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    Tout en me régalant devant le match impec de Nadal, irrésistible contre le jeunot Tsitsipas, j'ai re-zyeuté mon post déclencheur initial sur psy

    https://forum.atoute.org/forum/confé...8-qu-il-crève

    et je constate que l'Indien a quoté des extraits de mon post non modifié, le premier jet total splatch, le plus négatif, que
    J'avais vite remplacé (l'avais oublié)
    ce "j'ai envie de me suicider" a donc vite été effacé puisque n'ayant été d'actualité brûlante que le temps d'un crachat

    j'atténue donc mes excuses et m'excuse un peu moi-même aussi

    Comme quoi faut toujours aller aux premières sources fiables possibles comme on l'apprend en bonne recherche historique
    Discipline qui malheureusement se dissout dans l'éther des médias et des réseaux sociaux et qui, pour ce que j'en ai vu, part à la dérive également dans l'enseignement universitaire alors que les nouvelles découvertes en matière de consonance cognitive lui donneraient une fiabilité nouvelle
    sans parler encore de la doii
    de même les nouveaux outils statistiques informatisés si on les appliquait scientifiquement comme il faut où il faut
    mais maintenant j'suis trop vieux et fatigué et plus dans l'coup pour ça

    malheureusement ces nouveaux outils sont surtout appliqués pour influer sur nos opinions politiques et idéologiques et nos choix électoraux notamment via les trolls
    Plus photos des représentations mentales et préférences et rejets en tous genres sis dans nos cerveaux via l'analyse automatisée de tout ce que nous pondons sur internet et envoi d'info et de désinfo de manière à nous orienter dans nos choix politiques

    C'est nouveau, c'est le contrôle sans précédent des populations dans les Etats totalitaires et la guerre virtuelle unilatérale, sans défense sérieuse possible, menée par ceux-ci, pour foutre la merde partout ailleurs où ils peuvent, discréditer leurs cibles dans nos cerveaux, si malléables sans que nous nous en rendions compte le moins du monde, et répandre des théories du complot, de plus en plus subtiles et diversifiées, accentuer les confusions et les ignorances sur les différences de fonctionnements entre les systèmes politico-informatifs

    Big Brother, c'est Bécassine à côté de Xi et Poupou

    c'était mon cri d'humeur que je ne peux mettre sans pollute que sur ce fil

    A noter que Petra Kvitova, à la main ressuscitée, s'est qualifiée pour la finale !
    et que, à l'instant, le toréador Nadal vient d'achever la mise à mort de Tsitsipas par un cinglant 6-0 ponctué d'un "vamos !" et s'en va en finale rejoindre le vainqueur de Djoko et de l'inattendu p'tit français qu'est mon chéri Lucas Pouille à qui on donne une chance sur… euh…. ... de rejoindre Nadal en finale

    ça baigne…


    Dernière modification par Ronald, 24/01/2019, 11h01.
    "What a Wonderful World" Louis Armstrong

    Commentaire


      Coucou Indi !

      Tout en me régalant de la finale Djokovic Nadal en direct de Melbourne, me suis laissé aller à polluer le fil de paris2019 avec ce qui serait mieux à sa place sur ton fil grand ouvert.
      je l'y laisse et y renvoie ceux à qui ça dit d'y j'ter un coup d'œil vu mes problèmes techniques avec Atoute.


      https://forum.atoute.org/forum/confé...te-apres-3-ans
      "What a Wonderful World" Louis Armstrong

      Commentaire


        Hello Ronald,
        Hello celles et ceux qui m'attendent au tournant.

        Pour m'encourager chaleureusement ou pour me crever les pneus.
        Toujours la même rengaine, il faut choisir son camp camarade!

        Foulards jaunes ou gilets rouges, ah, ah, ah, c'tte bonne poilade.
        Vive l'indifférence et le bulletin blanc.

        Envoyé par Ronald
        Mes vraies idées, c'est la matière la plus dangereuse dans le fond de mon inconscient.
        Et c'est là que, malgré de grandes affinités dans le fonctionnement de nos esprits, en tous cas je trouve, nous divergeons par l'analyse que nous faisons de nos ressentis, comme part subjective de notre entendement, avec tout ce que cela implique de personnel, d'intime, d'irraisonné et d'intuitif sans autre besoin de justification que d'être sincère soi-même et reçu comme tel.

        Analyse sans filtre ni détournement que je préfère largement à une argumentation universitaire prétendument objective et conceptuellement théorique en référence constante à des modèles pensants et autres paradigmes, toujours présentés comme notoirement indiscuptables permettant de dédaigneuses sériations, de méprisantes distanciations, un froid détachement ou d'abusives généralisations.

        C'est là qu'on peut voir les progrès de l'Indien dans, non plus une vaine tentative de maîtrise de ses émotions, mais une confiance retrouvée dans leur manifestation.

        Condition sine qua non selon moi, dans la voie du hors alcool et même, dans l'édification d'une nouvelle et complète philosophie de l'existence en totale et radicale démarcation avec de quelconques convictions, croyances ou même simples opinions.

        Je n'veux plus réfléchir pour vivre mais vivre d'abord et réfléchir ensuite, s'il me reste du temps.

        Et c'est pour ça que, même sans avoir abuser d'aucun piment, ni s'être prémuni d'aucun onguent, ça arrache tout de même un peu le fondement et les fondements de l'Indien!
        Et que neuf ans après avoir posé son verre, le voici toujours là, comme un con, à s'interroger.

        Car, et c'est là où je voulais en v'nir, du fin fond de l'anonymat crasse de la singularité de mon seul ressenti de petit ver de Terre sans verre ni notoriété ni envergure, et avec la seule ambition de me faire promptement et proprement avancer, je prétends, que pour moi en tous cas, la surcouche d'un soi-disant inconscient qui pourrait me déterminer à ma place, est juste une pure manipulation de l'esprit de certains, les gentils, par une pure construction de l'esprit d'autres, les méchants.

        Et rien du tout, d'expérimentalement étayé.
        Et encore moins de plausible, de rationnel qui ne soit autrement démontrable que par une imprévisible interaction entre instinct de survie animal et loi de l'évolution naturelle de l'espèce.

        Et comme pour l'eau ferrugineuse : à Darwin, oui!
        L'alcool et Freud, non!

        Et une fois que tu commences à réellement penser qu'il n'y a pas plus de Surmoi que de Ça qui auraient mis le grappin, les brodequins et le baillon à boule à ton ridicule petit Moi de bonobos policés, polissable à merci, t'as déjà retiré une bonne longueur du manche à balai qui t'empêchait d'bien rigoler qu'on t'avait enfilé, pendant toutes ces années, dans le crâne.

        Ouais, dans le crâne.

