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T'as oublié mon pauvre Vincent

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    #46
    Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

    Envoyé par Espoir de Vivre
    Salut Vincent,

    Tu avais peur de devoir changer de porte? ou tu as à ce point besoin de reconnaissance?
    Je ne te connais pas, donc je ne sais pas... mais je n'aime pas tes écrits!
    J'ai commencé à lire ton 1er post. Pas fini. Ça m'énerve... Parce que moi, je ne m'y retrouve pas du tout. Je ne m'y reconnais pas.
    Tu vois, moi dans les 10 dernières années, j'ai mené mon fils sur le chemin de la vie, et c'est maintenant un magnifique jeune homme, je suis devenue famille d'accueil, j'ai démarré un projet, qui est maintenant une belle entreprise avec un très bon chiffre d'affaire, j'ai voyagé, je me suis levée à chaque matin, j'ai personne sur qui compter....
    Bref, j'ai même pas lu le tiers de ton post tellement pour moi ça ne me correspond pas! Je ne m'y reconnais pas du tout!

    Donc tu vois.. chacun sa vie, chacun son parcours...
    J'espère que cette séance de caresses dans le dos t'a fait du bien... Brave Vincent qui s'en est sorti alors qu'il ne voulait même pas se rendre chez la nounou....
    Bonjour,

    Tu vois, je n'ai pas eu le même parcours que Vincent,mais plus proche du tien, je crois.

    Et pourtant j'ai lu son texte jusqu'au bout et ça a remué des choses en moi.

    Parce que, même ou différent parcours, certaines choses résonnent de la même façon.

    Ne serait-ce que la souffrance sourde et brûlante d'être dépendant(e) à l'alcool.

    Et j'en reviens toujours à cette différence entre compassion et empathie...

    Commentaire


      #47
      Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

      Arrive le 22 septembre 2010.




      Laurence est rentrée à la maison dans la nuit. Il paraît qu'elle a pleuré toutes les larmes de son corps chez son père, mais pour le moment, je n'en sais encore rien. Plongé dans un coma artificiel et volontaire, je n'ai bien sûr rien entendu.



      Je me réveille à midi. Je n'ai même pas entendu Laurence et Marie se lever.
      je me réveille surtout car il faut sortir la chienne. Laurence l'a fait ce matin et je dois m'en occuper le midi.

      Mon dieu, un mal de crâne à tomber par terre. J'ai l'impression que mon cerveau ne touche plus les parois de mon crâne et voltige à l'intérieur de la boîte cranienne se cognant sous tous les angles possibles.
      J'ai une envie de gerber qui fait qu'à chaque quinte de toux, la boisson anisée est à deux doigts de ressortir.

      Contrairement à d'autres jours où je serais allé acheter ma drogue pour me calmer, j'ai aucune envie de boire, mais alors aucune envie!!!

      Je sors la chienne en tremblant comme une feuille. Pourvu que personne ne vienne me parler, je suis incapable d'articuler un mot et je dois être encore sacrément bourré de la veille.

      Je m'affale sur le canapé et je me mets à avoir des sueurs terribles. Je décide d'aller me faire vomir. Deux doigts dans la bouche, c'est vite fait et beaucoup de choses ressortent en même temps que le vomi. Tout ce qui s'est passé la veille.

      12h30

      J'en peux plus. Je pleure de douleur physique et de chagrin(encore faussée par le biais des restes d'alcool).
      Je regarde la chienne qui ne doit pas me croire une fois de plus quand je me dis que c'est la dernière.

      Paf!!!!!! Ca me revient en pleine poire!!!! "Mon dieu, j'ai frappé Laurence hier soir.
      En fait je ne l'ai pas frappé, mais rejeté assez violemment au point de lui faire un joli hématome sous le bras.
      Putain, mais qu'ai-je fait????
      Mon dieu, viens moi en aide!"


      Elle va me quitter, c'est sûr. Je ne verrai plus jamais la petite ni mon épouse. Pourtant, si cette perspective m'effraie énormément, il se passe quelque chose dans ma tête. Qu'elle me quitte ou non, je ne veux plus jamais boire d'alcool.
      Je crois que Dieu ce jour là, m'a dit qu'il voulait bien m'aider, mais que ça devait déjà venir de moi(désolé pour le prosélytisme, mébon c'est ainsi que je l'ai ressenti).

      "J'en peux plus. Aidez moi!!!!! Je veux m'en sortir". Je hurle tout seul dans la maison. L'avis des voisins....Je m'en contrefous. En hurlant, je me revomis dessus.

      Ca y est ma décision est prise. Je retourne en cure pour la deuxième fois de ma vie. La première m'avait amené à 18 mois d'abstinence. Celle-ci, je ferai tout pour que ce soit à vie. Pour que plus jamais, je ne revive ça. Pour que plus jamais Laurence, Marie, mes parents, ma famille ne revivent ça!!!!!

      Je prends l'annuaire et recherche le nom du Docteur A.

      -Biiiiiiiip, biiiiiiiip......Bonjour vous êtes bien sur la messagerie du Docteur A......

      Merde, ça tombe mal!!!! Je laisse quand même un message.

