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cancer de la prostate : témoignages et dépistage

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    #61
    Re : cancer de la prostate : témoignages et dépistage

    Bonjour,

    Je fais suite à mon propre message qui précède et me demande, car je ne trouve nulle part un sujet sur les kyste sur la prostate, si lors de l'échographie le kyste aurait pu être "confondu" (attention je ne remet aucunement en cause les qualités de la personne ayant pratiqué cette échographie, que l'on soit bien d'accord) avec un adénome.

    Je m'explique :
    un kyste resemble-t-il à un adénome lors d'un échographie ?
    le terme "formation kystique" veut-t-il forcément dire kyste ?

    Voilà ce sont des questions que je me pose à force de croire que personne n'a jamais eu de kyste sur la prostate avant mon mari.

    Merci de m'éclairer !

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      #62
      Re : cancer de la prostate : témoignages et dépistage

      Bonjour,

      Nous avons hier les resultats des analyses, PSA (utrasensile) à 0,37, à priori pas d'inquiétude à ce niveau là, et pas d'infection urinaire.

      Bon, maintenant, il n'y a plus qu'à attendre pour savoir ce qu'est exactement cette formation kystique.

      Bonne journée !

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        #63
        Re : cancer de la prostate : témoignages et dépistage

        Bonjour a tous , je suis nouvelle sur ce forum et un cas m'interresse :mon pere (86 ans pleine forme) a depuis quelques remps des douleurs dans les 2 hanches . Son generaliste lui a fait passer un scanner qui n'a rien revele de particulier , pourtant le radiologue lui dit que ces douleurs peuvent avoir un lien avec son traitement pour la prostate . Je ne connais pas son taux de PSA . Apres une nouvelle visite chez le generaliste mon pere doit passer une scinthigraphie,car il peut y avoir des metastases. Que peut reveler cette scintigraphie? Et a l'age de mon pere quels traitements, quelle evolution quel risques? Je vous remercie de bien vouloir me donner un avis . Martine

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          #64
          Re : prostate : témoignages

          Bonjour,

          Les discussions continuent sur la nécessité d'un dosage des PSA:
          http://www.lemonde.fr/web/article/0,...-934223,0.html

          amicalement
          jmm

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            #65
            Re : cancer de la prostate : témoignages et dépistage

            Bonjour,
            Je viens de m'inscire à votre forum dont j'apprécie beaucoup les "règles de vie" qui devraient d'ailleurs se généraliser davantage.
            Voici mon problème:
            Mon papa (62 ans) a été opéré pour un cancer de la prostate il y a 1an 1/2.
            Il a ensuite fait toute une série de rayons. Il y a deux semaines, il a eu un blocage urinaire, a été hospitalisé et on a diagnostiqué une cystite radique.
            Depuis, il est allé se renseigner sur divers sites médicaux qui sont, il faut l'avouer peu positifs. Son médecin généraliste est à l'étranger pour 3 mois et les spécialistes sont malheureusement souvent peu abordables. Il brode donc les conséquences de sa maladie d'après les informations trouvées.
            • cette maladie, qui ne se soigne pas, est-elle forcément évolutive et passe-t-on forcément du "stade 2 " (hématurie macroscopique) aux stades suivants?
            • La cause du décès (stade "5" ) est -elle une hémorragie?
            • Devra-t-il garder toute sa vie un "tuyau de secours"?
            • Lorsque la maladie s'est déclarée, l'évolution est-elle rapide?
            Vraisemblablement c'est une conséquence rare de la radiothérapie...
            Je ne cherche ni à être rassurée ni traumatisée mais je crois qu'avoir des réponses claires à ses questions (même si ces réponses sont peu encourageantes) et pouvoir apprivoiser son état lui permettrait de ne pas imaginer les pires choses sur base de quelques termes incompréhensibles glanés sur internet.
            J'espère avoir posté ma demande au bon endroit et merci de votre attention.
            Sylvie

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              #66
              Re : cancer de la prostate : témoignages et dépistage

