Annonce

Réduire
Aucune annonce.

Génériques en (mauvaise) pratique

Réduire
X
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

    Génériques en (mauvaise) pratique

    Un article du Canard Enchaîné (mars 2007)

    COCORICO ! En 2006, le trou de la Sécu serait moins abyssal que l'année précédente. «Seulement » 8,7 milliards : un de moins que prévu. C'est Xavier Bertrand, ministre de la Santé et porte-parole de Sarko, qui l'a claironné le 18 mars. Sauf qu'à ausculter la Sécu au plus près on s'aperçoit que, malgré l'économie de 400 millions d'euros réalisée grâce aux génériques, le « plan médicament » en cours n'a pas permis de bien soigner la malade. Mais les labos pharmaceutiques, eux, continuent à péter la santé. L'allemand Merck génériques, notamment (plus d'un quart du marché à lui seul), se porte comme un charme: 450 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit une progression de 21 % en un an. Un vrai petit miracle dans un secteur ultraconcurrentiel où tout le monde se dispute les mêmes mo#lécules tombées dans le domaine public. Pour inciter les apothicaires à vendre ces médicaments censés combler le gouffre de la Sécu, l'Etat a gentiment mis en place un système de remises, hélas limitées à 20 %.
    Mais la mesure s'appliquant à tous, quel remède de cheval s'est donc administré Merck génériques pour faire ainsi la course en tête ? Réponse : la direction du labo teuton a bien compris que rien ne valait un peu de tendresse dans ce monde de brutes. Elle a donc élaboré une politique de petits chèques-cadeaux, destinés à entretenir l'amitié. Exemple, le barème appliqué par les commerciaux de la maison en 2006: pour un chiffre d'affaires de 15 000 euros, le bonus était de 100 euros; pour un chiffre d'affaires de 50000 euros, il montait jusqu'à 400. Mais attention! chez Merck, tout se mérite. Ces petits plus sont subordonnés à l'achat d'au moins deux nouveautés conçues à partir des molécules qui ne sont plus protégées par un brevet. Et multipliés si le pharmacien en commande quatre de plus. La mise sur le marché, en juin 2006, de la Pravastatine - une molécule anticholestérol - permettait ainsi de décrocher de 100 à 500 euros de chèques-cadeaux, sous forme de bons d'achat dans les grandes enseignes, à partir de 100 boîtes vendues. Et plus si affinités.

    Magique potion
    (...)

    Potards mouillés
    (...)

    la suite sur http://pla.ce.bo.free.fr/generiques.htm


    #2
    Re : Génériques en (mauvaise) pratique

    Bonjour

    Je suis de plus en plus réticent par rapport aux génériques : je préfère le Nutella que le Mutella et dans mon Franprix, les produits copie sont nettement moins bons que les originaux.

    Mais je ne comprends pas cet article du Canard : les pharmaciens sont des commerçants. Comme tous les commerçants, ils négocient des remises en fonction de leurs volumes d'achats et font jouer la concurrence. Je ne vois pas ce qui est criticable.

    Commentaire


      #3
      Re : Génériques en (mauvaise) pratique

      Bonjour,

      Docteur Dupagne, quelque chose m'échappe. J'ai toujours entendu dire que les génériques contenaient les mêmes molécules que les "originaux". Cette info venant autant des labos que de nos gouvernements successifs.

      Y a-t-il eu de vrais tests pour comparer les effets des placebos et génériques (sur une population significative, dans les conditions de tests de tous les médicaments) ?

      Votre discours me surprend, car soit tout le monde a menti, soit vous avez une position de principe. Moi, je trouvais que les génériques étaient une bonne idée, n'en déplaise aux labos des originaux...

      Dans tous les cas, j'aimerais savoir....

      Commentaire


        #4
        Re : Génériques en (mauvaise) pratique

        Ca me parait tout de même bizarre que les pharmaciens puissent toucher des primes venant des labos, alors que ces mêmes labo se voient controler étroitement dans leurs relations avec les médecins.
        Le pharmacien a un droit de substitution lors de la délivrance de l'ordonnance. Si ce droit est motivé par des privilèges et cadeaux offerts par les labo, je trouve cela un peu choquant.
        comment un pharamcien peut il alors être crédible, quand on voit qu'il revendique une consultation officinale pour encadrer le patient venant dans son officine, l'éduquer sur les médicaments ???

