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    #76
    Envoyé par Reine des prés Voir le message
    bonjour à tous,


    - Sencha, le travail c'est ta valeur que tu vends, ton corps, tes compétences, avec intérêts, ou plus value, au choix. Dans le cadre de la vie que tu sembles être en train de reconstruire, je pense qu'il serait utile de t'interroger sur tes priorités, quantité vs qualité, par exemple, et peut-être aussi sur la nature des "obligations" que tu te choisis,
    afin, une fois tous les tumultes passés, d'essayer de vivre juste une vie qui te ressemble.
    (je ne m'étale pas sur la parentalité et pour cause)
    Amen.

    Bonsoir Reine des prés,

    J'ai juste mis en gras ce que tu dis et que je pense, j'envisage, pour un futur proche.

    En résumé, je vais essayer de me simplifier l'existence, de manière globale.

    Bonne soirée

    Sencha.

    Commentaire


      #77
      L'Indien tes confidences publiques me semblent faire apparaître un sérieux manque de confiance sociale.

      Le contexte de mon post : hier j'ai reçu les confidences d'une connaissance, un homme de mon âge, abstinent depuis une trentaine d'années, qui a eu à peu près la même évolution que moi par rapport aux AA, qu'il ne fréquente plus. Il a pris l'excellente décision de fréquenter les mab abondamment au début, la sagesse de ne point sombrer dans leurs dogmes et délires, et l'intelligence de les quitter en prenant les mesures adéquates destinées à ne jamais oublier cette maladie alcoolique dont une des caractéristiques est justement de se faire oublier.

      Comme moi, évolution de fond et globale tendanciellement positive continue. Il m'a fait découvrir hier, à ma quasi stupéfaction, qu'il fut victime du même type de conditionnement familial que j'ai subi alors que son milieu socio-culturalo-religieux d'origine est tout autre.

      Ouais, je sais, dans ton cas, Indianamou, c'est pas le conditionnement négatif mais l'absence d'info adéquate sur autrui et le fonctionnement social, qui t'a nui et continue à te nuire. C'est le manque, le vide, plutôt qu'un excès de propagande mensongère qui te conduit à te dévaloriser et à t'inférioriser sans cesse par rapport à autrui.
      Et donc en même temps forcément qui te mène à survaloriser et à supérioriser autrui a priori.
      Si si et ce ne sont pas tes cris désespérés exprimant parfois plutôt le contraire qui me détromperont.
      J'me gourre ?

      Donc pour le demi-copain en question, son père unique et non choisi fut - et reste en lui - le premier représentant du monde extérieur et le principal informateur sur ce mystérieux monde extérieur - peuplé d'êtres non moins mystérieux pour ceux qui comme lui et moi avons été des minots privés de crèche, d'école maternelle et d'environnement social suffisant en dehors du nid familial dans la petite enfance.
      Et comme moi il a reçu un conditionnement précoce incessant, continu, récurrent, répété et sans cesse démontré, qui continue à lui faire croire en profondeur et a priori que les autres sont "mieux" que lui.
      Et quand manifestement ça semble n'être pas le cas de tel ou tel Tartempion sur quelque plan que ce soit, alors il pense que qqch lui a échappé concernant ledit Tartempion, lequel doit, selon lui, être d'autant plus super dans un intérieur caché qu'il est infect en apparence, que son apparence est donc totalement trompeuse.

      Et si, de toute évidence incontestable, le Tartempion s'avère bête et méchant et agit de façon stupide et odieuse, c'est parce que cette personne, apparemment "inférieure" sur un plan moral, intellectuel ou autre, a subi toutes les injustices justifiant son état et sa situation, et en sus, ledit Tartempion a dès lors aussi les meilleures raisons du monde de m'en vouloir perso, vu que moi on m'a bien dit et répété que j'ai eu toutes les chances non méritées existables
      donc il est juste et bien, de me mettre à plat ventre devant lui et de répondre à toutes ses attentes

      c'est ainsi qu'ont "fonctionné" mes trois sœurs durant toute leur vie et moi durant presque toute ma vie






      Faut parfois des dizaines d'années avant de se rendre compte - quand on y arrive - que les gens réels ne sont pas comme nous les croyons a priori quand on a reçu ce type de conditionnement autodévalorisant.
      Ouais perso y m'a fallu des dizaines d'années pour savoir un peu, sans me mentir, accepter comme un fait que les inconnus, les autres, les étrangers au sens large,
      ne sont pas toujours nécessairement meilleurs et potentiellement plus forts que moi, n'ont pas davantage de droits, ne sont pas plus justes, meilleurs par nature, plus victimes d'injustices que moi, ne sont pas droits dans leurs bottes davantage que moi ni sur une meilleure voie que la mienne, n'ont pas subi plus de malchances que moi, qu'ils ne sont pas plus légitimes que moi, que les autres ne sont pas plus méritants que moi quoi que je fasse, qu'ils n'ont pas, par essence, au départ, davantage de droits ni moins d'obligations que moi .


      m'enfin, dans l'espèce humaine, les gens comme Indi, le mec avec qui j'ai discuté hier, mes soeurs, moi et bien d'autres ici, faisons partie d'une minorité,
      en effet, pour la plupart de nos frères humains, c'est l'erreur inverse qui est ancrée dans le fin fond de leur ciboulot !
      ouais, pour la plupart des gens c'est l'a priori (et a posteriori aussi parfois ) contraire qui prédomine !
      Oui, quand on est une personne vraiment ordinaire, plutôt dans la moyenne normale, ayant reçu l'éducation la plus courante, on a tendance a priori à se voir plutôt supérieur, plus moral et plus intelligent, que ce qu'on est en réalité par rapport autrui.





      Et l'auto-surestimation relative est parfois encore bien pire = considérer a priori que les autres, surtout les inconnus et les étrangers au sens large, sont radicalement inférieurs, sont beaucoup moins moraux et moins intelligents que nous, sont détenteurs de moins de droits que nous, ont plus de devoirs à notre égard que nous à leur égard,
      ça c'est la tendance de ceux qui ont reçu un conditionnement inverse à celui de mon mec d'hier, de moi, et de mes sœurs
      Alors ça produit des adultes qui croient avoir quasi tous les droits et se permettent ce qu'ils n'autorisent pas aux autres

      Et quand en sus
      les gens qui ont ce genre de croyance n'ont pas reçu des règles de fonctionnement social adaptées, une éthique fonctionnelle, une morale référentielle praticable, ça donne des malfrats :

      J'ai connu en prison, et dans les milieux interlopes que j'ai fréquentés à qqs périodes de ma vie, des gens qui n'étaient nullement psychopathes, narcissiques ni "enfants trop gâtés" mais qui ne se sentaient liés par aucune obligation, légale ou éthique, faisant obstacle au libre exercice de leurs pulsions et à la libre satisfaction de leurs désirs propres, qui n'avaient aucun sens du devoir à l'égard d'autrui (sauf en général vis-à-vis de leurs "potes") et ignoraient les sentiments de culpabilité, voire même de responsabilité élémentaire, même si , tactiquement, par intérêt, ils ne manquent pas de les invoquer.

