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  • Ronald
    a répondu
    Envoyé par Al!ce Voir le message
    On peut aussi regarder ailleurs (...) - à commencer par l'ego des autres
    Oui mais ça tout le monde sait faire
    Et trop de gens ne font que ça
    Voir le sien c'est beaucoup plus difficile

    Mais sans ce passage, cet acte courageux, souvent humblement héroïque
    Impossible de s'en débarrasser
    Et de le laisser derrière soi
    son ego
    Son démon interne, ses Dieu et Satan à soi, bon ou mauvais génies
    internes ou projetés
    synthétisés en l'ego
    Pour faire simple

    Oui, pas facile de le savoir l'Ego rien qu'à nous, rien que pour nous
    Encore moins facile de
    L'abandonner sur la route poussiéreuse
    Et de continuer son chemin sur sa propre carriole tirée
    Par son bon vieux cheval
    Sans plus se retourner

    Ego divin et diabolique alors réduit à petite chose moribonde qu'on ne regarde même plus
    Ego moribond, rouge de colère, en convulsions de fureur et d'incompréhension
    luisant de sa chair écorchée
    Ego qu'on laissera baver de rage, fulminer d'impuissance, se tordre de chzgrin, de douleur et de tristesse.

    Et attention de ne pas céder à la pitié ou à la compassion !!!
    Notre ego interne ou projeté sur quelque figure que ce soit ne mérite pas une once de notre bonne considération.

    Il faut néanmoins serrer les dents pour le laisser se rapetisser, agoniser, se racornir et disparaître

    Car alors il disparaîtra, oui, forcément, car
    sans nous, sans notre entretien constant, sans notre soutien sans faille, incessant, cet être fictif qui nous étouffait,
    qui nous empêchait d'émerger,
    il n'est plus rien, il n'existe plus, il n'est plus
    On comprend alors qu'il n'avait été que par nous

    Il faut du courage aussi pour voir dès lors, en même temps que notre occupant disparaît, émerger notre tout petit moi tout nu à l'air libre

    Mais dans le monde réel, débarrassé de ces monstres, prodiges et génies, psychiques, religieux ou mythologiques
    nos forces alors ne se gaspillent plus en combats fictifs
    ou en recherche de soutiens illusoires

    Il devient alors plus aisé
    De continuer seul(e)
    merveilleusement seul(e)
    Libéré(e)
    Vers le coucher de soleil de sa vie
    Son chemin propre

    accessit : les yeux et les mains peuvent alors tout entiers se consacrer à lever les seuls obstacles bien réels
    beaucoup moins d'efforts pour plus de résultats donc
    Dernière modification par Ronald, 22/11/2018, 21h10.

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  • Al!ce
    a répondu
    Envoyé par Ronald Voir le message
    s'extraire de son ego, à le voir de l'extérieur avec l'humour et la dérision qui en résultent
    Pour le voir de l'extérieur, encore faut-il le regarder. On peut aussi regarder ailleurs. Ya plein de choses bien aussi intéressantes - à commencer par l'ego des autres , mais pas seulement...

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  • Ronald
    a répondu
    Envoyé par Al!ce Voir le message
    Comme je t'aime bien, Sencha, et, surtout, que je n'ai pas le temps d'ouvrir ici une vaste discussion..., je passe sur l'idée de "se rencontrer soi-même" et sur cette obsessions actuelle du "soi-même", alpha et oméga de toute existence, qui peut s'étaler sur des longueurs kilométriques de discours jetés au vent par des fourmis obsédées de leur nombril, et dont j'ai pu faire partie... (Beurk !!! Quand j'y repense... ! - Mais n'y pensons plus.)
    Très concrètement, en revanche, je suis d'accord sur le reste :
    Le traitement de l'alcool m'a donné, personnellement, l'occasion de découvrir ou plutôt de mieux comprendre, d'examiner de plus près les problèmes sous-jacents, peu traitables, mais néanmoins susceptibles d'être pris en compte, une fois éclairés - ce qui change la vie.
    Aujourd'hui, je m'estime donc heureuse d'avoir eu ce problème d'alcool qui m'a acculée à un "traitement systémique".

    c'est un premier bon pas il me semble
    à condition de ne pas y rester enlisé toute sa vie, comme tant de gens que j'ai connus aux AA

