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    Discussion grande ouverte pour éviter de polluer inutilement les fils...

    ... et de risquer de déstabiliser leurs auteur(e)s et leurs lectrices(teurs) par le caractère alternatif pouvant même être lu comme subversif d'(un) abstinent(s) - je garde cependant l'espoir d'un pluriel - bien installé(s) dans sa(leur) sobriété mais pour qui l'arrêt de l'alcool, qui, comme absolue nécessité pratique ne peut évidemment pas être discutée et encore moins portée à un comptage stigmatisant ou démagogique, ne l'a pas forcément fait déboucher sur une vie plus simple, entouré de rapports humains exclusivement bienveillants dans un environnement résolument angélique!

    Hello à celles et ceux que je n'ai pas déjà gonflés,
    Hello à celles et ceux que le hors alcool a projeté et projette toujours dans la complexe mais vraie réalité bien présente de leur noyau excessivement plus difficile à admettre, à s'approprier et à gérer que l'illusion confortable de leur paraître alcoolisé et résolumment passé,

    Et donc sans remord si elles ou ils pensent ne pas avoir fait les bons choix ni regret si elles ou ils pensent avoir subi sans avoir osé entreprendre.

    Car j'avoue que je n'suis pas très à l'aise avec la rédemption affichée du bonheur providentiellement retrouvé dans les petits moments simples d'une nouvelle vie désalcoolisée.

    Moi, j'ai pris de l'alcool, justement pour entrer contre le gré de ma vraie nature indépendamment capricieuse et contrariée dans la communion chaleureuse et confortable d'une conformité que je n'ai pas choisi de trouver invivable mais qui s'avérait pour moi, terriblement toxique.

    A mon insu de mon plein gré.
    Victime d'un déterminisme psychologique et mental.

    De la même manière, j'avoue que je ne suis pas très à l'aise avec l'universalité de l'humanité retrouvée par l'ouverture obligée à l'autre, sans doute pour se confronter à son égoïsme de nanti face au bon sens toujours incontestable de la majorité entretenue sur l'illusion égalitariste, dans une societé libérale et individualiste et donc résolument organisée, que ça plaise ou non, autour d'une retenue distanciée voire même d'une défiance réciproque et partagée.

    Tout seul, je vais plus vite... et plus loin. Et dans la direction qui me convient et que je choisis. En plus!

    Et enfin, j'avoue que je ne suis pas très à l'aise avec l'épanouissement benoit d'un lâcher prise salvateur qu'il suffirait juste d'avoir à décider pour y accéder par l'intermédiaire de quelques exercices de relaxation ou de sophrologie, qui, à mes yeux tiennent plus du grigri pour retour de l'être aimé en 24 heures chrono et de l'ésotérisme vénal des prédictions astrologiques d'Élisabeth Tessier que de la science expérimentale ou humaine.

    L'hypnothérapie ne marche que si on peut et on veut croire qu'elle va marcher.
    La chimiothérapie, elle, fait toujours tomber les cheveux, quelque soit les états d'âme du cerveau trempant dans son jus qui est en dessous.

    Comme pour les coupeurs de feu assimilable à un effet placébo suggéré comme on a pu suggérer à des centaines de milliers d'américains choisis et repérés de voter pour l'autre millionnaire blondinet à goût de chiottes.

    Les troubles de mes doutes du moment et la lecture assidue de l'ensemble des posts du forum "Arrêter l'alcool" me commandaient d'écrire ces quelques lignes extra-lucides à l'hyper-sensibilité exacerbée , pas forcément encourageantes dans le sens habituel commun dû, je le comprends, aux nouveaux arrivant(e)s qui ont déjà bien d'autres chats à fouetter que de peut-être, ou pas, déboulés tout frais, tout roses, dans les glues de ces questionnements-là.

    Je pense avoir pris toutes les précautions épistolaires nécessaires au vue de mes capacités, de mes moyens et de ma désormais obligation de devoir écrire librement mes pensées pour ne pas accumuler la frustration et la honte de les taire pour me sentir et être sollicité, reconnu ou apprécié.

    Donc, par avance je sais que je n'ressentirai pas ou plus le besoin de m'en excuser!

    Une telle pétulance, ça m'en troue moi-même le culot et ça m'en bouche un sacré coin-coin!

    Bises Gorilles dans la brume et Dix petits indiens.
    Dernière modification par Indianamou, 21/10/2018, 13h12.

