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    Bonjour,
    Je vous lis à intervalles irréguliers depuis des années et plusieurs d'entre vous m'ont déjà été bien utiles. C'est ma première intervention. Pour vous dire combien je me sens peu digne d'intérêt, j'ai choisi un pseudo masculin avec la première idée de me faire passer pour un homme ! Tant pis je laisse le pseudo et cet aveu m'aidera peut-être à ne pas toujours mentir, mentir, mentir, pas pour tromper mais pour me protéger et … oser dire des vérités !
    Il est impossible de résumer mon parcours dans l'alcool mais je vais me présenter un peu.
    J'ai 52 ans, deux grands enfants installés à l'étranger. Veuve depuis 10 ans, je vis seule bien que les prétendants sérieux n'ont jamais manqué.
    J'ai un rapport complice, pervers et jouissif à l'alcool aussi loin que je remonte. Par périodes l'alcool m'a mis dans des états épouvantables mais pas au point de perdre travail ou proches. Et de plus en plus dévastatrices furent les rechutes et de plus en plus dures les reprises de sobriété. Je suis en nouvelle abstinence depuis près d'un an (15 février 2018). J'ai franchi le pas d'ouvrir une discussion car j'ai récemment terminé une longue thérapie et j'ai quitté les AA que je supportais de moins en moins, et ce n'est pas faute d'avoir fréquenté des groupes différents (Paris) !
    J'ai un caractère solitaire mais je ne souffre pas d'isolement comme beaucoup de gens que je lis ici ou que j'ai entendus aux AA.
    Mon très cher époux était un accompagnant doux et nocif avec l'alcool, difficile à dire, sans lui (mariée à 19 ans) j'aurais sans doute plongé très vite au fond, ou serais devenue totalement sobre depuis longtemps. Je crois d'ailleurs que sans l'alcool il serait encore là. Pour mon malheur ou pour mon bien, je ne sais pas. Après une période d'enfoncement en prenant sa disparition pour beau prétexte, je me suis rendu compte que ce n'était qu'un prétexte.
    Maintenant j'ouvre un fil dans l'espoir sans illusion de voir un éclair, je me comprends, je suis dans le "à quoi bon ?" J'ai un travail alimentaire confortable, sans passion mais certainement pas de quoi me plaindre, je pratique le sport, la lecture et j'adore la montagne.
    Merci de votre lecture mais ne vous sentez pas obligés de me répondre à tout prix, pas interdit non plus, mais si vous ne sentez pas que vous avez quelque chose que j'ai éveillé ou sensibilisé en vous,"à quoi bon" ?

    #2
    Bonjour Hagar,
    Bienvenue sur ce forum. Ne t'inquiète pas, je ne me sens pas obligée de répondre, personne n'a aucune obligation ici, mais ton témoignage me parle. Nous avons à peu près le même âge, je suis aussi une femme, mais j'ai pour ma part moins d'expérience que toi dans l'abstinence.
    Le "à quoi bon", je pense que nous connaissons toutes et tous, et les réponses sont sans doute fort personnelles, elles renvoient au pourquoi nous avons arrêté de boire, ce qui nous a fait prendre conscience du danger représenté par notre consommation toxique. Ce n'est qu'une suggestion, mais tu pourrais peut être écrire, et pourquoi pas nous écrire, tout ce que tu as perdu ou risque de perdre avec l'alcool.

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      #3
      Salut Hagar,
      non tu ne ments pas ,je trouve qu'il y a plutôt une certaine pudeur dans ce que tu nous livres .
      Tu m'as donné envie de te répondre parce que tu n'es pas seulement dans la plainte mais plutôt plongée dans une sorte de "fatalisme" qui me touche .
      En Avril ,j'en serai à presque 7 ans d'abstinence .
      Fondamentalement ,je ne sais pas pourquoi j'ai arrété l'alcool.
      C'est comme ça que ça s'est fait ,sans regrets ou pas beaucoup,sans souffrance .Mais ça s'est fait .
      Bon,c'était aussi une question de vie ou de mort mais je n'ai pas peur de mourrir .
      Alors que s'est-il passé?
      Je me reconnais dans ton ton .
      Tu vas peut-être te dire que je suis à côté de la plaque ,que je n'ai rien compris .Mais ,je te remercie d'avoir enclenché en moi quelque chose qui est comme une petite rupture d'avec ma perception de moi qui est dénigrante .
      Merci et un gros bisou de soutien

