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    Bonjour Sencha,

    Je pense que le plus dangereux, dans notre situation, ce sont pas les moments où il faut serrer les dents et où l'on se sent donc tout prêt du dérapage mais où l'on garde e en même temps, pour d'autres raisons, une extrême attention à nous même, une vigilance de chaque instant. Je pense que le plus dangeruex est le moment qui suit, celui où l'on croit s'en être tiré.

    Ton idée de reprendre ultérieurement une consommation-plaisir me paraît ressembler exactement à la manière dont l'alcool triomphe, non pas forcément dans le gosier mais dans la tête, en s'y installant d'autant mieux qu'éventuellement il peut s'abstenir, longtemps, comme nous, guettant son heure et sa proie. A ce petit jeu-là, on sait bien lequel gagnera. Pour perdre, il suffit d'oublier qu'on va jouer une partie dans laquelle on part battu. Seule solution : refuser l'affrontement. A la chinoise, gagner la bataile sans la livrer, parce qu'on ne la livre pas.

    En même temps cette personnifictaion de l'alcool a ses limites : l'alcool n'est qu'un produit et, maintenant que tu n'es plus chimiquement sous influence, tu peux choisir de d'en acheter ou non, d'en consommer ou non.

    Pas simple de gérer les envies dans cette période très déstabilisante pour toi.
    Mais peut-être que gérer en jouant avec le feu n'est pas la seule option possible.

    Bref, je suis d'accord avec Ronald : au bord d'un gouffre, il vaut mieux s'éloigner du vide, non se pencher pour voir, des fois que, bien loin de l'idée de s'y jeter, on glisserait bêtement, par mégarde.

    Surtout que, pour les moments douloureux comme pour les envies, le plus difficile et le plus dangereux me semble être l'après, pas le moment-même.


    Bien sincèrement,
    Alice
    Un truc que j'ai compris : ça. Un autre, plus intéressant :
    "Those who don't believe in magic will never find it." Lewis Carroll

    Commentaire


      Bonjour Indianamou, Ronald et Alice,

      Merci à vous trois pour vos interventions, vos conseils, tout cela se complète.

      Je sens, comme le dit Indi, que le "hors alcool" frappe à ma porte. Non, il n'est pas installé, mais il y a quelque chose de nouveau. Surtout que j'étais parti pour consommer de l'alcool, et c'était quelque chose d'envisagé depuis quelques semaines déjà, un projet officieux. Et ce qui est nouveau, c'est que d'un coup, je n'en ai pas "besoin".
      Alors que les soirs de "tension" des dernières semaines passées, j'ai dû m'y reprendre chacun de ces soirs, à plusieurs reprises, pour ne pas craquer. Cela a été particulièrement usant de passer 2 heures à hésiter, à se raisonner, tous les soirs. Mais ce n'étaient pas des cravings. C'était juste une mauvaise solution qui tentait de prendre sa place...Une solution de facilité.
      C'est cette mauvaise solution à laquelle je ne voulais pas me soumettre.

      Alice et Ronald,

      Je comprends vos craintes et elles sont justifiées et justifiables.
      Je comprends, le bord du gouffre, la plaine entre les deux mondes, l'idée que je puisse maîtriser...

      Ce qui est certain, c'est qu'il y a pour moi une démarcation entre la consommation d'alcool pour de mauvaises raisons et la consommation plaisir. Je suis en "promenade" sur cette ligne de vie. Et je sais très bien, puisque j'en viens, que c'est à la base un plaisir qui c'est lentement mué en antidépresseur, sans que je m'en aperçoive, grignotant petit à petit, tout un espace de temps et de personnalité, jusqu'à devenir, non pas un voisin gênant mais un squatteur presque indélogeable de mon espace de vie.
      Je le sais.
      Je sais également que c'est lorsque l'on se croit sorti des situations difficiles, que l'on relâche son attention.
      Mais j'en suis très loin. Tout du moins pour les situations qui vont me causer du stress, car la procédure de divorce n'est même pas officiellement lancée...Nos avocats ne se sont même pas encore parlés.
      Alors j'aurais encore pas mal de mauvaises raisons de boire qui vont se pointer.

      La question serait également de savoir si, si il y a une bonne raison de boire ?
      Je te comprends, Ronald, tu as connu l'enfer, tu as frôlé la mort et tu es revenu d'un pays où beaucoup d'alcooliques s'effondrent.
      Je n'ai pas connu cela, je le sais. Et c'est une chance. C'est peut-être aussi, ma chance...
      Mais je ne peux pas m'enlever cette idée de plaisir possible un de ces jours prochains. Même si c'est un fantasme et qu'en tant que tel, il ne doit pas se réaliser. Comme Catherine Zeta Jones...
      Ce que je sais, en revanche, c'est que plaisir, ça veut dire in-dépendance. Ce qui veut aussi dire que si un jour je décide de reprendre un verre, ou plusieurs, jamais je ne voudrais avoir à "gérer". Tenter la modération est une connerie. Je le dis, je l'ai dit à mon entourage qui connaît mes questionnements du moment présent, si je dois "modérer", c'est que je dois réfréner un besoin. Qui dit besoin, dit risque potentiellement grave d'aliénation. Et là, je dis NON.

