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  • Discussion grande ouverte pour éviter de polluer inutilement les fils...

    ... et de risquer de déstabiliser leurs auteur(e)s et leurs lectrices(teurs) par le caractère alternatif pouvant même être lu comme subversif d'(un) abstinent(s) - je garde cependant l'espoir d'un pluriel - bien installé(s) dans sa(leur) sobriété mais pour qui l'arrêt de l'alcool, qui, comme absolue nécessité pratique ne peut évidemment pas être discutée et encore moins portée à un comptage stigmatisant ou démagogique, ne l'a pas forcément fait déboucher sur une vie plus simple, entouré de rapports humains exclusivement bienveillants dans un environnement résolument angélique!

    Hello à celles et ceux que je n'ai pas déjà gonflés,
    Hello à celles et ceux que le hors alcool a projeté et projette toujours dans la complexe mais vraie réalité bien présente de leur noyau excessivement plus difficile à admettre, à s'approprier et à gérer que l'illusion confortable de leur paraître alcoolisé et résolumment passé,

    Et donc sans remord si elles ou ils pensent ne pas avoir fait les bons choix ni regret si elles ou ils pensent avoir subi sans avoir osé entreprendre.

    Car j'avoue que je n'suis pas très à l'aise avec la rédemption affichée du bonheur providentiellement retrouvé dans les petits moments simples d'une nouvelle vie désalcoolisée.

    Moi, j'ai pris de l'alcool, justement pour entrer contre le gré de ma vraie nature indépendamment capricieuse et contrariée dans la communion chaleureuse et confortable d'une conformité que je n'ai pas choisi de trouver invivable mais qui s'avérait pour moi, terriblement toxique.

    A mon insu de mon plein gré.
    Victime d'un déterminisme psychologique et mental.

    De la même manière, j'avoue que je ne suis pas très à l'aise avec l'universalité de l'humanité retrouvée par l'ouverture obligée à l'autre, sans doute pour se confronter à son égoïsme de nanti face au bon sens toujours incontestable de la majorité entretenue sur l'illusion égalitariste, dans une societé libérale et individualiste et donc résolument organisée, que ça plaise ou non, autour d'une retenue distanciée voire même d'une défiance réciproque et partagée.

    Tout seul, je vais plus vite... et plus loin. Et dans la direction qui me convient et que je choisis. En plus!

    Et enfin, j'avoue que je ne suis pas très à l'aise avec l'épanouissement benoit d'un lâcher prise salvateur qu'il suffirait juste d'avoir à décider pour y accéder par l'intermédiaire de quelques exercices de relaxation ou de sophrologie, qui, à mes yeux tiennent plus du grigri pour retour de l'être aimé en 24 heures chrono et de l'ésotérisme vénal des prédictions astrologiques d'Élisabeth Tessier que de la science expérimentale ou humaine.

    L'hypnothérapie ne marche que si on peut et on veut croire qu'elle va marcher.
    La chimiothérapie, elle, fait toujours tomber les cheveux, quelque soit les états d'âme du cerveau trempant dans son jus qui est en dessous.

    Comme pour les coupeurs de feu assimilable à un effet placébo suggéré comme on a pu suggérer à des centaines de milliers d'américains choisis et repérés de voter pour l'autre millionnaire blondinet à goût de chiottes.

    Les troubles de mes doutes du moment et la lecture assidue de l'ensemble des posts du forum "Arrêter l'alcool" me commandaient d'écrire ces quelques lignes extra-lucides à l'hyper-sensibilité exacerbée , pas forcément encourageantes dans le sens habituel commun dû, je le comprends, aux nouveaux arrivant(e)s qui ont déjà bien d'autres chats à fouetter que de peut-être, ou pas, déboulés tout frais, tout roses, dans les glues de ces questionnements-là.

    Je pense avoir pris toutes les précautions épistolaires nécessaires au vue de mes capacités, de mes moyens et de ma désormais obligation de devoir écrire librement mes pensées pour ne pas accumuler la frustration et la honte de les taire pour me sentir et être sollicité, reconnu ou apprécié.

    Donc, par avance je sais que je n'ressentirai pas ou plus le besoin de m'en excuser!

    Une telle pétulance, ça m'en troue moi-même le culot et ça m'en bouche un sacré coin-coin!

    Bises Gorilles dans la brume et Dix petits indiens.
    Dernière modification par Indianamou, 21/10/2018, 13h12.

  • Ronald
    a répondu
    Envoyé par Indianamou Voir le message

    Je pense que l'effet physiologique du réamorçage de la dépendance alcoolique ne doit pas tenir à un verre, à une pinte ou à une coupe en tant que contenant de la molécule alcool mais bien plus à l'idée de consommer et d'avoir consommé.

    Des études, sur plusieurs groupes d'alcooliques abstinents, certaines et certains à qui on a fait reboire à leur insu une petite quantité d'alcool sans qu'elles ou ils puissent s'en douter en même temps qu'on affirmait à d'autres, qui n'ayant pourtant rien pris, qu'ils avaient effectivement reconsommé de l'alcool, (je sais, je sais ces "salauds de scientifiques" s'arrogent parfois des droits déontologiquement assez discutables sous couvert de volontariat des participant(e)s), bref ces études "à l'aveugle" ont démontré que l'appétence à l'alcool ne se réenclenchait que très rarement en cas d'absorption inopinée, non volontaire ou fortuite et surtout non portée à la connaissance, ni révélée à la conscience et même, comme ici, dissimulée à la bonne foi du buveur ou de la buveuse mais occasionnaient un effet et un impact psychologique certain et notable de suggestion vers un craving, une angoisse, une tension pour celles et ceux qui étaient persuadés qu'ils avaient reconsommé, alors qu'ils étaient, je le répète, blancs comme neige.