    Ce premier pas, indispensable, c'est de se débarrasser de ce qu'on appelle ordinairement son ego et que tant de gens confondent avec leur personne toute simple enfouie depuis la petite enfance, mais souvent toujours bien vivante, non encore définitivement étouffée, et qui pouvait quand même parfois par qqs rayons de soleil imprévisibles apparaître de ci de là à notre conscience ou à un entourage suffisamment empathique

    Une fois qu'on a réussi à s'extraire de son ego, à le voir de l'extérieur avec l'humour et la dérision qui en résultent sainement naturellement, une fois qu'on s'est dégagé des identifications et des idéalisations fallacieuses qui le font perdurer en nous, alors la libération des libérations peut peu à peu advenir

    ça fait très mal au début car il faut se débarrasser de maintes illusions sur soi et sur d'autres,
    c'est très très dur, mais la récompense est au bout,

    ce qui se produit alors peu à peu, les horizons qui s'ouvrent, le réel et autrui qu'on découvre enfin sans trop de projections et brouillages, c'est inconcevable pour qui ne s'est jamais suffisamment arraché au magma originel ou pour qui n'est pas sorti assez loin hors du brouillard et des nuages bas d'une vie qui ne fut qu'empruntée

    en tout cas, un peu comme les promesses concernant les effets de la sobriété à long terme (cfr les 12 promesses AA, le seul "douze" des AA auquel j'ai , en gros, adhéré) , ce n'est pas un leurre, un mirage ou une utopie,

    et mon plus vif désir est de voir le maximum de "gens de bien" devenir qui ils sont, goûter la nouvelle ouverture, la nouvelle lucidité, la nouvelle sérénité qui sera alors la leur, en faire profiter leurs proches ... avant de disparaître, comme tout le monde

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  • Al!ce
    a répondu
    Hello !
    Envoyé par SENCHA Voir le message
    Et même si je ne suis pas encore le maître du thé, je n'en suis plus au mètre de bière.
    Il est où, René, pour te féliciter de celle-ci ? Il pédale sous la neige au milieu des gilets jaunes ?

    Plus sérieusement,

    Envoyé par SENCHA Voir le message
    Je me dis, malgré les difficultés de vie en parallèle à notre cheminement et qui pourraient s'ajouter à la difficulté, je me dis que c'est peut-être une forme de chance d'être alcoolique abstinent.
    Est-ce que sans être passé par cette remise en question nécessaire pour gagner cette liberté, sans être dans l'obligation de creuser, de chercher, de se comprendre, est-ce qu'un jour on auraient eu la chance de se rencontrer ? Pas nous ici. (même si c'est aussi une chance ). Non.
    La chance de "se" rencontrer soi-même.
    Entièrement d'accord!
    Comme je t'aime bien, Sencha, et, surtout, que je n'ai pas le temps d'ouvrir ici une vaste discussion..., je passe sur l'idée de "se rencontrer soi-même" et sur cette obsessions actuelle du "soi-même", alpha et oméga de toute existence, qui peut s'étaler sur des longueurs kilométriques de discours jetés au vent par des fourmis obsédées de leur nombril, et dont j'ai pu faire partie... (Beurk !!! Quand j'y repense... ! - Mais n'y pensons plus.)
    Très concrètement, en revanche, je suis d'accord sur le reste :
    Le traitement de l'alcool m'a donné, personnellement, l'occasion de découvrir ou plutôt de mieux comprendre, d'examiner de plus près les problèmes sous-jacents, peu traitables, mais néanmoins susceptibles d'être pris en compte, une fois éclairés - ce qui change la vie.
    Aujourd'hui, je m'estime donc heureuse d'avoir eu ce problème d'alcool qui m'a acculée à un "traitement systémique".

    Dernière modification par Al!ce, 21/11/2018, 07h00.

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  • SENCHA
    a répondu
    Puis tant que j'y suis, je vais rajouter une chose.

    Je me dis, malgré les difficultés de vie en parallèle à notre cheminement et qui pourraient s'ajouter à la difficulté, je me dis que c'est peut-être une forme de chance d'être alcoolique abstinent.

    Faites pas la tête ! Je m'explique.

    Est-ce que sans être passé par cette remise en question nécessaire pour gagner cette liberté, sans être dans l'obligation de creuser, de chercher, de se comprendre, est-ce qu'un jour on auraient eu la chance de se rencontrer ? Pas nous ici. (même si c'est aussi une chance ). Non.
    La chance de "se" rencontrer soi-même.
    Est-ce que ce travail de fond n'est pas une chance improbable de découvrir vraiment celui que l'on est ?
    Est-ce qu'au fond ce n'est pas là, le plus important, le plus enrichissant ?