      Alors, est-ce que je me prendrais pour un cobaye, un de ces jours prochains. Je ne sais pas.
      Pas maintenant, pas dans ce bouillonnement d'émotions dont je commence à maîtriser la gestion en restant sobre.

      Merci pour vos mises en garde.

      Sencha.

      Commentaire


        Bonsoir SENCHA,

        Méfie-toi quand même du fait d'être seul (plus de garde-fou, même négatif) et d'avoir de l'alcool chez toi. Un coup de mou ou une insomnie sont vite arrives. Ne plus en avoir besoin ne signifie pas ne plus en avoir envie. Je comprends d'autant mieux ta situation qu'il m'arrive de songer à reconsommer. Mais je crois qu'à un certain stade malheureusement, le cerveau ne fait pas de différence entre l'alcool plaisir et l'alcool anxiolytique. La dépendance est comme une jauge qui ne redescendrait plus. Un voyage sans retour.

        Bon courage à toi,

        Commentaire


          Bonsoir Sencha,

          Deux choses :

          1. Oui, je me rappelle de ces heures à tourner en rond, à me dire après "mais regrade, tu viens d epasser deux heures à lutter, deux heures pendant lesquelles tu n'as pas fait le plus truc à peine essayé, vite interrompu, rien d'autre que de lutter. Et elles reviendront sans doute, ces heures, parfois je les aperçois, je zappe, je passe à la suite parce queje n'ai plus de grosses tuiles, juste des emmerdes ordinaires. Mais à la prochaine tuile...
          Oui, deux heures perdues, souvent. Et pour deux heures combien d'années gagnées...

          2. Le plaisir. Je fais aussi court que je peux (pardon d'avance.)
          J'ai à ce point aimé le vin, été passionnée, bien avant de devenir alcooique - et je le suis devenue pour de toutes autres raisons, car mes amis, eux, ne le sont pas devenus - que j'ai failli passer pro, embauchée sur un salon, après avoir sympathisé, par un grand nom d'un vin du sud à 13 cépages. (C'était il ya plus de vingt ans) Mes amis étaient pros, ou le sont devenus pour ceux dans mes âges. Je faisais les grand RV annuels, fermés au public, sur invitation etc.
          J'ai à ce point aimé le vin que penser que je n'en boirai plus serait pour moi l'équivalent, pardon de le dire mais c'ets vrai, de ne plus jamais voir de peinture ou ne plus jamais entendre de musique. J'ai aimé le vin terriblement, c'était un loisir, un passion, un objet d'étude, un ciment dans le groupe d'amis. je voyageais pour le vin autant que pour les expos ou musées, pareil. Ca a été beau, mais beau et riche et enthousiasmant. Je ne suis pas capable, même de me dire que je n'en boirai plus. Je ne me le dis pas. Juste, je n'en bois pas, j'évite de me trouver trop exposée, je ne fréquente plus mes amis, je ne fais plus les salons.
          Tenter le coup, j'ai essayé. Honnêtement, foutu. Ce ne sera pas immédiat, "oh, super, comme ça se passe bien ! youpi youpi !" mais c'est inéluctable, en peu de temps, pour moi, de retomber au fond, salement. J'en suis tout à fait convaincue en ce qui me concerne. Au fond.