        Envoyé par Ronald
        ...un tyran totalitaire...

        ...mon Père internalisé, par exemple, ou Dieu le Père ou Big Brother,...
        Ce tyran totalitaire, chef de la police de ta pensée que pour ton malheur tu peux maintenant parfait'ment personnifier a été pour moi plus insinueusement difficile à admettre et même à identifier.

        Bien que cristalisé autour du personnage de ma mère, celle-ci n'en est cependant pas responsable.
        Tout juste l'involontaire représentante.

        Car ce qui fut le plus gros frein à l'émergence sans fard d'une pensée autonome que je puisse développer sans crainte, c'était et c'est encore à un degré moindre, quoique, cette conscience de classe sociale à laquelle on n'pouvait pas échapper et qui polluait considérablement les années 60 et 70, donc, les périodes de mon enfance et de mon adolescence.

        Car tu prenais le risque, si tu dérogeais aux habitudes de ta condition, d'être rejeté par ceux-là même qui la partageaient au motif que tu n'en étais plus représentatif, par tes goûts, tes affinités, tes fréquentations sans pour autant être adopté par les classes dites supérieures, du moins en terme de confort et de finances, pour lesquelles tu restais suspect et source potentielle de potentielle subversion.

        C'était l'époque où l'on hésitait pas, même au sein du monde enseignant, à te rappeler tout bon élève docile et bien peigné que j'étais, qu'on n'mélangeait pas les torchons et les serviettes.

        Et qu'il fallait adapter tes prétentions et tes ambitions à surtout bien faire ce que le système, y compris éducatif, attendait de toi.
        Loin de toutes idées d'épanouissement.

        En en prenant bien soin d'épouser avant tout, l'ensemble des codes et la globalité de l'esprit.
        Tu saisis le piège ?

        Pas question d'affirmer aimer Djohnny au sein de la classe où il ne fallait vibrer que pour les musiques savantes et érudites, chansons à texte, musique classique et jazz poussiéreux.
        Pas question de prétendre apprendre le piano ou le violon au sein de la classe où la "Cipale" ou la fanfare villageoise t'orientait inéluctablement vers le clairon, la grosse caisse ou dans le meilleur des cas, la trompette ou l'accordéon.

        Éventuellement, en autodidacte la guitare mais pas de temps ni d'argent et encore moins de passion à consacrer à de véritables leçons de musique.

        Quant à la diversité culturelle de l'ouverture de l'oreille, tu avais le choix entre RTL et Europe1.
        Ce n'est que jeune adulte que j'ai pu découvrir France Inter.
        Tu m'diras, pour ce que c'est devenu maintenant !

        Quant au jeu de tennis, même sans crocodile vert sur polo blanc, ça consistait pour les garçons de mon quartier, à envoyer des balles en fer blanc le plus près possible d'une autre plus petite en bois app'lée cochonnet et discutailler le gain du jeu, set et match en 13 points, avec force de mauvaise foi et de perniflards.

        Et donc, j'avais résolu depuis toutes ces années, de garder bien planquées dans une réelle incompréhension du monde environnant et un alcoolisme croissant, ses drôles d'idées divergentes et arborescentes que j'ai toujours ressenties comme irrecevables, même encore aujourd'hui, en perdant pas mal voire beaucoup de caractères et de savoir-faire prolos sans vraiment adhérer aux manières, égal'ment prises dans le sens de simagrées, jugées comme "petit bourgeois", comme on disait che' nous, dans ce temps-là.

        Et donc, Marx, Mao et compagnie, à dégager aussi.
        Des p'tits agitateurs de pensée pour faire les malins et mettre les plus jolies filles au fond d'leur lit, oui !

        Et pour les copains et les copines, c'était le même bordel, tantôt paraissant méprisant dans un camp, tantôt se sentant méprisé dans l'autre.
        En tous cas, pour ce qui est de son ressenti, qui est bien, je suis d'accord zavec toi, le plus marquant et le plus zimportant.

        Et aussi, le plus important générateur d'idées fausses sur soi et sur autrui et un fabuleux concasseur-broyeur de bonnes images de soi.

        Envoyé par Ronald
        ce n'est que depuis moins d'un an que je suis capable d'élaborer un raisonnement clair et cohérent vraiment personnel, sans auto-sabotage ni concession aux critiques destructifs ou dénigrant, et ce, même en étant seul, et même seulement intérieurement.
        Sans concession aux critiques destructrifs et dénigrants donc, pour ma réalité à moi, sans obligation de confrotation à l'autre même quand il représente la majorité ni taquines petites oppositions de rien du tout en cas de partage d'une plus grande intimité ?
        Vraiment?

        Tu parles, ça finit qui y'en a un ou une qui s'renfrogne, qui boude ou qui envoie tout péter ! Picétou !
        Et pour le câlin, tu pourras toujours te brosser, tiens.

        D'où la nécessité d'une certaine forme d'isolement dans son for et son fort intérieur, afin de pouvoir y faire exister ses propres idées propres, sans ni les entraves ni les limites forcément induites ou générées par un quelconque regard extérieur lorsque celui-ci consent à être librement donné ou repris, sans vilaine abnégation ni obligation en vue d'un hypocrite profit.

        Et de ce côté-là, je sais me mettre dans de très périlleuses situations, que j'évoquerai ou non suivant leur évolution dans la suite de cette discussion.

        Envoyé par Ronald
        où il est justement impératif de s'empêcher de trop penser… mais... euh… STP… par d'autres moyens que l'alcool !!!
        Jamais trouvé même si ça n'm'a pas empêché d'arrêter de picoler.
        En découvrant grâce à cette salutaire abstinence, le moyen de beaucoup mieux canaliser pensées et émotions.
        Peut-être même, le seul moyen, d'ailleurs.

        Et de continuer à avancer en s'affirmant.
        Même s'il a fallu laisser de côté bien d'autres choses en même temps.

        Indianamou, tu fais, par tes allusions non dévoilées et restées en suspension, ton petit cabot en train de minauder.

        Au contraire de ce que tout le monde ne sait peut-être pas faire, pour, à coup sûr, faire aboyer son chat.
        En l'aspergeant d'alcool à brûler et en l'allumant comme ça : WOOOOOOOOOOUUUUUUUUUFF !!

        Bises Clint is wood et gueule de bois.
        Dernière modification par Indianamou, 28/01/2019, 02h05. Motif: Pour éviter d'être vulgaire plus qu'il ne faut.

