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J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

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    #31
    Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

    hello balzi

    et alors, je n'ai pas grand chose à lire là

    tu perd des points
    bon je vais au boulot

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      #32
      Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

      Envoyé par kweb
      Salut balzy

      Just a hi
      coucou kweb

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        #33
        Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

        Bonjour Kweb, bonjour Babette,

        Il me reste au moins un paquet de trop. J'ai dû, sans m'en rendre compte, fumer moins que d'habitude cette semaine - ou alors, c'est dû au fait que je n'ai jamais su compter
        Finalement, je l'emporte au boulot, et je le donnerai à ma dernière copine-collègue fumeuse, pour la consoler de l'abandonner à son coin de parking sordide.
        Je suis étonnamment calme, sereine et déterminée, même si je ne peux pas être certaine qu'il en sera autant demain.
        Je ne sais toujours pas ce que compte faire mon Barbu et j'évite de trop lui poser la question. Je pense qu'il n'y croit pas vraiment et attend de voir combien d'heures je vais tenir.
        Quant à ma fille, elle semble prête, aux dernières nouvelles, à m'emboîter le pas, d'autant plus que son petit copain est non fumeur.
        Les aigles atteignent des sommets, les escargots aussi mais ils en bavent

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          #34
          Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

          Bon, je ne vais pas l'abandonner comme ça, ce fil bavard, sinon, c'est sur chacun des vôtres que je vais aller me répandre

          Hier matin, j'ai donc cédé mon paquet en trop à ma copine, en lui recommandant de le laisser dans son casier comme paquet de secours, puisque je ne pourrai plus la dépanner quand elle aura oublié ses clopes - ou son briquet ; pour ses clés, je pourrai encore faire un petit quelque chose pour elle, car oui, ma copine a rarement tout ce qu'il lui faut sur elle pour la journée

          Comme la bonne nouvelle attendue s'est confirmée - mutation professionnelle en province ardemment espérée depuis 4 ans - j'ai improvisé un petit repas au champagne. J'avais prévu de finir le paquet entamé à coup de papotages jusqu'à pas d'heure avec Fille Cadette - la fumeuse qui arrête avec moi - mais, si on additionne une semaine de reprise de boulot bien crevante avec deux flûtes et demi de champagne, ben... à 22h, je n'avais même plus envie de parler, tellement j'avais envie de dormir, et chez moi, c'est un sacré signe, de ne plus avoir envie de parler

          Résultat : il en restait 6, dans ce fichu dernier paquet...

          Réveillée vers 2h du matin, elles me turlupinaient, ces 6 clopes. Certes, j'avais envie d'en allumer une, mais ce n'était pas le principal problème. Je SAVAIS que si j'avais mes clopes à ma disposition le lendemain matin, c'était mort, la tentation serait trop forte, et je ficherais tout en l'air. C'est complètement irrationnel, quelle importance que j'arrête le 10 mars ou le 11, à 2h du matin ou à 15h ? Sans doute pas plus que de s'arrêter mercredi ou jeudi dernier au lieu d'aujourd'hui. Quand on en est à tant d'années de tabagisme, on n'est plus à deux ou trois jours près.

          Mais si je ne suis pas habituellement une femme très obstinée, mais sur ce coup-là, c'était comme ça et pas autrement ! Me voilà donc au beau milieu de la nuit, alors que je n'avais qu'une envie, me rendormir, en train d'enchaîner mes six dernières clopes, quasiment les unes derrière les autres. Je crois que jamais je n'ai pris aussi peu de plaisir à fumer. A 4h30, j'en étais enfin venue à bout et j'ai pu retourner au pays des songes

          Deuxième réveil vers 7h30, c'était pas la grande forme, mal à la tête, bouche pâteuse ( tu m'étonnes ! ) mais je me lève malgré tout et je fonce sur la vaisselle des agapes de la veille. Zim boum boum, je gère merveilleusement, mais ça va être super-facile, finalement, puisque là, d'habitude, j'en aurais déjà grillé deux et que tout va bien.
          Petit déj dans la foulée, puis l'éneaurme bol de thé quotidien pris devant l'écran de l'ordinateur et là :
          AU SECOUUUUUUUUUURS

          Je crois que ce qui m'a sauvée, c'est la gentillesse de mon Barbu : à lui, il lui en reste, des clopes, et d'abord, il n'a pas encore décidé s'il allait arrêter de fumer ou pas. Il est sur le sien d'ordinateur, avec son bol de café aussi grand que mon bol de thé et je le vois soudain se lever et aller dans la pièce d'à côté. Je pensais qu'il allait y chercher quelque chose, mais, ne le voyant pas revenir, je me lève à mon tour et découvre que, sans que je ne lui ai rien dit ni demandé, il était parti en robe de chambre fumer sa deuxième clope du matin sur le balcon. Et je peux vous garantir que le thermomètre n'était pas bien haut à 8h du mat' chez moi.

