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psy abus de faiblesse

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    Re : psy abus de faiblesse

    Envoyé par Artémisia
    Hier soir, j'ai regardé "La consolation" et le débat, j'en reste perturbée.
    Beaucoup de points communs entre ma mère et celle de Flavie, je n'étais qu'un corps, beaucoup de messages malsains également, c'était la seule communication. A un moment, elles se promènent, la mère regarde l'effet de sa fille sur les hommes, je l'ai vécu "marche devant, je vais te dire si les hommes te regardent" Moi, j'étais mal à l'aise avec mon corps, jamais pu être féminine. C'est difficile de se construire, parce que l'on devient intéressante que sur ce terrain là. Il y a un ressenti très fort qui dit qu'il y a quelque chose qui ne va pas et qui devient malaise, mais pas de personne référente qui aurait pu avoir un discours clair.

    Les études ne l'intéressent pas, devant la meilleure note de la classe "oh, moi je m'en fiche c'est pour toi" Résultat, je n'ai rien fait "des capacités, ne veut pas travailler", à 16 ans, j'étais à l'usine, ça ne choquait pas, je ramenais une paie. "Et puis, avec mon corps, je pouvais trouver un amant avec du fric, qui paierait l'appartement et la voiture"...du n'importe quoi ! J'ai eu quelques relations qui faisaient plaisir à ma mère, un sujet de discussion... En fait, comme beaucoup de femmes, on échange notre corps contre un semblant de tendresse, des bisous qui ont tant manqués, il faut en passer par là. J'ai toujours été isolée, toutes les relations sont faussées quand on ne se trouve jamais à sa place, sans jamais oser être soi.

    Moi qui avait tellement envie de vivre, au lieu de m'aider à parler, j'ai eu l'étiquette de dépressive. J'étais le problème, pas de remise en question pour les autres.
    Je crois que le choc de Rennes m'a ouvert une porte, je n'ai plus eu de contact avec ma mère à partir de là, bien que nous ne soyons plus dans ces rapports là depuis longtemps, bien sur, je sentais qu' il fallait que je sois seule pour faire face et prendre "ma" place, j'avais besoin d'être "moi" auprès de mon fils. La relation s'est éteinte comme ça.

    Mon psy s'est servi de mon changement à mon retour, de ce qui se jouait avec ma mère dans le transfert, je ne connaissais que lui, j'ai essayé d'en trouver un autre...
    Si je pouvais faire comprendre que ce n'est pas "entre deux adultes consentants" dans une relation de pouvoir, sous transfert. Et à quel point c'est violent.
    J'ai besoin de parler, d'évacuer, de me recentrer pour mercredi. Je dois rester sereine.
    La question de l'amnésie est présente dans le film et dans ma vie... ça fait beaucoup.
    Bonjour Artémisia,

    Je suis moi-aussi beaucoup touchée par ce post où tu dis des choses extrêmement personnelles et très profondes sur ta propre vie : concernant ton manque de repères et de forces physiques et psychiques liés à ton enfance et à ton éducation (...c'est ma formulation et c'est aussi mon ressenti concernant mon histoire personnelle ! )

    Je crois que peu de personnes comprennent ce que cela signifie concrètement dans une relation, ce manque de structuration de base et ce manque de construction de soi qui se fait "naturellement" pour d'autres durant l'enfance.
    Pour beaucoup, les repères liés au corps, au territoire privé, à la juste distance physique et psychique et au respect de l'intimité semblent évidents et acquis par tous, comme si c'était inné : comme si c'était forcément là chez chacun pour guider en toute situation !
    Ben non, ce n'est pas le cas.
    De même que savoir ce qui est bien ou mal pour soi, et comment dire "non" en se sentant légitime dans un refus formulé à un adulte (ou à une autorité plus tard).

    Tout cela s'apprend...dés la petite enfance et avec ses parents qui semblent une norme et une référence en matière de comportement !
    Tu l'as déjà souligné très souvent : ne pas être trop naïve et savoir dire non ça s'apprend, ça se réfléchit, ça se travaille...parce qu'au contraire certains enfants apprennent à obéir sans discuter et à ne rien refuser à leurs parents pour continuer à en être aimés !
    C'est source de souffrance et de confusion plus tard et ça fragilise.



    Il y a désormais une réflexion publique à ce sujet : concernant des femmes plus fragiles que d'autres parce qu'elles n'ont pas été respectées dans leur enfance et parce qu'elles n'ont pas conscience de leurs droits ni des limites qu'elles sont en droit d'imposer aux autres !
    Sans oublier comme tu le soulignes les enjeux affectifs de relations ultérieures supposées suppléer les manques affectifs de l'enfance.

    L'ironie de tout cela, c'est que beaucoup supposent aussi que la seule personne avec laquelle il est possible d'en parler (pudiquement et en toute sécurité)...c'est son psy !
    C'est là où supposer par la suite une relation "ordinaire" avec un psy qui serait un homme "ordinaire" jouant en thérapie les séducteurs "ordinaires" est totalement aberrant.
    C'est aussi cela qui est mis en évidence par des enquêtes et statistiques récentes concernant les femmes abusées en thérapie : OUI ELLES AVAIENT UNE FAIBLESSE PARTICULIÈRE LIÉE À DES CARENCES DE L'ENFANCE RECONNUES ET TRAVAILLÉES EN THÉRAPIE AVEC UN PSY PROFESSIONNEL.
    ...Inceste, pédophilie (tu évoquais Flavie Flament), absence de père, et mère souvent immature ou déséquilibrée etc.
    Alors un psy abuseur joue sur du velours en étant bien conscient des faiblesses de certaines femmes.
    Et le reproche en retour qui consiste à insister sur l'absence de défense coupable des patientes valant "consentement" aux yeux de certains me semble particulièrement de mauvaise foi : va donc voir un psy pour lui confier tes problèmes intimes mais surtout ne viens pas te plaindre après si tu n'as pas su te défendre face au psy abuseur sexuel !

