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Conjoint démuni

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  • Tambour
    a crée une discussion Conjoint démuni

    Conjoint démuni

    Bonjour,

    Nouvel arrivant, je ne pensais jamais franchir un jour le seuil d'un forum sur l'alcool. Je dois dire que me sens démuni pour faire face à l'addiction de ma femme. J'éprouve le besoin d'avoir un éclairage, un témoignage de votre part, consommateur ou non, conjoint, entourage, en somme toute personne me permettant d'avoir un peu l'espoir qu'elle s'en sorte. Rester debout pour l'accompagnant me semble parfois au dessus de mes forces. J'ai 46 ans, mon épouse 41. Les 23 ans de vie commune ont ébrécher beaucoup de choses, mais ont aussi apporté ces pépites heureuses de l'existence. J'essaie de comprendre ce qui nous arrive depuis une année déjà, mais sans doute en germe depuis plus longtemps... Mais l'ennui est comme un empereur, une fois en place il est parfois difficile de le renverser. Et parfois l'espoir qui nous lâche, est un faux-frère qui avance à pas masqués. Je crois qu'il est difficile d'admettre qu'après l'espoir d'aller mieux vient ensuite une cruelle désillusion. Cela faisait trois semaines qu'elle n'avait pas touché à la vodka... jusqu'à la semaine dernière. Je me sens ridicule d'une certaine façon de m'épandre ainsi comme on lance la bouteille à la mer, inconsistant aussi, épuisé sûrement. 23 ans de vie commune, reprise d'études, achat d'une maison - et les problèmes qui vont avec - tant de soucis qu'est venue adoucir la naissance de notre petit garçon qui a maintenant 7 ans. On m'a diagnostiqué il ya 2 ans une cardiopathie qui nous a tous les deux mis sur le carreau. Fin de l'insouciance. Sexualité en berne, on doutais tous les deux sur l'envie de continuer notre chemin ensemble, comme un soubressaut, quelques temps avant que n'éclate en plein jour son addiction. C'était l'an dernier en janvier. Je ne l'ai remarqué que 2 mois plus tard en mars, et c'était trop tard et je m'en veux. Je crois qu'au fond elle aurait voulut que l'on se quitte, que l'on a pas su se le dire, ni exprimer le besoin d'un break, ni le temps de digérer le fait que j'avais le coeur en vrac. Ca faisait beaucoup tout ça à surporter. Et je pense qu'elle a dû culpabiliser de vouloir le faire en sachant mon état de santé et qu'elle n'est rester que pour cela. Je me sens responsable sans doute possible. Je n'ai rien vu venir. J'ai parfois le regret amer que l'on ne se soit pas séparer ne serait-ce pour quelques temps pour qu'elle retrouve en elle les ressources pour prendre soin d'elle. Le coeur de notre relation était finalement apathique, comme le mien. Maintenant que puis-je faire réellement ? J'ai toujours été là pour éviter à mon p'tit garçon des paroles dures, et le protéger de l'hostilité pregnante d'une mère pour son fils, qui n'a plus la patience, la résistance de contrer un burnout professionnel et est maintenant engloutie par quelque chose qui l'a dépasse, et qui nous dépasse. Je crois qu'on allait se quitter avant que tout parte en vrille avec la vodka. Maintenant c'est différent. Je me sens responsable d'elle, il m'est difficile d'y penser, et de la laisser tomber maintenant. Mais je suis perdu. Ne boit-elle pas à cause de moi, à cause d'une vie terne et insupportable chamboulée par la venue de notre enfant qu'elle ne supporte plus maintenant ? Dans ces moments de doutes je me dis que le mieux ce serait que je parte avec mon pp'tit garçon si elle boit à cause de moi. Par dessous tout je veux protéger mon enfant. Je ne sais pas finalement si elle ne veut plus me voir et si pour supporter notre vie, elle anesthésie sa souffrance par la boisson. Mais en même temps je me dit que si je pars cela ne ferait qu'empirer son état. j'ai tellement peur qu'elle aille un jour chercher mon fils à l'école et que ne soit fait un signalement. Pour l'instant rien de tout ça n'est arrivé. Elle se met à boire vers 18 h quand je rentre du travail. Mais par moment ça déborde. Elle invite une maman et un camarade au goûter après l'école, et s'absente rapidement dans la chambre. J'ai pris pour habitude ne ne pas la harceler avec mes questions, je surveille discrètement sa consommation en mémorisant comme je peux quel était le niveau restant dans la bouteille. Cet fin d'après-midi là c'était une demi bouteille de vodka. Par moment j'ai l'impression qu'elle boit davantage à certaine occasion, (par provocation ?). Le jour de son anniversaire au moment ou notre fils lui offre son cadeau fait de ses mains qu'elle accueil avec un regard hagard. Rien ne m'a fais plus mal que de voir mon enfant ne pas être accueillit dans les bras de sa mère. Juste un " merci" du bout des lèvres. Ou avant l'arrivée d'une voisine dont la venue était prévue etc... J'ai du mal à comprendre, à cerner son attitude. Comme si par moment elle voulais nous mettre en défaut face aux voisins etc... J'ai énormément de colère et de rancune contre elle. Pourquoi ne pas ne pas avoir choisit la séparation ?! Nous somme unis maintenant pour le pire à venir. Rester c'est prendre le risque qu'un jour mon fils s'en rende compte et cela arrivera. Prendre le risque qu'adolescent il se penche sur une addiction? Ca me fait peur pour lui. Mais partir c'est disloquer la famille, éclater en morceaux la vie de mon fils qui a aussi besoin de sa mère. Malgré tout, elle a essayé d'enrayé rapidement son addiction. Elle se rend régulièrement dans un CSAPA avec entretien avec un psy, et prends un traitement. mais elle se ferme dès que lui parle de son addiction et clos immédiatement le sujet, de façon irrévocable. je me sens exclu d'un problème qui concerne tout le foyer, elle, mon fils et moi. Je me sens manipuler et tromper par ses mensonges énormes. J'ai besoin de conseils, je me sens complètement larguer. Faut-il que je lui lance un ultimatum ? Ou surtout pas, ce serait délétaire et l'enfoncerait davantage ? Je ne sais plus. Un peu d'aide serait bienvenue. Je vous remercie de m'avoir écouter jusqu'au bout, je me sens démuni et ne sais pas comment lui apporter mon aide, avec douceur ? avec fermeté ? Avec amour sans doute. Des conseils ? Tous mes remerciements chers contributeurs et membres de ce forum. Bien à vous

