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psy abus de faiblesse

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    Re : psy abus de faiblesse

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    Dernière modification par Artémisia, 11/07/2015, 08h59.
    "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
    Victor Hugo
    "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
    Abbé Pierre

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      Re : psy abus de faiblesse

      Envoyé par l'oreiller
      Tu cherches une idée cadeau à faire à un dépressif ?
      Non...c'est juste l'idée que quelque chose peut aider plutôt que rien, méme si c'est superficiel, méme si t'es végétarienne.
      Le chocolat par exemple, ca aide certains.

      Tu es dépressive. ?
      Excuses-moi si je ne connais pas ton "histoire", par contre j'avais remarqué ton sens de l'humour sur les fils, c'est pas si fréquent...



      En postant, je vois qu'Artémisia a répondu exactement dans ce sens-là...
      "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
      Confucius

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        Re : psy abus de faiblesse

        Envoyé par Artémisia
        Maparole parlait de déprime,pas de dépression. Hier soir par exemple, je me suis fait un petit plaisir, j'ai acheté une bouteille de vin rouge et un morceau de comté et j'ai passé la soirée avec Anne Roumanoff pour me changer les idées. C'est une personne âgée qui m'a appris à me faire plaisir, du temps où je déprimais de plus en plus sur le divan, parfois, je m'achète une bouchée chez le chocolatier.
        Bravo !!!

        Moi j'appelle ca "l'effet foie gras" ! C'est pour moi une "loi naturelle".
        Dernière modification par maparole94, 13/05/2015, 09h28.
        "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
        Confucius

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          Re : psy abus de faiblesse

          Envoyé par maparole94
          Oui c'est ma culture à moi : ca pousse sur les arbres dans le Sud-Ouest !

          Quand on est végétarien...qu'est-ce qui faire plaisir dans la déprime ?

          Y a-t-il un produit de luxe qu'on apprécie, genre cadeau à faire ?
          LA TRUFFE
          moi j'aime pas

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            Re : psy abus de faiblesse

            Envoyé par doc94
            LA TRUFFE
            moi j'aime pas
            Merci, c'est vrai, j'y avais pas pensé...mais moi aussi j'aime pas !

            Et les huitres et les fruits de mer non plus : ça me rend malade.

            C'est peut-être pour ca que je suis pas végétarienne !
            "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
            Confucius

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              Re : psy abus de faiblesse

              QUOTE]

              =maparole94]Non...c'est juste l'idée que quelque chose peut aider plutôt que rien, méme si c'est superficiel, méme si t'es végétarienne.

              Les langoustines ! Je suis une végétarienne qui mange du poisson
              .
              Le chocolat par exemple, ca aide certains. Ca m'a beaucoup aidé.
              Tu es dépressive. ?
              Je l'ai longtemps été mais c'est de l'histoire ancienne.
              Excuses-moi si je ne connais pas ton "histoire", par contre j'avais remarqué ton sens de l'humour sur les fils, c'est pas si fréquent...
              Idem, j'avais aussi remarqué le tien
              .

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                Re : psy abus de faiblesse

                En écho à ton questionnement, Artémisia...
                Après l'abus du psy, voici tous les "deuils" que j'ai dû effectuer des "représentations positives" qui structuraient mon psychisme :


                1°/ Perte du psy en tant que professionnel, "soignant", "sachant", guide ...
                Perte immédiate et définitive de la relation professionnelle par le comportement transgressif et "séducteur" du psy !
                2°/ Image paternelle perdue.
                3°/ Image d'homme responsable et rassurant perdue.
                4°/ Image "maternelle" bienveillante perdue (totalement inconsciente pour moi celle-là !).
                5°/ Image d'ami perdue.
                6°/ Image d' "amoureux" idéal et fantasmé perdue (le "passage à l'acte" par un psy détruit le "modèle"...)

                7°/ Perte de la "relation de confiance", essentielle pour moi étant donné le secret de l'inceste, et le déni de l'inceste des autres psys que j'avais rencontrés auparavant.
                8°/ Perte du "langage de vérité " auquel je croyais en analyse.
                ...Fausseté de tout ce que disait le psy depuis un an et demi d'analyse où il me manipulait délibérément (projet de me séduire, de me faire arrêter l'analyse...).
                ...Fausseté ou cynisme à mes yeux d'autres psys professionnels qui ont dénié l'abus et ses conséquences.
                C'est pourtant toute la théorie du "transfert" !
                9°/ Perte des repères et des limites qui m'avaient été donnés en analyse.
                ...Fausseté de tout ce que représentait à mes yeux une analyse.
                10°/ Perte de confiance en la profession médicale en raison de "l'Omerta" du Conseil de l'Ordre.



