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psy abus de faiblesse

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    Re : psy abus de faiblesse

    En te lisant, j'ai les larmes aux yeux. Je ne comprends pas pourquoi il m'a fait ça. Il sait par quoi je suis passée... mais un pervers s'en fiche en fait. Je croyais qu'il m'aimait bien en rentrant de Rennes, comme une gamine, heureuse de revenir avec mon fils et fière en quelque sorte, sur le plan thérapeutique, d'avoir su traverser cette épreuve, d'en revenir plus forte. Oui c'est un comportement régressif dans ces rapports là, ce n'est pas une femme face à un homme. Je m'attendais à faire quelque chose avec ce que je ramenais, déjà un besoin de raconter, de lâcher des émotions; Quand on est face au pire, ce n'est pas le moment de pleurer, il faut être forte, bon je n'avais pas le choix, j'étais seule, j'avais le sentiment d'avoir tout encaissé et que ça ressortirait un jour. Lui a du comprendre que derrière cette joie, il y avait possibilité de s'engouffrer et je ne l'ai pas vu venir.
    J'ai besoin de comprendre, pourquoi faire autant de mal ? Pourquoi n'a t-il pas compris que là ce serait trop ? Pourquoi moi ? Il n'a fait que ça dans son cabinet, collectionner les femmes. Moi, je n'étais pas attirée, c'était intéressant, un défi.
    J'étais si seule, que j'ai laissé continuer en me prenant de plus en plus comme une moins que rien.
    Actuellement avec la psy, ça se passe très bien, mais même si ce n'était pas le cas, j'irai la voir, je n'ai pas parlé depuis lundi, sauf deux mots à mon gardien parce qu'on a défoncé la porte de ma cave. J'étouffe de ne pas parler! Si je n'ai pas les petits à garder, je n'en ai pas l'occasion. J'avais été quatre mois avec les autres et d'un coup j'étais toute seule... Je ne me cherche pas d'excuses, je veux me comprendre.
    Je le vois toujours comme le psy que j'ai vu au début, quand je croyais être au bon endroit pour parler. En fait, il y a deux images de lui, celle-ci et l'autre en médecin de campagne au conseil de l'ordre, jouant dans "les risques du métier"
    "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
    Victor Hugo
    "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
    Abbé Pierre

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      Re : psy abus de faiblesse

      Envoyé par Artémisia
      (...)
      Je ne comprends pas pourquoi il m'a fait ça. (...)
      J'ai besoin de comprendre, pourquoi faire autant de mal ? Pourquoi n'a t-il pas compris que là ce serait trop ? Pourquoi moi ?
      Il n'a fait que ça dans son cabinet, collectionner les femmes. (...)

      Je le vois toujours comme le psy que j'ai vu au début, quand je croyais être au bon endroit pour parler.
      En fait, il y a deux images de lui, celle-ci et l'autre en médecin de campagne au conseil de l'ordre, jouant dans "les risques du métier".
      Bonjour Artémisia,



      Ce qui est souvent usant et déstabilisant c'est d'avoir une image idéale en tête avec un vécu qui ne correspond plus à cette image.
      L'image n'est pas détruite : elle est devenue fausse, flottante, obsédante, angoissante.
      Elle ne se rattache plus à la réalité et elle est impossible à intégrer dans sa nouvelle vie.
      Il y a désormais pour toi "l'image du bon psy" et "l'image de l'homme": il y a la bonne image professionnelle ainsi que le repère psychique symbolique que tu avais intégré, et il y a l'homme ordinaire dragueur et décevant.
      Ta question ne concerne ni l'un ni l'autre mais le rapport entre les deux : comment un psy, un soignant chargé de responsabilités, a-t-il pu se conduire en homme ordinaire aussi destructeur ?
      Comment a-t-il pu trahir ta confiance tout en trahissant sa profession ?

      ... Ma réponse c'est que l'habit ne fait pas le moine : certains psys ne se voient pas du tout comme les voient leurs patients.
      "Sage comme une image", ça c'est un peu le baratin et la publicité professionnelle...mais la réalité est autre.
      Et c'est une réalité humaine, s'agissant d'êtres humains faillibles et imparfaits.
      Ce n'est pas une excuse, c'est un constat.
      Mais l'écart entre la rassurante image professionnelle du psy et la réalité parfois pitoyable est un écart colossal souvent inimaginable : choquant et inacceptable.
      C'est pour cela qu'une plaignante est si peu crédible.
      Et c'est aussi pour cela qu'une transgression en analyse fait autant de dégâts.