          Je suis vivante, je travaille, je fais de mon temps, de ma vie, ce que je veux, dans la mesure des possibilités.
          Est-ce que sourde et privée de musique, aveugle et privée de pienture, je resterai vivante et continuerai ? Je crois que oui.
          Sourde, j'aurais la peinture, aveugle (ça, wouah, ce serait dur, P**** !!!) mais j'aurais la musique. Etc.
          Qu'est-ce donc que notre vie, rien d'autres qu'une suite de petits plaisirs des sens et une absence totale de la moindre frustration dans ce domaine ?
          Je crois que c'est beaucoup plus.
          J'ai perdu le vin, d'autres perdent davantage. J'ai perdu davantage.
          Je vis sans. (Et pas seulement sans vin, ce qui n'est pas une mince perte non plus que celle d'une vie amoureuse encore relativement jeune. Choix, là aussi. Pour d'autres raisons.) Et je vis.
          Loin de moi l'idée de culpabiliser ou de vouloir faire culpabiliser, mais je vis aussi parce que d'autres meurent, à chaque instant, de tous âges, et que je trouve, en raison de cela, qu' il est immoral de nous plaindre de ce que nous avons perdu et de nous gâcher ainsi notre temps de présence sur terre. Et je peux te dire que parfois la disparition du vin, et pas seulement du vin, est bien le cadet de mes soucis au milieu d'autres choses, et mêmes ces autres choses, je n'ose plus trop m'en plaindre, je veux dire même de moi à moi, fini.
          Je ne suis pas gravement malade, ma vie pas menacée pour l'instant. Je n'ai ni faim, ni froid (quoique je vive à 17 pour l'économie). Ca va, quoi.
          J'ai aimé le vin. C'était bien. Je regrette un peu parfois, mais, dans le fond du fond, qu'est-ce que je m'en fous. Il reste d'autres choses. Et, surtout, chaque jour le jour se lève.
          Si l'on n'était pas complètement imbibé du discours de l'air du temps, du discours du jouir-à-tout prix, on prendrait plus facilement les privations, quelles qu'elles soient.
          On en trouverait une autre forme de plaisir : celle du contentement. On reviendrait à l'essentiel. Par exemple de faire ou d'être plus que d'avoir
          Tu as perdu le vin, bois du gyokuro (plutôt que du Sencha-fouark).
          Et sinon, bois de l'eau claire : tu verras comme c'est bon quand tu as soif.


          C''est peut-être un jeu où l'on est battu d'avance que celui-ci, mais aussi un jeu à qui perd gagne !

          Mais je crois que, pour l'instant, les vrais questions, pour toi, si les avocats ne sont pas encore parlé, sont ailleurs.
          Ce que sera la forme de ta vie, laisse-le pour après la tourmente. Les choses se mettront en place d'elles-mêmes.

          Bises
          Dernière modification par Al!ce, 14/01/2019, 21h01.
          Un truc que j'ai compris : ça. Un autre, plus intéressant :
          "Those who don't believe in magic will never find it." Lewis Carroll

          Commentaire


            Juste vous dire que je vous ai lu, merci.
            Un peu trop fatigué ce soir pour vous répondre...

            Bonne nuit les amis.

            Sencha.

            Commentaire


              Une formule que je m'applique et que tu sembles aussi appliquer : "je rebuverai peut-être un jour, mais pas aujourd'hui".

              Plus embêtant pour moi, l'aspect social. J'ai rendez-vous jeudi soir avec une nana fort sympathique rencontrée sur un site et je suis gêné aux entournures. Le "pourquoi tu bois pas ?" d'abord et la privation d'alcool ensuite, en tant que facilitateur de contact, supplement d'âme, surtout dans le cadre d'une rencontre amoureuse.

              Complètement con : je me suis dit hier, l'espace de 5mn, que j'aurai intérêt à reprendre une consommation d'ici jeudi en guise d'entraînement...

              Commentaire


                'lut !

                Sujet rarement abordé : après une période sansal, l'orgasme me semble de bien meilleure qualité. J'dis ça...

                Quant à une excuse pour ne pas boire, ça doit pouvoir se trouver ; ne serait-ce que l'allergie, qui n'est pas un mensonge même si d'un strict point de vue médical ce n'est pas exactemenr ce dont nous souffrons...

                Et tu sais bien que le "petit remontant" n'a jamais donné de résultat mirobolant. Alors compter dessus pour emballer, bof bof...



                fred
                fred

                Commentaire


                  Je te rejoins sur le dernier point. Je n'ai jamais autant récolte de numéros depuis que je suis sobre. Je suis davantage calé sur le réel, moins exubérant, plus vrai quoi. Étonnant.

                  Commentaire


                    Bonjour , pour le rendez-vous prépares toi mentalement à dire non, ma plus intense était sobre comme quoi, oui intense, passionnellebonne journée
                    arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

                    Commentaire


                      Bonsoir Atoute,

                      Comme promis dans un autre fil, je reviens sur le mien pour vous donner quelques nouvelles, quelques infos, quelques unes de mes élucubrations...à prendre au sérieux, ou pas !

                      Ce tout indissociable de mon chemin de vie.

