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    Besoin d'échanger pour comprendre

    Bonjour,

    Je ne sais pas si je poste au bon endroit.
    Jusqu'à récemment, j'étais en couple avec un jeune homme merveilleux, mais qui buvait beaucoup le week-end, en soirée. Quand je l'ai rencontré, il avait une vie assez festive, du jeudi soir au samedi soir de mémoire, avec à chaque fois quelques verres à boire ( parfois raisonnablement, le plus souvent avec déraison). En fait, je crois qu'il a très souvent dépassé la limite des deux verres pour conduire, alors même qu'il devait prendre le volant après. Ce n'était pas tout le temps, mais souvent.
    Notre relation a commencé comme cela, je connaissais sa grosse consommation d'alcool dès que la soirée devait être festive mais je n'y ai pas prêté attention. Au fil des mois, j'ai vécu de nombreux jeudi soirs où il rentrait ivre chez moi, des lendemains de soirées où j'apprenais qu'il recontactait des ex, sous le coup de l'alcool, ou tout simplement qu'il avait " dragouillé" en boite. Par deux fois en deux ans il a été violent avec moi, ou a failli l'être. C'est peu, mais sans doute déjà trop...
    Quand je lui parlais de sa consommation d'alcool, il me disait avoir ce problèmes depuis 10 ans ( il en a 29), avoir essayé de s'en sortir mais ne pas avoir réussi. Lorsque je lui ai parlé d'une thérapie avec un addictologue, il a refusé l'idée, m'indiquant qu'il avait déjà un suivi psychologique. Son suivi psychologique a commencé avant notre histoire, s'est terminé environ 6 mois après mais je n'ai pas vu une évolution par rapport à sa consommation. Quand je lui disais qu'il buvait trop, il s'énervait en me disant que je ne le comprenais pas, que le souci n'était pas l'alcool mais ce qui le faisait boire. Dans un sens, j'ai un peu l'impression qu'il se " cachait" derrière ça pour ne pas avancer dans la résolution de sa grosse consommation. En deux ans, je ne crois pas l'avoir vu essayé de ne pas boire, ou alors je ne m'en souviens plus... Au bout de notre première année, nous avons traversé une crise. Nous nous sommes remis ensemble et à ce moment là, j'ai l'impression que j'ai inconsciemment " mis de coté" son problème alcoolique. Je l'aimais, je voulais que notre couple évolue et donc j'ai mis de coté son problème pour vivre ma vie de couple comme si de rien n'était. Plusieurs fois par mois il rentrait ivre, et je disais à peine rien. J'ai appris que sous le coup de l'alcool il avait recontacté une ex-copine, écrit un sms à une autre, pris des numéros de filles en soirée, sans que je ne fasse autre chose que " bouder" un peu.
    En fait, depuis la rupture, je m'interroge un peu. Est-il alcoolique ? Je l'ai perçu comme cela, très peu de soirées entre amis sans alcoolisation forte, des lendemains où il avait des trous noirs, des problèmes d'estomac qui ne guérissent pas... Mais c'était que le week-end, en semaine il pouvait boire mais avec raison, voire même ne pas boire du tout. C'était le week-end, en soirée, où au bout de quelques verres il n'arrivait plus à se contrôler et à se dire " stop". Et en même temps, je me demande pourquoi j'ai autant fermé les yeux. C'est un peu chamboulé dans ma tête en fait Je suis venue ici pour échanger, tranquillement, et peut être, je ne sais pas, essayer d'avancer. L'histoire est terminée mais ma culpabilité de ne pas avoir réussi à ce qu'il soit suffisamment bien pour ne plus boire non...

    Je suis désolée pour ce message qui n'est peut être pas très claire, c'est que dans ma tête ça ne l'est pas énormément non plus...
    Dernière modification par Elsa1989, 12/02/2018, 17h23.

    #2
    Re : Besoin d'échanger pour comprendre

    Bonsoir,
    Ton ex-ami est probablement alcoolique si l'on en juge grossièrement ce que tu écris.

    C'est tout à fait normal d'avoir envie de fermer les yeux, on a toujours envie de croire que ça finira par passer, que c'est une passade, que c'est à cause d'un évènement extérieur que la personne boit. Malheureusement, au fond de nous, on sait que c'est faux... On sait que ça n'évolue pas dans la bon sens si la personne ne souhaite pas se faire aider.