      Car l'image idéalisée et le repère symbolique persistent parfois à s'imposer comme le bon repère qu'ils étaient avant dans sa construction psychique.
      On ne se refait pas si vite !
      Il est difficile de comprendre que c'est un repère dans sa vie d'avant et que c'est un bon souvenir d'avant mais que c'est fini.
      Comme pour le bon souvenir des médecins de ton fils par exemple ainsi que ta confiance passée dans un psy qui t'a fait du mal.
      ...Car ce repère n'est plus fiable comme avant de façon absolue !
      Alors y'a comme un trou dans sa vie, dans sa tête, dans son coeur.
      Les certitudes d'avant sont devenues un jugement au cas par cas qui permet de réaménager sa nouvelle vie sans illusion ni idéalisation : avec de nouveaux repères pour les constats qui ont changé son point de vue.
      Il y a davantage de nuances et il y a toujours des figures rassurantes qui finissent par émerger : mais ce ne sont plus les mêmes !
      Il faut changer de paradigme, comme on dit en philosophie...
      En ce qui me concerne, ce sont les mouvements associatifs que j'ai découverts à ce moment-là qui m'ont redonné foi en l'être humain en me permettant de me structurer autrement.
      Et toi tu as confiance dans ta nouvelle psy...mais ce n'est plus dans tous les médecins ni dans tous les psys que tu as désormais confiance : ce n'est plus l'image professionnelle, ce sont des individus au cas par cas qui se montrent (ou non) à la hauteur de leurs engagements professionnels.



      Il me semble que tu es devant cet obstacle à franchir, Artémisia.
      Il me semble que s'affranchir de l'obstacle que constitue le barrage mental du choc traumatique permet de redevenir libre dans sa tête : sinon l'esprit est une zone occupée où tout est obsédant et préoccupant parce que ça tourne toujours autour d'une fracture de soi non réparée (et souvent déniée).
      C'est ce qu'explique bien Muriel Samona, présidente de l'association "Mémoire traumatique et Victimologie", et c'est aussi ce que j'ai vécu.

      Il s'agit de passer de l'autre côté du miroir pour retrouver son identité, car c'est le miroir aux illusions.
      Les "images doubles" contradictoires et les fractures de soi sont invivables : elles génèrent du clivage, du regret (...le temps d'avant), de la culpabilité (...le Paradis perdu par sa faute !) avec de la dépression et beaucoup de douleur tant qu'on n'a pas recollé les morceaux en regardant en face ce qui s'est passé.
      Ce qui s'est passé ne vient pas seulement de soi et ce n'est pas forcément lié à soi (..."pourquoi moi ?").
      C'est la réalité vécue traumatisante qui est souvent injuste, insensée et inexplicable : il s'agit de l'intégrer à une nouvelle vision de la vie.


      A mon avis.
      Bonne journée à toi.
      Dernière modification par maparole94, 22/05/2017, 17h16.
      "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
      Confucius

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        Re : psy abus de faiblesse

        Bonjour Maparole

        Encore une fois, tu expliques très bien ce qui se passe en moi.
        Il était tellement important ce premier rendez-vous avec lui, pour moi il l'avait compris, c'était un contrat. Il faut que j'admette que je me suis trompée de porte, que même les médecins peuvent être des pervers. Mais je crois que c'est fait, je ne ferai plus confiance.
        C'est de me sentir morte que je n'accepte pas, je ne sais plus où j'en suis un pied de l'autre côté, un pied ici, je ne sais de quel côté j'ai envie de rester, j'ai l'impression de ne plus être là déjà.
        J'ai perdu l'envie.
        J'ai l'impression d'être une petite fille fracassée, au sol, qui n'arrive pas à se relever.
        Il faut que je revienne du passé, c'est tout noir, je n'ai pas les images, sauf les phares d'une voiture qui passe dans la rue et éclaire le plafond.
        "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
        Victor Hugo
        "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
        Abbé Pierre

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          Re : psy abus de faiblesse

          Envoyé par Artémisia
          Bonjour Maparole

          Encore une fois, tu expliques très bien ce qui se passe en moi.
          Il était tellement important ce premier rendez-vous avec lui, pour moi il l'avait compris, c'était un contrat. Il faut que j'admette que je me suis trompée de porte, que même les médecins peuvent être des pervers. Mais je crois que c'est fait, je ne ferai plus confiance.
          C'est de me sentir morte que je n'accepte pas, je ne sais plus où j'en suis un pied de l'autre côté, un pied ici, je ne sais de quel côté j'ai envie de rester, j'ai l'impression de ne plus être là déjà.
          J'ai perdu l'envie.
          J'ai l'impression d'être une petite fille fracassée, au sol, qui n'arrive pas à se relever.
          Il faut que je revienne du passé, c'est tout noir, je n'ai pas les images
          , sauf les phares d'une voiture qui passe dans la rue et éclaire le plafond.
          Bonjour Artémisia,

          Là-encore il me semble comprendre de quoi tu parles.