      Ce qui est certain, c'est que pour les personnes, minoritaires donc, qui se considèrent illégitimes comme Indi ou moins légitimes a priori que les autres, moins méritantes quoi quelles fassent, plus mauvaises que les autres par nature, inférieures en dons, capacités, compétences, facultés d'adaptation, … , quel enfer que la vie !!!
      et tout particulièrement quel enfer présupposé que la vie sociale,!
      la quelle se trouve forcément réduite et parfois faussi fustigée, ne fut-ce que par dépit !
      ainsi que notre Indi chéri l'illustre dans son dernier post.

      Comment faire pour supporter la vie alors ? Beh boire par exemple

      Et que faire pour arriver à mener une vie ordinaire ?

      Remplacer en profondeur le monde, les humains et soi-même, tels qu'on les croit à tort et a priori, par la réalité..

      Y a du boulot mais c'est pas toujours impossible.
      J'vous jure que c'est vrai, je l'fais !
      d'ailleurs dans pas plus tard qu'une paire de siècles, je crois que j'aurai terminé la job, que je me verrai par rapport à autrui comme toute personne ordinairement normale se voit !


      Quant à ceux qui ne souffrent pas de notre type de vision erronée, pour tous ces autres, c-à-d pour la masse qui se surestime ordinairement et bien sûr pour la minorité détraquée qui se croit élue ou faisant partie d'une caste Supérieure, peu de problèmes : ils n'ont certainement pas envie d'effacer leurs illusoires sentiments de supériorité par rapport à ce qu'ils sont relativement à autrui
      et en général ils se sentent très bien comme ça et n'en souffrent pas
      quoique... parfois… le trop trop d'auto-surestime, et de sous-estime d'autrui, leur retombe méchamment sur la gueule et ils se trouvent contraints ça et là à des mesures de révision et d'ajustement,
      lesquelles mesures, cependant, n'effaceront jamais leurs distorsions cognitives, profondément immuables, positives à leur propre sujet et négatives au sujet "des autres", c-à-d de cette masse unique, très lentement évolutive, et pourtant parfois extrêmement différente aux yeux de ceux qui la composent.


      Sur ce, j'ai faim.
      Ok, rien à voir, mais j'ai faim


      Dernière modification par Ronald, 10/11/2018, 16h30. Motif: j'abandonne : impossible, techniquement, de clarifier, j'ai essayé x fois, niks ! pffff
      "What a Wonderful World" Louis Armstrong

      Commentaire


        #78
        Très intéressante cette discussion. Comme toi Ronald, j'ai faim. Je vais relire à tête reposée, et peut être que j'aurai un peu d'inspiration pour participer.
        je vous souhaite une bonne soirée. Que la nuit vous apporte encore plein de pensées à partager.

        Commentaire


          #79
          J'adore vous lire. Vous me faites sourire, sans connotation ironique.

          Commentaire


            #80
            Hello Reine des prés, Sencha, Ronald et Hortensia
            Hello les divers(es) et varié(e)s,

            Envoyé par Reine des prés
            - j'ai trouvé, après avoir appris le "non", qu'à un moment il est parfois compliqué de dire "oui", oui à quoi, à quel écho, à quel sens que nous voulons donner à notre vie pour être en cohérence avec soi m'aime
            Ce n'est pas tant, de mon sens, que ce soit compliqué de dire "oui", c'est même plutôt confortable et apaisant, pour autant que je m'en souvienne, ce lâcher prise de sa singularité, ce sentiment d'appartenance à une communauté de direction et de pensée, ce sens de l'échange partagé et du partage échangé.

            Mais, je n'peux pas m'empêcher, comme veut le souligner, en fait, cette mauvaise répétition, de le vivre comme une capitulation vers le côté prévisible et ronronnant du petit bonheur tranquille.

            Pas dans le sens d'un "Choisir, c'est renoncer" que, comme je l'ai déjà écrit à plusieurs reprises, je crois savoir assumer sans pour autant aimer, mais me permettant ainsi de me prèserver des gros ravins creusés par l'alcool ou tout simplement par la vie ou encore par la vie avec l'alcool.

            Une capitulation et un abandon à regret, non pas comme je l'ai longtemps cru, d'un besoin démagogique et démonstratif d'extravertir une exitation agitée ou une exultation brouillonne, mais, je le cerne mieux aujourd'hui, d'un besoin intarissable de l'expression et de la concrétisation d'une "créativité" tout azimut, une vaine tentative de canalisation des jaillissements permanents de tout un tas d'influx de mon esprit sous forme de pensées, d'émotions, de pulsions, d'avertissements, de ressentis, de jugements, de sentiments, d'associations, d'impressions, d'instincts, de désirs, d'envies, de besoins et de toutes autres agitations insoupçonnées de mon bocal.

            Pour me ramener du champ des possibles à la réalité des envisageables, me rappeler à l'ordre du concret et du matériel, me remettre sur les rails du pragmatisme formel de l'essentiel en abandonnant le marrant, le dérisoire, le loufoque, l'incongru, l'absurde du futile, de l'inattendu, de l'enthousiasmant qui d'un psssssschhiiiit ne dure pas et ne fait que passer.

            C' qui explique aussi ma fausse analyse, par le passé, de ma très mauvaise relation à l'ennui.
            Car, en effet, je ne m'ennuie pas, j'ai simplement besoin d'un renouvellement permanent d'horizons cérébraux et d'activités physiques.

            Le plus constant possible pour ne pas me fragiliser dans l'amplitude des pics et des creux de ce renouvellement.
            Qui donc, n'ont rien à voir avec les hauts et les bas d'une hypothétique dépression nerveuse.

            Ce qui colle là encore parfaitement, avec mon incroyable propension de nomade, à marcher pour marcher, des heures durant, en laissant vagabonder mon cerveau dans un incroyable flot de pensées ou de ruminations qui, amenée à exténuation, réussit parfois à me soulager.