                      Alors commençons par celui là. Première semaine de semi-célibat et forcément un peu moins de "négativité" ambiante. Une semi-trêve dans un conflit "moral" qui ne peut que m'éloigner de mauvaises raisons, de mauvaises pensées "alcool". Même si mon quotidien ne tourne plus en rond depuis bien longtemps, quelques mois, autour de la lutte pour rester sobre, pour ne pas boire, j'ai tout de même eu des sueurs froides à certains moments délicats où l'oppression, la pression, morale m'était infligée. La distance n'assagira pas tout et je sais bien que le pire pourrait bien encore être devant moi. Je m'y prépare, psychiquement. En attendant, je respire. En attendant, je me désolidarise de cet enchaînement d'évènements subis et donc "non voulus", mais vécus par la force des choses. C'est moins pire que de lutter contre une tumeur.
                      Tellement d'aléas, de caps à passer, de décisions à prendre, de "problèmes" auquels il me faudra trouver une solution, ne m'empêchent pas de me projeter dans un avenir "intermédiaire" proche. J'ai décidé de penser encore un peu plus à moi, de vivre. Et vivre, c'est déjà un début.
                      Dans un premier temps, ne pas trop se charger l'existence, en dehors du professionnel qui occupe déjà trop de place à mon goût.
                      Situation professionnelle que je tiens en partie responsable de cet échec "prématuré". C'était pourtant un mal nécessaire à l'établissement d'une sérénité économique assurant à notre famille et donc à nos enfants, un démarrage vers une vie d'adulte épargnée par la question de nos ressources. Sacrifice dont je suis le premier acteur, mais que ma future ex-épouse n'a, à priori, pas mesuré à sa juste valeur. Préférant y voir un délaissement, un manque d'intérêt pour elle, et lui laissant de trop nombreuses semaines, long week-end...à m'attendre. Toutes les vacances scolaires et les ponts à rallonge pour elle et à peine 4 semaines pour moi...Ce n'est bien évidemment pas "LA" raison, mais ce fut probablement l'accélérateur de particules...

                      Une fois que j'aurais un peu repris mes marques de ce nouvel environnement, j'ai décidé de sortir, de croiser de nouvelles têtes, de faire de nouvelles rencontres. Je ne sais ni trop où, ni comment, mais je ne m'interdirais pas cette ouverture vers de probables nouveaux centres d'intérêts, culturels et plus si affinités. Et puis, si passe par là une gentille et agréable personne, j'essaierais de ne pas lui faire ressentir toute l'incompréhension qui me hante et ne pas faire de "projection".

                      Projection d'esprit...bien entendu.

                      L'alcool ne me manque pas, ne me manque plus. Ce qui me manque, c'est même pas le sexe, inexistant depuis plus de 6 mois; ce qui me manque, en fin de compte, c'est juste de la tendresse. Moi qui me prend pour un solitaire dans l'âme !

                      Et pour en revenir au coeur de notre sujet, l'alcool, je dirais que je n'en ai plus besoin. Mais j'en ai parfois envie. Et c'est assez troublant, parce que c'est ce non-besoin qui réfrène cette relative envie.
                      Je pense être libre de prendre un verre si je le décide. Et je le suis, pourtant. Personne d'autre ne décide à ma place, pas plus aujourd'hui qu'il y a 14 mois...Mais c'est justement cette liberté que je ne veux pas perdre. Je suis tellement différent, tellement plus "clair", tellement plus raisonné, tellement plus entier...que je n'arrive pas à faire ce pas. Je sais que cela peut être mal interprété, mais je n'ai pas envie de me cacher, pas ici. Ce n'est pas non plus un défi. Peut-être une nostalgie. Ou simplement un nouveau cap à passer sur le chemin de l'abstinence.
                      Un moment où, sans se croire plus fort, on aspire peut-être à devenir non dépendant tout en cotoyant l'objet de la dépendance. Mais je n'ai pas au fond de moi cette prétention, celle de me croire plus fort.
                      Alors, je pourrais également occulter ce poil qui me démange, qui me gratte, mais c'est fini d'avancer masquer. Ce trouble, ou ce questionnement, existe et je préfère le regarder en face. Je l'observe, je le laisse vivre tout en observant également mes réflexes de défense.
                      J'y vais ? J'y vais pas.
                      Pourquoi j'y vais pas ? Et c'est sur cette dernière question que se cristallise toute l'évolution engendrée par l'expérience acquise. Acquisition qui s'enrichit d'avantage à chaque moment d'hésitation et de remise en question...
                      Je joue peut-être avec le feu, mais pour une fois, j'affronte. Toute ma vie j'ai fait des compromis, j'ai tronqué ma personnalité et mon jugement, par diplomatie, pour ne pas faire de vagues, pour la tranquillité, la bienséance. Même en tête à tête avec moi-même. Fini ces conneries.
                      Je dois apprendre à me faire confiance.
                      Et si je fini par remettre le doigt dans la marmite, et que la température y est insupportable, je dois aussi être capable de ne pas y plonger la main entière. Mais je n'en suis pas là, pour le moment.
                      Je ne veux juste plus vivre dans la peur ou le dictat du "surtout pas", "péché mortel" etc...Parce que ça, c'est déjà un manque de liberté. Le meilleur moyen pour moi, un jour, de plonger la tête la première sans avoir vérifier la température au préalable.

                      J'espère n'avoir choqué personne et je remercie toutes celles et tous ceux qui auront eu le courage de lire tout cela.

                      Bises.

                      Sencha.