    C'est le cas de ton ex. Manifestement, il n'était pas encore prêt à entreprendre quelque chose pour se sortir de là, même s'il souffre. C'est là toute la complexité de la maladie alcoolique.

    D'autant plus que cet alcoolisme est "dissimulé" à travers la fête, les sorties en discothèque, les copains, ce qui rend le déni à mon sens encore plus important. Dans l'imaginaire des gens, un alcoolique boit tous les jours et seul.

    Dur pour celui qui ne maîtrise pas sa consommation en soirée de poser le mot "alcoolique" .

    Ce jeune homme est sûrement un homme merveilleux, et il le sera d'autant plus quand il aura compris qu'il devra passer par des soins pour se sentir mieux...

    Pour ce qui est de ta culpabilité, elle est en fait infondée. Il n'y a personne qui soit responsable de l'alcoolisme de quelqu'un, c'est une maladie avant tout. Tu aurais pu tout lui offrir et être la femme la plus parfaite au monde, vous en serez exactement au même point. D'autant plus qu'il a eu des gestes de violence envers toi, et qu'il vaut mieux se protéger de cela.

    Je te souhaite de trouver quelqu'un avec qui tu pourras t'épanouir.
    "Il y a quelque chose de plus grand pourtant que d'appartenir au monde, c'est de s'appartenir à soi-même."
    Victor HUGO

    Arrêt de l'alcool : 21 mai 2014.

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      #3
      Re : Besoin d'échanger pour comprendre

      Hello Elsa1989
      Hello lectrices et lecteurs terriennes ou terriens et même extraterrestres ou abyssaux

      Oh, tiens encore une djeune qu'écrit bien, avec sa tête et les petits doigts gourds du bout de ses longues mains diaphanes. Deux, trois sauts de ligne pour aérer et ce s'ra un véritable plaisir de la lire et d'échanger.

      Envoyé par Elsa1989
      Je ne sais pas si je poste au bon endroit.
      Trop tard, maint'nant c'est fait. Et p'isque t'es là, tire-toi donc une buche, poses-y ton séant et sois la bienvenue.

      Envoyé par Elsa1989
      il recontactait des ex, sous le coup de l'alcool, ou tout simplement qu'il avait " dragouillé" en boite. Par deux fois en deux ans il a été violent avec moi, ou a failli l'être. C'est peu, mais sans doute déjà trop...
      C'est peu?
      You are laughing, i presume?
      Un bon coup d'lattes bien senti dans ses velléités de p'tit machos de bac à sable t'aurait fait gagner beaucoup d' temps, d'énergie, et d'mauvaise conscience mal placée. Non, mais!

      Bien sûr qu'il est addict' avec conduite alcoolo à risque, façon gros malin malsain toxique, pété du déni d'ses 29 ans, du genre p'tit Caliméro narcissique qu'en-a-vraiment-chié-lui-si-tu-savais, et qui va s'prendre, tôt ou tard, un r'tour de manivelle, grosse frayeur et trou noir commac ou accident d'bagnolle, dans les semaines, les mois, les années à venir, à trop croire qu'on n'peut échapper à ses démons que grâce à une cuite grand sport et la culpabilisation dérisoire d'la nana qui aurait tant aimé partager avec lui un "good trip" tout simple et enthousiasmant.


      Envoyé par Elsa1989
      L'histoire est terminée mais ma culpabilité de ne pas avoir réussi à ce qu'il soit suffisamment bien pour ne plus boire non...
      C'est de mon avis un bienfait pour toi et tu n'avais, ni tu n'as, pas à affronter et à tenter de résoudre à sa place les faux prétextes et les vraies raisons de ses consommations.

      C'est ce qu'on appelle, dans notre jargon, la co-dépendance.
      Et c'n'est jamais bon!

      Les excès alcooliques ne dépendent ni de la fréquence, ni de la quantité, ni même du produit ingurgité.

      La dépendance, c'est quand on s'évertue à trouver normal de se mettre systématiquement minable pour juste oser goûter l'orgasme et l'excitation du plaisir de l'instant.

