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Alcoolisme et problèmes psy ?

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  • SENCHA
    a crée une discussion Alcoolisme et problèmes psy ?

    Alcoolisme et problèmes psy ?

    Bonjour à toutes et tous,

    Comme dit dans un autre fil, la dernière intervention de Vik m'a fait ressortir une question qui me taraude.

    On entend toujours dire ici et ailleurs, par les professionnels de santé, addictologues, psychiatres...et ce n'est pas vrai que pour l'alcool, mais c'est ici le sujet qui nous préoccupe, que le fait de devenir dépendant à l'alcool est forcément lié à des problèmes psychologiques.

    "Si tu bois tellement, c'est que tu as des problèmes non résolus, liés à l'enfance, à ton couple, à ta personnalité, enfouis dans ton passé, ta naissance, la faute à tes parents, ta soeur, ton frère, le curé de ta paroisse (lol), la bonne du curé (re-lol), une tante sado-maso (re-re-lol)..."

    Donc si je fais un résumé...Une personne bien dans sa tête ne deviendrait jamais dépendante à l'alcool ? Ou à d'autres substances psychotropes ?

    J'en doute un peu...

    A vos claviers.

    Bises les amis.
    Dernière modification par SENCHA, 11/09/2018, 13h51.

  • Futur patient HP
    a répondu
    Bonjour
    Moi j’ai commencé par le cannabis l’alcool festive a vite suivie mais je penses que l’on peut fait un parallèle
    jai u une enfance heureuse, l’ecole a part mes notes sa aller,j’avais des copains
    mais j’ai commencé pour faire comme les copains donc influençable oui, problème psychologique non ou alor sans m’en rendre contre
    par contre quand j’ai pris alcool à haute dose et sutout beaucoup plus régulièrement la oui les problèmes psychologiques était la

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  • SENCHA
    a répondu
    Bonjour Phronesis,

    Ce n'est pas tout à fait la question initiale de ce fil, mais ça peut être complémentaire.
    D'abord, se rappeler que le suivi médical lors du sevrage est souvent nécessaire. J'espère que c'est le cas pour toi, vu ton passif, il en va de ta sécurité.
    Ensuite, se rappeler que l'alcool est dans une première phase un anxiolytique et dans une seconde phase, un anxiogène. Donc, une dépression de peut pas se soigner à coup d'alcool. Au contraire.

    Passé le sevrage, une quinzaine de jours, mon début d'abstinence, les premiers jours, les premières semaines étaient plutôt euphorisantes et revigorantes. Mais, je ne sais plus à partir de quel moment (3 mois, 6 mois ??) il y a eu une période plus sombre, avec une baisse du moral et un manque de motivation générale. Le blues...Une période qui doit être identifiée pour la passer le mieux possible, car il me semble aussi que c'est un passage "naturel".

    C'est peut-être aussi à ce moment que les questionnements sur" Soi" commencent à prendre une place importante du changement qu'à entraîner le fait de "poser le verre".

    Je ne sais pas quoi te dire de plus, si ce n'est qu'il ne faut pas prendre cette peur de la déprime comme excuse pour continuer à picoler et c'est peut-être inconsciemment ce que te suggère ton cerveau en manque d'alcool...

    Tu as tout mon soutien.

    Bonne journée

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  • Phronesis
    a répondu
    Bonjour,

    Je poste sur ce fil car cette question du lien entre alcoolisme et problèmes psy me parle beaucoup. Chez les femmes, il est par exemple assez connu que des troubles du comportement alimentaire, anorexie, boulimie, peuvent entrainer plus tard un alcoolisme. Je connais plusieurs femmes concernées. La dépression aussi pour les femmes et les hommes, l'alcool étant bien-sûr un très mauvais médicament.
    J'ai pour ma part un "passé" psy, de nombreuses dépressions, dont une gravissime. Et c'était avant mon alcoolisme, et pendant aussi, bien-sûr.
    En fait, je lis beaucoup de données médicales (SFA et autres) depuis 3 jours (j'en suis seulement à J+4), et je constate que l'arrêt de l'alcool peut aussi entrainer une dépression, voire une mélancolie. Et j'avoue que c'est ma principale crainte, je suis pour le moment équilibrée avec mes deux antidépresseurs, et je ne voudrais pas sombrer sur le plan psy parce que j'arrête l'alcool. Bref, continuer l'alcool me fait peur pour ma santé mentale, mais l'arrêter aussi. Cette question des liens entre alcool et troubles psy me semble très importante.