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                        Envoyé par SENCHA Voir le message
                        Bonsoir Atoute,

                        Comme promis dans un autre fil, je reviens sur le mien pour vous donner quelques nouvelles, quelques infos, quelques unes de mes élucubrations...à prendre au sérieux, ou pas !

                        Ce tout indissociable de mon chemin de vie.

                        Alors commençons par celui là. Première semaine de semi-célibat et forcément un peu moins de "négativité" ambiante. Une semi-trêve dans un conflit "moral" qui ne peut que m'éloigner de mauvaises raisons, de mauvaises pensées "alcool". Même si mon quotidien ne tourne plus en rond depuis bien longtemps, quelques mois, autour de la lutte pour rester sobre, pour ne pas boire, j'ai tout de même eu des sueurs froides à certains moments délicats où l'oppression, la pression, morale m'était infligée. La distance n'assagira pas tout et je sais bien que le pire pourrait bien encore être devant moi. Je m'y prépare, psychiquement. En attendant, je respire. En attendant, je me désolidarise de cet enchaînement d'évènements subis et donc "non voulus", mais vécus par la force des choses. C'est moins pire que de lutter contre une tumeur.
                        Tellement d'aléas, de caps à passer, de décisions à prendre, de "problèmes" auquels il me faudra trouver une solution, ne m'empêchent pas de me projeter dans un avenir "intermédiaire" proche. J'ai décidé de penser encore un peu plus à moi, de vivre. Et vivre, c'est déjà un début.
                        Dans un premier temps, ne pas trop se charger l'existence, en dehors du professionnel qui occupe déjà trop de place à mon goût.
                        Situation professionnelle que je tiens en partie responsable de cet échec "prématuré". C'était pourtant un mal nécessaire à l'établissement d'une sérénité économique assurant à notre famille et donc à nos enfants, un démarrage vers une vie d'adulte épargnée par la question de nos ressources. Sacrifice dont je suis le premier acteur, mais que ma future ex-épouse n'a, à priori, pas mesuré à sa juste valeur. Préférant y voir un délaissement, un manque d'intérêt pour elle, et lui laissant de trop nombreuses semaines, long week-end...à m'attendre. Toutes les vacances scolaires et les ponts à rallonge pour elle et à peine 4 semaines pour moi...Ce n'est bien évidemment pas "LA" raison, mais ce fut probablement l'accélérateur de particules...

                        Une fois que j'aurais un peu repris mes marques de ce nouvel environnement, j'ai décidé de sortir, de croiser de nouvelles têtes, de faire de nouvelles rencontres. Je ne sais ni trop où, ni comment, mais je ne m'interdirais pas cette ouverture vers de probables nouveaux centres d'intérêts, culturels et plus si affinités. Et puis, si passe par là une gentille et agréable personne, j'essaierais de ne pas lui faire ressentir toute l'incompréhension qui me hante et ne pas faire de "projection".

                        Projection d'esprit...bien entendu. ahhhh, mon dieu tu m'as fais peur, je vais prier pour ma mauvaise pensée

                        L'alcool ne me manque pas, ne me manque plus. Ce qui me manque, c'est même pas le sexe, inexistant depuis plus de 6 mois; ce qui me manque, en fin de compte, c'est juste de la tendresse. Moi qui me prend pour un solitaire dans l'âme !

                        Et pour en revenir au coeur de notre sujet, l'alcool, je dirais que je n'en ai plus besoin. Mais j'en ai parfois envie. Et c'est assez troublant, parce que c'est ce non-besoin qui réfrène cette relative envie.
                        Je pense être libre de prendre un verre si je le décide. Et je le suis, pourtant. Personne d'autre ne décide à ma place, pas plus aujourd'hui qu'il y a 14 mois...Mais c'est justement cette liberté que je ne veux pas perdre. Je suis tellement différent, tellement plus "clair", tellement plus raisonné, tellement plus entier...que je n'arrive pas à faire ce pas. Je sais que cela peut être mal interprété, mais je n'ai pas envie de me cacher, pas ici. Ce n'est pas non plus un défi. Peut-être une nostalgie. Ou simplement un nouveau cap à passer sur le chemin de l'abstinence.
                        Un moment où, sans se croire plus fort, on aspire peut-être à devenir non dépendant tout en cotoyant l'objet de la dépendance. Mais je n'ai pas au fond de moi cette prétention, celle de me croire plus fort.
                        Alors, je pourrais également occulter ce poil qui me démange, qui me gratte, mais c'est fini d'avancer masquer. Ce trouble, ou ce questionnement, existe et je préfère le regarder en face. Je l'observe, je le laisse vivre tout en observant également mes réflexes de défense.
                        J'y vais ? J'y vais pas.
                        Pourquoi j'y vais pas ? Et c'est sur cette dernière question que se cristallise toute l'évolution engendrée par l'expérience acquise. Acquisition qui s'enrichit d'avantage à chaque moment d'hésitation et de remise en question...
                        Je joue peut-être avec le feu, mais pour une fois, j'affronte. Toute ma vie j'ai fait des compromis, j'ai tronqué ma personnalité et mon jugement, par diplomatie, pour ne pas faire de vagues, pour la tranquillité, la bienséance. Même en tête à tête avec moi-même. Fini ces conneries.
                        Je dois apprendre à me faire confiance.
                        Et si je fini par remettre le doigt dans la marmite, et que la température y est insupportable, je dois aussi être capable de ne pas y plonger la main entière. Mais je n'en suis pas là, pour le moment.
                        Je ne veux juste plus vivre dans la peur ou le dictat du "surtout pas", "péché mortel" etc...Parce que ça, c'est déjà un manque de liberté. Le meilleur moyen pour moi, un jour, de plonger la tête la première sans avoir vérifier la température au préalable.