          Ce qui me renvoie également à des sensations liées au traumatisme.
          C'est un monde perdu où tu te sens morte, un monde de nulle part qui te laisse entre deux mondes et entre deux états.
          Avant-après, morte-vivante, passé-présent...
          C'est un lieu symbolique d'attente avec un passage au noir : il y a mort psychique et destruction de soi.
          Et la reconstitution ressemble parfois à une reconstitution policière bloquée dans une impasse : savoir ce qui s'est passé, comprendre ce qui te constitue et qui t'appartient en propre, enquête sur sa vie entière !
          C'est à mon avis un lieu de reconstruction de soi pour revenir à la vie : c'est un état en supension, une décomposition alchimique avec transmutation obligée de toutes ses valeurs pour renaître !

          C'est un "no man's land" qui ne ressemble pas au monde habituel des vivants : un monde où la vie s'est arrêtée parmi les ruines, l'obscurité, la noirceur, les cauchemars et les hantises, avec une très grande solitude dans ce monde-là.
          C'est un monde où tu te retrouves plongée, comme attachée à une pierre qui te fait couler toujours plus bas : ça paraît sans fin et il n'y a aucune prise où se raccrocher.
          ...J'avais personnellement des sensations d'immersion et de descente en grande profondeur dans un monde de noyés qui ne peuvent bouger qu'avec des mouvements très lents, comme dans une brume ou une ouate étouffante.
          Le cris d'angoisse ne parviennent pas à la surface...et personne ne tend de perche.

          Tout cela en attendant de toucher le fond qui permet de remonter à la surface d'un grand coup de pied !
          Un jour c'est arrivé : j'ai retrouvé la vie des autres dans le monde de jadis, même si mon regard sur ce monde-là avait beaucoup changé.
          De fait, il y a eu beaucoup d'expériences nouvelles pour moi dans ce monde de l'entre-deux qui m'a rendue définitivement différente.
          Je ne suis plus la même qu'avant...et pourtant j'ai retrouvé mon identité.



          Comme pour toi, le retour forcé dans le passé faisait partie de ce monde du traumatisme.
          Et j'y ai retrouvé des sensations d'enfance où je me sentais faible, perdue, mal traitée et agressée, pareillement seule dans un monde sourd à ma plainte.
          La différence avec toi c'est que je connaissais mon passé.
          ...Et pourtant je m'y suis retrouvée errante et désorientée parce que je n'avais plus le contrôle de mes sensations : je me sentais envahie par les peurs et dépossédée du présent et de ma force vitale en ayant perdu le sens donné à ma vie.
          Colonisée, vampirisée, submergée d'émotions et mise en miettes dans ma vie psychique consciente et inconsciente.
          C'était un état anormal et dangereux parce que c'est comme perdre la raison ainsi que tout ce qui rattache habituellement à la vie.
          ...Toute ma construction psychique de protection et de distance prise avec le passé s'est écroulée quand j'ai perdu les points d'appui liés à ma psychanalyse.
          Je ne croyais plus en rien ni en personne, je ne coyais plus au langage ni à la communication entre êtres humains, j'avais perdu mes capacités habituelles d'expression et ma volonté de survie.
          Mon mari, mes enfants, mes amis étaient restés dans l'autre monde : là où la vie circulait naturellement, là où les mots avaient du sens et où les liens soutenaient les personnes... mais moi je n'étais plus dans ce monde-là.
          Et malgré tous mes efforts j'ai mis du temps à y revenir : aucune main tendue de la part des "spécialistes" psys rencontrés.
          Et les psys formés au traumatisme n'étaient pas disponibles non plus : malgré mes appels à répétition (..."le Docteur vous rappellera dans la semaine " disait encore la secrétaire d'un institut spécialisé après trois semaines de silence du Docteur), personne ne fut disponible pour me recevoir.
          ...Peut-être en raison de l'histoire psy dérangeante qui me poussait à consulter ?



          C'était un monde de questions sans réponse où plus rien n'avait de sens.
          Mes appels au secours provoquaient seulement des reproches du genre "ne criez pas si fort mes voisins pourraient entendre" : c'est ce que m'a dit un jour un psy qui avait son cabinet dans un immeuble.
          Mais je m'en suis sortie.
          Et toi-aussi Artémisia, tu arriveras un jour à te sortir de ce monde du passé et du traumatisme, avec une nouvelle naissance à toi-même riche de tes réflexions sur ta vie et de nouveaux espoirs : des envies !
          L'envie de vivre, surtout.
          Dernière modification par maparole94, 23/05/2017, 09h07.
          "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
          Confucius

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            Re : psy abus de faiblesse

            Bonjour Maparole

            Tu me rassures, j'ai l'impression de devenir folle. Je n'ai jamais vécu de telles sensations, je me sens sans protection.Je vis ce que tu décris, c'est effrayant.

            Quand j'ai commencé à penser à l'enfant que j'ai été, c'était toujours à l'école, là les souvenirs sont d'une très grande précision. Maintenant je me vois assise par terre dans ma chambre entrain de pleurer. Mais je ne sais pas si c'est un souvenir.Je suis capable de faire le plan de la maison vide, mais je ne vois rien.
            je n'arrive pas à revenir, et comme je suis seule rien ne m'y aide. Parfois je me dis que je ne veux rien savoir ou qu'il n'y a rien à comprendre.
            C'est étonnant que je perdes pied à mon âge. Il a fallu que ce qui s'est passé soit important, c'est au moment de la plainte que ça a commencé, je me souviens de cette impression de porter plainte contre quelqu'un d'autre. Toutes ces douleurs musculaires, cette prise de poids etc...

