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psy abus de faiblesse

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    Re : psy abus de faiblesse

    Envoyé par maparole94
    Voilà une autre chanson que celle de Piaf, c'est une autre image de notre histoire...C'est une évasion un peu triste, mais le coeur y est !
    Connais-tu Lucid Beausonge ? Ce pseudo est à lui-seul remarquable



    L'AMOUR VIOLÉ...(c'est dit ainsi sur Internet) ou plus officiellement "LETTRE À UN RÉVEUR".


    Lettre à un rêveur qui s'ignore
    Qui jongle avec les "faudrait" et les "y a qu'à"
    Retourne coucher dans son décor
    Quand le réel reprend ses droits
    Vendez-moi une île déserte, vendez-moi une île déserte...

    Il pensait tout haut dans sa tête
    Que la petite avait de quoi
    Qu'il pourrait profiter peut-être
    De la fille qui vient d'en bas
    Vendez-moi une île déserte, vendez-moi une île déserte...

    Quand le vieux, lui, la regarde
    Avec ses yeux de vieux cochon
    Sexe rongé de phallocrate
    Qui voit en chaque femme le ballon
    Vendez-moi une île déserte, vendez-moi une île déserte...

    Ne parlons pas d'elles qui se terrent
    Encore moins d'elles qui, de surcroît,
    En vertu d'une morale précaire
    Leur laissent volontiers tous les droits
    Vendez-moi une île déserte, vendez-moi une île déserte...

    Silence digne des catacombes
    Silence digne des morts vivants
    Quand la violence se tient dans l'ombre
    Quand la violence tient bien son rang
    Vendez-moi une île déserte, vendez-moi une île déserte...

    Je vais mais je suis somnambule
    Et j'ai presqu'oublié le nom
    De ces violeurs dont la minuscule
    Se tient dans l'fond d'leur pantalon
    Vendez-moi une île déserte, vendez-moi une île déserte...

    Lucid Beausonge, 1981.


    Très beau
    Je ne connaissais pas

    Merci Maparole.

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      Re : psy abus de faiblesse

      Bonsoir les filles,

      Je vous lis mais je suis incapable d'écrire , je suis encore dans cet état d'enfermement mais aussi dans celui de me dire comment on peut croiser le chemin d'un pervers et pourquoi n'ai je rien vu ??

      Pourquoi est-il toujours aussi présent dans ma tête , parce qu'il habite à 300 m de chez moi , parce que je n'en suis pas sortie
      A vrai dire je ne sais plus ......... ça rend malade .

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        Re : psy abus de faiblesse

        ;;;
        Dernière modification par Artémisia, 11/07/2015, 09h03.
        "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
        Victor Hugo
        "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
        Abbé Pierre

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          Re : psy abus de faiblesse

          ;;;
          Dernière modification par Artémisia, 11/07/2015, 09h03.
          "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
          Victor Hugo
          "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
          Abbé Pierre

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            Re : psy abus de faiblesse

            Envoyé par Motssurmaux
            Bonsoir les filles,

            Je vous lis mais je suis incapable d'écrire , je suis encore dans cet état d'enfermement mais aussi dans celui de me dire comment on peut croiser le chemin d'un pervers et pourquoi n'ai je rien vu ??

            Pourquoi est-il toujours aussi présent dans ma tête , parce qu'il habite à 300 m de chez moi , parce que je n'en suis pas sortie
            A vrai dire je ne sais plus ......... ça rend malade .
            Bonsoir Motssurmaux !

            Je voudrais t'aider...mais comment faire ?

            - Connais-tu les "groupes de parole" dont j'ai parlé sur certains posts à Artémisia (qui n'aime pas trop l'idée...)
            - Autre idée : faire chacune un récit de notre histoire, sans attendre l'offre d'un journaliste, puis relier ces récits et les communiquer, on verra bien à qui...ca coûte rien d'essayer.