          Un petit ramassage de tous les cendriers de la maison - qu'on ne lave jamais habituellement - suivi d'un vidage et d'un récurage à la main, et je me rappelle soudainement que fumer, je trouve ça franchement dég' depuis un bon bout de temps.

          Mais le samedi est traditionnellement chez moi le jour d'une sortie que je déteste : le supermarché bi-hebdomadaire. Ils s'étaient donné le mot, ce matin, pour y aller tous en même temps que moi et se planter pile poil devant les rayons où je voulais moi aussi aller. Bref, au fur et à mesure que la journée s'avançait, je haïssais de plus en plus l'humanité.

          Ma mutation professionnelle demande également de prendre un certain nombre de décisions familiales : de mes deux demoiselles, l'une a son travail, l'autre ses études, à Paris. Il n'est de toutes façons pas question qu'elles nous suivent. Fille Ainée - qui n'a, je vous le rappelle, jamais fumé de sa vie - avait la brillante idée de mettre à plat en famille un certain nombre de pistes qu'elle avait explorées... justement cet après-midi
          La conversation a pu rester à peu près courtoise grâce à quelques nicorettes, plusieurs grains de café qui n'ont pas résisté à l'écrasement fatidique et de violentes aspirations dans ma snifette à la menthe, mais je sentais que la pression montait singulièrement inside myself.

          J'avais prévu le coup : le lavage de la voiture, outre le fait qu'il permet d'évacuer les relents de tabac froid, est aussi l'occasion d'une certaine dépense d'énergie assez salutaire quand on a envie de mordre.

          Et bon, puisque ce soir, c'est toujours pas ça, qu'il faut bien qu'on la fête en tête-à-tête, cette mutation, avec le Barbu de mon cœur, on va aller se faire un petit resto en amoureux : mon premier resto sans la pause clope dehors depuis bien longtemps

          D'ailleurs, en parlant du Barbu, il a dit qu'il essayait d'arrêter une fois ses clopes finies, finalement. Je refuse de regarder combien il lui en reste, ni de chercher à savoir s'il tient le coup ou pas ; je me suis contentée de lui acheter ce matin une tonne de cochonneries qu'il aime grignoter car lui n'a pas du tout les mêmes problèmes de tendance à l'embonpoint que moi : aucune raison qu'il se prive !




          Les aigles atteignent des sommets, les escargots aussi mais ils en bavent

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            #35
            Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

            bonsoir balzi

            voilà une journée de passée

            super que tes rêves se réalisent ton bonheur fait plaisir a lire
            reste comme tu dis l'organisation a gérer

            je viens de passer l'après-midi à l'académie de musique
            le gr spectacle
            que c'est bon de voir tous ces jeunes jouer tant d'instruments
            et d'aimer la musique
            ma petit-fille a joué qqs notes de flûte et après chanté avec la chorale
            j'ai savouré
            elle aime vraiment, elle a 7 ans et demi
            cela fait 3 ans qu'elle suit musique, jardin musical;
            cette année solfège et flûte
            en septembre, elle commence le piano et flûte traversière
            elle a un trouble de l'attention et hyper active
            je n'ai jamais compris qu'elle tienne le rhytme des cours à l'académie
            mais si elle s'épanoui là dedans c'est bien
            voilà que je commence des pavés mais sur tabac je suis a l'aise pour parler de tout cela
            une belle journée pour moi
            jje t'en souhaite une bonne pour demain

            bonne nuit

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              #36
              Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

              Bonsoir Babette,

              Je sais à quel point tu dois être fière de ta mouflette. La musique est un atout pour elle, si elle y prend plaisir. Une façon de développer ses capacités d'attention dans un cadre différent de celui de l'école, avec autant d'exigences, mais des exigences choisies, ce qui est essentiel.

