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J'arrive, je me présente

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    J'arrive, je me présente

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    Dernière modification par d_dupagne, 24/03/2012, 04h28.

    #2
    Re : J'arrive, je me présente

    Bonjour, comme précédemment dit dans une autre discussion, je suis novice en ce qui concerne les forums. Je commence à y voir un peu plus clair...quoique.
    C'est l'approche, entendue dans la tête au carré, qui me fait franchir le pas de l'inscription sur un forum, sur ce forum. Par votre discours, votre ancienneté sur la toile, vos liens avec Winckler (une question qui m'a taraudé tout le long du livre et qui a obtenu réponse dans vos remerciements), j'ai réussi à lever cette inhibition.

    Je me présente:
    Je suis marié, père, enseignant (je sais, je ne serai peut-être pas un bon rameur vu mon job...), je suis en psychanalyse depuis 12 ans. Je ne cherche pas à trouver ici une suite, un prolongement de la psychanalyse poursuivie. En revanche, si je n'avais pas fait ce travail, votre livre serait resté lettre morte. Votre livre me permet de lever des incompréhensions sur mes impressions d'être en dehors de la société. Alors qu'il me semblait en même temps y être totalement, mais très souvent en décalage.

    Un décalage ressenti très tôt, qui m'a fait être dans la colère auto-destructrice, la révolte stérile et inefficace contre l'autre, quels autres moyens avais-je ?

    J'ai été confronté à l'autoritarisme d'une mère, mâle dominant au foyer (et oui même s'il semble selon le livre que soit privilégier le côté masculin du dominant, il existe bel et bien chez la Femme), un père soumis par choix, un beau père généraliste buté et fixé sur son savoir, une soeur urgentiste (lui rejetant en bloc et sans discours argumentés l'homéopathie, l'acupuncture, l'ostéopathie, etc...), et tant d'autres choses, j'ai cherché les moyens de survivre. Dès que j'ai pu partir, je l'ai fait espérant en souffrir moins avec l'éloignement...

    Il n'en restait qu'une seule idée forte : la culpabilité d'être, de voir, de sentir différemment, et que cela ne collait pas avec les vérités des autres. Pourtant, mes vérités, mes sensations ne pouvaient pas non plus être totalement insignifiantes... Si, elles le sont (elles l'étaient, soyons positif) puisqu'elles étaient rejetées, inécoutées, inacceptables. Cela m'a donné cette impression de ne jamais être reconnu, d'être seul. Où trouver d'autres semblables ? Je me suis payé une TS, il y a 20 ans.

    J'ai lutté contre, essayé de faire avec, je me suis payé une TS, il y a 20 ans, je me suis aliéné (jardinage...), pour essayer d'être un peu plus libre quand même, je me suis révolté, j'ai crié, j'ai discuté, j'ai renoncé, toujours la même douleur, toujours cette incompréhension qui faisait de moi le naïf. Celui qui n'a pas bien compris comment marchait le système.

    Si j'ai compris, sauf que cela me heurte au plus profond et de tout de mon être. Maintenant, je ne comprenais pas que les autres puissent faire un constat identique, acceptant tout en râlant, de ne rien en modifier. J'étais donc coupable, trop sensible, pas assez mâle, naïf, toujours en colère... et bien seul.

    Je suis migraineux (même si ça va beaucoup mieux). J'ai croisé des médecins qui comprenaient mieux la maladie que moi, qui ne cherchaient qu'à soulager la douleur au mépris de ma santé (j'en reparlerais dans une autre discussion), sans jamais écouter ce que je disais alors que ce que je cherche c'est la guérison, pas uniquement le soulagement. J'en ai appris plus en discutant avec d'autres migraineux qu'en consultant les sachants.

    J'ai croisé aux hasard des lectures Odoul, Alice Miller et Martin Winckler (et quelques autres) qui m'ont permis de me dire qu'il y avait bien autre chose. Mais ces références sont tellement éloignées physiquement, elles n'ont fait que constater sans m'aiguiller vers de possibles solutions pour un changement.