      Y'en a, qu'en veulent trop et du pas forcément accessible, y'en a encore, qu'en ont une telle trouille ou de tels modèles à suivre qu'ils se laissent à vivre par procuration, y'en a aussi qui r'foulent effectiv'ment des blessures de guerre p'is y'en a enfin qui s'égarent et se perdent dans le ronron d'leur quotidien.

      Mais pour poser le verre, c'est par soi-même qu'apparait, comme un déclic initiatique et volontaire, l'évidence de sa mauvaise et emmerdante consommation.
      A force, d'avoir marre d'en avoir marre!

      Et d'envisager d'se soigner sans plus d'hypocrisie ni avec soi, ni avec les autres et toujours dans l'humilité de ne pas se croire "sauver" trop tôt et à jamais.

      Recentre-toi sur tes propres contradictions sans vouloir, même par amour, prendre la place qui n'est pas la tienne.

      Bises côte de bettes et label rouge.
      Dernière modification par Indianamou, 13/02/2018, 00h59.

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        #4
        Re : Besoin d'échanger pour comprendre

        Envoyé par Elsa1989
        Bonjour,

        Je ne sais pas si je poste au bon endroit.
        Bonjour Elsa1989,

        Si on analyse ton témoignage, oui tu es bien au bonne endroit. L'alcoolisme chez son conjoint est également évoqué à maintes reprises sur le forum. Je vais tâcher d'y répondre avec mes mots en me servant de mon propre vécu en espérant éclaircir tes interrogations.


        Envoyé par Elsa1989
        Jusqu'à récemment, j'étais en couple avec un jeune homme merveilleux, mais qui buvait beaucoup le week-end, en soirée. Quand je l'ai rencontré, il avait une vie assez festive, du jeudi soir au samedi soir de mémoire, avec à chaque fois quelques verres à boire ( parfois raisonnablement, le plus souvent avec déraison). En fait, je crois qu'il a très souvent dépassé la limite des deux verres pour conduire, alors même qu'il devait prendre le volant après. Ce n'était pas tout le temps, mais souvent.
        - Ce type de témoignage est régulier sur le forum. En effet, c'est souvent que l'on peut lire ce problème d'alcoolisation dès la période étudiante (jeudi au samedi soir évoquant souvent la vie d'étudiant). Quand on se créé une accoutumance répétitive qui de plus est souvent dans l'excès on tombe souvent inconsciemment dans les travers de l'alcoolisme. On se laisse traîner au rythme des soirées et c'est un vice qui prend de l'ampleur avec le temps.

        Envoyé par Elsa1989
        Notre relation a commencé comme cela, je connaissais sa grosse consommation d'alcool dès que la soirée devait être festive mais je n'y ai pas prêté attention. Au fil des mois, j'ai vécu de nombreux jeudi soirs où il rentrait ivre chez moi, des lendemains de soirées où j'apprenais qu'il recontactait des ex, sous le coup de l'alcool, ou tout simplement qu'il avait " dragouillé" en boite. Par deux fois en deux ans il a été violent avec moi, ou a failli l'être. C'est peu, mais sans doute déjà trop...
        - Au début d'une relation, on est souvent dans une phase de découverte, une espèce de bulle affective ou l'on écarte les défauts de l'autre. On se dit que l'amour que l'on a pour l'autre est plus fort que tout et que indéniablement, cela prime sur le reste. Cela ne dure qu'un temps avant que l'on se confronte fatalement à la réalité. Et la chute est parfois difficile.

        - C'est terrible à dire mais l'alcool fait ressortir tous nos mauvais côtés. Cette part d'ombre que nous canalisons dans notre quotidien, ces barrières que nous nous fixons dans la vie de tous les jours, l'alcool les brise une à une. Avec cette substance, il n'y a plus de limites, il n'y a plus de frontières entre les actes raisonnés et les interdits. Je pense que fatalement, c'est ce qui nous amène à faire du mal à soi-même et à son entourage.

        - Peux-être que ton ami est une personne formidable quand il est sobre. Néanmoins, si il est amené à devenir violent quand il est alcoolisé, c'est qu'il y a un mal plus profond. Ce qui est peut être lié à sa jeunesse ou son enfance.