  • J365
    a répondu
    Hello Tambour,

    Pour ce que j'ai compris du baclofène, sa posologie (quantité et durée) est trés variable selon les sujets. C'est un traitement 'à la carte', déterminé au fil des semaines entre médecin et patient. De même, les effets secondaires sont très variables : certains les ressentent à très faible dose, d'autres aucunement à haute dose. Certains l'utilisent à court terme, d'autres ad vitam (ce qui est problématique je trouve). Le savoir-faire du médecin est capital dans l'entreprise, il me semble.

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  • Ronald
    a répondu
    Non Tambour !
    Le baclophène a des effets indésirables seulement quand il est absorbé en doses croissantes et surtout jusqu'aux doses qu'on me décrit parfois comme démentielles telles que prescrites par certains "grands" addictologues.

    Certainement pas dans le cas qui a merveilleusement fonctionné avec mon ami pour lever le caractère juste insoutenable du manque pendant la première période de 10 jours ou 3 semaines, pas plus en tout cas, avec ZÉRO alcool.

    Après pour lui tout s'est déroulé non pas très facilement mais de manière parfaitement maîtrisable.
    Faut dire que c'est qqn qui a de la volonté.

    On dit toujours qu'il faut plutôt de la bonne volonté mais je suis persuadé que sans une volonté de fer on ne sort pas d'une addiction sévère, on éclaire pas le monde faux forgé par le passé archaïque dans lequel l'addiction s'inscrit et on ne démonte pas les ressorts qui la sous-tendent.