    J'ai participé, en tant qu'enseignant, à la mise en place d'une pédagogie institutionnelle, des ateliers philosophiques et autres au sein d'une école. Là aussi, déçu, seul, rejeté, parce que la réalité ne reflétait en rien les objectifs visés et que j'ai eu l'audace de le dire. Le mâle dominant régnait aussi et rien à faire contre lui et ses subordonnés.

    Il y a quelques temps, confronté à la machine administrative, à cette déraison collective, à mes avancées sur le travail psychanalytique et sur moi-même, à des difficultés familiales de plus en plus complexes, je n'entrevoyais que de continuer à survivre avec mes aliénations choisies ou en finir. Parce que rien ne changeait, qu'il n'y avait plus de sens, et que tout espoir était ruiné...

    Même si mes plaies, mes douleurs sont encore vives et tenaces, j'ai fait le choix de vivre. J'ai bien fait. Surtout qu'il semblerait qu'une porte se soit ouverte.

    Voilà, c'est la première fois que je me livre à des inconnus, comme çà... Je viens de franchir la porte.

    Salutation,
    Houtche
    Dernière modification par d_dupagne, 23/02/2012, 09h17.

    Commentaire


      #3
      Re : J'arrive, je me présente

      bonjour.

      je profite de la porte ouverte pour me présenter moi aussi. Je suis si fatiguée que, sans cette invit, je n'aurais peut-être pas eu la force de la pousser moi-même, cette porte vers un espace de forum.

      J'ai 73 ans, mariée, 2 enfants, 3 petits enfants.

      Mes parents étaient prolo, voire sous-prolo, employés par des châtelains qui les payaient de bonnes paroles et de ronds de carotte. J'ai connu la faim. Mais j'ai surtout connu l'humiliation faite à mes parents et cette plaie a été pour moi une béance.

      Pour les venger, j'ai dû, à l'âge de 4 ans, être une "bonne élève", une meilleure élève que les fils des châtelains.

      J'ai tout de suite compris que l'école, c'était plutôt tarte. Je suis devenue jusqu'au bac une brillante éléve uniquement pour mettre du baume au coeur de papa et maman, vous l'avez compris.

      Je m'arrangeais, pour avoir 2 vies à l'école : j'écoutais d'une oreille les maîtres, et de l'autre je rêvais, et j'étais devenue experte en schizo. En chahut aussi, car c'est rigolo, en actions de contestation car j'étais très affligée de voir mes copines avaler toutes ces brimades intellectuelles et affectives sans broncher.
      C'est ainsi que par exemple, à 14 ans, j'ai organisé une grève de la faim pour protester contre le fait que nous crevions de faim à l'internat

      Après mon bac, j'étais inscrite en khagne. J'ai rendu mon tablier. J'ai estimé que j'avais assez travaillé non pas pour la patrie mais pour panser les plaies de mes parents (que j'aimais tant). Je les ai convaincus que la fac, c'était bien mieux. Ainsi j'ai pu être libre. Quand j'ai vu la débilité des cours en amphi, j'ai tout séché ou presque et je me suis livrée à moi-même. C'est terrible d'être responsable de soi quand ce n'est pas du tout ce qu'on attend de vous !

      Errance, amours, amitiés, etc... Je ne faisais rien d'autre. Quand je n'avais plus un rond pour bouffer, je me récitais "qu'il est terrible le petit de l'oeuf dur cassé sur le comptoir d'étain" (Prévert).

      Maman a eu un infarctus. J'ai craqué et je me suis fait embarquer dans l'Education Nationale pour la rassurer.

      Même sensation en tant que prof de collège que quand j'étais élève. Un gros carcan, un petit massacre quotidien pour ces pauvres élèves. Ils m'aimaient bien. J'essayais avant de ne pas leur faire de mal.

      J'ai quitté ce machin au bout de 4 ans.

      Nouvelle errance.

      Et, là, je ne me suis plus livrée à moi-même mais à la psychiatrie !

      Funeste erreur ! Un véritable scandale. J'ai été si mal traitée (voire en fermée en cellule) que toute cette épopée a fini par m'aliéner et m'offrir un statut d' "incapable mentale" à 8o% . Donc arrêt du travail pro.