      Commentaire


        #4
        Envoyé par Phronesis Voir le message
        Le "à quoi bon", je pense que nous connaissons toutes et tous, et les réponses sont sans doute fort personnelles, elles renvoient au pourquoi nous avons arrêté de boire, ce qui nous a fait prendre conscience du danger représenté par notre consommation toxique. Ce n'est qu'une suggestion, mais tu pourrais peut être écrire, et pourquoi pas nous écrire, tout ce que tu as perdu ou risque de perdre avec l'alcool.
        Tu as raison phronesis. La dissuasion réaliste c'est important pour ne pas se laisser aller aux premières vagues, encore douces des premières gorgées d'alcool. C'est comme la dissuasion nucléaire, sans la destruction mutuelle assurée, la guerre froide serait sans doute devenue chaude.
        Mais par rapport à des morceaux de vie que j'ai entendus aux AA et lus ici, je n'ai pas enduré grand chose en regard de mes consommations (jusqu'à une bouteille de bourbon quotidienne et quelques verres de vin). J'ai seulement souffert de broutilles comme des levers, des matins, parfois des journées, très pénibles, des gammas GT par milliers, une pancréatite très douloureuse, des stéatoses. Je n'ai jamais conduit en état d'ébriété, j'aurais trouvé ça criminel, c'est une lucidité que je n'ai jamais perdue.

        Et je n'ai rien perdu en dehors de performances et de résultats sportifs fort diminués. Il y a longtemps, en réunion AA quand j'ai naturellement fait part de mon niveau sportif dans la période de vie la plus normalement performante, une ancienne des AA m'a abordé après la réunion pour me dire : "si tu étais capable de ça, c'est que tu n'es pas alcoolique".
        Dans le même ordre de réactions AA plutôt bizarres à la même époque, dans le bar sans alcool adjacent au local AA, après la réunion, je cite mon titre principal sans forfanterie mais parce que ça s'inscrivait dans la conversation. Mon interlocuteur me coupe aussitôt pour me dire qu'il est docteur en … et que untel, du groupe, est sorti avec mention de telle grande Ecole, et il ajoute aussitôt avec la voix et le regard du père qui fait la leçon à sa petite fille : "on informe parfois pour rabattre la morve de certains". J'ai trouvé ça navrant et trouvé aussi des confirmations ultérieures d'un certain "complexe" AA.
        Tous les alcooliques seraient-ils des "complexés" ?

        Je ne suis pas à plaindre par rapport à bien d'autres alcooliques car j'ai aussi toujours eu un travail stable, à horaires libres et rémunérateur (j'ai une spécialité qui ne court pas les rues mais je ne tiens pas du tout à l'évoquer ici) et toujours préservé de bons rapports avec mes enfants et mon petit-fils même s'ils sont rares car ils sont géographiquement lointains. J'avais aussi une relation conjugale sans orage ni entachée d'aucune trahison, j'en suis sûre, c'est assez rare pour être souligné.
        Si j'étais devenue abstinente du vivant de mon mari, je n'exclus pas que ceci aurait pu provoquer son éloignement et une désagrégation du couple, non pas parce que l'alcool nous transformait mais parce qu'il constituait une sorte de liant, de lui à moi davantage que de moi à lui, liant dont j'ignorerai toujours s'il était indispensable.

        Quand j'ai écrit "à quoi bon ? ", je n'ai pas pensé à l'abstinence mais à mon manque de motivation stimulante pour vivre dynamiquement alors que j'ai horreur du dilettantisme et que, professionnellement, je ne peux pas aller plus loin ni entamer une autre carrière. Et sportivement, à mon âge on est plus bon qu'à s'amuser un peu puérilement.
        Mais ça passera, j'ai déjà connu le blues en longue abstinence.
        Merci phronesis.

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          #5
          Envoyé par tierset Voir le message
          Salut Hagar,
          non tu ne ments pas ,je trouve qu'il y a plutôt une certaine pudeur dans ce que tu nous livres .
          Tu m'as donné envie de te répondre parce que tu n'es pas seulement dans la plainte mais plutôt plongée dans une sorte de "fatalisme" qui me touche .
          En Avril ,j'en serai à presque 7 ans d'abstinence .
          Fondamentalement ,je ne sais pas pourquoi j'ai arrété l'alcool.
          C'est comme ça que ça s'est fait ,sans regrets ou pas beaucoup,sans souffrance .Mais ça s'est fait .
          Bon,c'était aussi une question de vie ou de mort mais je n'ai pas peur de mourrir .
          Alors que s'est-il passé?
          Je me reconnais dans ton ton .:
          Tu vas peut-être te dire que je suis à côté de la plaque ,que je n'ai rien compris .Mais ,je te remercie d'avoir enclenché en moi quelque chose qui est comme une petite rupture d'avec ma perception de moi qui est dénigrante .
          Merci et un gros bisou de soutien
          Tu es très intuitif, tierset.