    Peu voient à quel point ce raisonnement-là est choquant s'agissant d'un thérapeute à qui tout le monde recommande de faire confiance sur certains problèmes très intimes.
    ...A mon avis, c'est seulement faire semblant d'ignorer la situation réelle de certaines femmes face à leur psy : c'est ne rien vouloir savoir des enjeux corporels, sexuels et affectifs qui n'ont rien de déplacés chez un psy et dont tout le monde parle par ailleurs dans certaines théories psys !
    En pratique, en cas de plainte officielle, c'est pourtant gommé et passé sous silence.
    Comme si ça n'existait pas.
    Et plus personne ne semble connaître ces théories psys ni la situation d'intimité particulière consistant à "tout dire" à un psy de sa vie privée, de son enfance, de son corps, de sa vie sexuelle, de ses confusions relationnelles et de ses manques affectifs etc..
    Apres un abus en thérapie, c'est comme si on s'était laissé draguer inconsidérément par un inconnu au bar du coin !
    Alors cela me semble toujours aussi révoltant cet aveuglement dans une réponse officielle qui passe pour sensée, objective, et rationnelle.
    ...Et c'est ce qui me révolte particulièrement s'agissant du milieu psy et du milieu juridique auquel tu seras confrontée mercredi.

    Désolée de le dire ainsi... mais faudrait arrêter de nous prendre pour des imbéciles sans cervelle en plus de nous avoir prises pour des proies sexuelles trop faciles !



    Je pense que tu me comprends, Artémisia.
    Et c'est vrai que je ne suis pas neutre, ou seulement "sympathisante", mais profondément engagée dans ce genre de combat et de réflexions qui ne me semblent pas encore suffisamment évidentes pour tout le monde.
    Même s'il y a beaucoup de progrès.
    Dernière modification par maparole94, 19/11/2017, 14h24.
    "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
    Confucius

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      Re : psy abus de faiblesse

      Bonjour Maparole

      J'ai des difficultés à donner un avis sans avoir tous les éléments, tandis que d'autres le font très rapidement. C'est pourquoi je n'hésite pas à me livrer pour faire comprendre qui sont ces femmes abusées, avec un exemple concret, c'est plus simple.
      C'est une forme de maltraitance, mais elle ne se voit pas, ses dégâts sont souterrains et c'est elle finalement qui est à plaindre d'avoir une fille qui pose problème, et devant moi, à un moment où j'avais tellement envie d'entendre un mot gentil : "j'ai cinq enfants, quatre garçons et une fille, mais j'aurai préféré cinq garçons !" Certaines mères prennent toute la place, savent tout (peut-on parler d'emprise ?) comment les enfants peuvent-ils se construire dans ces conditions .

      C'est pourquoi, j'ai à cœur qu'il y ait des cours de philo dès le primaire, pour que les enfants apprennent à réfléchir par eux-mêmes, s'autorisent à penser... comprennent qu'il y a d'autres discours que ceux entendus dans la cellule familiale. C'est un autre débat, une volonté politique, le but de l’Éducation Nationale (plutôt de l'Instruction Nationale!) n'est pas le bien-être de l'enfant et la formation du futur citoyen, puisque " les profs ne sont pas là pour ça "...

      Je n'ai pas toujours les mots pour m'expliquer, tu retraduis exactement ce que je veux dire

      C'est un réel problème que les psychologues ne soient pas remboursé.e.s, je suis persuadée que trop de femmes et d'hommes qui se retrouvent sous traitement, ou trainent des années chez un psychiatre avec leur carte vitale, alors qu'un vrai travail serait autrement plus bénéfique.

      Je n'avais pas besoin d'une écoute "bienveillante", (tout le monde sait le faire, pas toujours sincèrement), de créer un lien particulier, ce n'est pas ce que je demandais. Je voulais être face à une personne qui a des compétences, poser le problème, le décortiquer, l'analyser... Je n'ai pas trouvé et dans l'isolement, facile de penser que c'est soi qui déraisonne et je me suis retrouvée sur le divan, à perdre mon temps, j'ai baissé les bras et je suis restée...

      Chez ma psy, j'ai trouvé une volonté de remonter la pente ensemble, dans un respect mutuel, on discute, on fait le puzzle ensemble. C'est tellement différent du milieu médical. Je suis à la limite de penser que certains travaillent auprès de populations en difficultés, ou prennent ce rôle pour se sentir de "l'autre côté de la barrière", alors que ce n'est qu'une illusion bien souvent, je pense. Peut-être ont-ils eu eux-mêmes une mère abusive ?... Un.e psychologue ne choisit pas ce parcours par hasard, il y a en général, un vécu particulier, ça se ressent, ce qui explique l'approche plus sincère, plus constructive.

      Si on a compris ce qu'il y a derrière une "femme abusée", ce qui se joue dans l'abus par un médecin et qu'on laisse faire, que l'on minimise, c'est de la complicité.

      Bien sur, si on ne comprend pas, on valide les propos aberrants de mon psy, une agression, un chantage, une mythomane, une hystérique et le pauvre il prend un avertissement pour avoir accepté une relation.
      Ils ont reconnu les articles que je dénonçais par obligation, avec le "il a accepté", il est évident que ce n'est pas par conviction.