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  • SENCHA
    a répondu
    Excuses acceptées.

    Pour la question, il n'y a aucune réponse possible. C'est trop personnel comme sujet et seul lui le sait. Peut-être oui, et peut-être aussi que non ?

    La seule chose que je peux te dire, et il ne faut pas mal le prendre mais je préfère te parler franchement, c'est que le stress est souvent une "raison" de boire pour un alcoolique. Alors, je ne sais pas pourquoi, mais je te sens stressée et "stressante", voire un tantinet oppressante. Alors, si ton homme est en pleine prise de décision, qu'il part en cure pour se soigner, il a tout sauf besoin de "pression". Si il t'aime, tu finiras par le retrouver tel qu'il est. Mais il ne faudrait pas le faire fuir.

    Désolé d'être un peu cru, mais je trouvais que cela devait être évoqué.

    Donc, comme déjà dit dans d'autres sujets, il a besoin de ton soutien et "surtout" de ta confiance.

    Bonne journée.

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  • SENCHA
    a répondu
    Envoyé par azrania9
    quelqu'un pourrait me répondre ,svp je pose cette qst pdt des semaines et personnes n'a su me répondre ! jspr q qlq'un me répondra ici
    On va se calmer un peu !

    Si tu crois qu'on passe nos journées derrière l'écran ! Des semaines que tu poses la question !!!! Alors que tu es inscrite depuis 2 ou 3 jours...

    A cette question, on y a déjà répondu. Mais tu confonds le fait d'être ivre et celui d'être dépendant. Un alcoolique supporte l'ingestion de grosses quantités d'alcool sans que son entourage de ne s'en aperçoive.

    Donc OUI et encore OUI, on peut être "grammé" et ne pas être saoul(e), saoûl(e), soul(e), soûl(e). Donc, conscient de ce que l'on fait. Mais on agirait pas forcément de la même manière si on n'était pas alcoolique.
    Pour faire simple, un alcoolique qui se soigne et devient abstinent, retrouve sa personnalité "primaire". Il redécouvre sa personnalité, son caractère et il apprend à s'accepter, à vivre ainsi, sans l'alcool.

    Mais cela ne veut pas dire que les sentiments amoureux d'un alcoolique "pratiquant" ne sont pas sincères. J'ai pas dit ça. OK.

    Si ça fait tellement longtemps que tu te poses ces questions, prends RDV avec un psychologue ou simplement ton médecin traitant qui sera plus à même de te répondre, voire de te rassurer.

    Et pour finir; moi aussi j'ai eu une période professionnelle où je devais découcher 4 à 5 jours par semaine, ne pas voir mon épouse et mes enfants. Cette période de quelques mois est une période où mes consommations d'alcool ont nettement augmentées, en soirée...

    Bonne soirée.

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  • louvaji
    a répondu
    Bonjour Sencha, je me souviens de ce premier verre c'était un panaché j'avais 15 ou 16 ans, ça été tout de suite géniale, j'ai connu aussi l'héroïne c'était presque aussi incroyable comme sensation, finit ensuite impossible de sortir sans boire, je me suis pris des mine tout de suite, aucun moment à partir du soir sans alcoolj'ai 20 ans mes parents achètent un bar le pied, je sais ce que je vais faire vivre la nuit

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  • SENCHA
    a répondu
    Merci La Mouette,

    Je pense que tu as bien résumé le fond de ma pensée, mais avec des mots justes que je n'arrivais pas à mettre dans l'ordre pour faire des jolies phrases ! Merci.

