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    #16
    Bonsoir La Mouette, bonsoir Avatar,

    Pour être tout à fait franc, à l'heure qu'il est..., je suis juste un peu soulagé (rassuré ?).
    La première année est derrière moi et l'angoisse de cette date anniversaire (symbolique) est un peu retombée.
    Mais je comprends aussi un peu mieux, pourquoi cette inquiétude "réflexe".
    C'est que par le passé, chaque début d'abstinence était marqué par une durée, une date de début, mais surtout une date de fin.
    Puisque avant, chaque abstinence ne s'inscrivait que dans la durée. Limitée. Car ce n'étaient que des trêves.
    Alors, au fond de moi j'en ai gardé le souvenir, celui du "tenir bon" et surtout, celui du soulagement du premier verre tant attendu.

    Même si cette année passée est une toute autre expérience, une toute autre démarche et dans un état d'esprit s'attelant à acquérir une liberté, réelle.

    Le cerveau n'oublie pas.

    Je reste sur ma route. Les pieds bien au sol. Un pas devant l'autre.

    Alors, comme je disais que je ne peux pas complètement occulter que dans un coin de ma tête il me reste la petite idée qu'un jour peut-être...et qu'au final, c'est peut-être bien de garder cette vigilance (cette humilité ?), je me dis que si un jour je devais retenter le coup, il faudrait alors que je sois apaisé, transformé, équilibré, libéré et guérit...

    Mais je sais aussi que l'on ne guérit pas.

    Et puis, une chose a changé. C'est un sentiment nouveau. Difficile de vraiment l'expliquer et je ne sais pas si je vais me faire comprendre.

    Avant, lors de mes trêves, je pensais reprendre avec modération.

    Maintenant, lorsque j'essaye de concevoir un possible flirt avec le côté plaisir, dégustation, d'un bon vin, d'une bonne bière, parfois ça me parait "probable"; mais très souvent, lorsque je me projette plus précisément, dans ces visions, dans ces imaginations et que j'arrive à en ressentir l'effet "alcool" en moi, je me crois soudainement incapable de m'arrêter, je m'effraie des probables quantités qu'il me faudrait pour être "rassasié". Comme l'impression que cette fois-ci je ne maîtriserais plus rien.

    Je ne me cache pas de ces faiblesses d'esprit, mais je les vis, et tente de les ressentir, virtuellement. J'affronte, si l'on peut dire. C'est aussi une manière de ne plus mettre la poussière sous la tapis, de se voiler la face, mais d'être en pleine conscience.

    Je sais pas si ça peut aider, mais c'est ma manière de vivre ces moments de doutes.

    J'ai bien dit "moments" ! C'est pas mon quotidien. Mais ça existe !

    Passez un bonne soirée.

    Sencha.

    Déca + Chocolat noir/noisettes !

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      #17
      Puis tant que j'y suis, je vais rajouter une chose.

      Je me dis, malgré les difficultés de vie en parallèle à notre cheminement et qui pourraient s'ajouter à la difficulté, je me dis que c'est peut-être une forme de chance d'être alcoolique abstinent.

      Faites pas la tête ! Je m'explique.

      Est-ce que sans être passé par cette remise en question nécessaire pour gagner cette liberté, sans être dans l'obligation de creuser, de chercher, de se comprendre, est-ce qu'un jour on auraient eu la chance de se rencontrer ? Pas nous ici. (même si c'est aussi une chance ). Non.
      La chance de "se" rencontrer soi-même.
      Est-ce que ce travail de fond n'est pas une chance improbable de découvrir vraiment celui que l'on est ?
      Est-ce qu'au fond ce n'est pas là, le plus important, le plus enrichissant ?

      Moi, je crois que c'est quelque chose que peu de personnes sur cette terre connaissent.

      Ce coup-ci, je vais me coucher...

      Sencha.

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        #18
        Hello !
        Envoyé par SENCHA Voir le message
        Et même si je ne suis pas encore le maître du thé, je n'en suis plus au mètre de bière.
        Il est où, René, pour te féliciter de celle-ci ? Il pédale sous la neige au milieu des gilets jaunes ?

