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Mon parcours....

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    #61
    Re : Mon parcours....

    bonjour. teelafmann... merci pour nous faire partager ton témoignage...et merci pour continuer à aider les autres.. turquoise369

    Commentaire


      #62
      Re : Mon parcours....

      Salut Philippe,

      J'avais déjà lu ton parcours sur ton site ; mais je te félicite d'avoir eu le courage de le résumer ici.

      Excellent texte qui devrait en faire réfléchir beaucoup. Merci.

      Amitiés.

      Gigi

      Commentaire


        #63
        Re : Mon parcours....

        Je n'avais pas encore lu. Bravo Philippe d'avoir rédigé ce parcours. Le mien est sur un topic mais je suis assez nulle pour ouvrir des sites, faire des couper/ coller etc... Alors
        Amitiés
        Optima

        Envoyé par Thelaafman
        Voilà , je me suis amusé a écrire mon parcours dans l'alcool , si des personnes peuvent se reconnaitre , en espèrant que cela puisse servir à quelqu'un....
        Bien sûr c'est presque 20 ans de ma vie et j'ai passé volontairement beaucoup de détails ..

        Si il y a des réponses a ce poste , ne cliquez pas sur répondre pour ne pas afficher mon écris qui est assez long ...

        Ne regardez pas non plus l'ortographe , car c'est mon coeur qui écris et lui n'y connais rien en ortographe


        Témoignage



        Vers 15 Ans, je jouais comme gardien de but de handball et un jour étant en avance à un match, je suis entré dans un café avec des copains pour faire une partie de baby foot et là, j’ai fais comme tout le monde, j’ai bu une bière.
        Lors du match, mes coéquipiers m’on dis que j’avais fais une très belle partie.
        Rapidement je me suis dis : peut être que la bière y étais pour quelque chose.
        De ce jour là, avant chaque match, je m’arrêtais au café pour boire 1 bière.
        Les années passant, je sortais le samedi soir en discothèque avec des copains qui buvaient et je faisais comme eux, et pour m’affranchir, cela m’arrangeais. Mais je ne buvais pas chez mes parents, seulement lors de mes sorties.

        Puis viens le jour de mon mariage. Et là je me suis dis : Ca y’es Philippe, je suis maintenant autonome , plus de papa ni de maman derrière moi, Je vais enfin pouvoir faire « comme tout le monde », boire un verre de vin en mangeant et un apéritif le soir en rentrant du travail .
        Ce que j’ai fais pendant plusieurs années, et tout doucement les doses ont augmentées sans que j’y prête attention. Au fils des années, je buvais 1 apéritif le midi et un au soir, et lors des repas j’étais plus près des 3 verres de vin. Un jour, mon épouse m’en a fais la remarque, et j’étais un peu d’accord avec elle. Je lui est dis que j’allais revenir aux doses du début de mariage. Ce que j’ai fais pendant un certains temps, mais doucement, sans m’en rendre compte, les doses augmentaient. Mes promesses de ralentire ma consommation ont étés multiples

        Un jour, mon épouse, a été un peu plus loin en me disant que ma consommation augmentait, que j’avais l’air de ne plus pouvoir m’en passer, etc…..Ces réflexions m’ont énervées, car elle insinuait que j’étais dépendant et peut être alcoolique.
        J’ai donc voulu lui prouver qu’elle avait tord, et que je pouvais m’arrêter quand je voulais.
        Je lui donc dis « Tu verras que tu te trompe, Demain, j’arrête »
        Ce qui m’a permis de m’en prendre une bonne le soir même. Elle ne pouvait rien me dire, car le lendemain j’arrêtais.