              Envoyé par sissi33
              Bonjour,
              Je viens de m'inscire à votre forum dont j'apprécie beaucoup les "règles de vie" qui devraient d'ailleurs se généraliser davantage.
              Voici mon problème:
              Mon papa (62 ans) a été opéré pour un cancer de la prostate il y a 1an 1/2.
              Il a ensuite fait toute une série de rayons. Il y a deux semaines, il a eu un blocage urinaire, a été hospitalisé et on a diagnostiqué une cystite radique.
              Depuis, il est allé se renseigner sur divers sites médicaux qui sont, il faut l'avouer peu positifs. Son médecin généraliste est à l'étranger pour 3 mois et les spécialistes sont malheureusement souvent peu abordables. Il brode donc les conséquences de sa maladie d'après les informations trouvées.
              • cette maladie, qui ne se soigne pas, est-elle forcément évolutive et passe-t-on forcément du "stade 2 " (hématurie macroscopique) aux stades suivants?
              • La cause du décès (stade "5" ) est -elle une hémorragie?
              • Devra-t-il garder toute sa vie un "tuyau de secours"?
              • Lorsque la maladie s'est déclarée, l'évolution est-elle rapide?
              Vraisemblablement c'est une conséquence rare de la radiothérapie...
              Je ne cherche ni à être rassurée ni traumatisée mais je crois qu'avoir des réponses claires à ses questions (même si ces réponses sont peu encourageantes) et pouvoir apprivoiser son état lui permettrait de ne pas imaginer les pires choses sur base de quelques termes incompréhensibles glanés sur internet.
              J'espère avoir posté ma demande au bon endroit et merci de votre attention.
              Sylvie
              Bonjour

              Cette complication n'est rare que dans la bouche des urologues ou des radiothérapeutes. Le plus simple est d'espérer que l'évolution soit favorable car il n'y a malheureusement pas grand chose à faire. Les traitements proposés sont peu validés.

              Vous avez sans doute lu www.urofrance.org/lienbiblio.php?ref=PU-2004-00140568&type=PDF&lang=fra -

              Les stades sont des stades de gravité et non des stades évolutifs. L'aggravation est loin d'être systématique heureusement. On s'en tire le plus souvent avec un saignement chronique.

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                #67
                Re : cancer de la prostate : témoignages et dépistage

                Bonjour,
                Un tout grand merci pour la rapidité de votre réponse. Il est parfois difficile de faire face à des complications de traitement dont les médecins évitent bien souvent de parler.
                Bonne journée à vous

                Sylvie

                Commentaire


                  #68
                  Re : cancer de la prostate : témoignages et dépistage

                  Bonjour,
                  Il y a quelques mois, un cancer de la prostate a été depisté chez mon ami qui a 54 ans. Il est placé sur le nerf de l'érection. La seule solution qui lui est proposé (il habite en Italie) est l'ablation totale. Il refuse de le faire car aucun doute n'est possible sur son impuissance après l'opération. Ma question est : quelles sont ses chances de survie s'il refuse de se faire traiter. J'ai lu beaucoup de choses où l'on parlait d'une dizaine d'année. Pour le moment, ce cancer est juste localisé... Mais pour combien de temps... Je n'ai malheureusement pas son taux de PSA...
                  Merci pour votre réponse

                  Commentaire


                    #69
                    Re : cancer de la prostate : témoignages et dépistage

                    Envoyé par martine 39000
                    Bonjour a tous , je suis nouvelle sur ce forum ...
                    Que peut reveler cette scintigraphie? Martine
                    Bonjour,

                    La scintigraphie est un examen non invasif et indolore qui permet de repérer d'éventuelles métastases osseuses.

                    Commentaire


                      #70
                      Re : cancer de la prostate : témoignages et dépistage

                      Bonjour à tous, je suis nouveau sur ce forum, et je tiens à ammener mon témoignage:

                      Le 24 mars 2006, suite à un simple controle sanguin , mon taux de PSA est de 6,94.
                      Sur conseil de mon généraliste, une échographie de la prostate est faite. Elle montre une légère hypertrophie.
                      Le 5 mai, après une visite chez l'urologue, il est décidé de réaliser des biopsies (12)
                      Le 20 mai le diagnostic tombe: 1 biopsie + petit foyer d'adénocarcinome prostatique, moyennement différencié, Gleason VI (3+3) en D1 (5%).MPN- EEC-
                      Sur le conseil de l'urologue, vu mon age ( 53 ans), et après un deuxième avis, l'opération est décidée, la date, le 12 juillet 2006.
                      Après 10 jours de clinique, et une opération qui ne s'est pas très bien passée, (commencée en coellioscopie et terminée à ciel ouvert + une anémie)Je rentre à la maison et commence à vivre les effets secondaires de l'opération.
                      Début aout, vérification du taux de PSA: 0,03

                      Le 20 aout, visite chez l'urologue, qui a eu les résultats de l'analyse anatomo pathologique:
                      Adénocarcinome gleason VI (3+3) bilatéral
                      Extension extracapsulaire extensive
                      Marge positive R1 postero latérale gauche sur 5 mm
                      Recoupe du col vesical indemne
                      Vesicules seminales non envahies
                      Stade pt3a m0 n0 r1

                      L'urologue me dit que, vu le stade, il est nécessaire de mettre en place, en prévention, un traitement complémentaire (hormonothérapie, et radiothérapie)

                      Début Octobre, début du traitement hormonal (casodex 150mg tous les jours). Pour la radiothérapie, en accord avec le radio thérapeute, on temporise, l'incontinence est encore trop présente.