                Beaucoup disent qu'un psy, c'est tout pour eux, le seul, l'unique confident, la personne de confiance, le professionnel qui vous soutient...
                L'investissement affectif, psychique, en temps et en argent est largement reconnu.
                Le psy vous trahit ?
                Peu de personnes réagissent...
                Dernière modification par maparole94, 14/05/2015, 17h27.
                "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                Confucius

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                  Re : psy abus de faiblesse

                  ;;;
                  Dernière modification par Artémisia, 11/07/2015, 08h59.
                  "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
                  Victor Hugo
                  "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
                  Abbé Pierre

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                    Re : psy abus de faiblesse

                    Envoyé par Artémisia
                    Aller consulter un psy pour moi a été très difficile, c'était reconnaitre que quoique je fasse je retombais toujours dans les mêmes schémas et que je n'arrivais pas à m'en sortir toute seule. Et cette histoire d'aller revisiter le passé ne me tentait pas du tout. Il a bien fallu que je mette ma fierté de côté et y aller. Et j'y ai cru, le psy allait m'aidait à voir mes failles, j'allais trouver de nouveaux repères, m'assumer, être plus autonome, me sentir plus libre...

                    Et puis la maison qui était bancale, au lieu d'être consolidée s'est effondrée...

                    Alors évidemment je me sens perdue, il a mis un sacré bazar en se faisant plaisir, plus la vie qui ne me fait pas de cadeaux...

                    Une fois de plus, j'essaie de me relever, parce qu'il n'y a pas le choix, je vais demander de l'aide, association, nouvelle psy, je vais pour la première fois sur un forum parce que c'est parler ou crever, parce que je veux encore y croire et aller de l'avant mais question repères c'est encore pire, comme le psy représente beaucoup de personnages au cours de l'analyse, va savoir avec qui j'ai eu des relations sexuelles ? Il faut encore tourner la page sur tout ça et surtout ne pas se poser de questions, là je n'y arrive plus.

                    ...sans oublier qu'on me signale quand même au passage, que je suis une lavette... Je suis encore un peu faible puisque ça m'a bien touché Doc, message reçu ! C'est le genre de message que j'imprime bien...
                    Quand l’analyste passe à l’acte ! Le transfert abusé…

                    Ce n’est pas une légende, malheureusement pour notre profession.
                    Il en est qui passent à l’acte…

                    Un acte odieux ; un viol de l’inconscient par de conscients inconscients… Conscients de leurs pouvoirs ; inconscients des dégâts qu’ils provoquent.

                    Certaines de leurs proies parlent d’incestes, il est fort ce mot, tres fort ! Mal placé, déplacé, direz vous ?! Pas tant que ça.
                    Qu’est ce que le transfert ? Comment agit il en nous ? Que représente cet autre qui nous connaît mieux que nous même ?
                    Je parle souvent de ‘transpère’ et je me souviens moi dans mon inconscient avoir été tres à l’aise dans mon imaginaire sur les genoux de mon papa psy.
                    Dans ce transfert, il était tout : mon père, mon amant, mon ami, mon frère, mon mari……..
                    Il était le manque, il comblait le manque et le laissait intact à la fois : PUR !
                    Je me souviens du rêve qui revenait souvent durant mon analyse :
                    Lui et moi assis sur une couverture blanche immaculée alors qu’autour de nous tout n’était que boue et immondices. Assez révélateur non ?

                    Bien sur, nous entendons, nous analystes, des :
                    ‘je vous aime’ – ‘je vous desire’ – ‘je voudrais vous faire l’amour’
                    Oui nous les entendons tout en sachant que ces mots ne s’adressent pas à nous mais à la personne recherchée par notre analysant dans le passé ou dans l’avenir.

                    D’autres les entendent et s’en servent et se servent… Ils ne méritent plus de porter le même nom que nous, ils pervertissent et salissent notre profession.
                    Ils détruisent par cet immense pouvoir des personnes déjà affaiblies psychologiquement, des personnes venues chercher de l’aide.