                        J'espère n'avoir choqué personne et je remercie toutes celles et tous ceux qui auront eu le courage de lire tout cela.

                        Bises.

                        Sencha.
                        bien a toi ! biz
                        Dernière modification par kote a losse!, 19/01/2019, 22h32.

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                          Hello Sencha,
                          Hello ceux qui éclaboussent et celles qui sont éclaboussées,
                          Ou l'contraire, c'est vous qui voyez !

                          Envoyé par Sencha
                          J'espère n'avoir choqué personne et je remercie toutes celles et tous ceux qui auront eu le courage de lire tout cela.
                          Le fameux courage pour arriver au but ?

                          C'est tout au contraire tout le plaisir de lire en ces circonstances évidemment délicates un témoignage aussi magistralement développé et positivement soutenu.
                          Au point de couper sa chique et sa faconde à l'Indien, visiblement scotché sans être surpris du travail accompli et cordialement enthousiasmé par le ton pris et le chemin parcouru.

                          P'tain mec, tu m'troues l'cul !

                          Bises écorce terrestre et pulpe friction.

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                            Hello Sencha,

                            Je prends le temps de te lire et te répondre à l'aise en regardant en direct les internationaux d'Australie, inutile donc de dire merci pour le temps consacré !

                            autour de la lutte pour rester sobre, pour ne pas boire, j'ai tout de même eu des sueurs froides à certains moments délicats
                            Oui ça ne tiendra toujours qu'à un petit geste anodin en soi - même et surtout quand "l'oppression, la pression morale ne te sera plus infligée" !
                            Attention alors au relâchement, au sentiment de libération, ptèt même à l'euphorie qui viendra à certains moments ; à ça aussi il faut se préparer, pour l'apprécier, aussi, sans y succomber. J'
                            anticipe bcp mais ça peut faire du bien de se projeter dans un futur non immédiat, et non fantasmé, et aussi, du moins vu de moi, clairement vraisemblable.


                            le pire pourrait bien encore être devant moi. Je m'y prépare, psychiquement. En attendant, je respire. En attendant, je me désolidarise de cet enchaînement d'événements subis et donc "non voulus", mais vécus par la force des choses.
                            tu sembles bien voir ce "bloc" d'êtres (ta future ex-femme en tout premier lieu), d'attitudes et de comportements extérieurs auxquels tu ne peux rien faire, tu les places bien où ils sont, hors de toi et de ton pouvoir,
                            tu sais aussi qu'y retourner ne peut que te faire du mal, du tort, te détruire
                            cette "désolidarisation" est vraiment un pas phénoménal
                            Dans un premier temps, ne pas trop se charger l'existence, en dehors du professionnel qui occupe déjà trop de place à mon goût.
                            Situation professionnelle que je tiens en partie responsable de cet échec "prématuré". C'était pourtant un mal nécessaire à l'établissement d'une sérénité économique assurant à notre famille et donc à nos enfants, un démarrage vers une vie d'adulte épargnée par la question de nos ressources. Sacrifice dont je suis le premier acteur, mais que ma future ex-épouse n'a, à priori, pas mesuré à sa juste valeur. Préférant y voir un délaissement, un manque d'intérêt pour elle, et lui laissant de trop nombreuses semaines, long week-end...à m'attendre. Toutes les vacances scolaires et les ponts à rallonge pour elle et à peine 4 semaines pour moi...Ce n'est bien évidemment pas "LA" raison, mais ce fut probablement l'accélérateur de particules...


                            oui mais tu as fait les choses avec raison et nul ne sait et ne saura jamais ce qu'il serait advenu si, ce fameux si qui gâche tant de présents et de possibles…
                            Une fois que j'aurais un peu repris mes marques de ce nouvel environnement, j'ai décidé de sortir, de croiser de nouvelles têtes, de faire de nouvelles rencontres. Je ne sais ni trop où, ni comment, mais je ne m'interdirais pas cette ouverture vers de probables nouveaux centres d'intérêts, culturels et plus si affinités. Et puis, si passe par là une gentille et agréable personne, j'essaierais de ne pas lui faire ressentir toute l'incompréhension qui me hante et ne pas faire de "projection".
                            Projection d'esprit...bien entendu.