      Je leur fais confiance pour mercredi, le sujet de l'abus est d'actualité ces temps-ci, ils ne peuvent pas être passés à côté.
      Le principal reste l'article dans le code, "plus jamais ça !", c'est trop douloureux, voire dangereux ces abus là.
      "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
      Victor Hugo
      "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
      Abbé Pierre

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        Re : psy abus de faiblesse

        Envoyé par Artémisia
        Hier soir, j'ai regardé "La consolation" et le débat, j'en reste perturbée.
        Beaucoup de points communs entre ma mère et celle de Flavie, je n'étais qu'un corps, beaucoup de messages malsains également, c'était la seule communication. A un moment, elles se promènent, la mère regarde l'effet de sa fille sur les hommes, je l'ai vécu "marche devant, je vais te dire si les hommes te regardent" Moi, j'étais mal à l'aise avec mon corps, jamais pu être féminine. C'est difficile de se construire, parce que l'on devient intéressante que sur ce terrain là. Il y a un ressenti très fort qui dit qu'il y a quelque chose qui ne va pas et qui devient malaise, mais pas de personne référente qui aurait pu avoir un discours clair. Les études ne l'intéressent pas, devant la meilleure note de la classe "oh, moi je m'en fiche c'est pour toi" Résultat, je n'ai rien fait "des capacités, ne veut pas travailler", à 16 ans, j'étais à l'usine, ça ne choquait pas, je ramenais une paie. "Et puis, avec mon corps, je pouvais trouver un amant avec du fric, qui paierait l'appartement et la voiture"...du n'importe quoi ! J'ai eu quelques relations qui faisaient plaisir à ma mère, un sujet de discussion... En fait, comme beaucoup de femmes, on échange notre corps contre un semblant de tendresse, des bisous qui ont tant manqués, il faut en passer par là. J'ai toujours été isolée, toutes les relations sont faussées quand on ne se trouve jamais à sa place, sans jamais oser être soi. Moi qui avait tellement envie de vivre, au lieu de m'aider à parler, j'ai eu l'étiquette de dépressive. J'étais le problème, pas de remise en question pour les autres.
        Je crois que le choc de Rennes m'a ouvert une porte, je n'ai plus eu de contact avec ma mère à partir de là, bien que nous ne soyons plus dans ces rapports là depuis longtemps, bien sur, je sentais qu' il fallait que je sois seule pour faire face et prendre "ma" place, j'avais besoin d'être "moi" auprès de mon fils. La relation s'est éteinte comme ça.
        Mon psy s'est servi de mon changement à mon retour, de ce qui se jouait avec ma mère dans le transfert, je ne connaissais que lui, j'ai essayé d'en trouver un autre...
        Si je pouvais faire comprendre que ce n'est pas "entre deux adultes consentants" dans une relation de pouvoir, sous transfert. Et à quel point c'est violent.
        J'ai besoin de parler, d'évacuer, de me recentrer pour mercredi. Je dois rester sereine.
        La question de l'amnésie est présente dans le film et dans ma vie... ça fait beaucoup.
        J'ai regardé ce film également et été choquée de l'attitude destructrice de cette mère envers sa fille.
        Obsédée par les rêves de gloire et de célébrité pour sa fille, elle la livre en pature au 1er péquin auréolé de célébrité. D'ailleurs comment une société a t'elle pu adouber un photographe qui prenait des photos pédophiles ? Sommes-nous aveugles à ce point? Aveugles en ce qui concernent ces " puissants" ( qu'ils soient psy ou autres)à tel point qu'ils peuvent profiter de leur autorité/ pouvoir pour abuser de victimes en toute impunité?

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          Re : psy abus de faiblesse

          Bonsoir Orangeblossom

          Tu en avais parlé, c'est ce qui m'a donné envie de le regarder.
          Difficile de juger ces mères, une histoire se cache également derrière leur comportement. Ma mère était obèse, avait une vie pas très enviable alors forcément, elle a du s'imaginer qu'un beau corps était une solution pour avoir une autre vie.
          Je devais être "décevante", finalement c'était plus simple avec les garçons. "Qu'est-ce que tu es bête, qu'est-ce que tu es con" avec le "oh toi", pas facile d'en faire du positif.

          Dès le premier rendez-vous, j'ai dit à mon psy que je n'accusais personne, que c'était moi qui n'arrivait pas à m'imposer. Sa défense est construite sur le fait que je me suis toujours comportée en victime, voire victimaire, crois moi que c'est extrêmement difficile à accepter quand on sait à quel point ce devait être une relation de confiance. Il sait que c'est faux, je pensais donner des éléments de travail, je ne m'en plaignais pas.

          Ma psychologue m'a dit récemment que je ne m'étais pas présentée comme une victime et pourtant je n'allais pas très bien et j'étais dans un commissariat. J'étais oui victime, mais cherchant à comprendre l'impact, pas dans la plainte redondante.
          D'ailleurs, le fait qu'il s'approprie le rôle de victime et qu'il fasse sur deux pages, dans son mémoire de défense, un cours sur la victime en thérapie pose question...
          J'étais un défi pour lui, "un jour je t'aurai ma grande". Quand je refuse son café à trois reprises, que je lui demande de retourner derrière son bureau, il avait la semaine pour réfléchir et comprendre qu'il devait arrêter, moi je ne savais plus quoi penser et dans l'isolement...
          Je n'avais pas de relation depuis très longtemps pour ne pas tomber dans une histoire comme celle-ci, il le savait et c'est bien parce que l'on est en confiance de ce côté là, que l'on n'est plus en face d'un homme.

          J'ai envie d'évacuer, j'ai un sentiment de colère, ce film m'a perturbée, il faut que je retrouve ma sérénité, ça fait plusieurs jours que je n'ai pas parlé alors ça déborde un peu

          Pour en revenir à Hamilton, je me souviens qu'il n'y avait pas de regard malsain sur ses photos, elles étaient belles, je n'y voyais rien de sexuel et pour beaucoup de gens, c'était le même regard. C'est difficile de juger sans remettre la situation dans son contexte. Aujourd'hui ça saute aux yeux et c'est intéressant de comprendre pourquoi ce décalage, pourquoi nous étions en quelque sorte complices.
          "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
          Victor Hugo
          "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
          Abbé Pierre

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            Re : psy abus de faiblesse