      -Bonsour Doteur A, je suis Vinvent, vous m'ayez envoyé en cure il y a un an ou deux. Je vous en suppie, je veux y reourner. Je veux me soigner. Z'en peux pus.

      Je pleure au téléphone, je bégaye(moi qui me vantait d'avoir une excellente élocution) je supplie. Oui, moi qui n'ai jamais voulu d'aide extérieure. Je supplie en pleurant.



      13h00

      Je me connecte sur internet......Mais aujourd'hui, je ne vais pas aller discuter avec mes potes URL. Non, je cherche un forum pour aider les alcooliques.

      J'étais déjà venu sur Atoute en étant rond, mais je ne m'y étais jamais inscrit. J'avais juste lu un peu pour que mon orgueil prenne le dessus en me disant: "je ne faisais pas partie de cette masse d'alcoolos finis qui se congratulent de leurs petites victoires. Moi, j'ai tenu 18 mois, pas comme tous ces branques".

      Pourtant, je retape "arrêter alcool" sur internet.

      Je retombe sur Atoute. Pfffff, le nom du site ne m'encourage guère à y poster. Je cherche plus "Ici on arrête sans problèmes" ou bien "Arrêter l'alcool grâce à un miracle".
      J'ai même pas la force de taper un message tellement je joue au pantin gesticulant de façon désordonnée dans les bras d'un marionnettiste dément.
      Pourtant je me lance.

      Quel pseudo choisir. Pas celui que j'ai l'habitude de prendre sur le net. On ne sait jamais.
      Saint-Louis fera l'affaire. Je suis mordu d'histoire, c'est une figure emblématique des Capétiens. Ca m'ira comme un gant.



      13h15

      Je tape un message d'à peine 100 mots(je ne suis sûr de rien) qui me prend 40 minutes pour en venir à bout. Les mots sont naïfs, mal choisis, le ton est mauvais, les figures mal utilisées, mais je m'en fous, ce qui compte, c'est d'avoir de l'aide, pas de réussir le nobel de littérature.



      13h48

      Mon message est posté. J'attends les réponses.

      Pendant le temps où je patiente, je prends le téléphone et appelle ma femme.

      -Allo?
      -Allo?
      Je ne lui laisse pas le temps de parler.
      -Ecoute ma chérie. C'était la dernière fois que tu me voyais boire. J'en peux plus de tout bousiller autour de moi, j'en peux plus de me faire du mal, de te faire souffrir et de faire vivre un calvaire à la petite. Je t'aime, je veux réapprendre à m'aimer, je veux revivre etc etc....

      Des promesses d'arrêts, elle en a déjà eu des dizaines, mais cette fois-ci, je lui sors des choses que je ne lui ai jamais dites.

      -Excuse moi mon amour, je ne voulais pas te faire mal. Je suis devenu un monstre. Pardonne moi et reviens ce soir. Je t'aime, je ne veux pas te perdre. Je t'en supplie reviens ce soir. J'ai appelé le médecin. Je repars en cure. Je vais me soigner pour de bon.
      -Ecoute, on va voir comment ça se passe. Je rentre ce soir et on en discute.
      Pas un mot de soutien de sa part, mais c'est bien normal après tout ce qu'elle a enduré. On raccroche.

      Je continue de pleurer toutes les larmes de mon corps. Tout ce que je n'ai jamais pris la peine de me dire, je le sors.

      "Putain, mais regarde toi Vincent. Toi qui a toujours raison, toi qui est le plus fort, toi qui est le plus intelligent. Regarde toi". J'hurle une fois de plus devant le miroir? J'ai tellement honte de moi.

      Ma femme avait raison. Une loque, voilà ce que je suis devenu.


      Je reviens sur Atoute et: "Aaaah surprise, on m'a répondu. Un certain Jojo035. Il m'envoie un MP en me disant de l'appeler".
      Pour être franc, j'en crève d'envie, tellement j'ai besoin de parler IRL. Mais je lui répond que je ne peux pas car je ne suis pas trop en état.
      C'est vrai je bégaye, je bafouille, j'en arrive à me baver dessus. Je lui dis que je le rappellerai demain. Ce qui d'ailleurs sera chose faite. Ça a été le premier membre d'Atoute que je connaîtrai IRL. Son coup de fil le lendemain me fera un bien fou.

      D'autre viennent poster des messages, je fais des réponses laconiques car je ne suis toujours pas en état de taper correctement.

      Mais ces réponses me confortent dans l'idée que tout passe par la parole.

      Et puis le médecin me rappelle:

      -Allo Monsieur Vincent?
      -Oui, c'est moi.
      -Bonjour, Docteur A à l'appareil? Je viens d'avoir votre message. Le problème est que je n'exerce plus à Besançon et je suis en cours de déménagement de mon cabinet vers Cassis, je n'ai donc plus de feuille d'arrêt de travail ou de maladie à fournir en attendant que la Caisse PACA m'envoie les nouvelles feuilles. Je suis désolé.
      -Docteur, je vous en supplie, faites quelque chose!
      -Bon, ce qu'on va faire, je vais appeler la clinique des Bruyères pour réserver une chambre pour 28 jours. Le problème est que vous ne pourrez pas partir tout de suite.
      -M'en fous, je veux partir où et quand vous aurez la place. Qu'importe l'établissement.
      -Je vous rappelle dans une semaine dès que j'aurai reçu les nouvelles feuilles de soins. On fera comme si vous étiez de passage à Cassis et vous m'en verrez le règlement par la poste.
      -Promis.