            Quand je pense que je suis allée voir mon psy pour ne pas gâcher mes dernières années à cause de mon mal à vivre. J'avais lu qu'il y avait un âge à partir duquel il était déconseillé de commencer une analyse, je comprends. Surtout avec un incompétent.
            Parfois je me dis que je vais prendre des cachets pour devenir un zombie, ne plus rien ressentir, mais ce serait manquer de courage, je n'ai pas fait tout ce chemin pour laisser tomber maintenant.
            "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
            Victor Hugo
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              Re : psy abus de faiblesse

              Envoyé par Artémisia
              Bonjour Maparole

              Tu me rassures, j'ai l'impression de devenir folle. Je n'ai jamais vécu de telles sensations, je me sens sans protection.Je vis ce que tu décris, c'est effrayant.
              Bonjour Artémisia

              Perdre pieds ce n'est pas devenir folle.
              Je trouve que tu analyses bien ce qui s'est joué pour toi en thérapie et après l'abus du thérapeute : une grosse déstabilisation en conséquence.
              Cela me semble une réaction proportionnée à ton investissement thérapeutique...même si les effets de ce déséquilibre te semblent anormaux et effrayants.
              De fait, et pour beaucoup d'autres victimes d'abus, c'est long et difficile de s'en remettre !
              Envoyé par Artémisia
              Quand j'ai commencé à penser à l'enfant que j'ai été, c'était toujours à l'école, là les souvenirs sont d'une très grande précision. Maintenant je me vois assise par terre dans ma chambre entrain de pleurer. Mais je ne sais pas si c'est un souvenir.Je suis capable de faire le plan de la maison vide, mais je ne vois rien.
              je n'arrive pas à revenir, et comme je suis seule rien ne m'y aide. Parfois je me dis que je ne veux rien savoir ou qu'il n'y a rien à comprendre.

              C'est étonnant que je perdes pied à mon âge. Il a fallu que ce qui s'est passé soit important, c'est au moment de la plainte que ça a commencé, je me souviens de cette impression de porter plainte contre quelqu'un d'autre. Toutes ces douleurs musculaires, cette prise de poids etc...
              Je note toujours le double aspect de ta plainte en justice concernant l'abus actuel identifié et aussi un autre abus possible dans le passé.
              Qui n'est pas identifié, qui n'est pas certain, mais qui fait (obscurément) écho en toi.

              Si ton psy avait été plus attentif en tant qu'analyste à ce que tu lui disais de tes angoisses concernant une relation sexuelle avec lui dans le rôle du docteur (..."j'en mourrais !"), tu aurais pu creuser en analyse ton fantasme du "bon docteur" et aussi le comportement bizarre du docteur de tes rêves dont tu as de nouveau senti l'odeur sur le divan.
              ...Mais tu peux quand même aujourd'hui continuer à laisser venir ce genre de sensations et d'images avec ta psy actuelle.
              Ce sera peut-être pour toi une délivrance et un apaisement puisque ton inconscient te travaille et que le processus analytique qui a été déclenché continue avec la réminiscence du passé (souvenirs réels ou élaborations fantasmées).

              Envoyé par Artémisia
              Quand je pense que je suis allée voir mon psy pour ne pas gâcher mes dernières années à cause de mon mal à vivre. J'avais lu qu'il y avait un âge à partir duquel il était déconseillé de commencer une analyse, je comprends. Surtout avec un incompétent.
              A mon avis, il est possible de tout analyser sa vie durant sans psychanalyste ni grille de lecture freudo-lacanienne comme pour l'analyse traditionnelle en France.

              C'est une analyse toute aussi intéressante de la situation : c'est "l'analyse existentielle" pratiquée aux Etats-Unis ...et elle peut se pratiquer sans psy !
              Parce que comme pour toute autre analyse, c'est surtout une observation et une réflexion philosophique et psychologique sur le sens de la vie et sur son rapport à soi, au passé, aux autres etc : avec du conscient et de l'inconscient qui redevient conscient grâce à certaines focalisations.

              Il n'y a pas d'âge pour s'auto-analyser !
              Mais l'analyse freudo-lacanienne déconstruit tellement de remparts et d'illusions sur soi avec tellement d'années d'analyse pour cela, qu'il est parfois inutile de remettre en cause ses fondations personnelles à partir d'un certain âge.
              Sa vie est ainsi faite : il ne s'agit plus de la changer mais de mieux vivre sa vie le temps qu'il reste, comme tu le disais.
              Et beaucoup passent leur vie entière en analyse en prenant un psy pour repère et cela jusqu'à un âge parfois très avancé et même en ayant commencé jeune.

