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Gestion des maladies chroniques

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    Gestion des maladies chroniques

    Constat

    La Gestion des Maladies Chroniques (GMC) ou Disease Management est un sujet très "actuel".

    L'assurance maladie s'est par exemple investie depuis plusieurs années dans le GMC, notamment avec le programme Sophia qui repose sur des actions à distance (téléphone, internet, courrier).

    Un rapport récent de l'IGAS montre qu'en regard des sommes dépensées (110 euros par diabétique), le bénéfice n'est pas établi. Les auteurs du rapport prônent des actions mieux connectées avec les acteurs de terrain.

    Solution

    Créer des actions de GMC sous deux formes.
    - Soit deux consultations spécifiques et individuelles annuelles
    - Soit des réunions en groupe avec médecins, infirmières, patients experts et une demi-douzaine de patients .

    Le principe de la consultation spécifique individuelle

    Deux fois par an, le patient atteint d'une maladie chronique consulte son médecin traitant pour poser toutes les questions qu'il souhaite au sujet de sa maladie. Cette consultation ne peut donner lieu à aucune prescription ni examen clinique et n'est pas facturée au patient. Elle doit durer au minimum 20 mn. A cette occasion, le médecin traitant s'assure que les prescriptions ont été bien comprises, recherche des problèmes d'observance, et vérifie que le suivi est bien réalisé (consultations spécialisées, soins annexes). C'est l'occasion de discuter tranquillement de la maladie et de sa prise en charge en échappant à la routine du renouvellement d'ordonnance et de la prise en charge des symptômes.

    Réunions en groupe

    Pour la totalité ou certains de ses patients atteints de la même maladie chronique, le médecin organise deux fois par an une réunion avec quelques patients. Suivant la maladie gérée, il fait appel à d'autres professionnels de santé (médecin spécialiste, infirmière, kinésithérapeute...) et à un patient-expert, issu ou non de sa clientèle.

    La réunion est alors plus interactive et permet l'échange entre patients, ainsi que la transmission d'expérience entre le patient-expert et ceux qui entrent dans la maladie. Il s'agit alors autant d'éducation thérapeutique que que GMC. La réunion dure au minimum une heure.

    Consultations individuelles et réunions de groupe peuvent alterner pour un patient donné.

    Arguments

    Ce type de système a déjà été mis en place et à fait la preuve de son efficacité. C'est celui qui est recommandé dans le rapport de l'IGAS déjà cité.

    Il renforce le lien entre le patient et ses soignants, là ou un système d'aide à distance le dilue.

    Financement

    L'analyse du projet Sophia a montré que l'assurance maladie est prête à investir 110 euros par an dans l'accompagnement du diabète.

    Un tel budget permettrait
    - Deux consultations de GMC par an à 40 euros.
    - Deux réunions avec 5 à 10 patients, rémunérée 40 euros par patients à répartir entre les professionnels de santé et le médecin expert.

    Tout en générant des économies par rapport à Sophia.

    Pour éviter une gestion administrative coûteuse, ces actes feraient l'objet d'un nomenclature spécifique, seraient facturés à l'aide de la carte vitale des patients, et réglés en tiers-payant.

    Problèmes potentiels

    Certains médecins peuvent ne pas avoir suffisamment de patients atteints d'une même maladie pour organiser des réunions de groupe. Il peut alors se fédérer avec d'autres confrères pour atteindre le nombre minimal de patients permettant de constituer une réunion.

    D'une année à l'autre, le médecin qui anime la réunion peut donc changer, ce qui sera très enrichissant pour tout le monde, patients et soignants.
    Dernière modification par d_dupagne, 24/06/2012, 09h02.

    #2
    Non, non et non !