              La journée a été dure, mais je redoute encore plus l'insomnie cette nuit. J'espère que ce ne sera pas le cas, car ce serait sans doute un combat difficile.
              Que j'envie ceux que la défume transforme en marmottes. Ça doit rendre un peu compliquée la vie sociale, mais c'est moins d'heures à lutter chaque jour dans les premiers temps.
              Les aigles atteignent des sommets, les escargots aussi mais ils en bavent

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                #37
                Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

                salut.

                te lire est un vrai plaisir, donc ne t'arrête surtout pas
                ces 1ers jours sont les plus durs, tu le sais déjà et ça va aller de mieux en mieux.
                je te souhaite une défume sereine... et verbeuse!
                18 Septembre 2011

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                  #38
                  Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

                  Merci

                  T'façons, même si c'était un pensum pour vous, c'est une nécessité pour moi, et comme j'ai averti dès le départ, je me sens complètement libre d'aligner des kilomètres de mots ici

                  Ce fut plus dur qu'hier, aujourd'hui.

                  Pourtant, l'insomnie tant redoutée m'a laissée tranquille, je me suis juste réveillée beaucoup trop tôt, mais ça, c'est quasiment tous les jours. Je n'ai pas cessé de m'activer, car c'était la seule façon que ça ne tourne pas à la pensée obsessionnelle, cette envie de fumer : mes collègues vont être contents, demain, ils auront droit à des sablés à la cannelle.

                  La piscine m'a joué un mauvais tour en étant fermée deux jours de plus que ce qui était annoncé. J'aurais pu aller ailleurs, il y en a plusieurs sur l'agglomération, mais je n'avais pas pris la précaution de regarder les horaires d'ouverture des autres, et, en plus, j'étais en vélo.

                  Nous avons fait une sortie familiale assez originale : comme nous sommes en vacances fin avril et que notre fille aînée enchaîne ensuite les siennes, nous sommes allés au commissariat pour signer des procurations, nous pour le premier tour des présidentielles, elle pour le second. C'est pratique, d'avoir de grands enfants !

                  Je pense aller me coucher de bonne heure pour écourter le supplice. Demain, ce devrait être un peu plus facile : je vais me retrouver délivrée d'un des problèmes principaux du tabagisme, trouver à quel moment on peut loger une pause clope dans une journée de travail bien chargée.
                  Les aigles atteignent des sommets, les escargots aussi mais ils en bavent

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                    #39
                    Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

                    Et moi qui cherchais ton fil ce matin!!!!!!!!
                    J'ai un peu de lecture en retard
                    Courage pour ces premier jours

                    Commentaire


                      #40
                      Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

                      Envoyé par edmie
                      Et moi qui cherchais ton fil ce matin!!!!!!!!
                      J'ai un peu de lecture en retard
                      Courage pour ces premier jours
                      des km de mots, qui se suivent, de près, serrer, drus, solides, criants,expliquants, bref : de la lecture

                      Commentaire


                        #41
                        Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

                        bonne nuit balzi
                        encore un de passé ( de jour)

                        Commentaire


                          #42
                          Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

                          Envoyé par Balzy
                          Déjà le titre est trompeur (ça commence bien ! ) : je suis plutôt une citoyenne honnête et respectueuse des lois, donc, je l'ai achetée, et même pas en contrebande - alors que je suis sure que, là, en bas de chez moi, y'aurait moyen

                          Donc, je suis en pré-défume.
                          Ce qui signifie pour moi que je fume autant aujourd'hui qu'hier (soit environ un paquet/jour) mais que dans une semaine, j'ai décidé que ce serait fini.
                          Je ne suis pas vraiment néophyte : j'ai arrêté "sérieusement" à deux reprises. Sérieusement, ça veut dire pour moi plus que quelques jours voire quelques semaines sans y croire vraiment, avec l'idée déjà présente que je recommencerai, parce que c'est trop dur, parce qu'à quoi bon, et toutes les mauvaises raisons que l'on se donne à l'avance pour échouer.

                          La première fois, c'était il y a très longtemps, parce que c'était ça ou ne plus pouvoir payer mon loyer et donner à manger à mes filles, alors qu'à l'époque, c'était beaucoup moins cher de fumer ; mais bon, on s'était mis dans la m... et les économies étaient à faire sur tous les fronts. Ça a duré un an, et le compte en banque n'étant plus au rouge vif...

                          La deuxième, c'était ici déjà - enfin sur la version précédente de ce forum il y a 8 ans de cela - et j'ai vraiment apprécié le soutien et l'aide que j'y ai trouvés, même si j'ai, au bout de deux ans, délibérément décidé de refumer.

                          Depuis, ça m'a effleuré l'esprit mais juste effleuré.

