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    Difficile

    Bonjour à tous,

    Je suis "tombée" sur ce forum très récemment, après avoir lu plusieurs témoignages très touchants, je me suis dis qu'il faudrait que moi aussi je poste mon avis, mon expérience....

    Je viens de fêter mes 29 ans et cela a été le 3è anniversaire de suite auquel mon père n'a pas assisté... Je ne le vois plus depuis bientôt 3 ans (j'ai même du mal à me souvenir précisément la dernière fois que je l'ai vu), il s'est séparé de ma mère et est parti vivre à 600 km... Mon père est alcoolique (même si ça me fait à chaque fois mal d'écrire ce mot, comme s'il appartenait à une autre vie, pas la mienne) et je l'ai appris d'un coup, comme un couperet qui m'est tombé dessus, je ne peux pas dire que je ne m'en doutais pas, mais quand cela m'a explosé à la figure je n'ai pas pu faire face...

    Je vais surement en froisser plus d'un (veuillez m'en excuser par avance) mais je n'arrête pas d'entendre dire que l'alcoolisme est une maladie.. C'est en ce qui me concerne la plus belle bêtise que j'ai jamais entendu... Le cancer est une maladie, le sida, la schyzophrénie, la grippe... mais l'alcool ? Ca n'est pas un virus qu'on attrappe comme ça, faute à pas de chance... personne n'a mis une bouteille dans les mains de mon père en lui disant "bois ! vas y ! saôules toi ! détruis toi ! détruis ta famille ! détruis tout ce que tu as ! c'est pas grave on t'en voudra pas c'est une maladie" je trouve ça tellement facile... Je ne plains pas mon père, il me fait pitié mais je ne le plains pas, je nous plains nous, sa famille, ses amis, pour tout ce qu'il a détruit autour de lui, par égoïsme et par faiblesse, car j'appelle ça de la faiblesse et je lui en veux pour ça, énormément... On a pas le droit, pour n'importe quel prétexte (se donner du courage, assumer des responsabilités, se rendre plus drôle..) de régler ça par un coup de bouteille, ça serait tellement facile... Et comment font les autres pour supporter tous les tracas quotidiens ?

    Désolée pour le roman, j'avais besoin de sortir un peu de tout ça étant donné que je n'en discute avec personne et que cela reste un sujet encore brulant et douloureux....

    #2
    Re : Difficile

    Bonsoir,

    Je me doute que ce mot "maladie" vous choque.

    Mais voyez notre propre souffrance dans notre dépendance, mais aussi celle que nous "savons" faire vivre à notre entourage.
    Est-ce qu'on souffre par plaisir.
    Je suis alcoolique, me battant pour être abstinente.
    et puis, nous ne sommes peut-être pas tous aussi "cruel".
    Mon père était alcoolique, il en est mort, mais sans trop de dommage sur nous, sa famille.

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      #3
      Re : Difficile

      salut Lola,

      J'imagine que ce que tu vie n'est pas facile. C'est toujours soufrant lorsque que quelqu'on qu'on aime se détruit dans l'alcool. Tu fais bien de venir en parler ici. Tu verras, il y a des gens très simpatiques ici. Tu apprendras certainement beaucoup sur l'alcoolisme.
      En ce qui concerne la maladie, moi aussi j'ai un peut de problèmes avec ce terme, mais ça dépend de comment tu le perçois. Si on compare l'alcool au diabèthe. He bien, le diabétique n'est pas responsable de sa maladie, il est comme ça c'est tout. Cependant il doit prendre soins des aliments qu'il mange et doit se traiter. Si il ne le fait pas il peut mettre sa vie en danger.
      Pour l'alcoolique, la responsabilité face à la maladie est pas facile à savoir. Si tu lis sur le forum tu vas constater qu'il y a beaucoup de monde qui soufrent d'un certain mal de vivre, qui ont des douleurs qui remontent à loin dans leur vie. Ces douleurs, rendu à l'age adulte, se présentent sous plusieurs comportements, pour certains c'est l'alcoolisme.
      L'alcoolique comme le diabétique doit se soigner. C'est à lui de décider de cesser de vivre sous cette substance, de souffrir et de blesser les gens qu'il aime.
      Je crois en la maladie alcoolisme dans le sens que c'est toujours présent dans leur vie, qu'ils ne seront jamais capable de consommer modérément, qu'ils sont dépendants à cette substance et que tant qu'ils consomment ça va détruire leur vie.
      Je suis cependant contre l'idée que certains se font en se disant qu'ils sont alcoolique, donc ils sont malades et ils n'y peuvent rien!

