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psy abus de faiblesse

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    #16
    Re : psy abus de faiblesse

    Envoyé par Artémisia
    Je suis sortie pour aller à la pharmacie chercher les anxiolytiques, ces petits cachets qui aident à se taire un peu plus fort. Je suis en colère d'être obligée de prendre ça, mais je n'arrive pas à contrôler les angoisses et ça m'énerve...

    Et puis chose importante, j'ai posté ma lettre pour la sécu, pour le service des prestations, c'était très difficile, mais à chaque fois que je doute, je me pose la question "est-ce qu'un psy à le droit de profiter de l'état de faiblesse de sa patiente ?""non" parce que c'est bien là la question à laquelle aura à répondre le Conseil de l'Ordre ?

    J'ai retranscris nos échanges de SMS, par la suite il faudra passer par un huissier, peut-être que l'association en connait un raisonnable dans ses tarifs.

    Etre isolée dans cette situation n'est vraiment pas évident, je ne sors plus avec mon portable, ce sont mes seules preuves, j'ai peur de le perdre.
    Je voudrais vous encourager...à continuer à raisonner comme vous le faites !
    NON, clairement non, un psy n'a pas le droit de profiter de l'état de faiblesse d'une patiente qui se confie à lui !
    Mais ce n'est écrit dans aucun réglement professionnel, ni aucune loi.

    Alors le Conseil de l'Ordre esquive la question...en répondant qu'il ne voit pas de quoi on parle, ni quel "réglement" est transgressé par le fait qu'un psy séduise et abuse sexuellement d'une patiente en consultation.
    Cela ne semble pas du viol (violence psychique, et non physique...)
    Et "l'emprise" est plus crédible quand il y a plusieurs plaignantes.


    Ce qui paraît scandaleux aux victimes, c'est de jouer ainsi sur les mots, et sur la relation de confiance spécifique avec un psy dont l'éthique professionnelle paraît fiable, sans etre pour autant reconnue par la loi en cas d'abus.



    Comprennez-vous mieux le problème ?
    Il faut rester solide dans sa tete, ne pas culpabiliser, et penser à toutes les victimes qui comme vous et moi, se croyaient protégées de ce genre d'abus...parce que c'est ce qui leur est dit partout :
    Il est interdit à un psy de détourner une relation analytique et d'abuser sexuellement d'une patiente ! S'il le fait, c'est un criminel dont la transgression sera punie !
    Mais cette parole est sans valeur devant la justice, meme la justice professionnelle.
    Et là tout le monde vous fait honte pour n'avoir pas su échapper à une relation perverse.
    Mais comment anticiper l'abus ...dans une relation professionnelle qui semble rassurante, avec une confiance qui est recommandée ??????
    Cette honte devrait être celle du psy qui profite de son métier, et aussi du milieu professionnel qui tient un double langage sur la responsabilité spécifique d'un psy.
    De fait, il ne peut y avoir de "sanction" pour la "transgression" d'une éthique invisible aux yeux de la loi.

    Et pourtant...
    Ce n'est PAS la responsabilité d'une patiente en analyse...
    Ce n'est pas son témoignage qui devrait être mis en doute.
    C e n'est PAS sa faute, ni sa honte sur lesquelles il faudrait insister.
    C'est sa faiblesse devant un psy qui devrait être mise en évidence, oui.
    Et aussi la responsabilité professionnelle EXCLUSIVE du psy, comme c'est dit par tous les analystes professionnels...sauf devant la justice !
    Là je n'ai constaté aucune honte du professionnel mis en cause, ni de ses "confrères" qui prennent la victime pour une simple d'esprit, naïve et trop confiante. Ou alors c'est rien qu'une hystérique...

    Faut être fort pour survivre à tout ca, et etre averti de la situation permet de mieux se défendre.
    Parlez-en à votre avocat, il pourra "ruser".
    Dernière modification par maparole94, 19/11/2014, 23h24.
    "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
    Confucius

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      #17
      Re : psy abus de faiblesse

      ;;;
      Dernière modification par Artémisia, 11/07/2015, 08h37.
      "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
      Victor Hugo
      "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
      Abbé Pierre

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        #18
        Re : psy abus de faiblesse

        Envoyé par Artémisia
        Merci Maparole d'être passée, j'ai failli appeler sos amitié pour décompresser, je me sens plus détendue après vous avoir lue.
        Quand la psychologue de l'association m'a proposé de porter plainte, je lui ai répondu que je n'avais aucune chance contre un psy, "pourquoi ? vous pensez qu'il y a une justice particulière pour eux ?", je me souviens lui avoir répondu que dans certaines affaires la justice faisait quand même appel en dernier recours aux psy avant de prendre une décision...
        Je confirme que la relation à l'analyste est très particulière, d'ailleurs il faut que je cherche une définition à joindre à mon dossier ça évitera qu'ils ne "comprennent pas très bien" de quoi je parle.
        Ne perdez jamais de vue que VOUS savez de quoi vous parlez, et que d'autres personnes en analyse le savent très bien également, et pourraient en parler comme vous le faites.
        C'est une relation très spécifique avec l'analyste, oui !


        Mais il n'est pire sourds...que ceux qui ne veulent pas entendre.
        Pensez alors que tout ce que vous racontez est VOTRE histoire, dans la sincérité de VOS investissements personnels, analytiques et affectifs (c'est souvent lié....c'est pour cela qu'il est si facile à un psy d'abuser !)
        Votre histoire, votre réflexion, votre analyse de la situation actuelle, c'est votre point d'ancrage dans la réalité.
        Et c'est votre vérité qui compte !
        D'abord pour vous-même, pour mieux vous comprendre.
        Et aussi pour exprimer vos émotions.