                      7 février 2007, L'incontinence est toujours là, taux de PSA < 0,01, le radio thérapeute recule le traitement. prochaine visite mi mai après nouvelle prise de sang

                      14 mai taux de psa < 0,01.
                      L'incontinence est toujours d'actualité

                      Le radio thérapeute ne voit pas l'intérèt de la mise en route des séances.

                      L'urologue, préfèrerait ne pas sortir du protocole, et faire cette radio thérapie. Par contre, il baisse la dose de casodex 50 mg.

                      J'ai du mal à comprendre la démarche, et cette "discordance" entre urologue et radiothérapeute me gène.

                      La position de mon médecin traitant était beaucoup plu tranchée: pas de traitement complémentaire, simplement une surveillance accrue.

                      Mi juin, les effets secondaires du traitement hormonal sont difficiles à vivre, la curiosité me pousse à faire une recherche sur le "casodex", et je découvre sur le web, une étude mettant en garde les thérapeutes sur l'administration de ce médicament sous une posologie de 150 mg. Cette étude a été menée par le laboratoire canadien, concepteur de "casodex"
                      www.astrazeneca.ca/documents/Produ [...] _PM_fr.pdf

                      Je reprends rendez vous avec l'urologue, qui m'affirme ne pas être au courant, et qu'il ne fait qu'appliquer un protocole reconnu en France.

                      En accord avec l'urologue et le médecin traitant, tout traitement est arrété.

                      Mi-aout, dosage PSA < à 0,001. L'incontinence qui ne s'améliorait pas, commence à diminuer. est ce l'arrêt du traitement?

                      Cette expérience de vie m'amène à m' interroger sur la compétence des instances officielles dont le travail est de transmettre, aux thérapeutes, les renseignements nécessaires et suffisants pour l'utilisation des médicaments.

                      J'espère que ce témoignage, enrichira votre réfexion pour affiner certaines décisions.

                      Bon courage

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                        #71
                        Re : cancer de la prostate : témoignages et dépistage

                        Envoyé par DORNEGAN
                        Je reprends rendez vous avec l'urologue, qui m'affirme ne pas être au courant, et qu'il ne fait qu'appliquer un protocole reconnu en France.

                        En accord avec l'urologue et le médecin traitant, tout traitement est arrété.

                        Mi-aout, dosage PSA < à 0,001. L'incontinence qui ne s'améliorait pas, commence à diminuer. est ce l'arrêt du traitement?

                        Cette expérience de vie m'amène à m' interroger sur la compétence des instances officielles dont le travail est de transmettre, aux thérapeutes, les renseignements nécessaires et suffisants pour l'utilisation des médicaments.
                        Bonjour,

                        Cette page pourrait éclairer votre réflexion :
                        http://www.urofrance.org/AFU-Info/2005-04/AFU-Info-2005-04.html
                        Dernière modification par d_dupagne, 16/02/2009, 08h07. Motif: page supprimée par Urofrance. J'ai mis une copie

                        Commentaire


                          #72
                          Re : Dosage des PSA

                          Envoyé par d_dupagne
                          Bonjour,

                          Les PSA, (antigène spécifique de la prostate) augmentent avec l'âge car leur taux est proportionnel à la taille de la prostate, taille qui elle aussi augmente avec l'âge.

                          Certains veulent les employer à tort pour dépister le cancer de la prostate qui les fait également augmenter.

                          D'autres, et parmi eux le chercheur qui a découvert les PSA, considèrent que leur dosage est inutile et recommandent de ne plus le pratiquer.

                          Le ChibroProscar (finastéride), antihormone mâle, fait diminuer la taille de la prostate et donc les PSA. Il est utile si vous êtes gêné pour uriner (et non pour faire baisser vos PSA).
                          Ayant utilisé se médicament pendant environ 10 mois suite à une prostate de 61 grammes,la diminution du volume a été trés significative et cela sans aucun effet secondaire.
                          J'ai choisi ce traitement qui m'a été conseillé par un malade et non par le corps médical suite à un taux de PSA élevé qui conduisait les spécialiste à me prescrire l'opération après bioptie.
                          J'ai donc pensé que su le volume diminuait,le taux de PSA suivrait.
                          Pas de chance dans mon cas car le taux corrigé de PSA total a peu varié mais le rapport PSA libre/total est actuellement très mauvais !