    Moi, je crois que c'est quelque chose que peu de personnes sur cette terre connaissent.

    Ce coup-ci, je vais me coucher...

    Sencha.

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  • SENCHA
    a répondu
    Bonsoir La Mouette, bonsoir Avatar,

    Pour être tout à fait franc, à l'heure qu'il est..., je suis juste un peu soulagé (rassuré ?).
    La première année est derrière moi et l'angoisse de cette date anniversaire (symbolique) est un peu retombée.
    Mais je comprends aussi un peu mieux, pourquoi cette inquiétude "réflexe".
    C'est que par le passé, chaque début d'abstinence était marqué par une durée, une date de début, mais surtout une date de fin.
    Puisque avant, chaque abstinence ne s'inscrivait que dans la durée. Limitée. Car ce n'étaient que des trêves.
    Alors, au fond de moi j'en ai gardé le souvenir, celui du "tenir bon" et surtout, celui du soulagement du premier verre tant attendu.

    Même si cette année passée est une toute autre expérience, une toute autre démarche et dans un état d'esprit s'attelant à acquérir une liberté, réelle.

    Le cerveau n'oublie pas.

    Je reste sur ma route. Les pieds bien au sol. Un pas devant l'autre.

    Alors, comme je disais que je ne peux pas complètement occulter que dans un coin de ma tête il me reste la petite idée qu'un jour peut-être...et qu'au final, c'est peut-être bien de garder cette vigilance (cette humilité ?), je me dis que si un jour je devais retenter le coup, il faudrait alors que je sois apaisé, transformé, équilibré, libéré et guérit...

    Mais je sais aussi que l'on ne guérit pas.

    Et puis, une chose a changé. C'est un sentiment nouveau. Difficile de vraiment l'expliquer et je ne sais pas si je vais me faire comprendre.

    Avant, lors de mes trêves, je pensais reprendre avec modération.

    Maintenant, lorsque j'essaye de concevoir un possible flirt avec le côté plaisir, dégustation, d'un bon vin, d'une bonne bière, parfois ça me parait "probable"; mais très souvent, lorsque je me projette plus précisément, dans ces visions, dans ces imaginations et que j'arrive à en ressentir l'effet "alcool" en moi, je me crois soudainement incapable de m'arrêter, je m'effraie des probables quantités qu'il me faudrait pour être "rassasié". Comme l'impression que cette fois-ci je ne maîtriserais plus rien.

    Je ne me cache pas de ces faiblesses d'esprit, mais je les vis, et tente de les ressentir, virtuellement. J'affronte, si l'on peut dire. C'est aussi une manière de ne plus mettre la poussière sous la tapis, de se voiler la face, mais d'être en pleine conscience.

    Je sais pas si ça peut aider, mais c'est ma manière de vivre ces moments de doutes.

    J'ai bien dit "moments" ! C'est pas mon quotidien. Mais ça existe !

    Passez un bonne soirée.

    Sencha.

    Déca + Chocolat noir/noisettes !

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  • Avatar
    a répondu
    Bonsoir et bravo !
    1 jour de plus, c'est un jour de gagné. Alors à ceux qui n'ont sont qu'au début, un an arrive, très vite, deux ans aussi et pendant que j'y pense, un an, c'est une année de vie, pas que un comptage ;-)
    Belle soirée J51
    Avatar

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  • La Mouette
    a répondu
    Un bon anniversaire, Sencha! Je me souviens d'un décalage entre la force symbolique de la première bougie et ce que je ressentais réellement au bout d'un an, l'impression d'être loin du compte (mais de quel compte?). Et je comprends ce que tu dis quand tu parles de double peine. Faire face aux difficultés de la vie et, en même temps, maintenir le cap de la sobriété, ça peut paraître très compliqué et même... injuste. Le "oh et puis merde" ou "juste un verre une fois" ne sont parfois pas bien loin. Et pourtant, c'est en recommençant à boire que tu t'infligerais la double peine, pour un éventuel soulagement de trois secondes.

    Je te conseille de miser sur l'avenir. Un an, c'est beaucoup et très peu. Beaucoup de choses se sont passées pour moi après deux ans, beaucoup de choses continuent à s'améliorer aujourd'hui. Tes difficultés actuelles aussi auront évolué, de même que ta capacité à y faire face. Mais surtout, continue à miser sur le présent et, comme le disent si bien Ronald, Indi et les autres, ne cherche pas à atteindre un but, mais plutôt à trouver ton équilibre en cheminant. Pour ma part, j'essaie de profiter de chaque pas et j'y parviens de mieux en mieux.

