Annonce

Réduire
Aucune annonce.

Le livre noir de la psychanalyse

Réduire
X
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

    #31
    Re : Le livre noir de la psychanalyse

    Envoyé par diapo
    mais comment fait-on pour choisir un psychalanyste ? car je sens que notre évolution est vraiment liée à l'interlocuteur (pour le meilleur et pour le pire...). Je ne sais pas si ce message entrera dans les critères du forum sur le Livre noir, je l'envoie quand même.
    Bonjour,

    C'est Carl Jung qui a le premier insisté sur cette dimension. Freud pensait, lui, que la personnalité du psychanalyste n'avait aucune importance puisque la relation était censé être purement fantasmée (transfert).
    C'est aussi ce que je pense, c'est la relation interpersonnel qui est curative indépendament des interpretations plus ou moins délirante de la psychanalyse.

    Commentaire


      #32
      Re : Le livre noir de la psychanalyse

      Envoyé par Phobos
      Bonjour,

      C'est Carl Jung qui a le premier insisté sur cette dimension. Freud pensait, lui, que la personnalité du psychanalyste n'avait aucune importance puisque la relation était censé être purement fantasmée (transfert).
      C'est aussi ce que je pense, c'est la relation interpersonnel qui est curative indépendament des interpretations plus ou moins délirante de la psychanalyse.
      Bonsoir,

      Le livre noir démonte la théorie freudienne et tend à montrer que ces élucubrations n'ont aucun apport thérapeutique, si ce n'est celui de se sentir un peu plus confiant si l'on parle de sa souffrance à quelqu'un qui écoute. Mais ça, un ami peut le faire aussi bien et c'est gratuit (le prix d'un café). Elles reposent en plus sur une théorie qui n'a jamais été validée donc scientifiquement nulle.
      Un psychanalyste n'est pas un ami, il ne boit pas de café avec ses clients. Il gagne juste de l'argent.

      Agnès

      Commentaire


        #33
        Re : Le livre noir de la psychanalyse

        Bonsoir,

        Un article de "The american journal of psychiatry", en anglais malheureusement, qui montre que la neurobiologie et la psychanalyse ont tout à gagner à travailler ensemble et à dépasser les querelles de chapelles.

        http://ajp.psychiatryonline.org/cgi/...full/156/4/505

        Si le besoin se fait sentir, je pourrais éventuellement le traduire.

        Lanig



        Envoyé par agnès
        Bonsoir,

        Le livre noir démonte la théorie freudienne et tend à montrer que ces élucubrations n'ont aucun apport thérapeutique, si ce n'est celui de se sentir un peu plus confiant si l'on parle de sa souffrance à quelqu'un qui écoute. Mais ça, un ami peut le faire aussi bien et c'est gratuit (le prix d'un café). Elles reposent en plus sur une théorie qui n'a jamais été validée donc scientifiquement nulle.
        Un psychanalyste n'est pas un ami, il ne boit pas de café avec ses clients. Il gagne juste de l'argent.

        Agnès

        Commentaire


          #34
          Re : Le livre noir de la psychanalyse

          Bonjour Lanig,
          Envoyé par Lanig
          Si le besoin se fait sentir, je pourrais éventuellement le traduire.
          Il existe aussi des informations en français sur Atoute par exemple ici http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID34/21.html

          Parmi les livres récents, également : "Comment les neurosciences démontrent la psychanalyse" de Gérard Pommier, édition Flammarion.

          Cordialement.
          Pandore

          « Les mots sont des planches jetées sur des abîmes, avec lesquelles nous traversons l’espace d’une pensée...»
          Paul Valéry



          Commentaire


            #35
            Re : Le livre noir de la psychanalyse

            Envoyé par Lanig
            Bonsoir,

            Un article de "The american journal of psychiatry", en anglais malheureusement, qui montre que la neurobiologie et la psychanalyse ont tout à gagner à travailler ensemble et à dépasser les querelles de chapelles.

            http://ajp.psychiatryonline.org/cgi/...full/156/4/505

            Si le besoin se fait sentir, je pourrais éventuellement le traduire.

            Lanig
            Bonjour Lanig,

            Moi, cela m'interresserait beaucoup que tu traduises cette article d'autant plus que mon traducteur internet ne fonctionne pas sur cette page.
            Le problème c'est que c'est un article assez long à traduire.

            Cordialement.

            Commentaire


              #36
              Re : Le livre noir de la psychanalyse

              Envoyé par Pandore
              Pas question, disent-ils en substance, d’accepter une quelconque évaluation de la profession par les pouvoirs publics.