        Le lendemain matin ça allais, mais l’après midi, je perdais cette envie d’arrêter, je me disais : ce n’est pas ma femme qui va me dire ce que je dois faire. J’ai quand même le droit de faire ce que je veux, mes copains boivent l’apéritif eux …
        J’ai donc pris l’habitude de suivre quelques collègues de boulot, au café après ma journée de travail. En rentrant à la maison, mon épouse me disais « toi, tu as bu » ce que je niais bien évidemment. Mais elle ne semblait pas convaincue. Pourtant je ne buvais que quelques bières, et j’étais sûr que cela ne se voyait pas. Je pris l’habitude avec le temps de m’arrêter au café aussi avant d’arriver à mon travail.
        Par contre j’étais coincé le dimanche et mon jour de repos, ou là je pouvais m’absenter une fois pour acheter des cigarettes mais c’est tout, car je devais souvent garder ma fille pendant que ma femme faisait les courses. Je ne pouvais pas boire dans les bouteilles qui étaient dans le bar familial, car j’avais remarqué des petits traits sur les étiquettes.
        J’ai donc commencé a entrer de l’alcool en cachette et j’en mettais un peu partout. Le soir quand elle rentrait, en me regardant elle me disait régulièrement : « toi tu as bu » Ce que je niais encore. Voulant assouvir sa curiosité, elle a profitée de mon absence pour chercher dans la maison pour savoir …….Evidemment elle à trouvé quelques bouteilles bien cachées. Elle était fière à mon retour de montrer les trouvailles qu’elle avait posée sur la table de cuisine. Et elle me dit : « Et tu me dis que tu ne bois plus ? ». Et bien j’ai encore nié en disant que c’était certainement à l’ancien locataire, mais en tout cas ce n’était certainement pas à moi …..
        De toutes évidence, elle ne m’a pas crue….et depuis ce jour , l’ambiance à la maison étais extraordinaire.. Plus elle cherchait, plus elle trouvait, plus je m’énervais, et plus j’en achetais et plus j’en cachais….
        Après quelques temps je ne pensais plus qu’a cela, nuit et jour .. non pas seulement boire, mais aussi préparer mes lendemain..
        Comment en rentrer de nouveau, comment les ressortir car c’étais tout un art. Je n’avais plus le privilège de sortir les poubelles, mon épouse se faisait un plaisir de les sortir elle même, en n’oubliant pas de les secouer tout le long du trajet. C’est pour cette raison que j’ai arrêté les bouteilles, je me suis mis aux boites de bières ( 8,6 ) plus petites ( 50cls) et une fois vide, je sautais dessus pour en faire une galette, qui entrais dans mes chaussures . En allant au travail, je les jetais par la fenêtre de ma voiture. Et en plus la taille d’une 8,6 était pour moi plus intéressantes, car plus facile à cacher. Avec le temps la nuit était aussi pour réfléchir comment faire pour en acheter et avec quoi… Je n’avais plus d’argent, et ma femme gardait sur elle en permanence l’argent, le carnet de chèque, la carte bleu, Elle dormait avec tout cela sous sont oreiller …..Cela n’a rien empêché, j’ai toujours trouvé une solution…Je savais ou me faire inviter, je connaissais beaucoup de cafés qui acceptaient les ardoises.. L’épicerie du coin me faisais aussi crédit..
        Elle n’en pouvais plus car les finances étaient dans le rouge, et l’ambiance à la maison était plus qu’électrique.
        Elle à demandé de l’aide a ses parents, qui me faisaient la morale, un jour, mon beau frère et ma sœur ont fais une descente chez moi pour me raisonner ….je les ai tous envoyés balader en leur disant qu’ils n’avaient pas a se mêler de ma vie ….

        Jusqu’au jour ou un samedi après midi, mon directeur au boulot, me convoquas dans son bureau, et il me dis : Philippe, tu n’a pas l’air bien, tu est bizarre, tu parle dôle…..J’avais mon excuse toute préparée, je lui répondis que je prenais des médicaments car j’avais des problèmes dans mon couple. J’ai eu de la chance qu’il ne convoque pas la médecine du travail ( j’ai appris plus tard qu’il aurais pus le faire.. Tout ce qu’il m’a dis, c’est: Philippe rentre chez toi, prends le temps qu’il te faut, mais tu ne reviens que quand tu sera bien.
        J’ai reçus quelques jours plus tard une lettre d’avertissement pour soupçons d’état d’ébriété sur mon lieu de travail.
        Je commençais a en avoir marre d’avoir tout le monde sur mon dos..Femme, famille, directeur…J’ai donc décidé d’aller voir un alcoologue, car évidemment je savais que j’avais un problème avec l’alcool. Savoir boire une 8,6 le temps que ma femme va faire pipi ( chewing gum compris ) ce n’étais pas très normal ….
        Je lui est demandé de m’envoyer à l’hôpital pour me reposer et me permettre de me calmer .Je suis donc rentré à l’hôpital au service alcoologie, ou là….j’était tranquille ….j’ai réappris a me laver, et oui, la salle de bains était pour moi un endroit de rêve ou je pouvais m’enfermer à clef, mais c’étais pas spécialement pour me laver …J’ai aussi réappris à déjeuner …Car le matin je ne pouvais pas prendre ma tasse de café sans trembler ..mais ça l ne fallais pas que me femme le sache . Je me levais donc bien avant elle, pour boire ma 8,6 qui arrêtait mes tremblements. Lorsqu’elle se levait, je faisais semblant de manger un demi biscuit.
        Après une semaine j’étais content de moi et ma femme était très fière et confiante…Philippe est guéris…
        Après ma sortie, je suis resté abstinent 3 jours …Mon épouse est tombée de haut et moi je comprenais rien, je n’avais bu que quelques bières avec des copains, 3 jours après j’étais repartis a cacher mes 8,6…Bien des galères me sont arrivées (renverser une petite à vélo, Embrouilles diverse ….)
        Jusqu’au jour où je me suis fais arrêter sur la route pour un contrôle d’alcoolémie, il y avait ma femme et mes deux enfants dans la voiture. Je me suis retrouvé entre deux gendarmes devant mes enfants, je me suis retourné avant de rentrer dans la camionnette, j’ai vu mon fils me regarder…..Et là je me suis dis : Regarde toi Philippe, toi qui a toujours raison, toi qui dis laissez moi faire, vous avez tord…..et voila ou tu te retrouve …….
        Ce jour là j’ai déposé mes valise, épuisé, et j’ai décidé de me faire aider….J’ai poussé la porte d’une association…

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          #64
          Re : Mon parcours....