                            le meilleur arrive alors souvent où et quand on y pense pas ni ne s'y attend...



                            L'alcool ne me manque pas, ne me manque plus. Ce qui me manque, c'est même pas le sexe, inexistant depuis plus de 6 mois; ce qui me manque, en fin de compte, c'est juste de la tendresse. Moi qui me prend pour un solitaire dans l'âme !

                            l'un n'exclut pas l'autre mais l'alcool exclurait tout
                            pas d'incompatibilité entre solitude et tendresse donnée et reçue

                            Et pour en revenir au coeur de notre sujet, l'alcool, je dirais que je n'en ai plus besoin. Mais j'en ai parfois envie. Et c'est assez troublant, parce que c'est ce non-besoin qui réfrène cette relative envie.

                            tiens, pour moi ce fut parfois le contraire : le non besoin d'alcool en état de sobriété m'a parfois leurré en me faisant croire à la continuation du non besoin, de la maîtrise, si j'en goûtais un peu... et m'a même déjà rendu l'envie au point d'être à un poil de prendre "un" verre… de blanc pour accompagner des huitres pour illustrer avec un souvenir précis

                            Je pense être libre de prendre un verre si je le décide. Et je le suis, pourtant. Personne d'autre ne décide à ma place, pas plus aujourd'hui qu'il y a 14 mois...

                            ça c'est incontestable


                            Mais c'est justement cette liberté que je ne veux pas perdre. Je suis tellement différent, tellement plus "clair", tellement plus raisonné, tellement plus entier...que je n'arrive pas à faire ce pas. Je sais que cela peut être mal interprété, mais je n'ai pas envie de me cacher, pas ici. Ce n'est pas non plus un défi. Peut-être une nostalgie. Ou simplement un nouveau cap à passer sur le chemin de l'abstinence.
                            je répète que c'est curieux
                            comme si une part de toi regrettait de ne pas arriver à faire ce geste de reprendre le premier verre
                            vigilance...
                            Un moment où, sans se croire plus fort, on aspire peut-être à devenir non dépendant tout en cotoyant l'objet de la dépendance. Mais je n'ai pas au fond de moi cette prétention, celle de me croire plus fort, alors je pourrais aussi occulter ce poil qui me démange, qui me dérange
                            il m'a fallu du temps pour accepter que je suis irrémédiablement plus faible que la majorité des gens en ce qui concerne la maîtrise des effets de l'alcool sur mon organisme… sans plus me dire "mais ptèt que…" alors "pourquoi pas", la réponse je la connais maintenant en ce qui me concerne : pcq, au bout il y a l'innommable, l'impensable, le mot "enfer" renvoie à des images de Bosch qui ne donnent pas la moindre idée réaliste de ce qui m'attend au fond.

                            Je ne te conseille pas de vérifier perso.
                            c'est fini d'avancer masquer. Ce trouble, ou ce questionnement, existe et je préfère le regarder en face. Je l'observe, je le laisse vivre tout en observant également mes réflexes de défense.
                            J'y vais ? J'y vais pas.
                            Pourquoi j'y vais pas ? Et c'est sur cette dernière question que se cristallise toute l'évolution engendrée par l'expérience acquise. Acquisition qui s'enrichit d'avantage à chaque moment d'hésitation et de remise en question...
                            Je joue peut-être avec le feu, mais pour une fois, j'affronte. Toute ma vie j'ai fait des compromis, j'ai tronqué ma personnalité et mon jugement, par diplomatie, pour ne pas faire de vagues, pour la tranquillité, la bienséance. Même en tête à tête avec moi-même. Fini ces conneries.
                            Je dois apprendre à me faire confiance.
                            Et si je fini par remettre le doigt dans la marmite, et que la température y est insupportable, je dois aussi être capable de ne pas y plonger la main entière. Mais je n'en suis pas là , pour le moment.


                            Et rien ni personne ne t'oblige à y mettre le doigt.
                            Le vrai le grand le beau progrès je trouve, c'est de ne plus avancer masqué à toi-même
                            Je ne veux juste plus vivre dans la peur ou le dictat du "surtout pas", "péché mortel" etc...Parce que ça, c'est déjà un manque de liberté. Le meilleur moyen pour moi, un jour, de plonger la tête la première sans avoir vérifier la température au préalable.


                            Oh que je comprends ça !

                            Chapeau Sencha !
                            Sois sûr que le ciel va s'éclaircir si tu maintiens ton cap.

