Annonce

Réduire
Aucune annonce.

Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

Réduire
X
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

    Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

    Envoyé par Kra
    J’en suis à croire qu’un état digne de ce nom se devrait d’interdire les entreprises d’assurance en matière de santé, la réservant à la solidarité collective, qui elle-même ne s’adresserait qu’aux situations de détresse, qu’elle ne soit pas une généreuse courroie de la grande pompe à blé. La règle « c’est pour la santé, on me doit remboursement » est une stupidité qui corrompt (!) la conscience du vivant.
    C’est un peu confus là, si je puis me permettre. J’veux dire que je ne comprends pas tout.
    Interdire les entreprises d’assurance en matière de santé, OK. Réserver cette dernière à la solidarité collective, OK. Mais n’adresser la solidarité collective qu’ « aux situation de détresse », ça veut dire quoi, au juste ? Parce que là, il y a deux interprétations : l’une (anglo-saxonne, à la louche) consistant à réserver l’aide collective sous forme caritative aux pauvres de la nation (retour au 19°s garanti), l’autre qui n’existe jusqu’à présent nulle part consistant à la réserver aux malades de la nation. Ce qui exigerait un sacré travail de redéfinition de ce qu’est la maladie – en dehors des crétineries de l’OMS labellisées par les labos et lobbies industriels, of course.

    Commentaire


      Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

      Envoyé par Sybille
      C’est un peu confus là, si je puis me permettre. J’veux dire que je ne comprends pas tout.
      Interdire les entreprises d’assurance en matière de santé, OK. Réserver cette dernière à la solidarité collective, OK. Mais n’adresser la solidarité collective qu’ « aux situation de détresse », ça veut dire quoi, au juste ? Parce que là, il y a deux interprétations : l’une (anglo-saxonne, à la louche) consistant à réserver l’aide collective sous forme caritative aux pauvres de la nation (retour au 19°s garanti), l’autre qui n’existe jusqu’à présent nulle part consistant à la réserver aux malades de la nation. Ce qui exigerait un sacré travail de redéfinition de ce qu’est la maladie – en dehors des crétineries de l’OMS labellisées par les labos et lobbies industriels, of course.
      Non par contre inscrire dans la loi qu'il est interdit de rentabiliser les entreprises de sante en dehors de la recherche dans la sante et de la retributions de ses acteurs serais une très bonne chose ....(ouais je sais c'est de la SF )

      Le truc c'est qu'en devenant un business capitalisable a toute un tas d'investissement autre les laboratoires se retrouve avec la possibilités ,l'envie et parfois la nécessite de créer une demande pour des marches qui n'on pas de raisons d’être ( homeopathie par ex ) pour palier ou accroître leurs force de frappe financière dans d'autre secteur

      Allez la comme ça avant de retourner me coucher (avec deleuze) ça a aux moins trois grosse conséquence extrêmement grave sur les édifices dépendant d'investissement de c'est FTN

      1 D'abord en parasitant la recherche en générant toute un tas d’études et de pseudo découvertes inutile qui rende peux clair et peux efficaces la répartitions des fonds de recherche

      2 Sa étouffe nos systèmes de sécurité social en les saturants d'offre médicamenteuse pas toujours utiles et souvent onéreuse car lier a des produits dont les niches économiques constitue souvent des propriétés intellectuel qui vise a des situations de monopole

      3 Ça appauvrie la compétence des médecins qui souvent sont bien incapable de faire le tris entre les milliers d'articles qui paraissent aux détriment d'un apprentissage plus central de la méthodologie scientifique (oui par ce qu'il faut le dire y a du boulot de se cotes la ) éthique ( combien de medecin ici on lue serieusement canguilieme?) et mathématique qui leurs serais bien plus utiles a la compréhension de leurs matières et de leurs utilités dans la société (on prend tous les médecins ici on leurs demande ce qu'est un plongement en mathématique y a plus personne ...)


      A mon avis si prime de la secu pour les medecins il devais y avoirs se serais pour une poursuite de leurs formations visant a les pousser a etre plus que des simples techniciens du médoc
      Un scientifique qui se contente d'appliquer sans réfléchir et une machine pas un soignant
      Dernière modification par orion, 03/02/2012, 23h58.
      tou dou dou doum !!!!