        Parce que je crains que "ceux qui ne comprennent pas tres bien" fassent juste semblant de pas comprendre, et refusent toujours de comprendre malgré vos références et vos explications.
        C'est la limite du tabou : c'est de l'invisible, de l'impensable...et le "secret" sur une situation dérangeante que personne ne veut affronter publiquement.
        Mais votre dérangement personnel existe, vous savez de quoi vous parlez, et tant pis pour ceux qui ne le comprennent pas.
        Votre perturbation est très compréhensible, et le tabou sur les abus sexuels des psys aussi...pour ceux qui se donnent la peine d'y réfléchir.
        Je vous souhaite une bonne nuit.
        Tres chaleureusement
        Dernière modification par maparole94, 20/11/2014, 00h21.
        "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
        Confucius

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          #19
          Re : psy abus de faiblesse

          Le "bouton off"...c'est etre indulgent avec soi-même et se bercer avec des mots apaisants ?
          Il y a l'enfant en soi qui a souffert, et aussi une présence maternante qui accepte tout sans explication ni justification. C'est ca l'amour !
          Se laisser aller à la douceur ou à la douleur...ne plus essayer de comprendre ni de raisonner...accepter ce qui vient sans s'en vouloir pour ce qui s'est passé ...rien de plus.
          Bonne nuit
          "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
          Confucius

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            #20
            Re : psy abus de faiblesse

            Envoyé par Artémisia
            J'ai trouvé un article sur psychologies.com que j'ai réduit : "ces psy qui couchent avec leurs patientes" pour mon dossier. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui envoyer le lien, sa réponse a fait que je suis à nouveau entrée dans le doute, "peut-être qu'il m'aime bien finalement", "l'erreur est humaine", "peut-être que je n'ai pas su me comporter comme une adultoe face à cette situation"... C'est très perturbant d'autant plus que pour mon généraliste et la psychiatre ce n'est pas un souci, ce sont quand même des médecins...

            J'essaie de me raisonner, il sait que j'ai déjà connu une relation identique avec un de ses confrères, il y a une vingtaine d'années; j'étais en dépression, j'ai vu un psy et un jour que je pleurais, il m'a prise dans ses bras et embrassée, le même scénario (sauf qu'avec mon psy actuel j'étais heureuse), cette histoire a duré 18 mois, je n'étais pas consciente que c'était un abus, j'avais tellement besoin d'un peu d'amour, ce n'était pas une analyse, pas le même contexte. Il sait que je n'en ai jamais parlé pour protéger sa femme et ses enfants (il a bien noté ce détail)

            Pour imager ce que je vis en ce moment c'est une cocotte minute qui a explosé. En portant plainte, c'est aussi un gros CA SUFFIT qui va se dire.
            Et si je me faisais confiance au lieu d'aller demander de l'aide à des médecins dont je trouve le comportement et le discours pour le moins ambigus.
            Je suis très touchée par vos doutes, votre détresse, votre culpabilité sous-jascente...et bien sûr votre "besoin d'amour" exploité sans aucune conscience professionnelle par vos psys.
            Oui, faites confiance à la force de la réflexion, la votre comme celle de beaucoup d'autres sur le sujet !
            Je vais chercher des références de livres et d'articles qui m'ont aidé à comprendre ce qui était en jeu dans une analyse. Il y a peu d'ouvrages critiques sur les abus des psys en France, mais il est essentiel de savoir qu'une telle réflexion objective...ca existe !
            Et cette réflexion est souvent celle de psys professionnels, bien conscients de leur pouvoir sur une patiente forcément fragile en consultation.
            Dommage qu'une telle réflexion "professionnelle" ne soit pas soutenue par des psys devant la justice, pour laquelle cette réflexion n'a aucune valeur juridique !
            Dommage aussi qu'elle ne soit pas connue des patientes qui commencent une analyse...
            Je mettrai des liens Internet là-dessus un peu plus tard.

            Car si votre psy vous aimait...il ne vous aurait pas mise dans cet état !
            Il aurait rempli son rôle professionnel en vous "aimant" autrement, et en vous aidant différemment, en renonçant au plaisir d'une relation "privée" avec vous. Pensez à un "bon" parent qui n'accapare pas son enfant (...et qui ne le met pas dans son lit !), mais qui lui donne des forces et de l'autonomie pour qu'il soit heureux à l'avenir (sans chantage affectif...)
            Question pertinente d'un juriste qui m'a aidée à y voir plus clair : si vous aviez rencontré ce psy sans connaître sa profession qu'en auriez-vous pensé ? Et si cet homme n'avait pas été un "psy" paraissant bien intentionné à votre égard, lui auriez-vous fait confiance ?
            Ben non ...car objectivement, ce psy était vieux, moche, mutique...et sans autre qualité apparente que sa supposée bienveillance à mon égard !
            (Ceci dit je ne conteste pas le fait que des psys jeunes et séduisants peuvent provoquer une véritable attraction...mais ce n'était pas le cas).

            Alors pardonnez-vous votre "faiblesse", tres excusable chez un psy "supposé" vous en protéger sans en abuser. Cette faiblesse est "normale" en consultation, mais c'est justement tout le contexte professionnel d'une consultation analytique qui est zappé devant la justice !
            Heureusement que certains professionnels le reconnaissent dans des livres !
            Sans valeur devant la justice, ces livres peuvent avoir beaucoup de valeur pour vous, car c'est l'envers du décor, les coulisses de la profession, et ce qui est caché au grand public...comme si les abus dont parlent les victimes étaient toujours le fait de "gourous" et de "charlatans" qui n'ont rien à voir avec des psys "institutionnels" cautionnés par leurs pairs.
            Le jour où une réflexion cohérente aura lieu sur "l'analyse" et sur les risques qu'elle entraîne pour une patiente SANS DÉFENSE psychique et juridique sur le divan, ce jour-là mettra fin au "double discours" et au tabou sur les abus des psys officiels.
            Dernière modification par maparole94, 21/11/2014, 11h48.
            "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
            Confucius

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              #21
              Re : psy abus de faiblesse

              Envoyé par Artémisia
              Merci Maparole de m'aider dans l'évolution de mon cheminement.Je ne peux pas reparler avant lundi, c'est très difficile mais en même temps j'avance quand même tout doucement, quand ça tourne un peu trop je viens lire des discussions pour me remettre sur les rails, le travail qui n'a pas été fait avec un professionnel
              se fera probablement ici, j'y trouve une aide qui fait que pour la première fois je vais oser dire non. Tout me revient, il sait que je fuis les hommes car consciente de ma fragilité affective, j'estime qu'il y aurait des risques de ne pas rencontrer la bonne personne, et c'est lui qui franchit le pas. Il y a bien de l'abus partout dans cette histoire, bien sur c'est un peu de ma faute si je suis fragile, mais quand même !
              Je donnerai plus tard des liens Internet qui pourraient vous aider.
              Ne vous fatiguez pas à répondre, vous dites que cet échange vous est utile, ça me suffit.