                          Donc en résumé,en cas d'hypertrophie bénigne essayer ce médicament avant toute opération mutilante.

                          Commentaire


                            #73
                            Re : prostate : témoignages

                            [quote=dudu13]Bonjour,

                            J'aimerais savoir si quelqu'un a subi une prostatectomie sous coelioscopie? Mon chirurgien me propose cette intervention plutôt qu'une intervention classique. Est-elle aussi fiable?
                            Merci de vos réponses[/quote
                            bonjour ,je me suis fais operer par coelio:cela fait 1 mois ;depuis 6 environ lorsque nous avons eus les resultats (petit debut de cancer ,sur 12 biopsies,2etees touchees )donc vu l'UROLOGUE,vu la scintigraphie(rien)donc tous ok pour la coelio.j'avais etudie toutes les possibilitees sur internet ,donc on ne m'a pas raconte d'histoires ,je savais ou j'allai;a partir de cette descision,mon urologue m'a conseille de faire de la reducation post operatoir,ce que j'ai fais;donc ;10jours d'hopital pratiquement aucunes douleurs sauf dans les quintes de toux,là evidement douleurs !a la sortie de l'hopitale,j'ai mis des proteges slip de ma femme ,15jours quelques rarres fuites (2-3)goutes mais j'ai reussis de suite a tout controler,grace a la kinee que j'avais pratiquee avant,ce jour 1 mois apres tous va bien plus de fuites ,un peu de papier dans le slip quand je sort !
                            Dernière modification par groamel, 26/10/2007, 21h05.

                            Commentaire


                              #74
                              Re : cancer de la prostate : témoignages et dépistage

                              bonjour,

                              j'espère que votre forum, nécessaire, ouvert sur "l'utilité" du dépistage du cancer de la prostate actuellement conseillé de 50 à 75 ans (45 ans pour les patients avec des cas dans la famille directe)sera toujours actif dans 15 ans et plus.

                              En effet les patients dépistés qui angoissent sur le bien fondé de leur dépistage seront renseignés. Il est maintenant prouvé que la
                              prostatectomie totale diminue la mortalité spécifique à 15 ans (pas
                              prouvé pour les autres traitements) en comparant les patients simplement
                              surveillés (étude dite Suédoise) avec ceux opérés ( exemple étude du
                              MSKCC Pr Scardino).

                              Le différentiel de risque de mortalité est faible: environ 5% au minimum mais réel. Peut être plus, réponse en 2008-2009

                              Voici une image pour l'illustrer: vous avez 54 ans, on vous dépiste un
                              "petit" cancer aux biopsies et l'on vous dit: voilà vous avez dans les
                              mains un pistolet à 20 coups et une seule balle dans le barillet (5%).
                              Vous avez le choix de vous mettre le pistolet sur la tempe et tirer quand
                              vous voulez pendant les 15 ans qui viennent ou bien vous faire traiter et
                              je reprend l'arme.

                              La chirurgie devient mini-invasive avec les techniques nouvelles (mais
                              onéreuses) comme le robot Da Vinci encore peu diffusé en France
                              (Bordeaux, Grenoble, Paris, ...) L'incontinence invalidante devrait
                              quasiment disparaître et de plus en plus de patient peuvent bénéficier
                              d'une préservation des nerfs érecteurs. Le traitement radical précoce du cancer de la prostate doit diminuer la mortalité (c'est le cas) et n'avoir qu'une morbidité faible (morbidité=tous les emmerdes après une opération incontinence, impuissance, etc...): c'est de plus en plus le cas.

                              Le vrai problème est de dépister "bien" c'est à dire arriver à
                              identifier les cancers qui risquent d'évoluer et de gâcher votre vie.
                              Identifier les cancers agressifs de ceux qui sont peu ou pas agressifs.
                              C'est cette énergie là qu'il faut mobiliser pour aider la recherche et
                              aider au développement de la chirurgie mini-invasive.
                              L'intérêt de ce forum est d'évoluer et de faire évoluer le débat à partir d'un constat de départ (en 2004-2005) un peu polémique.

                              Dr Pierre Monod, urologue.