    Je répète qu'il a commencé par la dose minimale, qu'il a diminué au prorata de la baisse de l'attraction et qu'après 4 ou 5 semaines grand maximum je crois il s'est passé de tout médicament et de tout alcool sans difficulté insurmontable.
    C'était il y a environ 5 ans et me semble que c'est ad vitam.

    Donc aucun problème de baisse d'efficacité au travail pour ta femme.
    Ça c'est garanti.
    Et très vite ce sera tout le contraire qu'elle produira : un accroissement sans précédent et tendanciel de son efficience.

    Parle lui de ça.
    Si ça l'intéresse envoie moi un mp et je contacte l'ami en question pour en savoir plus et connaître le nom du médecin intelligent et raisonnable qui l'a guidé.

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  • Tambour
    a répondu
    Bonjour et merci à tous pour vos retours,

    Désolé j'ai été quelques peu pris et je n'ai pas pu reprendre de suite le fil de la discussion.

    Oui maintenant que vous me le dites, après réflexion la réduction de la consommation est sans doute la meilleure stratégie, plutot de l'arrêt complet. Je n'y avait pas pensé du tout en fait...

    Pour ce qui est du Baclofène, malheureusement ma femme ne souhaite pas prendre ce traitement. Elle pense que les effets secondaires seraient néfastes pour son efficience et son efficacité sur son poste de travail. Peut-être lui faudra connaître quelques rechutes pour qu'elle se décide à commencer ce traitement, et peut-être envisagera t-telle de se mettre en arrêt de travail pour se sortir de là, et prendre du recul par rapport à son métier.

    Pour le moment j'ai l'impression que sa consommation est "acceptable" quant aux effets visibles pour les proches. Elle se donne du mal pour maîtriser sa consommation. Peut-être est-elle trop accoutumée à ce produit. J'ai peur que cela n'évolue toujours vers plus de consommation du produit.

    J'apprends malgré tout à m'attendre à une reprise inopinée de la consommation. Comme on dit "s'attendre au pire permet de ne pas être déçu"...

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  • Ronald
    a répondu
    Envoyé par renais-sance Voir le message
    Il y a aussi une autre approche plus récente, grâce à des médicaments "miracle" (Baclofène, Selincro...) : schématiquement on augmente les doses jusqu'à ce que le besoin d'alcool ne se fasse plus sentir.
    J'ai un ami qui dit avoir la vie sauve grâce au baclophène employé à l'inverse :
    Il ne voulait pas aller en cure pour raison professionnelle et il n'arrivait pas à tenir plus d'une paire de jours dans sa Nème tentative de sevrage.

    Le baclophène, pris en petites doses dégressives, qu'il a diminuées de lui-même, comme il le sentait, jusque zéro, lui a permis d'entamer avec succès une abstinence à long terme, maintenant il est dans sa cinquième année de sobriété, je crois !
    Il raconte que sans le baclophène il serait foutu !!!

    là-d'sus c'est ptèt l'effet placebo (?)

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  • louvaji
    a répondu
    Bonjour Tambour, si ils avaient dit à ta femme sûil ne fallait plus qu'elle boive, elle n'y serait plus allée, René à surement raison ils ont sentis que ta femme n'est pas prête, l'important c'est qu'elle continue d'y aller, il va te falloir du courage surtout protéger ton fils, c'est le plus important, bonne journée ????????????????????????

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  • renais-sance
    a répondu
    Envoyé par Tambour Voir le message
    Pour le moment le psy de la CSAPA conseil à ma femme de tendre vers une diminution de la consommation plus qu'une abstinence total. Il a sans doute ses raisons, mais je suis sceptique de cette approche... Je ne sais pas, me faire ce retour de sa consultation est peut-être un moyen de plus qu'à trouver ma femme pour éviter que je lui "mette la pression"... Chose que je n'ai pas l'impression de lui faire subir pourtant. Tout ça n'est pas une sinécure...
    Les professionnels du CSAPA ont cette démarche : s'ils sentent que la personne n'est pas prête ils proposent une modération de la consommation, jusqu'à ce que la personne se rende compte par elle-même qu'elle n'y arrivera jamais, et que la seule solution est la sobriété.
    Cela a été le cas pour moi, et pour d'autres. Et ça a marché ! S'ils avaient affirmé tout de suite "sevrage, abstinence..." je serais parti en courant.