      J'ai quand même bossé pendant une douzaine d'années dans un autre grand machin avec le statut de parafonctionnaire, dans la recherche pédagogique. J'étais libre dans ce boulot (plutôt interessant) avec des potes collègues très sympas. Je me suis bien éclatée (sur mon temps de travail) à la fac de Vincennes (que j'ai aimé cette fac). J'ai même passé une maîtrise en sciences de l'éduc. Mais au boulot j'étais trop subservive pour mon nouveau dirlo . Il m'a punie, mise au placard. D'où mes séjours à l'hosto comme expliqué plus haut.

      Je vais essayer de la faire courte maintenant car tout cela doit vous barber.

      D'ailleurs j'arrête pour ce soir. Je continuerai demain pour raconter brièvement
      ce qu'il en a été depuis 1989, date à laquelle j'ai cessé de travaillé. Et pour raconter comment le livre de D.DUPAGNE a donné du sens à ma petite et gande vie

      Commentaire


        #4
        Bonjour

        Bonjour, j’ai 62 ans, en retraite depuis deux ans, je viens de terminer la lecture du livre (les propos de Mr Dupagne lors de l'émission de France Inter nous avaient séduits)… elle m’a pas mal remué… il me faudra relire la dernière partie pour mieux appréhender les perspectives de solution.

        Je me suis senti en concordance de phase pour ce qui est du point de vue sur le cul-de-sac dans lequel se retrouvent nos systèmes démocratiques et notre sentiment d’incapacité à le faire changer…

        Pendant ma lecture, je ressentais un étrange sentiment d’une remise en question d’une bonne part de ma vie professionnelle passée dans la qualité (environ 15 ans)… j’étais dans le secteur de l’énergie, là où la Qualité est reine… j’y ai exercé des activités d’inspection qualité et d’audit…

        J’ai quitté le service Qualité avec le sentiment que l’on tournait en rond à éviter de se confronter aux vrais problèmes… le respect de la procédure prenait toute la place sans qu’aucun regard critique puisse être accepté... Je suis resté dans la même entreprise et suis passé au secteur Achats… J’avoue que la description du système hiérarchique vient me gratter quelque peu… j’étais sans doute aussi un bon petit soldat attendant la reconnaissance de ma hiérarchie… un peu « râleur »en réunion mais tout de même très docile et assez participatif pour ceux qui savaient me prendre dans le sens du poil.

        J’ai un peu peur de faire lire ce livre que j’ai trouvé passionnant à d’anciens collègues qui travaillent encore… j’aurais peur de les déstabiliser pour les plus fragiles… En même temps ce sentiment d’incohérence du fonctionnement des entreprises était assez communément partagé par la plupart de nos relations en poste d’encadrement tant dans l’assurance, l’industrie, l’administration,… structures dont les fonctionnements deviennent de plus en plus incohérents… c’est du moins la perception qu’en avaient les gens de notre âge… nous nous demandions souvent comment les plus jeunes percevaient cet imbroglio…

        Les dernières années, nous avons bien connu le règne du power point et du reporting avec l’arrivée de nouveaux cadres d’une génération plus jeune chargée de nous faire évoluer vers l’international (c’était sans doute nécessaire pour ce point), mais qui ont remis en cause toute l’activité des services pour mieux mettre en avant leur propre activité et celle de leur service… il fallait sans arrêt justifier de son activité… l’importance n’était pas le résultat lui-même mais la mise en évidence de l’activité elle-même… les rapports avec les fournisseurs se sont tendus à l’extrême pour devenir en permanence conflictuels… Là où le travail était intéressant et valorisant, tout est devenu compliqué et ingérable…

        Pour ce qui est des solutions, du pouvoir de la toile, des liens virtuels, des forums… ce livre me permet de poser un autre regard sur ce mode de relation… J’étais assez dubitatif jusqu’ici… J’ai participé à des forums, surtout à un avec une activité débordante au début, puis difficulté à admettre le pouvoir des modérateurs qui peuvent supprimer tout message qui ne leur convient pas ou qui critique trop ouvertement leurs positions… Les crises y sont assez régulières… j’ai été exclus plusieurs fois et suis rentré par la fenêtre pour essayer de décrypter le fonctionnement qui m’intéresse mais sans réelle compréhension jusqu’ici…