      Commentaire


        Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

        Envoyé par Moicat
        Non Erwan, je ne retiens rien du tout ! Bien qu'ayant peu de culture scientifique, j'estime qu'un médicament doit faire ses preuves avant de bénéficier d'une campagne officielle coûteuse, surtout par les temps qui courent.
        Je ne vous sortirai donc pas les méta-analyses bien connues et jusqu'à présent non controversées de Tom Jefferson, qui accordent tout au plus un vague effet protecteur du VAG chez l'adulte bien portant, et je respecte bien sûr vos croyances, d'autant qu'il s'agit là d'un pilier..
        Mais alors pourquoi ne pas accorder le même crédit aux mammographies ?
        Cela dit, je ne doute pas de l'utilité de ces vaccins, mais elle concerne l'industrie qui les produit et non la santé publique.
        J'avais bien compris votre aversion pour les vaccins en général qui ne seraient donc là que pour engraisser les actionnaires de l'industrie ? C'est bien ça ?
        Ces débats sont hélas sans fin, il est donc peu utile d'en parler ici.
        Il serait sans doute plus utile de parler de la HAS et des conflits d'intérêt des experts. C'est là qu'il faut agir puisque c'est cette agence qui émet les recommandations qui servent de base aux items de la P4P.

        Envoyé par Sybille
        Vous m’êtes plutôt sympathique mais franchement là, votre argumentaire me fait penser à ces gens qui me hurlent dessus quand, bien obligée pour x raisons, j’utilise ma carte GIC - mêmes gens qui ne loupent pas un épisode du Téléthon.
        Les bonnes causes sont les causes confortablement lointaines…
        Je pense que je vais prendre ça avec le sourrire, c'est assez injuste mais bien compréhensible : nous ne nous connaissons pas.

        A mon avis si prime de la secu pour les medecins il devais y avoirs se serais pour une poursuite de leurs formations visant a les pousser a etre plus que des simples techniciens du médoc
        Un scientifique qui se contente d'appliquer sans réfléchir et une machine pas un soignant
        Oh ! Quelle bonne idée !

        Il serait donc temps que lorsqu'un texte est dénommé "convention", il rassemble des items qui soient réellement convenus et non pas gagnés à la mailloche dans un rapport de forces construit sur l'échafaudage bancale d'un système de délégation bidouillé.
        Oui, en effet. Le problème de la démocratie participative c'est qu'on délègue et qu'au final, personne n'est content.
        J'ai toutefois espoir que le système s'améliore et surtout que la HAS devienne un organisme réellement indépendant de toute influence de l'industrie, chaque expert étant identifié comme ayant un conflit d'intérêt avec un laboratoire étant écarté de la décision (mais pas forcement des débats).
        La transformation actuelle de l'Afsaps me donne bon espoir : je suis un optimiste béat.
        Dernière modification par Erwan, 04/02/2012, 09h41.

        Commentaire


          Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

          Envoyé par Erwan
          Bon, plus sérieusement, je refuse les politiques qui me paraissent dangereuses, celle là ne me parait pas dangereuse, je vais donc voir ce qu'elle peut donner à l'application.
          Je verrais dans quelques années si c'était une erreur, certains ne se priveront pas de me dire qu'ils me l'avaient bien dit. Tant pis, le monde avance et j'avance avec, je me révolte et me bats pour des causes plus évidentes comme le mal logement et certaines reconduites scandaleuses à la frontière.
          Mais me battre pour ça : non, ma profession a eu beaucoup de libertés et en a fait n'importe quoi, je l'ai déjà dit, il faut assumer maintenant : sortir du système ou accepter qu'il ait un droit de regard.

          Je vous laisse à vos appréciation des médecins, j'ai la mienne, sans doute moins sévère : je suis plus optimiste.
          Visiblement nous n'avons pas la même perception et contrairement à ce que tu crois tu ne pourras pas revenir en arrière...
          L'histoire explique le présent.
          Regarde comment a évolué la sécu depuis 46, ce n'est pas dans le sens du mieux pour le patient ...
          Le "ça" c'est une conception autre de la solidarité et de la justice sociale que comptable. Nous ne partageon pas la même.
          Maintenant, oui tu as raison: notre profession a fait n'importe quoi dans le passé. Reconnaissons le et mettons en place des correctifs, des gardes-fou.
          Mais pas sur des critères technocratiques! Pas en oubliant ces fondamentaux que sont la solidarité et la justice sociale (la même santé au même prix pour tous).

