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Soins non fondés sur la méthode expérimentale = Fake Medecine ?

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    Soins non fondés sur la méthode expérimentale = Fake Medecine ?

    Est-il éthique et efficace pour un médecin d'utiliser des réponses non fondés sur la méthode expérimentale ?
    En corollaire : l'approche pragmatique doit-elle être balayée de la pratique médicale ?

    La pétition actuelle sur la "Fakemedecine" à pour mérite de questionner à la place des approches complémentaires - c''est à dire n'appartenant pas aux biotechnologies.

    Le débat actuel oppose, d'un coté ceux qui considère que la connaissance ne peut être atteinte que par la science, et que la connaissance scientifique suffit à résoudre les problèmes de santé. Et de l'autre les prosélytes de "l'influence qui guérit" ou de l'utilisation de technique de soins traditionnels qui s'adaptent mal à l'évaluation scientifique ou n'ont pas finies d'être évaluées (la phytothérapie ou la médecine millénaire des chinois par exemple).



    Inspiré par la très belle intervention de Michel Serre, voici mon point de vue pour ouvrir les discussions :

    La Médecine est un art & une science. Le Médecin à deux têtes : une plongée dans la science et une tournée vers l’humain. La proportion des deux varie selon l’expérience et la personnalité. Le véritable médecin guérit parfois, soulage toujours. Il intervient sur l’homéostasie par la technique et la chimie mais aussi en activant le PABC (Pouvoir d’Action Biologique du Cerveau = le fabuleux Placebo).


    Il sait que la vitalité et la longévité dépendent des progrès merveilleux de la science : les antibiotiques, la vaccination et tous les autres traitements ou la logique scientifique n’a pas trop composée avec la logique du commerce et celle de l’actualité.


    Mais il n’oublie pas que la vitalité et la longévité sont aussi dépendantes de l’environnement social, économique, familiale, amicale ainsi que des actions biologiques délétères produite par les émotions négatives et les représentations erronées et conditionnées du réel.
    Sans qu’ils puissent en apporter les preuves scientifiques, les Médecins ont constaté comment un poème, un film, une écoute silencieuse, des paroles échangées, une attention, une modification du mode de vie, rassurer, rire, prescrire un placebo, piquer des points d’acupuncture, pratiquer une séance d’hypnose, pouvait guérir une insomnie, diminuer une HTA récente, soulager une douleur, arrêter un épisode anxio-dépressif, favoriser un régime ou la reprise du sport, stopper une addiction et donc améliorer un diabète, prévenir un RCV, un cancer …


    L’apprenti médecin découvrira que le réel résiste en substance aux idéalités scientifiques pourtant nécessaires à sa compréhension. Le Médecin compagnon apprendra à passer des données actuelles de la science à leurs applications en pratique ambulatoire. Le Médecin, qui maîtrise avec plus d’expérience sa science et en son art, essaiera, pour chacun, sans dogmatisme ni manichéisme, de choisir ce qui apportera le meilleur rapport bénéfice – risque, le plus de vie.
    Dernière modification par à l'ouest..., 15/04/2018, 06h48.
    Γνῶθι σεαυτόν
    http://zenon-logbook.org/

    #2
    Re : Soins non fondés sur la méthode expérimentale = Fake Medecine ?

    Pour "refonder la médecine générale", et dépasser les "gros sabots" et les guéguerres des religieux scientistes (la connaissance scientifique suffit à résoudre les problèmes de santé) et ésotéristes (antivax, complotistes et ***sensibles), il serait utile de parler effectivement des racines et des fondations que la médecine se donne.



    Je vois 2 premiers points à débattre :

    1) Devrait-on en plus de la Science ouvrir la médecine à la pensée complexe ?

    Pour répondre, il faut expliquer et justifier les choix faits par la Médecine en terme de gnoséologie (les savoirs faire, les savoirs être, qui se rattache à la philosophie du pragmatisme) et d'épistémologie (issue du point de vue philosophique du rationalisme).

    2) Doit-on réduire les approches thérapeutique aux savoirs expérimentaux issus de la théorie du réductionnisme ou peut-on s'ouvrir à des approches pragmatiques reconnues ?

    * Si on choisi les seuls savoirs scientifiques expérimentaux, comment alors mettre en perspective les acquis et les limites des essais scientifiques grâce à la sociologie des sciences (les rapports entre politique, marchés et productions des savoirs.).?

    * Quelles connaissances et techniques issus des traditions ou en cours d'expérimentation est-il éthique d'accueillir dans le champs médical ?

    Les réponses à ces questions qui feraient consensus ou seraient majoritaires après consultations des médecins et des patients pourraient être clairement énoncées au débuts des études médicales et inscrite dans le code de déontologies. Des réexamens des choix fait par la professions devraient être envisagées.

    A vous lire !
    Dernière modification par à l'ouest..., 21/04/2018, 11h56.
    Γνῶθι σεαυτόν
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