              Il me semble que votre seule "faute", ou plutôt votre seule "erreur", aurait été de négliger votre fragilité...en n'allant pas voir de psy, et en acceptant des relations destructives avec des hommes ordinaires sans y réfléchir.
              C'est avec cette conscience-là que moi j'ai consulté des psys, pour ne pas etre une "proie" trop facile pour les hommes, victime de ma fragilité affective, ainsi que de ma "naïveté" concernant le désir des hommes et leur fonctionnement.
              Je ne voulais pas répéter l'emprise de ma mère, ni le chantage affectif à la sexualité subi dans mon enfance...et c'est tout ce que le dernier psy m'a imposé, avec des mensonges et des manipulations délibérées, qu'il a reconnus par écrit par la suite. Pour un foutage de gueule supplémentaire.
              Connaissant ma fragilité et mon besoin de sincérité.


              C'est toute la perversité du comportement non-professionnel d'un psy.
              Mais c'est précisément cette perversité liée à la connaissance du patient et à une possible manipulation psychique qui n'est pas reconnue devant la justice !
              ..."Comme si" la relation avec un psy était une relation "ordinaire" avec un homme ordinaire.
              ...Et "comme si" une séance d'analyse était une consultation "ordinaire", sans attachement spécifique au psy, ni dépendance psychique à un "soignant" qui paraît "digne de confiance".
              Cause toujours...cette relation spécifique n'étant nulle part précisée dans un texte à valeur juridique, elle paraît toujours l'excuse et l'invention des patientes abusées !



              Abus de faiblesse, oui !!!!!
              Y compris devant la justice.
              Dernière modification par maparole94, 21/11/2014, 14h19.
              "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
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                #22
                Re : psy abus de faiblesse

                Pour commencer....
                Il y a un livre de poche facile à lire, documenté, qui fait le tour de la question, et qui est psychologiquement tres nuancé, celui de la psychiatre américaine Susan Baur :


                " Les relations sexuelles entre psys et patients"



                Il date de 1997, et Susan Baur en a écrit un autre sur le même sujet depuis.
                Ca dit bien le retard qu'a pris la France dans une réflexion encore taboue en France !
                Dernière modification par maparole94, 21/11/2014, 14h19.
                "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                Confucius

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                  #23
                  Re : psy abus de faiblesse

                  Exemple de livre d'un psy professionnel français qui n'a pas vocation critique, mais qui cherche à expliquer certains fonctionnements d'une "analyse" freudienne traditionnelle :


                  "Rives et dérives du contre-transfert", de Paul Denis, PUF 2010.




                  C'est du métier de psy dont il est question !
                  L'envers du décor, les coulisses de la profession...et les ficelles du transfert et de "l'attachement".
                  Je précise que ce psy, Paul Denis, fait partie de la tres prestigieuse "Société Psychanalytique de Paris", qui est celle des freudiens traditionnels (SPP).
                  C'est une institution reconnue, et ce psy n'a rien d'un charlatan.





                  Voici quelques extraits de ce livre.

                  Chapitre 1 - Aspects de l'investissement de l'analyste :

                  ..."Le désir de soigner, d'aider, de comprendre autrui, de le libérer de ses entraves intérieures, est confronté au désir de l'analyste de tirer bénéfice de la situation de demande du patient, de se l'attacher, de le maîtriser, de le posséder, de lui prendre tout ce qu'il a, d'en faire sa chose (...).
                  Il est aisé de constater que les règles qui établissent le cadre (...) font droit a minima au besoin de pouvoir de l'analyste.
                  Le contrat analytique est léonin".

                  Chapitre 3 - L'addiction au transfert des autres :

                  ..."Combien il peut être grisant pour un analyste de se sentir investi comme le Dieu vivant, de voir ses paroles écoutées comme salvatrices, voire magiques, géniales, et combien il peut être tentant de se complaire et de s'opiniatrer dans cette situation si flatteuse où vous installe le transfert de votre patient. (...)
                  Vertige du pouvoir sur le patient et tentation de l'abus de pouvoir (...).
                  La séduction par l'analyste perd toute valeur initiatique pour devenir séduction tout court, asservissante (...). L'analyste perd alors sa spécificité pour s'apparenter à un gourou."

                  [Remarque personnelle : la "valeur initiatique" de "la séduction par l'analyste" fait sans doute référence au fantasme de séduction parentale "oedipienne" que réactualise l'analyste. Séduction interdite DANS LA RÉALITÉ à l'analyste par "la Loi" qui interdit l'inceste, et par une éthique professionnelle en conséquence... dont plus personne ne parle devant la justice !
                  Ce n'est pas l'abus de pouvoir et la "transgression" éthique qui sont alors constatés, mais l'absence de texte à valeur juridique qui pourrait fonder une plainte, meme disciplinaire.
                  Cause toujours...séduire en consultation, c'est nulle part interdit ! Dialogue de sourds...et d'hypocrites.]

                  ..."Le nombre des patients est une garantie contre l'abandon.
                  Leurs émotions, leurs dons, celui de leur confiance en particulier (...) nourrissent la sensation de son pouvoir et le sentiment de son invulnérabilité.
                  Un certain sadisme (...) ne messied pas pour pimenter la jubilation du plus fort.
                  Développer le fonctionnement psychique de l'analysé ? Il s'en irait.
                  Interpréter le transfert ? Il perdrait ses illusions et s'en affranchirait.
                  Reconnaître les affects ? Ce serait montrer au patient que l'on est de la meme nature que lui, et non pas d'une nature supérieure affectivo-résistante.

                  Cette dérive est en fait une tentation permanente de l'analyste".



                  Bien honnête ce monsieur...
                  Mais voilà : ce constat reste "confidentiel", et n'a aucune conséquence disciplinaire en cas d'abus.
                  Prévenir les patientes de ce genre de "dérives" toujours possible ne semble pas la priorité des professionnels.
                  Qui reconnaît cela devant la justice ?
                  Et qui parle de ca en conseillant d'aller voir un psy ?
                  Personne...excepté les victimes de ces "dérives" qui passent toujours pour folles, médisantes, ou trop "subjectives" quand elles évoquent avec réalisme un abus de pouvoir non sanctionné, décrit dans beaucoup de livres des analystes.