          Je dois être moins optimiste ...

          Commentaire


            Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

            Envoyé par moicat
            Bonsoir Sybille,
            Des découvertes majeures dans les médocs il n'y en a plus depuis une cinquantaine d'années, ni dans le secteur privé ni dans le public, qui n'en porte plus que le nom. Ca fait 20 ou 30 ans que Pasteur a été racheté par Mérieux, et le partenariat public/privé oriente toute la recherche du CNRS vers un "produit", le secteur public assumant la partie risquée. J'envie sincèrement l'optimisme d'Erwan..
            Bien vu, Moicat, comme souvent. Concédez-moi que les chercheurs du CNRS (ceusses qui ramènent les médailles et Prix Nobel) ne sont cependant pas formés par les Ecoles de Commerce ou de Management et sont encore payés (des clopinettes) directement par l’Etat.
            Certes dorénavant pour remplir les poches des actionnaires des diverses entreprises qui ont mis trois sous dans la moquette des bureaux de technocrates inutiles ou les petits fours de colloques imbéciles et prétendent de ce fait encadrer les directions de recherche.

            Commentaire


              Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

              Envoyé par Haribodoc
              Visiblement nous n'avons pas la même perception et contrairement à ce que tu crois tu ne pourras pas revenir en arrière...
              L'histoire explique le présent.
              Regarde comment a évolué la sécu depuis 46, ce n'est pas dans le sens du mieux pour le patient ...
              Le "ça" c'est une conception autre de la solidarité et de la justice sociale que comptable. Nous ne partageon pas la même.
              Maintenant, oui tu as raison: notre profession a fait n'importe quoi dans le passé. Reconnaissons le et mettons en place des correctifs, des gardes-fou.
              Mais pas sur des critères technocratiques! Pas en oubliant ces fondamentaux que sont la solidarité et la justice sociale (la même santé au même prix pour tous).

              Je dois être moins optimiste ...
              La sécu en 46 était dirigée par les syndicats, petit à petit le patronat s'est immiscé dans sa gestion, ce qui pouvait se comprendre vu qu'il mettait la main au portefeuille, ça peut se discuter aussi.
              Ce qui ne se discute pas, c'est la tutelle de l'état, les français ayant eu l'idée saugrenue de se désintéresser complètement des syndicats, on ne pouvait pas laisser une telle masse d'argent utile à toute la population être gérée par les représentant de 5 % de celle-ci.
              La sécu ne s'occupe pas que de patients, c'est un organisme qui gère l'assurance vieillesse et les prestations familiales.
              Tout le problème de la sécu vient de là, le système paritaire fait que le budget est séparé des comptes de l'état, ce qui permet de mettre en avant ce fameux déficit qui est bien pratique pour faire culpabiliser patients et médecins. Si le budget de la santé était totalement intégré comme celui de l'éducation, ça serait moins simple de faire passer des coupes budgétaires, là c'est bien puisqu'on "rebouche" le trou de la sécu.
              Tu dis qu'on ne peut pas revenir en arrière sur le P4P ? Mais pourquoi ? N'y a t'il pas eu un retour en arrière sur l'option référent ? Sur l'obligation légale de formation ? Sur les 35 h ? Alors pourquoi pas sur le P4P ?
              Ce qui ne marche pas est parfois remis en cause, être fataliste et manquer de confiance en l'avenir ne pousse qu'à une chose, au status quo : chaque réforme, chaque changement est mauvais et entraîne des protestations des uns ou des autres, trouver un concensus est impossible. Il faut pourtant décider, nous élisons les politiques pour ça, si on est mécontent de leur décisions, il faut les sanctionner.
              Les élections sont proches.