        Commentaire


          En vitesse en passant.
          Je te remercie et te prie de m'excuser mon cher sioux : tu as un peu procédé - malgré toi je n'en doute pas, réflexe de défense automatique peut-être - à un élagage d'extraits de mon post pourtant pas très long :

          https://forum.atoute.org/forum/confé...te-apres-3-ans

          Troncature qui a eu pour effet de lui enlever sa nouveauté, sa substance propre justement, qui n'emprunte rien à l'extérieur si ce n'est le strict nécessaire à la lisibilité.
          Donc ce que j'y ai écrit n'a aucun lien avec ce que tu évoques (brol universitaire et tout ça) ; c'est un bout de substance nue du vrai moi propre qu'on peut y apercevoir, si ! si ! Si personne ne le voit, zéro importance, mais un bout est dégagé en tout cas ; il apparaît à l'air libre pour la première fois depuis l'origine de mon temps… [[tiens donc... encore une "première fois", gna gna gna
          ]] ... beh ouais … j'entends 'cor ricaner un substitut parental internalisé … j'ose espérer que ce n'est que le dernier chant vénéneux d'une sirène moribonde internalisée.


          On est vraiment dans une autre dimension que ce que tu me sembles évoquer par ton post. Et ici c'est tout le problème de la communication entre deux êtres irréductiblement différents dans leurs modes perceptifs sortant de deux parcours historiques bien éloignés.

          Quand je dis "autre dimension" je n'exprime nul jugement de valeur mais donne une simple indication topographique… et je me demande si, encore, cette dernière remarque ne tente pas de répondre et de résister à la force destructrice de la critique systématique du père-sécuteur (mère aussi) intégré qui semble décidément ne pas admettre avoir dit son dernier mot.

          Enfin, y a une certaine nouveauté certaine de par le fait que j'ai essayé d'exprimer avec des mots compréhensibles - et de communiquer "le" jusqu'ici incommuniqué - à savoir l'émergence de la dernière couche de vrai de vrai du fond de moi-même, tel que débarrassé de toute scorie de parasite parental intégré, sans cesse projeté sur de nouvelles rencontres continûment re-intégrées pour renforcer les premiers occupants.

          Dommage, enfin un peu, cette non-communication car ici, je crois, enfin, avoir atteint le fond du fond du récurage et fait blinquer le métal originel de l'acier de mon crâne, l'éclat n'étant ni particulièrement éclatant ou terne , il est celui qu'il est, mais, cette fois, non recouvert, visible pour qui veut et peut, mais ça ça a peu ou pas d'importance finalement, ce qui m'importe, c'est qu'il, 'je', soit pour la première fois nu à ma conscience.

          Mes derniers rêves semblent avoir confirmé cette excavation et acté la séparation de qui en moi est moi avec qui ne l'est pas et que j'ai toujours con-fondu avec moi - sans y arriver (malgré 15 ans de psychanalyse API) … mais sans jamais être dupe que ce n'était pas moi, ni que je voulais la fusion ni que je n'y arriverai jamais autrement que par ma destruction ou celle de tous les protagonistes antagonistes.
          Fini tout ça, les envahisseurs sont dehors … quoiqu'encore audibles mais c'est le râle du têtu qui s'accroche là où l'air lui est désormais irrespirable

          Encore une fois beaucoup à dire sur ton post, mais ce sera ptèt pour plus tard (j'en ai donc deux au frigo !)

          La bize et Hugh !
          "What a Wonderful World" Louis Armstrong

          Commentaire


            Hello Ronald,
            Hello les limpides, les troublé(e)s et les opaques,

            Avant toute chose.

            Je sais que ce que je lis de la plume virtuelle de celui que j'ai choisi pour Chouchou, et pour cause car lui aussi, je le vois sans fard ni phare et le ressens sans filtre ni philtre ne présente ni (im)posture pour être fascinant ou fasciner, ni moraline pour endoctriner ou accabler, ni concession sur sa franchise ou sa probité.

            Tu es toi, entier, jamais cru ni bouillant, je dirais donc mi-cuit, calme et même placide, parfaitement dénervé en tous cas, ayant fait fondre, de ton aveu même, son excès de gras sans plus mariné ni dans le Porto ni le Sauternes...

            ... De sorte que, comme je l'ai fait pour le foie gras de ces fêtes passées, je te déguste chaque jour volontiers, sur de larges tranches d'un bon pain de campagne grillées, tartinées d'un chutney de figues à peine confites et accompagné de quelques dattes Medjoul, mielleuses à souhait.

            Et donc, je ne doute pas une seule seconde, qu'en toute sincérité, tu te livres, avec une pudeur digne conférant à mon plus grand respect.

            Envoyé par Ronald
            c'est un bout de substance nue du vrai moi propre qu'on peut y apercevoir, si ! si ! Si personne ne le voit, zéro importance, mais un bout est dégagé en tout cas ; il apparaît à l'air libre pour la première fois depuis l'origine de mon temps…

            c'est qu'il, 'je', soit pour la première fois nu à ma conscience.
            Mais, ce dégagement de l'emprise archaïque des psychoses ressenties comme perverses de ton Dieu-le-père intériorisé, comme tu l'appelles, est, de mon avis, effective et perceptible depuis un certain temps déjà dans tes écrits, "comme on se débarrasserait d'un abcès en le crachant" mais, et c'est là où notre relation à nous-même diverge entre toi et moi, tu n'pouvais ou n'voulais pas encore t'en rendre compte, trop empêtré que tu étais, à mon goût, dans ta recherche systématique d'une objectivisation indiscutable via un recours psychanalytique, dans l'interprétation de tes rêves par exemple, que, tu l'auras compris, je ne partage pas et qui ne sont, pour ce que je peux en voir, que les coïncidences des émanations des intuitions de ton intelligence à se sentir désincarcérée.

            Car, au même titre que ce détour psychanalytique t'a, en quelques sortes, ralenti dans ton émancipation et ton détachement à l'égard de ce géniteur toxique, je crois que, ce que je considère donc comme une manipulation de l'esprit verrouillée par d'autoproclamés "grands initiés" à l'image de cette Jacqueline Harpman dont tu as pu souligner l'épouvantable mauvaise influence dans une de tes réalcoolisations majeures, je crois donc que la soi-disant objectivisation infondée et purement théorique de cette discipline dans son intégralité peut participer à une sorte de perte d'autonomie, d'indépendance et de libre arbitre à décider de ce qui est bon pour soi.

            Voilà, ce que je voulais surtout signaler dans mon message précédent et le parfaire de la réflexion sur mes propres quêtes, doutes ou avancées que m'avaient inspiré tes confidences.

            Dont le cinéma a déjà fait ses choux gras de ses intrigues les plus diaboliquement malicieuses.

