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    Bonjour,
    Envoyé par rur@lcoolique Voir le message

    Habaouïïï, parce que je le fais tout le temps et pour tout, comme d'autres ici ; post-vivre, pré-vivre, en me plaquant des jugements sans appel que je me supplie à genoux de me pardonner à moi-même...

    Bref inventaire OK mais sans rumination, présentation d'excuses si et seulement si mais surtout pas de contrition. Vous en avez vu beaucoup, vous, même des très-proches, venir vous présenter des excuses pour des torts qu'ils estiment avoir pu vous causer ?
    Pas tout à fait d'accord, si je puis me permettre...
    Excuses et contrition d'une part, et reconnaissance des faits de l'autre, sont des choses bien différentes.
    Exemple. J'ai conduit, comme d'autres ici j'imagine, dans des états même pas seconds mais tertiaires, quaternaires etc.
    Je n'ai tué personne, à peine un peu éraflée la voiture parfois. Je n'en étais quand même pas moins une sale conne égoïste, car égoïstement enfermée dans son alcool, totalement irresponsable et potentiellement criminelle.
    Sous alcool OK. Et si j'avais tué quelqu'un ? j'aurais dit quoi ? Pas d'excuses, c'est mauvais pour l'estime de soi ?
    Je n'ai tué personne mais c'est exactement pareil. C'est seulement la chance qui m'a permis de l'éviter.
    Donc je ne me donne pas le fouet tous les jours, mais j'essaie quand même de regarder en face ce que j'ai été, ce que je suis, ce que je peux être. (cf fil Janviermars.)
    Ceci n'est qu'un exemple, déclinable.
    J'aime assez l'expression et la position de Louvaji : "vivre AVEC" et se reconstruire un ou une autre, autrement.

    BJ
    Dernière modification par Al!ce, 03/02/2019, 08h03.
    Un truc que j'ai compris : ça. Un autre, plus intéressant :
    "Those who don't believe in magic will never find it." Lewis Carroll

    Commentaire


      Hello Rur@lcoolique,
      Hello Louvaji,
      Hello Al!ce,
      Hello les grand(e)s débateurs(trices) et les futur(e)s référendumisé(e)s


      Envoyé par Rur@lcoolique
      Notre grand merdier intérieur devrait nous mettre la puce à l'oreille : il y a quand même de fortes probabilités que les autres ne soient dans le fond pas beaucoup moins tordus que nous-mêmes et qu'ils vivent en entassant des ressentis pas forcément plus logiques ni prévisibles ni objectifs que les nôtres.
      Sauf que peut-être, ces autres, en totale symbiose et harmonie avec majorité et normalité, n'ont aucune raison de se demander s'ils sont tordus ou non.

      Depuis le début de leur temps, ils ont existé, existent par eux, pour eux et sont dépositaires et plénipotentiaires de leur ordinaire globalement bonheureux.
      Jusqu'à parfois un petit grain de sable ou une grosse pelle dans la gueule.
      Ou pas.
      C'est pour cela que, même dans ce cas-là, il n'y a jamais besoin de conjuguer le verbe "exister" au futur.
      No future pour tout le monde. Et caviar pour les autres, aurait conclut le Jacquot.

      Envoyé par Rur@lcoolique
      Vous en avez vu beaucoup, vous, même des très-proches, venir vous présenter des excuses pour des torts qu'ils estiment avoir pu vous causer ?
      Et on passe pour un con si, sincèr'ment, on le regrette ?


      Envoyé par louvaji
      je n'espére rien et je ne compte que sur moi,
      En voici une, des possibles clefs.
      Car c'est bel et bien l'espoir qui peut tuer le désir et l'envie à force de le chercher sans jamais en trouver trace.
      Ou sous forme de grossières contre-façons.
      Qui, de toutes manières, ne f'ront illusion qu'un temps.

      Sans pour autant sombrer dans son contraire, le désespoir.
      Qui d'ailleurs ne peut exister qu'en paralléle du premier cité.
      Et donc si on considère l'espoir comme une chimère, le désespoir est éradiqué.