                  Drôle de fonctionnement professionnel !
                  Dernière modification par maparole94, 21/11/2014, 15h14.
                  "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                  Confucius

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                    #24
                    Re : psy abus de faiblesse

                    Quelques précisions sur le "Rapport du Docteur Chassort au Conseil de l'Ordre" donc je vous ai parlé précédemment :

                    - Ce rapport fut adopté en décembre 2000 (et pas en 2005).
                    - Comme tout rapport, il n'a sans doute qu'une valeur incitative, et n'oblige à rien le Conseil de l'Ordre.
                    - Ce rapport n'est sans doute pas destiné au public, et j'en avais lu un extrait sur un site Internet que j'essaie de retrouver.
                    - La formulation que j'ai notée était : "le consentement du patient n'est pas une excuse pour le thérapeute séducteur, y compris si la relation thérapeutique a pris fin " .

                    Quatorze ans apres, et apres beaucoup de plaintes comme la mienne où c'est la "vie privée" du Docteur en consultation et le "consentement" des patientes qui est mis en avant (comme dans l'affaire Hazout), on peut effectivement se demander à quoi sert un tel rapport...


                    Il y a eu peut-être d'autres études entre temps ?
                    Au moins, le Conseil de l'Ordre sait de quoi on parle, meme si ca ne veut rien dire en termes juridiques.
                    Dernière modification par maparole94, 21/11/2014, 15h51.
                    "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
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                      #25
                      Re : psy abus de faiblesse

                      Envoyé par Artémisia
                      Je n'aurai pas eu cette relation s'il n'avait pas été mon psy, c'est certain. Le fait que je n'ai jamais pu l'appeler par son prénom est un signe. Je n'ai jamais dit pendant mon analyse que je souhaitais faire une rencontre.
                      Dès demain j'irai acheter le livre de Susan Baur. Je n'ai pas trouvé le rapport, je vais l'évoquer avec la phrase que vous avez notée "le consentement du patient n'est pas une excuse pour le thérapeute séducteur, y compris si la relation thérapeutique a pris fin " dans mon courrier. Tout a commencé quand je lui ai parlé de mon début de transfert, je culpabilise énormément avec le recul (...) j'ai transformé cet événement en histoire de Q, ce n'est pas facile à admettre de reconnaître que j'ai pu mélanger les deux, tellement à l'opposé. A quel moment j'ai pu déraper pour accepter ça ?

                      J'aimerai bien qu'un journaliste fasse un article sur le sujet "Le conseil de l'ordre fasse aux abus des psy" Elise Lucet ferait ça très bien, tiens c'est elle qui devrait m'accompagner, parce que moi je vais m'effondrer face à eux, possible même que je fasse des excuses en partant...

                      J'ai essayé de rompre plusieurs fois et j'y suis retournée, on peut me dire que ce n'était plus mon psy puisque plus de paiement.

                      Et personne ne sait ce qui se passe dans son cabinet, pas un seul de ses amis, il m'avait dit qu'il avait scindé sa vie en deux, tout le monde pourra témoigner que c'est un bon professionnel, peut-être même qu'il s'offusque avec ses connaissances quand le sujet est abordé.
                      Il me semble que vous menez de front trois réflexions tres difficiles :


                      1/ Une plainte officielle devant le Conseil de l'Ordre !
                      Avez-vous un avocat ? Il ne vous laissera pas seule !!!!
                      Ceux qui vous répondent ici cherchent aussi à vous aider, la preuve avec le super document trouvé par ml44.
                      Vous n'etes pas seule, et c'est important de vous battre avec des "armes" adaptées à l'Omerta actuelle, sans vous laisser impressionner.
                      Je crois comme vous utile de "rompre la loi du silence", en y associant les médias, et en rendant public ce qui se passe, car meme si une plainte échoue, le but est de la rendre "visible".
                      Afin d'y faire réfléchir d'autres personnes que les victimes.
                      C'est dans ce sens que j'essaie de vous "accompagner" avec certains documents, et si votre plainte est sur Paris, je pourrai aussi vous accompagner physiquement si c'est nécessaire.
                      Ce que je ne ferai jamais, c'est encourager sans réserve une plainte officielle, car il me semble que ce serait encourager des illusions qui peuvent être tres destructrices si la plainte échoue.
                      Il faut être lucide !
                      Je pense que les témoignages d'autres plaignantes ainsi que des informations objectives permettent de se faire une idée juste de ce qui peut arriver. Et c'est malheureusement "d'injustice" dont il est plutôt question...
                      Il faut se préparer psychiquement à entendre beaucoup de réflexions injustes, et ne pas craquer pour autant : c'est le but du système de l'Omerta de faire honte aux plaignantes plutôt qu'aux agresseurs !
                      Je pense que votre avocat sera là pour démonter les propos et les "attaques" de la partie adverse (et peut-etre du Conseil de l'Ordre...) sans vous laisser démonter pour autant.


                      2/ Vous avez aussi une réflexion publique (sur ce forum) concernant la relation professionnelle avec votre psy !
                      ...C'est important de prendre conscience de la complexité d'une telle relation, supposée engager la responsabilité professionnelle du "soignant".
                      Car meme si cette responsabilité professionnelle n'est pas souvent reconnue dans la réalité d'une plainte ou d'une consultation médicale, c'est la responsabilité de l'agresseur (qui a une "conscience professionnelle"), qui devrait AVANT TOUT etre mise en cause !
                      C'est sur la foi de cette responsabilité professionnelle que la confiance est exigée, que les confidences intimes paraissent sans danger, et que tout dérapage de la relation semble impossible.
                      Mais personne n'est clair là-dessus !
                      - Ou bien les soignants professionnels sont "dignes de confiance" en raison du "cadre déontologique" de leur profession...et ce cadre DOIT être pris en compte par une procédure DISCIPLINAIRE, sinon il n'est plus crédible !
                      Alors disons-le clairement : pour beaucoup de victimes d'abus qui ont porté plainte, le respectable "cadre déontologique" supposé les protéger, c'est du pipeau !
                      Et ce n'est pas qu'un avis subjectif, il y a quand même quelques échos de cela dans les médias :
                      http://www.unof.org/+Petits-arrangem...-amis-au+.html
                      http://www.lepoint.fr/societe/affair...1793490_23.php
                      http://www.lepoint.fr/societe/proces...1793940_23.php
                      http://www.lequotidiendumedecin.fr/a...paris-le-repit
                      - Ou bien l' "inertie" disciplinaire actuelle n'est plus un tabou, et les patientes sont averties des risques d'abus de soignants !
                      Pour se défendre.
                      Mais actuellement, ce n'est pas le cas. Il est donc demandé aux patientes de "faire confiance" au milieu professionnel ET de réagir à un dérapage relationnel sans rester... sidérées.
                      Sachant qu'elles ne pourront parler à personne d'un tel dérapage, car tout le monde le déniera !
                      Bref, actuellement, c'est...débrouillez-vous et taisez-vous, c'est votre problème...
                      Ben pas seulement !