        J’ai d’ailleurs parlé de votre livre sur ce forum, de l’attente que j’en avais pendant la lecture sur les solutions que vous alliez nous proposer à la fin du livre (la première partie me laissait un goût amer de situation impossible) et aussi sur l’impact qu’il pourrait avoir sur mes prochains votes… pour les solutions je vous remercie de nous avoir permis d’entrevoir la lumière, quant aux votes à venir mes interrogations restent entières…

        Mon épouse a utilisé les forums pour choisir un chirurgien quand il a fallu lui faire enlever la thyroïde… nous avions changé de région et sous-estimé le problème médical… pas facile de « choisir » le chirurgien compétent quand on a peu de relations sur place… Un forum de malades nous a beaucoup aidés…

        Pour ce qui est du contre-pouvoir des réseaux sociaux, le livre cite quelques exemples, je n’avais pas connaissance de l’un d’eux… Ces exemples ont le mérite d’exister, mais ils sont tout de même en nombre limité, alors que les situations d’injustice doivent fleurir de par notre belle France…

        Je voulais vous remercier Mr Dupagne pour cet écrit réussi… je vais essayer de rentrer dans ce forum en espérant y trouver matière à changer mon regard sur l’utilité des forums et du net… peut-être même pourrais-je être d’une quelconque activité ou utilité dans les combats futurs à mener contre les dysfonctionnements de notre société…

        Carpe diem

        lucky49
        Dernière modification par d_dupagne, 23/02/2012, 07h49. Motif: aération du texte

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          #5
          Re : J'arrive, je me présente

          bonjour, j'ai 51 ans, marié, deux enfants adultes, du secteur de la santé je ne connais guère que ce peut en connaître un patient peu assidu, et un ex-fournisseur (trop) assidu

          je connaissais le nom de Dominique Dupagne grâce à la liste Fulmedico (informatique de santé) et j'ai pris connaissance de ce livre grâce à l'émission sur France-Inter

          Ingénieur de formation, j'ai passé le plus clair de mes 27 ans d'activité, dans des rôles de "manager" hiérarchique, et un enseignement que j'en retire à ce jour, sans renier ce que j'ai vécu et ce en quoi j'ai cru, c'est que ces positions ne constituent pas l'alpha et l'omega de l'efficacité en entreprise, et, par ailleurs, je trouve que certains travers des grandes entreprises empêchent souvent le manager de pratiquer comme personnellement je le souhaiterais.

          Je pense que je vais avoir ici plus à lire qu'à écrire, mais si sur un point ou un autre mon expérience peut avoir un sens, je n'hésiterai pas

          Commentaire


            #6
            Re : J'arrive, je me présente

            Bonsoir,

            Je viens de finir le livre. J’avoue quand même que j’ai sauté certains passages, trop "scientifiques" pour moi (même si c’est présenté comme de la vulgarisation), notamment la partie anthropomorphique (probablement aussi parce que, quelque part, je me refuse à voir chez l’homme un simple primate recherchant la domination pour ses gênes, même quand il est apparemment empathique, approche que je trouve trop rationnelle, trop froide pour me séduire…). J’ai aussi beaucoup aimé les exemples humoristiques (fables, BD…) qui ponctuent les chapitres tout en faisant sourire et en étant très parlants, ainsi que la dernière partie qui traite du web 2.0. que j’ai trouvé passionnante, même si j’aurais souhaité plus de "solutions" concrètes encore (le livre restant trop, à mon sens, à un stade d’essai presque clinique d’ailleurs).

            Pour me présenter brièvement, je viens sur atoute depuis 2005, fréquemment à un moment, moins actuellement. J’aime bien le web, les réseaux sociaux, les échanges avec les gens, sans a priori de départs (hors origines sociales, âges, cultures…).