        Commentaire


          #5
          Re : Génériques en (mauvaise) pratique

          1° Comme disait dr dupagne les labo sont des sociétés commerciales, il est donc normal qu'ils font des bénéfices, sinon c'est la faillite...

          Par contre les problèmes de cadeaux et relations commerciales, il y a une loi spécifique qui encadre ces pratiques. ( ce qui n'est pas le cas des activités commerciales et industrielles des entreprises dites claissiques ).

          2° Les génériques sont des médicaments fabriqués dans les processus identiques aux produits d'origine ( de princep ) et la composition des produits actifs est identique, de tout façon les contrôles sont tres strictes et que les listes des génériques sont publiées au Journal Officiel ( donc n'est pas générique qui le veut...)

          3° Pour promouvoir la politique des génériques les pharma ont un système de marge qui favorise la substitution. ( les pharma sont meilleux negociateurs que les toubibs ) .

          4° il est possible que les pharma ont des relations privilégiées avec les labo mais cela ne change rien sur les génériques parce qu'il y a aussi des régles dans la subsitution ( les pharmaciens ne peuvent pas proposer ou faire n'importe quoi...)

          Ceci ne concerne que les produits remboursables par la sécu.

          Pour le reste c'est la loi commune des relations commerciales entre partenaires.

          Et que rien n'est interdit au fabricant de huile à bronzer XXXX offre une semaine de vacances à ses meilleurs vendeurs...c'est comme les autres commerces...

          Commentaire


            #6
            Re : Génériques en (mauvaise) pratique

            Qui dit vrai ?

            DDD qui dit que les copies sont moins bonnes que les originaux ou Ohla qui dit que les génériques sont fabriqués selon les mêmes processus (donc équivalents si je comprends bien).

            En dehors du débat sur la politique commerciale des labos (débat économique, débat sur les enjeux pour la sécu...), ma petite santé voudrait bien savoir si effectivement Mutella et Nutella sont différents ou non ...

            Commentaire


              #7
              Re : Génériques en (mauvaise) pratique

              Bonjour,
              Envoyé par Ohla
              [...]
              Par contre les problèmes de cadeaux et relations commerciales, il y a une loi spécifique qui encadre ces pratiques. ( ce qui n'est pas le cas des activités commerciales et industrielles des entreprises dites claissiques ).
              [...]
              "On s'arrange sur cette tête de gondole avec ma PLV, et on voit pour le stock des repris... "

              Envoyé par Ohla
              [...]

              Et que rien n'est interdit au fabricant de huile à bronzer XXXX offre une semaine de vacances à ses meilleurs vendeurs...c'est comme les autres commerces...
              La grande différence c'est que le client a le choix de l'achat de son huile à bronzer.... (même en apparence). Et que le patient ne l'a pas.

              On a constaté ces dernières années l'exagération du Marketing dans les activités commerciales, d'où produit et enseignes de substitution. On refait la même avec la pharmacie, sauf que là, on joue avec la confiance portée par le patient dans la médecine en général.

              Terence
              Sans le savoir, Einstein était TDAH (ADHD), il trouvait l'école ennuyeuse. La société a peu changé, elle docilise médicalement.

              Commentaire


                #8
                Re : Génériques en (mauvaise) pratique

                Envoyé par Terence
                Bonjour,

                "On s'arrange sur cette tête de gondole avec ma PLV, et on voit pour le stock des repris... "
                ....
                Justement cette tete de gondole ne concerne que les huiles à bronzer

                Pour la substitution rien de mieux qu'un exemple et pour simplifier ( si si... je vous rassure... )

                Prenons le cas d'un Anti Hypertenseur (HTA)
                Cette classe comporte plusieurs sous classes: Diurétique, Beta bloquant, IEC, Sartant, Inhibiteur calcique et d'autres encore...