      Reste alors l'indifférence.
      Si souvent et injustement décriée voire méprisée.
      J'avoue que l'école de son apprentissage m'est difficile mais c'est elle qui m'a donné le plus de fruits.
      Et de raisons de m'en foutre pour continuer.

      Quant à cette responsabilité exclusive de ne compter que sur soi, par soi et pour soi, elle procède quasiment, comme dév'loppé plus haut, de majorité et de normalité.
      C'était bien ce que tu voulais, non?

      En revanche, comme toutes distanciations, tout recul, elle nécessite un certain éloignement, un isolement pour parfaire l'isolation.
      Et là aussi, c'est une difficile école, pleine de promesses, que la socialisation à tous crins s'est bien gardée de m'enseigner.
      Mais, je crois qu'à la prochaine rentrée, je m'y inscris.
      Et je verrai bien.

      Envoyé par Al!ce
      et se reconstruire un ou une autre, autrement.
      Ce qui n'est possible qu'à deux conditions :

      - une, d'avoir précédemment déjà fait l'expérience d'un moi, effectivement valable à ses propres yeux et affectivement présentable en toutes sociétés avant de prétendre pouvoir accéder à un ou une autre, autrement.

      - la seconde, d'être construit sur la base d'une toute puissante volonté susceptible d'influer voire de déterminer les choix de ce que l'on est, de ce que l'on veut et de ce que l'on sera, suivant la moraline catégorique et incontestable du "quand-on-veut,on-peut" au contraire d'un penchant à imaginer que sa seule liberté est justement de n'en avoir aucune dans ses déterminismes géographique, historique, économique, circonstancier et bien entendu physiologique et psychologique, ne permettant pas, et je rejoins Ronald sur ce point, de pouvoir être, ne serait-ce même qu'entraperçu, par les icelles et les iceux de la berge d'à côté.

      Ou seulement dans un dialogue de sourds et d'opposition d'inébranlables positions, se résumant à une joute d'assurance et de convictions pour le fond et d'éloquence et d'aplomb pour la forme.

      Pour déboucher sur les séduisantes évidences d'un point de vue confinant à un nouvel absolu cette fois-ci entièrement déterminé et encadré par soi-même, où la seule rigueur d'une existence simple occulterait automatiquement les difficultés à être et les fascinantes perspectives d'un facteur chance providentiel, qui, s'il a pu éviter les drames sous alcool, pourra tout aussi bien avec l'abstinence, faire définitiv'ment taire et garder baillonnée la part noire qui sommeillerait en nous, si tant est qu'elle puisse exister en tant que telle.

      Sans parler de l'expérience de l'équilibre parfait d'un juste milieu à trouver, sans doute entre modération, pondération et maîtrise de soi, comme on disait à la gendarmerie autrefois, pour les personnes addictives que nous sommes, donc excessives par nature, sans préalable besoin de panser et de penser, auparavant, les blessures qui nous ont conduites jusque là.

      Avec les autres, pourquoi pas, mais pas au travers des autres.

      Par des actes et une conduite ou un acte et des conduites ?
      Dans la mesure où l'expérience m'a prouvé que personne ne peut être à la fois juge et partie, humainement capable de garantir une pareille intégrité.

      Hormis peut-être lorsqu'on est à même de penser qu'évidemment on sait comment on doit obligatoirement se comporter devant tel tableau, telle musique, tel récit.
      Et encore, pas n'importe lesquels.
      Les déclarés virtuoses où l'on excelle.
      Entre initié(e)s.

      Jolie musique sans doute mais hors de ma modeste portée.

      Bises jus de chaussettes et chemise cartonnée.
      Dernière modification par Indianamou, 04/02/2019, 02h11. Motif: Foncez, foncez voir, écouter, réfléchir et peut-être même pleurer devant "The green book", un film juste parfait.

      Commentaire


        Envoyé par Indianamou Voir le message
        "Vous en avez vu beaucoup, vous, même des très-proches, venir vous présenter des excuses pour des torts qu'ils estiment avoir pu vous causer ?"