                    Si l’analyste passe à l’acte ne pensez surtout pas que vous l’avez cherché par vos mots de maux ; l’analyste n’a aucune excuse car l’analyste sait lui ce que vous ne savez pas.
                    Ne pensez pas qu’il vous aime, car s’il vous aimait justement il serait resté à sa place.
                    Tout geste déplacé, vous déplace vous de ce grand plateau qu’est l’analyse.

                    L’analyste est un être humain, l’analyste peut aimer ; l’amour peut arriver au détour…
                    Mais dans ces cas, il saura vous dire de consulter quelqu’un d’autre, il saura s’effacer de votre espace analytique. Il saura prendre ses distances et il saura vous expliquer !

                    Mais si l’analyste passe à l’acte : DÉNONCEZ LE !

                    Quand l'analyste passe à l'acte ! Le transfert abusé... dans Les thematiques Salvador-Dali-Femme-a-Tete-de-roses-161693



                    Tu n'es pas une mauviette ce médecin a abusé de toi et tu es bien courageuse de le dénoncer , c 'est pas facile vu mon expérience du terrain .
                    Le chemin est long mais c'est par ce processus de dénonciation que passe notre reconstruction .
                    Si bien sur on est écouté sinon c'est une deuxième violence institutionnelle.

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                      Re : psy abus de faiblesse

                      Je précise ceci en lien avec le post précédent :

                      ...Ce ne sont pas les "proies", ou les victimes, qui parlent d'elles-mêmes d'"inceste professionnel" !
                      Ce sont les psychanalystes dans tous les livres d'analystes, et c'est la logique de la théorie qui veut ca.

                      Le pivot de la théorie analytique freudienne, c'est le "transfert oedipien" de la patiente sur son psy.
                      En clair, elle projette son désir enfantin de "séduire papa" sur son psy qui bien sûr le refuse et le rend conscient, afin de donner de nouveaux repères et de nouvelles limites à la femme adulte.

                      C'est dit et c'est écrit partout !
                      Sauf dans une loi qui interdirait au psy la "séduction" en analyse, et sauf devant les tribunaux où tout le monde fait semblant d'avoir oublié la théorie analytique. Oubliées, les déclarations sur "l'éthique spécifique" des psychanalystes dans leurs livres !
                      Dernière modification par maparole94, 14/05/2015, 20h57.
                      "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                      Confucius

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                        Re : psy abus de faiblesse

                        Envoyé par maparole94
                        Je précise ceci en lien avec le post précédent :

                        ...Ce ne sont pas les "proies", ou les victimes, qui parlent d'elles-mêmes d'"inceste professionnel" !
                        Ce sont les psychanalystes dans tous les livres d'analystes, et c'est la logique de la théorie qui veut ca.

                        Le pivot de la théorie analytique freudienne, c'est le "transfert oedipien" de la patiente sur son psy.
                        En clair, elle projette son désir enfantin de "séduire papa" sur son psy qui bien sûr le refuse et le rend conscient, afin de donner de nouveaux repères et de nouvelles limites à la femme adulte.

                        C'est dit et c'est écrit partout !
                        Sauf dans une loi qui interdirait au psy la "séduction" en analyse, et sauf devant les tribunaux où tout le monde fait semblant d'avoir oublié la théorie analytique. Oubliées, les déclarations sur "l'éthique spécifique" des psychanalystes dans leurs livres !
                        Abus sexuel par le thérapeute - L’opinion du Dr Christophe Marx
                        Le comportement de certains thérapeutes est susceptible de porter préjudice à leur patient-e, et ceci est particulièrement important, dans le contexte actuel qui traque, à juste titre, toute dérive sectaire ou pratique d’emprise.

                        Il est un sujet pour lequel la compétence technique du thérapeute rejoint l’éthique : c’est celui de la sexualisation du lien thérapeutique.

                        Plus fréquent dans le sens thérapeute- homme/ patiente- femme –même si la symétrique s’analyse de façon homogène, ce dérapage est souvent et principalement justifié par les thérapeutes de deux manières :

                        Soit en prétextant réconforter une patiente bouleversée,

                        Soit en attribuant la faute à celle-ci, qui aurait abusé d’arguments de séduction.

                        Leur propre responsabilité, d’après eux, serait donc atténuée voire annulée par le tour que la patiente-femme aurait fait prendre à la relation.