                Dans la sous classe Beta bloquant il y a plusieurs molécules : A,B,C,L,M,N,O,P,T... (16 en tout) , à une ou 2 exceptions près, tous ont des génériques...

                Donc si le médecin prescrit la molécule A, le pharmacien n' a pas le droit de donner le générique de B,C,L... . Il ne peut remplacer la molécule A que par le générique de A.
                Il ne peut, non plus , remplacer par une autre classe ( IEC par exemple ).

                Par contre le pharmacien peut remplacer le générique prescrit par le médecin par le générique d'un autre labo ( problème de stock ) mais dans les conditions de prix bien déterminés ...) .

                Ps1 Nutella et Mutella c'est un mauvais exemple Mutelle est une copie plus ou moins fidèle de Nutella, et surement pas un "générique" de Nutelle.

                Ps2 Les génériques peuvent parfois avoir des excipients différents, mais pas les produits actifs, d'où parfois des problèmes d'allergie ou non...

                Ps3 En France nous avons beaucoup de défauts, mais actuellement la sécurité sanitaire est une des plus sévères au monde.
                Dernière modification par Ohla, 29/06/2007, 16h52.

                Commentaire


                  #9
                  Re : Génériques en (mauvaise) pratique

                  Envoyé par tabaco
                  Docteur Dupagne, quelque chose m'échappe. J'ai toujours entendu dire que les génériques contenaient les mêmes molécules que les "originaux". Cette info venant autant des labos que de nos gouvernements successifs.


                  Le médicament générique


                  Définition du médicament générique : expiration du brevet, protection des données, dispense d'études cliniques. Répertoire des groupes génériques. Dénomination.

                  Lorqu'un laboratoire met au point un médicament, il garde l'exclusivité de sa commercialisation jusqu'à l'expiration du brevet et jusqu'à l'expiration de la durée de protection des données de l'AMM (10 ans en France); une copie du produit original peut ensuite être développée et commercialisée par un autre laboratoire. On l'appelle médicament générique.
                  Une définition légale a été introduite dans le Code de la Santé Publique depuis 1996 (article L.5121-1 CSP) : on entend par spécialité générique d'une autre spécialité, une spécialité qui a la même composition qualitative et quantitative en principes actifs, la même forme pharmaceutique, et dont la bioéquivalence avec la spécialité de référence a été démontrée par des études appropriées de biodisponibilité." Le dossier requis par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé pour l'enregistrement de cette copie est substantiellement facilité par rapport à celui du produit original (dispense d'études pharmaco-toxico-cliniques).
                  L'AFSSAPS publie régulièrement un répertoire officiel des spécialités génériques. L'Ordonnance du 24 avril 1996 a prévu une identification des médicaments génériques soit par la dénomination commune internationale assortie d'une marque ou du nom du fabricant soit par une dénomination de fantaisie suivie du suffixe "Gé".



                  Source : Leem.

                  Y a-t-il eu de vrais tests pour comparer les effets des placebos et génériques (sur une population significative, dans les conditions de tests de tous les médicaments) ?
                  Non. Les études de bioéquivalence sont simplement destinées à montrer que les taux sanguins obtenus sont équivalents et elle ne sont pas toujours obligatoires, loin de là.

                  Un point sur ce sujet a été réalisé dans cet excellent article. Il montre le marécage que représentent les génériques, et des tests démontrent qu'ils sont souvent différents des médicaments originaux (fin du document).

                  Et je passe sur l'absurdité de génériques avec des excipients différents, conduisant les autorités à définir des excipients "pertinents" et donc des sous-groupes. C'est vraiment n'importe quoi.

                  Nous sommes donc face à des produits d'efficacité souvent différente de celle des produits originaux, parfois plus chers mais que le pharmacien est incité à délivrer s'il ne veut pas être pénalisé financièrement.

                  Je maintiens que nous sommes face à un Mutella parfois plus cher que le Nutella et quasiment imposé au consommateur.