          Envoyé par Thelaafman
          Voilà , je me suis amusé a écrire mon parcours dans l'alcool , si des personnes peuvent se reconnaitre , en espèrant que cela puisse servir à quelqu'un....
          Bien sûr c'est presque 20 ans de ma vie et j'ai passé volontairement beaucoup de détails ..

          Si il y a des réponses a ce poste , ne cliquez pas sur répondre pour ne pas afficher mon écris qui est assez long ...

          Ne regardez pas non plus l'ortographe , car c'est mon coeur qui écris et lui n'y connais rien en ortographe


          Témoignage



          Vers 15 Ans, je jouais comme gardien de but de handball et un jour étant en avance à un match, je suis entré dans un café avec des copains pour faire une partie de baby foot et là, j’ai fais comme tout le monde, j’ai bu une bière.
          Lors du match, mes coéquipiers m’on dis que j’avais fais une très belle partie.
          Rapidement je me suis dis : peut être que la bière y étais pour quelque chose.
          De ce jour là, avant chaque match, je m’arrêtais au café pour boire 1 bière.
          Les années passant, je sortais le samedi soir en discothèque avec des copains qui buvaient et je faisais comme eux, et pour m’affranchir, cela m’arrangeais. Mais je ne buvais pas chez mes parents, seulement lors de mes sorties.

          Puis viens le jour de mon mariage. Et là je me suis dis : Ca y’es Philippe, je suis maintenant autonome , plus de papa ni de maman derrière moi, Je vais enfin pouvoir faire « comme tout le monde », boire un verre de vin en mangeant et un apéritif le soir en rentrant du travail .
          Ce que j’ai fais pendant plusieurs années, et tout doucement les doses ont augmentées sans que j’y prête attention. Au fils des années, je buvais 1 apéritif le midi et un au soir, et lors des repas j’étais plus près des 3 verres de vin. Un jour, mon épouse m’en a fais la remarque, et j’étais un peu d’accord avec elle. Je lui est dis que j’allais revenir aux doses du début de mariage. Ce que j’ai fais pendant un certains temps, mais doucement, sans m’en rendre compte, les doses augmentaient. Mes promesses de ralentire ma consommation ont étés multiples

          Un jour, mon épouse, a été un peu plus loin en me disant que ma consommation augmentait, que j’avais l’air de ne plus pouvoir m’en passer, etc…..Ces réflexions m’ont énervées, car elle insinuait que j’étais dépendant et peut être alcoolique.
          J’ai donc voulu lui prouver qu’elle avait tord, et que je pouvais m’arrêter quand je voulais.
          Je lui donc dis « Tu verras que tu te trompe, Demain, j’arrête »
          Ce qui m’a permis de m’en prendre une bonne le soir même. Elle ne pouvait rien me dire, car le lendemain j’arrêtais.