          Je suis effectivement foncièrement une femme pudique.
          Et je suis fataliste, j'ai la douloureuse conscience de la dégradation qui s'accroît avec l'âge : je vous prie de m'excuser et j'espère que vous n'allez pas réagir comme aux AA, mais je fus vraiment belle et je constate qu'il est inutile et grotesque de tenter de maintenir des semblants de restes de cette beauté disparue à tout jamais. Les photos du temps où on la célébrait me sont autant d'injures.

          J'ai aussi l'impression abusive d'un déterminisme sans issue, tu l'as bien senti, tierset.

          Mais je ne vais pas vous plomber et je me réjouis d'avoir peut-être ouvert une brèche dans une perception de toi qui est dénigrante.

          A bientôt tierset.

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            #6
            Bonsoir Hagar,

            Les AA sont ce qu'ils sont, je les ai fréquentés aussi à Paris il y a 3 ans, et ce pendant quelques semaines. Ils ont été et sont utiles pour nombre de personnes en difficulté avec l'alcool. Personnellement, ce qui me dérange aussi dans les AA, c'est de me présenter par mon prénom, et plus loin, alcoolique. Comme si d'une part il n'y avait qu'une forme d'alcoolisme, et surtout comme si "je" mais aussi les autres n'étaient que cela, alcooliques. Non, tous les alcooliques ne sont pas tous "complexés", parce qu'il n'y a pas de dénominateur commun entre tous les alcooliques, je pense, hormis sans doute une certaine souffrance ou trauma. Mais nous avons toutes et tous nos propres souffrances et nos propres traumas.

            Ce que tu racontes, ta bouteille de bourbon quotidienne et tes verres de vin, tes gamma GT, ta pancréatite et ta stéatose, sans aucun jugement de ma part bien-sûr, je ne dirai pas que ce sont des "broutilles"! Nous n'avons pas toutes et tous des parcours extrêmement chaotiques, des vies sociales et amoureuses explosées par l'alcool, loin de là.
            Je comprends en te lisant que l'alcool te reliait et te relie encore sans doute à ton mari, mais j'imagine que tu as du travailler cela en thérapie.

            Quant à ton "à quoi bon" et ton manque de motivation pour une vie dynamique, pourquoi dis-tu que tu ne peux pas aller plus loin? C'est sur qu'à 52 ans, on ne peut concourir aux JO, mais enfin, on peut continuer faire du vrai sport. Quant à entamer une autre carrière, c'est aussi possible (enfin j'espère, car c'est que j'essaye de faire tout en ayant un travail passionnant par ailleurs). Le blues d'une longue abstinence, je ne connais pas car je n'ai encore jamais expérimenté une longue abstinence. Mais sans doute qu'ici d'autres pourraient t'en parler.

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              #7
              Accepter de vieillir, homme ou femme, ce n'est pas toujours évident. Pas seulement parce que nous perdons toutes et tous la beauté de la jeunesse. Cela dit, nous gagnons aussi une certaine beauté, celle de la maturité. Je vais m'écouter sénior, j'adore, de Catherine Ringer :-)

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                #8
                ReHagar,
                tu peux dire ce que tu veux je te croirai.
                Je ne suis pas pudique ,je m'étale plutôt sur le forum .
                Il n'y a pas eu que l'alcool ,il y a aussi la schizophrénie ,mes 62 ans et certainement d'autres choses qui ne me viennent pas à l'esprit pour l'instant . .
                Ma compagne que j'aime comme un dingue ,boit et ce n'est pas toujours facile .Je me dis qu'à son alcoolisme s'associe une forme de folie qui peut-être fait ciment entre nous .
                C'est apparemment absurde mais je ne la connais qu'alcoolique .Qu'en serait-il si elle arrétait de boire .Je ne la connais pas autrement .
                Ca à a voir avec ce que tu as expliqué de ta relation avec ton mari .Mais là ,c'est l'inverse .Peut-être était-ce un risque que tu t'arrêtes à l'époque ?
                En tous cas ,j'espère que je ne te mets pas dans l'embarras en te disant tout cela.