            Envoyé par Artémisia
            Bonsoir Orangeblossom

            Tu en avais parlé, c'est ce qui m'a donné envie de le regarder.
            Difficile de juger ces mères, une histoire se cache également derrière leur comportement. Ma mère était obèse, avait une vie pas très enviable alors forcément, elle a du s'imaginer qu'un beau corps était une solution pour avoir une autre vie.
            Je devais être "décevante", finalement c'était plus simple avec les garçons. "Qu'est-ce que tu es bête, qu'est-ce que tu es con" avec le "oh toi", pas facile d'en faire du positif.
            Tu sais, je n'ai pas envie de donner des excuses à ces mères là qui sont maltraitantes. L'idée même de " mère", ça devrait être la douceur et la protection envers l'être que tu as mis au monde, l'envie que ton enfant s'épanouisse, l'accompagner sur ce chemin là.
            Je n'ai pas eu ce modèle de mère non plus.
            Comme la tienne plutôt toujours à rabrouer.
            Je ne la vois plus et c'est tant mieux. Pourquoi maintenir un lien avec quelqu'un qui vous détruit?

            Dès le premier rendez-vous, j'ai dit à mon psy que je n'accusais personne, que c'était moi qui n'arrivait pas à m'imposer. Sa défense est construite sur le fait que je me suis toujours comportée en victime, voire victimaire, crois moi que c'est extrêmement difficile à accepter quand on sait à quel point ce devait être une relation de confiance. Il sait que c'est faux, je pensais donner des éléments de travail, je ne m'en plaignais pas.
            C'est dégueulasse ce qu'a fait ce psy. Depuis quand " Etre victime " glisse vers le "
            position victimaire " comme si la faute t'en incombait? Je trouve insupportable qu'il te salisse de la sorte en arguant de sa supposée science devant un tribunal!

            Ma psychologue m'a dit récemment que je ne m'étais pas présentée comme une victime et pourtant je n'allais pas très bien et j'étais dans un commissariat. J'étais oui victime, mais cherchant à comprendre l'impact, pas dans la plainte redondante.
            Je ne sais pas si c'est je suis la seule à penser ça mais la société est incroyablement perverse envers " les victimes".
            Comme si les victimes étaient dans l'auto-apitoiement et la plainte redondante alors qu'elles ne font qu'évacuer le mal qui leur a été fait!
            Mais il faudrait qu'elles se taisent! Incroyable !

            D'ailleurs, le fait qu'il s'approprie le rôle de victime et qu'il fasse sur deux pages, dans son mémoire de défense, un cours sur la victime en thérapie pose question...
            J'étais un défi pour lui, "un jour je t'aurai ma grande". Quand je refuse son café à trois reprises, que je lui demande de retourner derrière son bureau, il avait la semaine pour réfléchir et comprendre qu'il devait arrêter, moi je ne savais plus quoi penser et dans l'isolement...
            Je n'avais pas de relation depuis très longtemps pour ne pas tomber dans une histoire comme celle-ci, il le savait et c'est bien parce que l'on est en confiance de ce côté là, que l'on n'est plus en face d'un homme.

            J'ai envie d'évacuer, j'ai un sentiment de colère, ce film m'a perturbée, il faut que je retrouve ma sérénité, ça fait plusieurs jours que je n'ai pas parlé alors ça déborde un peu
            Tu es en colère et tu as besoin d'évacuer et c'est tout à fait légitime! Car ce renversement des valeurs ( ce psy qui se fait passer pour la victime ) est juste insupportable!
            Pour en revenir à Hamilton, je me souviens qu'il n'y avait pas de regard malsain sur ses photos, elles étaient belles, je n'y voyais rien de sexuel et pour beaucoup de gens, c'était le même regard. C'est difficile de juger sans remettre la situation dans son contexte. Aujourd'hui ça saute aux yeux et c'est intéressant de comprendre pourquoi ce décalage, pourquoi nous étions en quelque sorte complices.
            Comme tu dis, aujourd'hui, ça saute aux yeux!Pourquoi ce décalage et cette complicité ? Je trouve que nous restons " complices" vis à vis d'artistes qui ont commis des actes dégueulasses mais qui en sont exonérés du fait de leur prétendu " genie" ...

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              Re : psy abus de faiblesse

              Ma mère aimait "ses gosses" à sa manière, elle ne se rendait pas compte du mal qu'elle pouvait faire, on n'avait pas eu d'ambition pour elle, elle n'en avait pas pour nous. Ses messages n'étaient pas violents, elle m'expliquait la vie...de son point de vue.
              Oui, c'est insupportable de se faire salir par son psy, il aurait pu se défendre autrement, reconnaître une "erreur" à la limite. Et tu as raison, même si j'avais été dans la plainte, j'avais le droit de le faire. Le but est dans sortir et chacun à son rythme. Combien de fois Maparole a du m'expliquer l'emprise, je voulais savoir à quel moment, limite quel jour j'avais basculé pour accepter l'inacceptable, je restais fixée sur cette question, j'ai mis du temps pour en sortir.

              Il suffit d'un film pour raviver la colère, je vais me reprendre, ce n'est pas le moment.

              Nous sommes tous complices, les publicités qui utilisent le corps de la femme ne nous empêchent pas de consommer. Les corps anorexiques des mannequins font la une des magazines, l'exploitation des enfants à l'autre bout du monde pour notre surconsommation à bas prix, les privilèges de nos politiques etc... nous sommes tous complices de laisser faire. Le silence est complice. J'ai envoyé des courriers, j'ai indiqué la date de l'audience, je n'ai pas eu un petit mail d'encouragement (à part le Docteur Dupagne, qui s'est clairement positionné avec son article) alors qu'ils sont à fond sur le sujet des abus. Il y aurait donc victime et victime ?
              "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
              Victor Hugo
              "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
              Abbé Pierre

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                Re : psy abus de faiblesse

                Comment vas-tu , Artémisia, aujourd'hui? Quand a lieu la procédure exactement ?
                Tu as raison au sujet du silence souvent synonyme de complicité. Mais toi et d'autres comme Maparole ont choisi de parler et je vous admire pour votre combat car il faut beaucoup de courage pour se lancer là dedans tellement la justice paraît lente et déficiente ...
                Dernière modification par orangeblossom, 20/11/2017, 19h04.