    Il y a aussi une autre approche plus récente, grâce à des médicaments "miracle" (Baclofène, Selincro...) : schématiquement on augmente les doses jusqu'à ce que le besoin d'alcool ne se fasse plus sentir.
    Médicaments auxquels ta femme ne veut pas ou plus recourir : peut-être une bonne chose !

    René



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  • Tambour
    a répondu
    Bonjour Jojo, bonjour Fred

    Je pense que je dois établir un équilibre en terme d'action ou réaction de ma part. Ne pas sur-réagir pour ne pas étouffer c'est vrai. Et montrer que je suis là. Je vais voir Jojo effectivement des d'associations d'aide à l'entourage. Ton message d'encouragement et d'espoir au vu de ton expérience je ne dois pas l'oublier, mais c'est parfois dur quand les sautes d'humeur sont saillantes, et quand je pense que les temps d'abstinence se compte sur les doigts de la main : 1 en un an.

    Pour ce qui est du dialogue ma femme reste très secrète. Elle broie sa souffrance sans se confier même à moi. Elle me dit simplement qu'elle ne sait pas quoi rajouter "à son silence qui parle de lui-même"... Difficile de briser sa carapace qu'elle s'est forger au rythme des coups reçus dans son enfance.

    Sans rentrer dans les détails je ne suis pas loin de ça de mon côté, mais sans doute ai-je plus de résilience et crois fermement et me raccroche à ce qui est beau dans la vie avec le désir de me réaliser à travers des projets et des centre d'intérêts toujours prégnants en moi. Effectivement Fred tout ça vient de loin...

    Je sais que si le petit n'était pas là est franchirais le pas de l'impensable et partirait. Mais je serre les dents et courbe l'échine, comme on dit, en attendant que cette mauvaise passe arrive à sa fin. Pour le moment le psy de la CSAPA conseil à ma femme de tendre vers une diminution de la consomation plus qu'une abstinence total. Il a sans doute ses raisons, mais je suis sceptique de cette approche... Je ne sais pas, me faire ce retour de sa consultation est peut-être un moyen de plus qu'à trouver ma femme pour éviter que je lui "mette la pression"... Chose que je n'ai pas l'impression de lui faire subir pourtant. Tout ça n'est pas une sinécure...

    Encore merci pour votre sollicitude à tous les deux

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  • rur@lcoolique
    a répondu
    Bonsoir Tambour.

    Ta sidération peut parfaitement se comprendre, l'alcoolisme est un sujet tabou alors que c'est un mal fréquent. Je pense qu'en réfléchissant un peu, tu trouveras assez facilement dans tes connaissances plusieurs cas d'alcooliques "heureux-reuses".

    Peut-être ne faut-il pas trop s'attarder à chercher des causalités, à tenter d'analyser. Tu peux l'aider en étant présent, pas forcément toujours prévenant, car tu sembles t'y user. Ne vas pas risquer de plonger dans une dépression, ça n'arrangerait rien. Et ça peut aussi lui donner l'impression d'étouffer (ceci écrit sans aucune méchanceté de ma part, hein).

    Pour l'alcool, il n'y a qu'elle qui puisse trouver la force d'éviter le combat. Les rechutes ne sont pas rares, au début, avec comme il se doit la honte et tout le train des idées noires. Si elle sait que tu le sais, ça l'aidera peut-être un peu. Si elle sait que tu n'attends rien, aussi. Apparemment, son sac de nœuds est sérieux, je ne vois guère de moyen de l'aider à démêler tout ça, pour toi en tout cas. Quant à savoir ce qu'il en sortira...