      Une nouvelle qui me remplit d'espoir. Malgré les affres de la gueule de bois, je me sens plus léger.

      J'appelle Laurence.

      -Ma chérie, je viens d'avoir le Docteur, elle va tout faire pour me renvoyer en cure. Je te l'ai dit, je vais me soigner. Je te jure.

      Malgré le peu de capital confiance qu'elle a en moi, elle m'encourage et me dit qu'il était temps. Je raccroche en pleurant.
      Bon Dieu, ce que j'ai pu pleurer ce jour-là!

      Et hop: le médecin me rappelle dans la foulée:

      -Monsieur Vincent
      -Oui, je vous écoute
      -Je viens d'avoir la clinique. Il ont une place le jeudi 07 cotobre. Ça vous convient?
      -Bien sûr que ça me convient, je vous l'ai dit: je n'en peux plus, je veux me soigner, je veux guérir. A n'importe quel prix.
      -Très bien. J'attends d'avoir les papiers de la CPAM de PACA et je vous envoie ça dès que je les ai. En attendant je rappelle la clinique et je vous réserve une chambre pour le 07/10.


      Je suis fou de joie. Je vais revivre....Comprenez bien ce que ça veut dire.....RE-VI-VRE!!!!!!!!!!!!!!!!!

      Je rappelle une fois de plus Laurence et lui laisse un message.
      Je décide de n'appeler aucun membre de ma famille. C'est trop frais pour être dit. Ils ne seront au courant que lorsque je serai dans le train en direction de la cure. Pourtant, ça me brûle les lèvres de les appeler pour annoncer ma renaissance.



      19h00

      Laurence arrive. Je l'embrasse follement. Elle, un peu plus timidement. J'en comprendrai la raison dans la soirée.
      Je couvre Marie de bisous. La chienne jappe de joie. "Ca y est mon maître va revivre, ma maîtresse va enfin pouvoir redormir sereinement. Bah pour fêter ça, je louve de plaisir....".

      "Oui, ma pépétte, je vais revivre, et oui Laurence, Marie et toi aussi n'aurez plus jamais à subir mes états d'âme."

      Rituel bien huilé, mais dur à mettre en place. Il faut reprendre de bonnes habitudes. Je décide de ne rien boire avant la cure. J'arriverai sobre à celle-ci afin de ne pas perdre une semaine en sevrage.

      La petite couchée, Laurence et moi-même discutons. Enfin ,c'est surtout Laurence qui parle. Elle me dit qu'elle m'aime, mais pour se protéger et protéger notre fille. Elle est prête à partir pour aller chez son père. Elle veut bien me faire confiance. Je lui montre mon fil sur Atoute. Je crois qu'elle a espoir. Elle voit que j'ai pris les choses en main, malgré mon état physique catastrophique. Je me suis bougé.

      -Je m'excuse tellement ma chérie. Plus jamais je ne te ferai souffrir la femme que j'aime.
      -Bah oui, mais tu me l'as déjà dit tellement de fois.
      -Oui, mais là je t'ai fais mal physiquement et c'était la première fois. Le fait de vous voir partir hier soir a été un vrai déclic pour moi.
      -Pourquoi tu n'as pas arrêté de boire après mon départ?
      -Je ne sais pas. je crois que je voulais me finir une bonne fois pour toutes.
      -D'accord, je te crois. Mais ne m'en veux pas si je suis distante pendant quelques temps.
      -Pas de soucis, je comprend.

      Putain, moi, je comprend!!!!!!! Quelques jours auparavant, je l'aurais envoyé bouler si elle m'avait sorti un truc pareil. Et là, je met mon poing dans la poche et me dit: "ferme ta grande gueule Vincent, elle a assez souffert. Et toi aussi".

      Je pleure tout le reste de la soirée. Mon dieu que ça fait du bien.

      -Tu veux qu'on appelle ta famille?
      -Surtout pas. je ne veux pas qu'ils soient au courant, car je n'ai pas envie d'avoir de la pitié dans leurs yeux avant mon départ. C'est une renaissance, pas une mort.



      22h00

      Je pars me coucher, mais je n'arrive pas à trouver le sommeil. Des idées de mort m'envahissent, mais je n'ai aucune envie de boire pour les calmer. Elles font partie de moi ,et j'aurai bientôt un remède que je ne connais pas encore trop bien pour les faire disparaître à jamais: la parole!!!!!!



      23h00

      Je reviens un peu sur Atoute. Et je lis, je lis, je lis en silence.

      Atoute et ses participants m'apprennent tout de la maladie alcoolique. Je dis souvent que la ma psychologue m'a sauvé la vie. Atoute aussi; grâce aux lectures sur la THP, la lettre d'un alcoolique à ses proches, les fils de discussion, la sélection d'Iseulta, la revue de presse de Toutatix etc etc.......

      Et puis quelques jours après, je vais me trouver deux jumeaux d'arrêt: Dexter et Vivvianne.