        Et on passe pour un con si, sincèr'ment, on le regrette ?
        Non point, mais entre une solide "culture" du non-dit et la généralisation de la "win" en mode "moi d'abord", il est particulièrement rare de le voir, c'est un fait. Et à l'inverse, c'est l'excuse polie, sincère et documentée qui passe pour une "grossièreté" déplacée, un signe de faiblesse ou de manque de caractère...

        Merci pour le conseil ciné.

        *@+

        fred
        fred, pas d'avoine

        Commentaire


          Envoyé par Indianamou Voir le message
          sa seule liberté est justement de n'en avoir aucune dans ses déterminismes géographique, historique, économique, circonstancier et bien entendu physiologique et psychologique
          Ah, tiens, le vieux débat de la nature et de la grâce, des déterminismes et de la part de liberté qu'ils laissent est clos ! flûte, j'avais loupé l'épisode.
          Merci en tout cas d'avoir refermé cette question pour l'humanité tâtonnante qui hésitait depuis cinq siècles à y apporter une réponse aussi tranchée.
          Je ne prendrai pas la liberté de douter puisque mon doute serait, sans doute, pré-déterminé et ma liberté de jugement parfaitement illusoire.

          Un truc que j'ai compris : ça. Un autre, plus intéressant :
          "Those who don't believe in magic will never find it." Lewis Carroll

          Commentaire


            Hello Al!ce
            Hello les bien poli(e)s, les malpoli(e)s et celles et ceux qui s'arrogent le droit d'être dispensé(e)s de politesse,

            Envoyé par Al!ce
            Ah, tiens, le vieux débat de la nature et de la grâce, des déterminismes et de la part de liberté qu'ils laissent est clos ! flûte, j'avais loupé l'épisode.
            Pourquoi, y fallait pas?
            J'ai roté pendant le solennel silence imposé par les pédants qui prétendent me dicter, en "despote éclairé(e)", ma pensée et ma conduite ?

            J'avais déjà portant fait l'effort, moi, pour ne pas être incommodant, de m'retenir de péter.

            Effectiv'ment, de mon point de vue d'être humain imparfait et singulier touché par quelques addictions que j'ai la conviction de penser que je ne les ai pas choisies, c'est une façon d'envisager les choses parfait'ment cohérentes à mes yeux avec l'historique de mon alcoolisme et même, pour ne rien cacher, de mon existence, et j'entends bien que, n'en déplaise dorénavant à qui que ce soit, cela devienne mon essentiel.

            Et c'est peut-être, je l'admets, une mauvaise solution, mais qui en vaut bien d'autres, bien plus préjudiciables à ma santé physique et mentale.

            Envoyé par Al!ce
            Merci en tout cas d'avoir refermé cette question pour l'humanité tâtonnante qui hésitait depuis cinq siècles à y apporter une réponse aussi tranchée.
            S'il vous plaît.

            Je n'ai pas vraiment à faire ni affaire avec l'humanité qui peut bien tâtonner comme elle le souhaite, c'est son destin, en revanche je retiendrai que lorsqu'on dit "merci" chez les gens mal polis et, souvent donc, ça va de pair, mal intentionnés, ça ne doit surtout servir qu'à accabler.
            On dirait un peu la comm' actuelle de l'Élysée.

            Envoyé par Al!ce
            Je ne prendrai pas la liberté de douter puisque mon doute serait, sans doute, pré-déterminé et ma liberté de jugement parfaitement illusoire.
            Je ne vous le fais pas dire.
            Et rien ne vous empêche d'ouvrir votre propre fil pour pouvoir y dév'lopper ces thèses et ces idées où j'aurais plaisir de venir y répondre, courtoisement, moi!

            Ou non, si comme ça semble être ici le cas, ça m'est irrecevable.
            Et que je devrai me résoudre à tolérer d'être impuisamment déterminé à devoir passer mon chemin.

            Bises jour des gosses, des beignes et des bosses.
            Dernière modification par Indianamou, 06/02/2019, 11h37. Motif: Et qu'on n'vienne pas me dire que c'est de ma faute si ça part une nouvelle fois en eau de boudin.

