Annonce

Réduire
Aucune annonce.

les pionniers et la Médecine 2.0

Réduire
X
 
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

    les pionniers et la Médecine 2.0

    Hugues Raybaud est un médecin réunionnais, webmaster du site Esculape, un des premiers sites santé et une référence pour la profession médicale.

    En deux mots :

    Voici sa vision de la Médecine 2.0, vous en pensez quoi ?
    http://www.esculape.com/cqfd/MEDECINE2-0.html

    #2
    Re : les pionniers et la Médecine 2.0

    Envoyé par d_dupagne
    Hugues Raybaud est un médecin réunionnais, webmaster du site Esculape, un des premiers sites santé et une référence pour la profession médicale.

    En deux mots :

    Voici sa vision de la Médecine 2.0, vous en pensez quoi ?
    http://www.esculape.com/cqfd/MEDECINE2-0.html
    Bien
    J'ai bien aimé le plus en plus informé et non mieux en mieux informé (mais ça c'est pas nouveau cf. H1N1).

    Commentaire


      #3
      Re : les pionniers et la Médecine 2.0

      Envoyé par d_dupagne
      Hugues Raybaud est un médecin réunionnais, webmaster du site Esculape, un des premiers sites santé et une référence pour la profession médicale.

      En deux mots :

      Voici sa vision de la Médecine 2.0, vous en pensez quoi ?
      http://www.esculape.com/cqfd/MEDECINE2-0.html
      Bonjour
      J'en pense qu'il a bien compris les liens qu'il a mis à la fin qui viennent tous de vous, et qu'il reformule autrement avec un humour.

      Commentaire


        #4
        Re : les pionniers et la Médecine 2.0

        Bonjour

        C'est très simplifié non ?

        Copions collons son argumentaire....


        01 : La sagesse collective communautaire est un principe fondateur de la Web Santé 2.0.
        02 : La connaissance n'appartient pas qu'aux experts : le patient doit se l'approprier pour agir en adulte et mieux se soigner..
        1) on est d'accord
        2) on l'est moins, le patient produit aussi de la connaissance ( complémentaire de celle du médecin, pas orienté sur le méme débat), il ne la reçoit pas passivement.


        Hélas 01:la sagesse collective n'existe pas. Elle suit les modes, la télé, les campagnes de pub, les "leaders d'opinion", les atavismes, les préjugés, etc...
        Hélas 02 : L'information se partage facilement, la connaissance nécessite un apprentissage, la décision demande la compétence.
        1) alors ça s'applique aussi aux médecins qui suivent les modes, les experts, les visiteurs médicaux, les études "truquées" ( mais on ne le sait qu'après)
        ...On est donc pas rendus a ce moment là...
        2) l'information se partage mais la pondération fait que toute information n'a pas la méme valeur pour chacun ...
        La connaissance nécessite un apprentissage peut étre oui....
        La décision demande la compétence, elle devrait bien plus venir dune rencontre entre la connaissance du patient et le compétence du médecin , c'est le seul moyen d'aboutir a une vrai observance.

        01 : Quid de la sagesse populaire face au dépistage généralisé du cancer de la prostate ?
        02 : Quid de la sagesse populaire face à la publicité médicale grand public (Alli, vaccination HPV)
        03 : Etc...
        Quand on voit la faible couverture de ce dépistage,du taux de vaccinés HPV malgré l'"atroce" et étendue campagne de publicité sur le sujet, des nombreux commentaires négatifs ( effets secondaires, efficacité constatée)des internautes sur Alli, peut étre que la sagesse populaire existe quelque part....

        La suite oui pourquoi pas, il peut y avoir des dérives mais on y trouve aussi des solution aux dérives, quand au fait que la parole publique soit vue comme un mensonge faut dire qu'on a été bien servis sur le sujet....

        Et Rapsody a raison il n'y a quasi que des liens vers Atoute c'est étrange.....
        Dernière modification par mariammin, 03/04/2010, 13h06.
        Notre vieille terre est une étoile ou toi aussi tu brilles un peu....

        Commentaire


          #5
          Re : les pionniers et la Médecine 2.0

          Envoyé par d_dupagne
          Voici sa vision de la Médecine 2.0, vous en pensez quoi ?
          http://www.esculape.com/cqfd/MEDECINE2-0.html

          Je m'y colle :

          D'une manière générale, le web 2.0 désigne l'ensemble des technologies qui facilitent les interactions entre les internautes : communautés en ligne, blogs, forums, wikis, votes, etc...