        Envoyé par Elsa1989
        Quand je lui parlais de sa consommation d'alcool, il me disait avoir ce problèmes depuis 10 ans ( il en a 29), avoir essayé de s'en sortir mais ne pas avoir réussi. Lorsque je lui ai parlé d'une thérapie avec un addictologue, il a refusé l'idée, m'indiquant qu'il avait déjà un suivi psychologique. Son suivi psychologique a commencé avant notre histoire, s'est terminé environ 6 mois après mais je n'ai pas vu une évolution par rapport à sa consommation. Quand je lui disais qu'il buvait trop, il s'énervait en me disant que je ne le comprenais pas, que le souci n'était pas l'alcool mais ce qui le faisait boire. Dans un sens, j'ai un peu l'impression qu'il se " cachait" derrière ça pour ne pas avancer dans la résolution de sa grosse consommation.
        - En effet, son alcoolisme ne date pas d'hier. Si il est conscient de son problème, c'est d'autant plus inquiétant car il semble être dans le déni ou ne pas vouloir se prendre en main. Tu sais, si il n'a pas une réelle prise de conscience de sa part, et bien malheureusement l'entourage reste spectateur. C'est une réalité difficile à accepter tant on souhaite le bien de l'être aimé. Et pourtant, on ne peut rien faire de plus que le guider vers un chemin dont lui seul à accès.

        - On se cache toujours derrière l'alcool. Il y a toujours des prétextes, des causes subjectives, des raisons de croire qu'il est un anesthésiant à toutes ses souffrances intérieures alors qu'en réalité cela n'est que superficielle. Il y a certainement un vrai mal-être chez ton ami, plus profond mais dont il est pas prêt à affronter ou à assumer.

        Envoyé par Elsa1989
        En deux ans, je ne crois pas l'avoir vu essayé de ne pas boire, ou alors je ne m'en souviens plus... Au bout de notre première année, nous avons traversé une crise. Nous nous sommes remis ensemble et à ce moment là, j'ai l'impression que j'ai inconsciemment " mis de coté" son problème alcoolique. Je l'aimais, je voulais que notre couple évolue et donc j'ai mis de coté son problème pour vivre ma vie de couple comme si de rien n'était. Plusieurs fois par mois il rentrait ivre, et je disais à peine rien. J'ai appris que sous le coup de l'alcool il avait recontacté une ex-copine, écrit un sms à une autre, pris des numéros de filles en soirée, sans que je ne fasse autre chose que " bouder" un peu.
        - Nous sommes capable de bien des choses par amour. On peut tout accepter, on peut tout supporter, on peut tout encaisser tant qu'il y a cette étincelle dans nos yeux. Puis un jour, cette rose, qui caractère l'amour que l'on éprouve pour l'autre, elle commence à perdre de ses pétales et de sa couleur vive. Elle se meurt lentement. Non pas parce qu'on ne l'aime plus, non pas parce que nos sentiments s'effacent avec le temps mais parce que des blessures se créent et qu'il est difficile de les pardonner. Jusqu'au jour ou l'on décide à contre-coeur de le quitter et que c'est irréversible. La fleur n'est plus et les larmes n'y changeront rien.

        Envoyé par Elsa1989
        En fait, depuis la rupture, je m'interroge un peu. Est-il alcoolique ? Je l'ai perçu comme cela, très peu de soirées entre amis sans alcoolisation forte, des lendemains où il avait des trous noirs, des problèmes d'estomac qui ne guérissent pas... Mais c'était que le week-end, en semaine il pouvait boire mais avec raison, voire même ne pas boire du tout. C'était le week-end, en soirée, où au bout de quelques verres il n'arrivait plus à se contrôler et à se dire " stop". Et en même temps, je me demande pourquoi j'ai autant fermé les yeux. C'est un peu chamboulé dans ma tête en fait Je suis venue ici pour échanger, tranquillement, et peut être, je ne sais pas, essayer d'avancer. L'histoire est terminée mais ma culpabilité de ne pas avoir réussi à ce qu'il soit suffisamment bien pour ne plus boire non...

        Je suis désolée pour ce message qui n'est peut être pas très claire, c'est que dans ma tête ça ne l'est pas énormément non plus...
        - La réalité, c'est que tu l'aimes toujours. La vérité, c'est que tu culpabilises de n'avoir pas pu le sortir de son alcoolisme. Car oui, il est alcoolique. C'est indéniable. Maintenant, tu as deux choix qui s'offrent à toi. Tu pourrais revenir vers lui et lui laisser une énième chance pour attendre le jour J qu'il est le fameux déclic qui ne viendra peut-être jamais (je ne le lui souhaite pas bien évidemment). Ou alors, tu peux tourner la page et commencer une nouvelle vie. Parce que il faut aussi que tu penses un peu à toi et à instaurer un climat un peu plus sain dans ta vie et à travers ta futur vie de couple.