            Je voulais aussi dire que, pour positiver, et parler aussi des atouts quand on est soi-même, depuis toujours, "rameur", atypique, pas forcément adaptée au jeu social… je considère aujourd’hui qu’il y a un énorme avantage, pour moi comme pour beaucoup d’autres, à être "fragile" sur un plan "psy"… : ça donne des antennes, on "sait" que dans certaines situations de stress relationnel, de pouvoirs malsains, on ne tiendra pas… et du coup, cette logique de survie fait qu’instinctivement, on tranche vite, sans tergiverser, en s’orientant vers le refus et/ou la fuite. Avec le risque, évidemment, de l’aliénation sociale. La dépression, non, pas dans mon cas, parce que je me sens bien plus vivante dans ces contre-réactions, même jugées par certains "suicidaires" (j’ai souvent démissionné de CDI, ce qui a souvent été considéré comme "suicidaire"…), que dans l’acceptation passive de situations que je ne pourrais de toute façon PAS supporter. Quand certains de mes amis me racontent par ex des situations de travail particulièrement perverses (j’ai notamment une amie qui travaille dans la fonction publique et qui me raconte des choses délirantes), situations qui durent depuis des années, je me rends compte qu’ils sont bien plus résistants que moi, mais je dirais "malheureusement plus résistants" ! Car au final, j’ai idée que le prix sera dur, très dur, à payer pour eux. Et que leur passivité, leur manière de faire le "dos rond", leur acceptation (en se disant que ça finira par s’arranger), leur "masochisme" je me suis aussi dit parfois… les détruit à petits feux. Je préfère de beaucoup mes signaux d’alarme à moi, et le fait que depuis très jeune, je fais très attention à ce que le stress ne me fasse pas replonger.

            Pour finir, j’aimerais bien échanger sur les idées d’avenir intéressantes que les uns et les autres pourraient avoir (je pensais notamment au principe des Scoop). C’est un peu la critique que je ferais du livre, à ce niveau là, j’ai trouvé qu’il y avait peu d’exemples (hormis le web 2.0 et les hôpitaux magnétiques).

            Bonne soirée à tous.
            Dernière modification par Valérianne, 10/03/2012, 08h36.

            Commentaire


              #7
              Re : J'arrive, je me présente

              Bonjour,

              J'ai 45 ans passés depuis un moment, je poste habituellement sur le forum "schizophrénie" et pour des raisons d'anonymat je ne souhaite pas donner beaucoup d'information sur mon parcours.

              Juste que je travaille avec une RTH (reconnaissance en qualité de travailleur handicapé).

              Je viens de terminer de lire votre livre, je suis contente car je lis depuis peu les essais à cause de problèmes de concentration liés à mes troubles psy ...Donc là, j'ai lu le livre en entier, sa lecture m'a motivée ! Je trouve que vous avez un style clair et direct, avec un souci de rester concret et compréhensible.

              Voici ce qu j'en retiens, je mets mes remarques en italique :

              L'idée de départ est que les hommes sont mus par un lointain instinct primate de domination (surtout les mâles) qui n'a pas évolué ces 10 000 dernières années -10 000 ans sont trop courts pour une évolution des gènes-, alors que la sortie du paléolithique a fait évoluer l'humanité à une très grande vitesse, sur un plan technique, culturel, politique....
              Il y a un décalage entre l'état actuel des civilisations et cette soif de domination liée à notre nature.
              Le résultat est que la mise en place de structures destinées à rompre l'instinct de domination (comme la démocratie) n'empêche pas l'émergence incessante des dominants. Cette corruption est la cause de nombreuses souffrances, vous donnez divers exemples et vous décortiquez de façon percutante les démarches Qualité qui sont des outils de domination selon vous.

              Le développement d'internet fait apparaître une forme de structure sociale qui se passe des hiérarchies de pouvoir et constitue une hétérarchie, comme le Web 2.0, Wikipédia. Elle se fonde sur la pensée complexe (comme par exemple le fonctionnement de "google").

              Ne souhaitant en dévoiler davantage, car vous proposez aussi de solutions pour le monde du travail (comme l'Agilité, ou l'évaluation 360 °), vous pensez que l'avenir de nos sociétés peut résider dans la mise en place d'hétérarchies, basées sur la pensée complexe.

              Votre livre m'a beaucoup appris sur le fonctionnement du web, sur la pensée complexe, domaines fascinants en fait, que vous mettez bien en valeur.

              Pour expliquer le comportement de domination et la situation du monde j'ai lu aussi d'autres textes, et ma théorie à moi, c'est un peu ce que j'observe lié à ce que j'ai lu. Vous reprenez un peu la problématique de l'opposition "nature/culture".

              Si quelque chose ne me convainc pas tout à fait, c'est le transfert du fonctionnement complexe du web dans le monde du travail.