              Alors quand il n'y a pas de problème pathologique spécifique à prendre en charge, il me semble possible de devenir autonome dans son analyse : c'est même très utile.
              L'indépendance affective et l'indépendance d'esprit sont d'ailleurs le but officiel de la psychanalyse traditionnelle.
              Dernière modification par maparole94, 24/05/2017, 09h55.
              "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
              Confucius

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                Re : psy abus de faiblesse

                Envoyé par Artémisia
                (...)Parfois je me dis que je vais prendre des cachets pour devenir un zombie, ne plus rien ressentir, mais ce serait manquer de courage, je n'ai pas fait tout ce chemin pour laisser tomber maintenant.
                Quant à ne plus rien ressentir...je l'avais moi-aussi demandé à un psy pour ne plus souffrir autant !
                Mais paradoxalement, j'ai toujours détesté ce qui embrume l'esprit en atténuant la violence des sensations et le choc de la réalité : médicaments, alcool ou autres addictions mettant de la distance entre soi et le monde.

                J'ai par contre trouvé une expression d'art-thérapie qui balance des sensations brut de décoffrage en permettant de lâcher-prise sur la réalité ordinaire...
                Ce qui transforme parfois le trop-plein d'émotions en sensations agréables et apaisantes au final : par le geste du défoulement, par les couleurs, par les matières, avec le sens de l'humour, le jeu de l'imaginaire et du détournement du réel, ainsi que le rapport à l'art véritable et aux re-constructions du monde ré-créatives.



                Je pense que mon plus grand défaut et mon "manque de savoir-vivre" (au sens littéral comme figuré !) a fini par devenir ma principale qualité.
                Parce que mon ressenti exacerbé ainsi que mon expression parfois originale me donnent une perception de la vie souvent joyeuse et positive, même si elle est différente de celle des autres (par mon vécu différent).
                C'est à mon avis une vision élargie du monde relativisant la réalité vécue et c'est aussi un ressenti psychique et sensoriel amoureux des plus infimes vibrations de la vie.
                Vibrations en soi et chez les autres qui sont grâce à l'empathie et à l'art valorisées en tant qu'expression humaine de tout ce qui est vivant plutôt que mort !
                ...Mieux vaut à mon avis l'intensité du vivant, émotions incluses, plutôt que la mort dans l'âme, la brume dans la tête, et la morne habitude pour seul horizon.

                Grâce à ce jeu-là, ce jeu de l'art dans la vie et de l'art-thérapie, je me sens de plus en plus vivante et je rajeunis même chaque jour en retrouvant le plaisir et la liberté d'expérimenter qui est celle de l'enfant que je n'ai jamais été ..

                En fait, je pense qu'il y des manières différentes pour chacun de retrouver le goût de la vie dans des petites choses à sa portée : un rayon de soleil sur la peau, une lecture, une rencontre, la fréquentation de jeunes enfants etc.
                Tu parles souvent de cela, Artémisia, même si tu te sens souvent mal, morte à l'intérieur, plombée : les bonnes choses comme les mauvaises sont toujours là en toi, et à mon avis elles finiront par absorber le négatif en le résorbant.
                En le résolvant.



                Bonne journée à toi.
                Dernière modification par maparole94, 24/05/2017, 09h58.
                "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                Confucius

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                  Re : psy abus de faiblesse