            Bises
            "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
            Confucius

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              Re : psy abus de faiblesse

              ...
              Dernière modification par maparole94, 11/07/2015, 09h34.
              "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
              Confucius

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                Re : psy abus de faiblesse

                ;;;
                Dernière modification par Artémisia, 11/07/2015, 09h03.
                "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
                Victor Hugo
                "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
                Abbé Pierre

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                  Re : psy abus de faiblesse

                  J'ai effacé mes messages, Maparole est-ce que tu peux supprimer ceux que tu as repris. C'est plus difficile que je ne le pensais, je voudrais aussi tout effacer de ce qui s'est passé et même si je fais beaucoup d'efforts, je ne suis plus la même, je ne me reconnais pas, cette histoire m'a bien abimée et perturbée, je n'ai plus aucune valeur ni confiance en moi. Je laisse tomber, je ne supporterais pas que l'on me fasse un peu plus mal. Merci Maparole d'avoir toujours été là pour m'aider durant ces mois difficiles
                  "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
                  Victor Hugo
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                  Abbé Pierre

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                    Re : psy abus de faiblesse

                    Envoyé par Artémisia
                    J'ai effacé mes messages, Maparole est-ce que tu peux supprimer ceux que tu as repris. C'est plus difficile que je ne le pensais, je voudrais aussi tout effacer de ce qui s'est passé et même si je fais beaucoup d'efforts, je ne suis plus la même, je ne me reconnais pas, cette histoire m'a bien abimée et perturbée, je n'ai plus aucune valeur ni confiance en moi. Je laisse tomber, je ne supporterais pas que l'on me fasse un peu plus mal. Merci Maparole d'avoir toujours été là pour
                    m'aider durant ces mois difficiles
                    Il me semble que tu n'effaceras pas de ta vie ce qui s'est passé....


                    Quant à effacer ce fil...
                    J'aurais personnellement du mal à effacer cet échange autour d'un ressenti auquel je m'identifie : c'est aussi il me semble mon expérience de vie, mon propre ressenti et mes propres réflexions que j'ai partagés avec toi.
                    Je n'ai pas la neutralité d'une "psy" non impliquée personnellement et nos échanges m'ont personnellement beaucoup apporté, en me rassurant sur des ressentis et réflexions assez semblables aux miens, alors si tu veux les effacer...moi pas.
                    Et je suis très touchée par tout ce que tu dis (et vis) actuellement.
                    Je précise aussi que je n'ai jamais effacé un seul post venant de moi sur Atoute Santé, sauf quand ça m'était demandé parce que le sujet ne me concernait en rien : c'est loin d'être le cas ici !
                    Et ce n'est pas pour rien que je défends ma parole, que je m'en explique avec des exemples personnels, et aussi des liens Internet qui l'étayent sans la remettre en cause sur ce forum, même si je me sens parfois très seule et très vulnérable.
                    ...Alors je peux toujours changer une citation de toi qui te semblera trop personnelle, mais je n'ai pas envie d'effacer une situation entière que je ne renie pas à titre personnel : je revendique justement une parole en-dehors des circuits officiels et confidentiels qui cherchent à culpabiliser une plaignante en la faisant douter de ce qu'elle a vécu "en analyse".
                    C'est l'effet de certains tabous sociaux, et aussi des jugements méprisants de ceux qui préférent fermer les yeux là-dessus pour ne pas être dérangé !
                    Je parle de l'inceste, mais aussi des abus sexuels de certains soignants.
                    L'omerta du Conseil de l'Ordre sur ces abus n'est pas seulement mon constat, ni le fait que la profession médicale accable souvent les plaignantes au lieu d'empêcher la transgression de l'éthique médicale affichée.
                    C'est un constat qui n'est pas seulement le mien.
                    Alors cela m'attriste profondément que toi tu souhaites effacer à ce point ton propre témoignage : je ne le comprends pas, et je ne désire pas effacer mon propre témoignage qui y est mêlé.

                    Je te propose donc d'effacer ton "pseudo" et d'en changer (si cela t'est possible !), pour garder l'anonymat des réflexions reprises sur ce fil.
                    Je pense que de simples lecteurs qui ne se manifestent pas peuvent s'identifier à ta situation (et je peux effacer ce qui concerne spécifiquement ta famille).
                    Il me semble que tes propos ont du sens et de la valeur parce qu'il font état de certains problèmes bien réels, et donc parce que ton avis et ton ressenti sont légitimes : c'est en tout cas celui d'autres victimes.
                    Tant pis pour ceux qui ne le voient pas, il me semble que c'est justement ceux qui ne le voient pas qui cherchent ainsi à "t'effacer", et à effacer un abus qui les dérange, et qu'il est préférable de déclarer inexistant ou sans importance.