    Le fantastique pouvoir de la croyance, de l'auto-suggestion et de cette propension de la pensée à la projection et à l'imaginaire.

    Principe assimilable à l'effet placebo ou à l'hypnose, et cupidement et mercantilement utilisé en homéopathie et par nombre de pratiques de développement personnel.
    Tout cela est intéressant et pas étonnant mais attention aux conclusions abusives !
    Je dois apporter le témoignage ici de deux des divers types d'alcooliques que je fus,
    alcooliques aux fonctionnements différents, voire opposés, du moins en apparence ou à court terme

    C'était au début de la trentaine je crois, j'étais en abstinence sans plus d'envie d'alcool ni problème sur le plan de sa non-consommation, depuis une paire d'années je crois. Aucun médicament non plus.

    J'étais seul à la maison (Madame et la fille en vacances), j'en profite : "pour voir", j'avale, je ne sais plus mais je crois que c'est une simple bière et seulement une ou deux gorgées. Impression atroce quasi immédiate. Impression d'avoir introduit le diable en moi. Envie giga de me saouler ou de me suicider pour échapper à la sensation d'implosion en cours. Je m'allonge sur le canapé. Je suis mal, je suffoque, j'halète, je me tords, je suis possédé, ... je crois que ça s'est atténué après environ une demi-heure de lutte à mort, avant que l'intensité ne diminue.

    Je n'ai plus jamais recommencé avant que, quelques années plus tard, en cours de psychanalyse qui progressait super, Jacqueline Harpman m'encourage, me presse même, de reboire mais, citations : "modérément", "un bon verre de vin le soir avec des amis, c'est tellement agréable" "l'alcool, on en fait ce qu'on veut finalement".
    J'ai donc repris un verre de bière pour commencer, sans aucune conséquence cette fois, à l'inverse de la dernière expérience…

    je pouvais donc me croire "guéri" grâce notamment à ce que je croyais être le soutien sincère et compétent de Harpman, à la nouvelle référence de base extérieure qu'est l'analyste et que je n'avais pas à l'époque de cette première regorgée aux effets démoniaques
    (j'étais alors aux AA mais c'est tout), et surtout grâce aux nœuds défaits et aux grottes éclairées par l'analyse, et aussi le long temps de sobriété écoulé

    je n'avais pas encore découvert que l'acquis premier internalisé générateur des tendances addictives se situe en amont de ce qui est à la portée de la technique exploratoire purement psychanalytique











    puis, fort de cette croyance, j'ai bu, tendanciellement, de plus en plus, avec longues abstinences mais de plus en plus courtes, tout en progressant jobs, études, et même nouvelle courte carrière de tennis,
    puis, de plus en plus de dérapages, et le trend s'inverse...






    Une douzaine d'années après avoir suivi la "suggestion" de Harpman de reboire un peu modérément et plaisamment de temps en temps, j'avais perdu mes enfants, mes amis, mes biens, mon boulot, ma santé physique, mentale, morale, mon intelligence, mon esprit, mon âme, j'étais réduit à un état de sous-humain, non de sous-être vivant, de monstre, je voulais consciemment mourir mais n'ai pas osé réussir mes tentatives d'en finir brutalement.



    Je l'ai déjà écrit mais tout le monde ne m'a pas lu, et lire mon expérience peut être salvateur pour certains de ceux qui ont un rapport pathologique ou problématique avec l'alcool et qui hésitent ou se disent "pourquoi pas un verre ou deux"

    en cas d'hésitation, il n'y a qu'un bon choix, clair, net, élémentaire, binaire : le zéro ou l'infini… des possibles de la perte de soi, du malheur, de la souffrance, de la déchéance, du mal
    Le zéro aussi est un infini des possibles mais pas les mêmes !
    Dernière modification par Ronald, 17/04/2019, 08h20.

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  • rur@lcoolique
    a répondu
    Coucou l'indien.

    Merci pour l'info. sur les expériences d'exposition au produit et les effets psychiques des situations respectives. Je garde ça dans un coin de ma tête, un peu à l'écart des gravats...

    Pour les "bonshommes allumettes" dont je parlais chez moi, je serais intéressé d'avoir ton point de vue avant/après, s'il te venait l'envie d'essayer... Mais pas d'obligation, hein, c'est un gadget qui peut avoir son utilité, il me semble, en ayant conscience de ses limites...

    Belle journée (pluvieuse ici, mais il en faut plus pour t'empêcher de sortir, j'ai cru comprendre).

    *@+

    fred

    Laisser un commentaire:


  • Indianamou
    a répondu
    Hello Flocao,
    Hello les grand(e)s conteurs(euses) et les petit(e)s compteurs(euses)
    Hello celles et ceux qui se reconnaitront dans ces expériences-là,

    Et je suis repassé par là ...