                  Votre discours me surprend, car soit tout le monde a menti, soit vous avez une position de principe. Moi, je trouvais que les génériques étaient une bonne idée, n'en déplaise aux labos des originaux...
                  Je considère que les génériques sont une catastrophe sur le plan sanitaire : arrêt de la recherche sur les médicament de plus de 5 ans, absence d'économies pour la sécu (incroyable mais vrai), augmentation de l'agressivité marketing des labos, privés de leur fond de commerce. Les génériques, c'est comme l'ISF : une idée noble et séduisante qui coûte plus cher qu'elle ne rapporte.

                  J'y reviendrai dans un article spécifique.
                  Dernière modification par d_dupagne, 29/01/2008, 15h16.

                  Commentaire


                    #10
                    Re : Génériques en (mauvaise) pratique

                    Bonsoir,
                    Envoyé par Ohla
                    Justement cette tete de gondole ne concerne que les huiles à bronzer
                    [...].
                    Votre exemple est tellement vrai! Ainsi que la synthèse du Dr Dupagne qui marque le coup.
                    L'exemple du stock du produit repris était l'idée que "l'on" pouvait détourner cette législation.... un secret de polichinel.

                    L'ennui du "générique", c'est qu'il profite à des sociétés qui n'ont pas les moyens de faire de la Recherche. (même si l'on peut discuter du profit des autres majors du secteur...)

                    Et au parallèle, on conduit inévitablement le patient, (au fil des ans, c'est important de le souligner), à se poser la question de savoir s'il peut avoir un "produit comparable" à celui prescrit par le médecin. Le doute s'installe. Il se pose aussi la question de savoir quel est l'objectif du pharmacien : vendre ou soigner? (puisque ce dernier se permet de proposer le générique par profit).

                    Concernant les chiffres, (François communique un lien interressant), le près d'1 milliard déconomie budgétaire, ne proftera pas nécessairement à celui de la Sécu....
                    On se souvient de la CSG qui a été mise en place par Rocard, pour combler le déficit de la Sécu qui était de l'ordre de 40 milliards de francs à l'époque.
                    Les chiffres sont exponentiels depuis des années. Les patients consomment plus ? Les médecins prescrivent plus ?
                    Que vient faire le générique dans l'argumentaire de tout ça ? (a part celui de noyer le pharmacien, le médecin et son ordonnance... )

                    Terence
                    Sans le savoir, Einstein était TDAH (ADHD), il trouvait l'école ennuyeuse. La société a peu changé, elle docilise médicalement.

                    Commentaire


                      #11
                      Re : Génériques en (mauvaise) pratique

                      Bonjour,
                      [quote]
                      Envoyé par Terence
                      Votre exemple est tellement vrai! Ainsi que la synthèse du Dr Dupagne qui marque le coup.
                      L'exemple du stock du produit repris était l'idée que "l'on" pouvait détourner cette législation.... un secret de polichinel.

                      L'ennui du "générique", c'est qu'il profite à des sociétés qui n'ont pas les moyens de faire de la Recherche. (même si l'on peut discuter du profit des autres majors du secteur...)
                      Une petite présentation de Merck,Terence,et de son secteur R&D,pour vous montrer que la firme leader du générique a les moyens de faire de la recherche.

                      En provenance du (très important)site de Merck:

                      19 % du CA consolidé de la pharmacie éthique en France consacrés à la R&D

                      Le chiffre d’affaires de l’activité Pharmacie Ethique, "médicaments originaux sur prescription", à partir de France s’établit à 643 M€, en progression de 5 % versus 2005.

                      32 % de cette activité proviennent de l'export.





                      Cette division regroupe 2 027collaborateurs en France et à Monaco, dont près de 650 en région lyonnaise.
                      L'activité de Merck Lipha Santé a augmenté de 6% à 347 M€
                      Théramex, est en progression de 1 % par rapport à l’an dernier, à 100 M€
                      L’activité Export de Merck Santé est en progression de 15 %, à 196 M€.


                      http://www.pharmaceutiques.com/archive/une/art_1048.html
                      Avec une croissance à deux chiffres, près de deux fois supérieure à celle du marché, Merck generics France mène la danse, loin devant son concurrent immédiat.



                      Il se pose aussi la question de savoir quel est l'objectif du pharmacien : vendre ou soigner? (puisque ce dernier se permet de proposer le générique par profit).