              Les correctifs, les gardes fou dont tu parles, tu les vois arriver, nous sommes et serons surveillés, contrôlés et récompensés ou non selon notre pratique. Quels autres critères que des critères technocratiques pourraient donc être retenus ? De toutes façons, à partir du moment où ça vient d'en haut, c'est considéré comme technocratique.
              Si la profession avait été moins vénale, nous n'en serions pas là.

              Mais je reste optimiste.

              Bonsoir Sybille,
              Des découvertes majeures dans les médocs il n'y en a plus depuis une cinquantaine d'années
              Donc résumons, les IEC et les sartans, les statines, les IPP, pour ne citer que les médicaments d'usage courant, ne sont pas des découvertes majeures ?
              On peut au moins les considérer comme importantes ?

              Commentaire


                Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

                Envoyé par Sybille
                C’est un peu confus là, si je puis me permettre. J’veux dire que je ne comprends pas tout.
                Interdire les entreprises d’assurance en matière de santé, OK. Réserver cette dernière à la solidarité collective, OK. Mais n’adresser la solidarité collective qu’ « aux situation de détresse », ça veut dire quoi, au juste ? Parce que là, il y a deux interprétations : l’une (anglo-saxonne, à la louche) consistant à réserver l’aide collective sous forme caritative aux pauvres de la nation (retour au 19°s garanti), l’autre qui n’existe jusqu’à présent nulle part consistant à la réserver aux malades de la nation. Ce qui exigerait un sacré travail de redéfinition de ce qu’est la maladie – en dehors des crétineries de l’OMS labellisées par les labos et lobbies industriels, of course.
                Envoyé par Kra
                Je dis cela d’autant plus que je redoute pour les années à venir la mainmise des organismes financiers qui ne seront eux pas déficitaires, parce qu’ils auront défini les craintes que nous avons pour notre propre salut en argument de produits financiers. Je trouve cela dégueulasse. Je sais que l’idée circule déjà que des assurances privées réussiront là où la solidarité publique a échoué. J’en suis à croire qu’un état digne de ce nom se devrait d’interdire les entreprises d’assurance en matière de santé, la réservant à la solidarité collective, qui elle-même ne s’adresserait qu’aux situations de détresse, qu’elle ne soit pas une généreuse courroie de la grande pompe à blé. La règle « c’est pour la santé, on me doit remboursement » est une stupidité qui corrompt (!) la conscience du vivant.
                1) Je pense que le besoin courant de soins ne doit pas faire l’objet de mutualisation ou d’assurance, lorsque celui qui y recourt a des ressources financières normales. Les achats d’alimentation, les réparations de chaussures ou les dépenses mensuelles de transports ne sont pas garantis par un contrat et une cotisation. Ce sont des dépenses « immédiates » que chacun régule selon l’importance qu’il y attribue. Introduire une institution de médiation pour ce rang de dépenses est extrêmement toxique. On voit des gens qui n’ont aucune réserve à engendrer l'inutile au prétexte de la santé, qui se comportent comme si cela ne coûtait réellement rien , à personne, et que, ceci étant un dû, la mise en action du système solidaire souligne leur appartenance au groupe, ce qui est rassurant.
                Le coût total final comporte : la partie justifiée de la dépense, sa partie non justifiée, et les frais de gestion ; plus les allées et venues, et les complications inutiles. Si celui qui génère la dépense la régule ( le décideur est le payeur ), le coût total se résumera à la partie justifiée de la dépense.

                ( si le pain était acheté par l’intermédiaire d’un contrat d’assurance, les poubelles déborderaient de morceaux de pain (et l’on incriminerait les boulangers… ))

                2) Ce que j’appelle les ressources financières normales, ce sont les moyens financiers, qu’ils soient constitués de la rémunération du travail, ou de tout autre, qui permettent d’avoir accès aux biens que la société crée.

                3) Autant dire que je trouve anormal qu’un chef d’entreprise qui se fait une entorse à la montagne après que sa rémunération lui ait permis d’aller au ski en vacances d’hiver, je trouve anormal qu’il ponctionne sur la protection sociale. Par contre celui qui sort de prison et n’est pas près de retrouver du travail relève de la solidarité pour soigner son angine, parce qu’il est en détresse. Et si le chef d’entreprise en revenant du ski glisse sur une plaque de verglas et que plusieurs membres de son équipée se retrouvent polytraumatisés, cela aussi peut constituer une situation de détresse.