                  Bonjour Maparole

                  Ce qui fait une grande différence est que je n'ai pas de souvenir de la vie dans cette maison. Mon psy n'a jamais rien relevé de ce que je disais, pourtant là encore ce n'était pas rien. J'ai été sincère, j'ai raconté ce que je connaissais de ma vie, mais je ne me sentais pas rassurée pour aller plus loin avec lui. Quand je lui ai demande s'il était vraiment psychanalyste, il s'est levé, vexé et m'a dit un truc du genre" si vous croyez que c'est plaisant à entendre", quand je lui demandé pourquoi il ne relevait jamais rien "vous ne dites rien d'intéressant". Pour une personne isolée, doutant toujours, pas étonnant que j'ai fini en vrac avec lui.
                  Depuis que ce vide a pris toute la place, j'ai pu tout imaginer. Est-ce que c'est forcément quelque chose qui a eu lieu dans cette maison ? un cauchemar, une peur qui aurait provoqué un état de sidération tel que j'efface tout ? Et qui se réveille au moment de la plainte ? Parce que l'on y parle abus, inceste, viol.
                  J'ai été complice, j'ai laissé faire, j'ai repris pied avec l'aide du CIDF...et là l'explosion, un lien s'est fait...mais je ne sais rien, enfin si je sais, quelque part, loin...ça ne revient pas.
                  Dans un cas de traumatisme, si on en parle à quelqu'un, normalement la mémoire n'a pas à s'effacer . J'ai du garder une peur en moi, j'ai été complice de quelque chose, puisque je n'ai rien dit. J'ai eu deux petits frères dans cette maison, la grand-mère de mon père est décédée trois jours après son hospitalisation, est-ce que j'ai souhaité qu'elle ne revienne pas ? Il parait que je l'aimais bien et elle aussi...
                  Je me souviens de la maîtresse qui dit "il y a une nouvelle élève, c'est la fille du nouveau gendarme", je ne vois absolument pas la petite. Est ce que petit un enfant à l'idée d'aller se plaindre à un gendarme ?
                  Je m'angoisse parce que j'ai un nodule à la thyroïde et plus bas depuis quelques mois j'ai la sensation d'avoir la même chose, mais je ne le sens pas au toucher. J'ai tellement peur que j'ai mis ça sur le compte de l'angoisse, mais il faut que j'aille chez le médecin, je ne fais qu'y penser.
                  Comme je lui ai dis que j'en mourrai, j'ai peur, bien évidemment. C'était tellement impensable. Franchement ça ne m'a pas alerté, pas du tout. Ma réponse était franche, j'ai même souri, comme à une blague. Ca ne pouvait pas être. C'était tellement fort quand je lui ai répondu, que tout ce qui m'arrive est la preuve que je suis entrain d'en mourir. D'où la peur du cancer de la gorge, qui va me tuer bien sur.
                  C'était une telle évidence que j'en mourrai qu'il faudrait que je m'autorise à vivre malgré ça. En relisant cette phrase, j'ai un choc. Quand je suis allée voir mon psy la première fois, je lui ai dit que j'avais comme le besoin d'une autorisation à vivre...que j'avais quelque chose à lui dire mais que je ne savais pas quoi...
                  Ce "j'en mourrai" ne serait pas une première.

                  J'ai toujours aimé la vie, j'avais un boulet qui m'empêchait de la vivre, je voulais me libérer. On a appelé ça dépression, mais peut-être que ça m'arranger qu'on m'empêche de parler, à l'époque je n'avais pas conscience qu'il y avait un vide dans mon histoire.

                  Qu'est-ce que cachent toutes ces "dépressions" finalement ?
                  "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
                  Victor Hugo
                  "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
                  Abbé Pierre

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                    Re : psy abus de faiblesse

                    Je reviens de chez le médecin, j'ai une échographie de la thyroïde à faire pour la sensation de grosseur à la base du cou. On vérifiera le nodule en même temps. Je n'ai rendez-vous que le 20 juin. Qu'est-ce que j'ai peur Pourvu que je ne déclenche pas un cancer avec ce" truc" qui ne passe pas. J'essaie de me raisonner mais c'est difficile, je suis obligée de reprendre un peu de xanax. Il s'est passé quelque chose dans cette maison qui a fait écho avec l'abus du psy, l'emprise, la plainte. Pourquoi tant de douleurs, de problèmes de santé ?
                    Quand le corps "parle", est-ce de l'hystérie ? Est-ce qu'on peut le devenir à mon âge ? L'hystérique se met en scène , moi je suis transparente. J'essaie de me documenter, c'est compliqué. C'est difficile sans souvenir...C'est d'autant plus déroutant que le reste est si clair.
                    Et je ne peux pas tourner la page, puisque ça me rend malade et j'ai peur.
                    Ma vie de femme s'est terminée lamentablement, c'est aussi un deuil à faire. Je ne suis plus qu'une grande-mère. Mon fils m'avait dit que j'étais devenue une vieille grosse dame, on plaisantait... on essayait, je crois.
                    Je vois toujours la psy du commissariat, une heure par semaine, ça donne le temps de faire un vrai travail. Avec mon psy, aucun travail et une facture de 15800€. Le fait de payer ou pas ne change rien.Ca ne donne pas plus de valeur à la parole. C'est l'investissement de part et d'autre qui compte.
                    Heureusement qu'elle m'a ramassée, il était temps que quelqu'un me tende la main.
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                      Re: psy abus de faiblesse

                      Bonjour,

                      Je passais donner des nouvelles, en fait il n'y en a pas encore, j'attends toujours des convocations du conseil de l'ordre ou du commissariat.

                      Je vois toujours la psy régulièrement, j'ai pu enfin parler de ce que j'ai vécu à Rennes et pleurer, enfin être en contact avec mes émotions, les larmes étaient pour moi et ce que l'on m'en avait dit tellement liées à la dépression que je m’empêchais de me laisser aller. Oui il y avait de quoi pleurer et j'ai pu le faire sans être jugée mais comprise. D'avoir évacué ce trop plein de larmes me donne plus de courage pour vivre et apprécier chaque journée.
                      J'ai pu également être en contact et laisser s'exprimer mes "chagrins d'enfant" depuis longtemps enfouis (une partie...), c'est surprenant quand "ça" remonte, c'est difficile mais ça soulage. Je suis face à un professionnelle, ça change beaucoup dans la confiance essentielle dans ce travail là.