                    Si tu ne vas pas à la convocation du Conseil de l'Ordre en doutant de cet abus et de ce que tu en penses toi-même, n'oublie pas ce qui vient d'être dit par deux médecins sur un autre fil : ne pas sous-estimer le psy attaqué, il peut y avoir contre-attaque de sa part pour "diffamation"...
                    http://www.atoute.org/n/forum/showth...=160789&page=8
                    Et le Conseil de l'Ordre a lui-aussi la possibilité de t'attaquer pour une plainte qui lui paraîtrait excessive : zapper l'audition du Conseil de l'Ordre sans avoir été représentée par un avocat peut sembler reconnaître officiellement que ta plainte était injustifiée. Ne sous-estime pas cette procédure et ses conséquences juridiques (et financières !).
                    Peu importe si ta plainte en reste là par la suite, mais un minimum de présence de ta part me semble nécessaire dans la procédure actuellement engagée : les arguments développés dans ton mémoire me semblent bien suffisants, encore faut-il ne pas les laisser tomber.
                    Tu n'effaceras pas la procédure en cours en n'y allant pas.
                    Alors ne te laisse pas tomber toi-même en te jugeant mal et en baissant les bras...car c'est exactement ce qui est attendu d'une plaignante comme toi, méprisée, raillée, et constamment déstabilisée sur le fond de sa plainte.
                    Mais plus de vingt ans après, certaines victimes (comme "Sweetie" sur ce forum) témoignent encore de leur impuissance à reprendre une vie normale après s'être repliées sur leur honte et leur solitude, après un abus bien réel qui passe encore inaperçu en France.
                    C'est sans conséquence pour toi et pour d'autres patientes et plaignantes ?


                    Je ne le pense pas.
                    Alors toute colère et toute honte personnelle bue...reste le scandale d'un abus professionnel qui est personnellement traumatisant, y compris pour la confiance perdue en la profession médicale.
                    Sans doute te sens-tu toi-même plus fautive et responsable que le psy dont tu parlais ?
                    Mais l'histoire que tu racontes aurait-elle eu lieu de la même facon si cela n'avait pas été un psy et un "soignant" pris par beaucoup de patientes pour un amoureux potentiel, un ami sincère qui vous veut du bien, et un "sauveur" indispensable à sa survie psychique ou physique ?
                    Bien sûr que non !
                    ...Cette simple réflexion étayée par l'expérience douloureuse d'un abus dans le cadre d'une "relation de soins" professionnelle, peut donc aider d'autres patientes à prendre de la distance avec leurs illusions amoureuses et leur ami-soignant imaginaire : bien peu ont conscience des responsabilités professionnelles et du manque d'engagement personnel d'un psy dans une relation a priori interdite.
                    Les soignants sont suffisamment avertis des risques professionnels du débordement d'une relation avec une patiente, et ils sont suffisamment payés en argent : ils DOIVENT refuser par éthique professionnelle un don "en nature" et en amour des patientes qui idéalisent trop souvent une relation professionnelle profondément déstabilisante et inégalitaire...pour elles.
                    Honte à ceux qui en abusent comme si de rien n'était, comme si leur conscience professionnelle et leur responsabilté professionnelle n'étaient pas en jeu, et comme si leur éthique n'en parlait pas...puisqu'ils sont rarement inquiétés pour cela.


                    Moi je suis inquiète de ce qui me semble un déni de réalité et de responsabilité professionnelle à répétition, que je refuse à titre personnel, et aussi pour d'autres patientes que moi.
                    Mais on peut bien sûr en discuter.
                    Dernière modification par maparole94, 11/07/2015, 13h40.
                    "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                    Confucius

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                      Re : psy abus de faiblesse

                      ..."On a toujours raison quand on écoute son ressenti- A copier 100 fois-"
                      Dernière modification par maparole94, 11/07/2015, 13h10.
                      "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                      Confucius

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                        Re : psy abus de faiblesse

                        Ce n'était plus un témoignage, Atoute était devenu une bouée de secours et ce n'est vraiment pas le lieu pour une thérapie, mais je n'ai personne à qui parler. Ce matin, j'ai commencé un message et puis c'était encore trop personnel alors je l'ai effacé et dans la foulée j'ai tout supprimé.