            Envoyé par Ronald
            On est vraiment dans une autre dimension que ce que tu me sembles évoquer par ton post. Et ici c'est tout le problème de la communication entre deux êtres irréductiblement différents dans leurs modes perceptifs sortant de deux parcours historiques bien éloignés.
            L'isol'ment dans lequel je me réfugie sur ce fil ainsi que le thème central de ce long soliloque heureusement parfois entrecoupé de tes questionn'ments toujours pertinents et des réactions de quelques forumeuses et forumeurs que les excès du style indien consistant à en faire beaucoup pour exister un peu amusent, ont été motivés, je n'm'en suis jamais caché, par une profonde difficulté à communiquer et, plus général'ment, à un réel malaise confinant parfois à une certaine détresse à entretenir une relation voulue simple avec l'Autre.

            Ce n'est en aucun cas, une quelconque non communication dommageable pour toi ou pour moi.

            Et donc, ta remarque reste bien dans l'exact prolong'ment de ma situation initiale.

            Là où je suis en progrès, si on peut app'ler ça un progrès, je m'en expliquerai peut-être ultérieur'ment en fonction de la tournure des évèn'ments, c'est que dorénavant, dans la recherche de la-vie-qui-pourrait-aller-avec-l'abstinence-qui-a-suivi-l'alcoolisme-résultant-de-ce-défaut-de-maturation-affective-et-relationnelle-dont-j'ai-été-amputé, je pense avoir engagé un léger, au début, changement de cap, d'orientation ou d'éclairage, qui, comme infime déviation de l'angle du compas de mon vaisseau spécial à parcourir les multivers de mon existence, engendre, plus la distance parcourue ainsi sera longue, un écart de plus en plus important avec le point visé par la trajectoire initialement prévue sur le plan de vol.

            Pouvant même, j'en ai l'impression, me propulser à travers des contrées insoupçonnées, celles-là même que tu évoquais parfois comme bénéfices évidents d'une sobriété heureuse.

            Pas aussi évidents que ça pour moi, tortueux et tortureux certes, mais malgré tout envisageables.

            Et m'amener enfin à je n'sais quoi, je n'sais où.
            Stimulant, non?

            Surtout, et j'ai une affectueuse pensée pour Sencha en écrivant cela, surtout que pour l'instant, malgré l'accéleration grandissante, je n'ai pas encore trop peur.

            Et je reste là encore, parfait'ment lucide, sans sensation avérée ou projetée de perdre pied, de m'évanouir ou de défaillir.
            Pas mal pour le petit péteux un peu fayot que je suis.

            Alors, soupirez-vous, suspendus à mes lèvres purpurines, en quoi consiste cet énigmatique changement de cap?

            Tout simplement à essayer d'assumer cette impossibilité à me confronter à l'autre suivant les codes ordinaires les plus répandus pour tenter une percée dans le champ inexploré d'un cavalier seul, pas si pauvre que ça et plus Indien des montagnes que cowboy solitaire.

            Et si c'est peut-être un détail pour vous, pour moi, ça peut, qui sait, faire beaucoup !

            Et maint'nant comme ça, tu m'en devras trois!

            Bises Krishna la guerre et Vishnou la paix.
            Déja faite je crois et honteus'ment piquée chez Dac and White. Mais tant pis !
            Dernière modification par Indianamou, 29/01/2019, 07h15.

            Commentaire


              Salut Sioux !

              Je n'ai pas encore pris le long temps nécessaire à une réponse sensée aux trois séries de signaux de fumée enfermées dans mon frigo spécial mais je reporte ici une fulgurance, un peu complétée, pas formellement nouvelle, mais jaillie d'une crevasse temporaire de ma croûte terrestre propre, lors d'une réponse sur un autre fil

              " c
              e n'est pas l'alcool, stupide produit inerte, qui nous menace

              c'est notre attraction vers ce qui nous est toxique qui nous menace, pour moi désir inconscient de recréer une dépendance analogue à celle du petit enfant vis-à-vis de parents toxiques et de la transmuter en belle relation d'amour avec effet rétroactif
              donc attraction inconsciemment motivée en ce qui me concerne par le désir de TRANSMUTER mes parents en ce qu'ils ne furent pas à l'aube de ma vie, mais pour ça, repasser par l'enfer vécu dans la prime enfance est nécessaire

              bien évidemment, la première partie du projet, faire de sa vie un enfer, c'est facile, et je l'ai brillamment réalisée, mais le paradis recherché via ce retour-détour est inaccessible - vu que le temps existe dans la vie consciente, matérielle, concrète alors qu'il n'existe pas dans nos inconscients - et tout ce qu'on peut faire alors c'est tenter de survivre et de sortir du désastre, alcoolisé sur ce forum, où on s'est enfoncé

              mais une fois sorti, si on a pas désarticulé les ressorts de fond visant à trouver l'Amour jamais reçu adéquatement à l'aube de sa vie, on ne fait que recommencer à aller chercher de la toxicité - substitut parental initial, parfois d'une façon très différente qu'avec l'alcool, par exemple avec une relation amoureuse toxique aporique…
              … que l'on rêve de transmuter en merveilleuse relation d'Amour


              A
              ttraction toxique toujours ultimement motivée par le désir désespéré de se faire aimer par qui ne nous a jamais aimé et que nous aimons infiniment et de l'Amour de qui nous avions infiniment besoin

              le "qui" originel en question fut, en le premier temps créateur de tous les dysfonctionnements existentiels postérieurs, le père ou la mère archaïques, ou les deux, ou qui en tenait lieu, à l'aube de notre vie et qui disparut trop tôt, n'apparut jamais ou fut par trop défaillant, frustrant, désespérant
              Ce trou béant d'Amour est à l'origine de beaucoup d'addictions sévères je crois. "


              Comme par hasard, cette nuit j'ai fait un long rêve, pénible mais riche, où j'étais un proche de Staline, donc toujours sur le fil du rasoir, et où je développais avec lui une relation complexe et ambivalente, bien distincte de celle qu'il avait avec ses autres proches
              "What a Wonderful World" Louis Armstrong

              Commentaire


                Hello Ronald
                Hello les habitué(e)s du forum "Alcool" et les curieux(rieuses) des forums d'à côté,

                Envoyé par Ronald
                Mais une fois sorti (du désastre alcoolisé où on s'est enfoncé, NDLR), si on a pas désarticulé les ressorts de fond visant à trouver l'Amour jamais reçu adéquatement à l'aube de sa vie, on ne fait que recommencer à aller chercher de la toxicité - substitut parental initial, parfois d'une façon très différente qu'avec l'alcool, par exemple avec une relation amoureuse toxique aporique…
                … que l'on rêve de transmuter en merveilleuse relation d'Amour
                Ou encore puits sans fond de la considération du regard des autres au point de se tordre, de se découper, de se déchirer, de s'effacer ou de s'anéantir pour ne surtout pas émettre une exigence qui pourrait risquer de contrarier celles et ceux-là même par lesquels on se pense obliger de passer pour avoir le droit d'exister.