                        Un autre argument auto exonérateur de culpabilité consiste à évoquer le fait que la relation sexualisée ne se serait pas déroulée pendant une séance, mais en dehors de celle-ci, voire après la « fin de la thérapie », la partenaire perdant alors son statut de patiente, donc son immunité sexuelle déontologiquement affirmée.

                        Cette argumentation est techniquement invalide et éthiquement déplorable.

                        1) Le thérapeute est en position symbolique supérieure : non pas en tant qu’être humain, mais vis-à-vis de la génération. Indépendamment de l’âge des protagonistes bien sûr. Dans sa fonction de re-père, il doit à sa patiente la protection qu’un père offre à sa fille : celle de ne pas la considérer comme une partenaire sexuelle. Cet interdit de l’inceste, premier rempart contre la loi du plus fort, fonde la civilisation et la promesse d’une croissance harmonieuse pour tous. Interdire l’inceste, c’est récuser l’abus de pouvoir, protéger le plus faible et nommer la violence au lieu de la cacher ou la justifier.

                        2) Il en découle que la relation thérapeutique doit être radicalement, complètement et massivement débarrassée de toute connotation sexuelle. Certains beaux esprits se plaisent à rétorquer que ce voeux pieux est condamné à rester lettre morte, car les êtres étant ce qu’il sont, la sexualité ne peut être évacuée de la relation par décret, et qu’il faudra bien faire avec. Tout au plus, conviendront-ils qu’il faut limiter les dégâts. Il est confondant de voir la facilité avec laquelle on se résoudrait à laisser les prédateurs abuser de leur pouvoir : il existe heureusement des hommes qui savent canaliser leur sexualité, et des thérapeutes qui, modestement, se bornent à recruter leurs partenaires sexuelles en dehors de leur clientèle.

                        3) La responsabilité de tenir la relation thérapeutique à l’écart de tout enjeu sexuel incombe exclusivement au thérapeute. En effet, une patiente qui se révélerait séductrice ne ferait que rejouer, dans le transfert le drame de sa souffrance d’enfant. Elle manifeste dans ce cas, la croyance qu’elle ne peut recevoir d’un homme une attention durable et protectrice qu’en l’attirant sexuellement, voire même en le récompensant par la promesse d’un passage à l’acte. Ce « pattern » destructeur est rejoué dans la thérapie, et le but est d’aider la patiente à découvrir qu’elle peut bénéficier d’un lien protecteur et pérenne sans avoir besoin de se soumettre à cet abus de pouvoir. Si le thérapeute « tombe dans le panneau », c’est l’Enfant intérieur de sa patiente qu’il fracasse. Non seulement il ne l’aide pas à sortir de son pattern infernal, mais il le confirme, en rejouant le drame dont la patiente demandait à être sauvée.

                        4) Il existe deux façons de sortir de cet enfer : ces deux façons ne font qu’aggraver encore la situation de la patiente. La première consiste pour le thérapeute à récuser l’accusation de manipulation et de se montrer ( ou de se croire) réellement amoureux. Voilà la patiente affublée d’un prétendant encombrant, empêtré dans ses promesses d’aide thérapeutique dans laquelle il était question de la considérer comme prioritaire et qui tout à coup se met à jouer sa propre partition de partenaire (donc à « parité »). La seconde consiste à stopper là une relation qui se révèle ingérable, abandonnant ( c’est le cas de le dire) la patiente en rase campagne, en lui enlevant même le moindre espoir d’un salut auprès de quelqu’un d’autre.

                        5) Le comble de la mauvaise foi consiste à jouer sur la question de l’argent. Soit en faisant régler à la patiente ses séances, comme pour maintenir un masque pathétique de lien thérapeutique ( le thérapeute se faisant alors rémunérer pour les gratifications sexuelles qu’il reçoit), soit en interrompant le règlement pour se réfugier derrière l’idée fallacieuse que la patiente n’en est plus une et que la « relation a évolué »!

                        6) Abordons la question du délai après la fin de la thérapie, qui rendrait à la patiente sa virginité relationnelle, et ré-ouvrant les portes d’une sexualisation enfin autorisée. Toute pratique clinique tant soit peu prolongée expérimente que l’on peut revenir vers la personne de son thérapeute des années durant, même après la fin de différentes « tranches » de thérapie. Le lien thérapeutique se fonde au plan symbolique sur un engagement du thérapeute, de respecter la distance adéquate pour protéger la patiente. Cet engagement ne peut être qu’unilatéral et définitif, puisque son caractère symbolique le met à part de tout arrangement fonctionnel rendu nécessaire par le contexte d’un contrat. Le lien thérapeutique procède certes d’un contrat, mais le positionnement du thérapeute qui le rend apte à honorer ce contrat, est d’un autre ordre. La fille, devenue une adulte, reste symboliquement dans la filiation de son père, sans question de délai. Et l’appeler à retourner sexuellement vers son origine, équivaut non seulement à lui barrer la route de la croissance , mais à lui interdire d’être sujet de sa vie, en la cantonnant au rôle d’objet consommable par le plus fort.