          Tous ces outils de mise en avant du Moi (mon site, mon blog, ma tribu...) ont été réunis par Joël de Rosnay dans le terme d'Egologie...voire Egogogologie pour Ego, Google et gogo ou EGObobologie pour la santé. A ne pas confondre avec EXObobologie.. quoique :-)
          L'expression Médecine ou Santé 2.0 correspond donc à l'ensemble des applications de ce type, dédiées à la santé.


          Oui et non.
          Ces outils sont indispensables au Web 2.0, certes, mais ce qui caractérise vraiment le Web 2.0, c'est l'usage qui en est fait : la création de contenus, et non plus la simple consultation d'information rédigée par des auteurs légitimes, des experts, des professionnels.

          Selon les experts (ça commence mal !!) en santé 2.0,
          01 : La sagesse collective communautaire est un principe fondateur de la Web Santé 2.0.
          02 : La connaissance n'appartient pas qu'aux experts : le patient doit se l'approprier pour agir en adulte et mieux se soigner..


          Je me sens visé (rappelons que texte a été rédigé un premier avril )

          01 : Oui. Comme pour la démocratie d'ailleurs, c'est le pari que globalement, la foule peut développer une forme d'intelligence si elle est connectée correctement. On a parlé aussi "d'Alchimie des multitudes", concept plus modeste que j'aime bien aussi.
          02 : Oui, c'est le principe intraduisible de l'empowerment. Il ne concerne pas que le patient. C'est vrai pour tous les niveaux (médecins généralistes, infirmiers, kinés, sage-femmes, pharmaciens...). C'est une horizontalisation, un passage de la hiérarchie des savoirs à l'hétérarchie et non l'anarchie).

          Selon moi (c'est pas mieux)
          Hélas 01:la sagesse collective n'existe pas. Elle suit les modes, la télé, les campagnes de pub, les "leaders d'opinion", les atavismes, les préjugés, etc...
          Hélas 02 : L'information se partage facilement, la connaissance nécessite un apprentissage, la décision demande la compétence.


          Tu es bien pessimiste. Quand la démocratie s'est répandue en Europe au 19ème siècle, ses détracteurs employaient les mêmes arguments : Comment confier le sort du pays à une populace ignare, influençable, manipulable à l'envi. On connaît la suite : la foule qui vote et qui élit ses représentants fabrique un système politique de meilleure qualité que celui géré par des ministres professionnels choisis par un monarque éclairé.

          Je répète partout qu'un forum de patients est plus difficile à manipuler qu'un congrès de médecins. Je persiste et signe. Il faut vraiment s'immerger dans les communautés de patients pour s'en rendre compte. L'homme est influençable, ignare ou expert. Un groupe d'hommes structuré l'est beaucoup moins (et je ne parle pas des femmes
          )

          Pour ton
          Hélas 02 tu rejoins la phrase d'Albert Einstein "La connaissance se fonde sur l'expérience, le reste n'est que de l'information". Le Web 1.0 était du partage d'information unilatéral et descendant. Le Web 2.0 est du partage d'information multidirectionnel.

          Le médecin a une expérience limitée des maladies prises une à une mais une forte expérience de leur analyse globale et de l'intégration de leurs symptômes dans une stratégie diagnostique par exemple.


          Le patient a une expérience limitée et souvent nulle de l'analyse globale des maladies (ceux qui croient le contraire sur le web sont souvent les pires contributeurs). Il a en revanche une forte expérience de SA maladie. L'échange d'information entre patients atteints d'une même maladie aboutit non plus à de l'information, mais à un vrai système de connaissance sur les traitements, le
          coping, la finesse sémiologique de CETTE maladie. Le groupe de patients développe une vraie compétence dans le domaine de sa maladie, compétence qui naît de la confrontations d'expérience.

          Bref, connaissance globale mais parcellaire d'un côté, limitée mais profonde de l'autre. Les deux systèmes de connaissance ont vocation à se compléter.


          Questions
          01 : Quid de la sagesse populaire face au dépistage généralisé du cancer de la prostate ?
          02 : Quid de la sagesse populaire face à la publicité médicale grand public (Alli, vaccination HPV)
          03 : Etc...