                Alors que vu du regard de l'autre maintenant, c'est juste l'expression d'une affinité, d'une approbation, d'une adhésion qui n'est là que pour sceller l'amour ou même l'amitié, en tout cas, une position simple et naturelle dans le déroulement de l'échange et de sa bonne convivialité.

                Des relations toxiques et malsaines car renforçant considérablement la culpabilité de n'pas se sentir à la hauteur de c'que l'on est vraiment et le sentiment d'imposture de celui qui délègue sa vie par procuration.

                Jusqu’à pouvoir même, se perdre totalement de vue pendant de longues et douloureuses années.
                Et donc, déjà, ne pas se connaître soi-même, refuser à toutes forces de vouloir se rencontrer et enfin cacher ou pire refouler, ses authentiques nature, caractère et même personnalité.

                Envoyé par Ronald
                Attraction toxique toujours ultimement motivée par le désir désespéré de se faire aimer par qui ne nous a jamais aimé et que nous aimons infiniment et de l'Amour de qui nous avions infiniment besoin

                le "qui" originel en question fut, en le premier temps créateur de tous les dysfonctionnements existentiels postérieurs, le père ou la mère archaïques, ou les deux, ou qui en tenait lieu, à l'aube de notre vie et qui disparut trop tôt, n'apparut jamais ou fut par trop défaillant, frustrant, désespérant

                Ce trou béant d'Amour est à l'origine de beaucoup d'addictions sévères je crois.
                Attraction d'autant plus toxique que les stratégies mises en œuvre pour son propre évitement, comme expliqué plus haut, et les conflits intérieurs générés par ce perpétuel grand écart presque schizophrénique entre ces deux faces d'un même soi, épuisent d'une part et initient, bien involontairement un courant de défiance et de suspicion dans la relation à l'autre.

                Qui peut se traduire par incompréhension, exclusion puis rupture.

                Même si, et je n'le répèt'rai jamais assez, il n'y a pas de perversité volontaire, bien au contraire, plutôt, une détresse accablante et subie, même lorsque cet enchaîn'ment de circonstances semble émaner du propre fait, de la propre initiative, de celle ou celui qui, justement, va d'autant plus en souffrir.

                Paradoxal, n'est-il pas?
                Comme prise ou pris dans une infernale spirale de cache-cache et de dénigrement.

                Qu'elle ou qu'il voudrait pourtant éviter à l'autre pour ne pas risquer de le "salir", de le détourner, de l'avilir, de l'aliéner, surtout si cet autrui n'a pas lui-même l'expérience de ces personnalités initial'ment profondément contrariées, et qu'il ne sera en mesure, au mieux, de n'y voir que de la suffisance ou du mépris, au pire, de s'y abimer, dans tous les sens de ce terme, en essayant de comprendre ce que les contributions sur Atoute de l'Indien voulaient dire !

                Comme quoi, un parallélisme des causes archaïques de mésestime et de manque de confiance en soi par désAmour et des moyens utilisés pour terriblement mal y survivre via le recours à l'alcool, peut ensuite se décliner en un éventail incroyable d'approches et de cheminements différents pour enfin essayer de les dépasser.

                Mais, là, mon Chouchou, tu as encore une belle longueur d'avance sur l'Indien pourtant rapide comme le vent.
                J'en veux pour preuve cette réponse donnée sur le forum Blabla face justement à l'incompréhension sciemment voulue grinçante et stigmatisante declenchée par ton opposition prise comme méprisante mais aussi sincère que culottée, à un vieil habitué de la joute verbale sans autre conséquence que celle de faire passer un moment (et que je retranscris comme une brève saynète de comptoir du bistrot du coin) :

                - L'autre : J’ai pas tout bien compris à ta réponse, mais j’ai compris que tu te prends pas pour une demi-merde !

                - Ronald : Voilà qui me va droit au cœur car, si c'était vrai, ce serait un giga progrès par rapport à ce que je crois dans le fond du fond de moi-même et qui est ce qui m'a été inculqué par mon Père avec acharnement incessant depuis que je suis en formation organique suffisante pour percevoir ce qui émane de ses tréfonds : à savoir que je vaux infiniment moins que la pire des merdes.

                Moi, sur c'coup-là, je dis chapeau bas.

                Ah, et sinon, des rêves comme ça...
                Envoyé par Ronald
                Comme par hasard, cette nuit j'ai fait un long rêve, pénible mais riche, où j'étais un proche de Staline, donc toujours sur le fil du rasoir, et où je développais avec lui une relation complexe et ambivalente, bien distincte de celle qu'il avait avec ses autres proches.
                ... ce sont certain'ment des résurgences d'un conditionn'ment mental que tu aurais subi lors d'un voyage d'affaire en URSS du temps d'la guerre froide avant d'être réexpédié dans ta Belgie natale comme agent dormant n'attendant plus que d'être réactivé pour organiser le désordre et le chaos à travers tout le pays, en envahissant les carrefours et les ronds-points tout de jaune vêtu!



                Bises coups bas et homme haut, comme ils diiiii-iiiii-sent!
                Dernière modification par Indianamou, 01/02/2019, 01h32.

                Commentaire


                  je reprends de tes mots un peu agencés autrement, c'est tellement important ce que tu vois

                  Oui c'est un puits sans fond que la considération du regard des autres

                  A se penser obligé de passer par cette autre-ci ou cet autre-là pour avoir le droit d'exister, on se tord, on se découpe, on se déchire, on s'efface, on s'anéantit pour ne surtout pas risquer de la/le contrarier, de la/le perdre

                  La quête d'une relation impossible - pas nécessairement en lien avec une personne malsaine ou qui nous est toxique - renforce toujours notre sentiment de n'être pas à la hauteur de ce qu'on devrait être, renforce notre certitude intime que ce qu'on est vraiment n'est jamais à la hauteur de ce qu'on devrait être
                  Comme si on devait être ce que l'autre attend
                  Comme si on devait être encore maintenant l'impossible qu'un Autre attendait qu'on soit il y a bien longtemps

                  Notre ticket d'entrée dans le club très fermé de la vie terrestre nous a été refusé
                  Plus personne jamais ne pourra nous le donner
                  Si nous ne le forgeons pas nous-mêmes, notre sentiment d'imposture ne disparaîtra qu'avec notre mort

                  Et dans ces conditions comment oser ne pas se perdre de vue ? Comment oser se voir soi-même en direct au fond des yeux ? Comment oser se voir enfin soi-même tout simplement ?