    Envoyé par Foocao
    Petit dérapage récent cependant : pour une raison personnelle, je n'ai pas voulu refuser une pinte de bière. Pas à ce moment là, pas avec cette personne là. J'ai donc bu une pinte de bière, que je regrette.
    Ce n'est pas tant le contenu de la pinte qui, de mon avis, doit aiguillonner ta vigilance et doit retenir ton attention, c'est sa raison.

    Ce "Pas à ce moment là, pas avec cette personne là.", il y'en aura toujours des tas.
    Et des bouteilles aussi.

    Je pense que l'effet physiologique du réamorçage de la dépendance alcoolique ne doit pas tenir à un verre, à une pinte ou à une coupe en tant que contenant de la molécule alcool mais bien plus à l'idée de consommer et d'avoir consommé.

    Des études, sur plusieurs groupes d'alcooliques abstinents, certaines et certains à qui on a fait reboire à leur insu une petite quantité d'alcool sans qu'elles ou ils puissent s'en douter en même temps qu'on affirmait à d'autres, qui n'ayant pourtant rien pris, qu'ils avaient effectivement reconsommé de l'alcool, (je sais, je sais ces "salauds de scientifiques" s'arrogent parfois des droits déontologiquement assez discuptables sous couvert de volontariat des participant(e)s), bref ces études "à l'aveugle" ont démontré que l'appétence à l'alcool ne se réenclenchait que très rarement en cas d'absortion inoppinée, non volontaire ou fortuite et surtout non portée à la connaissance, ni révélée à la conscience et même, comme ici, dissimulée à la bonne foi du buveur ou de la buveuse mais occasionnaient un effet et un impact psychologique certain et notable de suggestion vers un craving, une angoisse, une tension pour celles et ceux qui étaient persuadés qu'ils avaient reconsommé, alors qu'ils étaient, je le répète, blancs comme neige.

    Le fantastique pouvoir de la croyance, de l'auto-suggestion et de cette propension de la pensée à la projection et à l'imaginaire.

    Principe assimilable à l'effet placebo ou à l'hypnose, et cupidement et mercantilement utilisé en homéopathie et par nombre de pratiques de développement personnel.

    Tout ça pour dire que, je n'imagine pas, en tous cas me concernant, conditionner ma consommation d'alcool ni à une quelconque circonstance, avec lesquelles, je l'avoue, j'ai pris énormément de recul, ni à une personne, quelle qu'elle fut.
    Avec lesquelles, je l'avoue encore, j'ai pris égal'ment énormément de recul.

    Et si toujours, toujours je prends énormément de recul, comment veux-tu, comment veux-tu que ma langue visite ses mandibules?
    Et que j' lui dévoile mon monticule?
    Et ma grosse paire de tests... de personnalité.
    M'enfin!

    Si je devais reboire, je le referais sciemment, en toutes connaissances de cause des effets recherchés que j'en attends, des risques addictifs que je prends, des raisons qui m'ont conduit à cette prise de décision, bref, en n'en ayant lucidement pesé tous les avantages que je pourrais en retirer et en les mesurant aux inconvénients qui en découleraient inévitablement.

    Et dès lors, une fois cet alcool froidement démystifié en quelque sorte, détaché de son aura socialiso-socio-culturello-traditionnelle, séparé des fantasmes et projections imaginaires qu'on veut bien croire et lui préter, recadré comme produit de consommation courante et ordinaire industriellement usiné sans plus aucune attache, hors exception hors d'usage, hors de prix et hors de portée de mes modestes facultés sensorielles, à l'authenticité qui en inspirait la philosophie, je n'verrais sans doute plus le moindre intérêt à m'envoyer vite fait un canon, à m'taper une bibine sur le pouce ou m'expédier un shooter de 'sky hormis celui de vouloir en obtenir l'ébriété.

    Ébriété fugace, futile, tout juste bonne à me permettre artificiellement et à m'accorder involontairement de me détourner de moi.

    Et justement, comme maintenant j'aspire en permanence et en continu à être consciencieusement moi, par le moindres des poils ou des pores de ma peau, y compris ceux du nez, des zoreilles et des doigts d'pieds, par toute la faune des animalcules des microbiotes qui permettent tant bien que mal la survie de ma chimèrique enveloppe corporelle, par toutes les imperfections de mes sens et enfin par toutes les incohérences de mes pensées, je n'crois pas que l'assimilation par mon organisme de cette complexe molécule carbonée C2-H5-O-H vagu'ment parfumée me s'rait alors d'un grand recours ni d'un quelconque secours pour aboutir à cette pourtant si stimulante quête.

    Si?

    "In vino véritas", c'est du slogan publicitaire de producteurs de pinards issus des différents pays de l'Union Européenne, ça.

    Du leitmotiv de pseudo croyances païennes avant qu'elles ne soient dépassées par les dogmes d'une aussi improbable et magique religion judéo-chrétienne.
    Pas pour moi, ça.

    Mais pour les zautres, j'sais pas!

    Bises Paris brûle-t-il Quasimodo?
    Dernière modification par Indianamou, 16/04/2019, 06h51. Motif: Y'a pas d'azote dans l'alcool qui m'a dit Wiki !

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  • louvaji
    a répondu
    Coucou Tonton, ah les valseuses(j'adorais Dewaere),j'avais pas pensé de cette maniére au moins tu m'as fait sourire, bonne journée

    Laisser un commentaire:


  • Indianamou
    a répondu
    Hello rur@lcoolique,
    Envoyé par rur@lcoolique
    Prends soin de toi et passe un bon samedi.
    Avec fièvre et enthousiasme alors, comme il se doit!