          Le lendemain matin ça allais, mais l’après midi, je perdais cette envie d’arrêter, je me disais : ce n’est pas ma femme qui va me dire ce que je dois faire. J’ai quand même le droit de faire ce que je veux, mes copains boivent l’apéritif eux …
          J’ai donc pris l’habitude de suivre quelques collègues de boulot, au café après ma journée de travail. En rentrant à la maison, mon épouse me disais « toi, tu as bu » ce que je niais bien évidemment. Mais elle ne semblait pas convaincue. Pourtant je ne buvais que quelques bières, et j’étais sûr que cela ne se voyait pas. Je pris l’habitude avec le temps de m’arrêter au café aussi avant d’arriver à mon travail.
          Par contre j’étais coincé le dimanche et mon jour de repos, ou là je pouvais m’absenter une fois pour acheter des cigarettes mais c’est tout, car je devais souvent garder ma fille pendant que ma femme faisait les courses. Je ne pouvais pas boire dans les bouteilles qui étaient dans le bar familial, car j’avais remarqué des petits traits sur les étiquettes.
          J’ai donc commencé a entrer de l’alcool en cachette et j’en mettais un peu partout. Le soir quand elle rentrait, en me regardant elle me disait régulièrement : « toi tu as bu » Ce que je niais encore. Voulant assouvir sa curiosité, elle a profitée de mon absence pour chercher dans la maison pour savoir …….Evidemment elle à trouvé quelques bouteilles bien cachées. Elle était fière à mon retour de montrer les trouvailles qu’elle avait posée sur la table de cuisine. Et elle me dit : « Et tu me dis que tu ne bois plus ? ». Et bien j’ai encore nié en disant que c’était certainement à l’ancien locataire, mais en tout cas ce n’était certainement pas à moi …..
          De toutes évidence, elle ne m’a pas crue….et depuis ce jour , l’ambiance à la maison étais extraordinaire.. Plus elle cherchait, plus elle trouvait, plus je m’énervais, et plus j’en achetais et plus j’en cachais….
          Après quelques temps je ne pensais plus qu’a cela, nuit et jour .. non pas seulement boire, mais aussi préparer mes lendemain..
          Comment en rentrer de nouveau, comment les ressortir car c’étais tout un art. Je n’avais plus le privilège de sortir les poubelles, mon épouse se faisait un plaisir de les sortir elle même, en n’oubliant pas de les secouer tout le long du trajet. C’est pour cette raison que j’ai arrêté les bouteilles, je me suis mis aux boites de bières ( 8,6 ) plus petites ( 50cls) et une fois vide, je sautais dessus pour en faire une galette, qui entrais dans mes chaussures . En allant au travail, je les jetais par la fenêtre de ma voiture. Et en plus la taille d’une 8,6 était pour moi plus intéressantes, car plus facile à cacher. Avec le temps la nuit était aussi pour réfléchir comment faire pour en acheter et avec quoi… Je n’avais plus d’argent, et ma femme gardait sur elle en permanence l’argent, le carnet de chèque, la carte bleu, Elle dormait avec tout cela sous sont oreiller …..Cela n’a rien empêché, j’ai toujours trouvé une solution…Je savais ou me faire inviter, je connaissais beaucoup de cafés qui acceptaient les ardoises.. L’épicerie du coin me faisais aussi crédit..
          Elle n’en pouvais plus car les finances étaient dans le rouge, et l’ambiance à la maison était plus qu’électrique.
          Elle à demandé de l’aide a ses parents, qui me faisaient la morale, un jour, mon beau frère et ma sœur ont fais une descente chez moi pour me raisonner ….je les ai tous envoyés balader en leur disant qu’ils n’avaient pas a se mêler de ma vie ….

          Jusqu’au jour ou un samedi après midi, mon directeur au boulot, me convoquas dans son bureau, et il me dis : Philippe, tu n’a pas l’air bien, tu est bizarre, tu parle dôle…..J’avais mon excuse toute préparée, je lui répondis que je prenais des médicaments car j’avais des problèmes dans mon couple. J’ai eu de la chance qu’il ne convoque pas la médecine du travail ( j’ai appris plus tard qu’il aurais pus le faire.. Tout ce qu’il m’a dis, c’est: Philippe rentre chez toi, prends le temps qu’il te faut, mais tu ne reviens que quand tu sera bien.
          J’ai reçus quelques jours plus tard une lettre d’avertissement pour soupçons d’état d’ébriété sur mon lieu de travail.
          Je commençais a en avoir marre d’avoir tout le monde sur mon dos..Femme, famille, directeur…J’ai donc décidé d’aller voir un alcoologue, car évidemment je savais que j’avais un problème avec l’alcool. Savoir boire une 8,6 le temps que ma femme va faire pipi ( chewing gum compris ) ce n’étais pas très normal ….
          Je lui est demandé de m’envoyer à l’hôpital pour me reposer et me permettre de me calmer .Je suis donc rentré à l’hôpital au service alcoologie, ou là….j’était tranquille ….j’ai réappris a me laver, et oui, la salle de bains était pour moi un endroit de rêve ou je pouvais m’enfermer à clef, mais c’étais pas spécialement pour me laver …J’ai aussi réappris à déjeuner …Car le matin je ne pouvais pas prendre ma tasse de café sans trembler ..mais ça l ne fallais pas que me femme le sache . Je me levais donc bien avant elle, pour boire ma 8,6 qui arrêtait mes tremblements. Lorsqu’elle se levait, je faisais semblant de manger un demi biscuit.
          Après une semaine j’étais content de moi et ma femme était très fière et confiante…Philippe est guéris…
          Après ma sortie, je suis resté abstinent 3 jours …Mon épouse est tombée de haut et moi je comprenais rien, je n’avais bu que quelques bières avec des copains, 3 jours après j’étais repartis a cacher mes 8,6…Bien des galères me sont arrivées (renverser une petite à vélo, Embrouilles diverse ….)
          Jusqu’au jour où je me suis fais arrêter sur la route pour un contrôle d’alcoolémie, il y avait ma femme et mes deux enfants dans la voiture. Je me suis retrouvé entre deux gendarmes devant mes enfants, je me suis retourné avant de rentrer dans la camionnette, j’ai vu mon fils me regarder…..Et là je me suis dis : Regarde toi Philippe, toi qui a toujours raison, toi qui dis laissez moi faire, vous avez tord…..et voila ou tu te retrouve …….
          Ce jour là j’ai déposé mes valise, épuisé, et j’ai décidé de me faire aider….J’ai poussé la porte d’une association…
          bravo à toi, je viens de te lire même si ton témoignage date de loin, j'aimerai tant que mon fils qui est tout jeune puisse le lire, il a 21 ans et je sais très bien qu'il est dépendant voir alcoolique, je lui ai dit de venir sur le forum et de lire le forum sur l'alcool, mais il ne veut pas, je lui ai dit que pourtant ça pourrait lui ouvrir les yeux et qu'il pourrait se retrouver dans certains témoignages, mais je crois surtout qu'il a la trouille de s'avouer "alcoolique"

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            #65
            Re : Mon parcours....