                        La patiente, dans le cadre du transfert, n’a aucun moyen de se rendre compte de tous ces pièges.

                        En cas de dérapage, elle n’est que victime.

                        Le thérapeute assume à 100% la totalité de la faute.

                        Les Codes de déontologie de toutes les associations de thérapeutes affirment, sans aucune exception, ce positionnement éthique.

                        8) A noter enfin que la sexualisation du lien thérapeutique n’est pas qualifiée uniquement par le coït, qu’il soit imposé par la force ou gagné par la douceur. Les patientes doivent avoir leur attention attirée par certains comportements équivoques tels que par exemple :

                        - Caresses, souvent présentées comme une méthode d’apaisement émotionnel.

                        - Implication corporelle et émotionnelle du thérapeute en tant que personne

                        -Évocation par le thérapeute de ses propres sentiments, troubles ou attirances.

                        - Invitations à se sentir spéciale, à établir des relations extra-thérapeutiques même anodines ( écouter de la musique ensemble, aller manger au restaurant…)

                        Les méthodes thérapeutiques qui recommandent d’utiliser la dimension du toucher et de l’approche corporelle ont développé parallèlement des garde-fous explicites. Se référer à ces méthodes pour justifier un dérapage éthique trahit une méconnaissance coupable –et donc professionnellement condamnable, des impératifs légaux recommandés par ces méthodes.

                        Dr Christophe Marx

                        Décembre 2012

                        Commentaire


                          Re : psy abus de faiblesse

                          Envoyé par sonia64
                          Abus sexuel par le thérapeute - L’opinion du Dr Christophe Marx
                          Le comportement de certains thérapeutes est susceptible de porter préjudice à leur patient-e, et ceci est particulièrement important, dans le contexte actuel qui traque, à juste titre, toute dérive sectaire ou pratique d’emprise.

                          Il est un sujet pour lequel la compétence technique du thérapeute rejoint l’éthique : c’est celui de la sexualisation du lien thérapeutique.

                          Plus fréquent dans le sens thérapeute- homme/ patiente- femme –même si la symétrique s’analyse de façon homogène, ce dérapage est souvent et principalement justifié par les thérapeutes de deux manières :

                          Soit en prétextant réconforter une patiente bouleversée,

                          Soit en attribuant la faute à celle-ci, qui aurait abusé d’arguments de séduction.

                          Leur propre responsabilité, d’après eux, serait donc atténuée voire annulée par le tour que la patiente-femme aurait fait prendre à la relation.

                          Un autre argument auto exonérateur de culpabilité consiste à évoquer le fait que la relation sexualisée ne se serait pas déroulée pendant une séance, mais en dehors de celle-ci, voire après la « fin de la thérapie », la partenaire perdant alors son statut de patiente, donc son immunité sexuelle déontologiquement affirmée.

                          Cette argumentation est techniquement invalide et éthiquement déplorable.

                          1) Le thérapeute est en position symbolique supérieure : non pas en tant qu’être humain, mais vis-à-vis de la génération. Indépendamment de l’âge des protagonistes bien sûr. Dans sa fonction de re-père, il doit à sa patiente la protection qu’un père offre à sa fille : celle de ne pas la considérer comme une partenaire sexuelle. Cet interdit de l’inceste, premier rempart contre la loi du plus fort, fonde la civilisation et la promesse d’une croissance harmonieuse pour tous. Interdire l’inceste, c’est récuser l’abus de pouvoir, protéger le plus faible et nommer la violence au lieu de la cacher ou la justifier.