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  • La Mouette
    a répondu
    Bonsoir Sencha et les autres!

    Question intéressante.

    Je pense qu'il y a effectivement une souffrance derrière chaque alcoolique. Sauf que cette souffrance n'est pas forcément la cause de l'alcool, elle peut aussi en être la conséquence, ou être entretenue par l'alcool alors qu'elle aurait pu s'atténuer ou être résolue autrement.

    Je prends l'exemple de la timidité ou de la difficulté à communiquer. Avant l'alcool, j'avais cette difficulté. Je la surmontais comme je pouvais, en prenant sur moi, en évitant certaines situations, et en m'habituant à d'autres. Puis, miracle, l'alcool m'a permis de me sentir diserte, intéressante, sûre de moi, etc., en toutes circonstances. Sauf qu'au bout de x années de pratique, ce qui était simplement une difficulté est devenu une vraie souffrance lorsqu'il s'agissait de l'aborder sans alcool, alors qu'il est probable qu'en murissant, qu'en me faisant éventuellement aider, je m'en serais accommodée sans avoir besoin d'une drogue.

    Pourquoi suis-je moi devenue dépendante alors que ma meilleure copine, qui avait les mêmes difficultés, ne l'est pas devenue? Parce que l'alcool avait manifestement davantage de prise sur moi que sur elle. Les drogues ne font pas le même effet à tout le monde, ni d'ailleurs tout au long de la vie. Cette même copine m'a raconté, très récemment : "j'ai pris une fois de l'Ecstazy, et j'ai trouvé ma drogue. C'était génial, j'ai adoré. Je me suis donc dit "plus jamais", car je savais que sinon, ce serait foutu". Sauf qu'elle avait déjà 40 ans, à l'époque. Et une capacité à mesurer le danger et les conséquences que je n'avais pas à 15 ans. Et puis, je trouvais ça classe, de boire.

    Donc l'effet des drogues est différent d'une personne à l'autre, d'une époque à l'autre, mais aussi la dépendance elle-même. J'ai un autre pote qui adorait l'alcool quand on était jeunes. On s'est pris des belles cuites ensemble. Dans notre vie d'adulte, on a continué à boire des bons vins et alcools en quantité déraisonnable chaque fois qu'on se voyait. Mais lui n'est jamais devenu alcoolique. Pourquoi? Je ne sais pas.

    Il y a certes l'explication qui m'a été donnée pendant ma cure au Calme. La fameuse THP, substance dont la composition chimique est proche de celle de l'opium, et que le corps produit quand on lui inflige de trop grandes quantités d'alcool trop souvent. C'est cette substance qui rendrait dépendant de manière irréversible. Mais il semblerait que là aussi, ce mécanisme se déclenche de manière très inégale selon les individus. Pratiquement dès les premières consommations excessives chez certains, et jamais chez d'autres. Pour ma part, je pense être devenue alcoolique très vite.

    Pour résumer, je pense qu'alcoolisme rime toujours avec souffrance, mais sans qu'il y ait forcément un lien de cause à effet entre une souffrance initiale et une dépendance qui s'installerait ensuite. Ensuite, le mécanisme de la dépendance joue de manière très différente d'une personne à l'autre.
    Mais au final, je pense qu'une fois la dépendance installée, tous les alcooliques sont confrontés aux mêmes difficultés : d'abord stopper la dépendance en ne reprenant pas le premier verre (il n'existe à ce jour pas d'autre solution efficace); puis soigner sa souffrance, qu'elle soit la cause ou la conséquence d'une alcoolisation prolongée.

    Bonne soirée!

    La Mouette

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  • SENCHA
    a répondu
    Je suis assez d'accord avec toi, M3RO87, et c'est ce que j'essayais maladroitement d'expliquer hier soir; on peut très bien tomber dans la dépendance par le biais d'une routine malsaine, ne vient qu'ensuite le détournement des effets anxiolytiques...

