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    #46
    Envoyé par Cléo Voir le message

    Bah faut me lire quand même, j'ai répondu la même chose sur le fond
    Oui mais j'ai dit des choses différentes: j'insiste sur le fait que je suis happée par l'autre, qui qu'il soit.
    Et je ne suis pas irrespectueuse de la hierarchie contrairement ce que tu dis toi (de ce que disent les autres de toi). JE dis parfaitement ce qu'il faut dire quand il faut le dire, maitrise de haute voltige, mais c'est pas naturel du tout.
    Et parfois, loupés, je suis familiere alors que je ne devrais pas avec certains. Disons qu'il m'arrive de dire des choses trop intimes qui ne sont pas du ressort d'une relation pro. C'est fatiguant de otujours devoir réfléchir à ce que je peux, dois dire ou pas.

    Biz

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      #47
      Envoyé par Rapsody Voir le message

      Oui mais j'ai dit des choses différentes: j'insiste sur le fait que je suis happée par l'autre, qui qu'il soit.
      Et je ne suis pas irrespectueuse de la hierarchie contrairement ce que tu dis toi (de ce que disent les autres de toi). JE dis parfaitement ce qu'il faut dire quand il faut le dire, maitrise de haute voltige, mais c'est pas naturel du tout.
      Et parfois, loupés, je suis familiere alors que je ne devrais pas avec certains. Disons qu'il m'arrive de dire des choses trop intimes qui ne sont pas du ressort d'une relation pro. C'est fatiguant de otujours devoir réfléchir à ce que je peux, dois dire ou pas.

      Biz
      (Mon post 43 précisait ces choses. Mais ça n’a pas grande importance ! Bisettes et bonne nuit)

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        #48
        Envoyé par Cléo Voir le message

        (Mon post 43 précisait ces choses. Mais ça n’a pas grande importance ! Bisettes et bonne nuit)
        Oui il y a des ressemblances, mais pas tout. Par ex je ne suis pas destabilisée du tout par tout ceci contrairement à ce que tu dis toi, par le rapport à la hierarchie, au respect qu'ont les autres devant moi. Je m'en fiche ca ne me touche pas tout au plus ca m'amuse de voir ces ronds de jambe.
        Je suis par contre destabilisée par l'Autre, qui me happe par ses détails, qu'il soit pdg ou femme de ménage, peu importe. En réunion, c'est vraiment difficile de suivre.

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          #49
          Envoyé par Rapsody Voir le message

          Oui il y a des ressemblances, mais pas tout. Par ex je ne suis pas destabilisée du tout par tout ceci contrairement à ce que tu dis toi, par le rapport à la hierarchie, au respect qu'ont les autres devant moi. Je m'en fiche ca ne me touche pas tout au plus ca m'amuse de voir ces ronds de jambe.
          Je suis par contre destabilisée par l'Autre, qui me happe par ses détails, qu'il soit pdg ou femme de ménage, peu importe. En réunion, c'est vraiment difficile de suivre.
          Et je ne suis pas happée par l'autre

          Tu penses que c'est une marque de respect, ces ronds de jambe ? En vrai ce ne sont pas que des ronds de jambe.
          Je bosse avec des collègues souvent vindicatifs, plutôt rigolards, et quand les chefs déboulent je ne les reconnais plus et ils modifient même leur discours.
          Alors oui je suis déstabilisée quand tout se met à changer d'un coup sans raison....

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            #50
            Oui c'est du respect et de la peur.
            Je n'ai pas cette peur de la hierarchie.
            J'ai par contre tres peur de l'Autre en tant que personne.

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              #51
              Bonjour,

              Cette année, je pense consulter un ou une psychologue spécialisé en autisme et recueillir son avis pro, à savoir s'il croit que je pourrais éventuellement sortir du spectre de l'autisme (pas dès le premier rendez-vous bien sûr). Si la réponse finale est fort nébuleuse et ne me laisse pas grand espoir, je ferais avec, et tenterais seulement de mieux vivre avec ce trouble, et ses handicaps et soucis récurrents. Soit je voudrais changer ce que je peux changer et accepter le reste, et, très important, développer la lucidité qui permet de faire la différence, d'identifier ce qui relève de chaque catégorie. (La phrase clé.) Une intervenante communautaire m'a dit un jour, il n'y a pas très longtemps, qu'il arrivait que des gens finissent par sortir du spectre de l'autisme. Je ne pense pas être sur cette voie, je veux dire pas dans l'immédiat. Cela reste important pour moi, au-delà des années qui passent, de me maintenir une porte ouverte, un relent d'espoir, une brèche qui laisse filtrer un spectre de luminosité de dimensions variables. On pourrait me répondre que j'ai tort, soit; que je laisse en vie, que je maintiens des illusions jusqu'au bout, illusions qui elles-mêmes me dominent ? Certes. Ceci dit, cela me paraît difficile de répondre à cette question. Où s'arrêtent les espoirs (sains) et où commencent les illusions (atrabilaires) ?