            Envoyé par christana
            je crois surtout qu'il a la trouille de s'avouer "alcoolique"
            La vraie peur c'est d'imaginer devoir ne plus boire.
            Car l'alcool est un produit qui aide (au début) à supporter d'autres trux.

            Se priver d'alcool c'est pas éliminer un problème: c'est éliminer une solution qui cache les vrais problèmes.

            D'où la trouille.

            Commentaire


              #66
              Re : Mon parcours....

              Envoyé par Thelaafman
              Voilà , je me suis amusé a écrire mon parcours dans l'alcool , si des personnes peuvent se reconnaitre , en espèrant que cela puisse servir à quelqu'un....
              Bien sûr c'est presque 20 ans de ma vie et j'ai passé volontairement beaucoup de détails ..

              Si il y a des réponses a ce poste , ne cliquez pas sur répondre pour ne pas afficher mon écris qui est assez long ...

              Ne regardez pas non plus l'ortographe , car c'est mon coeur qui écris et lui n'y connais rien en ortographe


              Témoignage



              Vers 15 Ans, je jouais comme gardien de but de handball et un jour étant en avance à un match, je suis entré dans un café avec des copains pour faire une partie de baby foot et là, j’ai fais comme tout le monde, j’ai bu une bière.
              Lors du match, mes coéquipiers m’on dis que j’avais fais une très belle partie.
              Rapidement je me suis dis : peut être que la bière y étais pour quelque chose.
              De ce jour là, avant chaque match, je m’arrêtais au café pour boire 1 bière.
              Les années passant, je sortais le samedi soir en discothèque avec des copains qui buvaient et je faisais comme eux, et pour m’affranchir, cela m’arrangeais. Mais je ne buvais pas chez mes parents, seulement lors de mes sorties.

              Puis viens le jour de mon mariage. Et là je me suis dis : Ca y’es Philippe, je suis maintenant autonome , plus de papa ni de maman derrière moi, Je vais enfin pouvoir faire « comme tout le monde », boire un verre de vin en mangeant et un apéritif le soir en rentrant du travail .
              Ce que j’ai fais pendant plusieurs années, et tout doucement les doses ont augmentées sans que j’y prête attention. Au fils des années, je buvais 1 apéritif le midi et un au soir, et lors des repas j’étais plus près des 3 verres de vin. Un jour, mon épouse m’en a fais la remarque, et j’étais un peu d’accord avec elle. Je lui est dis que j’allais revenir aux doses du début de mariage. Ce que j’ai fais pendant un certains temps, mais doucement, sans m’en rendre compte, les doses augmentaient. Mes promesses de ralentire ma consommation ont étés multiples

              Un jour, mon épouse, a été un peu plus loin en me disant que ma consommation augmentait, que j’avais l’air de ne plus pouvoir m’en passer, etc…..Ces réflexions m’ont énervées, car elle insinuait que j’étais dépendant et peut être alcoolique.
              J’ai donc voulu lui prouver qu’elle avait tord, et que je pouvais m’arrêter quand je voulais.
              Je lui donc dis « Tu verras que tu te trompe, Demain, j’arrête »
              Ce qui m’a permis de m’en prendre une bonne le soir même. Elle ne pouvait rien me dire, car le lendemain j’arrêtais.