                      3/ Vous avez aussi, forcément, une réflexion plus intime concernant votre relation privée avec votre psy.
                      En vous posant des questions sur ce qui s'est passé dans votre vie privée. Et sur votre part de responsabilité personnelle.
                      Ce questionnement me semble usant...et nécessaire.
                      Vos repères et limites relationnelles ont explosé dans la réalité et aussi dans votre tete !
                      C'est toute une histoire à assumer seule, il me semble, pour l'instant, si votre psy ne la comprend pas.
                      Je pense que c'est l'histoire de votre vie qui pourrait être ainsi "analysée", avec vos désirs, vos manques, et vos projections dans la réalité.
                      Et c'est aussi l'histoire plus ordinaire d'une ...passion amoureuse sans doute, et aussi d'un amour et d'un désir physique qui aveugle, forcément.
                      Mon constat personnel fut que je n'ai jamais été entendue pour cette relation "privée" avec mon psy, meme chez un autre psy !
                      Ca dérangeait trop. Mon "récit" était immédiatement zappé et dévié sur autre chose, sans question ni commentaire, comme si je n'avais rien dit, que le psy n'avait jamais existé en tant qu'" homme", et n'avait aucun rapport avec ...l'inceste vécu dans mon enfance, par exemple.
                      Ça fait bizarre, et ca n'aide pas à sortir d'une relation traumatisante...
                      Mais ce "déni de réalité" avec le "tabou" professionnel on finit par s'y habituer.
                      Il faut se débrouiller seule, écrire cette histoire par exemple ?


                      Bon week-end !
                      Dernière modification par maparole94, 15/07/2015, 00h51.
                      "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                      Confucius

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                        #26
                        Re : psy abus de faiblesse

                        Envoyé par Artémisia
                        Si vous saviez, ce ne sont pas seulement trois réflexions que je mène de front.
                        Je risque de tout mélanger mais tant pis, il faut que je parle sinon je vais en crever. (...)
                        Comment être bien avec toute cette culpabilité ????

                        Bien sur que je ne ressasse pas tout ça en permanence,mais ces jours-ci, c'est une horreur, tout défile.

                        Je n'ai pas encore vu la juriste, la psychologue m'a dit qu'elle pourrait m'accompagner dans mes démarches, physiquement je ne sais pas.
                        C'est effectivement très stressant pour vous tous ces souvenirs qui vous culpabilisent !
                        En mettant AUSSi en cause votre relation de confiance à un milieu médical qui vous accable sans vous rassurer.
                        ...Vous deviez avoir besoin d'être rassurée par un psy qui vous donnait sans doute une bonne image de vous (et aussi de mere !), tout en vous réconciliant avec le milieu médical : soulager votre angoisse apres avoir été induite en erreur par des interlocuteurs qui dénient leur responsabilité , c'était alors nécessaire.
                        Mais c'est l'inverse qui s'est produit !
                        Alors vos doutes reviennent...en pire : "comme si", finalement, vous avez mal agi dans tous les cas, et donc vous méritez d'être "punie", avec la trahison du psy en plus (sa transgression, son abandon, son manque de fiabilité...peu importe, chacun ses mots...)
                        Comment échapper à de tels tourments ? Oui, parlez-en ici !
                        ...Et vous avez sauvé votre enfant en jouant bien votre rôle de mère, c'est ce qui compte, et qu'il faut AUSSI voir maintenant !
                        Dernière modification par maparole94, 15/07/2015, 00h54.
                        "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
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                          #27
                          Re : psy abus de faiblesse

                          ;;;
                          Dernière modification par Artémisia, 11/07/2015, 08h39.
                          "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue "
                          Victor Hugo
                          "Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste"
                          Abbé Pierre

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                            #28
                            Re : psy abus de faiblesse

                            Envoyé par Artémisia
                            C'est de ma faute si je n'arrive pas à me faire respecter, je sais que j'ai un problème, j'adore la vie, j'essaie toujours de voir le positif, c'est vraiment ce manque de confiance qui fait que je passe à côté de la vie.

                            J'ai votre âge Maparole et je suis loin d'être une belle femme et encore moins d'être provocante, il n'a même pas l'excuse d'avoir craqué pour une jeune femme sexy.
                            C'est son fonctionnement à lui, il ne peut pas s'en empêcher. Il m'avait dit qu'être marié, c'était se faire chier à deux, donc il s'est construit une double vie.

                            Bon Maparole, il faut que je sorte pour aller acheter le livre et que j'aille à la bibliothèque rendre ceux que je n'ai pas terminés, plus l'envie de lire.
                            C'est drôle, quand je vous lis, je trouve des points communs avec mon propre comportement (ne pas arriver à se faire respecter, essayer de voir le côté positif, manquer de confiance en soi), et tenter d'avoir du recul, malgré le chaos !
                            J'ajoute pour ma part une bonne dose de naïveté et de sincérité relationnelle.
                            Je ne sais pas ce qu'est une relation normale, conventionnelle, "à bonne distance", en contrôlant ses investissements. J'ai un grand désir d'honnêteté, de vérité, et de parole aussi, pour favoriser la compréhension.
                            Je ne sais pas "jouer" avec les gens, ni jouer un jeu que je ne comprends pas. Je suis trop sérieuse ou trop fragile psychiquement, je ne sais pas.
                            Je n'arrive pas à anticiper la pensée des autres, et je suis toujours étonnée quand je la découvre.
                            Je pensais que mon psy était honnête, qu'il avait du respect pour moi et le meme désir de vérité que moi en analyse.
                            Relationnellement, j'étais très facile à manipuler : j'étais aveugle et trop confiante, justement parce que j'avais affaire à un psy.
                            Je ne l'admirais pas et je gardais une pensée critique, mais je me sentais libre de m'exprimer, et je le trouvais à la hauteur. Meme si je n'étais pas toujours d'accord avec ses "interprétations", il paraissait attentif et d'esprit ouvert.
                            Je n'étais pas sur mes gardes, j'étais comme dans un cocon, entourée de bienveillance, de culture, d'humanité...je me sentais en sécurité !
                            Grosse faiblesse de ma part, oui !
                            J'étais loin d'imaginer ses pensées à lui, et son intention de détourner la relation analytique longtemps avant son "passage à l'acte".