    Même si, on aurait pu s'en douter, ce n'est pas mon soir préféré pour sortir ni pour aller danser.

    Je suis plutôt du vendredi, moins de monde et donc, moins d'excitations incontrôlées côté consommateurs, plus d'espace et de disponibilité, côté service.

    Et, pour faire un peu de sociologie de bazar, dans les endroits où ça bouge, je n'dirais pas "moins d'alcool", quoique, mais, de l'alcool différemment, indubitablement.

    Ensuite, humblement, étant donné que, comme Obélix, je suis tombé dans le chaudron lorsque j'étais tout petit, j'arrive tout à fait à m'en passer pour être de la fête.

    Et même, à entrer dans ma transe, si mon cerveau est au diapason et que l'endroit résonne de good vibrations.
    Et ça, j'aime bien.

    Hello Louvaji,
    Envoyé par louvaji
    ... je suis entré vous deux, ...
    Euuuuuhhhhh...
    Comme ça?



    Et moi, je ronfle et je pète pour deux.

    Ronald, je sais pas!

    Surtout d'puis qu'il a perdu du poids, Chouchou.

    25 kg, c'est pas rien!
    Imagine, si moi, j'les perdais, j's'rai d'office hospitalisé pour dénutrition avérée.

    Un monde...
    ...où on n'fait pas tous le même poids!
    Justement, ah!

    Quoiqu'on en dise.
    Quoiqu'on tente d'en changer.

    Allez, hop, hop!
    Le baîllon et la cagoule, à defaut du goudron et des plumes, pour l'Indien.
    À nous ruiner l'espoir et nous tuer l'entrain avec ces propos de vieux grigou mal léché.

    Qui a crié : "Et même, plus léché du tout!" dans mon dos?

    Patience.
    Ce qui doit arriver arriv'ra.
    Je sais, je sais, je commence à radoter.
    C'est mon AA à moi, qui m'travaille : Aloysius Alzheimer!

    Et hello les cinéphiles et les dévoreuses(eurs) de séries.



    Bises perte de RAM et paires de rames.
    Dernière modification par Indianamou, 07/04/2019, 23h14. Motif: Aucun : juste utiliser tout l'espace de liberté d'expression mis à ma disposition. Tant qu'y en a!

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  • louvaji
    a répondu
    Coucou mon Indien"autiste" alors, je sais elle est limite , je suis entré vous deux, je pense que je fais des choix, mais comme je sais qu'on ne contrôle rien dans la vie, il y a forcément une grande part d'inconnue(surtout dans la maladie), mais finalement en écrivant je me rend compte qu'on a toujours des choix à faire, même dans la maladie, le seul choix que je ne fais pas c'est de couper les ponts avec mon père, j'ai pas le courage, je ne peux pas, même si il est PN, je lui en veux bien sûr, beaucoup même mais couper les ponts demande beaucoup de courage, enfin je trouve, bonne journée à vous tous

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  • rur@lcoolique
    a répondu
    Coucou.

    [HS]
    Merci pour la dédicace, j'en suis très honoré. Mais sans majuscule, STP Et ne t'inquiète pas de ce que je pourrais "interpréter", je postule en te lisant que je suis ici "chez toi" (ma grand-mère paternelle dis toujours que "Chez soi on fait comme on veut, chez les autres on fait comme on doit.") pour y suivre ton raisonnement, qui parfois m'éclaire, parfois me plonge dans des questions que je n'aurais pas abordées seul, bref que je viens confronter mes certitudes et mes doutes à d'autres manières de penser et que ça ne peut que me faire du bien.
    [/HS]

    Merci pour cette nouvelle page de lecture. Prends soin de toi et passe un bon samedi.

    *@+

    fred

    Laisser un commentaire:


  • Indianamou
    a répondu
    Hello Ronald,
    Hello les mal foutu(e)s et hello les bien portant(e)s,
    (Dites vous bien que dans un cas comme dans l'autre, ça ne durera pas éternellement, d'abord!)

    A l'éclairage de cette bienveillance si tellement chaleureuse qu'on la croirait fraternelle, je n'peux m'empêcher de regretter cette amère sensation que j'éprouve de nous sentir si affectivement proches et pourtant si radicalement éloignés.

    Ce doit d'ailleurs être ce même sentiment qui se traduit dans l'incompréhension du petit post rajouté en aparté...
    Envoyé par Ronald
    Y a rien à faire, j'ai l'impression qu'il y a en toi un  qui n'a plus lieu d'être et je râle de ne pouvoir rien faire pour le changer en un qui pourrait être

    Toi peut-être ?
    ...et qui, même si je pense en connaître la raison, m'expédie, alors que, pour mon nouvel et encore fragile équilibre mental, je m'entraîne à essayer de ne plus le faire, m'expédie donc, qu'écris-je, me catapulte dans le ruminement dubitatif de la ronde des possibles interprétations.