              Le lendemain matin ça allais, mais l’après midi, je perdais cette envie d’arrêter, je me disais : ce n’est pas ma femme qui va me dire ce que je dois faire. J’ai quand même le droit de faire ce que je veux, mes copains boivent l’apéritif eux …
              J’ai donc pris l’habitude de suivre quelques collègues de boulot, au café après ma journée de travail. En rentrant à la maison, mon épouse me disais « toi, tu as bu » ce que je niais bien évidemment. Mais elle ne semblait pas convaincue. Pourtant je ne buvais que quelques bières, et j’étais sûr que cela ne se voyait pas. Je pris l’habitude avec le temps de m’arrêter au café aussi avant d’arriver à mon travail.
              Par contre j’étais coincé le dimanche et mon jour de repos, ou là je pouvais m’absenter une fois pour acheter des cigarettes mais c’est tout, car je devais souvent garder ma fille pendant que ma femme faisait les courses. Je ne pouvais pas boire dans les bouteilles qui étaient dans le bar familial, car j’avais remarqué des petits traits sur les étiquettes.
              J’ai donc commencé a entrer de l’alcool en cachette et j’en mettais un peu partout. Le soir quand elle rentrait, en me regardant elle me disait régulièrement : « toi tu as bu » Ce que je niais encore. Voulant assouvir sa curiosité, elle a profitée de mon absence pour chercher dans la maison pour savoir …….Evidemment elle à trouvé quelques bouteilles bien cachées. Elle était fière à mon retour de montrer les trouvailles qu’elle avait posée sur la table de cuisine. Et elle me dit : « Et tu me dis que tu ne bois plus ? ». Et bien j’ai encore nié en disant que c’était certainement à l’ancien locataire, mais en tout cas ce n’était certainement pas à moi …..
              De toutes évidence, elle ne m’a pas crue….et depuis ce jour , l’ambiance à la maison étais extraordinaire.. Plus elle cherchait, plus elle trouvait, plus je m’énervais, et plus j’en achetais et plus j’en cachais….
              Après quelques temps je ne pensais plus qu’a cela, nuit et jour .. non pas seulement boire, mais aussi préparer mes lendemain..
              Comment en rentrer de nouveau, comment les ressortir car c’étais tout un art. Je n’avais plus le privilège de sortir les poubelles, mon épouse se faisait un plaisir de les sortir elle même, en n’oubliant pas de les secouer tout le long du trajet. C’est pour cette raison que j’ai arrêté les bouteilles, je me suis mis aux boites de bières ( 8,6 ) plus petites ( 50cls) et une fois vide, je sautais dessus pour en faire une galette, qui entrais dans mes chaussures . En allant au travail, je les jetais par la fenêtre de ma voiture. Et en plus la taille d’une 8,6 était pour moi plus intéressantes, car plus facile à cacher. Avec le temps la nuit était aussi pour réfléchir comment faire pour en acheter et avec quoi… Je n’avais plus d’argent, et ma femme gardait sur elle en permanence l’argent, le carnet de chèque, la carte bleu, Elle dormait avec tout cela sous sont oreiller …..Cela n’a rien empêché, j’ai toujours trouvé une solution…Je savais ou me faire inviter, je connaissais beaucoup de cafés qui acceptaient les ardoises.. L’épicerie du coin me faisais aussi crédit..
              Elle n’en pouvais plus car les finances étaient dans le rouge, et l’ambiance à la maison était plus qu’électrique.
              Elle à demandé de l’aide a ses parents, qui me faisaient la morale, un jour, mon beau frère et ma sœur ont fais une descente chez moi pour me raisonner ….je les ai tous envoyés balader en leur disant qu’ils n’avaient pas a se mêler de ma vie ….

              Jusqu’au jour ou un samedi après midi, mon directeur au boulot, me convoquas dans son bureau, et il me dis : Philippe, tu n’a pas l’air bien, tu est bizarre, tu parle dôle…..J’avais mon excuse toute préparée, je lui répondis que je prenais des médicaments car j’avais des problèmes dans mon couple. J’ai eu de la chance qu’il ne convoque pas la médecine du travail ( j’ai appris plus tard qu’il aurais pus le faire.. Tout ce qu’il m’a dis, c’est: Philippe rentre chez toi, prends le temps qu’il te faut, mais tu ne reviens que quand tu sera bien.
              J’ai reçus quelques jours plus tard une lettre d’avertissement pour soupçons d’état d’ébriété sur mon lieu de travail.
              Je commençais a en avoir marre d’avoir tout le monde sur mon dos..Femme, famille, directeur…J’ai donc décidé d’aller voir un alcoologue, car évidemment je savais que j’avais un problème avec l’alcool. Savoir boire une 8,6 le temps que ma femme va faire pipi ( chewing gum compris ) ce n’étais pas très normal ….
              Je lui est demandé de m’envoyer à l’hôpital pour me reposer et me permettre de me calmer .Je suis donc rentré à l’hôpital au service alcoologie, ou là….j’était tranquille ….j’ai réappris a me laver, et oui, la salle de bains était pour moi un endroit de rêve ou je pouvais m’enfermer à clef, mais c’étais pas spécialement pour me laver …J’ai aussi réappris à déjeuner …Car le matin je ne pouvais pas prendre ma tasse de café sans trembler ..mais ça l ne fallais pas que me femme le sache . Je me levais donc bien avant elle, pour boire ma 8,6 qui arrêtait mes tremblements. Lorsqu’elle se levait, je faisais semblant de manger un demi biscuit.
              Après une semaine j’étais content de moi et ma femme était très fière et confiante…Philippe est guéris…
              Après ma sortie, je suis resté abstinent 3 jours …Mon épouse est tombée de haut et moi je comprenais rien, je n’avais bu que quelques bières avec des copains, 3 jours après j’étais repartis a cacher mes 8,6…Bien des galères me sont arrivées (renverser une petite à vélo, Embrouilles diverse ….)
              Jusqu’au jour où je me suis fais arrêter sur la route pour un contrôle d’alcoolémie, il y avait ma femme et mes deux enfants dans la voiture. Je me suis retrouvé entre deux gendarmes devant mes enfants, je me suis retourné avant de rentrer dans la camionnette, j’ai vu mon fils me regarder…..Et là je me suis dis : Regarde toi Philippe, toi qui a toujours raison, toi qui dis laissez moi faire, vous avez tord…..et voila ou tu te retrouve …….
              Ce jour là j’ai déposé mes valise, épuisé, et j’ai décidé de me faire aider….J’ai poussé la porte d’une association…