    #2
    Coucou Indi, j'ai une question as tu essayé la sophrologie avec un sophrologue, as tu essayé la relax dans les 1 ére semaine de ton arrêt, sinon j'ai pas fini de traduire, bonne aprem
    arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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      #3

      ...
      Dernière modification par Reine des prés, 28/10/2018, 09h19.

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        #4
        Hello Louvaji,
        Euh, pardon...
        Mes respects madame la modératrice,

        Envoyé par louvaji
        as tu essayé la sophrologie avec un sophrologue
        Mais, c'est là où déjà se pose la question de savoir qu'est ce que c'est justement qu'un ou qu'une sophrologue?

        Dans l'équipe pluridisciplinaire qui gravitait au centre de cancérologie, et non pas au centre d'addictologie car à l'époque l'idée même n'avait pas encore eu le temps de faire son chemin, c'était une ravisante jeune femme psychologue de son état, qui , lors de la réunion d'attribution des rôles de chacun au sein de cette grande et belle institution, avait sans doute dit : "Bon okay, les gars, c'est moi qui m'y colle! Comme il en faut une dans le staff technique, d'acc, ce s'ra moi! Mais c'est l'institution qui m'paie la formation de 3 mois en école privée pour qu'on j'puisse accrocher le beau diplôme à liseré bleu-blanc-rouge dans le hall d'entrée. Et puis, lorsque j'ai aidé ma cousine qui a fait le même stage a fixé la belle plaque en laiton à l'entrée de son cabinet, elle m'a déjà tout bien débriefée pour l'accueil, la consultation et le suivi des clients! Euh, des patients! Alors c'est ready, when you want!"

        C'est donc, dans une profession "libérale" qui n'est pas spécial'ment réglementée, assez walou walou pour séparer le bon grain, si, si, ça doit sans doute exister, de l'ivraie.
        Dernière modification par Indianamou, 21/10/2018, 19h53.

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          #5
          Coucou , la relax à la cure m'a aidé à réapprendre mes sens, la sophro j'ai commencé il y'a 20 ans pendant ma décroche de l'héroine qui a été l'enfer, j'ai repris il y'a 4 ans et franchement je suis très receptive, j'ai remarqué que les personnes que ça "énerve" comme dit Reine, sont les personnes qui on un cerveau hyperactif , qui ne s'arrête jamais dans leur tête , ce qui doit d'ailleurs être épuisant, en tout grigri ou pas ça m'aide pas mal à rester dans le temps présent.

          Bonne journée
          arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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            #6
            ...
            Dernière modification par Reine des prés, 28/10/2018, 09h20.

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              #7
              Hello Reine des près,

              Envoyé par Reine des près
              super, une discussion de fonds !
              De fonds de commerce et des fonds de bien des problèmes évoqués ici.

              Ne le sont-elles pas toutes depuis l'avénement un peu, beaucoup envahissant de la pub sur le site.

              Et puisqu'on l'évoque sur le poste "Forum sur le rétablissement et le numérique" je ne peux m'empêcher de trouver une certaine ambiguité dans le fait de devoir rémunérer par ce biais, l'achat, l'hébergement et l'entretien des serveurs informatiques justement mis au service de malades qui sont, par la publication de leur posts, les premiers et principaux acteurs de l'utilisation et de l'intérêt de l’outil qui "me semble être le signe qu’il y a une vraie solidarité effective dans ce forum" comme l'écrit la dame du post indiqué.
              Et les premiers concernés par les désagréments provoqués!


              Envoyé par Reine des près
              Je commence à m'intéresser sérieusement (pero) au diagnostic d'hyper-sensibilité, dans le sens psy du terme (et pas psychologie magazine), avec en arrière plan cette fois-ci une question : comment en faire un atout ? comment employer cette hyper-réceptivité, y compris sensorielle, dans le "bon" sens.
              Je m'y intéresse égal'ment et pas qu'à ça, comme déjà écrit sur le post d'Avatar.
              En faisant baliser mon parcours des constats et des résultats d'examens proposés par les professionnels de santé.
              Mais pour l'instant, comme je l'ai déjà écrit, ça ne reste que des constats.