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                #52
                Bonsoir Arboles,

                Ce ne sont pas tant les troubles en eux memes qui font souffrir, que leur méconnaissance qui engendre lutte sans fin, désordonnée, improductive.
                Il y a plein de choses qu'on obtient avec un psy: la compréhension, des troubles, des limites, l'acceptation de eux et de soi meme, et dans le meilleur des cas une belle relation avec cet autre psy, ce que je te souhaite.
                Pour moi, l'enjeu n'est pas tant de sortir d'un spectre ou d'un autre, que de se comprendre. Et si possible, de résoudre ce qui est résolvable (et chez toi comme chez tous les autistes, tout n'est pas du ressort de l'autisme, tu as tes caractéristiques propres, et surement des difficultés qui se sont greffées dessus).
                Une dernière chose: pour moi l'autiste qui ne peut sortir de son "spectre" est celui qui est satisfait comme il est, sans souffrances particulière. Il est autiste quoi, donc pas d'ouverture sur autre chose, sur les autres. Tu démontres par tes écrits qeu ce n'est pas ton cas, que tu aspires à autre chose (il te faut bien comprendre à quoi précisément et ça m'intéresse si tu le sais). A partir du moment ou il y a le désir, beaucoup de choses sont possibles, même si pas toutes.

                Bien à toi

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                  #53
                  Envoyé par Rapsody Voir le message
                  Bonsoir Arboles,

                  Ce ne sont pas tant les troubles en eux memes qui font souffrir, que leur méconnaissance qui engendre lutte sans fin, désordonnée, improductive.
                  Il y a plein de choses qu'on obtient avec un psy: la compréhension, des troubles, des limites, l'acceptation de eux et de soi meme, et dans le meilleur des cas une belle relation avec cet autre psy, ce que je te souhaite.
                  Pour moi, l'enjeu n'est pas tant de sortir d'un spectre ou d'un autre, que de se comprendre. Et si possible, de résoudre ce qui est résolvable (et chez toi comme chez tous les autistes, tout n'est pas du ressort de l'autisme, tu as tes caractéristiques propres, et surement des difficultés qui se sont greffées dessus).
                  Une dernière chose: pour moi l'autiste qui ne peut sortir de son "spectre" est celui qui est satisfait comme il est, sans souffrances particulière. Il est autiste quoi, donc pas d'ouverture sur autre chose, sur les autres. Tu démontres par tes écrits qeu ce n'est pas ton cas, que tu aspires à autre chose (il te faut bien comprendre à quoi précisément et ça m'intéresse si tu le sais). A partir du moment ou il y a le désir, beaucoup de choses sont possibles, même si pas toutes.

                  Bien à toi
                  Entre parenthèses, ta réponse est de très grande qualité, ça oui, c'est indéniable.
                  Tu as sans doute raison quand tu dis : "Ce ne sont pas tant les troubles en eux memes qui font souffrir, que leur méconnaissance qui engendre lutte sans fin, désordonnée, improductive." Aussi, en d'autres mots, je dirais que ce ne sont pas tant les troubles qui amènent les handicaps et les soucis récurrents que l'échec ou l'incapacité -bien que rémédiable, révocable-, de réaménager sa vie en fonction des ceux-ci. Et cela passe forcément par une bonne/meilleure connaissance des troubles, comme tu le soulignes si bien. Je m'étais un peu mal exprimé dans l'introduction de mon message précédent.

                  Je vais essayer de répondre à ta question. Je crois que de sortir du spectre de l'autisme représenterait pour moi une sorte d'aboutissement, et ce aussi bien à un niveau symbolique, mental que pratique, du quotidien. Cela signifierait que j'aurais si bien compris mon trouble que je l'aurais désormais dépassé. Par exemple quelles fonctions mes défenses autistiques remplissent-elles ?... Je pense que ma compréhension est encore trop limitée mais avec une aide professionnelle j'y arriverai peut-être. Sinon je ferai avec, comme depuis très très jeune... Qu'est-ce que j'en ferais ? J'aimerais avoir des projets d'ordre collectif - je ne sais pas encore lesquels. Je n'ai pas beaucoup de leadership mais je suis un assez bon orateur. La politique ne fait pas du tout partie de mes forces... même bénévolement ! Ce serait bien sûr autre chose.
                  Ceci dit, c'est vrai que je pourrais tenter quelque chose, bien que de plutôt modeste et de manière progressive, sans être au préalable sorti du spectre de l'autisme.