      Tu sais, certaines personnes sur le forum on compris le mal qu'ils fesaient grâce à une lettre écrite par leur enfant. Tu pourais peut-être y penser.

      Bravo d'avoir décidé de partager ton expérience. Autant ça doit te faire du bien, autant tu pourras en aider d'autres.

      Bon courage Lola

      Nounours

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        #4
        Re : Difficile

        rebonsoir lola, bonsoir Nounours,

        Nounours décrit bien ce qu'est l'alcoolisme et la personne.
        Le seul soin que nous ayons est de ne pas "toucher" à l'alcool et peut-etre des médicaments.

        Personnellement, j'ai consommé de l'alcool comme "tout un chacun", jusqu'à je ne sache plus"lacher" la bouteille avant de m'endormir.

        Commentaire


          #5
          Re : Difficile

          Bonjour,

          Aujourd’hui, on parle plus souvent " d’alcoolo-dépendance " ou " d’addiction à l’alcool ", plutôt que de maladie alcoolique.


          Cependant, le terme " malades alcooliques " est toujours utilisé :
          il est en effet intéressant car il insiste sur le fait que les personnes souffrant " d’un problème avec l’alcool " ne doivent pas être considérés comme des faibles, moralement coupables mais comme des malades qui peuvent être aidés par des moyens médico-sociaux adaptés.

          L'alcoolisme a été défini comme la "perte de liberté de s'abstenir de boire" par Fouquet.

          Je pense qu'en lisant les messages sur ce Forum, vous aurez la possibilité de comprendre un peu mieux ce qui se cache derrière le terme de "maladiealcoolique".

          Ce terme de maladie ne déresponsabilise pas l'alcoolodépendant ou alcoolique ou alcoolo mais peut parfois le déculpabiliser. (même si se savoir malde est toujours assez désagréable)

          Jacques

          Commentaire


            #6
            Re : Difficile

            Bonsoir Jacques,

            Même la personne alcoo-dépendante a besoin de temps pour admettre cette dépendance.
            Personnellement, cela se compte en années. J'ai longtemps cru que j'arrêterais quand je voulais, jusqu'au jour oû...
            Par la suite, le mot maladie m'a évoqué soins, démarche etc Et puis d"admettre que je ne devais plus y toucher.

            Alors que l'entourage s'est plus long, évidemment, mais dans les centres il y a des réunions justement pour les familles (et les lettres de FOUQUET).
            Précieux
            Dernière modification par florence, 11/02/2005, 16h38.

            Commentaire


              #7
              Re : Difficile

              salut tous,
              Je pense au fond que le terme utilisé n'a pas nécessairement beaucoup d'importance.
              L'utilisation du terme maladie si ça déculpabilise c'est parfait, car la personne alcoolique à tellement à faire pour s'en sortir qu'il ne faut pas qu'elle culpabilise trop à ce moment là. Il y a cependant certaine personne qui voient le terme maladie comme une déresponsabilisation, c'est là qu'il peut y avoir problème à mon avie.
              Admettre l'alcoolo dépendance est difficile et je crois que ce n'est que le début du chemin vers la libération de l'alcool.

              Bon courage à vous tous!

              Commentaire


                #8
                Re : Difficile

                Bonjour LOLA,


                Vous voyez j'ai trente ans, un peu comme vous, qu'elle est la différence entre vous et moi?

                Si nous faisons un repas ensemble, vous pourrez gouter au vin par exemple, et l'aprécier, puis un digestif pour la route (je plaisante). Moi, je sais que je ne pourrais pas boire, à ce moment là je suis un malade qui se soigne, comme quelqu'un qui ne mange pas de sel, si je bois, je ne pourrais à termes pas m'arrêter, la dépendance va reprendre le dessus et je vais redevenir alcoolique. A ce moment là, je serais un malade qui ne se soigne plus.