                      Pour autant, je n'oublie pas la plainte et mon objectif de faire avancer le débat sur l'article manquant sur l'interdiction des relations sexuelles avec des patient(e)s.
                      J'aurai aimé que des associations ou autres personnes témoins de plusieurs cas, ayant la possibilité de se faire entendre fasse une démarche, mais je n'ai pas eu de réponse ni de Muriel Saloma, ni de la présidente du CIDFF Finistère, ni de l'association de Gérard Lopez qui avait pourtant réclamé cet article au moment de l'affaire Hazout, ni du Dr Dupagne, pourtant témoin des conséquences de ces passages à l'acte. Personne ne peut m'aider.

                      Pour ces gens, je suis une "rien" comme le dit si bien Macron. Une "rien" qui pense qu'une loi est nécessaire pour éviter les abus, une "rien" qui réclame une loi qui demande le respect des femmes qui n'ont pas à vivre ces choses-là ...en plus. C'est toujours ce "plus" qui a fragilisé et c'est ce "plus" qui est utilisé pour manipuler.
                      Alors que tout le monde se taise et en particulier ceux qui ont la possibilité de se faire entendre me fait penser que le "rien" que je suis n'a rien à envier à ce qu'ils pensent être.
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                        Re : psy abus de faiblesse

                        Bonjour,

                        Cette fois-ci, j'ai des nouvelles. Et vous allez voir comment le Conseil de l'Ordre des Médecins peut s'amuser avec une patiente qui ose porter plainte.

                        On m'informe par lettre recommandée qu'un courrier a été transmis au Conseil Départemental, et la copie est jointe au courrier :

                        "La chambre disciplinaire procède actuellement à l'instruction de l'affaire référencée ci-dessus.
                        Il ressort des pièces du dossier que votre conseil n'a pas procédé à l'organisation d'une conciliation telle qu'elle est prévue par les dispositions de l'article L.4123.2 du code de la santé publique et qui est un préalable obligatoire à toute saisine de la juridiction disciplinaire dès lors que le plaignant n'est ni un organe de l'ordre ni une des autorités compétentes pour saisir directement la dite juridiction.
                        En conséquence, nous vous invitons à régulariser la procédure, dans un délai de 3 mois, à compter de la réception du présent courrier, en procédant aux convocations des parties à une réunion de conciliation"

                        Je rappelle que la plainte date de début 2014, qu'il y a eu une décision (avertissement) prise par le Conseil de l'Ordre Régional, devant un magistrat et neuf médecins et que personne ne se serait aperçu de ce problème. Et maintenant il faudrait tout recommencer, bien joué.

                        Évidemment, je n'ai aucun conseil, je ne trouve pas d'aide, et la psy du commissariat est en vacances, je ne peux même pas en parler à quelqu'un, je ne sais pas si c'est recevable, c'est tellement énorme.

                        Je tiens à témoigner jusqu'au bout de cette affaire, je le fais pour toutes les femmes abusées, ce n'est pas seulement mon cas que je veux défendre.
                        Je sais que je défends une cause juste, il n'y a pas deux sortes de femmes, celles que l'on respecte et celles, plus vulnérables, que l'on peut continuer à abuser.

                        Quand je pense à ce que j'ai vécu pendant quatre mois à Rennes avec un personnel ultra compétent, humain et que c'est avec cette situation qu'il a su exploiter qu'il a réussi à me manipuler.

                        Quand j'ai déposé plainte auprès du conseil de Brest, j'ai dit que j'étais à leur disposition pour une réunion de conciliation, on m'a alors adressé une feuille avec des cases à cocher, que je devais renvoyer. 3 possibilités :

                        J'accepte une rencontre préalable à l'entrevue de conciliation avec les membres du conseil de l'ordre oui - non

                        Si non à l'alinéa précédent, j'accepte de participer à une entrevue de conciliation en présence du praticien oui - non

                        Si non à l'alinéa précédent, je poursuis cette plainte oui- non

                        J'ai choisi de poursuivre la plainte et j'ai renvoyé un courrier en expliquant mon choix.

                        Comment se fait-il qu'il m'ait proposé le choix, alors que dans un premier temps, j'étais disposée à aller à cette conciliation. Et maintenant on annulerait tout pour une, soi-disant, erreur de leur part...

                        Il faut être solide avec le Conseil de l'Ordre, je ne comprends pas un tel soutien aux confrères abuseurs, je veux vraiment le dénoncer, ce n'est peut-être qu'une goutte d'eau puisque ça ne choque pas encore l'opinion publique, mais petit à petit les choses bougeront, comme pour l'inceste qui ne devait pas sortir de la famille, et ce n'est pas si vieux.
                        Il faut au moins cet article de loi qui interdirait les relations sexuelles avec les patient(e)s.
                        "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
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                        Abbé Pierre

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                          Re : psy abus de faiblesse