    Je ne peux que t'encourager à prendre ton mal en patience, à ne pas te focaliser sur ses réactions (pas forcément bien mesurées, ça secoue, ça fatigue et ça met les nerfs, le sevrage, les éventuelles rechutes aussi d'ailleurs) afin de te préserver un peu, aussi. Votre garçon vivant la renvoie sûrement au destin brisé de l'ado., ce qui ne manque certainement pas de "secouer le cocotier" un peu plus. Ce que tu vois comme un rejet n'est peut-être qu'une fuite, pour se protéger elle-même... Bien malin qui saurait le dire, mais ce sont des angles d'observation que tu peux garder présents à l'esprit, pour te protéger des réactions épidermiques.

    Je te souhaite de trouver patience et calme, c'est assurément une épreuve que vous traversez là et elle le sait aussi, c'est certain.

    fred

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  • jojo035
    a répondu
    bonjour Tambour

    Oui la decision de cure doit venir de ton epouse !
    Ne te culpabilise pas !
    oui les groupes de paroles sont tres efficaces meme parfois + que les psy.

    Tous les groupes de paroles ont un groupe pour l"entourage voir meme specifique groupe femmes.
    tu as alcool.assistance ou vie libre ou Les Amis de la Sante.
    tu peux aller voir les groupes de ton departement sur : CAMRUP. puis clique sur : trouver association

    le meilleur remede est le dialogue qui.ne fait pas de mal.au corps !

    L'alcoolisme est une MALADIE qui se soigne !
    Croyez en la victoire !
    Jy suis arrivé ! pkoi pas ton epouse ?

    Je reste a votre entière disposition et ecoute
    Amities sincères a vous 3
    Jojo

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  • Tambour
    a répondu
    Bonsoir à tous,

    Je relis ce soir l'ensemble de vos messages, de vos conseils et encouragements qui me vont droit au coeur. Je vous en remercie encore une fois. Toutes ces suggestions qu'il me faut intégrer entre en résonnance et remue pas mal de choses en moi. Mes erreurs, ces choses que j'ai appliqué parfois et d'autres que je regrette et que je retrouve toutes dans les pistes que vous me donnez, dans ce qu'il est préférable de faire et ce qu'il faudrait éviter. Cela m'apporte un éclairage extérieur à ma situation. Mais j'ai tellement été abassourdi par la situation... c'est un réel un coup dur pour moi. Je relis encore les pistes que je pourrais suivre à la lumière de vos expériences, et je crois que cela va m'aider. Cela fait du bien d'être parmis vous.

    Mais parfois je ressens comme une surdité émotionnelle en moi, comme si j'avais un couvercle sur la tête. Je veux dire que je suis sidéré, une sorte d'arrêt sur image qui se répète et qui ne m'empêche pas d'entendre mais plutôt d'intégrer cette histoire de fous, cette histoire que jamais je n'aurais crû vivre un jour. Le temps nécessaire sans doute pour digérer ce que je n'aurais jamais crû possible à la maison. L'émotionnel m'empêche de mettre en marche une stratégie efficace et de rester pragmatique.

    Il me faut reprendre une à une les pistes de réflexion que vous me donnez chacun de vous. Cela est stupide, mais c'est comme si j'étais incapable d'intégrer cette réalité si difficile. C'est un cauchemar.

    Mais je me sens moins isolé le fait d'en parler avec vous.

    - Ne pas lui mettre la pression, respecter sa fierté, comprendre ses raisons et la honte qu'elle peut ressentir
    - ne pas l'infantilisé, ou être dans la co-dépendance (difficile à faire entre-nous...)
    - Eviter l'ultimatum,
    - Retourner voir la CSAPA, ou des associations et pourquoi pas un thérapeute de couple.