        - On peut aimer une personne alcoolique, néanmoins vivre avec au quotidien est une tâche difficile et souvent chaotique. Je sais à quel point c'est dur quand les sentiments sont toujours là, quand son absence te pèse ou que tu as du mal à l'oublier mais pourtant, nous nous devons également de faire des choix difficiles pour notre propre bien. C'est l'essentiel pour se construire un avenir serein.

        Bien à toi

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          #5
          Re : Besoin d'échanger pour comprendre

          Merci beaucoup pour vos réponses. Elles me font du bien.

          Quand j'étais avec lui, j'ai parcouru des pages et des pages internet sur comment lui faire comprendre qu'il boit trop sans le brusquer, comment prendre de la distance avec ça etc etc... Et puis un jour, j'ai arrêté tout ça. Il ne percevait pas mon inquiétude, ou ne voulait pas la percevoir. Et moi j'ai continué avec lui en fermant les yeux sur ce problème.

          Je sais maintenant, avec le recul, qu'il a un problème de boisson et que rien ni personne ne pourra l'aider s'il refuse de reconnaitre la réalité. Ses " j'ai ce problème depuis longtemps, j'ai déjà essayé d'arrêter sans succès" vont dans le même sens que ses " J'ai trop bu hier soir car la soirée n'avait pas d'ambiance, car X n'était pas très fun". Ce ne sont que des justifications qu'il se trouve pour éviter de devoir admettre qu'il consomme trop d'alcool. J'imagine que l'admettre, cela voudrait dire essayer de se soigner, et donc faire ressortir de lui des évènements négatifs et une image de soi qui le serait aussi. Et puis, cela veut dire aussi changer sa vie, sa manière de sortir, sa relation aux autres... Ça fait forcément peur quand on a une faible estime de soi, et je crois qu'il a une faible estime de lui.

          Merci à vous !

          Commentaire


            #6
            Re : Besoin d'échanger pour comprendre

            Bonsoir Elsa

            Lui seul peut décider de se soigner
            Boire a outrance est une forme de suicide a petit feu
            On peut essayer d'accompagner le malade dans différentes structures telles que CSAPA associations anciens buveurs etc....
            Va voir message prive
            Bon courage
            Je suis a ton ecoute
            Amities sincères
            jojo
            http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=19872

            Commentaire


              #7
              Re : Besoin d'échanger pour comprendre

              Hello Elsa 1989
              Si c'est l'année de naissance, ça nous fait, voyons, je r'tire 9 et je pose 1... 29 piges, wouaaaah, la vieille. La trentaine approche et une fois le parapet enjambé...
              Hein, mais non j'l'ai pas dit!

              Hello les z'aut'es et les z'aut'es.

              Envoyé par Elsa1989
              (...)Ce ne sont que des justifications qu'il se trouve pour éviter de devoir admettre qu'il consomme trop d'alcool.
              Ça okay, c'est bien!
              Envoyé par Elsa1989
              J'imagine que l'admettre, cela voudrait dire essayer de se soigner,
              Ça aussi, c'est quasi bon si on enlève "J'imagine que" et "essayer de".
              Envoyé par Elsa1989
              et donc faire ressortir de lui des évènements négatifs
              Ouais, c'est vrai que c'est mieux pour durer.
              Quitter le "tenir" à toutes forces et à tous prix, l'alcool hors de lui, par le dressage, la volonté, la force, l'amour et toute cette bonne énergie gaspillée pour rien pour entrer dans le "hors alcool", où, puisqu'on n'voit plus l'intérêt de boire, pourquoi se torturer avec une consommation qu'on a plus!
              Est-ce que tu surveilles qu'le lait n'déborde pas si tu n'l'a pas mis à chauffer?
              Envoyé par Elsa1989
              et une image de soi qui le serait aussi.
              Quoi, quoi, quoi?
              Quelle image de lui qui le s'rait aussi, sous-entendu, 'videmment "négative"?

