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Marge de progression chez le schizophrène

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    Marge de progression chez le schizophrène

    Elle est bluffante. C'est hallucinant à quel point en sortant d'une décompensation on peut être bien bas. Mais c'est sans compter l'énorme marge de progression que nous avons. Il faut du temps par contre (et des médoc) ça c'est sûr. Perso je n'arrivais plus à conduire ou tout du moins j'avais très peur, j'avais un mal fou à conduire tellement il fallait prendre en compte de choses en même temps. Maintenant c'est les autres que je trouve lent dans les réactions et la prise en compte de leur environnement. Et quand je vois un normal conduire j'hallucine sur le fait qu'il ne prend pas en compte plein de risques tout en étant vite débordé. C'est là où la parano a du bon, prendre en compte la "potentialité des risques" de la route.

    Même chose pour la mémoire, avec le temps et l'entrainement je déborde maintenant bcp de monde alors que je suis parti d'un point.... pfiou... un vrai poisson rouge, le tour du bocal et hop oublié . Bon j'ai quand même une mémoire différente, j'ai des stratégies cognitives assurément différentes mais je le remarque, là où des gens il fut un temps se serait rappelé avant moi, il oublie sur le long terme, alors que moi avec tous les efforts que je fais, l'ancien est bien ancré en moi. Par contre pour la mémoire à court-terme je ne suis pas aussi fort, maladie oblige, je sui obligé d'employer des moyens mnémotechniques. Et même avec ça, même si je sais je mets du temps à sortir l'info, à me remémorer.

    Pour les relations sociales par contre, j'ai juste pris de l'assurance et vis comme je vis, c'est à dire "je suis foncièrement un solitaire dans l'âme". Ce que j'entends pas là c'est que j'ai moins besoin des autres que l'individu normal. C'est sous un certain angle, un avantage. Je suis plus solide.

    Y'a pas à dire quand je me vois à la sortie de ma période délirante (7 ans) et maintenant, quand je vois tous les schizo que j'encadre (je travaille en partie dans une entreprise adaptée qui embauche bcp de trouble pys) je me dis que nous avons de grandes marges de progression et c'est magnifique je trouve.
    Dernière modification par su(n), 22/10/2010, 16h18.

    #2
    Re : Marge de progression chez le schizophrène

    Bonjour Su(n)

    Oui c'est sûr.
    C'est qu'on on peut descendre tellement bas qui dans le desespoir qui dans le handicap qui dans autre chose, que lorsque l'on remonte, on a l'impression d'avoir une marge de progression considérable.
    On couvre une amplitude d'états tres importante.
    Grace aux médicaments bien sur et avant tout. Ensuite, chacun ses astuces pour aller mieux, thérapie, ou autres choses.
    PAr contre enfin en ce qui me concerne tout du moins, cette marge acquise, ce progres, cette stabilité sont je dois le reconnaitre liés au médicaments. Des que je les arrete je replonge. Donc il faut modérer le terme marge de progression peut etre quand meme, car sans les médicaments, certains d'entre nous seraient bien peu de choses, voire plus rien du tout.
    Je suis face à 2 sortes de psy: les psychiatres prescripteurs qui tous me disent de ne jamais arreter les médicaments et que c'est là que je trouverais ma progression, et puis un analyste que j'ai choisi pour ses analyses passionantes par ailleurs, qui dit que tout le monde tout malade est capable a les ressources en lui pour lutter contre les sympotmes, apprendre à, sans médicaments. Il reconnait que je peux pas là, mais il perd pas espoir que j'y arrive un jour. Et pour lui c'est valable pour tout le monde, pas que moi.
    Moi j'en doute, car j'ai essayé d'arreter récemment, et c'est terrible, tout revient exactement comme au début, comme si je n'avais réalisé aucune marge de progression, voire pire car j ene crois plus en rien.
    Donc marge de progression oui, mais bon, sans médocs rien de tout cela à mon avis. Meme si j'aime l'idée de lui faire confiance pour plus tard je joue le jeu, et j'ai cet espoir de réussir par moi meme à euh...bon guérir quoi.
    Pour lui c'est possible pour nous tous. J'y crois, mais c'est pas ma réalité aujourd'hui en tous cas.
    Donc quelle est notre marge de progression sans médicaments ? pour moi néante dans ma réalité, pour mon analyste, importante. Mais ca colle pas avec ma réalité.
    J'en fais pas un plat, il est supe rpar ailleurs.
    Dernière modification par Rapsody, 22/10/2010, 19h33.