              Je pense qu'il peut y avoir de salutaires interférences entre le web et la vie courante, comme le cas de certains buzz, ou l'exemple de la grippe H1N1.

              Cela dit calquer le fonctionnement du web et l'appliquer au monde du travail, je n'y crois pas trop.
              Lorsque j'aurai un moment je développerai et j'écrirai quelque chose sur le fil des hôpitaux magnétiques.

              Merci en tout cas à vous pour ce livre que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt.

              Commentaire


                #8
                Re : J'arrive, je me présente

                Bonjour.
                Pardonnez ma maladresse, c'est une toute première fois.

                J'ai pris connaissance de votre livre (du livre "La revanche du rameur", je ne sais pas à qui je m'adresse, c'est assez déstabilisant mais j'ai bon espoir que ça s'arrange!) sur France Inter dans l'excellente émission "La tête au carré" de Mathieu Vidard que j'écoute chaque fois que je peux.

                Immédiatement séduit par le titre (j'ai pratiqué l'aviron (pendant trois ans, en club sportif, pas grand chose à voir avec la fable... nous étions bien huit rameurs et un barreur... nous n'avons jamais fait d'étincelles mais passé du bon temps ensemble!) puis par le ton... enfin par les idées, à peine évoquées, certes mais déjà très claires et signifiantes pour moi. C'est notamment la notion d'hopital "magnétique" qui a mis tout en place.

                Le temps de commander le livre (d'occase sur internet) et de finir le roman en cours... et j'ai déjà fini!

                Je n'ai pas l'intention de parler de tout ici mais je voudrais cependant évoquer le "pourquoi" de mon intervention (participation? J'espère!)
                Il se trouve que je suis enseignant dans un lycée (technique et professionnel) de dimension réduite (500 élèves, 50 profs environ dont une demi douzaine de garçons!) donc très adapté, à priori à une gestion en équipe (en système complexe). Ce fut le cas pendant de nombreuses années où notre directrice (oui, c'est un environnement très féminin, beaucoup plus en tout cas que la plupart des entreprises. Celà fera peut être partie du côté intéressant de mon témoignage, bref!) nous laissait travailler en structures réduites (classes, unités pédagogiques) très autonomes.

                A la limite, on pouvait lui reprocher de ne pas avoir une activité énorme dans la recherche de financement pour le développement du lycée mais certainement pas en ce qui concerne une hiérarchie de mâle/femelle dominante.

                Voici bientôt quatre ans, cette dame a été remplacée par une autre dame (Hé oui, on n'y échappe pas!) et, là, tout a changé... et très vite!
                Pour faire court (j'aurai l'occasion de développer), reprise en main de tout le système, procédures strictes, aucune confiance dans les profs ni dans les structures existantes, fonctionnement "monarchique": La Reine et sa cour... et les serfs (nous, les profs, donc) ne trouvant grâce qu'aux yeux des élèves.

                Heureusement, il y a les élèves. Nous les aimons et le temps passé avec eux s'écoule très vite. Bref, nous supportons, supportons... et nous avons tort car la direction exploite cette inertie (cette paresse) et s'attaque aux plus jeunes, aux moins expérimentés, aux plus fragiles sur le marché du travail. Son erreur a été de ne pas savoir s'arrêter et tout celà a fini par un blocage.

                Demande et obtention d'une médiation (extérieure, très bien, constat de désaccord mais, bon!). Nous sommes pour l'instant en cours de négociation avec les différentes parties pour "améliorer la communication au lycée" et surtout pour redonner un peu de moral et d'enthousiasme aux équipes pédagogiques qui ne demandent que ça mais qui en sont empêchées par une hiérarchie sclérosante.

                Après lecture du "rameur", je comprends mieux ce qui nous est arrivé.... Et aperçois peut être un moyen de s'en sortir. je regrette juste de ne pas l'avoir lu AVANT la journée de confrontation où chacun (douze "médiateurs" volontaires) a pu s'exprimer.