            Comme quoi, je suis loin de la tranquille méditation et de la paisible relaxation.

            Et puis, comme le souligne mon Chouchou,
            Envoyé par Ronald
            L'Indien tes confidences publiques me semblent faire apparaître un sérieux manque de confiance sociale.
            ...l'adhésion entérine (qui a crié "de lapin" !), bon d'accord, scelle (qui a hurlé "de cheval" !), okay, okay, concrétise une relation de confiance avec un "collectif" même s'il n'est parfois composé que d'un(e) seul(e) et unique autre.
            Dont je ne peux m'empêcher également de remettre en cause sa ou leur sincérité et pérénité.
            Qui le pourrait!

            D'autant que, il faut bien le reconnaître, j'ai perdu et je perds encore, sans le vouloir ni le faire exprès, beaucoup de monde dans ce tourbillon permanent.
            Difficilement compatible également, il faut le dire, avec les contraintes cycliques et rituelles de l'emploi du temps d'une vie classique, ordinaire, habituelle, conforme et traditionnelle.

            Et vous savez, enfin, combien la création peut être personnelle.

            Et chatouilleuse au niveau de la susceptibilité.
            En dehors d'un quelconque orgueil ou d'une certaine fierté.

            Tout en demandant, paradoxalement, à être partagée, performée et mise en représentation.
            Sinon, ça donne l'impression de n'servir à rien.
            Le fameux vide, la cruelle inutilité.

            Sans que ne pointent, non plus, les sournoises idées parasites d'une culpabilité ou d'une prétention à avoir ces drôles d'effusions et de jaillissements de l'esprit car pas si fréquemment répandus que ça ou les insupportables sentiments d'imposteur et de cynique manipulateur, à impliquer, contre son gré que je ne sais jamais tangiblement ni estimer, ni doser ni croire, un ou une autre, qui n'aurait rien demandé.

            Mais qui aurait juste eu le malheur de se trouver là, à ma proximité, au mauvais endroit, au mauvais moment.
            D'où cette impression de toxicité, que j'ai déjà également évoquée, me concernant.

            Même dans ce fil sur votre forum préféré!

            Et enfin, pour finir par ma réceptivité et mes interprétations.
            Envoyé par hortensia
            J'adore vous lire. Vous me faites sourire, sans connotation ironique.
            Je me doute bien qu'il n'y a aucune malignité ni malveillance dans ce commentaire au contraire bien sympathique et fort courtois.

            Mais ma défiance aiguisée à savoir qu'il pourrait y en avoir, comme il y en a eu par exemple au commencement de cette discu, me tient en permanence aux abois et sur mes gardes pour ne pas risquer d'être pris au dépourvu et submergé d'émotions négatives et de sentiments culpabilisants et plombants.

            Et si à l'écrit, je réussis à raison garder, par le recul, le temps que ce moyen de communication permet, en revanche, dans la vraie vie, j'en suis encore à dégainer sur tout ce qui bouge, à arroser dru à la sulfateuse, et à mordre toutes les mains qui se tendent vers moi, pour peu que je soupçonne qu'elles puissent donner un coup plutôt qu'une caresse, alors qu'en fait, au moment où je l'estime, je ne peux pas encore parfait'ment le savoir.

            Faute d'une analyse erronée ,de ma part, des informations trop parcellaires, incomplètes ou équivoques, de la part des autres qui communiquent avec moi.

            Un peu comme ce que je peux imaginer du comportement relationnel d'un autiste.

            Et je suis tout à fait prêt à comprendre que mes interlocuteurs(trices) ne veuillent pas perdre inutilement de leur temps précieux pour, à tout bout de champ, devoir s'assurer que leurs propos ne contiennent aucun 2ème, 3ème ou 36ème degré possible.

            Et quand bien même d'ailleurs, n'y en aurait-il pas, que ma mésestime et mon illégitimité en trouveraient, même sous les l'ailes des plus blanches colombes ou sous les plus doux rameaux d'olivier.

            Bises armistice et hache de guerre.
            Dernière modification par Indianamou, 11/11/2018, 00h07.

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              #81
              Manque de peau on dirait !
              Pas d'peau du tout même parfois !

              "What a Wonderful World" Louis Armstrong

              Commentaire


                #82
                Bonjour Indi et les autres !

                En fait, tu es un hyperactif ? Peut-être qu'il y a de l'autisme à un certain degré ?

                Tu as sûrement déjà bossé sur le sujet, seul ou avec spécialiste (s), et qu'est-ce qui en ressort ?


                C'est certain que si c'est le cas et qu'en plus tu as eu une enfance, une éducation, familiale et scolaire, ne permettant pas de canaliser et de "potentialiser" ces particularités, (ces atouts), c'est juste de la grosse bombe à retardement.

                De nos jours, les pédagogies Montessori ou Steiner se développent en France, alors qu'elles sont présentent en Allemagne, aux Etats-Unis et dans les pays nordiques depuis des dizaines d'années. Quand j'entends ce que tu peux exprimer, je pense que cela t'aurait parfaitement convenu...à l'époque de ton enfance.
                Mais tu sembles t'en sortir pas si mal...à l'écrit !

                Comme le dit Ronald, c'est pas de "pot".

                Je vous souhaite à toutes Zeta (Jones) tous un excellent dimanche.

                Sencha.

                Commentaire


                  #83
                  Hello Ronald et Sencha,
                  Hello les filles, s'il y en a, et les autres gars.

                  Vous êtes des chéris!
                  Je sens bien au travers de vos messages toute l'empathie et la chaleur du soutien que vous me portez malgré, je me doute bien, l'encombrement de vos propres valises et le tintinnabulement de vos propres casseroles.

                  Envoyé par Ronald
                  Manque de peau on dirait !
                  Pas d'peau du tout même parfois !
                  Ah, ce s'rait avec un grand bonheur que j'endosserais volontiers le statut de l'écorché vif façon maison Bolton dans Game of Thrones, de l'artiste incompris, de l'écrivain maudit ou du clown triste.

                  D'ailleurs, j'ai déjà dû, si ce n'est le faire, du moins, y penser.
                  Mais ça risque vite de me ou de vous gonfler! Comme cette "tribune" dont, malgré tout, rien ne vous empêche de n'pas lire plutôt que de pâlir.

                  Pour ça, je crois qu'il faut, malgré tout, croire trop inconditionnellement en soi. Et surtout, en sa vérité.