                        J'ai parlé de la santé de mon fils et ça je le regrette, je ne voudrais pas qu'il soit reconnu alors Maparole je compte sur toi pour faire le nécessaire.
                        "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
                        Victor Hugo
                        "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
                        Abbé Pierre

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                          Re : psy abus de faiblesse

                          Envoyé par Artémisia
                          Ce n'était plus un témoignage, Atoute était devenu une bouée de secours et ce n'est vraiment pas le lieu pour une thérapie, mais je n'ai personne à qui parler. Ce matin, j'ai commencé un message et puis c'était encore trop personnel alors je l'ai effacé et dans la foulée j'ai tout supprimé.

                          J'ai parlé de la santé de mon fils et ça je le regrette, je ne voudrais pas qu'il soit reconnu alors Maparole je compte sur toi pour faire le nécessaire
                          Durant un an où je me suis sentie seule, dépressive, et isolée, Atoute fut pour moi le lieu d'une thérapie réussie, en moins cher, moins risqué, et plus efficace que chez un psy, en qui je n'ai plus confiance.
                          Quant à n'avoir personne à qui parler...

                          Je n'ai en tout cas aucune envie d'effacer une parole sincère : excusez-moi pardon de déranger, excusez-moi pardon parce que j'avais personne à qui parler, excusez-moi pardon car je sais bien qu'ici ce n'est pas le lieu, ni la bonne personne, ni la bonne histoire à raconter ?
                          Cela me rappelle trop ma vie passée, même si ce n'est pas mon histoire qu'il s'agit maintenant d'effacer...

                          Je ne sais pas exactement ce que j'ai mis de personnel dans ces échanges mais je ressens une forme de destruction, et devoir "faire le nécessaire" sur ce fil, il y a là quelque chose qui me dérange, comme effacer des traces honteuses.
                          Il me semble que tu as justement parlé dans beaucoup de posts de la santé de ton fils parce qu'elle t'avait mise en état de faiblesse face au psy abuseur...
                          Mais j'ai l'impression que tu es partie loin de tout ça, alors je m'en éloigne aussi, et je reviendrai sans doute "nettoyer" ce fil un peu plus tard, quand j'aurai du temps et de l'énergie pour cela, ce qui n'est pas le cas actuellement.
                          Pardonne-moi, mais il y a beaucoup d'angoisse pour moi dans un effacement qui peut te paraître simple.


                          Bonne route.
                          Dernière modification par maparole94, 12/07/2015, 04h32.
                          "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                          Confucius

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                            Re : psy abus de faiblesse

                            Désolée Maparole, je ne pensais pas que cela pouvait te blesser, c'est la première fois que je m'exprime sur un forum, je n'ai pas réfléchi aux conséquences. Quand je te demande de faire le nécessaire, c'est au minimum enlever la raison des soucis de santé de mon fils, je ne voudrai pas qu'il soit reconnu, c'est son histoire, sa vie, Je pense que tu peux comprendre. Et bien sur qu'il a profité que j'étais heureuse en revenant avec mon fils, avant j'aurai réagi autrement.

                            Si j'ai effacé c'est peut-être que j'avais le sentiment ici de n'avoir aucune valeur, comme sur le divan quand mon psy ne me parlait pas, ne me regardait pas séance après séance, j'en suis sortie "transparente" "inexistante" "cassée"...puis il a fini par m'achever quand j'allais bien après une longue absence.

                            Ma question de départ était de savoir pourquoi les médecins étaient mal à l'aise et ne se positionnaient pas, à part DOC94 qui est intervenu, à sa manière peut-être mais quand même, aucun soignant n'a pris la peine de me dire "je ne cautionne pas le comportement de ce confrère et je le condamne, bon courage", je ne demandais pas de signer une pétition, ni un engagement, juste un peu d'humain pour m'aider à me relever.
                            Qu'est-ce qui fait que ça n'a pas été possible ? Comment, moi, je peux aller me présenter devant le Conseil de l'Ordre après ce silence qui est loin d'être rassurant ? Et que pensera la prochaine victime ? Que ce n'est même pas la peine de déposer plainte.