                          Il faut dire que c'était violent, ce jour de décembre 2005 où je suis allée voir mon frère en lui demandant une clope. Que dis-je ? En lui ordonnant "donne-moi une clope". Violent et morbide. Comme la décision d'un suicide à petit feu de la part de quelqu'un qui n'aurait pas eu le courage d'un acte définitif et rapide pour mettre fin à ses jours.

                          Depuis, beaucoup d'eau a passé sous les ponts... J'ai retrouvé un rapport plus serein à la finitude programmée de mon existence, et surtout bien davantage d'optimisme et de désir de vivre.

                          Mais cela n'a pas grand-chose à voir avec ma détermination à rompre pour de bon avec une si vieille compagne. J'ai encore entendu récemment que c'est complètement illusoire de s'arrêter de fumer en espérant un bénéfice futur en termes d'espérance de vie, que ça ne "tient" pas sur le long terme, et qu'il faut au contraire apprécier les fruits de cette décision ici et maintenant. Je crois que c'était là.

                          Les étapes par lesquelles je suis passée ces derniers temps furent les suivantes :
                          • défi claironné haut et fort à mon entourage disant que si j'obtenais ce que je désirais depuis si longtemps au plan professionnel, je m'arrêtais de fumer. On s'est gentiment moqué de moi en me disant qu'il ne suffisait pas de le dire...
                          • grande solitude, justement dans le cadre professionnel : presque tous mes collègues-copains avec lesquels je partageais ces moments privilégiés de pause-clope sont partis ou ont arrêté de fumer. Et par -12° ou quand il pleut, qu'est-ce qu'on se sent seul !!!
                          • quasi-certitude que cette bonne nouvelle professionnelle devrait effectivement se confirmer dans une semaine. D'où le souvenir de ce défi public que certains sauront me rappeler.
                          • trouille monumentale de tout ce que je suis quasi-sure de devoir traverser lors des premiers temps d'un sevrage : manque, insomnie, sautes d'humeur... parce que c'est ce que j'ai rencontré à chaque fois que j'ai eu la velléité d'un nouveau sevrage.
                          Mais je me suis dit que le meilleur moment, s'il en est un, pour traverser tout cela, serait celui où je pourrais surfer sur une vague composée d'un subtil mélange d'euphorie et de réorganisation complète de ma vie : les mois qui viennent s'annoncent remplis d'une foultitude de détails pratiques à régler, qui devraient m'occuper suffisamment l'esprit pour m'occuper. Je n'ai pas oublié la question qu'un psy m'avait posée alors que j'étais en pleine déprime post-sevrage : "par quoi avez-vous remplacé la cigarette ?"
                          A l'époque, j'avais un peu remplacé par une certaine net-addiction, mais avez-vous remarqué à quel point il n'est pas difficile de fumer assis devant son écran ? Juste, ça ajoute un peu de cendres aux miettes et à la confiture qui maculent mon clavier


                          Ce n'est donc pas suffisant.


                          J'ai eu l'idée de me faire aider par un professionnel. Exit mon adorable MG, qui m'a fait plus ou moins comprendre que ce n'était pas franchement son domaine de prédilection. Et puis je crois qu'il préfère me voir fumeuse que dépressive - d'abord, il me voit beaucoup moins souvent dans le premier cas que dans le second...


                          Ayant beaucoup apprécié les écrits du professeur Molimard, j'ai cherché une consultation de tabacologie dans mon coin. Pas très à jour, le site de l'OFT : celle à laquelle j'aurais pu me rendre n'existe plus depuis plus d'un an !


                          Alors, je me suis inscrite sur tabac info service mais je me connais : un mail par jour, ça ne me suffira pas, j'ai donc décidé de recommencer à encombrer atoute et à casser les pieds aux plus courageux d'entre vous qui auront la patience de lire mes états d'âme


                          bonsoir ..moi : bela (fil la sirene bela) et tant de similitudes m'effrayent....
                          il me reste 4 paquets et je suis ???????
                          incroyable ce post........

                          Commentaire


                            #43
                            Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

                            Envoyé par Balzy
                            Je viens de parcourir le fil "J'ai la trouille" et retrouvé sous le clavier d'Arganoma ce conseil, que je vais m'empresser de suivre :

                            Je t'ai rencontrée, non pas par hasard, mais parce que tu étais pour mes 15 ans un symbole d'émancipation féministe, de liberté et d'entrée dans le monde des adultes. Cela ne plaisait pas beaucoup à ma mère, que je te fréquente avec autant d'assiduité, mais je mettais cela sur le compte d'une volonté de m'enfermer dans le statut qui avait été le sien, et j'ai balayé avec une insolence toute adolescente ses réticences, comme j'avais rejeté les petites robes à smocks qu'elle s'obstinait à vouloir me faire porter dans mon enfance dès que j'ai su dire "non" avec suffisamment de force. Elle a donc toléré mon tabagisme comme elle subissait depuis des années celui des "hommes" de la maison.