        Plus sérieusement,

        Envoyé par SENCHA Voir le message
        Je me dis, malgré les difficultés de vie en parallèle à notre cheminement et qui pourraient s'ajouter à la difficulté, je me dis que c'est peut-être une forme de chance d'être alcoolique abstinent.
        Est-ce que sans être passé par cette remise en question nécessaire pour gagner cette liberté, sans être dans l'obligation de creuser, de chercher, de se comprendre, est-ce qu'un jour on auraient eu la chance de se rencontrer ? Pas nous ici. (même si c'est aussi une chance ). Non.
        La chance de "se" rencontrer soi-même.
        Entièrement d'accord!
        Comme je t'aime bien, Sencha, et, surtout, que je n'ai pas le temps d'ouvrir ici une vaste discussion..., je passe sur l'idée de "se rencontrer soi-même" et sur cette obsessions actuelle du "soi-même", alpha et oméga de toute existence, qui peut s'étaler sur des longueurs kilométriques de discours jetés au vent par des fourmis obsédées de leur nombril, et dont j'ai pu faire partie... (Beurk !!! Quand j'y repense... ! - Mais n'y pensons plus.)
        Très concrètement, en revanche, je suis d'accord sur le reste :
        Le traitement de l'alcool m'a donné, personnellement, l'occasion de découvrir ou plutôt de mieux comprendre, d'examiner de plus près les problèmes sous-jacents, peu traitables, mais néanmoins susceptibles d'être pris en compte, une fois éclairés - ce qui change la vie.
        Aujourd'hui, je m'estime donc heureuse d'avoir eu ce problème d'alcool qui m'a acculée à un "traitement systémique".

        Dernière modification par Al!ce, 21/11/2018, 07h00.
        Un truc que j'ai compris : ça. Un autre, plus intéressant :
        "Those who don't believe in magic will never find it." Lewis Carroll

        Commentaire


          #19
          Envoyé par Al!ce Voir le message
          Comme je t'aime bien, Sencha, et, surtout, que je n'ai pas le temps d'ouvrir ici une vaste discussion..., je passe sur l'idée de "se rencontrer soi-même" et sur cette obsessions actuelle du "soi-même", alpha et oméga de toute existence, qui peut s'étaler sur des longueurs kilométriques de discours jetés au vent par des fourmis obsédées de leur nombril, et dont j'ai pu faire partie... (Beurk !!! Quand j'y repense... ! - Mais n'y pensons plus.)
          Très concrètement, en revanche, je suis d'accord sur le reste :
          Le traitement de l'alcool m'a donné, personnellement, l'occasion de découvrir ou plutôt de mieux comprendre, d'examiner de plus près les problèmes sous-jacents, peu traitables, mais néanmoins susceptibles d'être pris en compte, une fois éclairés - ce qui change la vie.
          Aujourd'hui, je m'estime donc heureuse d'avoir eu ce problème d'alcool qui m'a acculée à un "traitement systémique".

          c'est un premier bon pas il me semble
          à condition de ne pas y rester enlisé toute sa vie, comme tant de gens que j'ai connus aux AA

          Ce premier pas, indispensable, c'est de se débarrasser de ce qu'on appelle ordinairement son ego et que tant de gens confondent avec leur personne toute simple enfouie depuis la petite enfance, mais souvent toujours bien vivante, non encore définitivement étouffée, et qui pouvait quand même parfois par qqs rayons de soleil imprévisibles apparaître de ci de là à notre conscience ou à un entourage suffisamment empathique

          Une fois qu'on a réussi à s'extraire de son ego, à le voir de l'extérieur avec l'humour et la dérision qui en résultent sainement naturellement, une fois qu'on s'est dégagé des identifications et des idéalisations fallacieuses qui le font perdurer en nous, alors la libération des libérations peut peu à peu advenir