                  Contrair'ment à c'qu'on veut bien nous laisser penser, en tirant du chapeau de la notoriété, de vrais faux torturés aux fragilités diaphanes de jeunes ou vieux ados mal maturés ou de pseudos libres penseurs vomissant un système dont ils sont tout à fait conscients et très satisfaits de profiter, les écorché(e)s ne peuvent absolument pas vivre en l'état.

                  Et soit, ils se laissent, de façons plus ou moins élégantes et romanesques, définitivement emporter par leur douleur narcissique ou bien ils se trouvent rattraper par la puissance de leur(s) démon(s).
                  Soit ils choisissent, plus ou moins volontairement et tardivement, de soigner leurs blessures et leurs plaies après en avoir eu vraiment marre d'en avoir marre de ne pas pouvoir tranquillement bronzer au soleil. Ben, oui, sans peau, c'est moins facile!

                  D'ailleurs, entre parenthèses, je n'vais dans des spectacles vivants ou au concert, de pop, de variété, d'électro, de world, de jazz, d'un peu tout et n'importe quoi que pour y "sentir" ce degré d'authenticité et cette vibration de sincérité.
                  Et au cas où, participer alors, à la transe.

                  Ou sinon, s'il n'y en a pas, regarder.
                  Non, plus le vrai faux artiste, non, le public.

                  Et m'employer, avec toute ma meilleure volonté, à non pas essayer à tous prix, à grands coups de bière, de pinard ou autre tarpet, de communier avec lui, je sais maintenant que je ne le pourrai pas, mais plutôt de m'y incorporer en utilisant le jeu laissé par le plus petit interstice et de m'y immiscer en profitant de la moindre variation d'écart entre tous ces autres et moi.

                  Et parfois, j'apprends et je prends.
                  Et si vraiment, ça n'se peut pas, je quitte et je pars.

                  Et, sinon, dans ces occasions, j'entends plus que je n'écoute la musique comme je participe au spectacle plus que je ne le vois.
                  Et pour vraiment apprécier parole et musique, j'écoute avant, si je connaissais, ou après, si je découvrais, pépère tranquille, bien au calme, dans les conditions que j'essaie de rendre optimales du moins à mes zoreilles.

                  Et ne v'nez pas m'dire qu'on peut goûter aux subtilités de la musique dans le brouhaha d'une fosse pleine à craquer ou tout là-bas au loin perdu dans les gradins, entre rumeur du public et amplification invasive et plus ou moins bien maîtrisée.

                  Sauf peut-être en auditorium, à l'opéra ou dans une salle dédiée, mais là, ce sont des expériences et des conditions que j'n'ai guère eu l'occasion de rencontrer.

                  Car sans doute, je n'les ai pas recherchées.
                  Les "codes" sociaux pour y accéder, étant ou me paraissant excessivement trop compliqués, en tout cas, pour moi.

                  S'il y a une ou un guide, pourquoi pas?
                  Mais là zencore, pour que sa guidance s'impose comme une évidence, il faudrait montrer patte blanche d'empathie et de complicité.

                  Dans les deux sens impliqués par un échange. De lui à moi et de moi à lui.

                  C'n'est donc pas encore d'main la veille que j'vais aller voir Don Giovanni ou Carmen.
                  Mais, n'sait-on jamais?

                  Et pour en revenir aux problèmes épidermiques soulignés par mon Chouchou, je copie-collerai un extrait des paroles d'un étalon de l'écorchement sans parachute, évidemment alcoolique, d'une authenticité frisant l'absolu au point de l'avoir tué.(Mais j'avoue que n'ayant jamais eu l'occasion d'aller l'écouter, ce disque a fait foi.)
                  Je voudrais être le clown qui danse sur la peau d'éléphant qui recouvre mon coeur, mais...

                  Mais je ne peux ni ne veux, en aucun cas, être possédé de ce talent-là!

                  Envoyé par Sencha
                  En fait, tu es un hyperactif ? Peut-être qu'il y a de l'autisme à un certain degré ?
                  Hyperactif "cérébral" et autiste "social", pourquoi pas, mais ces accolements pourraient passer pour irrespectueux et réducteurs aux yeux de celles et de ceux qui souffrent pleinement de ces pathologies.

                  Envoyé par Sencha
                  Tu as sûrement déjà bossé sur le sujet, seul ou avec spécialiste (s), et qu'est-ce qui en ressort ?
                  Disons qu'en l'absence d'un globalologue, seul capable de pouvoir s'occuper de la tête et des jambes, pourquoi pas des tripes et éventuellement, pour ne rien oublier, des couilles, et également capable de rééduquer les (dys)fonctionnements ancestraux de leurs (dys)fonctionnalités, tout en améliorant les conditions de vie du patient dubitatif, suspicieux et défiant que je suis, j'utilise surtout les compétences médicales pour valider les intuitions que me soufflent l'expérience empirique que je fais de moi, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

                  Et qui réussissent à me faire avancer.

                  D'autant que, certains symptômes qui me touchent, comme par exemple les tremblements essentiels qui agitent mes mains que j'ai déjà évoqués, ou, en exclusivité ce soir pour vous sur Atoute, l'hyperventilation chronique qui induit de si mauvaises conditions de sommeil et toutes les autres que je garde jalousement pour moi, na, na, na, quand ils ne sont pas juste pris pour des manifestations purement (psycho)somatiques, et je sais, depuis le temps le peu d'intérêt que ça soulève pour la plupart des méd'cins, ils sont souvent encore réduits à des balbutiements, à peine pris en compte ou étudiés et encore moins pris en charge médicalement.

                  Maint'nant, je me doute bien que ces troubles ont des racines physiologiques, certes, mais aussi psychologiques voire mentales, intimement et profondément liées.
                  Et donc qu'ils relèvent de grand nombre de spécialités.

                  Donc, pour établir le constat, c'est okay, mais pour définir un trait'ment, ça vaut l'homéopathie ou une incantation de coupeur de feu. Du placébo. De l'autopersuasion.

                  Sans oublier que pour mon bien, le trait'ment de mon cancer dont l'origine resterait elle aussi à discuter, m'a malgré tout aussi pas mal abîmé.
                  Bien plus que la maladie.
                  Et doit ou peut, sans doute qui sait, avoir réveillé ou servi de catalyseur à tous ces délicats soucis de la vie quotidienne.