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                    #54
                    JE voulais te dire aussi que un cheminement psy n'est pas en "tout ou rien": on est dans le spectre ou on en est sorti.
                    C'est linéaire: un peu de là un peu de là, et ca évolue petit à petit dans le temps, voire selon les périodes.
                    Ne cherches pas si je peux me permettre une "cible" du type "sortir de".
                    Vois plutot les évolutions que tu peux faire, les unes apres les autres, car la réalité de notre quotidien est faite ainsi.
                    (ca rejoint un peu ta derniere phrase, que de tenter des choses meme minimes)
                    Je te souhaite de trouver un bon psy, car c'est bien là la clé d'une grande partie de la démarche.

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                      #55
                      Envoyé par Rapsody Voir le message
                      JE voulais te dire aussi que un cheminement psy n'est pas en "tout ou rien": on est dans le spectre ou on en est sorti.
                      C'est linéaire: un peu de là un peu de là, et ca évolue petit à petit dans le temps, voire selon les périodes.
                      Ne cherches pas si je peux me permettre une "cible" du type "sortir de".
                      Vois plutot les évolutions que tu peux faire, les unes apres les autres, car la réalité de notre quotidien est faite ainsi.
                      (ca rejoint un peu ta derniere phrase, que de tenter des choses meme minimes)
                      Je te souhaite de trouver un bon psy, car c'est bien là la clé d'une grande partie de la démarche.
                      Oui, le quotidien, à bien y penser, c'est tout ce qu'on a, n'est-ce pas ? J'ai généralement du mal à être dans l'action. Certes je me sens très épris d'action(s)... mais à peine depuis hier ! Ce n'est pas souvent ainsi pour moi. Néanmoins cela m'arrive... alors aussi bien reconnaître et apprécier ces phases, peu importe leur durée. Sortir du spectre de l'autisme, c'est un peu du jargon. Cela ne signifie pas ne plus avoir de traits ou de symptômes autistiques mais en quantité ou d'intensité insuffisante pour que le diagnostic soit, si les tests sont passés une deuxième fois, posé à nouveau (re-confirmé). Si j'imagine éventuellement sortir du spectre, pas bientôt, non, il s'agit d'une abstraction associée à un futur conditionel lointain. Très bon moyen de ne pas passer à l'action, n'est-ce pas ? Bien sûr, pourtant je sais que l'action est nécessaire, pour chacun.
                      Cela me fait penser au fameux "...ou bien..." Comme dans "je ferai cela ou bien cela", "ce soir, je visiterai des amis ou bien je passerai la soirée tranquille à la maison". Il est parier qu'on reste à la maison ! Le "ou bien", c'est le status quo. Sous couvert d'une apparente acceptation totale de la vie, il masque souvent un manque de goût pour l'action. Les abstractions sont différentes mais je pense qu'elles remplissent la même fonction.

                      J'essaierai de trouver un psy qui m'inspire confiance, ce n'est pas toujours évident !

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                        #56
                        Bonsoir Arboles,

                        J'ai longtemps eu des difficultés énormes à être dnas l'action sur mon temps libre. Ca va un peu mieux maintenant, mais ce n'est pas encore totalement la cible souhaitée.
                        Pour ma part, la difficulté de l'action est que je sens comme une paroi de verre entre la réalité extérieur et moi, de ce fait l'action vers l'extérieur(car l'action est toujorus vers l'extérieur), me demande une force plus importante je pense que chez la moyenne des gens. Ca combiné à une tendance à la reverie assez prononcée, ca fait que je peux passer des journées sur mon lit ou dans un fauteuil à ne rien faire. Mon refuge dans ces cas là (pour éviter le mode zombie), est l'ordinateur, le forum par ex. Car ca me permet alors une ouverture vers l'extérieur sans cette sensation de paroi de verre, ou beaucoup atténuée.

                        Et toi, qu'est ce qui engendre cette difficulté de l'action ?

                        Bonne soirée

                        Ps Mais je précise que je travaille, et que donc sous contrainte, je sais passer à l'action indépendemment de combien ca me coute.

                        Commentaire


                          #57
                          Envoyé par Rapsody Voir le message
                          Bonsoir Arboles,

                          J'ai longtemps eu des difficultés énormes à être dnas l'action sur mon temps libre. Ca va un peu mieux maintenant, mais ce n'est pas encore totalement la cible souhaitée.
                          Pour ma part, la difficulté de l'action est que je sens comme une paroi de verre entre la réalité extérieur et moi, de ce fait l'action vers l'extérieur(car l'action est toujorus vers l'extérieur), me demande une force plus importante je pense que chez la moyenne des gens. Ca combiné à une tendance à la reverie assez prononcée, ca fait que je peux passer des journées sur mon lit ou dans un fauteuil à ne rien faire. Mon refuge dans ces cas là (pour éviter le mode zombie), est l'ordinateur, le forum par ex. Car ca me permet alors une ouverture vers l'extérieur sans cette sensation de paroi de verre, ou beaucoup atténuée.