                  ----------------


                  Envoyé par Indianamou
                  Attraction d'autant plus toxique que les stratégies mises en oeuvre pour son propre évitement, comme expliqué plus haut, et les conflits intérieurs générés par ce perpétuel grand écart presque schizophrénique entre ces deux faces d'un même soi, épuisent d'une part et initient, bien involontairement un courant de défiance et de suspicion dans la relation à l'autre.

                  Envoyé par Indianamou

                  Qui peut se traduire par incompréhension, exclusion puis rupture.



                  Même si, et je n'le répèt'rai jamais assez, il n'y a pas de perversité volontaire, bien au contraire, plutôt, une détresse accablante et subie, même lorsque cet enchaîn'ment de circonstances semble émaner du propre fait, de la propre initiative, de celle ou celui qui, justement, va d'autant plus en souffrir.



                  Paradoxal, n'est-il pas?
                  Comme prise ou pris dans une infernale spirale de cache-cache et de dénigrement.

                  Qu'elle ou qu'il voudrait pourtant éviter à l'autre pour ne pas risquer de le "salir", de le détourner, de l'avilir, de l'aliéner, surtout si cet autrui n'a pas lui-même l'expérience de ces personnalités initial'ment profondément contrariées, et qu'il ne sera en mesure, au mieux, de n'y voir que de la suffisance ou du mépris, au pire, de s'y abimer, dans tous les sens de ce terme,

                  en essayant de comprendre ce que les contributions sur Atoute de l'Indien voulaient dire
                  !
                  Oui - enfin c'est tout-à-fait perso - je crois avoir compris qui pourrait s'adresser à moi par la voix d'Hubert Félix Thiéfaine
                  Paroles qui ont fait naître en moi une émotion bienheureuse, favorable à l'achèvement de la déliaison intérieure

                  Une véritable amie-amie m'a avoué il y a peu que ces dernières années, elle m'avait vu progressivement crever… sans alcool, elle qui est la seule à m'avoir fréquenté quand j'étais juste sorti du plus profond de l'alcool mais encore toujours très très très bas !
                  elle n'osait pas me le dire, seulement par suggestion, comme d'autres, mais de toute façon je ne les aurais pas crus

                  -------------------

                  Pour le reste :
                  Dernière modification par Ronald, 01/02/2019, 09h03. Motif: pcq au plus profond de l'alcool j'était totalement seul
                  "What a Wonderful World" Louis Armstrong

                  Commentaire


                    Hello Janviermars et toutes celles, tous ceux

                    ... pour qui, comme le répondrait mon Chouchou avec lequel j'en avais un peu marre de soliloquer en rond, ce compliment irait droit au cœur car, si c'était vrai, ce serait un progrès majeur, décisif et déterminant vers l'aboutissement d'une réelle re-conquête intérieure.
                    Car tout est parti de là.

                    Envoyé par janviermars
                    J'ouvre cette discussion afin de vous demander comment vous avez fait pour vous pardonner, ou relativiser vos comportements lorsque vous étiez sous alcool.
                    Ce qui induirait donc qu'il n'y aurait "que" ces deux propositions possibles à l'élaboration de l'alternative :

                    - Le pardon qui impliquerait une faute dûment commise, là où je ne vois qu'une banale erreur involontaire.

                    - La relativisation qui impliquerait la comparaison à un absolu, là où je n'envisage qu'un imparfait mais vital instinct de survie.

                    En premier lieu, s'il s'agit de se pardonner à soi-même, l'abstinence constitue, à elle seule, une décision et un engagement suffisant pour bienveillamment s'accorder le juste droit à la ré-approbation et à la réappropriation de sa dignité et de son amour-propre.

                    Sans autre besoin donc, de référence en dehors de soi et de soi seul, à une quelconque puissance supérieure grande ordonnatrice de ce qui serait ou ne serait pas une faute dans la hiérarchisation d'un absolu indiscuptable ou d'une morale idéalement vindicative.

                    Hop, envolée l'idée de rendre des comptes à un providentiel être suprême dans un au-delà sur-naturel.
                    Un mouvement AAA, en quelque sorte : Alcooliques Anonymes Agnostiques.
                    Que je recommande viv'ment de s'appliquer égal'ment dans tous les autres multivers de sa vie quotidienne.

                    Dans un second temps, s'il s'agit de recevoir le pardon de celles et ceux que mon comportement, sous l'emprise de l'alcool, a pu blesser, sans évidemment jamais tenter de fuir ma responsabilité à devoir, même rétrospectivement, assumer des actes commis sous produit, j'avoue que je préfère envisager de reconnaître et d'assumer, surtout dans la mesure où il n'y a pas eu de conséquences dramatiquement mortelles où là, l'inscription de l'évaporation de la douleur s'inscrivant sur une longue durée dans le temps me semble essentielle, reconnaître donc sincèrement et en toute honnêteté mon égarement dans l'addiction et assumer clairement chacune des erreurs imputables à l'alcool avec la clairvoyance et la lucidité d'une sobriété retrouvée et bien installée, en m'expliquant ouvertement, avec l'humilité de la compréhension et de la compassion sans feinte et sans fard aux malheur que j'aurais pu engendrer, sur les tenants et les aboutissants de mes alcoolisations et sur leur malheureuse "logique" pouvant effectiv'ment conduire à des mots ayant dépassé ma pensée et à des comportements ayant débordé ma maîtrise physique et son self-control.

                    Et ne pas hésiter, évidemment, si besoin était, à réparer financièrement et une fois pour toutes, les dommages matériels causés accompagné d'un bouquet ou de quelques chocolats en guise de dédommagements éthiques.

                    Et s'il s'avère que, dans le lot de ces personnes blessées, certaines refusent de m'entendre et d'accepter mes excuses motivées, me résoudre à accepter leur rancune définitive et y rester malgré tout indifférent.
                    Pour penser à ma santé psychologique et mentale à moi aussi, maintenant.

                    Envoyé par janviermars
                    Il y a certaines choses que j'ai du mal à oublier et que je regrette. Des choses que j'ai faite sous influence alcool et qui ne seraient jamais arrivées si je n'avais pas bu. Des mauvais choix, me perdre avec des personnes que je n'aimais pas, le mal fait en parole, en acte.
                    Une fois ces excuses présentées et son repentir clair'ment acté, comme précisé plus haut, rien ne devrait subsister dont je puisse garder des remords, puisque les choses dîtes ou faîtes même en état d'ivresse ne sont plus à redire ou à refaire.

                    Et qu'un mauvais choix de vie fait dans les circonstances du mauvais choix du recours à l'alcool pour le commettre devrait, par définition, s'annuler, de lui-même.
                    Voire se positiver, de la même manière qu'on peut positiver de ses erreurs en en tirant parti par des conclusions nous invitant à ne plus les commettre, aussi vrai que la multiplication mathématique de deux nombres négatifs donne un nombre positif.