          ça fait très mal au début car il faut se débarrasser de maintes illusions sur soi et sur d'autres,
          c'est très très dur, mais la récompense est au bout,

          ce qui se produit alors peu à peu, les horizons qui s'ouvrent, le réel et autrui qu'on découvre enfin sans trop de projections et brouillages, c'est inconcevable pour qui ne s'est jamais suffisamment arraché au magma originel ou pour qui n'est pas sorti assez loin hors du brouillard et des nuages bas d'une vie qui ne fut qu'empruntée

          en tout cas, un peu comme les promesses concernant les effets de la sobriété à long terme (cfr les 12 promesses AA, le seul "douze" des AA auquel j'ai , en gros, adhéré) , ce n'est pas un leurre, un mirage ou une utopie,

          et mon plus vif désir est de voir le maximum de "gens de bien" devenir qui ils sont, goûter la nouvelle ouverture, la nouvelle lucidité, la nouvelle sérénité qui sera alors la leur, en faire profiter leurs proches ... avant de disparaître, comme tout le monde

          "What a Wonderful World" Louis Armstrong

          Commentaire


            #20
            Envoyé par Ronald Voir le message
            s'extraire de son ego, à le voir de l'extérieur avec l'humour et la dérision qui en résultent
            Pour le voir de l'extérieur, encore faut-il le regarder. On peut aussi regarder ailleurs. Ya plein de choses bien aussi intéressantes - à commencer par l'ego des autres , mais pas seulement...
            Un truc que j'ai compris : ça. Un autre, plus intéressant :
            "Those who don't believe in magic will never find it." Lewis Carroll

            Commentaire


              #21
              Envoyé par Al!ce Voir le message
              On peut aussi regarder ailleurs (...) - à commencer par l'ego des autres
              Oui mais ça tout le monde sait faire
              Et trop de gens ne font que ça
              Voir le sien c'est beaucoup plus difficile

              Mais sans ce passage, cet acte courageux, souvent humblement héroïque
              Impossible de s'en débarrasser
              Et de le laisser derrière soi
              son ego
              Son démon interne, ses Dieu et Satan à soi, bon ou mauvais génies
              internes ou projetés
              synthétisés en l'ego
              Pour faire simple

              Oui, pas facile de le savoir l'Ego rien qu'à nous, rien que pour nous
              Encore moins facile de
              L'abandonner sur la route poussiéreuse
              Et de continuer son chemin sur sa propre carriole tirée
              Par son bon vieux cheval
              Sans plus se retourner

              Ego divin et diabolique alors réduit à petite chose moribonde qu'on ne regarde même plus
              Ego moribond, rouge de colère, en convulsions de fureur et d'incompréhension
              luisant de sa chair écorchée
              Ego qu'on laissera baver de rage, fulminer d'impuissance, se tordre de chzgrin, de douleur et de tristesse.

              Et attention de ne pas céder à la pitié ou à la compassion !!!
              Notre ego interne ou projeté sur quelque figure que ce soit ne mérite pas une once de notre bonne considération.

              Il faut néanmoins serrer les dents pour le laisser se rapetisser, agoniser, se racornir et disparaître

              Car alors il disparaîtra, oui, forcément, car
              sans nous, sans notre entretien constant, sans notre soutien sans faille, incessant, cet être fictif qui nous étouffait,
              qui nous empêchait d'émerger,
              il n'est plus rien, il n'existe plus, il n'est plus
              On comprend alors qu'il n'avait été que par nous

              Il faut du courage aussi pour voir dès lors, en même temps que notre occupant disparaît, émerger notre tout petit moi tout nu à l'air libre

              Mais dans le monde réel, débarrassé de ces monstres, prodiges et génies, psychiques, religieux ou mythologiques
              nos forces alors ne se gaspillent plus en combats fictifs
              ou en recherche de soutiens illusoires

              Il devient alors plus aisé
              De continuer seul(e)
              merveilleusement seul(e)
              Libéré(e)
              Vers le coucher de soleil de sa vie
              Son chemin propre

              accessit : les yeux et les mains peuvent alors tout entiers se consacrer à lever les seuls obstacles bien réels
              beaucoup moins d'efforts pour plus de résultats donc
              Dernière modification par Ronald, 22/11/2018, 21h10.
              "What a Wonderful World" Louis Armstrong