    Je sais bien que tu ne veux ni ne me veux aucun mal, et que d'ailleurs, comme tu le dirais toi-même, tu ne peux avoir, sur moi, aucun pouvoir de nuisance ni encore aucune autorité, pas plus morale que physique, dans cette fausse illusion d'équité et d'égalité que voudrait faire croire "l'anonymat" des échanges numériques sous-tendant à tort, l'étrange et impossible neutralité de statut, d'avis, de fonction, d'influence, d'affectivité et, pour tout résumer dans un seul mot-valise, de froideur de cette virtualité qui, - et après cette dernière parenthèse, promis, juré, craché j'arrête de trop déconner -, virtualité qui, si on y réfléchit bien, constitue une non-vie, forcément hypocrite puisqu'à visage couvert si ce n'est caché et qu'on voudrait, actuellement, tellement faire passer pour la vraie, de vie, le fameux IRL, In Real Life, qu'elle peut, certes en devenir addictive, ça, c'est la moindre de ses fautes, mais surtout qu'elle peut risquer de finir par supplanter le rapport humain vrai, dans la mesure où, cette soi-disant neutralité entretient, parfois, la confortable illusion de donner à son auteur(e) une matière, une tessiture, un poids, bref une reconnais-sens à l'insignifiance de son réel pouvoir d'influence et à son niveau de faculté à développer par lui-même, sa pensée (le "plus grands yeux que grand ventre" de mon post précédent).

    Exactement comme je le fais actuellement dans un "Faites-comme-je-dis, pas-comme-je-fais" tout empreint d'une contradiction si fondamentalement et profondément humaine.

    Ce que toi, tu traduis, avec cet éclairage si particulier, toujours psychanalytiquement orienté, du moins l'ai-je lu comme ceci, par :
    Envoyé par Ronald
    Et considérer que l'univers et l'espace/temps sont, pour chaque être vivant, divisés en deux parties inégales : soi-même (dont ses identifications et idéalisations) et tout le reste ;
    tout le reste c-à-d l'extérieur qui n'est dans le fond du fond de soi, rien par rapport à soi, chacun se considérant ultimement toujours comme Tout (idéalisations et identifications incluses) comme du temps d'avant le temps.
    Comme si on pouvait se croire riche, parc'qu'on a quelques chiffres écrits quelque part sur un serveur banquaire.
    A portée d'une puce embarquée sur un circuit imprimé serti dans un malheureux bout de plastique rectangulaire.

    Ah, ah, c'tte blague.

    Tout juste monnaie de singe qui peut à tout moment s'évaporer comme éclate une bulle financière.
    Et sans commune mesure avec la vraie richesse, faite elle, de palpable sonnant et d'étincelant trébuchant.

    Pas de ridicule virtuel.

    Ou encore, qu'on pourrait changer l'ordre systémique, et dorénavant, systématique, du monde parc'qu'on aurait quelques "idées" ou qu'on saurait penser par soi-même.
    Et je demande d'avance à rur@lcoolique de ne pas se sentir offensé lorsqu'il lira ces lignes, car je sais qu'il les lira, qui ne témoignent que de ma seule et, je l'admets, difficilement fréquentable, rassurez-vous, même pour moi, façon détachée pour ne pas écrire désabusée, d'envisager "de trouver ma place sans donner l'impression de", si, si, j'y tiens, au sein de l'humanité.

    Car, qu'on le veuille ou non, l'existence n'est qu'une longue comparaison pour ne pas écrire confrontation ou jugement de et d'avec ses petits congénères avec qui, pourtant, on partage si harmonieusement la planète.

    A grand coup de "j'en-ai-une-bien-plus-grosse-que-toi!"
    Enfin, principalement chez les garçons, bien que, et le souvenir de certains posts me revient en tête, les filles post-modernes comme il se doit de les appeler aujourd'hui, en ont, une, bien plus grosse que moi!

    De légitimité.
    D'assurance, voire d'évidence.

    Bon, assez déconner l'Indien, avec des considérations bien trop grosses pour toi.
    Déploie tes zoreilles, agite ta plume et atterris en douceur sur les incontestables, eux, troisDétesques serveurs!
    Enfin, je m'comprends.

    Envoyé par Ronald
    Bref avant de se laisser aller à l'intensité sans risque d'incendie ou d'explosion, mieux vaut quitter nos mondes fictifs et devenir soi pur tout simple dans le seul vrai réel tout simple peuplé des autres aussi simplets que chaque tout seul.
    Car là est notre principale opposition.

    Tu fais partie de celles et ceux qui pensent décider de leur choix et donc, par extension, de leur vie.
    C'est une forme d'expression de cette fameuse légitimité à exister.

    Je fais partie, et encore plus avec la conscience de la maladie, qu'elle soit alcoolique ou cancéreuse, de celles et ceux qui pensent que ce sont les circonstances et les fruits fortuits du hasard qui déterminent ma vie, comme à sa génèse, cette improbable rencontre où, parti avec papa, je suis revenu avec maman.

    Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites... mais, je vous rassure, ce n'est là qu'un plagiat, une redite de je n'sais plus qui!
    Il faut rendre à César ce qui appartient à Panisse nous enseigne la morale suivant Pagnol!

    Je ne me laisse pas aller à l'intensité : elle est mon moteur et peut-être même, mon unique moteur.
    Mon enthousiasmante raison d'être.
    Refoulant, avec ses petits bras musclés, mon "A quoi bon!"

    Sans doute, parce que ceci et à cause de cela, oui, oui, j'entends bien.
    M'en fous maint'nant!