                Vous avez raison, personne ne met d'entonoir pour forcer à boire qui que ce soit, le problème de la dépendance c'est que l'on ne choisi plus, pire on ne veut pas accepter que l'on est malade. La dépendance est une chose qui se fait avec le temps, au fur et à mesure, mais le jour ou elle est réellement installée, que l'on se soigne en ne buvant pas, ou que l'on soit alcoolique, la maladie est inscrite en nous.

                Une fois l'abstinence acquise, il reste tout le travail psychologique pour comprendre notre fonctionnement, pourquoi on a agit ainsi alors que d'autres agissent autrement, et essayer de trouver les joies et bonnheurs nécessaires à une vie heureuse sans alcool.

                La maladie n'est pas virale, bactérienne ou autre, elle est psychologique d'abbord, puis physique ensuite.

                Si l'abstinence était si facile à atteindre, croyez vous un seul instant que nous vivrions tous ces moments, et les ferions vivre à nos proches.

                J'éspère que vous comprendrez ce que je souhaite exprimer.
                ERIC

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                  #9
                  Re : Difficile

                  Envoyé par florence
                  Bonsoir Jacques,

                  Même la personne alcoo-dépendante a besoin de temps pour admettre cette dépendance.
                  Personnellement, cela se compte en années. J'ai longtemps cru que j'arrêterais quand je voulais, jusqu'au jour oû...
                  Par la suite, le mot maladie m'a évoqué soins, démarche etc Et puis d"admettre que je ne devais plus y toucher.

                  Alors que l'entourage s'est plus long, évidemment, mais dans les centres il y a des réunions justement pour les familles (et les lettres de FOUQUET).
                  Précieux

                  Et oui, c'est ce qu'on appelle être dans le déni et accepter être alcoolique peut prendre beaucoup, beaucoup de temps.
                  Mais quand le "déclic" survient (à n'importe quel moment), le chemin pour se réappropier sa vie commence et il est fantastique ce chemin.
                  Perso, il m'a fallu vingt ans si ce n'est plus, ma mémoire défaille par moment .

                  Jacques

                  Commentaire


                    #10
                    Re : Difficile

                    Merci à tous pour vos témoignages... Je comprends effectivement mieux "la dépendance alcolique" en parcourant ce forum (c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai fais mes recherches) mais je pense aussi que chaque personne à une vision totalement différente de ce "problème" suivant qu'il le vive personnellement ou indirectement... Il doit y avoir autant de réactions que de cas...

                    Concernant la lettre à écrire je l'ai déja fait, il y a 3 ans, mais je n'ai eu en réponse qu'une lettre me demandant pourquoi j'écrivrais toutes ces horreurs, qui j'étais pour juger, que je me faisais monter la tête par ma mère etc.... Mon père est effectivement devenu parano, je l'ai vu de mes propres yeux au plus bas, pleurer en se tapant la tête contre les murs et je me souviens de ce moment où je le regardais, dans toute sa déchéance, me demandant comment il avait pu en arriver là, je le détestais, il me répugnait....

                    J'ai tout essayé pour lui faire prendre conscience (autant que je peux) en lui écrivant (je ne pourrais pas avoir une discussion téléphonique ou pire en face à face avec lui), je lui ai écrit que son père ne serait pas fier de lui, qu'il serait dommage qu'il ne connaisse pas ses petits-enfants un jour.... Je n'ai apparemment pas trouvé "l'électrochoc"... Comme je l'expliquais je n'ai de nouvelles de lui que par courrier, je sais que je lui manque, il me l'écrit à chaque fois, et moi de lui répondre que tant qu'il n'avouera pas son problème je ne le reverrai pas... Je suis têtue, surement, mais je ne m'imagine pas changer de position vis-à-vis de lui aussi facilement.... J'attends le courrier où il me dira qu'il regrette de nous avoir fait autant de mal, d'avoir tout gâcher et d'avoir pris la décision de se soigner..... Je n'y crois pas, il est trop "fier" et cela lui demanderait trop d'effort de l'avouer.... Donc j'attends, je n'imagine malheureusement pas d'avenir avec lui mais je ne peux rien faire de plus....