              Pourquoi ?

              Si toutes les pratiques «psys» ne se valent pas, le sérieux


              pétition de principe: le but de l'étude, c'est justement de chercher quelles thérapies sont sérieuses ou non.

              et l’ancienneté de la psychanalyse


              Mentionnons également l'ancienneté de l'homéopathie, sans même parler de l'astrologie.

              son caractère particulier


              Lequel ?

              Par ailleurs, beaucoup d’observations cliniques remontent à un siècle : personne aujourd’hui n’entreprendrait les ‘‘Cinq psychanalyses’’ de la même manière !»


              Qu'est-ce qui a changé dans les observations cliniques ?

              Envoyé par marypom
              l'ex-futur déprimé malheureuux devra toujours chercher , négocier les tarifs, etudier le dossier du futur thérapeute pour verifier qu'il n'appartient pas à une secte ou un mvt obscur, pour obtenir la possibilité de commencer une thérapie.
              C'est justement le but des études: aide rle patient à faire son choix.
              Dernière modification par Apokrif, 14/10/2005, 22h19.
              http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:M%C3%A9decine

              Commentaire


                #37
                Re : Le livre noir de la psychanalyse

                Envoyé par agnès
                Bonsoir,

                Le livre noir démonte la théorie freudienne et tend à montrer que ces élucubrations n'ont aucun apport thérapeutique, si ce n'est celui de se sentir un peu plus confiant si l'on parle de sa souffrance à quelqu'un qui écoute. Mais ça, un ami peut le faire aussi bien et c'est gratuit (le prix d'un café). Elles reposent en plus sur une théorie qui n'a jamais été validée donc scientifiquement nulle.
                Un psychanalyste n'est pas un ami, il ne boit pas de café avec ses clients. Il gagne juste de l'argent.

                Agnès
                Pour moi, c'est le point fort du psy d'être un interlocuteur a priori bienveillant (il n'est pas là pour enfoncer) mais pas un ami. Un ami attend un certain comportement de nous, nous connaît d'une certaine manière, peut être très peiné de nous voir mal, ou devenir manipulateur dans son intérêt à lui par rapport à nous, etc. Un psy est censé rester distant et neutre, il écoute non pas par amitié mais parce que c'est son métier (payé). On n'a moins peur de dire des choses absurdes, de mettre toute sa souffrance à plat, ses idées les plus mesquines, méchantes, etc. A priori le psy est censé en sortir indemne, ce qui ne serait peut-être pas le cas d'un ami autour d'une tasse de café... Et le fait que ce qu'on va dire ne met pas en péril la relation (si je dis des trucs jugés débiles, insensés par un ami, le psy lui est censé avoir un autre niveau d'écoute) permet de clarifier certaines choses qu'on ne permet d'habitude pas de laisser émerger.

                Commentaire


                  #38
                  Mon expérience

                  J'ai voulu croire en la psychanalyse, j'ai suivi plusieurs thérapies.Depuis que j'ai 14 ans je vois des psys (au début suite à une anorexie mentale), donc je connais et sans doute trop.
                  Avec le recul je pense que c'est surtout le fait de se confronter à la vie qui fait avancer, de vivre des choses, tomber amoureuse m'a fait beaucoup avancer par exemple plus que n'importe quelle thérapie !
                  Des rencontres amicales aussi m'ont fait avancer.
                  Les psys m'agacent je l'avoue, souvent je ne les supporte pas. Trop prétentieux, ils défendent leur truc OK c'est normal. Mais on a parfois tendance à en faire une religion de la pschanalyse ! On ne va plus au confessionnal, non on va voir son psy!
                  J'ai un ami qui est en analyse depuis des années et qui n'avance pas. ll se prend trop la tête. Il intellectualise beaucoup trop.