              Envoyé par Reine des près
              Par contre, avec le recul, je me souviens très bien que le truc qui a été moteur pour moi c'est quand ma doc me disait "je crois en vous", et de manière plus générale, l'empathie et la relativisation (regarder à travers les yeux de l'autre), la positive attitude.
              Ces inter-actions humaines sont fondamentales, je pense.
              Là encore, faut-il vraiment croire que de telles paroles ne sont pas justes "administrées" professionellement, dans le seul but de renforcer la détermination d'une volonté.
              Et j'avoue que là encore, je ne suis pas très à l'aise avec les encouragements tiers qui, dans l'initiative d'une démarche de recentrage sur soi intime et obligatoire, sonnent plutôt à mes zoreilles comme autant de marques de respect automatiques, et donc sans réelle chaleur humaine ajoutée , des codes formels du bien vivre ensemble.

              Au même titre que la politesse ou les remerciements.

              Ou encore, de l'empathie/compassion (littéralement, partage de la douleur, c'est possible ça?) et de la relativisation/commissération (l'expression de sa pitié ou comment signifier à l'autre qu'on se demande bien comment il a fait pour se mettre dans une merde pareille!)

              Ce qui se rapproche également assez, des débats, toujours houleux, sur l'alcoolisme, maladie ou vice?
              Et la place de la responsabilité de l'alcoolique au milieu de tout ça!

              Quant à la positive attitude ou au lâcher-prise, s'ils doivent juste conduire à maîtriser ses réactions face aux médiocrités et bassesses humaines qui me navrent, dont en premier lieu, les miennes, ils tiendraient plus alors de la "Lorie attitude", une sorte d'hypnose béate collective de masse, un AD sociétal, évoqués, dans d'autres époques par Raffarin!
              C'est pas ça qui va provoquer l'enthousiasme ni l'adhésion, si?

              Envoyé par Reine des près
              et Indi, j'en suis sûr,e en fera une tartine.
              Ça en devient un peu vexatoire (et discriminatoire) de souvent moquer ma laborieuse propension à juste écrire ce que je dois exprimer.
              En le développant pour essayer de bien faire comprendre ma pensée, sans vexer ni encore moins choquer qui que ce soit.
              Ce qui n'est visiblement pas toujours au point.
              Susceptibilité mal placée, vous croyez, ou embarras géné?

              Bises fin de loup et début de la faim.
              Dernière modification par Indianamou, 22/10/2018, 07h35.

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                #8
                Hello Indianamou,

                Hello celles et ceux pour qui l'arbre de vie est tortueux,
                Hello à toutes les vieilles branches que cette vie a rendues fragiles et cassantes,
                à toutes celles et ceux dont le tronc noueux plonge ses racines sur et dans cette terre hostile !

                (J'ai bon là ?)

                Pour faire simple et pour ne pas me tromper dans ma réponse, il me faudra être certain de bien avoir saisi le sens profond de ton interrogation.

                Donc, si j'ai bon : Y a-t-il parmi les membres de ce forum, des abstinents "convaincus", ex-alcooliques pratiquants devenus alcooliques sobres, qui regrettent, toujours ou parfois, ce voeux de chasteté auquel ils doivent leur survie ?

                Je peux tenter une réponse, mais elle ne sera issue que de ma courte expérience, bientôt une "première" année.

                L'arrêt de l'alcool n'apporte pas la sérénité.
                L'arrêt de l'alcool n'apporte pas le bonheur.
                L'arrêt de l'alcool n'éclaircit pas à lui tout seul les noirceurs de nos mondes intérieurs.

                L'arrêt de l'alcool permet simplement de se réveiller.

                Un simple mais tumultueux retour au réel.

                Et chacun d'entre nous a, ou pas, ou peu, ou un peu plus, ou un peu moins, la capacité d'y faire face, d'y réfléchir, d'analyser...seul.

                Une fois l'abstinence "en marche", et "en même temps", chacun doit trouver des moyens d'y faire face, de se faire face. Parce qu'à un moment ou à un autre, il y sera confronté. Et c'est là que "souvent", cette communauté que tu sembles fuir, et je te comprends !, atoute son utilité.

                Car justement, il n'y a pas d'universalité en matière d'âme humaine. Et c'est très justement dans la pluralité du partage d'expériences et dans l'échange d'idées, que nous arrivons chacun a faire notre marché pour améliorer notre cuisine intérieure. Et il n'y a pas de recette miracle.

                Alors en toute franchise, parfois je regrette, lorsque je dois me confronter à ces angoisses issues de ma nouvelle vie, de ne pas être "encore" anesthésié par l'alcool. Le monde cotonneux dans lequel je somnolais était tellement confortant.