    Mais elle est ma pulsion, ma vitalité, mon jaillissement.
    Et ma vision du monde, plus que sa réalité en découle inéluctablement.
    Forcément déformée comme elle l'est matériellement et physiquement, par mes sens et leurs imparfaites interprétations cérébrales et mon appropriation intellectuelle.
    Sachant que les interprétations de chacun de ces "tout seuls" sont, toujours suivant ce puissant raisonnement, évidemment déformées.

    Comment voulez-vous donc, dans un imbroglio pareil, qu'un pauvre Indien puisse s'y retrouver.
    Sans vouloir être ni vexant, ni stigmatisant de cette pathologie, c'est une vue qui doit être assez proche de l'idée que je me fais de l'autisme : un dysfonctionnement, un submergement, du fait de la perpétuelle et épuisante tentative, conduisant souvent à un sentiment d'échec, du traitement d'une trop grande quantité d'informations, explicites mais surtout implicites.

    Quand on vous dit que le diable se cache dans les détails.
    Des quantités et des quantités de détails.
    Insignifiants par d'autres interprétations.
    Donc éliminés et ne s'assimilant donc plus à autant de "bruits" parasites.

    Envoyé par Ronald
    Cette faculté, tout le monde l'a, les amibes aussi, et chacun trouve sa place naturellement pour autant justement qu'il ne cherche pas à "donner l'impression" !
    Pour autant qu'il soit soi AVANT de songer à "donner l'impression".
    Mais donc, l'amibe pensante que je suis, se trouve alors quasi contrainte de devoir "donner l'impression" dans l'agitation de l'eau du marigot à laquelle, en définitive et pour faire court, ne pouvant "tout" comprendre, elle ne peut au final comprendre rien.
    Ou peu.
    Ou mal.

    Envoyé par Ronald
    s'ouvrir à l'autre une fois soignées ses blessures d'identité
    Comme cette orthographe mal assurée (faute que j'ai évidemment eu soin de corriger une fois constatée) que je n'arrive désespérément à surveiller au fur et à mesure de l'enfoncement, j'allais écrire de l'enterrement, de son cerveau dans le fil de sa pensée.

    Au point, les jours de pleine lune, de grands vents ou de fort submergement d'émotion ou de stress, d'en perdre littéralement mes mots.
    Et mes moyens.
    Pas ses maux. Ce s'rait trop beau.

    Car, ne vous y trompez pas, j'en chie des sacs de sciure et des barriques de copeaux à pondre ces laborieuses contributions.
    Qui, je l'ai maintenant résolu, ont déjà et avant tout, le mérite de me permettre de poser mes mots à et pour moi.
    Ensuite, pour les autres, je n'sais pas.

    J'avoue que je suis bien incapable d'envisager qu'ils puissent avoir une quelconque utilité.
    Parc'que, de toutes façons, et c'est là peut-être un nouveau tournant dans la manière d'aborder l'abstinence, c'est, de mon point de vue, le passage obligé pour construire son récit avec le sens propre, tout propre, qu'on est seul à vouloir lui donner.

    Contributions dont d'ailleurs, et ce pourrait être, pourquoi pas, un autre sujet, je n'suis pas vraiment sûr de saisir ni de maîtriser la "simple" signification des mots "partage" ou "entraide".
    Ni même surtout le ou les sens de leur finalité.
    Ou de leurs finalités?
    Ici comme IRL.

    Envoyé par Ronald
    Invalide ou pas, quand on a intégré sa légitimité naturelle - au même titre qu'une amibe - on a plus besoin de se m(s?)entir un ego supérieur.
    Là encore, j'n'ai pas l'impression que ça puisse être moi qui détermine ou non cet état de fait.
    Comme je ne choisis pas, ni personne je pense, de me sous-estimer, de me mésestimer ou pire, de me nier.
    Un ou des affreux concours de circonstances.
    Auxquels il faudra remédier avec ses seules ressources.

    Envoyé par Ronald
    Quand tu n'éprouveras plus ces appréhensions et angoisses, quand elles s'avèreront clairement infondées à tes yeux, tu seras devenu toi.
    Je n'ai pas l'impression de manifester ou d'avoir manifesté appréhensions ou angoisses?
    Si?
    Plutôt résolu à maintenant envisager que je ne s'rai peut-être ni jamais cool, ni jamais altruiste.
    Après tout, je n's'rai pas le premier ni le dernier misanthrope.

    Quant à être aimable, aimant et apte à me laisser aimer, je me rends compte que ça me demande d'introduire un second facteur (oui, oui, je sais, comme dirait Bigard, c'est à deux doigts d'la vulgarité!) dont avec le temps, je le sais maintenant, l'implication et la maîtrise ne dépendent absolument plus de moi.
    Ce qui doit arriver, arrivera.

    Bises pain sur la planche et clous de girofle.
    Dernière modification par Indianamou, 06/04/2019, 13h59. Motif: J'avais perdu les smileys de Chouchou. Impardonnable. Et rur@lcoolique sans majuscule.

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  • Ronald
    a répondu
    Y a rien à faire, j'ai l'impression qu'il y a en toi un qui n'a plus lieu d'être et je râle de ne pouvoir rien faire pour le changer en un qui pourrait être

    Toi peut-être ?