                      Ah Terence,heureusement qu'à côté du patient qui se demande si le pharmacien ne vend pas les génériques par profit il y a le pseudo-patient et le pseudo-médecin qui se méfient du pseudo-pharmacien!





                      L'industrie agro-alimentaire n'organise pas sa production et la distribution pour résoudre le problème de la faim dans le monde(c'est malheureusement plutôt l'inverse);eh bien sa petite soeur l'industrie pharmaceutique a la même attitude devant la santé du patient,et se préoccupe également du pseudo-patient(secteur bien-être et beauté)...


                      Et là,on n'est pas dans le pseudo-profit...

                      Les chiffres sont exponentiels depuis des années. Les patients consomment plus ? Les médecins prescrivent plus ?
                      Que vient faire le générique dans l'argumentaire de tout ça ? (a part celui de noyer le pharmacien, le médecin et son ordonnance... )
                      du profit!! du profit!! du profit!!



                      Et là,on rigole pas,c'est du sérieux,de la finance,des stratégies élaborées et audacieuses,et des rapports étroits de marchandage avec les autorités sanitaires qui peuvent ouvrir des marchés superbes à des produits bien ciblés...
                      cath

                      debout les crabes.. la mer monte !

                      Commentaire


                        #12
                        Re : Génériques en (mauvaise) pratique

                        Envoyé par moicat
                        Bonjour,
                        [...]
                        Bonjour Catherine,
                        Avec les 28% de part de marché de Merck (leader ou pas), cela laisse tout de même 72% du marché des génériques aux autres sociétés.

                        Que ces majors trouvent la parade et conserver leur lobying, cela se fait très certainement au détour de produire avec la molécule du concurrent (a voir...). Je vois mal "Merck Générics" refaire du Merck...

                        A quoi ça sert de multiplier toutes ces copies ? Le patient n'y trouve pas nécessairement son compte au final. Sauf peut être le goût de la pillule... ou en suppositoire.

                        Terence
                        Sans le savoir, Einstein était TDAH (ADHD), il trouvait l'école ennuyeuse. La société a peu changé, elle docilise médicalement.

                        Commentaire


                          #13
                          Re : Génériques en (mauvaise) pratique

                          Envoyé par Terence
                          Bonjour Catherine,
                          Avec les 28% de part de marché de Merck (leader ou pas), cela laisse tout de même 72% du marché des génériques aux autres sociétés.

                          Que ces majors trouvent la parade et conserver leur lobying, cela se fait très certainement au détour de produire avec la molécule du concurrent (a voir...). Je vois mal "Merck Générics" refaire du Merck...

                          A quoi ça sert de multiplier toutes ces copies ? Le patient n'y trouve pas nécessairement son compte au final. Sauf peut être le goût de la pillule... ou en suppositoire.

                          Terence
                          Le paracétamol est le médicament le plus prescrit en volume : c'est un des plus génériqués,et là c'est le pharmacien qu'il importe de démarcher pour le labo,car c'est lui qui substitue.
                          Ce vieil antalgique est indétronable,et occupe un créneau mondial très important;il est donc intéressant de le génériquer..

                          Le démarcharge des firmes devient plus complexe sur le marché des statines,où il est possible d'en sortir de "nouvelles",non génériquables,mais qui bénéficient des mêmes indications d'AMM que les plus anciennes tombées dans le domaine public sans avoir à prouver leur efficacité par de nouvelles études coûteuses.
                          C'est actuellement la molécule la plus rentable niveau vente,donc je suppose que les secteurs recherche et marketing des firmes lui consacrent beaucoup d'énergie à différents niveaux..

                          Il n'y a pas beaucoup de vraies molécules nouvelles sur le marché;le Gardasil en est une,et là la démarche commerciale est extrêmement offensive auprès des autorités sanitaires et des médecins(il y a un post dessus).

                          Il y a d'autres faux médicaments nouveaux,qui associent par exemple un sartan et un diurétique(Merck en prépare un)et sont accompagnés d'études sérieuses et de quelques autres actions pour convaincre le prescripteur de leur intérêt.