                            Je n'étais pas non plus dans la séduction. Et je ne trouvais pas ce psy séduisant.
                            C'était plutôt dans le registre de l'échange amical, même s'il ne disait pas grand chose, c'est comme s'il comprenait tout. Je croyais à une communauté de réflexions, de références, de centres d'intérêt...(il y avait beaucoup de livres que je connaissais dans la bibliothèque de son bureau, des livres d'art aussi).
                            Je croyais à son souci éthique d'une relation respectueuse, lié à son métier, mais aussi à des valeurs non-phallocrates par exemple, d'apres certaines réflexions qu'il faisait.
                            Mais en fait il pensait toujours l'inverse de ce qu'il disait ! Tout était faux et fabriqué "en miroir" rien que pour me tromper, et me séduire, quasiment depuis le début de l'analyse.


                            C'est drôle d'y repenser maintenant, car je vois avec le recul combien il a joué la comédie depuis le début, en se calquant sur tout ce que je lui disais !
                            Quand je suis partie, j'ai dû encaisser une première comédie sur sa "vie privée" : "pulsion irrésistible de parler avec moi" (puis de me sauter dessus physiquement !), comme bonne excuse d'un homme seul depuis si longtemps ....mais qui en fait vivait en couple ! Et sa compagne, ancienne patiente elle aussi séduite en analyse, était au courant de ses manoeuvres : entre eux c'était aussi un "jeu pervers", avec la référence au livre "Les liaisons dangereuses"...y avait eu un "pari" sur moi !
                            Comédie aussi durant "l'analyse", où tout ce qu'il disait était mensonges intéressés, comme l'idée d'un divorce pour "aider" mes enfants à grandir ! Comme votre psy, il ne devait plus croire en la psychanalyse depuis longtemps !
                            Foutage de gueule permanent donc, à tous points de vue.
                            Alors je pense que pour un psy pervers, la "séduction" c'est le fait de "détourner du droit chemin", au sens littéral, en pervertissant la relation analytique rien que pour le divertissement que cela procure (c'est faire diversion sans but précis ni conséquence ... le pur plaisir du jeu où y'a rien à perdre !).
                            Et le fait de "baiser l'autre"... je pense aussi que ca peut s'entendre au sens large, symbolique (même si c'est jouissif pour le psy dans la réalité aussi ! ).
                            Transgresser, c'est mentir et manipuler le psychisme du patient sans souci d'analyse. C'est aussi perturber, troubler, ou "exciter" pour rien, rien que pour voir l'effet produit, ressentir les doutes d'une patiente, l'attirer...ou la repousser tout en faisant semblant de pas comprendre ce qui s'est passé !
                            C'est donc une provocation professionnelle permanente qui me semble en jeu chez les psys pervers, bien au-delà du simple jeu "séducteur", ou en-deçà. C'est jouer avec le feu sans risque de se brûler.
                            En se plaçant au-dessus des lois, le psy pervers provoque la loi, mais il ne connaît que la sienne...qu'il impose sans discussion possible.
                            Pour moi, le viol et l'abus de pouvoir que j'ai vécu en analyse, c'est une destruction délibérée, qui me conduisait de toute facon à une impasse, quel que soit le choix effectué : rapprochement forcé... ou abandon immédiat !
                            C'est de toute facon la confusion et la honte, car comment expliquer ce qui s'est passé à un nouveau psy sans passer soi-même pour...tres perturbée ?
                            Un psy pervers peut jouer au jeu du chat et de la souris aussi longtemps que ca l'amuse sans aucune sanction à redouter. Rien à faire contre ce jeu pervers, meme en le dénonçant. C'est cela qui me met encore en colere.
                            Pour moi, c'est un "traumatisme de la confiance"...qui n'a aucun sens pour la justice !


                            Comme vous, il me fut impossible de parler de tout cela dans le milieu professionnel contacté (médecin généraliste, psychiatres, psychologue...).
                            C'est typique du genre de réflexion qui fut toujours évitée : la perversité de certaines manipulations professionnelles, le "passage à l'acte" imprévisible, la proposition malhonnête d'un échange réciproque (et sexuel !) avec chantage aux sentiments, ca fait peur, parce que c'est trop...réaliste ?
                            Ou alors c'est pas du tout crédible ?
                            Ou alors c'est le tabou habituel concernant la transgression et la responsabilité professionnelle en conséquence ?

                            Pardonnez-moi, car tout cela me revient à la lecture de vos souvenirs à vous.
                            Drôle d'échange... Et bonne lecture !
                            Dernière modification par maparole94, 22/11/2014, 20h28.
                            "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
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                            Commentaire


                              #29
                              Re : psy abus de faiblesse

                              Envoyé par Artémisia
                              (...)
                              Je me sais très fragile en ce moment et vous êtes la seule à m'aider, je me suis posée des questions, pourquoi il n'y a qu'elle qui m'aide ? Qui est-elle ? n'est-on pas entrain de délirer à deux ? est-ce que je me laisse influencer ?
                              je vous ai beaucoup lu, sur d'autres discussions, j'ai pris des renseignements sur d'autres sites, sur les passages à l'acte, le fait de porter plainte, les conséquences etc... C'est normal, enfin je trouve, de se poser des questions avant de foncer tête baissée. Ce n'est pas un jeu, ni un calcul de ma part, en plus je ne connais pas le fonctionnement des forum, bon là je n'avais plus le choix, il fallait que je me raccroche et que je puisse parler, heureusement que vous étiez là, je suis quand même plus détendue.
                              Vous n'avez jamais pensé à écrire un livre sur ce sujet Maparole ?