                  Ou pire, sans pour autant vouloir me faire passer pour plus influençable ou hypocondriaque que je ne le suis, comme si, j'étais, en quelque sorte, en train de me porter, tout seul comme un grand, deux ou trois uppercuts et quelques crochets du droit à moi et à ma petite santé.

                  Histoire de bien m'apprendre à mieux m'aimer.

                  Envoyé par Sencha
                  C'est certain que si c'est le cas et qu'en plus tu as eu une enfance, une éducation, familiale et scolaire, ne permettant pas de canaliser et de "potentialiser" ces particularités, (ces atouts), c'est juste de la grosse bombe à retardement.
                  Tu n'crois pas si bien dire, car c'est sans doute cette notion de potentiel, qui m'a fait faire les plus sérieuses avancées.
                  Depuis bien des années.

                  Et ton analyse en résume parfaitement toute la portée.

                  Mais potentiel ne veut pas nécessair'ment dire faculté.
                  Sans concrétisation, sans réalité, ça reste un constat, un de plus, pas un moyen de soigner.

                  Envoyé par Sencha
                  De nos jours, les pédagogies Montessori ou Steiner se développent en France, alors qu'elles sont présentent en Allemagne, aux Etats-Unis et dans les pays nordiques depuis des dizaines d'années. Quand j'entends ce que tu peux exprimer, je pense que cela t'aurait parfaitement convenu...à l'époque de ton enfance.
                  Pour des mômes dont les préoccupations parentales, géographiques, politiques, environnementales, chronologiques seraient de réussir leur épanouissement dans la vie sans avoir à leur donner les moyens de la gagner.

                  Tous futurs héritiers ou gagnants du loto?

                  Et j'avoue que ces méthodes pédagogiques qui, à mes yeux, voudraient faire croire qu'on va arriver à atteindre "son" objectif à soi et rien qu'à soi, sans ni besoin ou obligation de le dépasser ni effort contraignant à fournir pour ce faire, constituent la même illusion que de penser, et de faire penser, que c'est grâce à la valeur de son travail et de ses compétences qu'on pourra prétendre accéder à de plus hautes fonctions, à de nouvelles et gratifiantes responsabilités et pourquoi pas, aux étages où se prennent les décisions. Les vraies!
                  C'tte blague!

                  Et pourquoi pas en profiter dans le même temps pour se forger un corps d'athlète, avec :
                  - des muscles saillants et virils mais pas encombrants,
                  - un sourire Tonyglandyl plein de belles dents à la blancheur éclatante,
                  - une jolie peau juste burinée c'qu'y faut,
                  - une crinière de cheveux soyeux qui n'tomb'ront jamais,
                  - des yeux toujours rieurs même en épluchant les oignons,
                  - une waaaahooouuu fossette au menton,
                  et, dans le pantalon, une grosse... Indi, Indi, calme-toi, tu t'égares. Pense un peu à la modération!

                  Désolé, maîcresse, me suis laissé emporter.
                  C'est la faute à Sencha, d'abord!

                  Non, moi, j'fais partie d'une génération où à l'école, t'apprenais docil'ment plein d'trucs qui n'te serviraient à rien, si c'n'est à passer dans la classe d'après pour arriver, tout fier et plein d'ambition, au big goulot d'étranglement d'une fac ou d'une grande école dans lesquelles tu commençais surtout à apprendre à picoler, vu que, p'tit prolo provincial que t'étais, t'avais pas vraiment été préparé à concilier de parfaire ton autonomie toute fraîche et toute nouvelle tout en réussissant parfait'ment tes examens, depuis la morose chambre de ta pisseuse citée U et la confraternelle cohue de la montée d'escalier du resto U où tu t'faisais marcher d'ssus pour enfin pouvoir engloutir la bouffe dégueue qu'on y servait et qui était sensée te remplir sainement l'estomac et te réconforter joyeusement la tête.
                  Sachant que malgré tout, comme ça coûtait quand même un bras, tu n'avais pas non plus le droit de te gourrer d'orientation où de recommencer ton année.

                  L'émulation républicaine de l'émancipation prolétaire, quoi! Ooooouuuuuaaaaaiiiiiis!

                  Et comme à la maison où y'avait toujours eu un peu trop d'bruit j'avais pas eu l'temps d'y apprendre grand' chose, je m'sentais parfois, comment dire, un peu désœuvré.
                  Des coups à continuer à picoler, tiens tout ça!

                  Envoyé par Sencha
                  Mais tu sembles t'en sortir pas si mal...à l'écrit !
                  Méfie-toi, c'est pas c'qu'on croit.

                  Tu m'diras, tant qu'ça m'évite de r'garder la télé et qu'ça permet de détourner ma tête des pièges qu'elle semble se tendre à elle-même, hein... c'est tout bénef.

                  Pour moi en tout cas.

                  Pour toi, pour vous, j'saurais pas trop dire.
                  Bah, ça vous fait d'la lecture bon marché. A emm'ner chez l'coiffeur ou chez l'dentiste! Ou aux chiottes.

                  Et là, j'ai fait long pour la grosse commission.



                  Bises à fleur de pot de terre contre peau de fer.
                  Dernière modification par Indianamou, 12/11/2018, 00h52.

                  Commentaire


                    #84
                    Savoureux.
                    Je me délecte de plus en plus à te lire.

                    Ok c'est ptèt pas très bien, ça ne te paraît ptèt pas sympa, vu le bruit de fond de souffrance qui n'est pas du tout du toc, c'est du palpable magnétique qui se sent et se ressent.

                    mais c'est qd même pas comme bander ou prendre son pied à zyeuter des faits divers horribles ici ou à l'autre bout du monde, ou à lire des scènes atroces dans des pays où y fait qd même souvent moins bon vivre que par chez nous, d'ailleurs suis jamais arrivé au bout des recueils de témoignages, ça me fait trop mal, insoutenable.

                    pseudos libres penseurs vomissant un système dont ils sont tout à fait conscients et très satisfaits de profiter,

                    là tu mets le doigt sur les gens qui m'insupportent le plus
                    ceux qui font profession de donneurs de leçons, juges et procureurs de la société dont ils profitent dans toutes ses dimensions, dont ils usent, abusent, mésusent de la liberté, qui continuent à jouir de leur confort bourgeois, aussi chéri qu'honni, tout en ayant contribué à faire faire des expériences atroces sur des millions de pauvres gens qui n'y ont jamais rien compris