      Plus tous les potes qui vont s'ajouter à la liste au fil des mois. Des gens qui ont compris bien des choses sur notre maladie et me font progresser énormément de par la lecture de leurs fils ou de leurs expériences si riches en tout.
      Atoute m'a donc aussi sauvé la vie.

      Le 21 septembre 2010 j'ai bu mon dernier verre. Et je suis mort.
      Le 22 septembre 2010, ma renaissance est arrivée. Me voilà Vie, me voilà prêt à te bouffer par tout les bouts. Me voilà Vie, me voilà prêt à te rencontrer pour de bon.





      Prochain post: Le 07 octobre 2010.
      Dernière modification par Vincentb, 19/05/2012, 07h39.

      Commentaire


        #48
        Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

        Envoyé par avenir1967
        Bon, je comprends mieux tes messages à mon encontre... Bravo pour tout ce chemin parcouru... moi je continue le mien, doucement, tranquillement....
        Bonne route à toi.
        Là où je voulais te faire comprendre des choses, c'est qu'avant d'en arriver à ce que je décris dans le message, je suis aussi passé par la phase, vie sociale, de l'alcool le soir, un boulot etc etc.....Ne fais pas ma connerie et n'attends pas d'être au fond du trou pour prendre les bons outils. L'alcoolisme est une maladie chronique et progressive. Sers toi des erreurs des autres.

        Envoyé par Dica
        Ben voilà ... on atteindra un taux raisonnable ... ou presque
        Le ratio est respecté.


        Il y a effectivement différents parcours ... mais pour se sortir de l'alcool, c'est indispensable de ne plus avoir besoin d'en boire ... et quand on a compris ça ... il faut le faire
        Oui, seulement trop de gens qui connaissent tout de la maladie continuent de faire l'autruche et se sentent agressés quand tu leur répond.
        Envoyé par Ariane O
        C'est sans doute là, ici le problème donc la solution, dans ce paradoxe qui fait que face à la difficulté, à la peur de ne savoir réussir à vivre nous fuyons notre existence en la détruisant .
        J'ai eu peur de mourir toute ma jeunesse. Aujourd'hui, sans dire que cela ne me fait plus peur, je m'endors correctement et rares sont les angoisses qui me viennent. Peut-être deux depuis le début de l'année. Tu as raison, l'alcool ne sert qu'à fuire.

        Envoyé par re-belle
        Hello Vincent,

        moi non plus je ne me reconnais pas dans cette "journée", donc nous sommes différents, c'est juste ça que j'essaie de te faire comprendre depuis un moment.
        Peut-être pas complétement je suis d'acc avec toi, mais relis tes fils et tu verras que tu as dis de jolies conneries sous alcool. Du moment que l'alcool fait de toi un autre être, je en vois pas trop en quoi nous sommes différents. La différence va se poser en matière de réaction et non d'effets.

        Ceci dit, je suis ravie que ça fonctionne bien pour toi, et tu fais bien de poser tes valises par rapport à ce que tu as vécu avec ta fille.
        Il ne tient qu'à toi de vivre la même chose.

        Bonne continuation à toi !
        Envoyé par COMOCO
        Salut EDV,

        T'as jamais fait de conneries en étant extremement alcoolisée.. ?
        Bizarre, bizarre. Mais si tel était le cas, j'en prendrais bonne note.



        Alors 2 possibilités:
        soit t'étais pas alcoolique, soit t'es superwoman...
        Peut-être les deux!!!!



        Parce que moi, je me suis trainée par terre, à genou, pour faire ce que j'avais à faire... sauf que le résultat escompté... et ben j'aurais mieux fait de rester "à cuver"... Et tant pis pour la parole donnée.
        J'ai tellement pris de risques à vouloir "honorer" , le devoir, le falloir, le "ben t'as fait la conne hier, maintement tu vas assurer ma petite".
        Oui 100% raison.

        Je dis ça comme ça, et je caresse pas Vincent dans le sens du poil.
        Il ne manquerait plus que ça!!!

        Bien à toi
        Envoyé par Smooth'

        Parce que, même ou différent parcours, certaines choses résonnent de la même façon.
        C'est çe que je disais à Re-belle à l'instant même.

        Ne serait-ce que la souffrance sourde et brûlante d'être dépendant(e) à l'alcool.
        Dans le mille!!!!

        Bonne journée à tout le monde.

        Commentaire


          #49
          Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

          Bonjour Vincent,

          Merci!
          Me pas oublier d'où l'on vient.
          Je suis allée relire mes premiers messages.
          Nos premiers fils en disent long, très long.
          En cas d'oubli justement.
          L'envie d'en crever tellement ma vie ne ressemblait en rien à la VIE.
          D'un infinie tristesse.
          J'ai oublié quelques fois d'où je venais et je me suis pété la fiole.
          Bon dimanche!

          Suzan
          _____________________
          « Pour réussir, notre désir de réussite doit être plus fort que notre peur de l'échec » Bill Cosby

          Commentaire


            #50
            Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

            Envoyé par Suzan
            Bonjour Vincent,
            Salut Suzan,




            Merci!
            Me pas oublier d'où l'on vient.
            Ne pas oublier ne veut pas dire vivre dans le passé. mais le passé est nos fondations, il faut parfois les recolmater ou les renforcer.