              Tu crois qui s'rait l'premier à s'être fait piéger?

              C'est le mot alcoolique qu'est pas beau?
              Poch'tron, c'est mieux?
              Poivrot?

              Aaaaahh!
              Si c'est parc' que d'vant les p'tits copains y' pourrait p'us faire le caïd, çui qu'est jamais plein, çui qui "tient", parc' que chez les garçons, nous, faut qu'on tienne, ( 'vec les filles c'est pareil et c'est encore un aut'e bordel) alors oui, il aurait une méchante image de lui négative, le coco!

              Erronée, pleine de clichés, de lieux communs.

              Pleine de banalités.
              Y voudrait pas être un mec banal, si?
              Une fille voudrait pas d'un mec banal?
              Ben, il l'en s'rait un! Un gros, gros!

              Envoyé par Elsa1989
              Et puis, cela veut dire aussi changer sa vie, sa manière de sortir, sa relation aux autres...
              Y'a pas d'doutes.
              Les gamin'ries d'avant, les sorties dont tu n'voies rien, dont tu n'te souviens plus bien, ou bien même plus du tout.

              Les vrais amis à qui, en fait, t'as jamais rien dit qu'des conn'ries, des trucs pour t'cacher, juste pour rester connectés, n'pas sentir seul dans l'inévitable solitude du groupe mais jamais rien... d'incoditionnellement sincère, d'affectueusement bienveillant, ou en franche opposition, parc' que les potes, c'est aussi et surtout pour dire "non!"

              Comme "T'sais, je m'aime pas beaucoup", "J'ai peur de rester englué tout seul alors que vous s'rez partis" ou "J'suis largué par c'qui s'passe autour de moi et j'sens que j'commence à perdre pied" ou encore "J'ai des up, des down, des pulsions qu' j'ai du mal à maîtriser"

              Enfin des vrais trucs de vrais potes, avec des p'tits morceaux de vraie faiblesse, de vrai doute et de vraie humanité dedans!

              Et pas "Qui n'est pas un homme, ne picole pas, pas!", et glou, et glou, et glou...

              Oooooooh putain, j'm'étais un rien assoupi en tapant ça, et j'ai cru qu'ça me r'venait en pleine gueule et qu'il allait falloir r'mett'e ça. L'horreur!

              Que de temps, d'énergie et d'argent gachés pour socialement s'aliéner!

              Envoyé par Elsa1989
              Ça fait forcément peur quand on a une faible estime de soi, et je crois qu'il a une faible estime de lui.
              Parc' que tu crois qu'su' l'forum, y'en a des qui font les malins?

              Qu'y en a qui pètent la super estime de soi?
              Le "kill, kill!" des winners?

              Tu crois quoi? Qu' Tonton Indi derrière ces 2,3 mots qu'y voudrait malins et son espèce de charabia, y' s'prend pour un lion, pour un roi?

              T'as d'jà mangé du cassoulet? Même en boîte.
              S'il manque la cuisse de canard confit, t' ramènes ton assiette!
              S'il manque la saucisse, t'appelles le serveur!
              S'il manque le bout d'lard tu gueules!
              S'il manque la p'tite tranche de saucisson, t'es pas contente!

              Et s'il manque un faillot, un coco blanc tu fais quoi?

              Rien!

              Ici, (et sur terre en général, ça, c'est ma discutable humanité qui l'ajoute), on est tous des p'tits haricots blancs, des fayots, des fèves, des lingots comme on dit!
              Quand on manque, personne s'en aperçoit, personne ne dit rien, on n'a pas d'importance.

              Et pourtant, sans fayot pas d'cassoulet!

              Alors même si j'me vois comme un p'tit péteux sans intérêt, j'ai le droit d'exister. Et d'être fier de c'que j'suis!
              Proud to be a bean!

              Maïïïïïïtttttéééééé!!!! Y'a la graisse de canard qu'a pris feu!

              Bises marmiton et maître-queue.
              Dernière modification par Indianamou, 15/02/2018, 00h32.