          01 : la réponse est simple : un grand nombre d'hommes résistent à ce dépistage, au grand dam des urologues, car ils sentent confusément que ce n'est pas très utile.

          Mais la sagesse collective n'est pas que populaire. Tu noteras que le dépistage
          (néfaste) de ce cancer est fortement rejeté par les médecins généralistes fréquentant nos communautés virtuelles, alors qu'il est largement pratiqué par les généralistes formés par les "experts" urologues et qui n'ont pas d'outils de connexion avec leurs confrères pour redresser cette désinformation.

          02 : La sagesse populaire sur internet permet de détecter des messages publicitaires fallacieux et de les critiquer, voire de les ridiculiser. La vaccination HPV (cancer du col) est très contestée sur le web et peu pratiquée dans les faits. Si internet n'avait pas permis aux patientes d'échanger leurs mises en garde (face à la promotion de leurs pédiatres), le lobby des vaccins HPV aurait obtenu une vaccination massive de la population, comme cela a été le cas pour l'inutile et dangereux BCG par exemple.

          Heureusement, un expert américain nous "éclaire" : selon le schéma ci-après de Scott Shreeve, expert américain reconnu, Health 2.0 facilite un " cercle vertueux " d'innovation et d'amélioration de la qualité et de l'économie des soins, par l'introduction d'une vraie concurrence entre les offreurs de soins, de la médecine fondée sur les preuves, d'un progrès dans la connaissance grâce à la communication à grande échelle des résultats médicaux et d'une information ubiquitaire.



          Que la lumière soit !!!!



          Ce qui certain c'est que nos patients sont de plus en plus informés - je n'ai pas dit de mieux en mieux informés - et que nous allons devoir intégrer cela dans nos pratiques mais les dérives seront probablement nombreuses. La certification des sites médicaux est une honnête tentative [Lire] mais le web 2.0 n'y est pas soumis et le bruit de fond inutilisable envahit toutes les requêtes faites sur Google.


          Fais confiance aux patients et à leurs infomédiaires (non commerciaux) pour faire le tri.

          Tu as connu les moteurs de recherche avant Google. Le bruit de fond y étais phénoménal. Google avec sa mécanique pur Web 2.0, a permis de le réduire considérablement. Ce n'est qu'un début, Google a 10 ans.

          Le net ouvre donc grand la porte à la "mal et/ou dés-information", au charlatanisme, etc... mais représente aussi un magnifique contre-pouvoir que les médecins et les patients doivent investir mais pas à n'importe quel prix car comme "pour les avions qui tombent" les forums sont envahis par les "recalés de la guérison" acteurs et cibles de toutes les dérives.
          Les autres sont à la plage....


          Tu as raison, mais je crois vraiment que, faute de les avoirs fréquentés en profondeur, tu sous-estimes la capacité de traitement de l'information des communautés de patients.


          Ce qui est sur c'est que les "experts" et les "leaders d'opinion" se sont largement auto-dévalués (Grippe H1N1, dépistages sauvages, absence de déclaration de conflit d'intérêt, etc..) et ont ainsi crée un fort climat de suspicion. [Lire]
          Ce que tu négliges, c'est que sans nos communautés virtuelles de contre-pouvoirs, les mensonges de ces experts n'auraient été ni démasqués, ni révélés au grand jour.

          De même, les grands laboratoires pharmaceutiques dans leur course effrénée aux profits ont généré une forte méfiance du grand public mais également des médecins. Revoir les médicamenteurs [Lire]

          Même remarque. Le Web 2.0 est le pire ennemi des lobbies.


          Ainsi, selon l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) Internet serait le média qui nie et voit de la manipulation partout. Il véhicule la contestation de toutes les superstructures sociales. Et traite la parole publique comme véhicule du mensonge... [Lire]. On se demande bien pourquoi !!!


          Parce que le Web 2.0 est aussi le pire ennemi du pouvoir hiérarchique.
          Il permet au gens de penser et de s'informer en échappant à TF1. C'est terrifiant quand tu veux contrôler les foules.

          Internet est un outil, le web le pire et la meilleure des choses
          C'est vrai ; c'est vrai aussi de la démocratie, de la musique, de l'art, des amis, de la sexualité, de la médecine, de la presse de...

          Dernière modification par d_dupagne, 04/04/2010, 07h51.