                              Commentaire


                                #75
                                Re : cancer de la prostate : témoignages et dépistage

                                Envoyé par belledonne urologie
                                bonjour,
                                j'espère que votre forum, nécessaire, ouvert sur "l'utilité" du dépistage du cancer de la prostate actuellement conseillé de 50 à 75 ans (45 ans pour les patients avec des cas dans la famille directe)sera toujours actif dans 15 ans et plus.
                                Bonjour,

                                J'espère aussi

                                En effet les patients dépistés qui angoissent sur le bien fondé de leur dépistage seront renseignés. Il est maintenant prouvé que la
                                prostatectomie totale diminue la mortalité spécifique à 15 ans (pas
                                prouvé pour les autres traitements) en comparant les patients simplement
                                surveillés (étude dite Suédoise) avec ceux opérés ( exemple étude du
                                MSKCC Pr Scardino).
                                Le différentiel de risque de mortalité est faible: environ 5% au minimum mais réel. Peut être plus, réponse en 2008-2009
                                Il est difficile de comparer le devenir d'individus suivis dans deux études différentes. En revanche, dans ma première réponse à cette discussion, je citais l'étude scandinave du NEJM qui montre une diminution de la mortalité par cancer de la prostate de 7% chez les patients opérés après dépistage, par rapport à ceux non-opérés. http://content.nejm.org/cgi/content/...ct/352/19/1977

                                Il est indéniable actuellement que chez des patients dépistés et diagnostiqués après biopsie, une chirurgie radicale apporte un léger bénéfice en terme de survie.

                                Comme je l'ai écrit ici, à partir du moment où le diagnostic est fait, il est difficile de reculer et la nouvelle mode de la "surveillance active" me paraît d'une grande cruauté : pour reprendre votre image, c'est un peu comme braquer un pistolet sur la tempe d'un homme qui ne demandait rien à personne et à tirer de temps en temps en prévenant que l'arme n'est sans doute pas chargée...
                                Quand le vin est tiré, il faut le boire et la révélation de l'existence d'un cancer a de telles conséquences psychologiques que je conseille actuellement l'opération à mes patients une fois le diagnostic fait (tout en les prévenant de son faible impact sur la survie).

                                Mais le problème n'est pas là. Il ne s'agit pas de savoir si le fait de se faire opérer après dépistage améliore la survie, mais de savoir si l'action proposée, à savoir le dépistage lui-même, améliore la survie.
                                En effet, le diagnostic impose d'avoir pratiqué de nombreuses biopsies dans une prostate contenant des cellules cancéreuses qui ne demandaient rien à personne et n'en seraient peut-être jamais sorties (la majorité de ces cellules n'aboutissent pas à un vrai cancer).

                                Or nous avons une étude qui a évalué le dépistage lui-même, avec un effectif de 150000 hommes et un suivi de 11 ans. Les données sont mentionnées ici http://www.mmt-fr.org/article207.html

                                On constate une surmortalité par cancer de la prostate dans le groupe incité au dépistage, par rapport au groupe non incité. Cette différence n'est heureusement pas significative. Certes, l'incitation au dépistage n'a été suivie que par 25% des hommes incités à le faire, mais nous savons qu'il est fréquent que les hommes ne suivent pas nos conseils. En pratique, si le dépistage à un intérêt, celui-ci n'est pas suffisant pour avoir été mis en évidence après le suivi de dizaines de milliers d'hommes pendant 11 ans.

                                Cette différence avec le devenir des hommes opérés ou non après dépistage (qui on un bénéfice de 7%) peut très bien s'expliquer par un impact du dépistage lui-même et notamment des biopsies agressives, ou par l'impact psychologique de la révélation d'un cancer qui n'est pas un facteur d'équilibre psychologique majeur. De plus, ce dépistage n'est pas anodin. Un de mes confrères a perdu récemment un patient décédé d'une septicémie après biopsies. Cet homme jeune se portait parfaitement bien, il est mort d'un dépistage intempestif.

                                Dans l'état actuel des données de la science, rien ne permet d'affirmer que la pratique d'un dépistage du cancer de la prostate augmente l'espérance de vie, c'est ce que la Haute Autorité de Santé a écrit clairement :
                                http://www.has-sante.fr/portail/display.jsp?id=c_268132 (page 14)


                                Voici une image pour l'illustrer: vous avez 54 ans, on vous dépiste un
                                "petit" cancer aux biopsies et l'on vous dit: voilà vous avez dans les
                                mains un pistolet à 20 coups et une seule balle dans le barillet (5%).
                                Vous avez le choix de vous mettre le pistolet sur la tempe et tirer quand
                                vous voulez pendant les 15 ans qui viennent ou bien vous faire traiter et
                                je reprend l'arme.
                                Votre comparaison est amusante mais je la trouve mal formulée. Voici une version différente et plus exacte, avec ou sans dépistage.