                Mais je ne vivais pas dans ce monde, car j'y étais maintenu, bon gré, malgré, en léthargie. L'alcool maintient nos esprits et nos corps dans une prison dorée.

                Alors en toute franchise, moi qui suis un solitaire, je suis finalement bien heureux d'avoir quitté mon ermitage vécu au milieu de la foule grâce à ma drogue et j'entrevois enfin la possibilité de mieux vivre seul parmi le monde.

                Mais le bonheur n'est pas universel.

                Bises aux convaincus et aux compétents.

                Senchanamou !
                Dernière modification par SENCHA, 22/10/2018, 10h40.

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                  #9
                  ...


                  Dernière modification par Reine des prés, 28/10/2018, 09h21.

                  Commentaire


                    #10
                    Bonjour,
                    Je ne suis pas certaine non plus d'avoir compris le sens du premier post. De ce que j'ai compris, Indianamou, tu poserais la question de cette "abstinence heureuse", de cette joie retrouvée lorsque l'on arrête alcool. J10 de sevrage, je ne me sens pas plus heureuse, pas plus malheureuse, mais plus calme puisque je ne suis pas poursuivie par le manque. Mais je pense beaucoup plus à l'alcool que lorsque je buvais. En revanche, je n'ai plus ces descentes dans les ténèbres de moi-même, qui m'arrivaient parfois les soirs de désespoir après x verres de vin. Le désespoir était là avant de boire, mais l'alcool n'anesthésiait pas la douleur, il la renforçait. Peut-être que l'abstinence ne rend pas plus heureux certaines et certaines, mais peut-être qu'elles et ils souffrent moins.
                    Quant à la relaxation, la sophrologie et l'hypnose, je ne partage pas ton point de vue bien que je ne sois pas "pratiquante". Je pense que ces thérapies peuvent avoir un intérêt, ne serait-ce que pour les troubles anxieux (qui concernent bien des malades de l'alcool). Les preuves scientifiques existent, même s'il est évident que cela ne fonctionne pas pour tout le monde. A chacun finalement de trouver quelque chose ou quelqu'un pour l'aider dans ce chemin difficile

                    Commentaire


                      #11
                      Hello Sencha, Reine des Près, Phronésis, dans l'ordre d'apparition depuis ma dernière réponse,
                      Hello les agitatrices(teurs) d'idées et les agité(e)s du bocal,


                      Envoyé par Sencha
                      Donc, si j'ai bon : Y a-t-il parmi les membres de ce forum, des abstinents "convaincus", ex-alcooliques pratiquants devenus alcooliques sobres, qui regrettent, toujours ou parfois, ce voeux de chasteté auquel ils doivent leur survie ?
                      Y'a bon parc'qu' y'a pas de questionn'ment!
                      Pourquoi, y'en faudrait un pour ouvrir une discu?

                      Non, juste un espace que mon assertivité me commandait d'ouvrir afin de pouvoir réagir, de manière plus ou moins globale, et sans polluer les fils des autres forumeuses et forumeurs, à ce que je comprends, peut-être mal, des idées, des orientations, des conseils, des pratiques que je peux lire dans les différents posts du forum.

                      Et pour lesquels, mon intempestif besoin d'authenticité, ma nécessaire volonté d'affirmation et certains enchaînements de coïncidences et de circonstances de ma vie me poussent à exprimer.

                      Pour ne rien garder de ce qui peut, je le sais maintenant, me faire mal : remords, regrets, frustrations, culpabilité, honte, sentiment d'exclusion, désir de reconnaissance, illégitimité, sentiment d'imposture, et tous les relents de non-dits ou de non-écrits, qui, à force de trop d'accumulation, pourraient devenir la goutte d'eau qui mettrait le feu aux poudres.

                      Et pour occuper intelligemment mon temps libre.
                      Afin qu'il devienne de mieux en mieux et de plus en plus libre.

                      En détournant discrétos, le flux incessant des pensées de mon cerveau rendu à nouveau trop "hyperactif" et hypersensible car justement plus anesthésié par les brumes de l'alcool et les sueurs froides des gueules de bois.

                      Et forcément, dans cette abondance très quantitative mais pas toujours qualitative, des émergences d'idées pas spécial'ment positives.
                      Et qu'il me faut donc, impérativement, repoussée pas refoulées, là encore, pour ne pas risquer de me faire mal.


