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Le management de Jean-François Zobrist

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    #31
    Re : Le management de Jean-François Zobrist

    Envoyé par blacky
    Bonjour,
    Même dans un syndicat on peut retrouver un dominant .
    Son ambition est d' accroître son propre pouvoir au sein de l'entreprise .
    La défense des intérêts des salariés devient plus un moyen qu'une fin.
    Je le vis au quotidien dans mon usine.
    Bonjour,
    Oui, on peut imaginer que ce type d'entreprise, qui désavoue le management par petits chefs, ne puisse pas être le terreau idéal pour l'implantation d'un syndicat, dont le fonctionnement est en général à l'opposé.

    Sinon j'ai beaucoup aimé la recherche de "signaux faibles."
    J'ai eu l'impression d'un gars futé qui considère les entreprises qu'il dirige comme des machines humaines dont il cherche à tirer un rendement maximum, tant humain qu'économique ; bref une sorte d'ouvrier du management.
    J'ai apprécié son respect des forces productives, celles qui ramènent l'argent, et son agacement envers les "parasites", qui cherchent à tuer le temps.
    Citation en gros : "5 chefs de production, ça fait 40 heures par jour, tu n'imagine pas le foutoir qu'ils pourraient te mettre, les gars !"

    On trouve bel et bien le respect dû aux rameurs.

    Commentaire


      #32
      Re : Le management de Jean-François Zobrist

      Envoyé par d_dupagne
      Voir cet article sur Zobrist http://lentreprise.lexpress.fr/outil...p?k=3&id=14671

      Ce n'est pas un affabulateur. Mais c'est sûr qu'il dérange
      Bonjour,

      Il y a quelquechose de très important dans cette affaire: on responsabilise l'individu tout en rétablissant le lien entre la qualité de son travail et la satisfaction du client. On donne du sens à l'activité de l'ouvrier.

      Se lever à 4 heures du matin pour aller pointer en ayant perdu de vue le but de cet effort, croyez-moi, ça peut rendre complètement marteau !

      Commentaire


        #33
        Re : Le management de Jean-François Zobrist

        Envoyé par d_dupagne
        Cet article constitue un résumé de la méthode Zobrist
        http://lentreprise.lexpress.fr/outil...p?k=3&id=14671

        Bien sûr, je diverge sur de nombreux points avec lui, tout en étant d'accord sur l'essentiel.

        Mon principal point de divergence est sur le concept "L'Homme est bon". Cela ne veut rien dire. Aucun être vivant n'est fondamentalement bon ou mauvais.

        Ce qui est vrai, c'est que l'Homme cherche fondamentalement à bien faire, car c'est en faisant bien son travail, en remplissant bien sa mission, qu'il améliore son sort et celui de ses gènes (au sens large, les siens et ceux de sa parentèle ou de son espèce). De plus, homo sapiens est un être inventif, imaginatif et coopératif. Lâcher la bride à un petit groupe au sein d'un cadre permet d'obtenir des résultats de très grande qualité, ces même résultats qui ont permis à l'Homme du néolithique de prendre le contrôle de la planète.

        Mais si vous donnez à l'Homme la possibilité d'accroître son bien être ou ses ressources en dominant les autres, en les faisant travailler pour lui, il s'en privera rarement. Tout chef nommé est un "petit chef" ou un tyran potentiel. Tout pouvoir conduit inexorablement à l'abus de pouvoir (sauf chez des Zobrist, j'y reviendrai).

        Jean-François Zobrist l'a très bien compris et il a reproduit la structure humaine primitive qui avait permis à notre espèce de trouver un équilibre pendant des centaines de milliers d'années :
        - Un effectif faible d'une trentaine d'individus, taille critique pour que tous le monde se connaisse et éprouve une empathie mutuelle.
        - Un "leader" (nom trouvé par JFZ pour ne pas dire "directeur" ou "chef") qui n'est là que pour des raisons fonctionnelles et non pour exercer un pouvoir. Si le leader dérape, le groupe le rejette.
        - Un travail en silo qui a du sens : chaque ouvrier sais ce qu'il fait et pourquoi il le fait. Ce sont les machines qui ont des contraintes, des contrôles et des procédures. Les hommes n'ont que des objectifs généraux de quantité et de qualité de la production et s'autocontrôlent : dans une petite équipe, celui qui fait mal son boulot est tout de suite identifié et rejeté par le groupe.

        Ce dirigeant est en fait un grand mâle dominant, mais d'une espèce rare que je cite dans mon livre : un dominant social. Son objectif n'est pas d'améliorer le sort des porteurs de ses gènes ou de ceux de ses proches, mais d'étendre cette amélioration a ses ouvriers, à ses partenaires, à son pays et peut-être même à son espèce.

        C'est un dominant car il explique lui même qu'il est à l'origine du changement, du management, des principes généraux de l'organisation. Il vire sans hésiter ceux qui refusent d'entrer dans son système. Il est catégorique dans son discours.

        C'est un dominant social car :
        - Il se verse la même prime que ses employés.
        - Il ne veut pas et n'a pas d'actions de ses entreprises
        - Il n'a pas de place de parking à son nom.
        - Il redistribue beaucoup à ses employés et reste en contact étroit avec eux.
        - Il témoigne de son expérience et de sa réussite sans chercher à en tirer un profit, mais avec la fierté du dominant social qui aime communiquer son enthousiasme et botter les fesses des dominants prévaricateurs et égoïstes.

        Une entreprise comme FAVI ne peut fonctionner qu'avec un homme (ou une femme) comme lui. Après son départ et une ou deux générations de dirigeants ou de rachats, FAVI redeviendra une entreprise comme une autre. Les grands dominants sociaux sont rares et surtout on leur confie rarement une usine. Ce sont des gens qui rejettent les systèmes établis par les hiérarchies de dominations et ils leur font donc très peur.
        J"ai eu l'impression en abordant ce post que vous parliez de vous et de nous: vous êtes le dirigeant, nous sommes les ouvriers.
        Je suis entièrement d'accord avec cette façon de gérer une usine, mais j'ai une notion très importante chez moi qui est celle de vouloir conférer à la société tout entière cette façon de faire...
        J'aime trouver des solutions, d'où mon pseudo, pour qu'un cas particulier devienne une généralité: avec le métier que j'ai exercé, enseignante, je n'aime pas laisser un ou deux individus sur le bord de la route
        Il me semble qu'il faudrait induire cette notion de société sans jugement de valeurs à tout individu. Cela me semble essentiel pour vivre ce genre d'expérience, toujours et partout.
        C'est ce que j'ai toujours essayé de faire dans ma putain de vie.
        Je suis une ancienne soixante-huitarde et je pense que vous aussi.
        Une révolution ne se fait pas sans raison, et je pense que, là encore, malgré toutes les infrastructures dominantes, il faut chercher le moyen de faire entendre notre voix et de mettre en application.
        Il n'y a qu'à observer Mr Ayrault: il veut faire entrer le dialogue à Matignon. Et quand il fait entendre la voix du peuple, on le fait passer pour manipulateur...
        Mais il est seul pour faire entendre notre voix, il est assailli de tous côtés pour sa manière de faire. Pourtant, il a raison. (En tous cas dans l'affaire des dépassements d'honoraires)
        Objectivité

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          #34
          Re : Le management de Jean-François Zobrist

          Bonjour,

          Dans l'article ci-dessous il n'est pas question de l'entreprise de Mr Zobrist.
          Il y est seulement fait réference à la fin, c'est pourquoi je le poste ici.

          Dès la lecture du titre, je savais que je tenais quelquechose:

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