          Commentaire


            #6
            Re : les pionniers et la Médecine 2.0

            Bonjour,

            Merci, je saisis mieux ce qu'est le web 2.0...
            Je n'ai pas réussi à vraiment m'y intéresser car j'ai très rarement entendu les patients aborder leurs problèmes de santé par ce biais (peut-être réservent-ils ça à leur médecin ?), même si je me suis beaucoup promenée sur des forums de patients. J'ai donc plutôt du mal à faire le lien entre la réalité de la pratique et les connaissances apportées par le web au consommateur de santé.

            Pour ce qui est de la sagesse populaire, je crains qu'elle ne soit bien fragile et susceptible de s'envoler quand souffle la panique, et je ne suis pas du tout aussi optimiste que d dupagne et mariammin en ce qui concerne le contre-pouvoir exercé sur la campagne de pub du Gardasil et ses résultats.
            En cherchant -difficilement-, je suis arrivée à une population très approximative de 4 millions de jeunes filles ou femmes de 15 à 24 ans, sachant qu'au delà de 18 ans, on est à coup sûr dans la zône de "rattrapage" qui ne concerne en principe que les jeunes femmes ayant démarré leur vie sexuelle depuis un an au plus.
            Je crains bien qu'environ un quart -ou plutôt plus..- de la classe d'âge concernée par le Gardasil ait été vacciné: en France, l'AFSSAPS considérait en mai 2009 que 2,7 millions de doses ont été délivrées, pour 1,1 million de vaccinées.
            Ce n'est peut-être pas une vaccination massive, mais c'est un taux tout de même très respectable !

            Et pourtant, il y a quantité de dossiers très bien étayés sur le manque flagrant de données scientifiques concernant les effets de ce vaccin sur le net, et peu ou pas d'anti-vaccinalisme primaire ou de sectarisme, contrairement à la vaccination anti-grippe A.
            En fait, les parents, plus particulièrement les mères, ont privilégié les conseils de leur gynéco ou de leur médecin traitant, qui semblent assez peu influencés par le web..


            En ce qui concerne le dépistage du cancer de la prostate, je n'ai rien trouvé sur le nombre de dépistés: est-il en diminution depuis quatre ou cinq ans, c'est-à-dire l'époque où je tournais en libérale, parceque qu'est-ce que j'ai pu prélever comme PSA !
            Comment le MG va-t-il résister au patient quinqua ou sexagénaire qui aura lu l'article de ce site réputé très sérieux, même après être passé par Atoute, et sachant que les sites officiels et médicaux laissent dans le meilleur des cas planer le doute sur l'intérêt du dépistage individuel ?

            http://www.futura-sciences.com/fr/ne...45/#xtor=RSS-8




            La plus vase étude portant sur l’intérêt du dépistage du cancer prostatique se solde par un verdict sans appel. Les résultats publiés dans le New England Journal of Medicine ne souffrent en effet aucune contestation, et plaident en faveur du dépistage.
            (..)



            Tout ça pour dire que je doute de la sagesse des masses, et que je suis convaincue de la haute compétence et des remarquables capacités des industriels du médicament, tests diagnostiques et autres biens médicaux en matière de marketing, mais aussi, hélas, de l'indifférence désabusée des milieux soignants, qui me semblent toujours déterminants dans l'opinion de leurs patients, tout particulièrement les médecins...
            Il me semble que le patient moyen, lorsqu'il lit ou entend les mots "cancer", "pandémie" ou "millions de morts" a besoin de la présence tangible d'un représentant de la connaissance officielle, même si la confiance s'effrite; celui-là même à qui il pourra adresser ses reproches après un diagnostic de cancer de la prostate s'il lui a refusé sa PSA un ou deux ans auparavant..

            Bon, je suis pessimiste et désabusée, c'est vrai, mais je souhaite tellement que vous ayez raison..

            cath

            debout les crabes.. la mer monte !

            Commentaire


              #7
              Re : les pionniers et la Médecine 2.0

              Envoyé par moicat

              Tout ça pour dire que je doute de la sagesse des masses, et que je suis convaincue de la haute compétence et des remarquables capacités des industriels du médicament, tests diagnostiques et autres biens médicaux en matière de marketing, mais aussi, hélas, de l'indifférence désabusée des milieux soignants, qui me semblent toujours déterminants dans l'opinion de leurs patients, tout particulièrement les médecins...
              Il me semble que le patient moyen, lorsqu'il lit ou entend les mots "cancer", "pandémie" ou "millions de morts" a besoin de la présence tangible d'un représentant de la connaissance officielle, même si la confiance s'effrite; celui-là même à qui il pourra adresser ses reproches après un diagnostic de cancer de la prostate s'il lui a refusé sa PSA un ou deux ans auparavant..