    Egoïstement je me surprends à me dire : "mais pourquoi moi ? Pourquoi cela devait m'arriver ?". Mais en fait quand j'y pense au fond, c'est juste horrible ce qui arrive à ma femme, elle est en très grand désarroi et pense être une mauvaise mère. j'aimerai la voir tout simplement heureuse. J'ai l'intention d'investir dans un grand panneau mural sur le quel y accoler des photos. Tous nos plus beaux souvenirs de voyage avant notre parentalité, et tout ce que nous avons déjà vécu de bon avec notre petit bonhomme. Histoire de lui rappeler et que l'on se souvienne de ce qui a été beau et bon dans notre vie. Peut-être cela aura t-il un impact positif quand elle y posera ses yeux, peut-être en se disant :"c'est bon une famille, on a partger de belles choses" et peut-être déclencher ainsi un déclic.

    Pour ce qui est des psy René, ma femme a cesser de voir une psychologue qu'elle voyait depuis plusieurs années. Je ne suis pas sûr que cela lui ai été profitable d'être suivi par cette psychologue. A chaque retour de séance j'avais l'impression qu'elle souffrait davantage. Je lui en ai souvent parlé, qu'elle pouvait éventuellement envisager de changer de psy. Elle a arrêter de la voir début janvier : résultat, sauf erreur de ma part, 3 semaines d'abstinence. Cela me pose question d'une certaine façon. Elle n'est pas contre une thérapie elle a toujours été ouverte sur la question et vois tous les 15 jours le psy de la CSAPA... mais en ressort avec le sentiment de toujours lui dire la même chose comme si la démarche était vaine.

    Son traitement à changer depuis quelques temps. Elle prenait jusqu'à présent du Selincro, de la vitamine B. mais cela reste difficile de savoir, c'est un sujet un peu tabou. Ele m'a dit hier qu'elle prenait en complément un autre médicament, mais ne m'a pas dit lequel. Pour ce qui est du baclofène, elle refuse et appréhende trop les effets de sommnolence ou de déficit attentionnel qu'elle ne peut se permettre dans son travail. Récemment elle m'a dit "tu sais si j'arrête le boulot, et que je vais en cure je ne reprendrait jamais mon boulot...".

    Je lui ai proposé de revendre la maison, qu'elle puisse envisager une reconversion avec la revente, ou s'arrêter un an ou deux, pour souffler un peu. Une maison reste une maison, cela m'es égal en fait, on ne l'emporte pas avec nous dans la tombe. Que faire de plus sinon repenser a tout ce que vous m'avez suggérer avec cette générosité que vous m'avez offert.

    Juste un mot pour finir car pour moi cela a son importance, je remercie du fond du coeur CHACUN de VOUS pour votre aide chaleureuse. CHACUN de VOUS parce que cela m'a beaucoup touché, même si je n'ai pas répondu directement à l'un d'entre vous, ce que vous me dite dans cet échange a beaucoup d'impact pour moi et me pousse vers le haut. Je vous tiens au courant de l'avancé de mes démarches, de mes espoirs ou de mes erreurs... et compte sur votre regard sur ce problème et sur votre aide précieuse.

    Bien à vous

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  • renais-sance
    a répondu
    Envoyé par Tambour Voir le message
    J'espère simplement qu'elle prendra la bonne décision pour elle pour se sortir de la maladie. Tous les psy qu'elle a vu lui ont proposé la cure sans succès. Peut-être faut-il que cela fasse son chemin...
    Oui, la décision doit venir d'elle. Une cure forcée, ou simplement effectuée "pour faire plaisir" a peu de chances d'aboutir à un résultat durable.
    Mais ça peut prendre du temps...

    En vrac, quelques réflexions :

    Tu parles d'ultimatum, globalement comme on te l'a déjà dit il y a peu de chances que ça marche.
    Ce serait une obligation, une contrainte terrible pour elle ; donc intenable sur la durée.

    En plus, l'inconvénient des ultimatums c'est qu'il faut les tenir, sinon on perd toute crédibilité.
    Bien réfléchir avant à ce qu'on exige (car c'est une exigence unilatérale !). Et assumer.

    ce n'est pas facile, tout ça, je reconnais. La liste de "ce qu'il faut éviter de faire" est plus longue que celle de "ce qu'il faut faire" !

    C'était une bonne idée d'aller toi-même au CSAPA, pourquoi n'y retournerais-tu pas ? Il y a aussi des associations pour les proches des alcooliques, comme Al-Anon par exemple. Peut-être d'autres ?