                    Commentaire


                      #11
                      Re : Difficile

                      "J'attends le courrier où il me dira qu'il regrette de nous avoir fait autant de mal, d'avoir tout gâcher et d'avoir pris la décision de se soigner..... "

                      " Je n'y crois pas, il est trop "fier" et cela lui demanderait trop d'effort de l'avouer...."

                      Bonjour Lola,

                      Mes propos vont peut-être te paraître difficiles à lire mais tu peux faire un trait sur tes attentes de lettre.

                      Unep ersonne alcoolique, dans l'alcool, ne reviendra pas publiquement sur le "mal qu'il fait". Ce mal, il le vit trop, à tous les instants, il en crève mais ne sait faire autrement, ne sais s'en sortir.

                      Lorsque la dépendance alcoolique a été défini come "la perte de liberté de s'abstenir de boire", ce n'était pas une vue intellectuelle.
                      Cette définition reste vrai aujourd'hui (elle a été écrite plusieurs dizaines d'années en arrière) et reste à réfléchir profondemment.
                      Car quand on ne connait pas physiquement, psychologiquement cette situation, il est difficile d'appréhender les affres de l'alcool.
                      Aujourd'hui, d'après tes mots, ton pére n'en est plus à la période rose, festive de l'alcool, le noir parséme sa vie, l'engloutis.

                      Aujourd'hui, le "mal" est fait, pourquoi revenir dessus.
                      Si tu arrives à positiver ta situation, à apaiser tes ressentiments envers ton pére et à t'apaiser toi-même, l'horizon de tes relations pourraient s'éclaircir mais demander des excuses à quelqu'un qui se sait responsable et n'a pas les possibilités actuellement de réagir équivaut à taper sur un clou avec un marteau en mousse.

                      Aujourd'hui, ce sont des yeux neufs, un regard et une démarche d'aide qui pourraient apaiser ses (tes) problèmes.
                      Démarche éminement délicate, je le concéde qui remet en question l'intéressé et son entourage.

                      Amicalement

                      Jacques

                      Commentaire


                        #12
                        Re : Difficile

                        Merci Jacques pour ton intervention.... Il est vrai que mon père n'en est plus à sa période "festive", il a tout perdu, sa famille (nous, à part mon frère qui continue à avoir des contacts avec lui), son travail, sa situation, ses amis, sa vie.... Le plus difficile est en fait de penser qu'il ne s'en remettra jamais et que nous n'y pouvons rien... Ma mère a dépensé beaucoup d'énergie et a beaucoup pris sur elle pour l'en sortir, il avait bien fait il y a bientôt 15 ans une démarche médicale, mais à tout laissé tomber... Comment faire ? ma mère a enfin choisi la séparation lorsqu'elle n'a plus vu d'issue possible, le chômage, la dépression, les colères, la parano, les accusations.... S'en était trop... Je pense qu'il est peut être plus "facile" pour un conjoint de partir, la séparation, le divorce est possible (même si c'est très douloureux et que les souvenirs persistent) mais pour les enfants ? Je ne peux en effet pas "divorcer" de mon père, ce lien est éternel, les enfants ont de plus une responsabilité vis à vis des parents.... Je me sens démunis... Il est vrai que je suis remplie de rancoeur, de regrets, de haine presque, rien n'a évolué pour moi depuis 3 ans... Je pense qu'effectivement il faut que je fasse mon deuil de cette situation pour pouvoir passer à "autre chose" mais c'est très douloureux....

                        Je sais que s'il lui arrivait malheur (car c'est bien ce qui le guette) et qu'il était hospitalisé je m'en voudrais d'avoir perdu tout ce temps, mais c'est plus fort que moi je n'arrive pas à passer haut dessus de tout ça...

                        Commentaire


                          #13
                          Re : Difficile

                          Re Lola,

                          "Je pense qu'effectivement il faut que je fasse mon deuil de cette situation pour pouvoir passer à "autre chose" mais c'est très douloureux...."