    Je voudrais rappeler quelques points :
    1) le disease management est une invention de Big Pharma qui lui permet de diminuer les frais de promotion en regroupant ses interventions (mix marketing) en faisant passer plus facilement ses messages : la sponsorisation des conférences de consensus soit par l'intermédiaire des agences, soit directement, le progrès thérapeutique, l'utilisation de "nouveaux" médicaments "innovants, la promotion commerciale des associations de patients, l'implication de tous les professionnels de santé aux recommandations, la soumission à l'autorité de la science...
    2) son corollaire est le système des réseaux de soins qui permet, sous l'autorité experto-hospitalière, d'une part, de soumettre hôpital et ville aux diktats de l'expert auto proclamé locorégional promu key opinion leader par Big Pharma (expert mongering), et, d'autre part, de déresponsabiliser tout le monde et notamment le médecin traitant pour que l'autorité de la science se dilue dans une bouillie marketing. Je n'oublie pas la débauche d'énergie pour obtenir des résultats médiocres en termes de Santé Publique
    Contrairement à ce que pensent certains c'est le médecin généraliste, ou ce qu'il en reste, qui doit être au centre de la démarche réticulée, en association avec le patient.
    3) le troisième pilier de cette entreprise de décervelage généralisé s'appelle l'Education Thérapeutique, la tarte à la crème des experts et de Big Pharma, c'est à dire son détournement vers l'observance thérapeutique, ce qui n'est pas, mais pas du tout, son fondement initial.
    J'aimerais tant pouvoir dire Oui, oui et oui.

    Commentaire


      #3
      Re : Non, non et non !

      Envoyé par milankundera
      Je voudrais rappeler quelques points :
      1) le disease management est une invention de Big Pharma qui lui permet de diminuer les frais de promotion en regroupant ses interventions (mix marketing) en faisant passer plus facilement ses messages : la sponsorisation des conférences de consensus soit par l'intermédiaire des agences, soit directement, le progrès thérapeutique, l'utilisation de "nouveaux" médicaments "innovants, la promotion commerciale des associations de patients, l'implication de tous les professionnels de santé aux recommandations, la soumission à l'autorité de la science...
      2) son corollaire est le système des réseaux de soins qui permet, sous l'autorité experto-hospitalière, d'une part, de soumettre hôpital et ville aux diktats de l'expert auto proclamé locorégional promu key opinion leader par Big Pharma (expert mongering), et, d'autre part, de déresponsabiliser tout le monde et notamment le médecin traitant pour que l'autorité de la science se dilue dans une bouillie marketing. Je n'oublie pas la débauche d'énergie pour obtenir des résultats médiocres en termes de Santé Publique
      Contrairement à ce que pensent certains c'est le médecin généraliste, ou ce qu'il en reste, qui doit être au centre de la démarche réticulée, en association avec le patient.
      3) le troisième pilier de cette entreprise de décervelage généralisé s'appelle l'Education Thérapeutique, la tarte à la crème des experts et de Big Pharma, c'est à dire son détournement vers l'observance thérapeutique, ce qui n'est pas, mais pas du tout, son fondement initial.
      J'aimerais tant pouvoir dire Oui, oui et oui.
      Je suis bien d'accord avec tout cela, voir notamment http://www.atoute.org/n/article157.html sur l'éducation thérapeutique.

      Mais justement, déléguer totalement cette éducation, sans expert, sans réseau, aux seuls soignants du patient, permettrait d'éviter ces écueils.

      Cela permettrait aussi aux soignants qui ont "le nez dans le guidon", d'aborder sereinement des problématiques de fond.

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        #4
        Re : Gestion des maladies chroniques

        bonjour

        et pour le secret prof, peut être que je n'ai aucune envie de me retrouver avec un certain nombre de personnes ayant le même problème et je peux tomber sur une concierge ....(au sens radio cancan)

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          #5
          Re : Gestion des maladies chroniques

          bonjour,
          je pense pour ma part que le disease management peut se voir en regroupant les deux solutions.
          c'est un dire des réunions pluridisciplinaire regroupant médecin, ide, ... mais avec des consultation individuels .
          ce système pourrait rentrer dans le cadre d'une SCIC avec le système de coopérative de santé comme au Québec ou celle qui s'est monté sur la région parisienne.
          qu'en pensez vous? Connaissez vous ce système ou semble t il trop utopique pour que vous puissiez vous y penchez?

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