                              - Pourquoi vous sentez-vous si seule avec votre histoire...et pourquoi suis-je "la seule" à vous parler ?
                              Il me semble que c'est le tabou qui empeche tout le monde de parler !
                              Meme les victimes ne parlent pas beaucoup, peut-être que le sujet est trop privé, il y a la pudeur et aussi la honte (avec beaucoup de culpabilisation sur le sujet !). Ou alors, c'est de la résignation ?
                              Y a rien à faire et ça sert à rien d'en parler, sauf à un psy quand on en trouve un ?
                              ...Et pourquoi n'y a-t-il pas plus d'échanges entre les victimes
                              ...Et pourquoi je me sens moi-aussi si seule dans mes posts et dans des réponses que je fais à d'autres victimes ? Je constate seulement que certaines victimes semblent rechercher comme moi une réflexion et une action collective, mais ne donnent pas suite (par exemple sur le fil "Besoin de témoignages..." et aussi sur d'autres fils.)
                              ...Comme vous sans doute, je n'ai cessé de me sentir seule depuis l'agression du psy !
                              Ici comme ailleurs, il me semble tres difficile de témoigner publiquement, car quasiment personne ne défend des idées qui dérangent, et un vécu personnel qui est également tabou ! J'ai recu beaucoup d'insultes, y compris du milieu professionnel. Tout ce que je dis est toujours qualifié d'excessif et de "subjectif".
                              Et j'ai vraiment failli devenir folle : à l'époque, j'ai eu des hallucinations, je n'arrivais plus à parler, à sortir de chez moi, je restais au lit prostrée, sans doute dans une confusion liée au choc... et aux anti-dépresseurs qui rendaient tout irréel.
                              Je me suis raccrochée aux deux lettres du psy qui avouait sa perversité, et à ses SMS que j'ai recopiés, car c'était ca, la réalité vécue !
                              Puis j'ai commencé à me renseigner sur Internet.
                              Et là je ne me suis plus sentie "délirer", j'étais dans la réalité cachée du tabou et de l'Omerta !
                              Mais je comprends que l'on puisse prendre pour du "délire" certaines réflexions sur le milieu professionnel (qui passent souvent pour "mauvaise foi", "malveillance", "incompréhension", "méchanceté", "perversité") ou...manipulation peu importe, c'est pour cela que j'essaie de multiplier les sources d'informations !
                              Mais avant de juger si c'est de l'info ou de l'intox, il me semble que tout le monde devrait réfléchir et se renseigner comme vous le faites. Apres...c'est juste une question d'appréciation personnelle.
                              J'ai choisi de témoigner, de réfléchir publiquement, et de donner certaines informations plutôt que de ne rien dire. Ignorer ces infos, c'est ignorer le probleme des victimes d'abus. Chacun son style, et je comprends que le mien puisse agacer, mais c'est mieux que rien, et le forum reste ouvert...à d'autres infos.

                              Quant à "écrire un livre", oui pourquoi pas, à défaut de mouvement collectif, je pourrais toujours faire la synthèse de tout ça, avec les témoignages de ceux qui veulent, et le mettre en ligne....ou faire un blog....mais j'ai besoin de l'avis d'un juriste pour cela.
                              Et cela me semble un peu individualiste, j'avais envie de plus de partage...


                              - Pour savoir "qui je suis" je vous donnerai une indication par message privé. A vous de voir ce que vous en pensez.
                              Je précise que je ne fais partie d'aucune association, et que je parle et que j'agis toujours à titre individuel.
                              En me sentant très seule, évidemment, dans ce genre de communication "publique"...
                              J'ai mis du temps à comprendre la "régle du jeu" du forum : apparaître, disparaître, répondre, ne pas répondre, intervenir ou pas...tout en restant "masquée" par son pseudo.
                              Je ne pense pas que moi je recherche l'anonymat, car je me sens responsable de mes propos, et je les assume d'autant plus que j'ai fait beaucoup de recherches pour comprendre ce qui se passait (en "analyse" comme devant la justice).
                              Je précise aussi que je dispose de beaucoup de documents "privés" : les deux lettres du psy, tous les éléments de la procédure, et tous les courriers en recommandé envoyés par la suite. Je ne peux évidemment pas les communiquer sur ce forum, mais s'ils peuvent vous aider à titre privé, je peux vous les envoyer.
                              C'est toujours pour ouvrir le débat (et l'esprit !) que je me suis tant exprimée, en renvoyant à d'autres témoignages que le mien, et à des livres et des liens Internet qui me semblent moins "subjectifs" qu'un seul avis et une seule procédure !
                              Je préférerais que beaucoup plus de victimes s'expriment, et qu'il y ait un véritable échange sur ce qui se passe, plutôt que le silence, ou une contradiction de principe qui ne tient jamais compte de la réalité (déni)

                              Je comprends vos doutes à mon égard, et j'apprécie surtout la manière dont vous m'en faites part : en réfléchissant, en vous informant, et en lisant ce que j'écris, curieuse, je l'espère, de ma réponse.
                              Je prends le temps de m'expliquer dans cette ouverture d'esprit.
                              Car d'habitude, c'est sans preter attention aux informations que je donne que je suis discréditée, sans discussion possible.


                              - Alors il est sûr que j'essaie délibérément "d'influencer" l'absence de réflexion de la plupart des gens sur le sujet. Car c'est comme parler dans le vide. Ca ne dit rien à personne...
                              J'essaie de rendre visible l'invisible !
                              Je défends une parole qui n'a actuellement aucune "légitimité", en raison du tabou et de l'Omerta.
                              Cette parole n'a pas le droit d'exister publiquement, et quasiment personne ne la cautionne. C'est pour cela que j'insiste tant.
                              Je reconnais que c'est comme forcer l'entrée d'une forteresse avec un "bélier", mais je me sens tellement attaquée et rejetée pour cela, que je ne suis pas dans la nuance, mais dans la violence de certaines explications qu'il faudrait entendre avant de juger. Et comprenne qui pourra.
                              Il faut beaucoup de force pour rompre le silence et briser un tabou ! Il faut aussi beaucoup de mots pour lutter contre les maux et la violence cachée.
                              Les abus non reconnus de certains soignants en consultation me renvoient aussi au tabou de l'inceste, et à l'impossibilité d'en parler durant ma vie (j'ai ouvert un fil là-dessus dans la rubrique "Discussions psy").
                              Alors c'est vrai que je ne supporte plus le silence qui me rend malade.
                              Mais je ne délire pas pour autant, à mon humble avis...
                              Et vous non plus.