                    Beau multivers que celui des mathématiques, non?

                    Les regrets, eux, ne concernant que ce que je n'ai justement pas fait, et donc, puisque rien n'a été commis, ne devraient jamais être pris en ligne de compte.

                    Le reste, ce ne sont que projections et ruminations rétrospectives impossibles à effacer, d'aucune manière, mais dont rien ne sert d'en profiter pour alimenter un art de la culpabilité et de la honte particulièr'ment développé chez les addictifs et les alcooliques en particulier.

                    Quant à oublier, même si au contraire de techniques de mémorisation, il n'existe pas de techniques à proprement parler pour effacer des souvenirs, le temps pour peu qu'on lui laisse le soin de nous rendre un certain apaisement, le fera tôt ou tard, inexorablement.

                    Parc' qu'avec le temps, y'a rien qui dure toujours!

                    Envoyé par janviermars
                    Aujourd'hui que j'y vois plus clair, j'ai du mal à accepter ce "double" de moi, à comprendre tous ces mauvais chemins pris. Je sais que ce qui est fait est fait, mais j'ai parfois une boule au ventre en y repensant. Il y a eu l'alcool, mais je me demande s'il n'y a pas un côté sombre décuplé par l'alcool qui est terré au fond de nous et qui nous fait passer à l'acte.
                    Eh non, à moins de troubles mentaux, il n'existe pas de dédoublement de la personnalité.
                    Les anges gardiens du Bien et la mauvaise foi du Mal, ce n'sont que des constructions fictionnelles de l'esprit.

                    Et sinon, pourquoi juste deux faces, d'abord?
                    Pourquoi pas, soyons fous, une multitude de faces, une "multiface" de l'être humain en quelque sorte.

                    Non, juste une maladie exacerbée et s'insinuant du fait de quelques faiblesses.
                    Comme une grippe profite d'une faiblesse et d'une baisse des défenses immunitaires naturelles de l'organisme.

                    Et une image de soi à déconstruire pour mieux la refondre aprés l'avoir mieux refondée.
                    Et pour en prendre dorénavant passionnément soin.
                    En finissant par s'accepter, imparfaite ou imparfait, tel que l'on est, loin des influences de pseudos modèles à atteindre.

                    Je sais, je sais, plus facile à écrire qu'à faire.
                    Ça fait toute une vie que c'est ma quête.
                    Mais pouvoir l'offrir en l'écrivant ici, c'est déjà une sacrée conquête.

                    Indianamou, tu n'es qu'un dangereux poète!

                    Bises Salvadore Dalida et Tableau Pique-assiette.
                    Dernière modification par Indianamou, 02/02/2019, 02h50.

                    Commentaire


                      Coucou.

                      Pour affronter les multivers, il me semble parfaitement cohérent d’être un multimoi, en équilibre instable et mouvant (émouvant aussi, certainement) entre une multitude d'orientations stéréotypées de mon caractère. Ce serait cohérent avec toutes les manifestations de la vie, qui réalisent justement un équilibre de même nature, changeant, perpétuellement adaptable, loin des visions simplistes des religions, quel qu'en soit la couleur du poil. Ou des idéologies qui se proclament politiques et restent tout aussi inadaptées à un monde en mouvement et non en marche.

                      Des stéréo-types (et drôlesses) ? Oui, car certains traits de caractère sont caricaturables et l'ont été abondamment à fin d'édification des foules. Avec l'avantage de permettre d'approcher un peu, pour ceux qui le veulent (qui ? le veule ?) la perception de la place approximative du barycentre de leur grand merdier intérieur. Ou de se contenter de Croire qu'il n'y a que deux faces et qu'ils sont du bon côté, forcément, ce qui est semble-t-il un cas clinique fort répandu, hélas...

                      L'alcool ne serait donc pas un révélateur de ce qui est caché en nous mais juste un perturbateur temporaire (ou pas) de l'équilibre interne, comme le sexe, d'ailleurs.

                      Je m'en vais reprendre un café et continuer à réfléchir à tout ça en vous souhaitant de vivre bien vos heures qui viennent.

                      fred
                      Dernière modification par rur@lcoolique, 02/02/2019, 06h35. Motif: À clavier virtuel orthographe aléatoire...
                      fred

                      Commentaire


                        C'est très joliment dit Rur, et, à mon avis, tout est vrai sauf que c'est dangereux, parce que l'essentiel pour la plupart des addicts sévères y est omis :

                        L'absence de force gravitationnelle centrale.
                        L'absence de soi à soi.
                        La recherche de substituts référentiels satisfaisants introuvables.
                        L'ignorance de qui on est.

                        Se trouver enfin est vraiment la seule solution, et ça n'est pas une formule et je dis ça sans penser à quelque théorie, idéologie, philosophie ou corpus scientifique, c'est à la fois tout simple et infiniment compliqué pour nous.

                        Pour la plupart des gens leur référence ultime à eux-mêmes est naturelle, va de soi, et ils ne comprennent que dalle à l'addiction ni non plus pourquoi de "doux délirants" se posent toutes ces questions !
                        Et effectivement ces interrogations et recherches sont parfaitement sans utilité pour eux, et même plutôt parasites de leurs existences ordinairement plus ou moins heureuses et productives.

                        Par contre combien d'addicts savent qu'ils n'ont jamais existé, ignorent qu'ils ignorent qui ils sont ?
                        Combien j'en ai connus ou connais, abstinents depuis des dizaines d'années et qui ignorent qu'ils n'ont jamais osé naître ?

                        Je pense avec tristesse à tous ceux qui furent toute leur vie, ou sont, en dépression, parfois souriante comme disait une ex-amie proche, de façon récurrente, plus ou moins consciente, comme Bill, co-fondateur des AA, qui s'est toujours cherché où il ne fallait pas et ne s'est forcément jamais trouvé !

                        Tout ce qu'ils savent ou sentent c'est qu'il y a qqch qui ne va pas, qqch qui manque cruellement, et autre chose qui est présent mais qui est insatisfaisant ou douloureux, mais ils éludent ce que leur révèlerait leur regard perçant profondément les yeux reflétés par ce miroir… ce miroir qu'ils ne cessent de fuir.

                        Bien sûr ça ne concerne pas tous les alcooliques mais moi oui et beaucoup d'autres que j'ai connus et connais aussi.
                        "What a Wonderful World" Louis Armstrong

                        Commentaire


                          Re.

                          Plus simplement, je me doute que ce sera long donc je ne me cherche pas plus "frénétiquement" que ça ; je commence par m'assurer que je me sente à peu près, c'est déjà un début, je sais au moins que je suis vivant.