              Commentaire


                #22
                Ronald, nous ne parlons pas de la même chose : tu parles d'orgueil, je parle de l'obsession de soi. (Parenthèse refermée.)
                Un truc que j'ai compris : ça. Un autre, plus intéressant :
                "Those who don't believe in magic will never find it." Lewis Carroll

                Commentaire


                  #23
                  Envoyé par Al!ce Voir le message
                  Ronald (…)tu parles d'orgueil,


                  non, pas du tout

                  J'ai modifié mon dernier post
                  c'est ptèt plus clair ainsi
                  même si bien sûr on peut toujours n'y lire que ce qu'on a envie d'y lire




                  Envoyé par Al!ce Voir le message
                  je parle de l'obsession de soi
                  je ne crois pas, justement
                  un pas de côté
                  et tu verras
                  Dernière modification par Ronald, 22/11/2018, 15h34.
                  "What a Wonderful World" Louis Armstrong

                  Commentaire


                    #24
                    Envoyé par Sencha
                    Et même si je ne suis pas encore le maître du thé, je n'en suis plus au mètre de bière.
                    Envoyé par Al!ce Voir le message
                    Il est où, René, pour te féliciter de celle-ci ? Il pédale sous la neige au milieu des gilets jaunes ?
                    Personnellement, je suis plus adepte du "Sans thé, Sobriété !" même si je craque parfois (pour le thé, ne nous méprenons pas).

                    Envoyé par Al!ce Voir le message
                    Plus sérieusement,
                    +1

                    Je lis, même si je n'interviens pas.
                    Tu as tout mon soutien, Sencha !

                    René
                    Bonjoir Atoute ! Prudence : rien de tel que les petits remontants pour descendre bien bas.

                    Commentaire


                      #25
                      Hello Ronald,
                      Hello Sencha,
                      Hello les taciturnes, hello les lyriques,

                      Envoyé par Ronald
                      Oui mais ça tout le monde sait faire
                      Et trop de gens ne font que ça
                      Voir le sien c'est beaucoup plus difficile

                      Mais sans ce passage, cet acte courageux, souvent humblement héroïque
                      Impossible de s'en débarrasser
                      Et de le laisser derrière soi
                      son ego
                      Son démon interne, ses Dieu et Satan à soi, bon ou mauvais génies
                      internes ou projetés
                      synthétisés en l'ego
                      Pour faire simple

                      Oui, pas facile de le savoir l'Ego rien qu'à nous, rien que pour nous
                      Encore moins facile de
                      L'abandonner sur la route poussiéreuse
                      Et de continuer son chemin sur sa propre carriole tirée
                      Par son bon vieux cheval
                      Sans plus se retourner

                      Ego divin et diabolique alors réduit à petite chose moribonde qu'on ne regarde même plus
                      Ego moribond, rouge de colère, en convulsions de fureur et d'incompréhension
                      luisant de sa chair écorchée
                      Ego qu'on laissera baver de rage, fulminer d'impuissance, se tordre de chzgrin, de douleur et de tristesse.

                      Et attention de ne pas céder à la pitié ou à la compassion !!!
                      Notre ego interne ou projeté sur quelque figure que ce soit ne mérite pas une once de notre bonne considération.