                              Je viens de voir votre dernier post...
                              On peut se libérer d'une telle histoire et d'une telle rencontre en prenant de la distance avec son analyste, avec tous les analystes, avec la psychanalyse entiere ...reste l'analyse personnelle que l'on fait de la situation, qui aide à grandir, sans avoir besoin d'être validée par un psy. Je crois que c'est ce que j'ai vécu.
                              Mais cette histoire d'abus a-t-elle besoin d'être validée par quelqu'un ?
                              Faire reconnaître l'abuseur plutôt que la victime, certes, c'est aussi tout ce que je demandais... mais si l'abuseur n'est pas reconnu ?
                              Il faut aussi l'envisager.
                              Car l'histoire reste la meme, et c'est vous seule qui attestez de cette vérité-là.
                              Cela s'appelle "témoigner", et c'est déjà beaucoup !


                              Alors bon rendez-vous demain avec votre avocate !
                              Dernière modification par maparole94, 23/11/2014, 18h25.
                              "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                              Confucius

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                                #30
                                Re : psy abus de faiblesse

                                Envoyé par Artémisia
                                Vous avez raison d'insister, sans vous j'en serai restée à ce que je pensais au début : Le Conseil de l'Ordre ce n'est pas a peine, ils doivent tous jouer au golf ensemble; Mon fonctionnement habituel, ne rien dire et laisser faire.
                                Je n'attaque ni la médecine, ni la profession, ni la psychanalyse, ni les lacaniens, c'est à lui et seulement à lui que je demande de rendre des comptes.
                                Lui censé me connaître, une fois de plus ne m'a pas entendue quand je lui ai dit en rentrant de Rennes que plus personne ne me ferait du mal.
                                Pourquoi et cela restera à tout jamais une question, pourquoi après ce que je venais de vivre de tellement douloureux a t-il pu m'entraîner dans cette histoire. Bien évidemment que non, je n'avais pas envie d'une relation avec un homme marié qui ne respecte ni sa profession, ni ses patientes.
                                Il faut être tordu quand même pour tisser sa toile pendant que je parle greffe, réanimation, poches de sang...et moi qui me laisse entraîner !!!
                                J'allais écrire "je m'en veux", mais non c'en est fini de me flageller !

                                A vous qui passez par ici, elle vous choque son attitude, il mérite bien que je porte plainte ??

                                Je laisse désormais d'autres que moi s'exprimer sur ce fil où je ne reviendrai pas.
                                Je laisse place à d'autres expressions que je ne contesterai pas.



                                Il me semble que je n'ai jamais insisté pour que vous portiez plainte, ce serait plutôt l'inverse, alors désolée pour ce malentendu !
                                Il me semble que j'ai plutôt insisté, comme d'autres le font, sur la difficulté d'une procédure qui reste souvent sans effet.
                                Mais comme vous sembliez déterminée à porter plainte, j'ai quand même essayé de vous donner des informations utiles là-dessus.


                                Je pense au contraire que "rendre visible" les abus de certains soignants ainsi que l'Omerta professionnelle, sera le fait d'en parler publiquement, en s'associant et en se soutenant entre victimes plutôt qu'en portant plainte individuellement.
                                Je l'ai dit clairement sur le fil "Besoin de témoignages...", alors désolée si je me suis fait mal comprendre ici.
                                Car il me semble que porter plainte, ou pas, devant le Conseil de l'Ordre ne changera pas grand chose, excepté votre expression personnelle (ce qui n'est pas rien !), et la confrontation publique avec un abuseur....souvent décevante.
                                Et qu'elle réussisse ou qu'elle échoue, une plainte devant le Conseil de l'Ordre restera invisible et confidentielle.
                                ...Ou bien l'affaire sera classée comme si l'abus n'avait jamais existé.
                                ...Ou bien il n'y aura aucune communication là-dessus, aucune information publique, aucune étude statistique, et pas le droit de donner le nom du médecin abuseur qui n'aura pas de "casier judiciaire" pour autant (contrairement à une plainte au Pénal !).
                                Alors 15 jours, 1 mois, ou meme 1 an de suspension, est-ce vraiment dissuasif pour un abuseur souvent récidiviste ?
                                Je me sens définitivement seule à raisonner ainsi...c'est pourquoi j'arrête sur ce forum !

                                Car le probleme pour moi, et j'insiste une dernière fois là-dessus, ce n'est pas le comportement de votre psy, qui me semble professionnellement fautif et irresponsable. Le probleme c'est que cette "faute professionnelle" n'est pas reconnue par un texte de loi, ni par les instances disciplinaires de la profession qui ne reconnaissent pas juridiquement ce genre d'abus.
                                Pas plus que les professionnels avertis de ces abus, qui préfèrent fermer les yeux et accuser les patientes, ou bien leur conseillent de "porter plainte"...sans entendre ensuite les plaintes des patientes après leur plainte en Justice !
                                C'est ce que je ne cesse de dire, et qui ne me semble pas entendu.

                                L'attitude des plaignantes, que j'ai partagée un moment, me fait donc penser au livre de Kafka "Le procès"...
                                C'est l'histoire d'un homme qui passe sa vie "en attente devant la Loi".
                                Rien ne remet en cause la foi de cet homme en la justice, et sa vie entiere reste suspendue à un "bon jugement"...qui dans le livre n'arrive jamais.
                                En attendant...cet homme se conforme à ce que la société attend de lui, sans faire de vagues : confiance et obéissance à l'ordre établi !
                                C'est ce genre de...manipulation que je dénonce, car ce n'est pas seulement le comportement d'un soignant, le vôtre, le mien, ou celui d'autres victimes qui me pose probleme.
                                Mais ce n'est que mon avis, sur ce forum.




                                Alors je pense qu'il vaut mieux que je vous laisse à d'autres réflexions !
                                Je n'interviendrai plus sur ce fil ni sur ce forum, et c'était mon intention initiale de ne pas y rester.
                                Et puisque "vous n'attaquez pas la médecine, la profession, la psychanalyse, et les lacaniens", il est vraisemblable que d'autres intervenants vous aideront bien davantage que je peux le faire.


                                Je vous souhaite du fond du cœur de trouver l'apaisement.
                                Et bonne chance pour vos démarches ultérieures, quelles qu'elles soient.
                                Dernière modification par maparole94, 25/11/2014, 07h32.
                                "On a deux vies : la seconde vie commence le jour où l'on se rend compte que l'on n'en a qu'une."
                                Confucius

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