            Commentaire


              Hello les fil-de-féristes aux yeux bandés et les jongleurs(euses) avec le feu,

              Tiens, r'vlà l'Indien.

              Qu'est-ce qu'il a bien pu glander pour faire, lui aussi, le mort et la sourde oreille depuis une dizaine de jours?

              'L'a regoûté au jus raisin à 13 degrés?
              'L'a fêté ses 2 ou 5 ou 10 ans sans bouteille?
              'S'est fait opéré d'son troisième œil?
              'L'est mort sous une avalanche de métastases?
              Ou il est parti sous le soleil des Tropiques, que là, quand même, faut pas déconner, je n'vais pas tout faire pour vous, hein d'abord, je n'vous mets pas le lien vers le Gilbert qui va avec ce gimmick vintage mais plutôt avec ce Gilbert-là, qui lui aussi partit en voyage!

              Et je reprends doctement le clavier.

              L'alcoolisme est souvent conditionné, si évidemment que ça en devient presque un lieu commun, à un rapport à soi totalement biaisé.

              Une fois ce constat établi, le pourquoi et les pour quoi dégagés juste ce qu'il faut pour être bien à sa suffisante vue sans forcément besoin, de mon avis, de les creuser trop profondément au point de risquer de se trouer de part en part, il faudra donc trouver ses ressources et ses moyens, internes et externes, et patiemment, bien se les approprier pour déconstruire un habitus de réflexes, de conditionnements, de projections, de réticences, d'inclinaisons capables de réamorcer un déni, toujours insidieusement latent et résigné d'un "à quoi bon" ou d'un "pourquoi moi" puis, pour se réparer, rétablir ou reconditionner une image de soi, avant tout, suffisante pour être enfilable et, une fois enfilée, assez large tout de même pour être sortable.

              Se pose alors justement, par cet indispensable nécessité de la sortie, l'émergence d'une volonté à être, d'une exigence à exister qui doit, puisque personne ne vit sur une île déserte, faire l'épreuve de sa confrontation à l'altérité, sans fard et sans produit refuge-petit-trou-d'souris ou excuse-toute-trouvée-à-deux-balles.

              Et, et c'est justement là où j'achoppe toujours aussi maladroitement, malgré la bonne volonté de mes tout nouveaux mocassins pourtant bien ressemelés, il va donc falloir inévitablement se poser la question de trouver sa juste place dans la relation humaine, sans ni avoir la sensation de léser l'Autre, dans un sentiment d'imposture, d'usurpation ou de dissimulation involontaire, souvent d'autant plus ressenti que vraiment réel, ni celle de se sentir soi-même lésé par l'Autre, ou puni, ou résigné ou encore dépossédé de tout ou partie de soi.

              Pour ne pas, ni penser léser, ni devenir lazy d'une manière ou d'une autre dans sa confrontation à l'humanité juste là, toute crue, en face de la sienne.

              Tout en n'hésitant pas, pourquoi pas, à se laisser aller aussi, à quelques futiles frivolités et autres mondanités et plus si affinités.

              Car, même si le parallèle peut paraître culotté et le rapprochement osé, l'usage et la consommation d'alcool comme celle d'Autrui, si je puis me permettre l'expression, paraissent obéir à un ensemble de logiques ou de règles communes :

              - une solution à un défaut de son auto-considération trop défaillante qui peut déraper dans une dépendance alcoolique d'un côté ou affective de l'autre.

              - une tentative de comblement forcenée du vide archaïque de c'qui n'a pas ou mal été transmis, par des consommations alcoliques excessives d'un côté ou des relations humaines bancales et boîteuses, toujours dans les deux cas, illusoires stratégies pour détouner son attention de ses véritables et intimes inadaptations et tromper son ennui en renforçant son déni.

              - des rapports inadaptés et au final, malsains, à la nature et aux fonctions du produit alcool d'un côté ou de la relation humaine de l'autre.