                          Deuil, oui, mais quel est cet "autre chose" pour toi.

                          Pour moi, je pensais à pouvoir regarder cette situation d'un oeil nouveau et de te mette en position la plus positive possible pour ne rien regretter du passé et de ce qui pourrait se passer dans l'avenir.
                          Cet "oeil neuf" te permettrait peut-être de voir que cet "autre chose" passe par une certaine compassion pour une personne emmurée dans son alcool qu'il ne faut pas enterrer mais essayer d'aider.
                          Mais tu ne pourras le faire que si tu t'aides toi-même à y voir clair dans ta situation.

                          Peux-tu te dire, "ok, il a fait du mal partout, ok il m'a fait du mal, ok, je suis blessée, mais moi je ne bois pas, je ne vais pas me faire mourir mais je vais mal" (et donc je suis en mesure de réagir)
                          "Qu'est ce que je peux faire pour aller mieux et diminuer la culpabilité que j'ai de l'alcoolisme de mon pére?"
                          et pour ne plus penser " qu'il ne s'en remettra jamais"

                          Amicalement

                          Jacques

                          Commentaire


                            #14
                            Re : Difficile

                            Lola,
                            je te lis et te relis depuis ce matin.
                            Il y a une chose que tu n'as pas dite mais qui explose à travers tes mots et tes sentiments exprimés. C'est que tu aimes ton père.
                            Mais tu n'arrives pas à faire le deuil d'un père rêvé, idéal et et tu rejettes l'être humain qu'est simplement et sans doute douloureusement ton papa.
                            Tu l'aimes au dessus de tout cela, contrairement à ce que tu essaies de te faire croire en masquant cet amour derrière des déclarations de haine, de pitié et de ressentiment, .... là ou moi je sens le manque.
                            Tu l'aimes et maintenant ? Personne n'est éternel mais les regrêts peuvent nous accompagner toute notre vie.

                            Tu es courageuse de venir parler ici. Je crois que tu sauras trouver le courage de tendre la main. Je suis certain que lui n'attend que ce geste. N'attend pas forcément de miracle immédiat, mais il y a toujours un espoir ... et la vie est si courte.

                            Bien à toi
                            rv

                            Commentaire


                              #15
                              Re : Difficile

                              c'est très douloureux .... les souvenirs persistent ...mais pour les enfants ? Je ne peux en effet pas "divorcer" de mon père, ce lien est éternel, les enfants ont de plus une responsabilité vis à vis des parents.... Je me sens démunis... Il est vrai que je suis remplie de rancoeur, de regrets, de haine presque, rien n'a évolué pour moi depuis 3 ans... Je pense qu'effectivement il faut que je fasse mon deuil de cette situation pour pouvoir passer à "autre chose" mais c'est très douloureux....

                              Je sais que s'il lui arrivait malheur (car c'est bien ce qui le guette) et qu'il était hospitalisé je m'en voudrais d'avoir perdu tout ce temps, mais c'est plus fort que moi je n'arrive pas à passer haut dessus de tout ça...[/QUOTE]

                              Bonjour Lola !

                              Fille d'alcoolique et alcoolique moi-même, j'ai énormément souffert de la situation.
                              Je ne l'ai comprise qu'à la fin de la vie de mon père.

                              Je l'ai haï pour ce qu'il m'a fait,
                              puis je me suis dit que je n'aurai qu'un seul père et que je devais, sinon pour lui mais pour moi, l'accompagner dans sa maladie et sa mort.
                              Oh! cela n'a pas été facile, mais je me suis rendue compte combien il souffrait, pas de sa maladie - le cancer, mais de sa fragilité, de sa sensibilité, lui, l'homme d'un mètre 1.80, si fort ...

                              Et le pire, c'est que je suis tomber dans le même problème ....
                              Il faut du temps pour comprendre, encore plus de temps pour accepter, s'accepter.

                              J'ai du mal à trouver les mots juste, j'espère que mon message sera compris.

                              Courage Lola!
                              Nadart
                              Le bonheur est toujours une quête à renouveler

                              Commentaire

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