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  • Ronald
    a répondu
    Envoyé par Indianamou Voir le message
    l'intensité, à mon avis même expression juste éclairée différemment que l'ennui exprimé par d'autres sur le fil de Gris-bouille notamment et dont les frontières avec l'excès sont si poreuses, que, toujours de mon avis, nombre "d'addicts" s'y sont brûlés les ailes, la santé et le porte-monnaie en illusoire fuite-en-avant vers un toujours plus "infiniment" ou dans autant de fumeuses quêtes d'un absolu idéaliste, mythique ou mystique mais toujours fictionnel, projeté et trop conceptuel ou allégorique pour pouvoir véritablement "coller" à leur simple réalité, cette intensité donc, peut, de mon avis je le répète, devenir mère de tous les vices et mort de tout l'Elvis et submerger, paradoxalement, aussi bien par l'aboutissement de sa révélation pleinement exprimée que par sa négation frustrement contrainte, peut donc facilement submerger et rétamer tout être dont la nature n'y aurait pas été convenablement préparée.
    Tout-à-fait d'accord.
    Bref avant de se laisser aller à l'intensité sans risque d'incendie ou d'explosion, mieux vaut quitter nos mondes fictifs et devenir soi pur tout simple dans le seul vrai réel tout simple peuplé des autres aussi simplets que chaque tout seul.

    Et considérer que l'univers et l'espace/temps sont, pour chaque être vivant, divisés en deux parties inégales : soi-même (dont ses identifications et idéalisations) et tout le reste ;
    tout le reste c-à-d l'extérieur qui n'est dans le fond du fond de soi, rien par rapport à soi, chacun se considérant ultimement toujours comme Tout (idéalisations et identifications incluses) comme du temps d'avant le temps.

    Envoyé par Indianamou
    Cette faculté de "trouver sa place" sans donner l'impression (...)
    Cette faculté, tout le monde l'a, les amibes aussi, et chacun trouve sa place naturellement pour autant justement qu'il ne cherche pas à "donner l'impression" !
    Pour autant qu'il soit soi AVANT de songer à "donner l'impression".

    s'ouvrir à l'autre une fois soignées ses blessures d'identité
    c'est fondamental
    sinon, en s'ouvrant, on se donne, on se fait envahir et posséder dès qu'on s'ouvre.
    Si on est soi, on est inaliénable, plus aucun risque alors de s'ouvrir à volonté ; et on ne se préoccupe plus patholigiquement de "l'autrui" ou de "l'extérieur global" AVANT soi.
    On peut enfin être altruiste et cool.
    On peut enfin aimer et se laisser aimer sans se perdre.

    Envoyé par Indianamou
    appareiller les moignons de ses amputations de légitimité sans tomber non plus dans les éblouissements d'un narcissisme obsédant.
    Invalide ou pas, quand on a intégré sa légitimité naturelle - au même titre qu'une amibe - on a plus besoin de se mentir un ego supérieur.

    Envoyé par Indianamou
    (...)l'âge et la mesure de l'expérience de la vie, et des "espoirs" que l'on peut y placer me facilite considérablement la tâche.
    Et me conduit (...) à une salutaire émancipation

    Concrète, pratique et immanente.

    Pouvant même, qui sait, conduire l'Indien doucement blanchi et toujours chenu, à une certaine forme de sagesse.

    Reste à trouver (...) la juste allégresse et le sincère enthousiasme que la pétillance et la vibration de cette nouvelle (en tous cas pour moi) aptitude à la vie requiert (...)



    Envoyé par Indianamou
    la gravité intrinsèque et nécessaire de l'existence que, soit dit en passant, je ne n'ai pas l'intention de me voir laisser réduire à une futile et inutile exhaltation agitée collective par l'insouciance consumériste de trop des "plaisirs" que l'on nous vend aujourd'hui, donc, pour contrebalancer cette froide et nécessaire lucidité et cette constante et impérative vigilance que les contraintes de l'existence nous imposent, et nous ont toujours imposé, afin de ne pas être "prédaté" d'une quelconque façon que ce soit par une ou un quelconque qui que ce soit même dans les conditions et les circonstances les plus inattendues.

    P'is quoi encore!
    Quand tu n'éprouveras plus ces appréhensions et angoisses, quand elles s'avèreront clairement infondées à tes yeux, tu seras devenu toi.



    Laisser un commentaire:


  • Indianamou
    a répondu
    Hello Vidal,
    Hello Ronald,
    Hello Rur@lcoolique,
    Hello celles et ceux qui ne se découvrent pas d'un fil en attendant de pouvoir faire ce qui leur plaît.

    Envoyé par Vidal
    Je viens de finir ce long fils que j ai lu en plusieurs jours et qui est vraiment intense et interessant. Je voulais t en remercier. Beaucoup d info.
    Merci.
    Mais l'intensité, à mon avis même expression juste éclairée différemment que l'ennui exprimé par d'autres sur le fil de Gris-bouille notamment et dont les frontières avec l'excès sont si poreuses, que, toujours de mon avis, nombre "d'addicts" s'y sont brûlés les ailes, la santé et le porte-monnaie en illusoire fuite-en-avant vers un toujours plus "infiniment" ou dans autant de fumeuses quêtes d'un absolu idéaliste, mythique ou mystique mais toujours fictionnel, projetté et trop conceptuel ou allégorique pour pouvoir véritablement "coller" à leur simple réalité, cette intensité donc, peut, de mon avis je le répète, devenir mère de tous les vices et mort de tout l'Elvis et submerger, paradoxalement, aussi bien par l'aboutissement de sa révélation pleinement exprimée que par sa négation frustrement contrainte, peut donc facilement submerger et rétamer tout être dont la nature n'y aurait pas été convenablement préparée.