                Commentaire


                  Re : psy abus de faiblesse

                  Bonsoir Orangeblossom C'est gentil de passer.
                  C'est après demain, je ne vais probablement pas dormir puisque je dois me lever à 4h, j'ai peur de ne pas me réveiller J'aurai du demander à temps pour qu'elle ait lieu l’après midi. Je suis plus stressée du voyage, du métro, de la peur d'être fatiguée au moment où je dois avoir les idées claires que de l'audience par elle-même.
                  Je vois ma psychologue demain, je vais pouvoir évacuer ce qui n'est pas nécessaire à l'audience histoire de rester concentrée sur l'essentiel.

                  C'est difficile d'oser parler publiquement, je n'ai jamais oublié Erwan qui m'avait dit que si sa femme ou une de ses trois filles étaient confrontées au problème, il n'aurait pas l'idée d'aller sur un forum. Je me demande ce qu'il pense aujourd'hui de toutes ces femmes qui s'expriment.
                  A mon arrivée, je n'étais pas habituée aux forums, c'est l'isolement face à une situation qui me dépassait qui m'a poussée à venir chercher de l'aide ici. Maintenant c'est la volonté d'avoir un autre regard sur les victimes et celle de faire ajouter un article interdisant clairement ces abus, dénoncer l'indulgence du Conseil de l'Ordre.

                  Pour moi, avec mon vécu, c'est difficile de ne pas être entendue, j'ai envoyé 3 autres courriers toujours pas de réponse. Alors j'essaie de ne pas le prendre pour moi, mais de constater qu'il y a un double discours, selon qu'il soit public (empathie)ou privé (indifférence), ainsi que des victimes qui le seraient moins que les autres, peut-être aussi une omerta concernant ces professionnels. Je ne dois pas en être touchée, j'en pourrais être affaiblie.

                  C'est dommage que les gens ne s'investissent pas plus pour faire changer les lois, nous ne sommes pas citoyens que le jour des votes. Deux cas de viols sur fillettes de 11 ans ont été nécessaires pour que ça bouge enfin, tout le monde doit être concerné. Des pétitions sont à signer, on peut au moins faire ça, si on se dit que ça ne sert à rien, évidemment que ça n'avancera pas. La réaction des gens a été écoutée et reprise. Ca m'énerve un peu en ce moment...
                  "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
                  Victor Hugo
                  "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
                  Abbé Pierre

                  Commentaire


                    Re : psy abus de faiblesse

                    Envoyé par Artémisia
                    Bonsoir Orangeblossom

                    C'est gentil de passer.
                    C'est après demain, je ne vais probablement pas dormir puisque je dois me lever à 4h, j'ai peur de ne pas me réveiller

                    J'aurai du demander à temps pour qu'elle ait lieu l’après midi. Je suis plus stressée du voyage, du métro, de la peur d'être fatiguée au moment où je dois avoir les idées claires que de l'audience par elle-même.
                    Je vois ma psychologue demain, je vais pouvoir évacuer ce qui n'est pas nécessaire à l'audience histoire de rester concentrée sur l'essentiel.

                    C'est difficile d'oser parler publiquement, je n'ai jamais oublié Erwan qui m'avait dit que si sa femme ou une de ses trois filles étaient confrontées au problème, il n'aurait pas l'idée d'aller sur un forum. Je me demande ce qu'il pense aujourd'hui de toutes ces femmes qui s'expriment.
                    A mon arrivée, je n'étais pas habituée aux forums, c'est l'isolement face à une situation qui me dépassait qui m'a poussée à venir chercher de l'aide ici. Maintenant c'est la volonté d'avoir un autre regard sur les victimes et celle de faire ajouter un article interdisant clairement ces abus, dénoncer l'indulgence du Conseil de l'Ordre.

                    Pour moi, avec mon vécu, c'est difficile de ne pas être entendue, j'ai envoyé 3 autres courriers toujours pas de réponse. Alors j'essaie de ne pas le prendre pour moi, mais de constater qu'il y a un double discours, selon qu'il soit public (empathie)ou privé (indifférence), ainsi que des victimes qui le seraient moins que les autres, peut-être aussi une omerta concernant ces professionnels. Je ne dois pas en être touchée, j'en pourrais être affaiblie.

                    C'est dommage que les gens ne s'investissent pas plus pour faire changer les lois, nous ne sommes pas citoyens que le jour des votes. Deux cas de viols sur fillettes de 11 ans ont été nécessaires pour que ça bouge enfin, tout le monde doit être concerné. Des pétitions sont à signer, on peut au moins faire ça, si on se dit que ça ne sert à rien, évidemment que ça n'avancera pas. La réaction des gens a été écoutée et reprise. Ca m'énerve un peu en ce moment...
                    Bonjour Artémisia,

                    Juste un petit encouragement de ma part !

                    Je trouve très juste ton analyse de la situation.
                    Et tu as raison de vouloir faire le tri avec ta psy sur ce que tu diras à l'audience : parce que c'est de toi dont il s'agit et parce que tu n'auras pas le temps de tout dire concernant ce que tu as compris par ailleurs.



                    C'est vrai que le silence des personnes qui se déclarent concernées par les victimes est particulièrement démoralisant.
                    J'ai moi-aussi envoyé beaucoup de courriers avec les justificatifs de ce que j'avais vécu (...les pièces du dossier où j'avais noirci les noms pour rester dans une situation générale, hors-procédure).
                    ...J'ai seulement reçu les accusés de réception administratifs de mes envois en recommandé !
                    J'étais seule et dépressive à l'époque alors ça m'a achevée.
                    C'est là où je suis venue parler sur Atoute : j'ai effectivement pu "parler" mais j'ai rarement pu "dialoguer".
                    Ensuite j'ai trouvé heureusement des groupes de paroles (sans professionnel psy, rien que des victimes) et j'ai également participé à des actions associatives et des colloques, mais sans comprendre pourquoi certaines victimes méritaient de la bienveillance tandis que d'autres victimes semblaient transparentes et indignes d'attention (pour ces assoc. de victimes !)
                    Certaines amies du groupe de paroles venues avec moi n'en revenaient pas.