                  Commentaire


                    #39
                    Re : Mon expérience

                    Envoyé par lunairiala
                    J'ai voulu croire en la psychanalyse, j'ai suivi plusieurs thérapies.Depuis que j'ai 14 ans je vois des psys (au début suite à une anorexie mentale), donc je connais et sans doute trop.
                    Avec le recul je pense que c'est surtout le fait de se confronter à la vie qui fait avancer, de vivre des choses, tomber amoureuse m'a fait beaucoup avancer par exemple plus que n'importe quelle thérapie !
                    Des rencontres amicales aussi m'ont fait avancer.
                    Les psys m'agacent je l'avoue, souvent je ne les supporte pas. Trop prétentieux, ils défendent leur truc OK c'est normal. Mais on a parfois tendance à en faire une religion de la pschanalyse ! On ne va plus au confessionnal, non on va voir son psy!
                    J'ai un ami qui est en analyse depuis des années et qui n'avance pas. ll se prend trop la tête. Il intellectualise beaucoup trop.
                    Bonjour,

                    La psychanalyse est devenue un bien de consommation. On consomme de la culture, des loisirs et du psy. On va chez son psy comme on va au ciné. Sauf que son impact est devenu tellement intrusif dans la vie de tout les jours qu'on ne peut plus penser, bouger, réagir sans son consentement. On choisit sa religion mais pas la théorie psy parce qu'elle est infiltrée partout, dans le politique, le social, le culturel, dans nos vie de tout les jours. C'est cette hégémonie là qui est grave et que combat le Livre noir de la psychanalyse.
                    Et elle ne "guérit" que des gens bien-portants et aisés.

                    Agnès

                    Commentaire


                      #40
                      Re : Le livre noir de la psychanalyse

                      Madame
                      Triple non, on ne va pas chez son psy comme on va au ciné !!
                      Quand on est engagé dans une thérapie, quelle que soit l'école de pensée, on y va parce que on tient à aller mieux, car ça prend du temps et de l'énergie.

                      Là par contre où je suis d'accord avec vous, c'est quand vous faites allusion aux psys dans les émissions TV, ou les articles (dont celui de Marcel Rufo sur les parents qui travaillent et les enfants qui trinquent) où là les psys se comportent en gourous.
                      Personnellement, je suis en thérapie d'inspiration analytique, et dans toute théorie il y a du bon comme du mauvais, chacun doit prendre ce qui lui convient le mieux.

                      Mais otez-vous bien de la tete, on ne va jamais chez un psy par plaisir mais bien parce que l'on en a besoin.
                      En ce qui me concerne, meme si la psy (inspiration analytique) ne me permet pas de guérir de la surdité (et aucun médicament ni appareil ne permettra de la guérir) elle me permet de mieux la vivre, d'avancer, et de réduire voire d'éviter de péter les plombs.
                      Si je n'étais pas en psychothérapie, je pense que j'aurais été incapable de voyager seule à l'heure actuelle. Ni meme de continuer à étudier.
                      M'enfin, je refuse de faire des plans sur la comète, mais sachez quand meme que la psychanalyse aide des gens, comme elle en détruit. Il n'y a pas de bonne et les autres thérapies sont mauvaises, chaque thérapie a son bon et son mauvais.

                      Commentaire


                        #41
                        Re : Mon expérience

                        Envoyé par agnès
                        Bonjour,

                        La psychanalyse est devenue un bien de consommation. On consomme de la culture, des loisirs et du psy. On va chez son psy comme on va au ciné. Sauf que son impact est devenu tellement intrusif dans la vie de tout les jours qu'on ne peut plus penser, bouger, réagir sans son consentement. On choisit sa religion mais pas la théorie psy parce qu'elle est infiltrée partout, dans le politique, le social, le culturel, dans nos vie de tout les jours. C'est cette hégémonie là qui est grave et que combat le Livre noir de la psychanalyse.
                        Et elle ne "guérit" que des gens bien-portants et aisés.

                        Agnès
                        Bonjour,

                        Mon expérience personnelle vécue ne correspond pas à ce que tu décris.

                        Quand j'ai commencé une psychothérapie dite d'inspiration psychanalytique il y a 30 ans, j'étais très mal-portante et très pauvre, c'était au Centre Médico-Psycho-Pédagogique où j'avais été envoyée sur les conseils de l'assistante sociale du lycée.

                        J'ignorais que j'allais y suivre une psychotérapie, j'ignorais d'ailleurs ce qu'était la maladie mentale, la psychothérapie, et a fortiori qu'il en existait différentes espèces.

                        L'enquête que j'ai mentionnée plus haut fait d'ailleurs ressortir que 26 % du million de personnes en psychothérapie ignorent, comme moi à l'époque, quelle sorte de psychothérapie ils font.

                        Tout ce que savais, c'est que je ne pouvais plus vivre, que j'allais mourir si je n'agissais pas.

                        Je suis tout aussi incapable de dire ce qui, dans l'arsenal des soins déployés pour me sauver, a été décisif pour que je m'en sorte. J'admire beaucoup les personnes qui sont capables de dire : c'est tel traitement qui m'a guéri, ou c'est tel traitement qui m'a empêché de guérir.