              Commentaire


                #8
                Re : Besoin d'échanger pour comprendre

                Envoyé par Indianamou
                pourquoi se torturer avec une consommation qu'on a plus!
                Est-ce que tu surveilles qu'le lait n'déborde pas si tu n'l'a pas mis à chauffer?
                effectivement

                C'est le mot alcoolique qu'est pas beau?
                Poch'tron, c'est mieux?
                Poivrot?
                Y voudrait pas être un mec banal, si?
                Une fille voudrait pas d'un mec banal?

                Les vrais amis à qui, en fait, t'as jamais rien dit qu'des conn'ries, des trucs pour t'cacher, juste pour rester connectés, n'pas sentir seul dans l'inévitable solitude du groupe mais jamais rien... d'inconditionnellement sincère, d'affectueusement bienveillant, ou en franche opposition, parc' que les potes, c'est aussi et surtout pour dire "non!"

                Comme "T'sais, je m'aime pas beaucoup", "J'ai peur de rester englué tout seul alors que vous s'rez partis" ou "J'suis largué par c'qui s'passe autour de moi et j'sens que j'commence à perdre pied" ou encore "J'ai des up, des down, des pulsions j'ai du mal à maîtriser"

                Enfin des vrais trucs de vrais potes, avec des p'tits morceaux de vraie faiblesse, de vrai doute et de vraie humanité dedans!
                ouais

                Et pas "Qui n'est pas un homme, ne picole pas, pas!", et glou, et glou, et glou...
                Et qui ne picole plus ne devient pas un surhomme ou une Wonder woman


                Parc que tu crois qu'su' l'forum, y'en a des qui font les malins?

                Qu'y en a qui pètent la super estime de soi?
                Le "kill, kill!" des winners?
                si, ça arrive mais soit ça ne dure pas soit il ou elle ne dure pas


                Tu crois quoi? Qu' Tonton Indi derrière ces 2,3 mots qu'y voudrait malins et son espèce de charrabia, y' s'prend pour un lion, pour un roi?

                T'as d'jà mangé du cassoulet? Même en boîte.
                S'il manque la cuisse de canard confit, t' ramènes ton assiette!
                S'il manque la saucisse, t'appelles le serveur!
                S'il manque le bout d'lard tu gueules!
                S'il manque la p'tite tranche de saucisson, t'es pas contente!

                Et s'il manque un faillot, un coco blanc tu fais quoi?

                Rien!

                Ici, (et sur terre en général, ça, c'est ma discutable humanité qui l'ajoute), on est tous des p'tits haricots blancs, des fayots, des fèves, des lingots comme on dit!
                Quand on manque, personne s'en aperçoit, personne ne dit rien, on n'a pas d'importance.

                Et pourtant, sans fayots pas d'cassoulet!

                Alors même si j'me vois comme un p'tit péteux sans intérêt, j'ai le droit d'exister. Et d'être fier de c'que j'suis!
                Belle lucidité, fayot, mais ce n'est que la piètre opinion d'un fayot
                "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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                  #9
                  Re : Besoin d'échanger pour comprendre

                  Bonjour,

                  De retour pour raconter un peu la suite...

                  Après la rupture, j'ai découvert une autre facette de mon conjoint. Je le savais dépendant à l'alcool, j'ai aussi découvert qu'il avait pu avoir des comportements de violence envers d'autres que moi ( gestes rares et éloignés dans le temps mais qui montre quand même un souci de maitrise quand l'ivresse est trop importante). Quelques semaines après la rupture, il m'a dit que s'il buvait c'était parce qu'il était malheureux dans notre relation. Malgré le fait que je savais que cette information était fausse, puisqu'il buvait à outrance en soirée bien avant de me connaitre, je me suis beaucoup remise en cause, me disant qu'en effet c'était peut être moi qui le rendait malheureux. Au final je sais bien que c'est faux, mais ses mots m'ont blessé. J'ai beaucoup pris sur moi durant notre relation et je pense objectivement que s'il a été malheureux, ce n'est pas de ma responsabilité. Après être revenu me voir pour m'imputer la majorité des torts qui ont conduit à la rupture, il a pris ses distances.

                  Ce n'est plus censé être mon problème mais je garde encore l'espoir qu'il entame une démarche de soin. Il a la chance d'être entouré de personnes qui lui ont déjà dit qu'il avait un problème alcoolique, il a des amis qui sont compréhensifs et ne le jugent pas mais comme il est dans le déni, il ne va pas vers eux pour éventuellement être épaulé. Je me dis que, peut être, un jour, il fera la démarche.