                      Et sinon, pas mal le pastiche/caricature ni trop miel pour qu'on se lance dans un "free hugh" viril et confraternel, (que sans doute, ni toi ni moi n'aimerions), ni trop au vitriol pour qu'on s'foute sur la chetron à grands coups de mots d'auteurs!

                      Et pour répondre à ta question et aux nouvelles incompréhensions que soulèvent mon post.

                      Je n'ai ni remord, ni regret d'être entré en abstinence, qui est, pour moi, la seule voie envisageable et raisonnable de la gestion de ma consommation alcoolique devenue problématique pour tout un tas de raisons dites psychologiques dûes principalement à l'impossibilité de mettre un terme convenable à la construction et à la maturation de l'enfant, de l'adolescent et du jeune adulte que le vieil indien bougon que je suis dev'nu a quand même dû être, il y a longtemps.

                      Puis constatant que l'alcool me permettait de m'intégrer au mieux de ce que je n'avais su faire jusque-là, parmi plein de mes petits camarades heureusement pour eux et pour moi sans problèmes alcooliques notoires mais capables de profiter de tous les plaisirs que permet la vie sans en devenir, eux, maladivement dépendants, j'ai préféré rester confortablement dans cette position d'intrus au sein de ces bienveillantes personnes qui n'me connaissait en fait pas mieux ni plus que moi-même plutôt que d'affronter l'énorme masse de tensions, de contradictions, d'anxiété, de peurs, de mensonges et de trahisons auxquelles les circonstances de mon debut d'existence m'avaient confronté.

                      Jusqu'à ce que ce n'soit plus supportable : ni dans ma consommation, ni dans mes arrières-pensées.

                      J'ai donc posé mon verre pour trouver le courage de me rencontrer : en toute conscience et en pleine lucidité.

                      Mais, je l'avoue, le drôle de zèbre que j'ai alors levé a beaucoup plus de mal à s'inscrire dans sa vie toute tracée. Et beaucoup plus d'exigences aussi.

                      Pour pouvoir espérer dire, qu'il se sent exister, qu'il est vivant et qu'il avance parmi la foule.
                      Et pour le bonheur, on verra bien.


                      Envoyé par Reine des prés
                      Sur le restant Indi, peut-être que la méthode empathie/encouragement n'est pas plus probante que la méthode relax/sophro & co, mais au fond (?), si elle a été aidante pour moi, que la sophro a été aidante pour Louva, c'est grave Docteur ?
                      Et je souhaite sincèrement, au plus grand nombre d'abstinents possible, de rencontrer un plus grand confort, un soulagement dans toutes les méthodes mises à leur disposition par des professionnel(le)s de santé compétent(e)s et pétant(e)s de santé, et que j'encourage à suivre si ces méthodes leur font du bien, même si, me concernant, en dehors de mieux en avoir pû ourler les contours, aucune ne m'a permis :

                      - d'entretenir un rapport simple et naturel aux gens, sans plus ni défiance ni idéalisation,
                      - d'abaisser le niveau de vigilance, de maîtrise, de perfection qui me permette simplement "d'être" sans crainte d'anéantissement ni d'imposture de ma part et d'autrui,
                      - d'améliorer la qualité de ma respiration, de mon sommeil, de ma détente,

                      pour, d'en le fond ou le fonds, d'ailleurs on s'en fout, être intimement persuadé que je n'vais pas, à nouveau, un jour de distraction, me punir, ou par l'alcool ou par la maladie, de ces faiblesses et imperfections dont j'aimerais aussi être convaincu de n'pas être coupable!

                      Et la suite, on verra après.

                      Envoyé par Phronesis
                      Le désespoir était là avant de boire,
                      Et maintenant que je sais mettre en mots mon "désespoir" grâce à cette clairevoyance et cette lucidité retrouvées dans la sobriété, tout mettre en place pour lui aussi l'évacuer.
                      Ce désespoir qui n'en est pas vraiment zun.

                      Car il n'y a pas d'autre chemin pour définitivement s'en sortir enfin.

                      Et c'est ce que j'espère éclairé sans ni éblouir ni aveuglé par cette contrib bien musclée.

                      Senchanamou, je t'ai entendu chuchoté "bien burnée"!
                      Y s'ra bientôt pire que moi, ce galopin-là!

                      Bises la vie est (re)belle, le monde (pot-)pourri.
                      Dernière modification par Indianamou, 22/10/2018, 19h35.

                      Commentaire


                        #12
                        ...
                        Dernière modification par Reine des prés, 28/10/2018, 09h21.