                    Ces plumitifs moralisateurs, ces idéologues hautains, ces dénonciateurs vénaux, ces pseudo indignés porteurs de haine et téléguidant une masse d'idiots utiles ...,
                    ils vivent toujours à une distance géographique ou sociale respectable des lieux de leurs expériences sur du matériel humain, loin de la vue de leurs victimes indirectes, leurs oreilles hors de portée de leurs hurlements et de leurs pleurs, et ils s'assurent toujours de rester eux-mêmes bien protégés des menées des monstres qu'ils ont créés

                    ceux qui sévissent toujours, ou leurs successeurs, d'ailleurs, ne manquent pas de les inviter, à l'occasion, à banqueter sur les charniers cachés et à les inviter à continuer à les justifier en pontifiant dans les médias, en faisant des émules et en se remplissant les poches par la même occasion

                    bon j'ai pas cité de noms, je ne suis pas hors charte, merci pour l'espace de défoulement

                    on prend un café sur le JAR ?
                    Dernière modification par Ronald, 12/11/2018, 10h36. Motif: pfff faut tjrs s'y reprendre pour faire passer une modification, et c'est jamais correct, help DDD !
                    "What a Wonderful World" Louis Armstrong

                    Commentaire


                      #85
                      Hello Valerianne, si vous passez par ici,
                      Hello les cyber-malades et les virtuel(le)s bien portant(e)s

                      Envoyé par Valerianne
                      C'est dommage. J'aurais bien aimé que quelqu'un du forum "arrêter l'alcool" témoigne.
                      Pas moi, pas moi, maîcresse, j'veux pas être interrogé !

                      Ah merde, j'oubliais qu'on n' m'avait rien d'mandé.

                      Surtout qu' c'est sur la base d'un bénévolat et d'un volontariat combiné, et, c'est maintenant vu, su, connu et plié, l'Indien n'est bénévole ni volontaire pour rien, surtout s'il s'agit être représentatif et représentant d'une quelconque cause ou de son prochain.

                      A se demander à quoi, il sert, l'Indien.

                      Mais je réagis ici quand même non pour polémiquer, ni pour polédonalder d'ailleurs, ni recevoir de volée de bois vert ni de couronne de laurier, non, juste car en lisant ce message, mon intuition m'a commandé d'écrire ce commentaire, pour ne plus risquer de garder de trop acides remontées de frustation, d'amertume, de jalousie, en tant qu'envie inaccessible et non pas fascination refoulée, de remords d'avoir osé ou de regret d'avoir caché, qui sinon, pourraient, à la longue, risquer d'à nouveau me miner.

                      Face à l'émergence ou la manifestation d'une autonomie, d'une indépendance de pensée ou la mise en place anarchique mais indispensable de moyens alternatifs nécessaires à sa propre santé ou même à sa nécessaire survie, qui se ressent plus qu'elle ne se traduit par un "climat" social, une température "de l'opinion" desquels semblent crever quelques bulles de ras-le-bol, d'indignation, d'agitation, de grogne, ou pire d'indifférence, -Indi, garde ton calme et reprends ta respiration-, hop, hop, vite fait, la docte autorité des "faisant foi", qu'elle soit médicale ou politique, mais toujours entre les mêmes mains "d'Héritiers" d'une élite d'experts livresques du savoir théorique établi et certifié par leur parfaite réussite aux évaluations, concours et examens universitaires divers et variés qu'ils ont eu la chance de pouvoir passer, fait mine d'organiser un colloque, une table ronde, un forum, des ateliers d'audit qui, dans l'esprit "convivial, constructif et courtois" de l'adhésion tacite à leur très hiérarchisé et unique bon droit, jusqu'à leur us-et-costume-chemise-blanche-et-cravate, simple et, à mes yeux, décourageante prologation de ce système irrémédiablement verrouillé, va pouvoir tranquillement et en toute impunité phagocyter, pour mieux l'anéantir et ne surtout pas la digérer, la zentille petite paramécie toute angélique et innocente des gens qui croyaient naïvement dans le bien fondé et la considération de leur humble et fière implication citoyenne, suffisante, à tous les sens du terme, caution écran-de-fumée de l'ordre moral et institutionnel de cet establishment si bien huilé.

                      Si, si, vous pouvez vérifier, c'est une seule et même phrase sujet-verbe-complément. Enfin en Indianamoutien, en tout cas.

                      Bref des gens qui, courtoisement, vont s'écouter parler pour principalement renforcer leur croyance à s'écouter parler afin de permettre de ne pas écouter ce qui, en eux, leur parle de ne justement plus s'écouter parler.
                      Et dont ils n'ont peut-être pas zencore l'idée.

                      Non, non, sans dec, moi, j'me comprends!

                      Cette libre tribune, en huis clos voire dans ma seule intimité, est l'unique usage thérapeuthique de l'outil numérique que la froide lucidité de l'expertise sans valeur de ma seule singularité peut me laisse envisager.

                      Le reste n'étant, à mes yeux, que ventiléologie, lorsque moi-même, je brasse du vent, et négo-entremetothérapie, lorsqu'on me vend du flan.

                      Bises plum pudding et liposuccion.
                      Dernière modification par Indianamou, 14/11/2018, 14h15.

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                        #86
                        'Lut.

                        j'ai lu.

                        Y a à dire.
                        grâve.
                        Et sans doute autant à écrire.

                        Merci Indi et Ronald de vos points de vue, ça matche dans pas mal de domaines avec mes pauvres analyses de con valant cent, tant tout augmente...

                        Tout ce que je peux ajouter avec mes 10 années de sobritude, c'est que vos questionnements et doutes se poseront de moins en moins souvent, car de moins en moins importants à vos yeux.

                        Pourquoi ?
                        Parce que vous avez choisi de prendre soin de vous, et qu'à un moment, peut-être aurez-vous répondu à tous.

                        Hier pour la première fois depuis 30 ans, j'ai relu le discours de la méthode de René, et la modernité dont il fait part quand il parle des états dans lesquels il se plongeait ainsi que celle de ses doutes quant à l'utilité de la proximité de la société pour vivre de la façon qui lui convenait, c'est juste incroyable.

                        Un extrait, la dernière phrase...

                        " De quoi je fais ici une déclaration que je sais bien ne pouvoir servir à me rendre considérable dans le monde; mais aussi n'ai aucunement envie de l'être; et je me tiendrai toujours plus obligé à ceux par la faveur desquels je jouirai sans empêchement de mon loisir, que je ne serais à ceux qui m'offriraient les plus honorables emplois de la terre."

                        voilà.
                        "foutez-moi la paix, je suis pas là pour vous emmerder, lâchez-moi la grappe".