              - enfin, lors de sa séparation contrainte par nécessité ou imposée par besoin, envie ou volonté, cette peur de se sentir lésé en se soustrayant au produit ou à la personne aimée et/ou d'avoir lésé, spolié le produit de son initiale nature, gustative, sociale, culturelle et festive comme on risquerait de léser quelqu'un de son droit à juste exister tel qu'il est, sans imparablement le détourner.

              - et ce vœux puéril de les voir disparaître, cet alcool et ces autres, ommniprésents dans son environnement et dans sa tête, éradiqués pour toujours et à jamais de son souvenir et de la surface de la terre en emportant avec eux, la douleur intense et subite de la blessure existentielle et narcissique, ressentie comme autant d'incompréhensions et de frustrations à n'pas appartenir à la simple et courante normalité.

              Si tant est qu'elle existe, cette normalité, mais dont, hélas, on reste persuadé qu'elle serait le remède idéal et définitif à tous nos maux.
              Et dans laquelle, en revanche, il y a fort à parier, qu'on s'y f'rait terriblement chier!

              - sans oublier, la trouille, la pétoche, la boule au ventre de ce vertige à envisager de vivre sans, pour l'alcool comme pour l'Autre, non sans avoir essayé auparavant de vivre avec, modérément, sans jamais hélas y parvenir de façon satisfaisante, en tous cas, d'une manière toujours un tantinet périlleuse pour sa santé psychique, nerveuse puis physiologique.

              Quant aux produits de substitution... y'en a pas.
              Au même titre qu'on n'peut pas être un peu enceinte ou très silencieux.

              Et alors... Et alors?

              Pourquoi ce nouveau post tardif, dans une discussion qui doucement s'enfonçait mollement dans les limbes du tréfonds de l'oubli de la page 2 de la section "Arrêter l'alcool" du site Atoute des serveurs de DDD le Nabab sur la toile arachnide mondiale du numérique fait de 1, les beaux, les bons, les biens, les allumés et de 0, les laids, les cons, les ratés, les éteints, plus manichéen que la logique informatique, tu meurs!

              Parc'qu'en une dizaine de jours, je me suis sevré de la dernière Autre qui gardait encore entrouverte de sa fragile pantoufle de vair la porte de verre, ou inversement, de mon impossible et invivable confrontation aux mille et un visages de l'humanité et ses cent millions de couches.

              Donc, me voilà installé seul dans mon nouveau et petit tipi tout propret, pour assumer déjà, enfin ou seulement, barrer les mots inutiles, mon abstinence de l'Autre et, par extension des Autres, auxquels décidément je ne comprends vraiment rien.

              Le sevrage s'est bien passé, sans crise ni délirium ni vaisselle cassée, je peux même fréquenter et servir le produit sans le consommer, il ne me manque pas, j'en suis même surpris.

              Ce nécessaire recentrage d'autonomie et d'ultime maturation sera-t-il pure folie ou incroyable révélation?
              Seul l'avenir me le dira.

              Place à la vie.
              Et poil au pied!

              Bises giboulées de février et poisson de mars.
              (Mais où s'arrêt'ra donc le progrès?)
              Dernière modification par Indianamou, 15/02/2019, 23h53. Motif: Parc'que vous, vous réussiriez à tout bien mettre en scène en un seul jet? Ben, moi, pas!

              Commentaire


                Coucou Tonton Indi, enfin te revoilà, forcément j'aurais pas mieux dit
                Tout en n'hésitant pas, pourquoi pas, à se laisser aller aussi, à quelques futiles frivolités et autres mondanités et plus si affinités.

                Car, même si le parallèle peut paraître culotté et le rapprochement osé, l'usage et la consommation d'alcool comme celle d'Autrui, si je puis me permettre l'expression, paraissent obéir à un ensemble de logiques ou de règles communes :

                - une solution à un défaut de son auto-considération trop défaillante qui peut déraper dans une dépendance alcoolique d'un côté ou affective de l'autre.
                je pense qu'effectivement ne pas toujours trop réfléchir, trop chercher, gratter aide dans les relations humaines, hier je me posais la question, n'as tu vraiment plus besoin de personnes ou as tu peur de te lancer(là je parle d'un n'amoureux par ex), presque 6 ans de vide cosmique, ce qui me fait bizarre c'est que ça ne me manque absolument pas.