                          2) Il en découle que la relation thérapeutique doit être radicalement, complètement et massivement débarrassée de toute connotation sexuelle. Certains beaux esprits se plaisent à rétorquer que ce voeux pieux est condamné à rester lettre morte, car les êtres étant ce qu’il sont, la sexualité ne peut être évacuée de la relation par décret, et qu’il faudra bien faire avec. Tout au plus, conviendront-ils qu’il faut limiter les dégâts. Il est confondant de voir la facilité avec laquelle on se résoudrait à laisser les prédateurs abuser de leur pouvoir : il existe heureusement des hommes qui savent canaliser leur sexualité, et des thérapeutes qui, modestement, se bornent à recruter leurs partenaires sexuelles en dehors de leur clientèle.

                          3) La responsabilité de tenir la relation thérapeutique à l’écart de tout enjeu sexuel incombe exclusivement au thérapeute. En effet, une patiente qui se révélerait séductrice ne ferait que rejouer, dans le transfert le drame de sa souffrance d’enfant. Elle manifeste dans ce cas, la croyance qu’elle ne peut recevoir d’un homme une attention durable et protectrice qu’en l’attirant sexuellement, voire même en le récompensant par la promesse d’un passage à l’acte. Ce « pattern » destructeur est rejoué dans la thérapie, et le but est d’aider la patiente à découvrir qu’elle peut bénéficier d’un lien protecteur et pérenne sans avoir besoin de se soumettre à cet abus de pouvoir. Si le thérapeute « tombe dans le panneau », c’est l’Enfant intérieur de sa patiente qu’il fracasse. Non seulement il ne l’aide pas à sortir de son pattern infernal, mais il le confirme, en rejouant le drame dont la patiente demandait à être sauvée.

                          4) Il existe deux façons de sortir de cet enfer : ces deux façons ne font qu’aggraver encore la situation de la patiente. La première consiste pour le thérapeute à récuser l’accusation de manipulation et de se montrer ( ou de se croire) réellement amoureux. Voilà la patiente affublée d’un prétendant encombrant, empêtré dans ses promesses d’aide thérapeutique dans laquelle il était question de la considérer comme prioritaire et qui tout à coup se met à jouer sa propre partition de partenaire (donc à « parité »). La seconde consiste à stopper là une relation qui se révèle ingérable, abandonnant ( c’est le cas de le dire) la patiente en rase campagne, en lui enlevant même le moindre espoir d’un salut auprès de quelqu’un d’autre.

                          5) Le comble de la mauvaise foi consiste à jouer sur la question de l’argent. Soit en faisant régler à la patiente ses séances, comme pour maintenir un masque pathétique de lien thérapeutique ( le thérapeute se faisant alors rémunérer pour les gratifications sexuelles qu’il reçoit), soit en interrompant le règlement pour se réfugier derrière l’idée fallacieuse que la patiente n’en est plus une et que la « relation a évolué »!

                          6) Abordons la question du délai après la fin de la thérapie, qui rendrait à la patiente sa virginité relationnelle, et ré-ouvrant les portes d’une sexualisation enfin autorisée. Toute pratique clinique tant soit peu prolongée expérimente que l’on peut revenir vers la personne de son thérapeute des années durant, même après la fin de différentes « tranches » de thérapie. Le lien thérapeutique se fonde au plan symbolique sur un engagement du thérapeute, de respecter la distance adéquate pour protéger la patiente. Cet engagement ne peut être qu’unilatéral et définitif, puisque son caractère symbolique le met à part de tout arrangement fonctionnel rendu nécessaire par le contexte d’un contrat. Le lien thérapeutique procède certes d’un contrat, mais le positionnement du thérapeute qui le rend apte à honorer ce contrat, est d’un autre ordre. La fille, devenue une adulte, reste symboliquement dans la filiation de son père, sans question de délai. Et l’appeler à retourner sexuellement vers son origine, équivaut non seulement à lui barrer la route de la croissance , mais à lui interdire d’être sujet de sa vie, en la cantonnant au rôle d’objet consommable par le plus fort.

                          La patiente, dans le cadre du transfert, n’a aucun moyen de se rendre compte de tous ces pièges.

                          En cas de dérapage, elle n’est que victime.

                          Le thérapeute assume à 100% la totalité de la faute.

                          Les Codes de déontologie de toutes les associations de thérapeutes affirment, sans aucune exception, ce positionnement éthique.

                          8) A noter enfin que la sexualisation du lien thérapeutique n’est pas qualifiée uniquement par le coït, qu’il soit imposé par la force ou gagné par la douceur. Les patientes doivent avoir leur attention attirée par certains comportements équivoques tels que par exemple :

                          - Caresses, souvent présentées comme une méthode d’apaisement émotionnel.