                    En clair, j'aurais pu crever car je restais invisible des professionnels, même dans un contexte spécifique d'association qui évacuait les doutes et les préjugés habituels.
                    Restait la même indifférence (feinte ?) à mon problème personnel !
                    ...C'était l'Omerta du milieu médical professionnel ?
                    Le service psy des associations contactées consistait souvent en un seul psychiatre ou psychologue qui semblaient sceptiques, réservés, et très mal à l'aise pour ce que je disais : fin rapide de la communication avec le conseil de "porter plainte"...ce que j'avais déjà fait et qui m'avait précisément démolie !
                    Le contexte réaliste d'une procédure ainsi que le manque de défense relevant du manque d'articles de loi semblait leur échapper.
                    Ca tournait flou et ça tournait en rond comme ailleurs, avec distance et manque total d'empathie de ces psys (même quand j'étais à l'hôpital en chimiothérapie).
                    Alors ce fut pour moi une sorte d'injustice et d'incohérence supplémentaire : un nouveau choc, un second traumatisme lié au premier.



                    Je me suis passée d'aide au final et j'en suis fière maintenant.
                    Mais j'ai failli y rester : le cancer a débuté à ce moment-là et ce n'est pas un hasard.
                    Maintenant je ne dois rien à personne et je suis libre de ce que je pense et de ce que je décide.
                    C'est ma réflexion personnelle qui m'engage à titre personnel...mais tant mieux quand cette réflexion s'accorde à d'autres et qu'il y a des actions collectives possibles !

                    Bonne journée autant que tu le peux mais en tout cas tu n'es pas seule sur ce forum.
                    Dernière modification par maparole94, 21/11/2017, 10h02.
                    "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                    Confucius

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                      Re : psy abus de faiblesse

                      Une anecdote significative à mes yeux :

                      Hier soir j'ai regardé une série américaine et à un moment, un thérapeute attiré par sa patiente (et réciproquement !) est prêt à basculer, en pleine séance.
                      Il se ressaisit en disant : "je ne peux pas, je pourrais être radié de l'Ordre, mon métier c'est toute ma vie".


                      Moi j'ai entendu dire au psy abuseur : "vous pourrez raconter ce que vous voulez, personne ne vous croira".
                      J'ai aussi entendu dire du Conseil de l'Ordre en fin de séance de conciliation : "cher confrère, vous avez un métier si difficile !"
                      J'ai aussi entendu qu'il y avait après moi une "affaire vraiment sérieuse" concernant cette fois une escroquerie à l'argent.
                      Le fric c'était du sérieux, le reste semblant littéralement de la bagatelle, avec la moquerie bien française pour tout ce qui se passe au-dessous de la ceinture et qui est supposé faire plaisir à tout le monde.
                      Je précise que cela s'est passé avant qu'éclate le scandale du gynécologue-violeur le Pr. Hazout, qui a précisément mis en cause la légèreté du Conseil de l'Ordre dans ce genre d'affaires.
                      Ainsi que le comportement méprisant des conseillers ordinaux (...qui classaient sans suite ou décourageaient de la procédure).
                      Depuis cette affaire et en ce qui te concerne Artémisia, il me semble qu'il y a un peu plus de respect affiché, du moins pour la forme.


                      Mais le jour où une patiente française entendra dire à son thérapeute "je ne succomberai pas car je pourrais être radié de l'Ordre (...ou de ma société de psychanalyse) ça sera un vrai progrès !
                      ...C'est en ce sens que la loi officielle et les sanctions réalistes qui vont avec ont une utilité potentielle : une force dissuasive pour certains, une culpabilisation et une piqûre de rappel de l'éthique professionnelle (...même si ça ne marche pas dans tous les cas.)
                      Dernière modification par maparole94, 21/11/2017, 10h46.
                      "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                      Confucius

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                        Re : psy abus de faiblesse

                        Bonjour Artémisia,

                        Nous sommes tous complices, les publicités qui utilisent le corps de la femme ne nous empêchent pas de consommer. Les corps anorexiques des mannequins font la une des magazines, l'exploitation des enfants à l'autre bout du monde pour notre surconsommation à bas prix, les privilèges de nos politiques etc... nous sommes tous complices de laisser faire. Le silence est complice. J'ai envoyé des courriers, j'ai indiqué la date de l'audience, je n'ai pas eu un petit mail d'encouragement (à part le Docteur Dupagne, qui s'est clairement positionné avec son article) alors qu'ils sont à fond sur le sujet des abus. Il y aurait donc victime et victime ?
                        Juste pour vous souhaiter le courage d'être aussi claire et déterminée demain que vous l'êtes sur le forum.
                        Et sinon bien sûr qu'il y a victime et victime, et que le silence de tous est complice, dans tous les domaines...
                        cath

                        debout les crabes.. la mer monte !

                        Commentaire


                          Re : psy abus de faiblesse

                          Bonjour Maparole

                          Il y a une citation de l'Abbé Pierre : "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste" Je la prends comme un petit encouragement de plus.