                Nous sommes actuellement en vacances mais, dès la rentrée, je ferai circuler le livre et m'en ferai le relai pour ceux qui ont du mal à lire (si, si, il y en a!). Il y a fort à parier que la situation va évoluer favorablement grâce à vos idées. En fait c'est ça qui nous manque : Des idées pour que les gens se parlent, se racontent, échangent... dans un environnement où tout est fait pour nous séparer, compliquer les rendez-vous, dissuader les initiatives et les prises de responsabilités.
                Je m'arrête ici pour cette fois.

                Excusez moi d'avoir été si long.
                Encore un grand MERCI.
                A bientôt
                Grumo
                Dernière modification par d_dupagne, 28/02/2012, 17h57.

                Commentaire


                  #9
                  Re : J'arrive, je me présente

                  Bonjour,
                  Je me présente#:
                  La trentaine, bientôt marié et papa d'un petit garçon de trois ans.
                  Je suis médecin généraliste, récemment installé dans un cabinet de groupe.
                  J'ai lu et apprécié le livre de Dominique Dupagne.
                  Son aisance à exposer de manière pédagogique les situations qui rythment notre quotidien et parfois le détruisent est remarquable.
                  J'espère trouver le temps et les justes mots pour participer à la vie du forum.
                  Merci Dominique Dupagne pour cette bouffée d'oxygène dans une société qui dérape.

                  Commentaire


                    #10
                    Re : J'arrive, je me présente

                    Bonjour!
                    je suis d'abord allée vous dire merci à la suite du post "remerciements" et puis là je vois donc qu'on peut se présenter. Je viens de terminer votre bouquin, je l'ai dévoré, il n'a pas fait long feu! et je vais largement tenter de le conseiller à tout mon entourage!
                    je suis une femme! psychiatre hospitalier, je fais de la psychiatrie générale, je suis très attachée au service public, à la notion de pouvoir offrir des soins de qualité pour tous, je suis fille d'ouvrier et petite fille de résistant déporté à Auswitch, tout ou presque est dit sur moi après celà! je suis maman aussi.
                    le bull d'ozer de la "HAS", le poids écrasant de la démarche qualité, des EPP,"folie de l'évaluation" pseudoscientifique qui plus est! ajoutez à celà les pressions préfectorales, celles du parquet pour que mes "patients, bien patients pour le coup!" ne mettent pas le bout d'un orteil dehors m'ont épuisée! je n'ai que 41 ans oserais je dire et je me sens très seule dans ce sentiment de révolte, votre livre me conforte dans l'idée qu'il faut que je communique encore davantage, je fais passer des textes mais je n'ouvre plus guère mon bec car comme je l'ai déjà expliqué sur l'autre post on m'a menacé de licenciement, celà dit je marque à la culotte! en faisant ouvrir les yeux aux plus jeunes, à leur apprendre à avoir donc un regard critique sur ce qu'on leur impose, je transmets largement les idées de Dejours, désormais la fable du rameur sera connue dans tout l'hôpital car les gens sont friands de mes trouvailles!
                    bon alors si j'ai bien compris, faut zigouiller la plupart des mâles et vive l'hétérarchie! (je plaisante, je plaisante.....), votre roue d'ailleurs est imbuvable sur l'agile devlopment, c'est fait exprès n'est-ce pas????

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                      #11
                      Re : J'arrive, je me présente

                      bonjour,
                      50 ans , technicien dans un hôpital public.
                      consommateur de soins depuis 30 ans suite a un accident de moto , j'ai pu observer les changements dans les prises en charges a la fois en tant que patient et en tant que rouage du système.
                      depuis 2006 je participe a des missions techniques dans des hôpitaux étrangers (Asie , a frique , caraïbes ).
                      j'ai suivi avec attention les étapes de l’accréditation puis de la certification des hôpitaux Français , et constaté la dégradation globale de la prise en charge des patients .
                      je suis inquiet , sérieusement.
                      il me semble que nous avons atteint un seuil qui va nous conduire rapidement a une mise en danger de nos patients , si rien n'est fait pour revenir a des pratiques de bon sens.

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                        #12
                        Re : J'arrive, je me présente

                        Bonjour !
                        je me joins à vous pour partager des reflexions suscitées par la lecture de livre, et continuer à en apprendre à ce sujet, grâce à l'expérience des participants sur ce forum.