                4) Au total, je veux signifier qu’un système de protection sociale qui prend en compte ce qui ne relève pas d'une solidarité de réponse à la détresse est insensé, et voué à l’échec.

                5) Et d'autre part, le "remboursement" confisque la réflexion sur la place de mes besoins de santé dans l'ensemble de mes choix matériels. D'une certaine manière, on me vole la possibilité de ressentir le goût que j'ai à vivre, quand ma peau pourrait être menacée...



                Bien entendu on me dira que reconnaître la détresse dans les différentes situations est difficile, mais je suis persuadé qu’il y a des solutions.
                les mots c'est la vie (Ben)

                Commentaire


                  Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

                  Envoyé par orion

                  3 Ça appauvrie la compétence des médecins qui souvent sont bien incapable de faire le tris entre les milliers d'articles qui paraissent aux détriment d'un apprentissage plus central de la méthodologie scientifique (oui par ce qu'il faut le dire y a du boulot de se cotes la ) éthique ( combien de medecin ici on lue serieusement canguilieme?) et mathématique qui leurs serais bien plus utiles a la compréhension de leurs matières et de leurs utilités dans la société (on prend tous les médecins ici on leurs demande ce qu'est un plongement en mathématique y a plus personne ...)


                  A mon avis si prime de la secu pour les medecins il devais y avoirs se serais pour une poursuite de leurs formations visant a les pousser a etre plus que des simples techniciens du médoc
                  Un scientifique qui se contente d'appliquer sans réfléchir et une machine pas un soignant

                  Je vais donc me plonger dans la recherche sur la signification du plongement en mathématique ( je te rassure quand même je sais dire: "diagramme des phases; sensibilité aux conditions initiales dans un SDI; formule d'Euler; ondelettes ; defuzzyfication).

                  être tecnicien du médoc n'est qu'une tache dans un rôle plus large: "agent de norme sanitaire"



                  A propos bien qu'un peu geek ( en 1979 j'écrivais des lignes de programme en langage machine 6502 Rockwell ) , je viens d'être confronté à la mise en marche du système de télétransmission "sesame-vitale" C'est peut être parce que l'interface de saisie est d'une bêtise crasse, ( le logiciel coûte pourtant env. 20€ de prélèvement auto chaque mois, ad vitam eternam), mais j'ai repéré un changement de fonctionnement depuis que je joue à çà:

                  à la fin d'une consultation , j'effectue la saisie informatique équivalente à la feuille de soins. Il faut faire défiler plusieurs écrans, cocher des cases parmi d'autres... rien de bien compliqué, mais cela demande un minimum d'attention pour que le patient reçoive son virement.

                  Et bien je viens de me rendre compte que l'attention que je mets dans cette opération était celle qui synchronisait "en tache de fond" ma cervelle depuis des années: en rédigeant automatiquement la feuille de soins, mon esprit faisait le tour de ce qui s'était passé pendant la consultation, recherchait les oublis, les possibles erreurs, revoyait ce que j'ai "programmé". Cela fonctionnait si bien que j'ai pu corriger régulièrement des imperfections avant que les patients ne repartent.

                  Maintenant cette attention est consommée autrement, attirée ailleurs.

                  Je savais déjà qu'il était stupide de transformer les médecins en agents de saisie informatique des organismes. Maintenant, je sais un peu plus pourquoi c'est stupide.
                  les mots c'est la vie (Ben)

                  Commentaire


                    Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

                    Envoyé par Kra
                    1) Je pense que le besoin courant de soins ne doit pas faire l’objet de mutualisation ou d’assurance, lorsque celui qui y recourt a des ressources financières normales. Les achats d’alimentation, les réparations de chaussures ou les dépenses mensuelles de transports ne sont pas garantis par un contrat et une cotisation. Ce sont des dépenses « immédiates » que chacun régule selon l’importance qu’il y attribue. Introduire une institution de médiation pour ce rang de dépenses est extrêmement toxique. On voit des gens qui n’ont aucune réserve à engendrer l'inutile au prétexte de la santé, qui se comportent comme si cela ne coûtait réellement rien , à personne, et que, ceci étant un dû, la mise en action du système solidaire souligne leur appartenance au groupe, ce qui est rassurant.
                    Le coût total final comporte : la partie justifiée de la dépense, sa partie non justifiée, et les frais de gestion ; plus les allées et venues, et les complications inutiles. Si celui qui génère la dépense la régule ( le décideur est le payeur ), le coût total se résumera à la partie justifiée de la dépense.