                          Il y a de quoi perdre la raison parfois, quand on est face à des personnes qui devraient être des repères, quand soi même on se trouve dans une sorte de "confusion" de par ce qui s'est passé et que ces personnes se comportent à l'opposé de ce que l'on attend. Je comprends que tu aies tant souffert d'autant plus que la plainte s'est arrêtée sur une incohérence totale.
                          Ah l'argent ! il voulait me faire des cadeaux, ça fait partie de l'emprise, j'ai toujours refusé quand j'ai besoin, je vais chez Emmaüs, c'est mon mode de vie, ça me convient et me suffit. Un jour, il est arrivé avec une poubelle et une cafetière, oui une poubelle? Une autre fois, un jouet sexuel (je ne peux même pas écrire le mot, qui est parti dans sa poubelle direct), c'est incroyablement perturbant. J'avais fait confiance à ce type là ! j'avais deux images qui se superposées, lui dans son bureau à qui j'avais accordé toute ma confiance et un pauvre malade qui traine dans les sexe shop. Je lui ai simplement demandé s'il n'avait pas peur d'être vu, c'était tellement pas le lieu où je l'aurai imaginé, dans une bibliothèque, un musée, mais pas là. Il y a une telle perte de repères, j'étais vraiment perdue, je n'arrivais pas à partir, c'était reconnaître où j'avais mis les pieds, j'ai compris quand j'en suis sortie et que tout a explosé. Et dans ses sms, il me parle de l'argent rapidement quand je ne veux plus le voir, ce n'est pas ce que l'on met en avant quand on est dans une vraie relation. Ca fait bien partie de l'emprise, de la manipulation. Si je n'ai pas le temps d'aborder le sujet, on va croire que je me faisais payer en plus

                          Puisqu'il a fait l'amour partout dans son appartement, c'est qu'il ne croit pas en la psychanalyse, pas de respect des patientes, du cabinet médical, du divan. Et c'est pour cela qu'il était tant contrarié quand je lui ai demandé s'il était vraiment psychanalyste parce qu'en deux ans, il n'avait jamais rien relevé de ce que je disais, sa réponse ("vous ne dites rien d'intéressant!) Mais alors, pourquoi un superviseur ? un alibi ? Il l'a mis en avant lui-même à l'audience.
                          Bien sur qu'il avait une sale tête, il était très mal mais est-ce que l'on juge sur ça ? Parfois, quand l'accusé a pris conscience et s'excuse, ça atténue la peine, mais là il continuait à m'accuser. Bref, le conseil de l'ordre s'est fait avoir aussi. Et moi, je ne voulais absolument pas être dans l'émotion, Rennes pour moi c'est Pontchaillou, j'ai contrôlé, je n'ai rien montré.
                          Avec un article, ce serait clair et net, pas d'abus, pas d'excuse.
                          "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
                          Victor Hugo
                          "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
                          Abbé Pierre

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                            Re : psy abus de faiblesse

                            Envoyé par Artémisia
                            Bonjour Maparole
                            Il y a une citation de l'Abbé Pierre : "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste" Je la prends comme un petit encouragement de plus.
                            Merveilleuse citation !
                            J'y adhère totalement : je l'adopte moi-aussi.

                            Envoyé par Artémisia
                            Il y a de quoi perdre la raison parfois, quand on est face à des personnes qui devraient être des repères, quand soi même on se trouve dans une sorte de "confusion" de par ce qui s'est passé et que ces personnes se comportent à l'opposé de ce que l'on attend. Je comprends que tu aies tant souffert d'autant plus que la plainte s'est arrêtée sur une incohérence totale.
                            Oui j'ai perdu la raison : l'aspect rationnel, tous les repères, ma vie entière s'est écroulée et mon mental aussi avec ma confiance perdue dans une thérapie réduite à un simulacre qui m'a rendue comme folle, oui
                            Très très malade en tout cas.
                            ...Sauf que je devais "raison garder" pour la procédure !
                            J'étais dans l'obligation de réfléchir, de m'informer, de comprendre beaucoup de fonctionnements qui m'échappaient (dans la théorie et pratique analytique par exemple).
                            Je devais rester lucide, courtoise, expliquer, argumenter, rédiger, et consulter le milieu professionnel pour avoir l'avis d'autres thérapeutes en essayant de "me soigner" et de trouver de l'aide.
                            Folle de douleur et de colère à l'intérieur, oui, et folle d'inquiétude : pour les autres patientes que le psy violeur m'avait signalées avec cynisme, comme "la petite aux yeux bleus du samedi qui lui faisait les yeux doux" par exemple.
                            C'est ça qui motivait ma procédure, mais "la petite aux yeux bleux" a dû y passer elle-aussi.

                            Folle de solitude et d'incompréhension finalement face à la méchanceté de beaucoup et pour tous les dysfonctionnements institutionnels que je constatais.
                            ...Dur d'assumer seule tout ça !

                            Envoyé par Artémisia
                            Ah l'argent ! il voulait me faire des cadeaux, ça fait partie de l'emprise, j'ai toujours refusé quand j'ai besoin, je vais chez Emmaüs, c'est mon mode de vie, ça me convient et me suffit. Un jour, il est arrivé avec une poubelle et une cafetière, oui une poubelle? Une autre fois, un jouet sexuel (je ne peux même pas écrire le mot, qui est parti dans sa poubelle direct), c'est incroyablement perturbant. J'avais fait confiance à ce type là !
                            j'avais deux images qui se superposées, lui dans son bureau à qui j'avais accordé toute ma confiance et un pauvre malade qui traine dans les sexe shop. Je lui ai simplement demandé s'il n'avait pas peur d'être vu, c'était tellement pas le lieu où je l'aurai imaginé, dans une bibliothèque, un musée, mais pas là.
                            Oui moi-aussi j'ai eu affaire à un pervers qui se pavanait sous la couverture respectable du thérapeute...et qui se moquait du monde par ailleurs.
                            Mais c'est aussi dur à faire comprendre aux autres qu'à le réaliser pour son propre compte !