            Je suis allée relire mes premiers messages.
            L'envie d'en crever tellement ma vie ne ressemblait en rien à la VIE.
            D'un infinie tristesse.
            Pareil pour moi. C'est exactement ce que je ressens aujourd'hui.


            Bon dimanche à toi aussi.

            Commentaire


              #51
              Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

              Envoyé par Vincentb
              Arrive le 22 septembre 2010.

              Laurence est rentrée à la maison dans la nuit. Il paraît qu'elle a pleuré toutes les larmes de son corps chez son père, mais pour le moment, je n'en sais encore rien. Plongé dans un coma artificiel et volontaire, je n'ai bien sûr rien entendu.



              Je me réveille à midi. Je n'ai même pas entendu Laurence et Marie se lever.
              je me réveille surtout car il faut sortir la chienne. Laurence l'a fait ce matin et je dois m'en occuper le midi.

              Mon dieu, un mal de crâne à tomber par terre. J'ai l'impression que mon cerveau ne touche plus les parois de mon crâne et voltige à l'intérieur de la boîte cranienne se cognant sous tous les angles possibles.
              J'ai une envie de gerber qui fait qu'à chaque quinte de toux, la boisson anisée est à deux doigts de ressortir.

              Contrairement à d'autres jours où je serais allé acheter ma drogue pour me calmer, j'ai aucune envie de boire, mais alors aucune envie!!!

              Je sors la chienne en tremblant comme une feuille. Pourvu que personne ne vienne me parler, je suis incapable d'articuler un mot et je dois être encore sacrément bourré de la veille.

              Je m'affale sur le canapé et je me mets à avoir des sueurs terribles. Je décide d'aller me faire vomir. Deux doigts dans la bouche, c'est vite fait et beaucoup de choses ressortent en même temps que le vomi. Tout ce qui s'est passé la veille.

              12h30:

              J'en peux plus. Je pleure de douleur physique et de chagrin(encore faussé par le biais des restes d'alcool).
              Je regarde la chienne qui ne doit pas me croire une fois de plus quand je me dis que c'est la dernière.

              Paf!!!!!! "Mon dieu, j'ai frappé Laurence hier soir. En fait je ne l'ai pas frappé, mais rejeté assez violemment au point de lui faire un joli hématome sous le bras.
              Putain, mais qu'ai-je fait????
              Mon dieu, viens moi en aide!"

              Elle va me quitter, c'est sûr. Je ne verrai plus jamais la petite ni mon épouse. Pourtant, si cette perspective m'effraie énormément, il se passe quelque chose dans ma tête. Qu'elle me quitte ou non, je ne veux plus jamais boire d'alcool.
              Je crois que Dieu ce jour là, m'a dit qu'il voulait bien m'aider, mais que ça devait déjà venir de moi(désolé pour le prosylètisme, mébon c'est ainsi que je l'ai ressenti).

              "J'en peux plus. Aidez moi!!!!! Je veux m'en sortir". Je hurle tout seul dans la maison. L'avis des voisins....Je m'en contrefous. En hurlant, je me revomis dessus.

              Ca y est ma décision est prise. Je retourne en cure pour la deuxième fois de ma vie. La première m'avait amené à 18 mois d'abstinence. Celle-ci, je ferai tout pour que ce soit à vie. Pour que plus jamais, je ne revive ça. Pour que plus jamais Laurence, Marie, mes parents, ma famille ne revivent ça!!!!!

              Je prends l'annuaire et recherche le nom du Docteur Anguenot.

              -Biiiiiiiip, biiiiiiiip......Bonjour vous êtes bien sur la messagerie du Docteur A......

              Merde, ça tombe mal!!!! Je laisse quand même un message.

              -Bonsour Doteur A, je suis Vinvent, vous m'ayez envoyé en cure il y a un an ou deux. Je vous en suppie, je veux y reourner. Je veux me soigner. Z'en peux pus.

              Je pleure au téléphone, je bégaye(moi qui me vantait d'avoir une excellente élocution) je supplie. Oui, moi qui n'ai jamais voulu d'aide extérieure. Je supplie en pleurant.

              Il est 13h00. Je me connecte sur internet......Mais aujourd'hui, je ne vais pas aller discuter avec mes potes URL. Non, je cherche un forum pour aider les alcooliques.

              J'étais déjà venu sur Atoute en étant rond, mais je ne m'y étais jamais inscrit. j'avais juste lu un peu pour que mon orgueil prenne le dessus en me disant: "je ne faisais pas partie de cette masse d'alcoolos finis qui se congratulent de leurs petites victoires. Moi, j'ai tenu 18 mois, pas comme tous ces branques".

              Pourtant, je retape "arrêter alcool" sur internet.

              Je retombe sur Atoute. Pfffff, le nom du site ne m'encourage guère à y poster. J'ai même pas la force de taper un message tellement je joue au pantin gesticulant de façon désordonnée dans les bras d'un marionnettiste dément.
              Pourtant je me lance.

              Quel pseudo choisir. Pas celui que j'ai l'habitude de prendre sur le net. On ne sait jamais.
              Saint-Louis fera l'affaire. je suis mordu d'histoire, c'est une figure emblématique des Capétiens. Ca m'ira comme un gant.