    Pour faire court, car je dois retourner bosser.

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  • M3RO87
    a répondu
    Envoyé par SENCHA Voir le message
    On entend toujours dire ici et ailleurs, par les professionnels de santé, addictologues, psychiatres...et ce n'est pas vrai que pour l'alcool, mais c'est ici le sujet qui nous préoccupe, que le fait de devenir dépendant à l'alcool est forcément lié à des problèmes psychologiques.

    "Si tu bois tellement, c'est que tu as des problèmes non résolus, liés à l'enfance, à ton couple, à ta personnalité, enfouis dans ton passé, ta naissance, la faute à tes parents, ta soeur, ton frère, le curé de ta paroisse (lol), la bonne du curé (re-lol), une tante sado-maso (re-re-lol)..."

    Donc si je fais un résumé...Une personne bien dans sa tête ne deviendrait jamais dépendante à l'alcool ? Ou à d'autres substances psychotropes ?

    J'en doute un peu...

    A vos claviers.

    Bises les amis.
    Bonjour Sencha,

    Je vais essayer de t'apporter mon point de vue. Effectivement, je peux affirmer qu'il y a une grosse part de vérité dans le fait que pour un grand nombre de personnes qui tombent dans la dépendance, voire dans un alcoolisme destructeur, il y a un ou plusieurs facteurs qui sont liés à des problèmes psychologiques. Parfois, ils ne sont pas facile à déceler parce qu'il est possible que cela remontent à l'enfance ou à l'adolescence. Je dirais que dans un cas sur deux il faut creuser profondément en soi pour trouver les causes.

    Maintenant, je vais t'exposer un autre fait qui à mes yeux reste un facteur important de l'alcoolisme en France, mais aussi dans le monde. Nous n'avons pas tous connus ou rencontrés de problèmes graves dans notre vie, ou alors ils ne sont que mineurs. La vrai problématique, c'est que nous vivons dans une société ou l'alcool est banalisé et perçu comme un facteur d'intégration. Alors certes, ce n'est pas une obligation de consommer de l'alcool, mais on va dire que pour être dans la norme, pour être accepté et se sociabiliser convenablement, c'est toujours mieux quand on consomme de l'alcool. On est dans la normalité.
    Je pense surtout au point de départ, au lycée et par la suite quand on devient étudiant. On tombe alors dans une routine malsaine parce que l'on est jeune, que l'on veut faire la fête et être comme les autres.
    Je pense que tant que la société ne prendra pas conscience que l'alcool est une drogue dur qui tue lentement et qu'il faut limiter sa consommation, tant que nous ne ferons pas évoluer les mentalités là-dessus, alors oui, beaucoup de personnes comme toi Sencha vont se réveiller un jour avec le sentiment d'être tombé dans une dépendance, et je pense que dans ton cas, c'est encore plus frustrant, car il faut parfois des dizaines d'années avant de s'en rendre compte. Au moins, tu as le mérite de le reconnaître, de l'assumer et de battre pour tes convictions. Ce n'est pas donné à tout le monde.

    Je t'embrasse

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  • louvaji
    a répondu
    Coucou, super Ron tu expliques bien ce que je pense profondément, oui les symptômes cache un désordre de la personnalité, dans le sens où on encaisse certaines émotions au départ, passionnant

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  • Ronald
    a répondu
    Envoyé par vik Voir le message
    Et non, je ne crois pas qu’il y ait toujours des trucs horriblement pourris, des traumatismes sanglants derrière chaque alcoolique…

    ce que tu écris tel que tu l'écris, on ne peut que le partager
    mais, hypothèse interrogative, ne l'écris-tu pas de façon incontestable justement pour éviter de te trouver face à ce que tu subodorerais sans, volontairement, en prendre pleinement conscience… vu que ce serait bien trop douloureux, voire insupportable, de le voir crûment, toujours vivant et agissant en toi… Quoi donc ? Beh cela que tu aurais vécu lors de ce qui reste, essentiellement, mais pas seulement, en tes tréfonds inconscients, une sorte d'éternel début des temps… et de fondement branlant, si pas désespérant, de ton existence ???

