, quelqu'un de non proche, j'm'en fou royal.
                          En ce qui concerne les proches, c'est évidement autre chose.
                          et ? il n'en est plus question.
                          donc ? je dois changer cela et ? cela passera par moi.

                          bon, je parle, je parle mais : c'est ton post à toua, perso et pitou.
                          Dans ton écrit, je me permets de quoter :
                          Et enfin accepter dans sa vie, son être, ce vide, ce manque cette béance qui rien jamais ne pourra combler ! gouffre d’amour je disais plus haut… il me semble que j’ai aussi construit ma vie par-dessus ce vide là et qu’avec l’alcool, je pourrais longtemps encore essayer de le remplir… ( tonneau des danaïdes)
                          .

                          Et encore le vide......... tiens tiens.
                          je souligne aussi le "que rien ne pourra combler" : c'est chaud de se dire ça quand même nan ?
                          je dis pas que j'ai la réponse puisque je le sens aussi mébon, je le note c'est tout.

                          au plaisir,
                          s.
                          Annuaire des structures de soins en alcoologie :
                          Sevrage physique

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                            #14
                            Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

                            bonsoir Dacapo,
                            très bonne idée la liste des pardons plus léger... faudra que j'appelle la papeterie du quartier pour me faire livrer un stock de feuilles ou alors un papyrus egyptien. de 3km. bon sérieusement oui, faire une liste: je pardonne à un tel et un tel... la mettre sous une bougie et puis la bruler le lendemain . un peu rituel... mais la forme compte aussi.
                            J+3 aujourd'hui... ca va moyen ( yoyo dans la tête mais jcause alors ça tient)
                            Envoyé par Dacapo
                            Le pardon. Pas hors de portée. Pas facile au premier abord mais ça se travaille de + en + facilement au fil du temps en 'se faisant la main" sur des pardons plus légers...
                            Si tu as le temps ce WE, fais une liste comme ça te vient, de toutes ces rancoeurs accumulées qui t'empoisonnent l'âme. Ca aide drôlement à avancer.
                            le chagrin n'est pas soluble dans l'alcool

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                              #15
                              Re : parents toxiques: est-ce que partir suffit?

                              Bonjour,

                              Il y a une association qui aide, conseille bénévolement les personnes qui souhaitent rompre définitivement avec leurs parents toxiques. Ils organisent aussi des groupes de parole:
                              www.parentstoxiques-seliberer.fr/

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