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      #3
      Re : Marge de progression chez le schizophrène

      Salut Sun,

      Tu as bien de la chance de jouir de tant d'énergies. Qui te permettent de mettre en oeuvre des stratégies pour la mémoire. Moi j'ai encore une mémoire de poisson rouge, mais je me vois très mal envisager d'y réagir avec efficacité. Je suis le 90% dans une sorte de léthargie morbide, et même la ritaline n'y fait rien. Peut-être que je n'ai pas encore trouvé le bon traitemenet?
      Mais je veux pas être un rabat-joie...en ce moment ça-va pas trop pour moi. Je voudrais pas décourager d'autres surtout! Ton messages est plein d'espoir.
      En tout cas, je suis ravi pour toi et j'espère que bcp d'autres se retrouvent dans ce que tu décris.
      Dernière modification par Julien Hugo, 23/10/2010, 10h00.
      "Si Platon et Aristote ont écrit à propos de politique, c'était comme pour régler un hôpital de fous." Pascal

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        #4
        Re : Marge de progression chez le schizophrène

        sun(n) : Tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort.
        Site perso
        Les mauvais logiciels sont une plaie divine et un fardeau pour l'internet. Ensemble, rejoignez la ligue des justiciers contre les mauvais logiciels !

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          #5
          Re : Marge de progression chez le schizophrène

          perso, moi aussi je suis stupéfait de ma progression en six ans.
          De complètement fou à normal voir plus que la moyenne dans beaucoup de domaine !

          Mais je croit que l'être humain est fait comme cela ( Pour évoluer et progresser.)
          le pb est que en occident actuellement , on considère que l'on doit pas changer, ni évoluer.
          Donc à 50 ans , on est comme à 30 ans. Et ils sont très content comme cela.

          Commentaire


            #6
            Re : Marge de progression chez le schizophrène

            Envoyé par Julien Hugo
            Tu as bien de la chance de jouir de tant d'énergies. Qui te permettent de mettre en oeuvre des stratégies pour la mémoire. Moi j'ai encore une mémoire de poisson rouge, mais je me vois très mal envisager d'y réagir avec efficacité. Je suis le 90% dans une sorte de léthargie morbide, et même la ritaline n'y fait rien. Peut-être que je n'ai pas encore trouvé le bon traitemenet?
            Mais je veux pas être un rabat-joie...en ce moment ça-va pas trop pour moi. Je voudrais pas décourager d'autres surtout! Ton messages est plein d'espoir.
            En tout cas, je suis ravi pour toi et j'espère que bcp d'autres se retrouvent dans ce que tu décris.
            Bonjour Julien Hugo,

            Je m'étonne que ton psy te prescrive de la Ritaline! C'est plus que déconseillé, et même dangereux pour un schizophrène en raison de l'accélération de la dopamine, déjà excessive chez le schizo. Es-tu diagnostiqué schizophrène ? Qu'est-ce que tu prends comme traitement exactement ?

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              #7
              Re : Marge de progression chez le schizophrène

              Envoyé par Mimic
              Bonjour Julien Hugo,

              Je m'étonne que ton psy te prescrive de la Ritaline! C'est plus que déconseillé, et même dangereux pour un schizophrène en raison de l'accélération de la dopamine, déjà excessive chez le schizo. Es-tu diagnostiqué schizophrène ? Qu'est-ce que tu prends comme traitement exactement ?
              Salut Mimic
              (J'aime bien le "es-tu diagnostiqué schizo. ?" Si je ne l'étais pas, je n'enverrais pas de messages sur ce forum.) Je ne savais pas que la ritaline était déconseillée, tu fais bien de me le dire, je vais lui en parler.
              Mon traitement:
              30mg Abilify
              Fluctine
              Dormicum
              Solatran (anxio)
              En fait ma psy pense que la rit. peux me faire sortir de mon apathie (parfois) limite catatonique. Mais ça marche pas.
              Dernière modification par Julien Hugo, 23/10/2010, 12h00.
              "Si Platon et Aristote ont écrit à propos de politique, c'était comme pour régler un hôpital de fous." Pascal