                      Il faut néanmoins serrer les dents pour le laisser se rapetisser, agoniser, se racornir et disparaître

                      Car alors il disparaîtra, oui, forcément, car
                      sans nous, sans notre entretien constant, sans notre soutien sans faille, incessant, cet être fictif qui nous étouffait,
                      qui nous empêchait d'émerger,
                      il n'est plus rien, il n'existe plus, il n'est plus
                      On comprend alors qu'il n'avait été que par nous

                      Il faut du courage aussi pour voir dès lors, en même temps que notre occupant disparaît, émerger notre tout petit moi tout nu à l'air libre

                      Mais dans le monde réel, débarrassé de ces monstres, prodiges et génies, psychiques, religieux ou mythologiques
                      nos forces alors ne se gaspillent plus en combats fictifs
                      ou en recherche de soutiens illusoires

                      Il devient alors plus aisé
                      De continuer seul(e)
                      merveilleusement seul(e)
                      Libéré(e)
                      Vers le coucher de soleil de sa vie
                      Son chemin propre

                      accessit : les yeux et les mains peuvent alors tout entiers se consacrer à lever les seuls obstacles bien réels
                      beaucoup moins d'efforts pour plus de résultats donc
                      C'est comme ça que je l'aime, mon Chouchou!
                      En tout bien, tout honneur et total respect.
                      Mais fallait-il le préciser?

                      Et l'énergie impulsive et brute du premier jet a littéral'ment impulsé l'élan de ma journée.
                      J'espère qu'il a pu en être de même pour toi, Sencha, et pour vous, les lectrices et lecteurs de ce fil.

                      Bises Cirque du Soleil et Piste aux Étoiles.

                      Commentaire


                        #26
                        Envoyé par SENCHA Voir le message
                        Est-ce que sans être passé par cette remise en question nécessaire pour gagner cette liberté, sans être dans l'obligation de creuser, de chercher, de se comprendre, est-ce qu'un jour on auraient eu la chance de se rencontrer ? Pas nous ici. (même si c'est aussi une chance ). Non.
                        La chance de "se" rencontrer soi-même.
                        Est-ce que ce travail de fond n'est pas une chance improbable de découvrir vraiment celui que l'on est ?
                        Est-ce qu'au fond ce n'est pas là, le plus important, le plus enrichissant ?
                        Oui, c'est là la grande "chance" de se retrouver prisonnier de l'addiction alcoolique et de devoir creuser comme on ne l'aurait jamais fait si on en avait pas eu besoin pour s'évader.
                        Mais dire que c'est facile et à la portée de tout le monde serait mentir.

                        C'est un réflexe spontané que de fuir, de rester dans les dénis, de refuser l'introspection, la vraie, celle qui malheureusement, au début ajoute de la douleur à la douleur.
                        Pour oser l'introspection, la vraie, faut pas avoir peur de se faire mal !!!
                        Mais c'est le passage obligé pour extirper les maîtres intériorisés, voire les tyrans internes et, enfin, quitter l'égocentrisme.

                        On ne sort pas de l'égocentrisme sans être suffisamment rentré en soi pour en débusquer et en extirper les intrus.
                        Paradoxalement, le rejet de l'introspection et la peur de l'ouverture toute simple, ce n'est pas la défense de soi, c'est la protection de qui n'est pas soi en soi !

                        Ce travail d'éclairage et de démantèlement est lent, progressif, avec des égarements, des erreurs, des négligences, mais il est incroyablement libérateur à partir du moment où on s'y attelle vraiment.

                        Et surtout il permet de sortir vraiment de soi.
                        Peu à peu on s'ouvre vraiment, sans peur, à autrui, plus besoin de subjuguer ou d'être subjugué, plus d'attentes ni de craintes excessives, seulement des êtres différents, fondamentalement égaux en nature et en droits, qui se respectent, s'indiffèrent, se détestent, s'aiment bien, parfois s'aiment tout court.

                        Mais sans ce travail d'archéologie, d'excavation, je ne connais aucun addict alcoolique qui soit devenu un homme ou une femme libre, libre autant qu'on peut l'être, bien sûr !