    cette interrogation me vient du fait que tu aurais pu écrire qqch que tu savais être plus juste, comme par exemple : "je crois qu'il y a souvent (et non toujours) des trucs horriblement pourris, des traumatismes (pas du tout sanglants mais au contraire généralement parfaitement occultés) derrière beaucoup d'alcooliques (et non chaque alcoolique)" mais que tu ne l'as pas fait, comme si tu voulais balancer cette hypothèse sans oser l'envisager sérieusement

    au même titre que tous les gens qui ont vécus des trucs tout pourris ne deviennent pas alcooliques.

    le fait incontestable que ni tous les traumatisés graves évidents ni tous les malheureux qui ont vécu un début d'existence où leurs besoins affectifs primordiaux ont été négligés (mais arriver à exhumer ce pan d'histoire perso enfouie est déjà une odyssée en soi) ne deviennent alcooliques pour autant, ça ne change rien au fait que là pourrait bien se cacher l'origine de leur mal-être et de leur alcoolisme

    ce n'est pas pcq d'autres traumatisés graves et d'autres handicapés psycho-affectifs, invalidés par un manque basique du même ordre, ont emprunté d'autres voies que l'alcoolisme pour adoucir leurs souffrances et/ou tenter de combler leur sentiment obscur de vide central, qu'il faut rejeter toute prise en considération d'une racine traumatique, parfois d'une racine historique archaïque, de notre maladie alcoolique,
    maladie qui est un des symptômes d'une maladie plus profonde et plus globale de la personnalité quand elle résulte du dérapage de notre automédication par l'alcool

    puisque pour beaucoup d'entre nous, les premiers temps de consommation excessive, anormale, d'alcool, étaient destinés, consciemment, à rendre notre vie moins insipide, plus supportable ou moins insupportable. Ainsi :

    La façon dont je vois les choses, c’est qu’à un moment dans notre histoire, il y a la rencontre entre une souffrance (quelle qu’en soit l'origine, la nature et le degré) et un produit qui vient l’apaiser ou tout du moins la mettre à distance.


    oui et l'alcool comme médicament n'est pas non plus toujours néfaste
    je constate par exemple que la seule de mes soeurs qui ne soit pas devenue alcoolique ni esclave d'autres addictions, est la seule qui soit devenue officiellement psychotique et désormais soignée à vie comme telle

    si rien ne change dans l’équation, tu te mets sur des rails et ce n’est probablement qu’une question de temps pour devenir plus ou moins dépendant … En plus, le produit lui même va commencer par foutre un bordel sans nom dans une bestiole qui ne va déjà pas terrible ! (ta femme te quitte, tu perds ton boulot, tu ne vois plus tes amis, tu deviens de plus en plus dépressif, t'as honte de toi, les souris mangent tes chaussons et les pigeons te ch… dessus )


    rire jaune, m'enfin, ça, ça va sans dire même si ça ne fait pas d'mal de le répéter pour ceux qui n'ont pas encore bien pris la mesure de ce mécanisme infernal, de ce processus dont on ne peut sortir que rarissimement sans abstinence totale et définitive


    Après… j'imagine (j'espère) que les parcours des personnes alcooliques ont été étudiés en long en large et en travers et qu'il y a de la littérature scientifique, étayée et tout et tout sur la question.
    Que non, que non, malheureusement
    il y a eu d'énormes progrès en neurosciences et en psy des profondeurs ces dernières décennies mais on est très très loin de posséder un corpus étiologique scientifiquement fondé qui ait l'assentiment de tous les alcoologues ni même d'ailleurs d'une majorité de spécialistes, par ailleurs encore trop séparés par les murs de leur spécialité, par le noyau de leur formation, par leurs convictions subjectives sous-jacentes.