                          Ca devrait amener à se poser des questions sur ce que représente le secteur R&D des grandes firmes,et sur le budget qu'elles consacrent à l'étude de marché et à la promotion auprès des différentes cibles : pouvoirs publics,prescripteurs et para-médicaux,et clien.,euh patients...
                          cath

                          debout les crabes.. la mer monte !

                          Commentaire


                            #14
                            Re : Génériques en (mauvaise) pratique

                            Envoyé par Terence
                            Bonsoir,

                            Et au parallèle, on conduit inévitablement le patient, (au fil des ans, c'est important de le souligner), à se poser la question de savoir s'il peut avoir un "produit comparable" à celui prescrit par le médecin. Le doute s'installe. Il se pose aussi la question de savoir quel est l'objectif du pharmacien : vendre ou soigner? (puisque ce dernier se permet de proposer le générique par profit).
                            ....................
                            Les chiffres sont exponentiels depuis des années. Les patients consomment plus ? Les médecins prescrivent plus ?
                            Que vient faire le générique dans l'argumentaire de tout ça ? (a part celui de noyer le pharmacien, le médecin et son ordonnance... )

                            Terence
                            Pas de doute les pharmaciens sont des commercants, avec un statut spécial avec des droits et des devoirs, mais commerçant quand même.

                            C'est le médecin qui décide le traitement pas le pharmacien.

                            C'est pour éviter les doutes que les génériques sont soumis à une reglementation spéciale...

                            Les économies, 1 milliard c'est négligeable par rapport au déficit mais économie quand même.

                            Les patients consomment plus ? Les médecins prescrivent plus ? Oui

                            La population vieillit, certaines maladies coûtent chère; ex :l'hépatite C et recemment B, coûtent chacune 20000 € par an pendant deux ans au minimun. (le pire c'est qu'on a un vaccin valable...)

                            La solution c'est la remise en cause d'un systeme daté des années 60...

                            Commentaire


                              #15
                              Re : Génériques en (mauvaise) pratique

                              Envoyé par Ohla
                              Pas de doute les pharmaciens sont des commercants, avec un statut spécial avec des droits et des devoirs, mais commerçant quand même.
                              En effet, et il n'y a pas de honte à être commerçant, sauf peut-être les marchands de canons.

                              Les économies, 1 milliard c'est négligeable par rapport au déficit mais économie quand même.
                              Ce chiffre de 1 milliard est aussi fantaisiste que faux.

                              En fait, les génériques ne génèrent aucune économie, du fait d'un mécanisme de compensation :

                              D'une part certains médicaments arrivent en fin de brevet et sont génériqués. Leur remplacement par un médicament moins cher aboutit à un économie, de l'ordre de 1 milliard d'euros en effet en 2006.

                              D'autre part, les médecins délaissent ces médicaments pour d'autres très chers, plus récents (et non génériqués), plus modernes ou tout simplement plus promus par les laboratoires pharmaceutiques. Le surcoût que personne ne sait quantifier en France est probablement très supérieur à l'économie réalisée sur les génériques.
                              A quoi bon génériquer le Clamoxyl (amoxicilline) à 4 euros le traitement, si le médecin se met à prescrire du Ketek à 34 euros ?
                              C'est malheureusement ce qui arrive en France dans de nombreux domaines thérapeutiques : le médecin arrête de prescrire le médicament dès qu'il est génériqué pour passer à une nouveauté plus chère.
                              Rappelons que la quasi totalité des congrès médicaux français sont financés par l'industrie pharmaceutique qui paye la salle, une grande part des orateurs ainsi que l'avion et l'hôtel des participants, en vertu d'un article récent et hautement contestable du code de la santé publique.

                              En Allemagne, où le médecin est intéressé financièrement à prescrire moins cher, c'est le contraire : le médecin allemand prescrit énormément de génériques et délaisse les nouveautés coûteuses.

                              Vous avez un doute ? Etudiez la courbe ci-dessous et essayez d'y détecter l'impact positif de l'introduction des génériques depuis environ 1998

                              Dernière modification par d_dupagne, 30/06/2007, 21h34.

                              Commentaire

                              Unconfigured Ad Widget

                              Réduire
                              Chargement...
                              X