                            Je ne suis pas partie loin de "tout ça" Maparole, je suis toujours en plein dedans, certainement parce que je n'ai jamais pu lui dire ce que je pensais quand j'étais en face de lui et puis cette solitude qui prend toute la place, j'ai au moins un contact humain en ce moment avec la kiné...
                            "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
                            Victor Hugo
                            "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
                            Abbé Pierre

                            Commentaire


                              Re : psy abus de faiblesse

                              Envoyé par Artémisia
                              Ma question de départ était de savoir pourquoi les médecins étaient mal à l'aise et ne se positionnaient pas, à part DOC94 qui est intervenu, à sa manière peut-être mais quand même, aucun soignant n'a pris la peine de me dire "je ne cautionne pas le comportement de ce confrère et je le condamne, bon courage"
                              Bonjour,
                              Ne soyez pas surprise de ne pas avoir de réactions de médecins (qui ne sont peut-être pas si nombreux sur le forum).
                              En effet, leur parole est déconsidérée, a priori, sur ce fil. Il n'est qu'à lire les posts pour s'en convaincre. Personne n'a envie de se prendre des dizaines de lignes d'accusation de corporatisme et autre. De plus, il est facile d'être maladroit dans un écrit court, qui ne permet pas la nuance, et l'accusation d'être méprisant, blessant, machiste tombe immédiatement.
                              Cordialement.
                              ml44

                              Commentaire


                                Re : psy abus de faiblesse

                                Envoyé par Artémisia
                                Désolée Maparole, je ne pensais pas que cela pouvait te blesser, c'est la première fois que je m'exprime sur un forum, je n'ai pas réfléchi aux conséquences. Quand je te demande de faire le nécessaire, c'est au minimum enlever la raison des soucis de santé de mon fils, je ne voudrai pas qu'il soit reconnu, c'est son histoire, sa vie, Je pense que tu peux comprendre. Et bien sur qu'il a profité que j'étais heureuse en revenant avec mon fils, avant j'aurai réagi autrement.

                                Si j'ai effacé c'est peut-être que j'avais le sentiment ici de n'avoir aucune valeur, comme sur le divan quand mon psy ne me parlait pas, ne me regardait pas séance après séance, j'en suis sortie "transparente" "inexistante" "cassée"...puis il a fini par m'achever quand j'allais bien après une longue absence.

                                Ma question de départ était de savoir pourquoi les médecins étaient mal à l'aise et ne se positionnaient pas, à part DOC94 qui est intervenu, à sa manière peut-être mais quand même, aucun soignant n'a pris la peine de me dire "je ne cautionne pas le comportement de ce confrère et je le condamne, bon courage", je ne demandais pas de signer une pétition, ni un engagement, juste un peu d'humain pour m'aider à me relever.
                                Qu'est-ce qui fait que ça n'a pas été possible ? Comment, moi, je peux aller me présenter devant le Conseil de l'Ordre après ce silence qui est loin d'être rassurant ? Et que pensera la prochaine victime ? Que ce n'est même pas la peine de déposer plainte.


                                Je ne suis pas partie loin de "tout ça" Maparole, je suis toujours en plein dedans, certainement parce que je n'ai jamais pu lui dire ce que je pensais quand j'étais en face de lui et puis cette solitude qui prend toute la place, j'ai au moins un contact humain en ce moment avec la kiné...

                                Il me semble que ta question de départ était d'aller mieux en te sentant moins seule en parlant d'un abus, sur ce forum comme devant le Conseil de l'Ordre.
                                Il est vrai aussi que ton "point de départ" sur ce forum était la confiance dans les soignants (autres que ton psy) et aussi la confiance dans le Conseil de l'Ordre, sans préjugé de ta part disais-tu...
                                Porter plainte sans croire à la réussite de sa plainte officielle me semble difficile mais pas inutile.
                                Et on peut toujours attirer l'attention autrement qu'avec une plainte en justice, y compris en manifestant une attitude humaine à l'égard des victimes, plutôt mal considérées par tout le monde.
                                Mais il me semble que pour toi, l'humanité d'une personne existe seulement par sa présence réelle et par le rôle symbolique d'un "soignant". Dont tu sembles encore attendre de l'aide, ou du moins une forme de reconnaissance de la situation d'abus.