                        Commentaire


                          #13
                          Hello les atoutiens!

                          Chouette! Vu comment se fil se déroule, je vais pouvoir faire plein de hors-sujets, puisque si j'ai bien compris, il n'y a pas vraiment de sujet ou si il y en a un, on s'en fout un peu...

                          Bon donc, la question de l'avant-après, ou la sobriété m'a-t-elle apporté le bonheur...

                          Aujourd'hui, je dirais oui (mais qu'est-ce que le bonheur?). Sous la forme d'un contentement de vivre, d'un petit bruit de fond de jubilation qu'il me suffit d'écouter quand je m'emmerde, quand les fâcheux deviennent trop envahissants ou que la météo n'est pas comme j'aimerais. C'est ce que je ressens en ce moment, et c'est de plus en plus fréquent et durable, même si les doutes, les inquiétudes, l'impression d'être inadaptée au monde et à la vie, et la vague nostalgie du cocon alcoolisé qu'évoque très justement Sencha peuvent encore survenir.

                          Est-ce dû à l'arrêt de l'alcool? Indirectement oui. Parce que j'apprends enfin à m'apprivoiser moi-même et à apprivoiser le monde, chose qu'il était impossible de faire sous alcool. Et le terme apprivoiser me paraît le bon : en début de sobriété, tout paraît inconnu, menaçant, sauvage (et l'était probablement depuis très, très longtemps, sinon il n'y aurait peut-être pas eu l'alcool). Le temps passant, ainsi que l'usage de quelques techniques qui pour moi, fonctionnent bien (notamment la méditation de pleine conscience), le réel semble moins effrayant, il commence même à me donner des signes d'amitié. Et du coup, c'est un cercle vertueux qui s'enclenche : moins j'ai peur, mieux j'en profite et mieux j'en profite, moins j'ai peur. Et moins je regrette les brumes cotonneuses de l'alcool...

                          Je l'ai encore expérimenté très concrètement le week-end dernier, en voyage dans une belle ville européenne où j'étais allée pour la première fois il y a vingt ans. Dont je n'avais conservé le souvenir que du pinard et des alcools locaux, et de quelques déambulations approximatives dans les rues entre deux estaminets. Cette fois-ci, rien que de la clarté, une magnifique balade à vélo dans la lumière d'automne, des bouts d'histoire et des architectures fascinants, des plats délicieux. Et toujours cette petite jubilation en musique de fond...

                          Au final, peut-être que la question à se poser, quand on en a fini avec l'alcool, c'est : et maintenant, comment je vais apprivoiser la vie? Avec beaucoup de patience, du temps, de la persévérance, de la douceur... Comme on le ferait avec un chaton qui a été malmené.

                          La Mouette



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                            #14
                            Hello La Mouette,

                            Envoyé par La Mouette
                            Chouette! Vu comment se fil se déroule, je vais pouvoir faire plein de hors-sujets, puisque si j'ai bien compris, il n'y a pas vraiment de sujet ou si il y en a un, on s'en fout un peu...

                            Bon donc, la question de l'avant-après, ou la sobriété m'a-t-elle apporté le bonheur...
                            C'est marrant de constater que même dans la marge et le hors-sujet, on ressent souvent le besoin de se cadrer en posant sa réflexion sur l'étai d'une question ou sur le pont d'une problématique.

                            Avec sans doute l'éclairage de ses propres préocupations.

                            Car perso, j'n'ai jamais eu l'impression d'évoquer les sujets que vous interrogez, Sencha et toi, par exemple.

                            D'un autre côté, et surtout à l'écrit, j'aime bien car effectiv'ment, ça donne des éclairages différents tout en redonnant des couleurs plus éclatantes.

                            De mon côté, c'est aussi, quelque part, pour exorciser cette impression malsaine, que j'ai parfois en lisant certains posts, comme on peut égal'ment avoir après une rechute, mais cette fois-ci, lorsque sorti de l'alcool, j'ai le sentiment d'échouer à trouver une vie-qui-va-avec, simple et concrète, plutôt qu'un énième brouillon où tout est toujours à recommencer et à inventer.

                            Comme un enfant gâté, à qui on aurait présenté tous les plus beaux jouets pour occuper son ennui et sa curiosité et qui pourtant ne réussirait pas à se laisser absorber par les occupations ainsi proposées.
                            Ou si rapidement qu'il faudrait sans arrêt les lui changer.