                                1) Vous avez 54 ans, on vous propose de faire un dépistage alors que vous ne vous plaignez de rien. Cela correspond à vous mettre un pistolet sur la tempe et à tirer quand vous voulez pendant 20 ans, en vous expliquant que le pistolet n'est sans doute pas chargé.

                                2) Vous avez 54 ans, un dépistage a diagnostiqué un cancer de la prostate et on vous propose le choix suivant avec un pistolet à 100 coups
                                - Actif : vous tirez une fois dans vos bijoux de famille avec le pistolet contenant 75 balles (75% d'effets indésirables après chirurgie radicale). Et vous tirez sur votre tempe une fois dans les 15 ans avec le pistolet contenant 25 balles. (mortalité de 25% à 15 ans chez le patient opéré)

                                - Surveillance : vous épargnez vos bijoux de familles et vous tirez un fois sur votre tempe dans les 15 ans avec le pistolet contenant 30 balles (mortalité de 30% à 15 ans chez le patient non opéré).

                                Présentée comme cela, je trouve la chirurgie moins sexy


                                La chirurgie devient mini-invasive avec les techniques nouvelles (mais
                                onéreuses) comme le robot Da Vinci encore peu diffusé en France
                                (Bordeaux, Grenoble, Paris, ...) L'incontinence invalidante devrait
                                quasiment disparaître et de plus en plus de patient peuvent bénéficier
                                d'une préservation des nerfs érecteurs. Le traitement radical précoce du cancer de la prostate doit diminuer la mortalité (c'est le cas) et n'avoir qu'une morbidité faible (morbidité=tous les emmerdes après une opération incontinence, impuissance, etc...): c'est de plus en plus le cas.
                                Les progrès constants de la chirurgie représentent une excellente nouvelle et nous constatons tous les jours que les patients qui bénéficient de cette chirurgie moderne ont moins d'effets indésirables (au passage, je trouve que les progrès actuels de la médecine en général sont essentiellement chirurgicaux). Mais il y a une inconnue de taille : quelle est la protection apportée par cette chirurgie fine contre le cancer ? Qu'est-ce qui nous permet de penser que les maigres 5% obtenus par une chirurgie radicale (on enlève "large") sont conservé par ce travail de dentelière ? C'est une inconnue de taille.
                                Cela dit, à tant faire et en l'absence de bénéfice fort de la chirurgie, autant être le moins mutilant possible.

                                Le vrai problème est de dépister "bien" c'est à dire arriver à
                                identifier les cancers qui risquent d'évoluer et de gâcher votre vie.
                                Identifier les cancers agressifs de ceux qui sont peu ou pas agressifs.
                                C'est cette énergie là qu'il faut mobiliser pour aider la recherche et
                                aider au développement de la chirurgie mini-invasive.
                                Nous sommes à peu près d'accord. Pour moi, le vrai problème est d'améliorer la vie ou la survie de mes patients. En matière de dépistage du cancer de la prostate, nous n'avons pas d'élément permettant de penser que ce dépistage est utile, pas plus que pour les tumeurs cérébrales, le cancer du pancréas ou même du poumon.
                                Il faut donc faire de la recherche en effet, et agir ensuite en fonction du résultat de cette recherche. J'ai peur qu'actuellement les urologues soient en train d'agir d'abord, et de faire la recherche ensuite.

                                Si ce débat vous intéresse, je vous suggère la lecture de ce livre remarquable : http://www.pulaval.com/catalogue/doi...peut-8770.html d'accès facile et agréable à lire. Il permet au patient comme au professionnel de mieux comprendre la complexité de cette problématique.

                                L'intérêt de ce forum est d'évoluer et de faire évoluer le débat à partir d'un constat de départ (en 2004-2005) un peu polémique.
                                Le dialogue constructif est toujours intéressant, je ne le refuse jamais. Débattre devant les patients est encore plus intéressant d'ailleurs.
                                En matière de polémique, c'est surtout cela qui me choque, et c'est tous les ans :
                                http://www.atoute.org/n/article61.html l'enregistrement de la jeune urologue est surréaliste.
                                Dernière modification par d_dupagne, 18/12/2007, 05h46.

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