    Par méconnaissance ou par mégarde mais aussi par mauvaise volonté ou par malveillance.
    Volontaire ou non.

    Cette faculté de "trouver sa place" sans donner l'impression ni de vouloir péter plus haut que son cul ni d'avoir plus grands yeux que grand ventre.

    Et donc, en résumé, d'avoir été non pas bien ou mal mais juste élevé.

    Ni trop, ni trop peu.
    Ni plus, ni moins.

    Ce qui, au passage, permet de comprendre et d'englober les éclairages de mon Chouchou, Ronald, lorqu'il écrit sur le JAR :
    Envoyé par Ronald
    La vie je la perdrai de toute façon, mais là j'avais perdu - temporairement mais j'ai évité le "définitivement" de toute justesse - bien pire que la vie : j'avais perdu toute dignité élémentaire, j'avais perdu mon respect de moi-même, j'avais égaré mon âme, je m'étais métamorphosé en un être veule, amoral. Et ça pour moi c'est de loin le pire des effets de l'alcoolisme sévère.

    J'avais aussi postposé, retardé, le moment de la découverte de mon être propre. A un poil près, cet être unique que j'ai toujours été comme tout le monde, jamais je ne l'aurais su, jamais je ne l'aurais vu naître et exister un peu. Ou du moins ce qu'il en restait, ce qu'il en reste. Mais néanmoins il était là vivant encore même si très abîmé, diminué, handicapé, vieilli. Oui il est là, présent, toujours vivant, maintenant enfin visible, il ne se cache plus, et il a encore un petit potentiel inexploité.
    que je re-quote ici, car, effectiv'ment, ayant plus affaire et à faire sur ce fil, toujours teinté de saine introspection, que sur celui du JAR, devant justement plutôt permettre de s'ouvrir à l'autre une fois soignées ses blessures d'identité, sans forcément, en devenir, pour autant égotistes, et appareillés les moignons de ses amputations de légitimité sans tomber non plus dans les éblouissements d'un narcissisme obsédant.

    Prendre soin de moi de manière indépendante et autonome sans ne léser personne, y compris soi, ni le faire au détriment ou sous la coupe d'une ou d'un autre.

    Et j'avoue, que l'âge, et la mesure de l'expérience de la vie, et des "espoirs" que l'on peut y placer me facilite considérablement la tâche.
    Et me conduit, si ce n'est à un apaisement, au moins déjà, à une salutaire émancipation.

    Concrète, pratique et immanente.

    Pouvant même, qui sait, conduire l'Indien doucement blanchi et toujours chenu, à une certaine forme de sagesse.

    Reste à trouver la vie qui va avec comme me le rappelle Rur@lcoolique:
    Envoyé par rur@lcoolique
    J'espère que tes pensées sont au diapason du printemps qui arrive et assez guillerettes pour préparer quelques poissons et disperser du rire dans tes alentours
    Ou pour traduire en indien, trouver la juste allégresse et le sincère enthousiasme que la pétillance et la vibration de cette nouvelle (en tous cas pour moi) aptitude à la vie requiert et que je ne sais pas encore appeler joie de vivre, pour contrebalancer l'engluante morosité que la gravité intrinsèque et nécessaire de l'existence que, soit dit en passant, je ne n'ai pas l'intention de me voir laisser réduire à une futile et inutile exhaltation agitée collective par l'insouciance consumériste de trop des "plaisirs" que l'on nous vend aujourd'hui, donc, pour contrebalancer cette froide et nécessaire lucidité et cette constante et impérative vigilance que les contraintes de l'existence nous imposent, et nous ont toujours imposé, afin de ne pas être "prédaté" d'une quelconque façon que ce soit par une ou un quelconque qui que ce soit même dans les conditions et les circonstances les plus inattendues.

    P'is quoi encore!

    Joyeusement désabusé et chaleureusement retiré.
    Comme il me plaît.
    Tant que d'la vie, il y'en a!

    Bises signaux d'harengs fumés et calumet de lapées.
    Dernière modification par Indianamou, 05/04/2019, 07h38. Motif: V'là qu'avec l'heure d'été, j'suis déphasé au point d'écrire dans l'après-midi au lieu d'aller me promener sous la pluie! Bon, l'est pas trop tard pour y aller! So, gigot!

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  • rur@lcoolique
    a répondu
    Coucou !

    Ou "poisson", en ce jour. J'espère que tes pensées sont au diapason du printemps qui arrive et assez guillerettes pour préparer quelques poissons et disperser du rire dans tes alentours

    Porte toi bien.

    fred

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  • Ronald
    a répondu
    L'Indien si tu passes encore par ici, je viens de pondre sans préméditation un post sur le JAR qui aurait mieux sa place ici.
    Bon vent !

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  • Vidal
    a répondu
    Bonjour Indianamou,

    Je viens de finir ce long fils que j ai lu en plusieurs jours et qui est vraiment intense et interessant. Je voulais t en remercier. Beaucoup d info. Je retiens le poeme du castor car c est dure de retenir tout.
    Sincerement
    ​​​​​​​V

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