              Bon, je suis pessimiste et désabusée, c'est vrai, mais je souhaite tellement que vous ayez raison..

              Bonsoir Moicat,

              Avant le web 2.0, la messe était dite : l'opinion publique était forgée par les urologues alliés à l'industrie pour promouvoir leurs business. La presse recopiait les dépêches d'agences (Destination Santé dans votre exemple, qui a perdu son accréditation HonCode récemment, et je n'y suis pas pour rien).

              Depuis le web 2.0, le patient a accès à une autre information. Si par exemple il tape "psa" dans Google, le premier lien médical est justement Esculape.com. Et il a un tout autre son de cloche. Je ne peux pas croire que cela n'a pas un impact sur la pratique du dépistage, même si cet impact n'est pas massif.

              De plus, depuis "Touche pas à ma prostate", les urologues sont sur la défensive. Ne manquez pas le numéro du Point de la semaine prochaine.

              Commentaire


                #8
                Re : les pionniers et la Médecine 2.0

                Bonjour d dupagne,


                Je viens de lire cet article du Pr M. Peyromaure, urologue à Cochin, et il m'a laissée pantoise..
                C'est un vrai expert, bien sûr, et voilà son analyse de l'irruption de l'intelligence collective dans le débat médical:

                http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/27/le-depistage-du-cancer-de-la-prostate-un-debat-de-sante-publique-aux-accents-ideologiques-par-michael-peyromaure_1324701_3232.html

                Récemment, un véritable phénomène de société est venu aggraver la polémique : la revendication des patients. Depuis quelques années, certains d'entre eux expriment publiquement leur mécontentement après le traitement qu'ils ont reçu. Un traitement qui peut en effet induire des troubles sexuels et urinaires, en particulier une incontinence. Comme ce cancer ne présente pas de symptômes au moment du diagnostic, ces séquelles sont d'autant plus regrettables et difficiles à accepter.

                Ainsi, certains remettent en question l'intérêt de se faire soigner. Et ils vont tenter d'en convaincre les autres.
                Le dépistage du cancer de la prostate prend donc une connotation idéologique. Guérir ne suffit plus : il ne doit pas y avoir de complications.
                Je saisis mal l'implication idéologique, mais c'est sans doute en raison de ma nullité crasse en urologie..

                Quant à la démocratie sanitaire:

                Enfin, jamais un dépistage ni même un traitement n'est imposé par un médecin à un patient. Après avoir été informé du bénéfice attendu et des risques encourus, ce dernier reste libre de ses décisions. Il faudrait donc cesser de véhiculer l'idée que les patients sont victimes d'urologues zélés et avides d'opérer. Cette nouvelle idéologie doit cesser de troubler le débat sur le dépistage généralisé du cancer de la prostate, déjà bien difficile à régler par les vrais experts.
                Alors tenez-le vous pour dit !!

                Pessimisme ou pas, je suis bien d'accord, le web 2.0 est quasiment la seule façon de se défendre..
                cath

                debout les crabes.. la mer monte !

                Commentaire


                  #9
                  Re : les pionniers et la Médecine 2.0

                  Envoyé par moicat

                  Pessimisme ou pas, je suis bien d'accord, le web 2.0 est quasiment la seule façon de se défendre..
                  Mais c'est exactement ça. Avant, on arrivait parfois à publier une opinion pour critiquer le dépistage. Maintenant les articles sont critiques et les urologues en sont réduit à écrire des âneries dans les rubriques d'opinion.

                  Commentaire


                    #10
                    Re : les pionniers et la Médecine 2.0

                    Bonjour

                    Je crains bien qu'environ un quart -ou plutôt plus..- de la classe d'âge concernée par le Gardasil ait été vacciné: en France, l'AFSSAPS considérait en mai 2009 que 2,7 millions de doses ont été délivrées, pour 1,1 million de vaccinées.
                    Ce n'est peut-être pas une vaccination massive, mais c'est un taux tout de même très respectable
                    J'ai cherché les chiffres...
                    Je les ai trouvé sur cette intervention du Pr D.Riehtmuller( slide7)
                    http://www.infogyn.com/videos/2008Au...ethmuller.html
                    Environ 35% maximum d'un classe d'âge ( les 16ans) ayant reçus au moins une dose, or il faut 3 doses, donc le taux de "correctement vaccinés" est bien plus faible.
                    Bon après 2 ans de battage médiatique, c'est pas une grande réussite a mes yeux ( pourtant ils ont mis le paquet en spots télé et visites médicales.)