                            Dernière modification par Ronald, 20/01/2019, 07h34. Motif: la présentation déconne, à chaque correction, un nouveau délire atoutien...
                            "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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                              Hello Atoute,

                              Kote,

                              tu pensais à quoi ? Amen.

                              Indianamou,

                              j'ai envie de te dire que l'écriture, ici, c'est aussi une forme de thérapie. Une manière de tirer des conclusions, d'y mettre des mots. Car avant l'écriture, il y a la page blanche et que je n'avais aucune idée de ce que j'allais y coucher, juste tout un tas de choses emmêlées dans mon esprit. Là, c'est un peu plus en ordre, même si ce n'est pas complètement fouillé.

                              Ronald,

                              Oui, une part de moi regrette de ne pas prendre ce verre.
                              J'ai un drôle de fonctionnement actuellement. Mais comme je l'ai dit, je ne me ment pas. Inutile de me clamer haut et fort que jamais je ne reprendrais d'alcool, alors qu'au fin fond de la case "volonté" se cache "l'ambition secrète" d'un jour y revenir. Et ça, je n'y peux rien, à part mettre une couverture sur le feu qui couve pour ne plus voir les flammes et espérer qu'il finisse par s'éteindre...ou brûler la couverture. Pour le moment, je garde la couverture sur les épaules, je me réchauffe au coin du feu et quand il y a un départ de flammes, j'urine dessus.

                              Alors, oui, j'ai ce regret. Et j'agis de manière "dangereuse". J'ai même dit à mes amis, à ma famille que je reprendrais probablement une verre, un de ce jours. Et à chaque fois que l'on se revoit, je leur annonce que ce n'est pas encore le moment. Mais, attention, je leur ai aussi dit que si un jour cela arrivait, et que je doivent "gérer" ma conso, ce serait peine perdue. La fin de la liberté.

                              Donc, j'agis de manière inverse au début du sevrage. Je ne raisonne plus 24 heures par 24 heures, me disant rien aujourd'hui. Je ne suis plus dans des situations de "craving" où il me faut penser à autre chose, m'occuper l'esprit pour éviter toute pensée alcool. Et si ça arrive, car ça peut arriver, je sais quoi faire maintenant.

                              Non. Mais je n'arrive pas à m'enlever de l'esprit qu'un jour prochain il me faudra tester pour finir par me convaincre. C'est idiot, mais c'est MA vérité et pourvu que ce ne soit pas au diable qu'il m'incombe d'en parler. Johnny, si tu me lis. Peut-être que je ne le ferais jamais. On parle souvent des AA abstinents qui au bout de très longues abstinences rechutent, parce qu'ils se sont voilés la face. Ils ont vécu dans le mensonge avec eux-même. Un peu la méthode Coué...Je vais bien, tout va bien. Cela a ses limites.

                              Je sais également que la phase de décompression sera une phase où le leurre d'une possible consommation normale sera fortement présent. Je le sais...
                              Alors, je préfère laisser les idées venir à moi, l'idée du premier verre et toutes celles qui m'en éloignent. Je re-précise, pour les débutants abstinents qui me lisent que je ne lutte pas contre un craving. Puis, le lendemain, ou les jours qui suivent, l'idée ne m'a pas quitté, mais j'ai aussi en mémoire les raisons répétées de ne plus boire. Toujours ce film qui repasse, de la chute vertigineuse possible du premier verre ne suffisant pas à ces nombreux autres ne suffisant plus. Toujours, également, cette sensation qui reste, du bien fondé à rester sobre, de la plénitude à me sentir bien et libre. Car je ne connaissais pas l'adulte que je suis. Je me découvre. Je découvre aussi tout ce que l'alcool a tronqué de cette personnalité. Car j'ai "aimé" l'alcool avant d'être adulte.

                              Voilà une explication un peu plus poussée de ma confrontation avec le poison, une peu comme le charmeur de serpent...Avec beaucoup de vigilance pour ne pas me laisser méduser...




                              Bonne journée

                              Sencha.

                              Pour KOKOTE :
                              Dernière modification par SENCHA, 20/01/2019, 10h40.

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                                'lut !

                                Il ne peut y avoir de consommation normale pour moi, puisque les "normaux" ne sont que des alcooliques en puissance qui s'ignorent encore (sans le savoir ou avec un doute dans un coin mais pas assumé).

                                Pour moi c'est différent puisque la règle du jeu est claire, désormais. Si un jour tu vas à ce premier verre, ce sera donc en toute connaissance de cause, au moins pour la partie consciente de ta motivation à ce moment là. Pour tout ce qui est enfoui/enfui, par contre, là ce sera à égalité avec les "normaux"... mais en connaissant un peu mieux les risques et les signaux d'alerte.

                                Suffira, suffira pas ???

                                @+

                                fred
                                fred

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