              13h15: je tape un message d'à peine 100 mots(je ne suis sûr de rien) qui me prend 40 minutes pour en venir à bout. Les mots sont naïfs, mal choisis, le ton est mauvais, les figures mal utilisées. mais je m'en fous, ce qui compte, c'est d'avoir de l'aide, pas de réussir le nobel de littérature.

              13h48: mon message est posté. J'attends les réponses.

              Pendant le temps où je patiente, je prends le téléphone et appelle ma femme.

              -Allo?
              -Allo?
              Je ne lui laisse pas le temps de parler.
              -Ecoute ma chérie. C'était la dernière fois que tu me voyais boire. J'en peux plus de tout bousiller autour de moi, j'en peux plus de me faire du mal, de te faire souffrir et de faire vivre un calvaire à la petite. Je t'aime, je veux réapprendre à m'aimer, je veux revivre etc etc....

              Des promesses d'arrêts, elle en a déjà eu des dizaines, mais cette fois-çi, je lui sors des choses que je ne lui ai jamais dites.

              -Excuse moi, mon amour, je ne voulais pas te faire mal. Je suis devenu un monstre. pardonne moi et reviens ce soir. Je t'aime, je ne veux pas te perdre. Je t'en supplie reviens ce soir. J'ai appelé le médecin. Je repars en cure. Je vais me soigner pour de bon.
              -Ecoute, on va voir comment ça se passe. Je rentre ce soir et on en discute.
              Pas un mot de soutien de sa part, mais c'est bien normal après tout ce qu'elle a enduré. On raccroche.

              Je continue de pleurer toutes les larmes de mon corps. Tout ce que je n'ai jamais pris la peine de me dire, je le sors.

              "Putain, mais regarde toi Vincent. Toi qui a toujours raison, toi qui est le plus fort, toi qui est le plus intelligent. Regarde toi". J'hurle une fois de plus devant le miroir? J'ai tellement honte de moi.

              Ma femme avait raison. Une loque, voilà ce que je suis devenu.


              Je reviens sur Atoute et: "Aaaah surprise, on m'a répondu. Un certain Jojo035. Il m'envoie un MP en me disant de l'appeler".
              Pour être franc, j'en crève d'envie, tellement j'ai besoin de parler IRL. Mais je lui répond que je ne peux pas car je ne suis pas trop en état.
              C'est vrai je bégaye, je bafouille, j'en arrive à me baver dessus. Je lui dis que je le rappellerai demain. Ce qui d'ailleurs sera chose faite. Ca a été le premier membre d'atoute que je connaîtrai IRL. Son coup de fil le lendemain me fera un bien fou.

              D'autre viennent poster des messages, je fais des réponses laconiques car je ne suis toujours pas en état de taper correctement.

              Mais ces réponses me confortent dans l'idée que tout passe par la parole.

              Et puis le médecin me rappelle:

              -Allo Mr Vincent?
              -Oui, c'est moi.
              -Bonjour, Dr A à l'appareil? je viens d'avoir votre message. Le problème est que je n'exerce plus dans la région et je suis en cours de déménagement de mon cabinet vers Cassis, je n'ai donc plus de feuille d'arrrêt de travail ou de maladie à fournir en attendant que la Caisse PACA m'envoie les nouvelles feuilles. Je suis désolé.
              -Docteur, je vous en supplie, faites quelque chose.
              -Bon, ce qu'on va faire, je vais appeler la clinique des Bruyères pour réserver une chambre pour 28 jours. Le probleme est que vous ne pourrez pas partir tout de suite.
              -M'en fous, je veux partir où et quand vous aurez la place. Qu'importe l'établissement.
              -Je vous rappelle dans une semaine dès que j'aurai recu les nouvelles feuilles de soins. On fera comme si vous étiez de passage à Cassis et vous m'en verrez le réglement par la poste.
              -Promis.


              Une nouvelle qui me remplit d'espoir. Malgré les affres de la gueule de bois, je me sens plus léger.

              J'appelle Laurence.

              -Ma chérie, je viens d'avoir le Docteur, elle va tout faire pour me renvoyer en cure. je te l'ai dit, je vais me soigner. Je te jure.

              Malgré le peu de capital confiance qu'elle a en moi, elle m'encourage et me dit qu'il était temps. je raccroche en pleurant.
              Bon Dieu, ce que j'ai pu pleurer ce jour-là!

              Et hop: le medecin me rappelle dans la foulé:

              -Monsieur Vincent
              -Oui, je vous écoute
              -Je viens d'avoir la clinique. Il ont une place le jeudi 07 cotobre. Ca vous convient?
              -Bien sûr que ça me convient. je vous l'ai dit. je n'en peux plus. je veux me soigner, je veux guérir. A n'importe quel prix.
              -Très bien. J'attends d'avoir les papiers de la CPAM de PACA et je vous envoie ça dès que je les ai. En attendant je rappelle la clinique et je vous réserve une chambre pour le 07/10.


              Je suis fou de joie. Je vais revivre....Comprenez bien ce que ça veut dire.....RE-VI-VRE!!!!!!!!!!!!!!!!!

              je rappelle une fois de plus Laurence et lui laisse un message.
              je décide de n'appeler aucun membre de ma famille. C'est trop frais pour être dit. ils ne seront au courant que lorsque je serai dans le train en direction de la cure. Pourtant, ça me brûle les lèvres de les appeler pour annoncer ma renaissance.