    Bonne route!

    La Mouette

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  • SENCHA
    a répondu
    Merci à vous deux, également.

    Y'a comme qui dirait "un peu d'Asie sur le forum". C'est pas pour me déplaire et me donnerait presque des envies de voyage.

    Et même si je ne suis pas encore le maître du thé, je n'en suis plus au mètre de bière.

    Bonne soirée les amis.

    Sencha.

    Laisser un commentaire:


  • brise de mer
    a répondu
    Joyeux anniversaire !
    celui d’une nouvelle vie, riche de potentialités.
    La vie a horreur du vide, et le gros trou que tu as creusé en sortant de l’alcool va se remplir de plein de nouvelles expériences dont le sens peut parfois mettre du temps à se dessiner, (tu vois ce que je veux dire...?:-)) alors il faut encore attendre sans attendre, juste vivre au présent et faire confiance à l’avenir.
    sur la bonne route tu es!

    Laisser un commentaire:


  • Al!ce
    a répondu
    Hello, Sencha san.

    Félicitations ! Des félicitations bien méritées, sincèrement.

    Envoyé par SENCHA Voir le message
    C'est un peu la double peine.
    Ca, c'est le bol de thé à moitié vide.
    Du côté à moitié plein, c'est une double victoire.

    Bises,
    Et... banzaï ! (c'est-à-dire, littéralement, 10 000 ans !!! : tu posteras pour l'anniv. de ta dix-millième ! )

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  • Ronald
    a répondu


    ode à DDD ?

    Envoyé par Indianamou Voir le message
    Et D'une (Dis) Donc.
    C'est Digne D'un Don.
    De Doux lendemains Dès aujourdD'hui et Des Dunes D'iDées Dans le Dédale DesDites aDDictions.

    Et si, justement, c'était ce mélange ou plutôt cette suspension, fait de la sincère bonne volonté de vouloir y tendre et de l'humble aveu de n'pas s'y sentir arrivé qui constituait l'essence même de ce "hors alcool" tant désiré.
    Non pas l'ultime but à atteindre mais la réaction en chaine à initier.

    La "chaude meurotte" qui permet de faire passer la douce amertume des pissenlits qui n'manqu'ront pas de venir plus tard et le salé piquant du lard et de sa couenne qu'il faudra bien avaler.

    A toujours bien touiller si on n'veut point qu'ça se r'dépose.


    Toute une métaphysique au fond d'son saladier
    C'est qu'est c'que j'crois aussi : je me vois sereinement définitivement hors alcool depuis que, sans moment clef, j'ai la sensation de plus en plus nette, le sentiment de plus en plus constant, le ressenti stable et agréable que je n'y suis pas arrivé et n'y arriverai jamais
    et c'est une de ces douces portances qui vous dégagent de toute pesanteur, même de l'attraction terrestre …

    et sans artifice

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  • SENCHA
    a répondu
    OH LA !

    Que d'amour et de bienveillance dans tous vos messages. Cela me va droit au coeur et m'apporte un surcroit de courage. Et celui là, il tombe à pic !

    Merci.

    Sencha.

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  • Ananya
    a répondu
    Bravo Sencha pour cette 1ère année sans alcool! Un grand bravo, une année ce n'est pas rien!

    Moi aussi j'ai comme cette vision de "but" alors que dans l'absolu, c'est bel et bien une étape dans un processus vertueux. Je rajoute de manière un peu plus égoïste que je m'identifie beaucoup à tes réflexions et tes états d'âme (sans être du tout péjorative!), ce qui intensifie mon espoir, car ne nous leurrons pas notre démarche demeure ardue et difficile.

    Que ton chemin vers la seconde année soit fructueux!

    Bien à toi,
    Ana

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  • MPi
    a répondu
    ouf Sencha! quel stress que ce foutu anniversaire!

    je te souhaite de ne pas avoir envie de notifier le suivant, ni celui d'après, parce qu'on l'a dit et répété: il y a avant, et il y a après, et le moment important, c'est celui du choix, le reste de tes jours, et c'est comme un tapis immaculé sur lequel tu commences à imprimer tes pas

    tu as fait part, dans un de tes posts, de la redécouverte de ton envie d'écrire... il y d'autres bourgeons sous la neige, c'est une question de temps
    merci pour ton témoignage sans fard, et merci pour m'avoir donné envie de découvrir le Pu er

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