                            Je serais bien incapable de lister toutes les choses, bonnes ou mauvaises - voire très bonnes ou très mauvaises - que nous avons vécu ensemble. Tu m'as presque toujours accompagnée, aidée à surmonter les moments les plus sombres, comblé mon impatience lorsque j'étais contrainte à l'attente, créé des complicités - parfois factices - avec d'autres qui t'aimaient aussi.

                            Je ne sais pas si tu as changé depuis notre rencontre, mais je dois t'avouer que ça ne m'intéresse pas trop, car, ce dont je suis sûre, c'est que moi, j'ai changé, et vraiment, je ne t'aime plus. J'ai encore besoin de toi, mais je ne t'aime plus. Et justement, prendre conscience que j'ai un tel besoin de toi, que je te suis si dépendante, c'est exactement l'inverse de ce qui m'a poussée vers toi : l'envie de liberté.

                            On n'est pas libre quand on est toxico, et, même si je sais que ce ne sera pas facile pour moi, que tu feras tout pour t'imposer à moi et revenir envahir ma vie, j'ai décidé de trouver en moi la force, les ressources nécessaires pour me séparer de toi pour toujours.

                            Aujourd'hui, je sais que je peux les trouver, ces ressources, que je peux éviter cette facilité qui consiste à renouer avec toi, quelles que soient les ruses que tu déploieras pour me séduire à nouveau. Je sais aussi que ce combat sera âpre, qu'il me fera sans doute entrer en moi bien plus profondément que je n'ai jamais osé le faire, mais je n'ai plus peur de ce que je vais y trouver.

                            Je crois que j'ai cessé de t'aimer parce qu'enfin, vraiment, je m'aime et j'ai confiance en moi. Mieux vaut tard que jamais !


                            Commentaire


                              #44
                              Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

                              Watchhh je viens de lire
                              Bon je passe plus trop sur tabac
                              Donc je risque te houspillée ailleurs
                              Aller ma grande le grand air et les fenêtre ouverte
                              C'est ton rêve réalisé le
                              Un truc qui me colle encore au coeur et au corps
                              juste un peut
                              clic*

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                                #45
                                Re : J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

                                Envoyé par Balzy
                                Parmi les tâches incontournables qui m'attendent, je dois absolument faire un tri draconien chez moi.
                                L'occasion ou jamais de fouiller dans de vieilles boîtes et d'y retrouver plein de "trucs" dont je me suis servie lors de mes précédentes défumes :
                                • des pastilles nicorette 2mg : non, elles ne sont pas périmées ! j'en avais racheté il n'y a pas si longtemps car c'est le seul moyen que j'avais trouvé pour tenir plus de deux heures sans avoir une envie frénétique de baffer la première personne de mon entourage immédiat un tant soit peu contrariante.
                                • une demi-douzaine de petits granulés homéopathiques aux noms plus imprononçables les uns que les autres, accompagnés d'une posologie ultra-compliquée : j'ai pas souvenir que ça m'ait beaucoup aidée, et puis, comme je ne sais pas compter, je me suis toujours emmêlé les pinceaux.
                                • un libertab ainsi qu'un flacon d'huile essentielle de menthe poivrée : ça, je suis contente de l'avoir encore, car, apparemment, ça ne se vent plus en France depuis bien longtemps et j'avais trouvé ça complètement magique.
                                • deux paquets entamés de grains de café : c'est pas une blague, j'avais trouvé cette idée ici, et si j'étais initialement plus que sceptique sur le message, sucer des grains de café s'est avéré au moins aussi efficace, si ce n'est plus, que les granulés cités plus haut... Le seul problème, c'est que j'avais tendance à les croquer, et là, c'est vraiment pas bon
                                Il y avait aussi un tube d'anticernes, mais je crois qu'il s'était un peu trompé d'adresse


                                Demain, je m'attaque aux bouquins - je viens de relire la synthèse de La Fume de Molimard par DDD, ça m'a donné envie de me replonger dedans.
                                Le libertab je l'ai toujours et je tire dessus parfois
                                1 à 2 fois pas ans....
                                Un truc qui me colle encore au coeur et au corps
                                juste un peut
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