              19h00: Laurence arrive. je l'embrasse follement. Elle un peu plus timidement. j'en comprendrai la raison dans la soirée.
              Je couvre Marie de bisous. La chienne jappe de joie. "Ca y est mon maître va revivre, ma maîtresse va enfin pouvoir redormir sereinement. Bah pour fêter ça, je louve de plaisir....".

              "Oui, ma pépétte, je vais revivre, et oui Laurence, Marie et toi aussi n'aurez plus jamais à subir mes états d'âme."

              Rituel bien huilé, mais dur à mettre en place. Il faut reprendre de bonnes habitudes. Je décide de ne rien boire avant la cure. j'arriverai sobre à celle-ci.

              La petite couchée, Laurence et moi-même discutons. Enfin ,c'est surtout Laurence qui parle. Elle me dit qu'elle m'aime, mais pour se protéger et protéger notre fille. Elle est prête à partir pour aller chez son père. Elle veut bien me faire confiance. Je lui montre mon fil sur Atoute. je crois qu'elle a espoir. Elle voit que j'ai pris les choses en main, malgré mon état physique catastrophique. Je me suis bougé.

              -Je m'excuse tellement ma chérie. Plus jamais je ne te ferai souffrir la femme que j'aime.
              -Bah ou, mais tu me l'as déjà dit tellement de fois.
              -Oui, mais là je t'ai fais mal physiquement et c'était la première fois. Le fait de vous voir partir hier soir a été un vrai déclic pour moi.
              -Pourquoi tu n'as pas arrêté de boire après mon départ?
              -Je ne sais pas. je crois que je voulais me finir une bonne fois pour toutes.
              -D'accord, je te crois. Mais ne m'en veux pas si je suis distante pendant quelques temps.
              -Pas de soucis, je comprend.

              Putain, moi, je comprend!!!!!!! Quelques jours auparavant, je l'aurais envoyé bouler si elle m'avait sorti un truc pareil. Et là, je met mon poing dans la poche et me dit: "ferme ta grande gueule Vincent, elle a assez souffert. Et toi aussi".

              Je pleure tout le reste de la soirée. Mon dieu que ça fait du bien.

              -Tu veux qu'on appelle ta famille?
              -Surtout pas. je ne veux pas qu'ils soient au courant, car je n'ai pas envie d'avoir de la pitié dans leurs yeux avant mon départ. C'est une renaissance, pas une mort.

              22h00 je pars me coucher, mais je n'arrive pas à trouver le sommeil. Des idées de mort m'envahissent, mais je n'ai aucune envie de boire pour les calmer. Elles font partie de moi ,et j'aurai bientôt un remède que je ne connais pas encore trop bien pour les faire disparaître à jamais: la parole!!!!!!

              23h00 Je reviens un peu sur Atoute. Et je lis, je lis, je lis en silence.

              Atoute et ses participants m'apprennent tout de la maladie alcoolique. Je dis souvent que la ma psychologue m'a sauvé la vie. Atoute aussi; grâce aux lectures sur la THP, la lettre d'un alcoolique à ses proches, les fils de discussion, la sélection d'Iseulta, la revue de presse de Toutatix etc etc.......

              Et puis quelques jours après, je vais me trouver deux jumeaux d'arrêt: Dexter et Vivvianne.

              Plus tous les potes qui vont s'ajouter à la liste au fil des mois. Des gens qui ont compris bien des choses sur notre maladie et me font progresser énormément de par la lecture de leurs fils ou de leurs expériences si riches en tout.
              Atoute m'a donc aussi sauvé la vie.

              Le 21 septembre 2010 j'ai bu mon dernier verre. Et je suis mort.
              Le 22 septembre 2010, ma renaissance est arrivée. Me voilà Vie, me voilà prêt à te bouffer par tout les bouts. Me voilà Vie, me voilà prêt à te rencontrer pour de bon.





              Prochain post: Le 07 octobre 2010.

              Re-Wouah...
              Mais attends c'est pas fini.

              Quand tu dis dans ce superbe témoignage, sans fard, je l'ai fait pour moi ( je résume); est ce que tu aurais eu la méme détermination si tu n'aimais plus ta femme et si tu n'avais pas eu la petite ?
              En clair, si tu étais seul, divorcé, une semaines sur deux ?

              Force est de constater que tu était sur une "vague porteuse", celle de l'amour partagé, du cocon.
              Ce qui n'enléve absolument rien à ton résultat. Je précise.

              C'est peut etre ce que veulent te dire certains ici, aussi.

              J'essaie toujours de faire la part des choses..

              Parce que ça sert à tchi, de se déchirer entre nous.

              T'es un mec droit, c'est aussi ce qui je retiens du message de Napo.
              Et ça, mon vieux (!) c'est la base.

              Commentaire


                #52
                Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

                Envoyé par COMOCO
                Force est de constater que tu était sur une "vague porteuse", celle de l'amour partagé, du cocon.
                Moi, je le comprends pas comme ça.
                il se passe quelque chose dans ma tête. Qu'elle me quitte ou non, je ne veux plus jamais boire d'alcool.
                Je le comprends comme un ras-le-bol total qui aurait pu se produire même sans entourage affectif.