                        Cette manière de voir ne correspond pas du tout à ce que j'ai vécu.

                        D'abord, des centaines de séances de psychothérapie que j'ai faites (une fois par semaine pendant à peu près 5 ans à l'époque), je n'ai pratiquement aucun souvenir. Peut-être 5 ou 6 souvenirs de moments "forts", c'est tout. Surtout le souvenir de la régularité sécurisante des rendez-vous, de la présence constante d'une personne à mes côtés, souvenir d'un accompagnement qui m'a "maintenu la tête hors de l'eau". Je n'allais pas à chaque séance comme on va au ciné. Au ciné, je n'y allais jamais, parce que ça coûtait cher. J'allais aux séances avec beaucoup d'angoisse, de l'espoir aussi, un certain acharnement et une certaine opiniâtreté, la conscience d'accomplir un travail.

                        Je ne peux pas dire que j'attendais le consentement de ma psy pour agir, d'abord parce que dans la vie je n'agissais pas du tout, en étant bien incapable. Quant à ma psychiatre, elle ne donnait aucune directive, elle était respectueuse de ma liberté de penser, c'est justement cette liberté qui m'a été donnée qui a permis de restaurer ma capacité de penser.

                        Et il y a eu tellement d'autres soins : les médicaments, les rendez-vous avec différents psychiatres au CMPP, à l'hôpital général après les TS, l'hospitalisation en clinique psychiatrique pendant plus d'un an, les entretiens là-bas avec les infirmiers psychiatriques, qui étaient à l'époque très compétents, les contacts et discussions avec d'autres malades... comment faire le tri entre ce qui a été inutile et ce qui m'a fait guérir ? Je ne saurais le faire.

                        Quel parcours j'aurais si j'étais dans le même cas aujourd'hui ? Il paraît que les délais pour entamer les soins au CMPP à Paris sont de 9 mois à 1 an aujourd'hui... je ne crois pas me tromper en pensant que ça aurait été trop long pour moi à l'époque.
                        Pandore

                        « Les mots sont des planches jetées sur des abîmes, avec lesquelles nous traversons l’espace d’une pensée...»
                        Paul Valéry



                        Commentaire


                          #42
                          Re : Le livre noir de la psychanalyse

                          Bonjour,

                          J'ai eu envie de poster ce texte relativisant la valeur de Freud divinisé dans un transfert pathologique par bon nombre de psychanalyses :


                          Cliquer ici.

                          Commentaire


                            #43
                            Re : Le livre noir de la psychanalyse

                            Envoyé par d_dupagne
                            Je souhaite néanmoins qu'un débat critique sur ce sujet important puisse trouver sa place sur Atoute et je propose à ceux qui sont intéressés que ce débat ait lieu ici.
                            Il y a un débat à avoir, pathologie par pathologie, pour voir si la psychanalyse apporte quelque chose aux patients de cette pathologie. La psychanalyse mérite-t-elle une AMM pour les troubles bipolaires, l'autisme, la schizophrénie, les TOC, etc..? Malheureusement, à vouloir appliquer leur technique de maniére générale sur toutes les pathologies mentales, les psychanalystes tuent souvent leur crédibilité.

                            Une approche telle que celle de l'expertise INSERM est indispensable. Voici un débat sur le concept de l'indication.

                            http://www.argos2001.org/spip/articl...id_article=167

                            La deuxième approche du sujet consiste à reprendre des études psychanalytiques (par exemple celle de Racamier sur la PMD) et a les rapprocher de la clinique.

                            http://www.argos2001.org/spip/articl...id_article=170

                            Une troisième approche est naturaliste et consiste à recueillir les témoignages (argumentés..) de parcours de soin auprès des patients (pas des psychanalystes, bien sûr). Il y en a quelques uns dans le livre noir de la psychanalyse (dont deux que je connais personnellement), mais cela aurait mérité d'être développé. Les associations de patients ont commencé à réagir, spécialité par spécialité, autisme, TOC, bipolaires, etc..

                            http://www.argos2001.org/spip/articl...id_article=162

                            S'il y a un débat primaire dont il faut sortir, c'est celui opposant la "camisole chimique" à une pratique (une médecine ?) humaniste. La médecine est faite pour soigner des malades et c'est le droit des patients et des citoyens d'avoir une évaluation précise des résultats, et de pouvoir en discuter. Un débat pathologie par pathologie est nécessaire.