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                  #9
                  Rapidement parce que j'ai à faire : MERCI à tous les deux.
                  Tierset, tu ne me mets pas du tout dans l'embarras, tu ajoutes un croissant de belle lune à celle que je ne vois pas dans le ciel depuis la fenêtre de mon bureau, donnant par ailleurs sur les rives de la Seine illuminée.
                  Non je n'ai vraiment pas à me plaindre.
                  Belle soirée à vous.

                  Commentaire


                    #10
                    Envoyé par Hagar Voir le message
                    Rapidement parce que j'ai à faire : MERCI à tous les deux.
                    Tierset, tu ne me mets pas du tout dans l'embarras, tu ajoutes un croissant de belle lune à celle que je ne vois pas dans le ciel depuis la fenêtre de mon bureau, donnant par ailleurs sur les rives de la Seine illuminée.
                    Non je n'ai vraiment pas à me plaindre.
                    Belle soirée à vous.
                    Re ,
                    si, tu peux te plaindre ,.Pourquoi d'autres et pas toi .
                    Je ne regrette que peu ma splendeur passée .J'ai besoin de me reposer mentalement et physiquement .
                    Je plaisais un peu mais là maintenant je m'en soucie peu sauf que j'aimerai être mieux et meilleur pour ma compagne qui a dix ans de moins que moi .
                    Tu sais Hagar,toi aussi tu as ou tu souffres et ta souffrance vaut autant que celle de bien d'autres .
                    Je te souhaite le meilleur.

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                      #11
                      Bonsoir Hagar,

                      Ce que m'inspire tes messages :

                      - l'alcool devient au fil du temps le liant de beaucoup de choses. Je me suis aperçu à son arrêt (un an) qu'il était le liant de mes jours, prêt à recomponser l'effort, calmer les angoisses, endormir sans effort et vivre une relation quotidienne avec conjoint(e) et/ou enfants. Pour le moment, aussi curieux que cela puisse paraître, je ne me sens pas capable sans alcool de vivre une relation suivie. Trop d'accomodements. Peut-être que ta relation avec ton mari n'est pas spécifique à lui, mais à la présence d'alcool (qui doit trouver elle-même son explication)

                      - pour ce qui est de l''à quoi bon', je le ressens aussi fortement depuis l'arrêt de la boisson. Mais je suis à peu pres convaincu qu'il etait déjà présent avant, tapi, lancinant, grossissant. L'alcool m'ayant donné l'illusion d'un moindre mal.

                      ​​​​​Y'a du boulot ????

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                        #12
                        Envoyé par J365 Voir le message
                        Bonsoir Hagar,

                        Ce que m'inspire tes messages :

                        - l'alcool devient au fil du temps le liant de beaucoup de choses. Je me suis aperçu à son arrêt (un an) qu'il était le liant de mes jours, prêt à recomponser l'effort, calmer les angoisses, endormir sans effort et vivre une relation quotidienne avec conjoint(e) et/ou enfants. Pour le moment, aussi curieux que cela puisse paraître, je ne me sens pas capable sans alcool de vivre une relation suivie. Trop d'accomodements. Peut-être que ta relation avec ton mari n'est pas spécifique à lui, mais à la présence d'alcool (qui doit trouver elle-même son explication)

                        - pour ce qui est de l''à quoi bon', je le ressens aussi fortement depuis l'arrêt de la boisson. Mais je suis à peu pres convaincu qu'il etait déjà présent avant, tapi, lancinant, grossissant. L'alcool m'ayant donné l'illusion d'un moindre mal.

                        ​​​​​Y'a du boulot ????
                        En effet J365, il y a encore beaucoup de travail pour moi.

                        Tu me rappelles que l'alcool me faisait vivre dans une sorte d'entre-deux-mondes, et c'était identique pour mon mari.
                        Nous nous y rejoignions.

                        Lui restait assez solidement arrimé à la réalité.
                        Chez moi les amarres rompaient de plus en plus souvent. Je me laissais emporter de plus en plus loin au large et au fond. Et c'était de plus en plus douloureux de retrouver la terre ferme.

                        Au fur et à mesure que ma période de sobriété s'allonge, je me demande avec une angoisse montante si l'alcool ne permettait pas à mon très cher mari de supporter ma relative insignifiance. Cette pensée m'est difficilement supportable.
                        Il est mort. Dès lors, que ce soit vrai ou pas, l'importance est mineure. Pourtant l'idée me fait frémir.