                        Je pense qu'à un moment, nos doutes s'estomperont, et ce que tu (indi) appelles la sérénité va nous tomber sur le coin du râble, comme les boosters de space x sur cap canavéral...
                        Alea Jacta mais pas pour dire trop de conneries quand même...
                        La clope ça m'a gonflé aussi!

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                          #87
                          tiens qui revoilà, hello you !

                          Envoyé par sstan Voir le message
                          Merci Indi et Ronald de vos points de vue (…) vos questionnements et doutes se poseront de moins en moins souvent, car de moins en moins importants à vos yeux.
                          je confirme

                          " De quoi je fais ici une déclaration que je sais bien ne pouvoir servir à me rendre considérable dans le monde; mais aussi n'ai aucunement envie de l'être; et je me tiendrai toujours plus obligé à ceux par la faveur desquels je jouirai sans empêchement de mon loisir, que je ne serais à ceux qui m'offriraient les plus honorables emplois de la terre."
                          je confirme aussi par mon corps et mes sensations présents ce que je ne faisais qu'approuver par ma pâle raison dans un passé trépassé infiniment lointain

                          "foutez-moi la paix, je suis pas là pour vous emmerder, lâchez-moi la grappe".
                          j'adresse seulement ces sages paroles à ceux que j'avais laissé squatter mon intérieur et mener ma vie




                          "What a Wonderful World" Louis Armstrong

                          Commentaire


                            #88
                            Hello Sstan,
                            Hello Ronald,
                            Hello les fatiguant(e)s et hello les fatigué(e)s,

                            Envoyé par sstan
                            Y a à dire.
                            grâve.
                            Et sans doute autant à écrire.
                            Dire... j'avoue que j'ai encore du mal.

                            Trop d'interférences possibles entre émission et réception dûes aux inévitables irruptions, qu'on leur a rien d'mander d'abord, d'éléments parasites bzzzz, bzzzz, ressentis ou interprétés de "méta-langage", liés à l'affect, aux attitudes, aux sentiments, aux émotions.

                            Grave... ça, c'est vraiment moi. Ça se sent, ça se sent.

                            Grave profond, ça peut vite dev'nir ennuyeux et chiant.
                            Grave lucide, ça peut vite dev'nir froid et cynique.
                            Grave solennel, ça peut vite dev'nir triste et angoissant.
                            Grave dramatique, ça peut vite dev'nir sombre et inquiétant.

                            Grave mortel, si ça pouvait encore attendre un peu.

                            Dans tous les cas, ça isole, camisole, conv'nons-en.

                            Et pour écrire, je m'y emploie justement.

                            Envoyé par sstan
                            Tout ce que je peux ajouter avec mes 10 années de sobritude, c'est que vos questionnements et doutes se poseront de moins en moins souvent, car de moins en moins importants à vos yeux.

                            Pourquoi ?
                            Parce que vous avez choisi de prendre soin de vous, et qu'à un moment, peut-être aurez-vous répondu à tous.
                            Dans ma toute première intervention en 2011, que j'ai recherchée car m'en souv'nais plus, je confie que je suis entré en sobritude 2 ans auparavant.
                            Ça fait donc 9 ans. Sans rechute, sans accroc, tout cousu de fil blanc.

                            Mes doutes se sont évaporés pour autant?
                            En revanche, j'ai planté de solides pitons pour ma corde de rappel, mais j' m'y balance toujours au bout comme un con.
                            Et au moins, j'ai agi en provoquant ou subissant plus de trucs dans ce laps de temps que pendant les 30 piges où j'éteignais mes peurs et mes doutes entre Picon, pinard et bourbons.

                            C' n'est pas répondre à tout qui m'intéresse, d'ailleurs j' m'y emmerderais sûr'ment, c'est justement, à l'opposé, de n'plus me poser obstinément d'obstinantes questions.

                            C' n'est pas que mes contraintes ou mes priorités deviennent "de moins en moins importantes à mes yeux", en les relativisant, en les dépassant ou en les effaçant, c'est au contraire que j'rentre en plein dedans et qu'elles m'aillent comme un gant, sans m' boudiner la santé ou l'mental ni m'faire passer pour un drôle d'épouvantail devant les gens.

                            Pour continuer incognito ergo sum, j'suis transparent donc je passe, le reste du cours de mon temps.

                            Envoyé par sstan
                            "foutez-moi la paix, je suis pas là pour vous emmerder, lâchez-moi la grappe".
                            C'est déjà à moi que j'aimerais "foutre la paix et commencer à vivre" comme d'aucuns semblent y parvenir par la méditation qui "si elle n'coûte rien peut rapporter gros".
                            A méditer, justement.

                            Ou ne plus tracer les plans dans "ma vie intérieure" de ma propre "inaptitude au bonheur" comme d'autres le conseillent sans en être les payeurs.

                            Et hélas, je n' crois pas non plus, en une providence-électrochocs qui miraculeusement estomperait mes doutes pas plus que le poids de mes années ni en un grand ordonnateur d'un sur-monde immatériel qui pourrait nous faire "tomber sur le coin du râble" la sérénité like milk and honey, luxe, calme et volupté.

                            Ça n'est définitiv'ment pas dans mon script, où il n'y a que des cactus.

                            En revanche, même si ça n' m'était pas directement destiné, le p'tit coco blanc égaré dans la grand' boîte cosmique de cassoulet que je suis, r'prendrait bien volontiers un p'tit coup de ce punch-refrain initial'ment adressé à Lotus95 en l'adaptant surtout sur la fin, pour qu'il colle au mieux à mon actuelle réalité, sans pour autant oublier d'où je viens.

                            Envoyé par sstan
                            Ni boulot, ni enfant, ni amante ne peuvent te mettre au centre de ta vie, c'est entre toi et toi que tu dois trouver la force de l'évidence.
                            Et continuer à en chercher tous les couplets.

                            Envoyé par Ronald
                            on prend un café sur le JAR ?
                            A cette heure-ci, Chouchou, ce n's'rait pas raisonnable!
                            À nos zâges, entre nerf et prostate.

                            Et tu sais bien que de...

                            ... confiance... (Tiens, les modos sont passés enl'ver la pub qu'j'avais mis pour faire un p'tit effet comique et auto-dérisoire . Sans m'gronder. Promis, je r'f'rai p'us!)

                            ...je manque cruellement.

                            Bises couleur machine à café et nuage de dents de lait.
                            Dernière modification par Indianamou, 11/12/2018, 23h59.