                    ( si le pain était acheté par l’intermédiaire d’un contrat d’assurance, les poubelles déborderaient de morceaux de pain (et l’on incriminerait les boulangers… ))

                    2) Ce que j’appelle les ressources financières normales, ce sont les moyens financiers, qu’ils soient constitués de la rémunération du travail, ou de tout autre, qui permettent d’avoir accès aux biens que la société crée.

                    3) Autant dire que je trouve anormal qu’un chef d’entreprise qui se fait une entorse à la montagne après que sa rémunération lui ait permis d’aller au ski en vacances d’hiver, je trouve anormal qu’il ponctionne sur la protection sociale. Par contre celui qui sort de prison et n’est pas près de retrouver du travail relève de la solidarité pour soigner son angine, parce qu’il est en détresse. Et si le chef d’entreprise en revenant du ski glisse sur une plaque de verglas et que plusieurs membres de son équipée se retrouvent polytraumatisés, cela aussi peut constituer une situation de détresse.

                    4) Au total, je veux signifier qu’un système de protection sociale qui prend en compte ce qui ne relève pas d'une solidarité de réponse à la détresse est insensé, et voué à l’échec.

                    5) Et d'autre part, le "remboursement" confisque la réflexion sur la place de mes besoins de santé dans l'ensemble de mes choix matériels. D'une certaine manière, on me vole la possibilité de ressentir le goût que j'ai à vivre, quand ma peau pourrait être menacée...



                    Bien entendu on me dira que reconnaître la détresse dans les différentes situations est difficile, mais je suis persuadé qu’il y a des solutions.

                    Ah ben là, nous ne sommes plus au cœur du sujet mais carrément dans le réacteur en fusion.
                    Le diagnostic global me semble juste = dérives d’un système déresponsabilisant et pour les patients et pour les soignants et par rapport à l’idée du vivant.
                    Quant aux remèdes, on en revient à ce que j’évoquais, soit une redéfinition de ce qu’est « la maladie ».
                    Vous évoquez le « besoin courant de soins » . Mais vous n’ignorez pas (moi aussi, j’suis optimiste) que « le courant » peut être vital dans les pathologies graves. Alors là, peu importe, on fait casquer le malade ? Ou bien il est posé que « le courant » peut présenter des risques vitaux dans des situations précises, donc que la hiérarchisation se fera sur les réalités pathologiques, pas sur les revenus ?
                    D’autre part, votre démarche suppose donc que chacun utilise « ses ressources financières » procurées par la rémunération du travail pour financer ses besoins de santé. OK.
                    Mais en ce cas, finis les prélèvements obligatoires SS sur les salaires ? Ou ça va être comme pour le reste, chômage et le toutim : les salariés vont devoir cotiser pour tous les trucs auxquels ils n’ont pas accès au nom d’une solidarité qui leur est fermée + payer l’accès aux trucs dont ils ont besoin ? Bref, une incitation généralisée à l’assistanat. Or c’est toute la dérive perverse de l’Etat- providence et de la solidarité collective d’avoir, au fil des décennies, favorisé le système qu’ils prétendaient combattre : le soutien caritatif aux « plus démunis » (assorti des politiques de santé publique type lutte contre l’alcoolisme au 19°s) et le chacun pour soi. Plutôt que de confondre le principe et ses perversions, pourquoi ne pas revenir au principe et imaginer, par exemple, de confier aux soignants une responsabilité exorbitante à hauteur des enjeux : celle de faire payer sans remboursement toute consultation injustifiée sur le plan strictement médical ?