                          - Implication corporelle et émotionnelle du thérapeute en tant que personne

                          -Évocation par le thérapeute de ses propres sentiments, troubles ou attirances.

                          - Invitations à se sentir spéciale, à établir des relations extra-thérapeutiques même anodines ( écouter de la musique ensemble, aller manger au restaurant…)

                          Les méthodes thérapeutiques qui recommandent d’utiliser la dimension du toucher et de l’approche corporelle ont développé parallèlement des garde-fous explicites. Se référer à ces méthodes pour justifier un dérapage éthique trahit une méconnaissance coupable –et donc professionnellement condamnable, des impératifs légaux recommandés par ces méthodes.

                          Dr Christophe Marx

                          Décembre 2012
                          Parfait, merci beaucoup Sonia.
                          C'est exactement ce que je voulais dire !


                          ...La seule chose c'est qu'en France il n'y a PAS de "code des thérapeutes" à valeur légale qui dit cela !
                          Alors il faudrait afficher ce texte dans toutes les salles d'attentes des psys.
                          Assez joué avec les patientes, et les allusions à "l'éthique du psychanalyste" et les illusions du "transfert"...

                          ...Evidemment, la "confiance" ne serait plus au rendez-vous, et le "fond de commerce" de ces chers psys en patirait sûrement.
                          Qu'ils assument donc leurs contradictions professionnelles : faut arrêter de dire une chose et d'en faire une autre en toute impunité !
                          C'est mentir et c'est tricher...

                          Parce qu'après ce sont les patientes qui souffrent, pas les psys. Et les patientes venaient justement voir un psy pour moins souffrir. Et elles le payaient pour ça.
                          Mais "après-coup" tout le monde s'en fiche un peu : z'avez ka pas y'aller !
                          C'est plutôt...irresponsable.
                          Y'a ka pa prêter attention à tous les "Yaka et Yakapa" des conseilleurs qui ne sont pas les payeurs.
                          Dernière modification par maparole94, 15/05/2015, 07h07.
                          "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                          Confucius

                          Commentaire


                            Re : psy abus de faiblesse

                            Envoyé par maparole94
                            Parfait, merci beaucoup Sonia.
                            C'est exactement ce que je voulais dire !


                            ...La seule chose c'est qu'en France il n'y a PAS de "code des thérapeutes" à valeur légale qui dit cela !
                            Alors il faudrait afficher ce texte dans toutes les salles d'attentes des psys.
                            Assez joué avec les patientes, et les allusions à "l'éthique du psychanalyste" et les illusions du "transfert"...

                            ...Evidemment, la "confiance" ne serait plus au rendez-vous, et le "fond de commerce" de ces chers psys en patirait sûrement.
                            Qu'ils assument donc leurs contradictions professionnelles : faut arrêter de dire une chose et d'en faire une autre en toute impunité !
                            C'est mentir et c'est tricher...

                            Parce qu'après ce sont les patientes qui souffrent, pas les psys. Et les patientes venaient justement voir un psy pour moins souffrir. Et elles le payaient pour ça.
                            Mais "après-coup" tout le monde s'en fiche un peu : z'avez ka pas y'aller !
                            C'est plutôt...irresponsable.
                            Y'a ka pa prêter attention à tous les "Yaka et Yakapa" des conseilleurs qui ne sont pas les payeurs.
                            Tu sais pour moi les conséquences post traumatiques sont difficles ,
                            perte de confiance, depression , anorexie, et surtout je ne me fait plus soigner perte de confiance totale au corps médical ce qui préjudiciable pour ma santé.
                            Et yaka yaka je l'entends souvent , il faut tourner la page , ce n 'est pas si grave que cela , tu l'as pas cherchée dis moi , et puis tu as vu comme tu t 'habillais en robe au mon dieu je n avais pas à aller chez le psy ainsi .Tu as vu qu'il abusait de toi ? Mais non j'atais comme une enfant qui revivait son inceste .
                            Propos sexiste c 'est toujours la victime la coupable .
                            Coupable ce n est pas nous c 'est les instutions qui nous protégent pas et nous soutiennent pas .
                            Heureusement que j ai Muriel Salmona mais elle est tellement surbooké et engagée que je ne l' ai pas vu depuis 2 mois .