              Merci Phillippe pour ce témoignage ! Merci...

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                #67
                Re : Mon parcours....

                Quel parcours, quel courage de l'écrire BRAVO ! ; je ne viens pas souvent, j'estime "en être sortie" mais en est-on vraiment sorti ? je profite de ton post pour remercier tous les membres qui m'ont aidée.

                Je me consacre à mon élevage de Golden Retriever ; j'en ai 4, dont la dernière à 3 mois 1/2 ; je vais aux cours d'éducation avec elle ; je vais faire une exposition avec elle à ses 6 mois - en décembre - ma vie a changée sans alcool et avec un but (chacun le sien).

                Je lis parfois le forum.

                Au quotidien, j'essaie d'aider certains amis/ies mais c'est dur quand on est en face de quelqu'un qui est dans déni.

                C'est vrai qu'il y a longtemps que je n'ai pas écrit ; ai-je tort ? Ce n'est pas parce que je pense être bien maintenant que le pire puisse arriver.

                Bravo encore à toi. Quand je serai prête, je raconterai mon histoire (enfin, la suite) ; là je me suis éloignée volontairement - c'était mon refuge.

                Mes amis, depuis 2007, ne sont plus là - même si j'ai gardé des contacts perso avec certains d'entre eux.

                Bien amicalement.
                Dernière modification par gigi76, 31/08/2012, 17h43.

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                  #68
                  Re : Mon parcours....

                  Bonjour Gigi ,

                  Aider les autres , c'est bien ......mais attention ne pas se laisser entrainer dans leur déni .....

                  Par contre aider les autre en s'aidant soit même , c'est ce que je continu de faire , en MAB et milieu hospitalier . Rencontrer des personnes qui veulent s'en sortir m'aide moi à ne pas oublier . C'est ma thérapie , même après 12 ans d'abstinence

                  Je leurs parle de mon expérience , mon vécu et c'est tout ..... Si ca leur donnent envie d'essayer c'est très bien , sinon ...b'hein tampis .
                  Philippe

                  Mon parcours

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                    #69
                    Re : Mon parcours....

                    Oui, Philippe, je suis d'accord avec toi ; j'ai manqué de replonger pour avoir essayé d'aider une amie, mais mon époux m'a dit Stop ; tu t'occupes de toi d'abord et quand tu iras bien tu t'occuperas des autres. Je parle de ça il y a environ 4 ans. Puis j'ai "découvert" que le mari d'une amie (on se reconnait, n'est-ce pas) était alcoolique, j'ai beaucoup parlé avec elle, mais son son mari est dans le déni ... et il cache bien !

                    Quant à moi, je vais bien, le choc de la disparition d'Osiris (Denis), alors que j'étais déjà clean, m'a fait un autre déclic (si tu te souviens de lui). Il était Normand, comme moi d'adoption, ses parents habitent à 40 km de chez moi.

                    C'est en partie grâce à lui que j'ai fait une cure et qu'ensuite je me suis trouvé une passion (que j'avais déjà) les chiens ; mais maintenant en tant qu'éleveuse, depuis 2008.

                    L'élevage a été ma "bouée de sauvetage" ma thérapie en quelque sorte.

                    C'est bien ce que tu fais, mais je ne pense pas être suffisamment forte pour faire la même chose ; 5 ans d'abstinence, dont les 2 premières années en yoyo ; je sais que je suis encore fragile - c'est pourquoi j'ai laissé tombé le forum pour ne pas me "regarder dans le miroir" et c'est dur ; on a besoin d'aide, mais en même temps on la refuse. C'est paradoxale.

                    Comme déjà dit je pense m'en être sortie, mais un rien peut tout compromettre et c'est là où je dois être forte. Je le suis, avec l'aide de mon époux, de mes chiens, de mes chiots, des cours d'éducation pour ma petite dernière que j'ai appelé Hope (espoir en français - mais c'est l'année des H en France) donc j'ai trouvé ce prénom approprié.

                    En fait, si je ne suis plus là, c'est parce que j'ai peur. Peur qu'en aidant les autres avec mon vécu, en lisant leur détresse, je me blesse moi-même.