                    Commentaire


                      Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

                      Envoyé par Kra
                      Je vais donc me plonger dans la recherche sur la signification du plongement en mathématique ( je te rassure quand même je sais dire: "diagramme des phases; sensibilité aux conditions initiales dans un SDI; formule d'Euler; ondelettes ; defuzzyfication).

                      être tecnicien du médoc n'est qu'une tache dans un rôle plus large: "agent de norme sanitaire"



                      A propos bien qu'un peu geek ( en 1979 j'écrivais des lignes de programme en langage machine 6502 Rockwell ) , je viens d'être confronté à la mise en marche du système de télétransmission "sesame-vitale" C'est peut être parce que l'interface de saisie est d'une bêtise crasse, ( le logiciel coûte pourtant env. 20€ de prélèvement auto chaque mois, ad vitam eternam), mais j'ai repéré un changement de fonctionnement depuis que je joue à çà:

                      à la fin d'une consultation , j'effectue la saisie informatique équivalente à la feuille de soins. Il faut faire défiler plusieurs écrans, cocher des cases parmi d'autres... rien de bien compliqué, mais cela demande un minimum d'attention pour que le patient reçoive son virement.

                      Et bien je viens de me rendre compte que l'attention que je mets dans cette opération était celle qui synchronisait "en tache de fond" ma cervelle depuis des années: en rédigeant automatiquement la feuille de soins, mon esprit faisait le tour de ce qui s'était passé pendant la consultation, recherchait les oublis, les possibles erreurs, revoyait ce que j'ai "programmé". Cela fonctionnait si bien que j'ai pu corriger régulièrement des imperfections avant que les patients ne repartent.

                      Maintenant cette attention est consommée autrement, attirée ailleurs.

                      Je savais déjà qu'il était stupide de transformer les médecins en agents de saisie informatique des organismes. Maintenant, je sais un peu plus pourquoi c'est stupide.
                      Oui j'aime bien votre definition mais ce qui m'interroge toujours quand il y a une norme c'est ..... Qui conditionne la norme ?

                      C'est interessant se que vous dites elle sert a quoi votre attention maintenant ?
                      tou dou dou doum !!!!

                      Commentaire


                        Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

                        Envoyé par orion
                        (on prend tous les médecins ici on leurs demande ce qu'est un plongement en mathématique y a plus personne ...)


                        j'ai trouvé,
                        tout corps faisant l'objet d'un plongement dans un liquide en ressort mouillé.



                        Bon j'ai un peu regardé, c'est quand même très spécifique, pas inintéressant, mais demandant pas mal de gymnastique... ce que je trouve le plus intéressant, c'est la particularité de la "bouteille " de Klein face à cette notion: en effet, je suis très fana d'une maxime Shadok qui utilise cette "bouteille" dans l'illustration d'une affirmation à laquelle je souscris tellement que je l'aurais inventée:

                        http://perso.numericable.fr/gabuzo38/devises/d_07.jpg
                        les mots c'est la vie (Ben)

                        Commentaire


                          Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

                          Bonsoir Erwan,
                          J'avais bien compris votre aversion pour les vaccins en général qui ne seraient donc là que pour engraisser les actionnaires de l'industrie ? C'est bien ça ?
                          Ces débats sont hélas sans fin, il est donc peu utile d'en parler ici.
                          Il serait sans doute plus utile de parler de la HAS et des conflits d'intérêt des experts. C'est là qu'il faut agir puisque c'est cette agence qui émet les recommandations qui servent de base aux items de la P4P.
                          Non ça c'est un peu facile.. Je ne parle pas des vaccins en général, mais bien du VAG et de la grippe, qui, contrairement à ce qui nous a été asséné depuis des années et dernièrement par le Pr Houssin (3000 à 7000 morts/an, des conséquences économiques considérables etc) voit ses chiffres déballonnés par le comptage des cas vérifiés lors du coup de la grippe H1N1. Les autorités de santé publique n'avaient jamais pris la peine d'évaluer l'impact réel de la grippe ni celui du vaccin antigrippal sur la population.
                          Bien sûr que les conflits d'intérêts des experts et des cadres de la HAS, de l'AFSSAPS et du ministère de la Santé portent une lourde responsabilité, mais il y a le fait plus insidieux et tout aussi difficile à combattre des mythes parfois pétris de mensonge qui pénêtrent la culture médicale.
                          Ainsi, une sorte de tabou interdit au professionnel de santé d'émettre une critique sur un vaccin, car le vaccin bénéficie d'une aura particulière, parfois justifiée, sous prétexte que l'on va faire le jeu des ligues antivaccinales..
                          Je ne suis ni pour ni contre les vaccins, mais j'estime que le VAG et le Gardasil, par exemple, devraient être évalués sans passion ni conflits d'intérêt avant d'être mis ou maintenus sur le marché et de bénéficier du soutien et de la promotion des autorités, comme devrait l'être tout médicament..