                Commentaire


                  #53
                  Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

                  Je dis ça comme ça, et je caresse pas Vincent dans le sens du poil.
                  Il ne manquerait plus que ça!!!

                  D'autant plus que maintenant, t'as le poil court..
                  Allez un peu d'humour aussi.

                  Commentaire


                    #54
                    Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

                    Envoyé par Marguerite II
                    Moi, je le comprends pas comme ça.

                    Je le comprends comme un ras-le-bol total qui aurait pu se produire même sans entourage affectif.

                    C'est possible .. Ce serait mieux même.
                    Mais on "va laisser l'interressé repondre".

                    Commentaire


                      #55
                      Re: Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

                      Envoyé par COMOCO
                      Re-Wouah...
                      Mais attends c'est pas fini.

                      Quand tu dis dans ce superbe témoignage, sans fard, je l'ai fait pour moi ( je résume); est ce que tu aurais eu la méme détermination si tu n'aimais plus ta femme et si tu n'avais pas eu la petite ?
                      En clair, si tu étais seul, divorcé, une semaines sur deux ?

                      Force est de constater que tu était sur une "vague porteuse", celle de l'amour partagé, du cocon.
                      Ce qui n'enléve absolument rien à ton résultat. Je précise.

                      C'est peut etre ce que veulent te dire certains ici, aussi.

                      J'essaie toujours de faire la part des choses..

                      Parce que ça sert à tchi, de se déchirer entre nous.

                      T'es un mec droit, c'est aussi ce qui je retiens du message de Napo.
                      Et ça, mon vieux (!) c'est la base.

                      Chuis assez d'ac, et je me demande aussi tu l'as "fait" pour ta femme et ta fille ...

                      Que serais-tu sans elles ?

                      C'est toujours l'histoire de sortir du contexte et de se regarder en vrai ... L'acool est la rencontre entre un individu, un contexte et un produit dit-on ...

                      Commentaire


                        #56
                        Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

                        @Re-belle et Coco. Relisez la réponse de Daisy. Tout y est consigné.(Post 52).

                        J'avais trop mal. Et seul ou pas, je n'en pouvais plus de cette douleur physique et mentale.

                        La question ne se pose plus puisque j'ai la réponse. Si Laurence m'avait quitté, j'aurais poursuivi mon processus de guérison.

                        Commentaire


                          #57
                          Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

                          Envoyé par Vincentb
                          @Re-belle et Coco. Relisez la réponse de Daisy. Tout y est consigné.(Post 52).

                          J'avais trop mal. Et seul ou pas, je n'en pouvais plus de cette douleur physique et mentale.

                          La question ne se pose plus puisque j'ai la réponse. Si Laurence m'avait quitté, j'aurais poursuivi mon processus de guérison.
                          Ok, et sans ironie... Je te crois.

                          Margueritte: autant pour moi ( 2 fois en 2 jours, c'est Enorme pour moi)
                          Et comme j'ai décidé, ou plutot j'en suis arrivée à faire confiance.

                          Parce que à force de tout remettre en cause, on n'avance pas..
                          On n'est pas dans une dissert de philo. ni en train de refaire le monde, auquel cas, je serai trés véhémente;

                          Donc je prends.
                          Mais je change ? et c'est tant mieux

                          Bien à vous

                          Commentaire


                            #58
                            Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

                            Re-bonjour Vince

                            Je prends ton fil en marche, ton TGV, même !

                            Merci de nous rappeler qu'il ne faut jamais rien oublier.

                            La mémoire, ce n'est pas la culpabilisation. C'est même le contraire.

                            Bien à toi.

                            Commentaire


                              #59
                              Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

                              Envoyé par COMOCO

                              Mais je change ? et c'est tant mieux
                              Oui

                              Mais en réalité, ce que je voulais surtout souligner, c'est qu'à la lecture d'un texte, notre compréhension/interprétation peut se révéler toute différente.
                              Et que c'est un partage intéressant, quand on peut l'analyser sereinement.


                              ps : Vincent, je me permets d'intervenir entre tes récits, je pense que nos réactions peuvent apporter quelque chose ici.

                              Commentaire


                                #60
                                Re : T'as oublié mon pauvre Vincent

                                Envoyé par Marguerite II
                                Oui

                                Mais en réalité, ce que je voulais surtout souligner, c'est qu'à la lecture d'un texte, notre compréhension/interprétation peut se révéler toute différente.
                                Et que c'est un partage intéressant, quand on peut l'analyser sereinement.
                                .
                                Je ne sais que rarement raisonner "sereinement" , d'ailleurs c'est antinomique...ça s'appelle les convictions.. les engagements... les partis pris.
                                Mais, je ne sais si c'est le fait de gueuler la nuit (en cauchemard) d'écrire enfin, comme si je vous parlais...ya une autre résonnance ( raisonnance ) qui se met en place.

                                Vincent; je crois qu'en ce moment.. ya plein de choses qui sortent, chez toi, chez moi, chez Re ( faites la paix SVP).... ya des moments comme ça où les gens sont en symbiose... Profitons-en, hein Re Belle, Hein Comoco, entre autres ?

                                Corinne.

                                Commentaire

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