                            Commentaire


                              Re : psy abus de faiblesse

                              n
                              Envoyé par sonia64
                              Tu sais pour moi les conséquences post traumatiques sont difficles ,
                              perte de confiance, depression , anorexie, et surtout je ne me fait plus soigner perte de confiance totale au corps médical ce qui préjudiciable pour ma santé.
                              Et yaka yaka je l'entends souvent , il faut tourner la page , ce n 'est pas si grave que cela , tu l'as pas cherchée dis moi , et puis tu as vu comme tu t 'habillais en robe au mon dieu je n avais pas à aller chez le psy ainsi .Tu as vu qu'il abusait de toi ? Mais non j'atais comme une enfant qui revivait son inceste .
                              Propos sexiste c 'est toujours la victime la coupable .
                              Coupable ce n est pas nous c 'est les instutions qui nous protégent pas et nous soutiennent pas .
                              Heureusement que j ai Muriel Salmona mais elle est tellement surbooké et engagée que je ne l' ai pas vu depuis 2 mois .
                              Parfois je fais de l'humour pour essayer de décrisper un peu...mais je n'en pense pas moins tout ce que tu dis, et ce que disent les autres aussi : j'adhère totalement !
                              ..."Ya ka" c'est une parodie de ce que j'ai entendu moi aussi.
                              Moi-aussi je suis une victime d'inceste.
                              Moi-aussi j'ai eu des conséquences post-traumatiques graves : le cancer en est une.
                              Juste après l'échec de la procédure, c'est là que j'ai craqué, avant je serrais les dents et je tentais d'agir, et de consulter, et d'avertir des médecins : en vain.
                              Le cancer, pris au tout début, et la chimiothérapie m'ont sauvé la vie : enfin j'ai lâché prise dans ma téte et j'ai pu me "reposer".
                              Quasi-morte en tout, ma tête, mes sensations, mes réflexions, mon corps : dormir, c'est tout, et ne plus vivre comme avant. C'était ce qu'il me fallait.

                              Après j'ai "choisi" de vivre, et de revivre. Mais pas "comme avant".
                              En être parlant : définitivement bavarde !!! Et plus sur le mode "discret" et planqué...
                              L'humour, je ne sais pas comment c'est percu, mais je ne me moque de personne. Simplement, j'essaye parfois de "dédramatiser" un peu pour pas couler à pic dans la noirceur....
                              Pardonne-moi si c'est mal venu...et si à un moment ou à un autre je t'ai blessée, c'était très loin de mon intention.
                              "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                              Confucius

                              Commentaire


                                Re : psy abus de faiblesse

                                Envoyé par maparole94
                                n

                                Parfois je fais de l'humour pour essayer de décrisper un peu...mais je n'en pense pas moins tout ce que tu dis, et ce que disent les autres aussi : j'adhère totalement !
                                ..."Ya ka" c'est une parodie de ce que j'ai entendu moi aussi.
                                Moi-aussi je suis une victime d'inceste.
                                Moi-aussi j'ai eu des conséquences post-traumatiques graves : le cancer en est une.
                                Juste après l'échec de la procédure, c'est là que j'ai craqué, avant je serrais les dents et je tentais d'agir, et de consulter, et d'avertir des médecins : en vain.
                                Le cancer, pris au tout début, et la chimiothérapie m'ont sauvé la vie : enfin j'ai lâché prise dans ma téte et j'ai pu me "reposer".
                                Quasi-morte en tout, ma tête, mes sensations, mes réflexions, mon corps : dormir, c'est tout, et ne plus vivre comme avant. C'était ce qu'il me fallait.

                                Après j'ai "choisi" de vivre, et de revivre. Mais pas "comme avant".
                                En être parlant : définitivement bavarde !!! Et plus sur le mode "discret" et planqué...
                                L'humour, je ne sais pas comment c'est percu, mais je ne me moque de personne. Simplement, j'essaye parfois de "dédramatiser" un peu pour pas couler à pic dans la noirceur....
                                Pardonne-moi si c'est mal venu...et si à un moment ou à un autre je t'ai blessée, c'était très loin de mon intention.
                                Pourquoi m'aurais tu blessée maparole94 , je sais faire la part des choses tu sais même si je suis à fleur de peau en ce moment dans l'attente suspendue à la venue du facteur et en même temps une espéce d'appréhension avec la peur d'ouvrir cette lettre quand elle va arriver paradoxe .....car je suis seule .
                                Dernière modification par sonia64, 15/05/2015, 18h36.

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