                  Commentaire


                    #10
                    Re : Besoin d'échanger pour comprendre

                    Hello Elsa 1989,
                    Hello la bande passante,

                    Envoyé par Elsa1989
                    des comportements de violence envers d'autres que moi ( gestes rares et éloignés dans le temps mais qui montre quand même un souci de maitrise quand l'ivresse est trop importante).
                    Elle est bien bonne celle-là : "un souci de maitrise quand l'ivresse est trop importante" pour "justifier" de violence, verbale, physique, ou morale p'is quoi zencore?
                    Des cachous?
                    Une médaille?
                    Qu'un alcoolique soit un malade c'est une évidence désormais bien établie pour toute personne un peu informée sur ce forum mais ce malade reste totalement responsable de ses actes et de ses débordements dans ses troubles "comorbides".

                    La violence n'est ni une dérivée ni encore moins une excuse ni encore une résultante de l'alcoolisme mais la manifestation d'un ou d'autres désordres psychologiques ou comportementaux, souvent aiguisés et catalysés, il faut le reconnaître, par les propriétés psychotropes de l'alcool.

                    Et donc, s'il est stupide de vouloir punir une personne du fait de son alcoolisme, c'est une nécessité de réprimer avec justesse, ni sans les minimiser ou pire les excuser, ni sans les amplifier, de réprimer donc les nuisances et les torts que cette personne engendre.

                    Comme tout un chacun.
                    Car l'alcool ne peut en aucun cas être un gage d'impunité.

                    Et ce n'est hélas, du fait de la charge traditionnelle et culturelle de l'usage de l'alcool dans notre pays, pas chose facile à faire discerner ni à faire comprendre.
                    Et encore moins à appliquer.

                    Et c'est ce qui explique qu'on dise souvent que l'alcool est l'arbre qui cache la forêt.

                    D'où la nécessité quasi absolue d'un travail sur soi pour entrer dans l'abstinence.
                    Du "tenir" vers le "hors de".
                    Et les polémiques autour du Baclofène, par exemple.
                    Sans évoquer tous les autres aspects, parfois si cruellement intimes, que peut révéler l'arrêt de l'utilisation de l'alcool comme "fil conducteur" ou même hélas parfois, véritable moteur de sa vie, relationnelle, sociale, amicale, j'en passe et des meilleures!


                    Envoyé par Elsa 1989
                    Quelques semaines après la rupture, il m'a dit que s'il buvait c'était parce qu'il était malheureux dans notre relation. Malgré le fait que je savais que cette information était fausse, puisqu'il buvait à outrance en soirée bien avant de me connaitre, je me suis beaucoup remise en cause, me disant qu'en effet c'était peut être moi qui le rendait malheureux. Au final je sais bien que c'est faux, mais ses mots m'ont blessé. J'ai beaucoup pris sur moi durant notre relation et je pense objectivement que s'il a été malheureux, ce n'est pas de ma responsabilité. Après être revenu me voir pour m'imputer la majorité des torts qui ont conduit à la rupture, il a pris ses distances.
                    Louvaji pourrait dire PN non pas pour Passage à Niveau mais Pervers Narcissique.
                    Toujours excessivement manipulateur, malveillant, culpabilisant, dévalorisant et destructeur.
                    Dis-toi que tu l'as échappé belle.

                    Envoyé par Elsa 1989
                    Ce n'est plus censé être mon problème mais je garde encore l'espoir qu'il entame une démarche de soin. Il a la chance d'être entouré de personnes qui lui ont déjà dit qu'il avait un problème alcoolique, il a des amis qui sont compréhensifs et ne le jugent pas mais comme il est dans le déni, il ne va pas vers eux pour éventuellement être épaulé. Je me dis que, peut être, un jour, il fera la démarche.
                    On dirait bien pourtant que ça le reste, ton problème.
                    D'où mes interrogations : toujours sous le charme de la manipulation ou encore dans la co-dépendance.

                    Mais tu n'pourras plus dire que Tonton Indi ne t'avait pas prévenu!

                    Mon dieu que cette dernière phrase est decidément d'une prétention incroyable.
                    Tu fais bien c'que tu veux, picétou.

                    Bises résurgences médicales et léthargie saisonnière.

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