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                #8
                Re : Marge de progression chez le schizophrène

                Salut Rapso, merci pour ta réponse

                Envoyé par Rapsody
                Bonjour Su(n)

                Oui c'est sûr.
                C'est qu'on on peut descendre tellement bas qui dans le desespoir qui dans le handicap qui dans autre chose, que lorsque l'on remonte, on a l'impression d'avoir une marge de progression considérable.
                On couvre une amplitude d'états tres importante.
                Oui c'est ça.
                Grace aux médicaments bien sur et avant tout. Ensuite, chacun ses astuces pour aller mieux, thérapie, ou autres choses.
                PAr contre enfin en ce qui me concerne tout du moins, cette marge acquise, ce progres, cette stabilité sont je dois le reconnaitre liés au médicaments. Des que je les arrete je replonge. Donc il faut modérer le terme marge de progression peut etre quand meme, car sans les médicaments, certains d'entre nous seraient bien peu de choses, voire plus rien du tout.
                Pour moi les médocs sont indispensables. J'ai essayé d'arrêter et hop de la parano qui est revenue tu en a été le témoin. Il y avait une part de vérité et une part de jenesaispasijedéliraispasunpeu. En tout cas je ne peux pas faire sans, je continue à prendre des médocs tous les trois quatre jours et là je le vois bien plus je tarde à prendre mes médocs, plus je suis dans mon monde, plus j'attrape un peu la grosse tête et ai des doutes vis à vis des intentions d'autrui (un tel ne m'apprécie pas, tel autre fait ça dans tel but etc... et toujours dans le registre du "pas sympa avec moi").

                Je suis face à 2 sortes de psy: les psychiatres prescripteurs qui tous me disent de ne jamais arreter les médicaments et que c'est là que je trouverais ma progression, et puis un analyste que j'ai choisi pour ses analyses passionantes par ailleurs, qui dit que tout le monde tout malade est capable a les ressources en lui pour lutter contre les sympotmes, apprendre à, sans médicaments. Il reconnait que je peux pas là, mais il perd pas espoir que j'y arrive un jour. Et pour lui c'est valable pour tout le monde, pas que moi.
                Je vais être direct, pour moi la première idée qui me viens à l'esprit est : il est de la vieille école, tout est psychique rien n'est neurologique.
                Je peux me tromper mais je crois qu'il y a des deux. Un cerveau fragile et un évolution de vie qui amène à la schizo. Le retour en arrière me semble du domaine de l'impossible

                Moi j'en doute, car j'ai essayé d'arreter récemment, et c'est terrible, tout revient exactement comme au début, comme si je n'avais réalisé aucune marge de progression, voire pire car j ene crois plus en rien.
                Oui j'ai déjà vu
                Donc marge de progression oui, mais bon, sans médocs rien de tout cela à mon avis. Meme si j'aime l'idée de lui faire confiance pour plus tard je joue le jeu, et j'ai cet espoir de réussir par moi meme à euh...bon guérir quoi.
                Pour lui c'est possible pour nous tous. J'y crois, mais c'est pas ma réalité aujourd'hui en tous cas.
                Donc quelle est notre marge de progression sans médicaments ? pour moi néante dans ma réalité, pour mon analyste, importante. Mais ca colle pas avec ma réalité.
                J'en fais pas un plat, il est supe rpar ailleurs.
                Je suis d'accord les médocs c'est indispensable, après au plan psychique pur on a aussi de grandes marges de manœuvre, perso j'y vais via le comportemantalo-cognitiviste mais il y a d'autre voie, toutes pour moi se complètent.