                          Donc résumons, les IEC et les sartans, les statines, les IPP, pour ne citer que les médicaments d'usage courant, ne sont pas des découvertes majeures ?
                          On peut au moins les considérer comme importantes ?
                          Importantes sans doute, vu que les IPP et les statines se disputent le 1° poste de dépenses médicamenteuses..
                          Peut-on les considérer comme des découvertes majeures ? Cela semble douteux : s'ils disparaissaient de l'arsenal thérapeutique il n'y aurait probablement pas de désastre sanitaire; comparons les à de vieilles ou très vieilles molécules comme le furosémide, l'héparine, la morphine, l'aspirine ou d'autres octagénaires ou plus que centenaires : celles-là, il semble toujours aussi difficile de s'en passer, ce sont des stars..
                          cath

                          debout les crabes.. la mer monte !

                          Commentaire


                            Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

                            Envoyé par Kra
                            j'ai trouvé,
                            tout corps faisant l'objet d'un plongement dans un liquide en ressort mouillé.



                            Bon j'ai un peu regardé, c'est quand même très spécifique, pas inintéressant, mais demandant pas mal de gymnastique... ce que je trouve le plus intéressant, c'est la particularité de la "bouteille " de Klein face à cette notion: en effet, je suis très fana d'une maxime Shadok qui utilise cette "bouteille" dans l'illustration d'une affirmation à laquelle je souscris tellement que je l'aurais inventée:

                            http://perso.numericable.fr/gabuzo38/devises/d_07.jpg
                            heureux d'avoir attirer votre attention

                            vous etes chez numericable
                            tou dou dou doum !!!!

                            Commentaire


                              Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

                              Envoyé par orion
                              Oui j'aime bien votre definition mais ce qui m'interroge toujours quand il y a une norme c'est ..... Qui conditionne la norme ?

                              C'est interessant se que vous dites elle sert a quoi votre attention maintenant ?
                              ben maintenant c'est un peu les objectifs de la P4P qui définissent cette norme à partir du moment où l’assureur est installé en instance de contrôle de la profession médicale, au niveau de la prescription comme du diagnostic.

                              sinon, certains donneurs de norme peuvent être plus indépendants (Haute Autorité de Santé, les recommandations de la fameuse "EBM", pourquoi pas la revue Prescrire...


                              cette attention en arrière-plan, je disais qu'elle n'est plus disponible pour la vérification du déroulement de la consultation, si je la dirige vers la saisie informatique.
                              les mots c'est la vie (Ben)

                              Commentaire


                                Re : Ces médecins qui refusent la prime de la sécu

                                Envoyé par Kra
                                ben maintenant c'est un peu les objectifs de la P4P qui définissent cette norme à partir du moment où l’assureur est installé en instance de contrôle de la profession médicale, au niveau de la prescription comme du diagnostic.

                                sinon, certains donneurs de norme peuvent être plus indépendants (Haute Autorité de Santé, les recommandations de la fameuse "EBM", pourquoi pas la revue Prescrire...


                                cette attention en arrière-plan, je disais qu'elle n'est plus disponible pour la vérification du déroulement de la consultation, si je la dirige vers la saisie informatique.
                                la vrai question pourrais etre mais pourquoi l'informatique qui vous avilie ne vous sert pas d'outil d’élévation ? Apres tous un outil devrais pouvoir etre calibrable
                                tou dou dou doum !!!!

                                Commentaire

                                Unconfigured Ad Widget

                                Réduire
                                Chargement...
                                X