                          Et toi, qu'est ce qui engendre cette difficulté de l'action ?

                          Bonne soirée

                          Ps Mais je précise que je travaille, et que donc sous contrainte, je sais passer à l'action indépendemment de combien ca me coute.
                          J'aurais pu dire tout ce que tu as dit, carrément. J'aimerais ajouter certaines choses.
                          Je tente une supposition : la paroi de verre entre la réalité extérieure et moi, je l'ai peut-être créée "de toutes pièces". Si elle n'était plus, qu'y aurait-il à la place ? La réalité extérieure elle-même ? Peut-être, en moi, une surabondance de vulnérabilité ? Peut-on jamais appréhender la réalité telle qu'elle est ?

                          J'ai certains modes de fonctionnement globaux, qui sont, je crois, des défenses psychiques, et qui me permettent de supporter le réel, paradoxalement en l'occultant, en le dissimulant, donc pas vraiment d'y faire face, et qui maintiennent sans doute cette paroi de verre. L'abstraction, qui consiste à voir ce qui pourrait être, et l'idéalisation, ce qui devrait être, plutôt que les choses telles qu'elles sont vraiment. L'action n'est jamais parfaite, jamais complète, jamais absolue : on peut toujours la remettre en question, l'améliorer, la modifier,... Voire même la railler! La perfection n'existe pas dans l'action. Souvent je découpe une action en mini segments, fragments ou actions (des fragments d'action), pour finalement considérer que l'action de base, envisagée préalablement, récemment, me semble absurde, insensée. L'inaction, c'est le rien, dans le rien il n'y a pas d'imperfection.

                          De plus, ce qui m'intéresse vraiment, bien plus que la réalité extérieure, c'est de me connaître, de me comprendre. Parfois aussi de connaître et comprendre d'autres individus, à travers des discussions, des échanges. Ceci dit j'ai peu de temps et d'occasions pour cela : mon travail est assez épuisant, je suis plutôt malhabile socialement et tout le monde ne me paraît pas très intéressant, passionnant (oui, bien sûr).
                          Enfin l'action m'est souvent difficile, je dois me forcer!
                          Dernière modification par Arboles, 05/01/2019, 09h50.

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                            #58
                            Salut Arboles,

                            Mon psy m'a expliqué que cette "paroi de verre" ressentie est une protection que j'ai mis face à un extérieur trop envahissant pour moi. Je suis trop sensible et receptible à ce qui m'entoure, donc j'ai verrouillé en mettant en place les protections que je pouvais.
                            D'ou une question que j'ia déjà posée plus haut: dans mon cas, une extreme vulnerabilité à l'extérieur engendrant un autisme, alors que chez les autistes, ce qui se dit, c'est qu'ils sont fermés à l'extérieur ce qui n'ets donc mon cas que sous forme de construction, comme tu dis toi meme.
                            Je me demande de ce fait si pour tous les autistes c'est pareil, la mise en place de défenses autistiques (qui plus qui moins) cause trop grande vulnerabilité ?

                            Commentaire


                              #59
                              Ce que tu dis Arboles à propos de l'action me fait penser au 9ième point des 10 principes de la pensée complexe énoncés par le philosophe Edgar Morin (mais il faut tout lire pour comprendre le 9ieme )
                              https://theconversation.com/dix-prin...omplexe-107548

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                                #60
                                Envoyé par Rapsody Voir le message
                                Salut Arboles,

                                Mon psy m'a expliqué que cette "paroi de verre" ressentie est une protection que j'ai mis face à un extérieur trop envahissant pour moi. Je suis trop sensible et receptible à ce qui m'entoure, donc j'ai verrouillé en mettant en place les protections que je pouvais.
                                D'ou une question que j'ia déjà posée plus haut: dans mon cas, une extreme vulnerabilité à l'extérieur engendrant un autisme, alors que chez les autistes, ce qui se dit, c'est qu'ils sont fermés à l'extérieur ce qui n'ets donc mon cas que sous forme de construction, comme tu dis toi meme.
                                Je me demande de ce fait si pour tous les autistes c'est pareil, la mise en place de défenses autistiques (qui plus qui moins) cause trop grande vulnerabilité ?
                                Bonjour Rapso

                                Je crois que je suis un peu dans ce cas
                                Un secret est fait pour être répété qu'à une personne à la fois !!!

                                Commentaire

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