                        La cinquantaine, travailleur indépendant dans un domaine technique, je viens de recevoir mon exemplaire et l'ai lu. C'est en visitant atoute.org comme je le fais de temps en temps, que j'ai pris connaissance de la parution du livre ; la description de son contenu, le site de présentation agréable à consulter, et les premiers commentaires m'ont donné envie de le lire.
                        Et aussi la personalité de l'auteur, bonjour Monsieur DD.
                        (bravo pour les fables et situations imagées, celle des singes devenus agressifs sous la douche froide m'a enchanté !)

                        J'ai bien aimé la description (la dénonciation) des effets pervers des normes de qualité; comme je me déplace souvent dans des entreprises qui sont mes clientes, j'avais déjà perçu que cette mode ne semblait pas si bénéfique que ça, de nombreux rameurs me donnant des témoignages persos.

                        La partie consacrée Web 2.0 et son effet de contre-pouvoir réparti m'a bien plu : j'avais conscience d'avoir vécu une révolution avec l'arrivée de l'internet et son déploiement mondial (mais comment je faisais, avant, pour m'informer, m'ouvrir à d'autres idées, et communiquer ??), mais je n'avais pas perçu la force que peut avoir une structure en réseau face à des organisations hiérarchiques. Tous ces points m'intéressent !

                        à bientôt

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                          #13
                          Re : J'arrive, je me présente

                          Bonjour à tous,

                          Je viens de terminer le livre, acheté après avoir écouté l'émission La tête au carré (là aussi, le web est bien pratique pour écouter des émissions qu'on a pas forcément l'occasion de suivre en direct, je le fais notamment pour celle-ci mais aussi pour Là-bas si j'y suis, souvent passionnante aussi).

                          Beaucoup de choses passionnantes dans le livre et que je sentais confusément, sans toujours arriver à mettre des mots dessus ou à les expliquer, notamment ces dominants qui ne travaillent essentiellement qu'à assurer leur domination, ces dominés qui acceptent très facilement presque tout et n'importe quoi, l'absurdité de certaines prescriptions dans le travail (des chartes qualité qui ne tiennent absolument pas comte des réalités par exemple), etc.

                          Personnellement, j'avais un boulot dans lequel je ne m'épanouissais guère et des conditions de travail de plus en plus absurdes et j'ai donc choisi... la fuite! Après quand même pas mal d'investissement syndical, notamment à écrire des tracts/articles mettant le doigt sur les absurdités rencontrées (parce que je ne me satisfaisais pas du "tais-toi et rame!"), ce que tous les collègues de même niveau reconnaissaient mais, devant l'apathie générale, j'ai choisi de partir voir ailleurs si l'herbe était plus verte.

                          J'ai changé de boulot après une formation pour en trouver un autre qui me plait beaucoup plus et dans lequel je trouve beaucoup plus d'intérêt (même s'il contient son lot d'absurdités aussi).

                          Bref, tout ça pour dire que ça fait du bien de lire des propos aussi intéressants et qui font qu'on se dit, mince alors, je ne suis donc pas le seul à penser un peu comme ça! (sans d'ailleurs se sentir obligé d'être d'accord sur tout).

                          Commentaire


                            #14
                            Re : J'arrive, je me présente

                            bonjour,
                            je viens de terminer le livre, j'en ai fait livrer un un mon directeur favori en arrivant sur le passage comment s'opposer à la hiérarchie en se syndicalisant
                            il a l'air de l'avoir bien pris j'attends les retours après lecture ...
                            je suis délégué syndical

                            Dans les entreprises les clients sont des entreprises qui demandent des procédures qualités à leurs fournisseurs ...

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                              #15
                              Re : J'arrive, je me présente

                              Bonjour,



                              Très tôt j'ai cru ma vie finie
                              y'a eut la maladie de Nathalie
                              déjà que j'me défiais des gens
                              j'allais mal tout le temps

                              Plus fait pour l'étude que pour l'action
                              j'me suis trouvé peu de motivation
                              Quand tout vous semble hostile
                              rien n'est facile

                              je vous invite à nous rencontrer
                              juste pour échanger
                              savoir parler c'est bien
                              tout seul ça ne sert à rien.

                              A bientôt
                              Dernière modification par blacky, 28/06/2012, 10h10. Motif: Faut savoir se corriger pour s'ameliorer.

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