                                Pour moi, même de facon virtuelle et même si je ne suis pas médecin, c'était ici un "contact humain" (également provoqué par certains messages privés...).
                                Et garder sur ce forum un "contact humain" sans le laisser aux mains des soignants, des "psys" ou de la "justice" me semble justement une forme de protestation contre l'absence de contact humain constatée chez les psys ou devant la justice à laquelle moi j'ai eu affaire.
                                ...Comme toi, je me suis présentée seule et sans soutien devant le Conseil de l'Ordre, et j'étais alors naïve et sans amie, sans contact avec d'autres victimes, sans information ni aucune connaissance d'associations et de groupes de parole que j'ai découverts par la suite, comme j'ai découvert après-coup ce forum-santé.
                                ...Je ne t'ai pas encouragée à "porter plainte" devant le Conseil de l'Ordre ni même au Pénal parce que j'ai personnellement constatée le tabou et l'Omerta sur les abus sexuels en consultation, qui ne sont pas bien vus de la profession, c'est important de le savoir.
                                Mais la perte de confiance dans certains soignants, est-ce pour autant la fin du monde ou la fin de toute croyance en une évolution de leur part ? Est-ce aussi la fin de toute "relation humaine"...parce que les soignants ne te voient pas sur ce fil et ne voient pas non plus certains problèmes soulevés sur ce forum ?
                                ...Le déni de la réalité en cas de plainte, le défi d'une relation parfois destructrice avec un soignant restent posés sans réponses actuelles...
                                Et alors ?
                                Je suis moi-aussi restée seule avec un psy qui m'a démolie, je suis restée seule avec beaucoup de psys qui m'ont démolie en ne reconnaissant pas l'inceste familial ni l'abus sexuel d'un confrère, et je suis aussi restée seule avec des médecins du Conseil de l'Ordre qui m'ont eux-aussi démolie à leur façon.
                                Et je me sens parfois très seule sur ce forum, être humain tantôt invisible, tantôt infréquentable parce que je semble "dénigrer" la profession et que j'encourage à "ne pas porter plainte" en cas d'abus.
                                Et alors ?


                                Y'a ka pas en parler, y'a ka disparaître maintenant pour ne plus déranger personne et ne plus s'exposer à la solitude (très relative en compagnie d'autres victimes que tu sembles ignorer)...même si je reconnais que le rejet implicite et le silence collectif (excepté celui des victimes et de leurs rares sympathisants !) est lourd et éloquent.
                                Ta conclusion personnelle est de tout lâcher ici en effaçant ce que tu as déjà écrit, et en refermant derrière toi la porte en partant, parce que pour toi, ce fil ne sert à rien si les soignants ne te donnent pas leur avis et n'approuvent pas ta démarche ?
                                ...Je ressens comme une ultime soumission à une "autorité" dont la présence bienveillante et l'avis autorisé te semblent encore nécessaires pour exister.
                                J'ai appris personnellement à m'en passer, mais ça ne t'aidera sans doute pas si je te le dis.
                                Et pourquoi effacer ce que tu RESSENS alors qu'il te suffit de ne plus participer à ce forum, ou de changer de pseudo pour te détacher de ce fil qui t'a déçue ?
                                ...Quant à ton fils, pourquoi viendrait-il sur ce forum, et sur ce fil précis qui va disparaître rapidement à la vue dés que personne n'y écrira plus ?
                                Et si tu parles ainsi (et avec amour !) de ton fils et de toi, ainsi que du psy qui a profité de la mauvaise santé de ton fils, où est le problème...sinon celui d'une réalité qui au final est blessante pour toi parce que c'est toi qui a été abusée.
                                C'est dur d'admettre que l'on s'est fait avoir, et que cela ne change rien pour soi de le dire aux autres !