                De toutes mes relations anciennes amicales, je n'ai gardé que les 2 personnes que j'ai senti sincèrement heureuse de mon abstinence elles sont très fiéres de moi, (j'avais je croyais un 3émes mais 2 mois après ma sortie de cure, il m'a appelé pour qu'on passe une soirée ensemble, là la 1 ére chose qu'il me dit je trouverais bien des xtas, je lui fais un dessin, il descend un peu dans mon estime mais je lui laisse une chance, il n'a pas arreté de me dire que ça l'ennuyait avec qui allait-il se défoncer, le ponpon c'est la cuite qu'il s'est prit ce soir là, je ne l'ai plus jamais vu, black listé) pour les nouvelles je m'en fais doucement, patiemment, c'est vrai que ce ne sont pas des amis(sauf une), j'aime discuter, passer du temps avec mais je aussi très souvent seule.

                Avant de devenir ce que je suis aujourd'hui, je n'aurais jamais imaginer vivre sans une histoire de coeur, plus d'un an, meme si avec ma maladie, un père PN, forcément j'ai enchainé des histoires plus catastrophiques les unes que les autres, je ne voudrais pas devenir un ours mal leché à force, je me pose pas mal de questionsenfin pas trop non plus

                Excellente journée plaine de soleil,
                arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

                Commentaire


                  Envoyé par Indianamou Voir le message

                  L'alcoolisme est souvent conditionné, si évidemment que ça en devient presque un lieu commun, à un rapport à soi totalement biaisé.
                  Fondamental.
                  Et oui, presqu'un lieu commun mais pour nous rendre compte à quel point, dans quelle mesure et dans quel sens, c'est pas un boulot qui ne se fait qu'en dix ans !
                  Rapport à soi biaisé jusqu'à totalement falsifié.
                  De même du rapport aux autres.
                  De même du rapport au réel.

                  Mais pour ce dernier point faut pas nécessairement être alcoolo ou souffrir de quelque psychopathologie.

                  Pour arriver à voir le décalage entre, d'une part, nos représentations mentales, ainsi que leurs charges émotionnelles, de nous-mêmes, des autres et du réel, et, d'autre part, les réalités référencées, il faut déceler, mettre au jour comme un archéologue, le plus déterminant des influences, filtres, supports, percepts qui les ont induites et introduites en nous depuis notre advenance et comment nous les avons incessamment renforcées, nourries - et, accessoirement, modifiées - parfois envers et contre toute évidence.

                  Une fois ce constat établi, le pourquoi et les pour quoi dégagés juste ce qu'il faut pour être bien à sa suffisante vue sans forcément besoin, de mon avis, de les creuser trop profondément au point de risquer de se trouer de part en part, il faudra donc trouver ses ressources et ses moyens, internes et externes, et patiemment, bien se les approprier pour déconstruire un habitus de réflexes, de conditionnements, de projections, de réticences, d'inclinaisons capables de réamorcer un déni, toujours insidieusement latent et résigné d'un "à quoi bon" ou d'un "pourquoi moi" puis, pour se réparer, rétablir ou reconditionner une image de soi, avant tout, suffisante pour être enfilable et, une fois enfilée, assez large tout de même pour être sortable.
                  Oui il faut déconstruire.
                  Non, il n'y a pas de risque de "se trouer de part en part".
                  Peur légitime mais sans fondement.
                  C'est du dur, du solide, de l'inaltérable qu'il y a sous le vide apparent, et ce n'est pas un trésor, c'est de l'ordinaire, du banal, mais du propre, du vrai, du perso, de l'authentique.
                  Si on creuse au-delà de la peur, on découvre son fondement propre unique et commun.
                  Le seul vrai, resté tout propre, malgré son ensevelissement sous une foule d'erreurs, de mensonges et de non-dits.