                            C'est aussi ce grand écart entre la réalité et les apparences qui rend fou.
                            Dernière modification par maparole94, 21/11/2017, 18h17.
                            "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                            Confucius

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                              Re : psy abus de faiblesse

                              Envoyé par Artémisia
                              Il y a une telle perte de repères, j'étais vraiment perdue, je n'arrivais pas à partir, c'était reconnaître où j'avais mis les pieds, j'ai compris quand j'en suis sortie et que tout a explosé.
                              Et dans ses sms, il me parle de l'argent rapidement quand je ne veux plus le voir, ce n'est pas ce que l'on met en avant quand on est dans une vraie relation. Ca fait bien partie de l'emprise, de la manipulation. Si je n'ai pas le temps d'aborder le sujet, on va croire que je me faisais payer en plus
                              Oui.
                              ...Ou que tu aurais dû lui payer un supplément financier pour le "supplément d'attention" du psy.
                              Car sans même parler d'argent, on dirait parfois un "cadeau" l'attention particulière que manifeste un psy professionnel !
                              Moi j'ai eu droit à ça de la part du Conseil de l'Ordre : de quoi je me plaignais puisque j'avais ainsi été "aimée" de ce cher confrère, par ailleurs professionnellement débordé ?
                              ...J'aurais dû le remercier de ses gratifications sexuelles alors que je ne venais pas pour ça en THÉRAPIE ?
                              Le fait que je n'ai pas payé la dernière séance de viol était signe paraît-il que j'étais dans une "relation privée" dans le bureau de ce psy.
                              Alors que j'étais dans une consultation ordinaire.
                              ...Mais il paraît que certaines patientes n'attendent que ça, sont frustrées et seraient jalouses d'une telle "attention", alors moi qui dénonçait le soi-disant "psy amoureux" comme un "agresseur sexuel" je suis passée pour une folle et pour une ingrate : oui, c'est le monde à l'envers !
                              Mais c'était fortement suggéré par le vocabulaire du Conseil de l'Ordre.
                              J'aurais dû dire "merci Docteur" ?
                              Ca m'a sciée cette facon tordue de voir les choses !

                              Envoyé par Artémisia
                              Puisqu'il a fait l'amour partout dans son appartement, c'est qu'il ne croit pas en la psychanalyse, pas de respect des patientes, du cabinet médical, du divan. Et c'est pour cela qu'il était tant contrarié quand je lui ai demandé s'il était vraiment psychanalyste parce qu'en deux ans, il n'avait jamais rien relevé de ce que je disais, sa réponse ("vous ne dites rien d'intéressant!) Mais alors, pourquoi un superviseur ? un alibi ? Il l'a mis en avant lui-même à l'audience.
                              Pareil pour moi: même réflexion à ce sujet.
                              Je me suis dit que ce psy ne croyait pas en la psychanalyse puisqu'il en bafouait tous les principes !
                              Il n'avait rien entendu de ce que je lui disais ni rien compris de ma démarche thérapeutique puisqu'il a tout retourné contre moi en me faisant revivre un cauchemar : l'inceste, les traumatismes du passé, les douleurs du corps et les problèmes relationnels et sexuels du couple que je n'avais jamais pu régler, le dédoublement et la "dissociation traumatique", le refoulement obligé de mes émotions pour continuer à exister socialement...
                              Tout ce qui m'avait déjà fait un maximum de mal !

                              Mais justement, c'est ça le plaisir du pervers qui provoque "la Loi" et les institutions en se jouant de la naïveté de ceux qui ne le voient pas.
                              Il m'a dit : "j'aime jouer avec les gens".
                              Et je l'ai vu comme il était...mais il savait que personne ne me croirait.

                              Envoyé par Artémisia
                              Bien sur qu'il avait une sale tête, il était très mal mais est-ce que l'on juge sur ça ? Parfois, quand l'accusé a pris conscience et s'excuse, ça atténue la peine, mais là il continuait à m'accuser. Bref, le conseil de l'ordre s'est fait avoir aussi. Et moi, je ne voulais absolument pas être dans l'émotion, Rennes pour moi c'est Pontchaillou, j'ai contrôlé, je n'ai rien montré.
                              Avec un article, ce serait clair et net, pas d'abus, pas d'excuse.
                              Oui.
                              Ca serait plus simple.
                              Ca rappellerait au minimum l'éthique professionnelle et l'obligation a priori "soignante" d'un professionnel !
                              S'en sortir avec davantage de douleur et de dépression au final, bien plus qu'à son arrivée chez le psy, c'est pas une bonne publicité...mais personne ne semble le voir.
                              ... Et comment oser vanter aux victimes la "relation amoureuse avec le thérapeute" quand il est clair que c'est seulement la pulsion sexuelle d'un abuseur qui profite de la situation en se foutant des conséquences ?

                              Au fait, moi j'étais une femme mariée et j'ai mis un temps fou à pouvoir en parler à mon mari, j'ai dû cacher ma dépression à mes enfants encore jeunes et à ma belle-famille, et la honte et le silence du tabou étaient sur moi.
                              Mais ça n'avait pas échappé à mon psy qui m'avait "choisie" pour ça.
                              ...C'était un PERVERS et un SALAUD qui se délectait du mal qu'il faisait en toute impunité.
                              Il avait aussi une femme qui vivait avec lui et qui par suite de ma plainte est venue me parler, effondrée elle-aussi.
                              Alors ce psy jouissait du mal qu'il faisait à TOUS (pas seulement à moi) car c'était pas la première fois m'a dit sa compagne.
                              Et l'attitude déférente à son égard du Conseil de l'Ordre a dû particulièrement l'amuser !
                              ...Mais personne n'imagine une seule fois ce qui est ressenti par une victime dont le récit est VÉRIDIQUE et que c'est une torture tout ce qui lui est renvoyé d'insultes méprisantes, sans la moindre gentillesse.



                              BREF : PLUS JAMAIS CA !
                              Dernière modification par maparole94, 21/11/2017, 18h14.
                              "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                              Confucius

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                                Re : psy abus de faiblesse

                                bonjour Artémisia,
                                ça y est c'est passé, tu peux te détendre. Bravo tu es courageuse ! ça va t'enlever un poids.

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