                    Maintenant pour se marrer on peut écouter toute la présentation ci dessus en gardant a l'esprit les conflits d'intérets de l'intervenant:
                    http://pharmacritique.20minutes-blog...dr-pretet.html
                    La tournure du discours devient des lors croustillante.

                    Avant le 2.0 je n'aurais pas eu accés a tout ça.
                    Notre vieille terre est une étoile ou toi aussi tu brilles un peu....

                    Commentaire


                      #11
                      Re : les pionniers et la Médecine 2.0

                      http://www.afssaps.fr/Infos-de-securite/Communiques-Points-presse/Gardasil-R-Second-bilan-du-plan-de-gestion-des-risques-europeen-et-national
                      Un bilan à la fin du mois de mai 2009 montre qu’environ 2,7 million de doses de Gardasil® ont été délivrées. On estime qu’environ 1,1 million de jeunes filles ou jeunes femmes ont été vaccinées. Parmi elles, 60% ont reçu trois doses, 20% deux doses et 20% une dose. La majorité des prescriptions sont réalisées chez des jeunes filles âgées de 15 à 23 ans. On peut cependant constater que les prescriptions réalisées chez les adolescentes âgées de 14 ans ont augmenté depuis juillet 2008 (de 14% à 21% des vaccinées).
                      Je trouve que ça fait beaucoup, et rien n'indique que le pourcentage de vaccinées soit en diminution..Au Canada, Gardasil est approuvé cette année pour la prévention des verrues génitales chez les hommes.
                      http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/February2010/23/c3850.html
                      Je ne résiste pas..
                      À propos de Merck

                      La nouvelle société Merck œuvre au bien-être du monde.
                      Grâce à ses médicaments, vaccins, traitements biologiques, produits de santé grand public et de santé animale, elle collabore avec ses clients et œuvre dans plus de 140 pays à procurer des solutions de santé novatrices. Elle démontre également sa détermination à améliorer l'accès aux soins de santé grâce à des programmes d'envergure qui permettent non seulement l'accès à ses produits, mais qui font également en sorte que ces derniers parviennent à ceux qui en ont besoin.
                      Merck. Mieux-être.
                      Pour de plus amples renseignements, visitez le site www.merck.com.

                      Sinon, toujours pour rigoler un peu, "Prévention du cancer du col par la vaccination, réalités et préjugés": http://congres.impact-sante.fr/gynecologie/pdf/Presentation_Coursaget_10h30.pdf voir p 17 les bénéfices apportés en France par la vaccination en général: plus que 126 grippés là où il y en avait 2000 hors vaccination, et 872 cas de tuberculose contre 200 000 sans BCG. A dire vrai, la "démarche scientifique" de ce médecin ne me fait pas rire, je trouve même un peu affolant qu'il ignore que le BCG n'a jamais empêché la propagation de le tuberculose..
                      Web.2 ou pas, c'est de plus en plus croyance contre croyance, et la fin justifie les moyens...
                      Ce type d'argumentaire me semblerait plus à sa place sur un site anti-vaccinal caricatural (il y en a d'infiniment plus rigoureux..) que sous la plume d'un médecin de l'Inserm, même s'il déclare des conflits d'intérêt (félicitations, c'est rare..) avec les trois labos concernés par l'objet de son discours.

                      Bien sûr mariammin que je me suis jetée dès que j'ai pu sur l'information du web, alors que je n'ai jamais eu d'affinité pour l'informatique; après 20 ans de rétention d'informations médicales, c'est avec avidité que je me suis engouffrée dedans. Au début, avec une sorte d'euphorie amère de voir non seulement se confirmer les doutes si répandus dans les milieux soignants, puis de réaliser que la rigueur et l'honnêteté affichées étaient encore bien plus absentes que prévu..
                      Maintenant, l'euphorie a disparu, reste l'amertume de voir qu'une information aussi disponible est finalement si peu assimilée...
                      cath

                      debout les crabes.. la mer monte !

                      Commentaire

                      Chargement...
                      X