                            Commentaire


                              #44
                              Re : Le livre noir de la psychanalyse

                              Envoyé par pahad
                              Il y a un débat à avoir, pathologie par pathologie, pour voir si la psychanalyse apporte quelque chose aux patients de cette pathologie. La psychanalyse mérite-t-elle une AMM pour les troubles bipolaires, l'autisme, la schizophrénie, les TOC, etc..? Malheureusement, à vouloir appliquer leur technique de maniére générale sur toutes les pathologies mentales, les psychanalystes tuent souvent leur crédibilité.
                              Je ne voudrai pas me faire l'avocat du diable, mais ces extensions d'indications sont le fait des post-freudiens. Freud n'a jamais prétendu traiter les états psychotiques mais uniquement les états névrotiques et même ceux la d'une maniere très relative.
                              Je n'ai pas lu le livre noir, mais il me semble qu'il y a un amalgame entre "la psychanalyse" et "Freud". Freud n'est pas tellement un charlatan quand on le replace dans son contexte, il est même assez conformiste et reprend pas mal d'idées classiques de son époque. Or le livre noir me semble très accusateur vis à vis de Freud et il se trompe peut etre de cible (Lacan était un charlatan dangereux, pas Freud).


                              S'il y a un débat primaire dont il faut sortir, c'est celui opposant la "camisole chimique" à une pratique (une médecine ?) humaniste. La médecine est faite pour soigner des malades et c'est le droit des patients et des citoyens d'avoir une évaluation précise des résultats, et de pouvoir en discuter. Un débat pathologie par pathologie est nécessaire.
                              C'est effectivement ce qu'essaie de faire croire les psychanalystes pour maintenir leurs pouvoirs. Il n'y a plus depuis longtemps de dichotimie psychanalyse/psychotrope et des gens comme Miller raconte n'importe quoi.

                              Commentaire


                                #45
                                Re : Le livre noir de la psychanalyse

                                Envoyé par Pandore
                                L'Unafam représente 12 000 familles et la Fnap-psy regroupe 4 500 adhérents répartis en une trentaine d'associations
                                Mediagora, qui fait partie de la Fnap-Psy, compte... 300 membres

                                Toutes ces associations font un boulot formidable, en particulier sur le terrain, mais elles sont très loin de représenter la majorité des personnes en psychothérapie en France aujourd'hui, qui pour la plupart n'adhérent à aucune association.

                                .. l'Unafam représente principalement (en gros) les familles et proches de personnes psychotiques chroniques, et la Fnap-psy des personnes psychotiques chroniques elle-mêmes. Ces malades psychiques ne sont que très minoritairement concernés par les psychothérapies et la psychanalyse. Les catégories de patients majoritairement concernées par la psychanalyse et les psychothérapies ne sont représentées ni fédérées par aucune association de patients.

                                Je ne comprends pas le but de ce genre de remarques, dont le seul effet est de dénigrer les positions des associations. Les associations de malades psychiques et d'accompagnants sont bien évidemment peu nombreuses par rapport au total de personnes concernées, mais les problèmes exprimés sont bien ceux de l'ensemble des patients concernés. La charge financière représentée par ces maladies et la souffrance entraînée par ces maladies sont extrêmement importantes. Beaucoup de malades qui ont essayé de nombreux traitements sont prêts à essayer n'importe quelle "psychothérapie" et n'importe quels traitements pour être soulagés. Les effets secondaires de certaines médicaments psychotropes efficaces (les neuroleptiques par exemple) peuvent aussi être très importants. Par exemple dans un essai clinique de comparaison des effets secondaires des médicaments utilisés pour la schizophrénie, 75% des patients ont interrompu l'essai, les effets secondaires, justement, étant trop difficiles à supporter.


                                La codification et l'évaluation des psychothérapies, y compris la psychanalyse, pathologie par pathologie, est un problème de santé publique important. Que cela défrise quelques psychothérapeutes divers, ainsi que quelques adaptes addicts de leurs gourous, est normal vu l'enjeu financier que cela représente pour eux.


                                Dans les hopitaux psychiatriques, c'est la même histoire, avec quelques retards que celle de l'introduction du PMSI à l'hopital général. Les psychiatres, comment avant eux les autres hospitaliers, réchignent à toute évaluation de leurs pratiques.


                                Comme malade( ou accompagnant) et comme citoyen, l'expertise des pratiques est un enjeu fondamental.

                                Commentaire

                                Unconfigured Ad Widget

                                Réduire
                                Chargement...
                                X