                          Envoyé par Artémisia
                          Quand j'ai déposé plainte auprès du conseil de Brest, j'ai dit que j'étais à leur disposition pour une réunion de conciliation, on m'a alors adressé une feuille avec des cases à cocher, que je devais renvoyer. 3 possibilités :
                          J'accepte une rencontre préalable à l'entrevue de conciliation avec les membres du conseil de l'ordre oui - non
                          Si non à l'alinéa précédent, j'accepte de participer à une entrevue de conciliation en présence du praticien oui - non
                          Si non à l'alinéa précédent, je poursuis cette plainte oui- non
                          J'ai choisi de poursuivre la plainte et j'ai renvoyé un courrier en expliquant mon choix.
                          Bonjour,
                          Vous avez répondu seulement à la 3ème question ?
                          Cordialement.
                          ml44

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                            Re : psy abus de faiblesse

                            Bonjour ML44,

                            Oui je n'ai coché qu'une seule case, la dernière. Je n'ai pas coché la première puisque je ne refusais pas la conciliation dans un premier temps.


                            J'ai préparé un courrier pour le Conseil National, je ne pense pas que ce soit bien acceptable cette irrecevabilité.

                            "Je reçois ce jour votre courrier m'informant d'une irrégularité dans l'affaire me concernant. Je vous précise que, lors de mon dépôt de plainte auprès du conseil Département, j'ai terminé mon courrier par ces mots « Dans l'attente d'une convocation »
                            J'ai reçu en réponse, un courrier du Docteur SIMON François, Président du Conseil Départemental du Finistère, que vous trouverez en pièce jointe N°1. Vous noterez qu'il a bien noté que j'attendais une convocation et que c'est lui qui me propose le choix de l'accepter ou non.
                            Joint à cette lettre, une notice où je devais cocher mon choix, en pièce jointe N°2.
                            En réponse, pièce jointe N°3, vous pourrez lire que je fais part de mon étonnement « je pensais la réunion de conciliation une étape obligée »


                            Je m'étonne que, si irrecevabilité de ma plainte il y avait, le Conseil de L'Ordre Régional ne l'ait pas soulevée d'office avant de continuer la procédure. Je ne suis donc pas responsable de cette situation rocambolesque. Il semblerait que la jurisprudence de la Chambre Nationale est dans le sens que le défaut de tentative de conciliation ne constitue pas une preuve d'irrecevabilité, notamment dans le cas où le plaignant a renoncé à celle-ci.


                            Cette affaire qui commence en 2014 devrait reprendre depuis le début parce que vous retardez, je n'ose le penser, dans l'intérêt de Monsieur X, la suite de la procédure.


                            Considérant que j'ai signalé l'absence de conciliation au Conseil Départemental et qu'en réponse celui-ci m'a donné le choix de l'accepter ou pas, l'irrecevabilité ne peut être acceptée. Il appartenait au Conseil de l'Ordre de Rennes, irrégulièrement saisie de cette plainte d'inviter le Conseil Départemental à la régulariser, ce qu'il n'a pas fait.
                            Je demande donc que l'appel de ma plainte se poursuive dans de meilleures conditions et que l'irrecevabilité soit rejetée"

                            Que l'on tombe sur un pervers est une chose mais que le Conseil de l'Ordre se comporte de cette façon est difficile à accepter pour moi, j'espère qu'il l'est pour d'autres également et c'est pourquoi je témoigne.
                            Heureusement que je vais mieux, je n'ose imaginer l'effet d'un tel courrier sur une femme plus fragile.

                            J'ai pu faire le tri dans mes émotions, j'ai pris le retour de manivelle dont on me parlait à Rennes de plein fouet, c'était douloureux de mettre des mots dessus et de revivre la situation, mais j'étais bien accompagnée pour y faire face, il n'y a pas d'autre choix que d'accepter la situation telle qu'elle est et d'apprendre à vivre au jour le jour, du mieux que l'on peut. Et ce n'est pas une maladie de verser des larmes, pendant tant d'années je me suis étouffée avec mes émotions.
                            Dernière modification par Artémisia, 18/08/2017, 13h33.
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                              Re : psy abus de faiblesse

                              Envoyé par Artémisia
                              Oui je n'ai coché qu'une seule case, la dernière. Je n'ai pas coché la première puisque je ne refusais pas la conciliation dans un premier temps.
                              Bonjour,
                              Il y a donc un malentendu de votre part. Vous deviez répondre successivement aux 3 questions, selon la réponse à la 1ère.
                              Vous devriez supprimer le nom du médecin dans votre courrier.

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                                Re : psy abus de faiblesse

                                Ma réponse à ce choix a convenu au Conseil Départemental pourtant. Qu'il n'ait pas fait son travail correctement, ce n'est pas mon affaire, que par la suite, le Conseil Régional ne l'ait pas fait non plus, ne me concerne pas. Et je précise que ce n'est pas la partie adverse qui demande l'irrecevabilité, apparemment.

                                Edit : le choix de la première case était sous-entendu, puisque SI NON...je poursuis ma plainte.
                                Dernière modification par Artémisia, 18/08/2017, 14h46.
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