                        Naturellement, J365, que le sentiment de néant intérieur sans apport extérieur était déjà présent avant nos consommations. Il ne s'est pas dissous dans l'alcool, l'alcool l'a seulement dissimulé.
                        Maintenant je n'ai pas d'autre choix que d'affronter ce vide intérieur et d'aller voir s'il est aussi vide qu'il n'en a l'air. Ou alors je dois choisir une autre addiction.

                        En effet, et je le dis avec honnêteté, l'alcool a honoré de sa présence, ou de son ombre, l'acte le plus long de la comédie de mon existence mais ce chapitre est clos.
                        La dernière tirade à été dite il y a 359 jours, J365.

                        J'ai lu ici et entendu aux AA que cette idée est dangereuse.
                        N'empêche que c'est la mienne.
                        Pour cette raison je fais courir des risques à certains de ceux qui cherchent encore à sortir de l'emprise maudite de l'alcool.

                        Je continuerai donc à jeter un coup d'oeil par ici mais il vaut mieux que je n'intervienne plus.

                        Merci pour ces beaux échanges.


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                          #13
                          Coucou , je trouve comme Pronesis, sans te faire peur qu'une pancréatite n'est pas à prendre à la légére, on a rien de plus précieux que la santé, le reste si tu ne l'a pas ne sert à rien, désolée d'être un peu direct, te fais tu aider au CSAPA par exemple, c'est bien un an déjà, bonne journée
                          arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

                          Commentaire


                            #14
                            Entre deux mondes, amarres quittées de plus en plus loin, masque d'une comédie... Ça me parle beaucoup. As-tu pense à consulter ? Je fais un travail actuellement et, sans garantie de succès, ça m'aide à tenter de démêler les fils de la suralcoolisation (j'ajoute 'sur' parce que c'est la part pathologique de la consommation que je cible).

                            Pour ce qui est de tes interrogations sur ton mari, je ne pense pas. J'ai moi-même changé de partenaire sans que ma consommation diminue. L'alcool est fondamentalement un rapport de soi au monde, il me semble.

                            Commentaire


                              #15
                              Bonjour
                              ce que je découvre depuis maintenant 3 mois et quelques jours :
                              sans l alcool qui était un réflexe, une bouée, une compagne - un compagnon, je passe mes heures à me réinventer.

                              c est à dire que je me tourne vers des choses nouvelles, intéressantes ou pas, le choix se fera tout seul.

                              j ai repris le ski de randonnée. Ok je me fait doubler. Et alors ? Je grimpe et je prends le temps d aller à mon rythme.

                              avant j allais dans les vagues en surf en été avec 5 gr j avais l impression d être un champion.... j étais somme toute juste inconscient.... et.... nul.

                              il faut prendre ce que notre corps et notre esprit peut nous donner.
                              nous alcooliques abstinents, nous avons une chance incroyable : celle de dire non et d avoir le courage de nous opposer à ce qui était tracé pour nous....

                              maintenant et c est là une expérience merveilleuse : découvrir qui nous sommes réellement.

                              je suis non croyant mais je trouve que c est une communion avec soi - meme.
                              on se crée une nouvelle référence, un nouvel esprit, on gagne en crédibilité personnelle, en confiance en soi....

                              le le regard des autres ? On s en fout.
                              ou commence l alcoolisme ? Il n y a pas d échelle, chaque bouteille, chaque verre fait son effet.

                              Ce que que nous faisons est pour nous. Accessoirement pour ceux qu on aime.

                              avec l âge la notion de performance peut rester.... mais avec lucidité.

                              et puis, que quelqu un essai de me faire la morale ou de poser un jugement :
                              je m en moque.
                              Je préfère être dans l action que dans le jugement.

                              et ça c est le verre eloigne qui me le confirme.
                              je fais mon job pour trouver mon équilibre. Trouver quoi ?
                              Mes valeurs, mes principes, mes forces, mes faiblesses, ma bienveillance et ma légèreté. Alors les jugements....

                              j ai aussi arrêté les AA j en avais assez d entendre parler de machines à laver en panne et puis je le reconnais .... de ce côté intellectuel à tourner en rond

                              alors sans jugement et sans subir j ai préféré déserter...

                              mais chacun fait fait comme il peut... le tout est de faire.

                              bonne journée et bon bonheur.



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