                          Ensuite, qui vivra verra (comme disait une cochonne que j'ai bien connue) et par tâtonnements successifs, en faisant des points réguliers entre tous les extrêmes caricaturaux, je réussirai peut-être à approcher ce fameux "centre de gravité" (nom ô combien révélateur, j'attends que notre Indien s'en saisisse, ça devrait être saisissant) pour m'accepter un peu plus, un peu mieux, tel que je suis, mouvant au gré des émotions, des idées, des évènements extérieurs, des interactions avec les "normaux"... mais revenant toujours à peu près à un point d'équilibre que je ne maîtrise pas. Mais qui conditionne ce que je fais, voudrais faire, ne fais pas. Et tout ce que je fis et fus, histoire de charger un peu plus la barque

                          Bisous soies de porc d'un barbu qui a toujours son blaireau...
                          fred

                          Commentaire


                            Hello Rur@lcoolique,
                            Hello Ronald,
                            Hello les grosiers, les grain moyen et les fins esprits,

                            Z'avez pas vu Janviermars?
                            Je la cherche partout.


                            Alors, en résumé, notre bonne pomme d'Adam, le bien nommé, patient zéro d'une transhumanité de troisième millénaire, garanti sans vice Kasher ni obsolescence programmée et élevé au bon grain, en plein air...

                            ...devrait donc, pour éviter de trop barycentrer comme les éléphants roses de ses petits pères-pairs tranquilles, être constitué, initialement, d'une amande propre, bien polie et méticuleusement sélectionnée par ses géniteurs ou faisant office, dans notre cas, Ronald, Rur@lcoolique et Indianamou, ceux-ci ayant fécondé de leur laitance mélangée sans jamais se croiser, l'ovule d'une innocente truitelle de Janviermars 2019 programmée à instinctiv'ment remonter le cours du forum fleuve Atoute pour y pondre et y déposer son petit œuf accroché, tant bien que mal, à son fil si délicieusement fragile parmi ces multivers de brutes mal léchées, voire pas léchées du tout...

                            Amande, elle-même confortablement protégée d'un solide noyau psychique, sans arcanes ni méandres dissimulés, à fort potentiel gravitationnel et centre de tant et tant de gravités que sa seule évocation suffirait à perturber la synapse commune reliant le neurone du cerveau de Nabilla à l'encéphale plat de limande d'Hanouna...

                            ...autour duquel graviterait, à la vitesse de ces deux lumières, autant de multifaces, de multistéréo-sales-types et p'tites pépées, adaptables, corvéables et volontiers taillables à merci, oh oui, oui, oui, baignants dans l'indolent et tiède magma de leur grand merdier intérieur, prompts à le carjacker de toutes perturbations y compris alcooliques et sessuelles...

                            ...afin qu'enfin, enfin, glory glory alléluia et ratatam, "Il" puisse, dans un paroxysme de l'extase cérebrale, découvrir qui de la poule ou de l'œuf est apparu en premier!

                            J'ai bien tout compris, là?

                            Bises le doute, mes trains et la caravanne passent.
                            Dernière modification par Indianamou, 02/02/2019, 19h59. Motif: Et la grosse cochonne à son petit Veyrat l'aime beaucoup moins, depuis qu'il ne la fait plus dormir sous autant d'étoiles...

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                              'lut !

                              On ne choisit pas qui on né, on se construit sur des ressentis qu'on n'a aucun moyen d'objectiver au moment où ils nous tombent dessus. Puis il faut bien faire avec ce bagage initial lorsque la conscience s'éveille et se construire ensuite avec les évènements vécus dans son environnement proche puis de plus en plus large. Bref on ne maîtrise pas grand chose et bien malin qui pourrait dénouer ce qui l'a "déterminé".

                              Alcooliques, nous ne souffrions guère d'un surplus d'amour-propre, je pense que c'est un constat partagé largement ici... Et nous avons continué à vivre, en entassant des ressentis à côté de pensées objectivables vues en partie à travers le prisme de l'alcool.

                              Sans l'alcool, il reste le merdier déjà entassé et s'y ajoute les ressentis nouveaux et ce que l'on aperçoit en faisant l'inévitable inventaire. Ben oui, on a eu le culot de provoquer une rupture, d'aller contre ce qui nous déterminait (?) à étre alcoolique, mais ça ne suffisait pas et connement bravache -comme d'hab'- il faut se mettre à tout retourner pour comprendre, mesurer, comparer à une prétendue normalité.

                              Voilà, voilà, j'arrive. C'est donc là que se trouvent regrets et remords. Ayant quand même réussi quelques erreurs dans ma vie, il faudrait peut-être que j'essaie d'éviter celle de prêter à autrui des pensées dont je ne sais rien. Exprimer des regrets sincères et réparer, pour du matériel, OK, mais juger que moralement on a fait du tort, ben c'est assez hasardeux. Notre grand merdier intérieur devrait nous mettre la puce à l'oreille : il y a quand même de fortes probabilités que les autres ne soient dans le fond pas beaucoup moins tordus que nous-mêmes et qu'ils vivent en entassant des ressentis pas forcément plus logiques ni prévisibles ni objectifs que les nôtres.

                              Aller reconnaître son alcoolisme pour "expliquer" à un autre que peut-être notre jugement altéré a pu nous faire glisser et qu'on espère ne pas l'avoir trop chiffonné.e, d'accord, si on tient ou tenait à cet.te autre, mais pourquoi s'apesantir une fois de plus sur de supposés échecs, de présumées erreurs et construire des jours durants des peut-être-j'aurais-pu-ou-du etc. ???

                              Habaouïïï, parce que je le fais tout le temps et pour tout, comme d'autres ici ; post-vivre, pré-vivre, en me plaquant des jugements sans appel que je me supplie à genoux de me pardonner à moi-même...

                              Bref inventaire OK mais sans rumination, présentation d'excuses si et seulement si mais surtout pas de contrition. Vous en avez vu beaucoup, vous, même des très-proches, venir vous présenter des excuses pour des torts qu'ils estiment avoir pu vous causer ?

                              Barbe douce et bisous poilus.

                              fred
                              fred

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                                coucou les d'jeunes , ma fille qui à 24 ans me prend pour une grosse m***e, ça fait mal surtout qu'au bout de 5 ans d'abstinence rien ne s'est arrangé, je n'ai qu'elle comme enfant , son pére est un multitox, tu imagines avec quelle colére au fond d'elle , aujourrd'hui je dois vivre avec , ça été dur surtout au début, j'essaie juste aujourd'hui d'etre moi , je n'espére rien et je ne compte que sur moi, un long et grand travail quand on a été disfonctionnelle toute sa vie, pronais haut et fort d'étre "différente" pendant 35ans, je reve je veux de la "normalité".

                                bonne journée
                                arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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