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                              #89
                              Hello indi
                              quelques pensées...

                              C' n'est pas que mes contraintes ou mes priorités deviennent "de moins en moins importantes à mes yeux", en les relativisant, en les dépassant ou en les effaçant, c'est au contraire que j'rentre en plein dedans et qu'elles m'aillent comme un gant, sans m' boudiner la santé ou l'mental ni m'faire passer pour un drôle d'épouvantail devant les gens.
                              Et si ce n'était plus un problème ?
                              Et si c'était un chemin au moins aussi intéressant qu'un autre ?
                              Ce serait dommage de ne pas y jeter un coup d'oeil pour voir ce que ça ferait.

                              Mais je crois savoir oû tu veux en venir, cette damned acceptation que vous évoquiez, un poil avant, et qui serait la clef de la dernière porte avant Graceland, là oû el vice ne chante plus...


                              Et hélas, je n' crois pas non plus, en une providence-électrochocs qui miraculeusement estomperait mes doutes pas plus que le poids de mes années ni en un grand ordonnateur d'un sur-monde immatériel qui pourrait nous faire "tomber sur le coin du râble" la sérénité like milk and honey, luxe, calme et volupté.
                              La veille du mien d'électrococ, j'y croyais pas non plus.

                              Ni la veille du suivant, ni celle de celui d'après.

                              Et pourtant ils se sont tous produits.


                              Ça n'est définitiv'ment pas dans mon script, où il n'y a que des cactus.
                              Il est impossibl' de le savoi-a-a-ar...


                              En revanche, j'ai planté de solides pitons pour ma corde de rappel, mais j' m'y balance toujours au bout comme un con.
                              Je comprends pas pourquoi tu considères te retrouver comme un con.

                              Moi j'y vois une tentative d'ascension on ne peut plus honorable et respectable, peu importe la technique, et là tu te demandes juste ce que tu fous dans cette position... tu doutes quoi... rien de plus normal.

                              je te conseille avec la plus grande bienveillance de regarder ceci.

                              http://www.merufilm.com/meru-film-affiche.jpeg

                              je te/vous souhaite une excellente nuit.
                              Dernière modification par sstan, 16/11/2018, 02h33.
                              Alea Jacta mais pas pour dire trop de conneries quand même...
                              La clope ça m'a gonflé aussi!

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                                #90
                                Envoyé par Indianamou
                                sans (...) m'faire passer pour un drôle d'épouvantail devant les gens
                                Envoyé par sstan
                                Et si ce n'était plus un problème ?
                                Et si c'était un chemin au moins aussi intéressant qu'un autre ?
                                Ce serait dommage de ne pas y jeter un coup d'oeil pour voir ce que ça ferait
                                Oui oui, se lâcher vraiment perso devant public extérieur, en respectant la loi, les bonnes moeurs et les règles de courtoisie en usage de par chez nous, oui, ce serait BON.
                                Et fécond rien que pour voir ce que ça donnerait.
                                Probablement l'effet, décevant autant que soulageant, d'un pétard mouillé.
                                J'ai employé le conditionnel car je constate, grâce à la remarque de Stan, que c'est un type de comportement que je n'ai jamais pratiqué à 100 % : toujours une retenue de mauvais aloi devant un public pourtant éduqué.
                                Alors que j'en ai parfois drôlement l'envie, je n'ai jamais OSÉ. C-à-d que chaque fois que j'entreprends d'exprimer ma pensée purement personnelle en respectant les us et coutumes de mon environnement socio-culturel, je fais exploser ma pensée, j'en perds le fil, mon esprit s'évide.
                                Pcq j'ai peur d'une catastrophe imminente. Du genre de l'explosion de la colère DÉVASTATRICE de Dieu le Père comme celles que j'ai subies systématiquement dans ma tendre enfance les rares fois où j'avais le malheur d'oublier de camoufler, d'altérer, de rogner, de réduire, de simplifier à l'extrême, de dénaturer, ou de simplement mentir l'expression de mes idées, sentiments et émotions authentiques personnelles. Afin de les protéger de leur dévoration et de leur métabolisation par le cerveau-machine de mon Dieu le Père.

                                Devant un public inconnu sensé, quel que soit l'objet du débat, le blocage et le brouillage automatique de mes idées est accentué du fait que tout étranger, inconnu, doté de quelque prestige, de quelque pouvoir référentiel que ce soit se trouve automatiquement investi des droits et pouvoirs d'un Surdieu par mon Dieu le Père.
                                Le public c'est Chronos, le Père de Zeus, mon Dieu le Père, Chronos qui dévorait sa descendance.

                                Et si d'aventure je plaisais à Chronos, qui m'épargnerait, je désolerais mon Dieu le Père, qui serait triste.
                                Et ça c'est le pas que je n'ai jamais voulu franchir.
                                Car J'AIME MON DIEU LE PÈRE PLUS QUE MOI-MÊME.
                                Je ressemble à ces gens qui se faisaient fusiller par Staline en criant " Vive Staline".

                                Envoyé par sstan
                                Mais je crois savoir oû tu veux en venir, cette damned acceptation que vous évoquiez, un poil avant, et qui serait la clef de la dernière porte avant Graceland, là oû el vice ne chante plus...
                                C'est ça en ce qui me concerne. Je me suis figé devant le problème de l'Acceptation originelle par Dieu le Père et qui nous fait défaut, et nous empêcherait de vaquer comme tout un chacun de par le vaste monde sans trop nous poser de questions tarabiscotées.

                                Perso contrairement àce que je croyais jusque maintenant, le mur devant lequel je continue à buter n'est pas mon manque d'Accept, d'amour fondateur, de Reconnaissance existencialisante initiale, de droit d'être qui je suis et d'exister comme chacun s'en sent le droit. Enfin si aussi pcq rien de tout ça je ne l'ai reçu de mon Dieu le Père. Mais je sais que j'y ai Droit et me l'accorde bien volontiers.

                                Mais je bute encore sur ce qui me rebute plus que tout : faire du mal à mon Dieu le Père. L'abandonner. Le laisser dans sa psychose et sa dépendance tous azimuts. J'ai toujours préféré souffrir mille morts que de lâcher mon Dieu le Père.

                                Perso je ne souffre plus de Manque d'amour.
                                Je souffre de mon AMOUR INFINI ET INCONDITIONNEL POUR MON DIEU LE PÈRE.

                                Merci Sstan.





                                "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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