                  Et l'image de soi qui en sort est soi, peu importe qu'elle soit sortable ou pas, on en montre que ce qui nous sied en fonction de l'environnement sans cesse changeant et ce changement incessant ne nous fait plus peur :
                  Notre base propre est activée
                  Nous sommes un être normal, commun, ordinaire, naturel, dont le centre de gravité est au centre de lui-même comme tout atome ou toute planète qui se respecte.
                  Nous devenons capables de nous ouvrir et de nous fermer à volonté, d'aimer et de haïr, de produire et de donner, de prendre et de consommer sans risque fantasmé de nous perdre, ni de nous métamorphoser, ni de nous aliéner, ni de détruire ou de nous détruire.

                  Se pose alors justement, par cet indispensable nécessité de la sortie, l'émergence d'une volonté à être, d'une exigence à exister qui doit, puisque personne ne vit sur une île déserte, faire l'épreuve de sa confrontation à l'altérité, sans fard et sans produit refuge-petit-trou-d'souris ou excuse-toute-trouvée-à-deux-balles.
                  Il n'y a pas d'exigence, il y a alors une ex-istence qui va de soi, naturelle, autonome, seul ou en compagnie, compagnie indifférente ou attentive, bonne ou mauvaise.
                  Je suis
                  mon être propre est
                  'je' apparaît dès lors sans volonté de se montrer, sans plus le moindre besoin d'être perçu tel qu'il est, sans plus la moindre déception sidérante d'être non perçu,
                  il n'y plus ni crainte ni envie d'être aperçu ou a-perçu

                  La conscience de la coupure radicale entre mon être et ses représentations où que ce soit est la plus grande libération qu'on puisse vivre.
                  Pas de miracle, jamais d'un coup, quand on creuse dans la bonne direction, l'éclairage est progressif malgré d'inévitables retours en arrière et des grincements voire des désespoirs provisoires, comme tout vrai processus d'évolution substantielle.

                  Il restera aussi bien sûr toujours maints recoins obscurs et couches inexplorées, mais secondaires, et donc, c'est secondaire et on peut laisser là alors le travail pour ne plus se consacrer qu'à l'extérieur, en toute lucidité, sans peur, ni attente, inappropriées ou perturbatrices.

                  Et, et c'est justement là où j'achoppe toujours aussi maladroitement, malgré la bonne volonté de mes tout nouveaux mocassins pourtant bien ressemelés, il va donc falloir inévitablement se poser la question de trouver sa juste place dans la relation humaine, sans ni avoir la sensation de léser l'Autre, dans un sentiment d'imposture, d'usurpation ou de dissimulation involontaire, souvent d'autant plus ressenti que vraiment réel, ni celle de se sentir soi-même lésé par l'Autre, ou puni, ou résigné ou encore dépossédé de tout ou partie de soi.
                  dur d'essayer de faire avancer la charrue sans bœuf
                  le bœuf étant toi, enfoui encore, endormi même quand tu es l'homme le plus actif du monde

                  Pour ne pas, ni penser léser, ni devenir lazy dans sa confrontation à l'humanité juste là, toute crue, en face de la sienne.


                  quand tu auras conscience de ton être et que tu existeras tel que tu es sur ta nano-scène terrestre, sans plus avoir le besoin de te cacher ni de te montrer, ton jeu s'adaptera naturellement au contexte dans lequel tu te trouveras plongé, et le mot "confrontation" ne te viendra plus jamais a priori à l'esprit.



                  Tout en n'hésitant pas, pourquoi pas, à se laisser aller aussi, à quelques futiles frivolités et autres mondanités et plus si affinités.


                  Et pourquoi pas ?




                  La suite de ton texte ne fait que confirmer, me semble-t-il, ce que j'ai écrit supra

                  Par contre ce qui suit m'interpelle et je te prie de m'excuser de ne piger que maintenant ce qu'il en resssort alors qu'il y a là peut-être un cri sourd et discret, un appel qui ne se veut pas tel, une tristesse tapie dans le tepee


                  Parc'qu'en une dizaine de jours, je me suis sevré de la dernière Autre qui gardait encore entrouverte de sa fragile pantoufle de vair la porte de verre, ou inversement, de mon impossible et invivable confrontation aux mille et un visages de l'humanité et ses cent millions de couches.