    Enfin, quel est le médicament qu'elle prend ? Aotal, revia, selincro, baclofène, antidépresseur, anxiolytique ?
    Est-elle supposée avoir cessé toute consommation, ou bien invitée à la réduire progressivement ?
    Et elle a vu plusieurs psys, pourquoi ? Tous des cons, à son ressenti ?

    Courage, garde confiance, essaye de l'aider à retrouver la sienne : le choc qu'elle a subi a été très dur.

    René





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  • Tambour
    a répondu
    Bonjour et merci beaucoup à tous pour aide, vos conseils.

    Désolé encore pour ma mise en page indigeste ​. Il était tard quand je vous ai demandé de l'aide... la fatigue... les nuits quasi sans sommeil... C'est une mauvaise passe qui dure...

    J'essaie malgré tout de rester rationnel, et de réfléchir avant d'agir. Mais j'ai toujours l'impression de marcher sur des oeufs, de ne pas pouvoir avoir une discution franche, comme si j'étais toujours sur le fil du rasoir. Surtout ne pas trop en dire et que malgré tout dire que je suis là.

    Effectivement René, j'essaie autant que possible à laisser un peu d'espace dans nos interractions quand elle en a besoin, sans tout faire à sa place, contrairement au début. mais c'est difficile. Lui laissé faire ce qu'elle à faire, sans le faire à sa place. Là ou j'ai plus de mal c'est quand je vois qu'elle n'y tient plus, et que son impatience avec notre fils prends le dessus. Je prends alors le relais. Avec l'impression bien souvent de devoir faire tampon, à la fois pour ménager mon épouse, et pour éviter des paroles que je juge parfois dures avec mon fils. Je me coupe en deux, c'est épuisant.

    Quand tu dis Madcom que l'ultimatum est plutot négatif cela fait écho en moi, j'ai peur de tout gâcher effectivement. Pas plus tard qu'hier quand j'ai essayer de parler de l'observance de son traitement ( j'avais vu qu'elle venait juste de boire), elle a tout de suite coupé court, est ensuite allé dans la chambre... finir la bouteille. Rien de positif d'avoir tenté une approche. Je ne sais pas si cela serait productif de lui poser un ultimatum.J'ai peur qu'elle s'enfonce davantage.

    Jojo35, merci de ton message et de ton témoignage en MP. Je suis admiratif par ton courage et ton sens du partage et de la fraternité que je ressens aussi chez tous ce qui ont pu me répondre. J'ai été très toucher par vous tous, chers contributeurs. J'ai peur de croire par erreur que ma femme ne se soit pas arrêter de boire durant les 3 dernière semaine d'abstinence. N'est-ce pas l'illusion que pourrait donner une plus grande accotumance du produit, qui m'induirait en erreur. A force de s'habituer à l'alcool le corps réagit-til de la même manière une fois habitué et les symptômes moins prégnant. C'est ce que j'ai cru remarquer.

    Rur@coolique c'est vrai ce que tu dit à propos de la fierté. J'ai tendance à l'oublier. Mais il y a aussi une pudeur que j'ai bafoué quand elle se fait prendre la main dans le sac et qu'elle en ressent de la honte. C'est un moment très dur pour elle. J'essaie de me couper en quatre, entretien de la maison, aide au devoirs, instant de jeu avec mon fils, préparation des repas. mais je suis fatigué. J'essaie effectivement de me rendre le plus disponible. Le positif c'est qu'elle me dit qu'elle s'en rend compte et est touché dixit "par ma bienveillance". J'essaie de faire ce que je peux ... en serrant parfois les dents, sans lui montrer mon découragement.

    Quand tu me dis "Il lui faut dé-construire les processus qu'elle a élaboré pour s'alcooliser discrètement, rien de plus dévastateur que de lui donner même involontairement le sentiment d'être "une petite fille prise en faute". Etre bien disposé et jamais encombrant ca me fait réfléchir à toutes les erreurs que je fais sans m'en rendre vraiment compte. C'est assez frappant.