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                  #9
                  Re : Marge de progression chez le schizophrène

                  Envoyé par Julien Hugo
                  Salut Sun,

                  Tu as bien de la chance de jouir de tant d'énergies. Qui te permettent de mettre en oeuvre des stratégies pour la mémoire. Moi j'ai encore une mémoire de poisson rouge, mais je me vois très mal envisager d'y réagir avec efficacité. Je suis le 90% dans une sorte de léthargie morbide, et même la ritaline n'y fait rien. Peut-être que je n'ai pas encore trouvé le bon traitemenet?
                  Mais je veux pas être un rabat-joie...en ce moment ça-va pas trop pour moi. Je voudrais pas décourager d'autres surtout! Ton messages est plein d'espoir.
                  En tout cas, je suis ravi pour toi et j'espère que bcp d'autres se retrouvent dans ce que tu décris.
                  Merci pour ton message, c'est un peu ça mon message comme tu le dis, c'est un peu un message d'espoir : on peut bcp mieux

                  Bonne chance à toi, sois fort.

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                    #10
                    Re : Marge de progression chez le schizophrène

                    Envoyé par nans1906
                    sun(n) : Tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort.
                    Oui c'est clair je suis d'accord. Mais en partie La décompensation te rend plus faible, y'a pas photo.

                    Commentaire


                      #11
                      Re : Marge de progression chez le schizophrène

                      Envoyé par zeusinthemegalife
                      perso, moi aussi je suis stupéfait de ma progression en six ans.
                      De complètement fou à normal voir plus que la moyenne dans beaucoup de domaine !

                      Mais je croit que l'être humain est fait comme cela ( Pour évoluer et progresser.)
                      le pb est que en occident actuellement , on considère que l'on doit pas changer, ni évoluer.
                      Donc à 50 ans , on est comme à 30 ans. Et ils sont très content comme cela.
                      Ah, comme j'aime ce message
                      Si nous pouvions tous le vivre...

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                        #12
                        Re : Marge de progression chez le schizophrène

                        Envoyé par Julien Hugo
                        (J'aime bien le "es-tu diagnostiqué schizo. ?" Si je ne l'étais pas, je n'enverrais pas de messages sur ce forum.) Je ne savais pas que la ritaline était déconseillée, tu fais bien de me le dire, je vais lui en parler.
                        Mon traitement:
                        30mg Abilify
                        Fluctine
                        Dormicum
                        Solatran (anxio)
                        En fait ma psy pense que la rit. peux me faire sortir de mon apathie (parfois) limite catatonique. Mais ça marche pas.
                        Franchement, ce que tu dis à propos de la Ritaline est peu plausible, la Ritaline, si tu étais schizo, précipiterait les symptômes positifs d'une façon catastrophique, puisqu'elle provoque l'effet inverse des antipsychotiques...

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                          #13
                          Re : Marge de progression chez le schizophrène

                          Envoyé par Mimic
                          Franchement, ce que tu dis à propos de la Ritaline est peu plausible, la Ritaline, si tu étais schizo, précipiterait les symptômes positifs d'une façon catastrophique, puisqu'elle provoque l'effet inverse des antipsychotiques...
                          Ravi d'apprendre que tu en connais plus sur les médicaments et la maladie que ma psychiatre, formée en partie à Johns Hopkins une des meilleures universités pour la psychiatrie.
                          "Si Platon et Aristote ont écrit à propos de politique, c'était comme pour régler un hôpital de fous." Pascal

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                            #14
                            Re : Marge de progression chez le schizophrène

                            Envoyé par Mimic
                            Franchement, ce que tu dis à propos de la Ritaline est peu plausible, la Ritaline, si tu étais schizo, précipiterait les symptômes positifs d'une façon catastrophique, puisqu'elle provoque l'effet inverse des antipsychotiques...
                            Ca dépend des structures cérébrales ciblées par les médocs Sinon juste un anti-dopaminergique (on régulerait en gros) et hop on serait guéri.

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                              #15
                              Re : Marge de progression chez le schizophrène

                              Envoyé par su(n)
                              Ca dépend des structures cérébrales ciblées par les médocs Sinon juste un anti-dopaminergique (on régulerait en gros) et hop on serait guéri.
                              Pour info la dopamine est l'un des neuromédiateurs les plus importants dans la motricité, le mouvement. D'où d'ailleurs les effets extra-pyramidaux, allusion à la forme pyramidale des neurones moteurs.

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