                            Et qu'au bout du compte, lassé de se sentir seul à continuer à cruellement s'ennuyer, il se mettrait à pleurer, tout malheureux de n'pas réussir là où ses p'tits copains s'éclateraient.

                            Ou l'impression de faire tout à l'envers...
                            Envoyé par La Mouette
                            Parce que j'apprends enfin à m'apprivoiser moi-même et à apprivoiser le monde, chose qu'il était impossible de faire sous alcool.
                            ... car pour moi, c'est tout le contraire.

                            Je maîtrisais mieux ou avec plus de désinvolture et de légèreté ou plus confortablement, le bonhomme et son environnement.

                            Volonté et exigences anesthésiées par l'alcool, ambition et amour propre rongés par la culpabilité et la mésestime.
                            Et plein de gens autour qu'on aimait et admirait bien mieux que soi.

                            C'est comme dans la maladie, une fois tiré d'affaire, t'es vach'ment plus exigeant et vigilant sur ton hygiène et ta qualité de vie!
                            Et c'est pas toujours simple à négocier.

                            Envoyé par La Mouette
                            Au final, peut-être que la question à se poser, quand on en a fini avec l'alcool, c'est : et maintenant, comment je vais apprivoiser la vie?
                            Là encore, j'aurais plutôt écrit : "Comment je vais bien pouvoir m'apprivoiser pour réussir à m'inscrire dans le plein cadre de ma vie."

                            Sachant que si j'étais si bonheureux à me complaire dans cette torture masochiste de l'autoflagellation, je n's'rais pas là, à écrire tout ça.
                            Si?

                            Envoyé par La Mouette
                            Avec beaucoup de patience, du temps, de la persévérance, de la douceur... Comme on le ferait avec un chaton qui a été malmené.
                            C'est aussi p't-êt'e parc'que chez nous mais c'était y'a longtemps, ces chatons mal sevrés, dont on savait qu'ils n'allaient pas facil'ment dev'nir de bons greffiers, c'était le coup d' bêche final dans un trou au fond du jardin pour leur apprendre à séparer le bon grain de l'ivraie.

                            Bises Petite Cosette au coin du feu et Rock n' Roll chez les Ténardier.
                            Dernière modification par Indianamou, 22/10/2018, 23h54.

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                              #15
                              Hello Atoute,

                              Hello la Mouette et Indianamou.


                              Je ne sais pas si à vous deux vous représentez intégralement les possibilités "d'être" ou "d'êtres" abstinent (s), mais ce qui est flagrant c'est que votre manière de vivre l'abstinence est en complète opposition.

                              Pas par choix, mais par la force des choses, du passif et du caractère de chacun.

                              La Mouette, j'aime bien cette image que tu cites, cette jubilation en musique de fond. Tu sembles savoir et réussir à profiter du temps présent, sans t'inquiéter outre mesure des secondes qui s'égrainent, Ici et Maintenant. C'est exactement ce à quoi j'aspire, et c'est la seule manière pour moi d'arriver à la sérénité, de retrouver en moi l'enfant qui s'est perdu dans le monde des adultes.

                              Indianamou, on dirait en te lisant sur ce fil et bien d'autres, que tu ne laisses jamais de case non remplie. (N'golo golo !). J'ai l'impression que pour toi, l'inactivité est un risque.
                              Je sais que l'oisiveté est mère de tous les vices, mais le contentement simple du moment présent n'est pas le début d'un vice. Et il est pourtant nécessaire pour vaincre ce qui, au fond de nous, existe comme une frustration : l'impossibilité de se rencontrer. L'impossibilité de se voir nous-même, tel que l'on est. Sans rien qui gravite autour, ni alcool, ni pensées positives ou négatives, ni jugements, ni longs discours qui occupent le terrain et l'attention, juste nous avec nous-même.
                              Aurais-tu peur, sans en avoir conscience, ou si, justement, de rester dans l'instant seul avec toi-même ? Je veux pas jouer le psy à 2 balles, mais crains-tu qu'un jour la case vide de l'inactivité pourrait à nouveau se remplir comme on remplissait nos verres ?

                              Je te pose cette question, parce que moi, justement, c'est lorsque je picolais que j'étais dans cette attitude de fuite et de sur-occupation pour ne jamais avoir le temps de me poser les bonnes questions. Pour ne jamais avoir le temps de me rencontrer.

                              Bonne journée.

                              Sencha.

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