    Je me dis que je ne dois plus interrompre ce qui me tient à coeur. Reprendre une vie normal : activité, cinéma etc. En espérant lui communiquer mon envie de vivre encore plein de chose ensemble et de la tirer vers le haut.

    Et parfois ce sont les sautes d'humeur que je perçois et l'irrascibilité, l'hostilité qu'elle contient en elle mais qui transparaît quand elle ne peut plus supporter mon fils. Je crois qu'il s'en rend compte, et ça me fais mal. Du coup je suis trop papa poule, je laisse passer trop de choses par réaction...

    -mPi oui dur quand on a aucune solution de repli effectivement, et pas simple quand on ne discerne plus ce qui pourrait être bon pour elle et bon pour mon fils. J'ai eu déjà un entretien avec un psy au sein d'une CSAPA, j'avais besoin de parler, d'exprimer ma colère, mon découragement. mais une fois rentrer à la maison, c'est toujours une immense solitude. Je n'y suis donc pas retourné. Mon épouse ne veux pas entendre parlé de cure, malheureusement. Mais je ne sais pas si cela serait profitable pour elle... Elle m'a dit que si elle entrait en cure , elle ne pourrait jamais reprendre le boulot. Elle apeur aussi d'être mis en psychiatrie. Je comprends, l'évènement qui lui a fait péter un câble ça été la mort d'un gamin (elle est infirmière anesthésiste). Elle l'a endormi une dizaine de fois au bloc au cours de l'an dernier. Ce gamin de 15 ans était courageux. Il est mort dans ses bras. Le drame quotidien d'une infirmière presser comme un citron, et seul avec ses âmes qui lui ont glisser des mains.

    J'ai été très long encore une fois. mais je vous remercie chaleureusement de votre soutien. J'espère simplement qu'elle prendra la bonne décision pour elle pour se sortir de la maladie. Tous les psy qu'elle a vu lui ont proposé la cure sans succès. Peut-être faut-il que cela fasse son chemin...

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  • Phronesis
    a répondu
    Bonjour Tambour,
    Ton épouse semble être en souffrance, mais visiblement, elle a parfaitement conscience de ses problèmes et commence à se soigner. Cela peut prendre du temps. Vous traversez tous les deux une épreuve, toi avec l'annonce de ta cardiopathie, et elle avec sa dépression (tu parles du burn out, de votre enfant avec qui elle semble avoir du mal, de son addiction à l'alcool… tout cela signe une souffrance psychique). Elle se soigne, c'est le principal, et oui, il peut y avoir des rechutes. Concernant vos problèmes de couple, plutôt que de supposer qu'elle aurait voulu une séparation, pourquoi ne pas vous adresser à un thérapeute de couple, un tiers qui pourrait permettre vous parler et de prendre des décisions si besoin? Cela ne peut être que bénéfique pour toi, pour elle et pour votre petit garçon

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  • MPi
    a répondu
    bonjour Tambour

    c'est très courageux de poser vos difficultés sur un forum

    laissez de côté la honte, et ne vous sentez pas responsable de ce qui arrive à votre épouse
    c'est elle qui porte le verre à sa bouche: l'alcool est la solution qu'elle a choisi pour régler aujourd'hui ses difficultés, et elle a pris, semble t'il, la mesure de son problème en tentant un arrêt de trois semaines, ce qui est de bon augure.

    pour accompagner sur le chemin de l'abstinence, il faut avoir une bonne carapace, et vous êtes fragile, votre petit garçon aussi.

    le silence et le refus de communiquer de votre épouse, normaux à ce stade, parce qu'elle est sûrement dépassée, vous font perdre pied

    Pensez à vous protéger, avec votre petit bonhomme: l'alcool laisse des traces indélébiles dans la mémoire des enfants
    posez vos limites, ne la laissez pas jouer avec vous

    au mieux, l'éloignement pourrait faciliter vos remises en question respectives, mais ça n'est pas évident de trouver un lieu de repli

    bon courage à vous

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