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  • Maximator
    a répondu
    Salut Sencha,

    En fait, je me pose exactement les mêmes questions que toi !

    Je n'ai aucun problème dans ma vie, hormis la récente rupture avec ma compagne, mais je consommais déjà avant.. donc le problème ne vient pas de là.
    Je sais que je suis de nature anxieux et peut être trop sensible au moindre problème, mais de nombreuses personnes sont dans le même cas sans avoir besoin d'alcool pour calmer les angoisses.

    J'ai eu mon premier rendez-vous avec une psy il y a 3 semaines, je devais la revoir avant hier, mais j'ai du reporter à cause d'une contrainte imprévue au travail.
    Ca m'a déçu car j'aimerai vraiment voir ce que cela pourrai m'apporter, car comme je lui ai expliqué à la première consultation, je n'ai pas eu de problèmes traumatisant dans mon enfance, je suis bien avec ma famille, j'ai une vie sociale et professionnelle.. etc..

    J'ai l'impression que l'on est dans la même situation, l'alcool est pour nous un anxiolytique, qui nous détend et nous apaise, c'est ce que j'ai dit pour mon cas à mon médecin addictologue.
    Je vais le revoir jeudi, je vous tiendrai au courant des conseils qu'il va m'apporter.

    Maxime

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  • SENCHA
    a répondu
    Déjà,

    merci à tous pour vos réponses.

    Je ne cherche pas à m'éclairer sur cette drôle de question pour moi, pour m'analyser ou comprendre ma relation à l'alcool. Je sais que pour moi, il y a d'abord eu, dès le premier verre, la première fois, un "coup de foudre" pour le produit. Pas au sens gustatif, mais justement sur l'effet. Sans chercher dans ma prime jeunesse à l'utiliser comme une aide ou un pansement, simplement l'effet immédiat, relaxant, apaisant, la tête qui tourne, la légèreté, etc...m'a amené à vouloir y revenir. Vient sûrement ensuite le pendant gustatif qui n'est peut-être que le véhicule de tout cela. Puis est venu de manière implicite une accoutumance qui m'a fait consommé des quantités plus grandes et insidieusement une "utilisation" de l'ensemble de ces effets pour "dissoudre" des angoisses, des anxiétés, des stress, etc...Pour faire court.

    Non, ce que je me demande, mais vraisemblablement nous ne pourrons y répondre, puisque le psychologique et le physiologique semblent étroitement liés lorsqu'il s'agit de drogues et que chaque individu a forcément ses propres démons; ce que j'aimerais comprendre c'est pourquoi l'on cherche toujours à "lier" l'alcoolisme à un mal-être? C'est sûrement mal exprimé, mais pour faire simple, est-ce qu'il est possible pour un être humain, si il existait, "parfait", de résister à la dépendance à l'alcool ou plus simplement de ne pas multiplier les "surconsommations" si les effets primaires de l'alcool lui plaisaient avant tout ? Ou si forcément on irait dans le même schéma qui consiste à augmenter les quantités pour toujours retrouver les mêmes effets ?

    Un peu comme quelqu'un qui aime la vitesse et qui doit toujours rouler plus vite, ou voler plus vite, pour faire monter son adrénaline. Il n'en est pas forcément dépendant.

    Est-ce que le processus chimique "dopamine, thp...", déclenché, entretenu par la consommation d'alcool doit-il toujours être ramené à des problèmes "existancielles" ?

    Je crois que mon cerveau devient un peu lourd à cette heure, je vais donc aller le reposer un peu...Bonne nuit les petits.

    PS : d'un autre côté, je connais des gens qui auraient sûrement des raisons de picoler et qui s'arrêtent au bout du troisième verres parce qu'ils ne supportent pas plus...
    Dernière modification par SENCHA, 11/09/2018, 20h07.

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