                        Sencha
                        Dernière modification par Ronald, 23/11/2018, 03h28.
                        "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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                          #27
                          Bonjour Ronald,

                          Je ne parlais pas non plus de l'introspection, et pour cause, mais bien, pardon de me répéter, de l'obsession de soi, une introspection généralisée, sans fin et sans but extérieur, c'est-à-dire sans autre but que d'aller bien, se connaître, se rencontrer, être soi, vraiment soi-même, et totalement etc. Il n'y a encore, dans tout cela, que du réflexif et de la réflexion, de l'être soi, pas de l'être au monde.
                          Lorsqu'on triomphe de l'ego, qui triomphe ? Et lorsqu'on se subjugue soi-même, a-t-on cessé de vouloir subjuguer ou seulement rabattu ses ambitions sur soi ?
                          Questions, que, là, en revanche, je me pose aussi à moi-même, parce qu'il me semble sain de continuer à se les poser.
                          L'éloignement de l'ego n'est jamais acquis, surtout tant qu'on en parle, et qu'on ne parle que de ça.

                          BJ

                          Addendum, à la réflexion. Du concret : je ne prétendrai jamais avoir triomphé de mon ego mais je m'avise seulement maintenant, en en parlant, que j'ai longtemps travaillé, 5 ans, plus ou moins, sur le sujet post-cartésien, ce qui revient, au fond, à examiner la question de l'ego d'un point de vue collectif, sociétal et un peu au-delà - et sans doute ai-je voulu faire le tour de la question pour élargir le point de vue et peut-être me situer, comprendre et mesurer mon anomie. Il y a quelque temps, j'ai changé d'objet d'étude, complètement. Ca n'est pas un triomphe, et je n'ai pas le bonheur de contempler mon ego expirant sous mes yeux dans d'atroces souffrances. C'est un simple constat, factuel.
                          Dernière modification par Al!ce, 23/11/2018, 05h57.
                          Un truc que j'ai compris : ça. Un autre, plus intéressant :
                          "Those who don't believe in magic will never find it." Lewis Carroll

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                            #28
                            Coucou Sencha, j'ai toujours pensé que chaque coup dur de la vie nous apportent en fin de compte quelquechose de positif, enfin j'aime à le penser, la maladie forcément en fait partie, moi aussi elle m'a fait quelque part grandir, changer en positif aujourd'hui, ca a été longbonne journee
                            arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                              #29
                              Alice non
                              tu ne sais manifestement pas encore de quoi je parle
                              ou tu ne veux pas voir ce dont il s'agit
                              aucun reproche là-dedans, normal
                              mais inutile de tout réduire en bouillie
                              pour moi c'est rien
                              et personne ne t'oblige à quoi que ce soit
                              mais y a des gens de bonne volonté et en souffrance que ça pourrait ptèt aider un peu
                              bonne journée
                              Dernière modification par Ronald, 23/11/2018, 08h43.
                              "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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                                #30
                                Hello la compagnie !

                                Je vois que mes propos font couler un peu d'encre .

                                Ce que je retiens, c'est que vous semblez tous d'accord, Alice, Ronald et Indianamou, sur un point essentiel.

                                Devenir abstinent, ce n'est pas juste arrêter de boire de l'alcool,

                                et que le cheminement introspectif de nos personnalités qui en découle est une opportunité" obligatoire" et une véritable chance dans notre malheur.

                                Le traitement de l'alcool apportant un éclairage "inédit" pour nous, sur l'équilibre instable des différents constituants de nos personnalités, au sens large et regroupant sans être exhaustifs : caractère, faiblesses, difficultés, tic, toc, troubles profonds, angoisses, certitudes et incertitudes, envies...Enfin, tout ce qui forme notre psychisme.

                                Et pour faire simple; il me semble qu'arrivé à un certain niveau de réflexion, à un certain niveau de remise en question, à une certaine "compréhension de sa personne"...

                                avec ces nouveaux acquis, il faut juste savoir lâcher prise sur cette introspection et simplement VIVRE.

                                Et vivre en apprenant à se faire du bien, sans trop d'arrière-pensées. Sans trop penser "uniquement" à soi et sans penser "trop" à ce qu'en pensent les autres.

                                Un équilibre, un lâcher prise.

                                C'est un peu se débarrasser de SES toxiques et de SES toxicités. Au sens large, propre et figuré.

                                Une soucieuse insouciance. L'oxymore oxygénante.

                                Bises les amis.

                                Sencha.

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