                                C'est vrai que moi-aussi je finis par me sentir un peu blessée par ce que tu dis maintenant sur ce fil.
                                C'est trop personnel, ou alors c'est trop public, au point que tu ne vois ici personne, et que personne ne semble te voir ?
                                C'est comme si derrière leur écran les gens pour toi n'existaient pas.
                                Mais pour moi, tu as toujours existé, et c'est bien pour ça que je t'ai toujours parlé comme à une personne bien réelle, dont l'histoire (parfois précisée par MP) existait bel et bien, avec une réelle personnalité derrière : c'est pourquoi je t'ai aussi proposé plusieurs fois de t'accompagner au procès.
                                Je te signale en tout cas que moi j'existe, que tu me vois ou non, et que tout ce que je dis est vrai et sincère, que tu le vérifies ou non dans la réalité...
                                ...Mais seuls les soignants qui brillent par leur présence (ou plutôt par leur absence sur ce fil) me semblent avoir le pouvoir de te réparer.
                                Il me semble que c'est un pouvoir exorbitant que tu leur accordes, qui me semble aussi une illusion, car quel que soit les bonnes intentions d'un soignant, toi-seule peut te réparer en t'accordant ton indulgence et ta compassion !
                                ...C'est aussi une "autorité" à laquelle tu me sembles toujours soumise, en arrivant comme en quittant ce forum, avec ta plainte devant le Conseil de l'Ordre : est-ce l'autorisation "paternelle" d'exister que tu cherches ainsi ?
                                Dommage que ta vie, ma vie, ne fonctionne pas ainsi...
                                Il me semble que si tu ne t'autorises pas à exister ici et maintenant pour toi-même, en t'acceptant telle que tu es pour ce que tu ressens, et avec tout ce que tu as réellement vécu, personne ne pourra le faire à ta place !
                                Il me semble que t'effacer devant ton fils, lecteur hypothétique de ce fil, est aussi une manière de ne reconnaître aucune légitimité à ce que tu dis.
                                ...Rester en attente de la justice et d'une loi qui ne te donne actuellement aucun droit, dans l'attente aussi d'un soutien collectif qui n'existe pas encore, c'est rester prisonnière de tes attentes.
                                Le fait de l'accepter sans désespérer (de toi ou des autres) me semble préférable, car cela te laisse libre de t'exprimer en défendant quand même d'autres principes de fonctionnement...

                                Ce qui n'est bien sûr que mon avis.
                                Compte tenu des circonstances, je me passe actuellement de l'avis de beaucoup de soignants, de leur approbation ou de leurs encouragements pour exister avec mon histoire, sans la renier ni me taire, même si cette histoire dérange....
                                Je me situe il me semble dans une perspective humaine réaliste, à la fois personnelle et collective sur ce forum, respectueuse de la réalité dont parlent certains, et compréhensive de l'incompréhension des autres.
                                Si tu n'as pas vu ainsi mes interventions, et si tu ne vois pas l'intérêt de continuer à parler ainsi entre nous, entre patientes, entre plaignantes, entre êtres humains dignes d'intérêt et de compassion mutuelle, solidaires et bienveillants les uns avec les autres, à quoi bon continuer dans le vide relationnel que toi tu ressens.
                                J'en suis très triste pour toi.
                                Mais cela ne veut pas dire pour moi que ça ne sert à rien de s'exprimer (ici, ailleurs, ou devant le Conseil de l'Ordre), et je pense que tout ceci a au contraire beaucoup de valeur puisque tu existes et que j'existe aussi comme beaucoup d'autres dans la même situation (même si ces autres sont parfois "invisibles", comme tu te sens toi-même "invisible").
                                Je pense aussi que ta procédure actuelle a du sens, et moi j'y "crois" encore pour l'expression et la communication qu'elle te permet.
                                Je ne partage donc pas ta manière de voir la réalité, ainsi que ta manière abstraite de voir ce fil qui me semble à moi concret et réaliste, en raison de mon investissement personnel et aussi de ma manière d'être ici présente. Malgré tout.
                                Et comme je le peux, évidemment.


                                Bonne soirée à toi, chère "Artémisia"
                                Dernière modification par maparole94, 12/07/2015, 16h14.
                                "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                                Confucius

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