                  Donc, me voilà installé seul dans mon nouveau et petit tipi tout propret, pour assumer déjà, enfin ou seulement, barrer les mots inutiles, mon abstinence de l'Autre et, par extension des Autres, auxquels décidément je ne comprends vraiment rien.

                  Le sevrage s'est bien passé, sans crise ni délirium ni vaisselle cassée, je peux même fréquenter et servir le produit sans le consommer, il ne me manque pas, j'en suis même surpris.
                  ?
                  Dernière modification par Ronald, 22/02/2019, 08h28.
                  "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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                    L'indien, j'avais écrit ce post (#53) en pensant notamment à toi quant à l'origine de notre sentiment d'illégitimité ultime

                    https://forum.atoute.org/forum/confé...st-le-23/page4
                    "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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                      Sur le sentier de la guerre ou tu as rejoint tes ancêtres ?
                      En tout cas, plus de post depuis plus de deux semaines, voilà qui n'est pas banal.
                      Y en a (au moins un en tout cas mais je respecte l'anonymat) qui lisent et relisent ce fil sans intervenir et tu vas les frustrer !

                      Signaux de fumée multicolore à tous vents !


                      "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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                        Coucou forcement qu'on a remarqué ton lonngggggg silence
                        arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                          Hello Louvaji,
                          Hello Ronald,
                          Hello les réjoui(e)s et hello les frustré(e)s,

                          Ni sentier de la guerre, que d'ailleurs je n'ai jamais su et ne saurai sans doute jamais mener, sur aucun front, ni rendez-vous avec mes ancêtres, qu'en bon fils, je tente, du mieux que je peux, d'épauler dans l'épreuve de l'authentique vieillesse, celle de la résignation qui avance et de la dépendance qui s'installe.

                          Non plutôt un sentiment de "guère" pour ne pas dire de rien dans cette inévitable et nécessaire expérience et tentative de trouvaille d'un moi-même coupé des autres, faute de caution légitime et valable, dans l'autosuffisance et l'insignifiance que permettent l'anonymat confortable des conditions et des formalités de mon déménagement.

                          Et d'une sorte de grand nettoyage d'un printemps qu'on appelle avidement de ses vœux alors que la réalité du calendrier, elle, rappelle pragmatiquement que l'enthousiasme est malgré tout, encore tout engourdi par les, toujours de mise, rigueurs hivernales pourtant déjà éternuées dans les allergies des premiers pollens primesautièrement diffus de ces arbres empressés d'en découdre avec la promesse de leur nouvelle et salvatrice montée de sève.

                          Un break ou un brake?
                          Une réclusion ou une conclusion?

                          J'avoue que j'n'en sais rien même si, en revanche, dorénavant, je sais maintenant faire confiance au temps pour assurer la décantation de mes eaux usées dans les filtres des clepsydres de mes improbables car indomptables intuitions.

                          Et à m'éclipser en lui faisant cadeau de lui-même pour que dans ces boues enfin séchées, il me fasse écrire d'autres mots que ces hermétiques et incompréhensibles pâtés d'impressions juste éclairés aux lumières de la ville, à mes pieds, endormie.

                          Bises tableaux de maîtres et paire de valets.
                          Dernière modification par Indianamou, 05/03/2019, 00h33.

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                            Très heureux d'avoir de tes nouvelles … et de profiter de la beauté de ta langue moins fourchue que toute autre !

                            Changement de rive pour l'Indien, donc !



                            Passage délicat mais peut-être que de l'autre côté du fleuve, les peuplades seront moins farouches et la contrée mieux appropriée
                            "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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                              Il faut rester optimiste qui c'est
                              arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                                Coucou.

                                Le printemps approche doucettement. J'espère que le surplus de lumière solaire et les bruissements de l'éveil de la nature atteignent ta retraite et t'y trouvent appaisé.

                                *@+

                                fred
                                Dernière modification par rur@lcoolique, 18/03/2019, 21h53. Motif: "clavier" android
                                fred, pas d'avoine

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