                    J'ai déjà fait beaucoup pour moi-même (c'est probablement égoïste) mais comment expliquer ... je lis parfois le forum, mais je ne me donne pas le droit de donner des conseils , j'aurai l'impression de revenir 7 ans en arrière. Date de ma 1ère inscription.

                    Le forum, toi et les membres m'avaient beaucoup aidée ; j'ai gardé - si je puis dire - 2 amis ; un français et un canadien ; et comme je suis insomniaque, avec le décalage horaire, j'appelle mon ami au Canada ; car même si je vais bien, j'ai des angoisses et qui puis-je appeler tard ? quelqu'un avec 7 ou 8 heures de décalage horaire (mais c'est le lot à la maison avec un époux américain qui parle en pleine nuit avec ses amis) pour la petite histoire - en fait j'ai 2 amis au Canada, un ancien d'atout, et un éleveur de Golden Retriever (race que j'élève).

                    Désolée pour la longueur ; J'espère aider, je sais d'où je viens , mais suis-je capable d'aider comme tu le fait. Je vais réfléchir.

                    Merci à ceux qui on lu, je vous soutien dans votre démarche ; ce n'est pas simple, mais le fait que vous soyez là prouve que vous voulez vous en sortir.

                    On peut y arriver.

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                      #70
                      Re : Mon parcours....

                      Envoyé par gigi76
                      Merci à ceux qui on lu, je vous soutien dans votre démarche ; ce n'est pas simple, mais le fait que vous soyez là prouve que vous voulez vous en sortir.

                      On peut y arriver.

                      un petit passage pour te faire un coucou Gigi quand le lis 7 ans, c'est a ce moment que je suis arrivée ici et je suis heureuse de lire que tout va bien et que ta passion des goldens t'apporte le bonheur et la meilleur raison de continuer sur ce chemin .Je crois que c'est ce qui a aider aussi mon fils la passion de son métier avec l'alcool rien n'était possible sans tout est possible suffit de s'en donner les moyens.

                      Il ne faut jamais perdre espoir

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                        #71
                        Re : Mon parcours....

                        Bonjour Philippe,


                        J ai lu ton temoignage il y a quelques mois.


                        La claque pour moi..... J' l' ai meme imprimé.

                        Bonne continuation a toi, super
                        Aller trop à fond dans une direction peut nous amener à son contraire. (au hasard du net)

                        A trop vouloir se mettre de chaines, on finit par etre esclave de soi-meme.

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                          #72
                          Re : Mon parcours....

                          Envoyé par gigi76

                          Quant à moi, je vais bien, le choc de la disparition d'Osiris (Denis),
                          On peut y arriver.
                          Mince !!!! Non je n'étais pas au courant !!!
                          Philippe

                          Mon parcours

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                            #73
                            Re : Mon parcours....

                            Envoyé par batguibas
                            Bonjour Philippe,


                            J ai lu ton temoignage il y a quelques mois.


                            La claque pour moi..... J' l' ai meme imprimé.

                            Bonne continuation a toi, super
                            Bonjour batguibas ,

                            Je l'ai laissé volontairement en ligne , si il te sert , j'ai donc bien fait
                            Philippe

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                              #74
                              Re : Mon parcours....

                              Envoyé par Thelaafman
                              ,

                              Je l'ai laissé volontairement en ligne , j'ai donc bien fait
                              Bonjour

                              Et Merci de ton témoignage il me "parle" beaucoup également je m'y retrouve dans pas mal de choses ....Hélas mais aussi Tant mieux

                              Cordialement
                              Ce n'est pas une page qui se tourne mais un livre qui se ferme...

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                                #75
                                Re : Mon parcours....

                                Bonjour,

                                Merci Jo de m'avoir fait un coucou, je t'en suis reconnaissante. Sache que tout est possible dans la vie une fois qu'on a accepté "notre problème" qui est en fait une maladie et que peu de personnes comprennent.

                                J'espère sincèrement que ton fils ira de mieux en mieux ; avec un but dans la vie on oublie l'alcool. Quand une de mes chiennes fait une portée c'est un miracle, une joie, un bonheur indescriptible et là, je t'assure aucun verre ne saurait me donner autant.

                                Mais je me dois de rester vigilante, je me suis construit une espèce de carapace dans laquelle je me réfugie, surtout quand des amis nous invitent pour l'apéritif, je dis simplement : non merci (à un alcool) je préfère le jus d'orange (ou autre).

                                @ Philippe : effectivement Denis (Osiris) après beaucoup de problèmes au travail, congé pour maladie et autres problèmes personnels il avait replongé - lui qui était si fort - je l'avais rencontré à notre repas de 2007 à Paris et il m'avait raccompagnée en Normandie car il allait chez ses parents - mais c'est lui qui m'a soutenue "à bout de bras" pour aller faire ma cure. C'était un super chic type.

                                Je ne sais plus exactement quand il est décédé ; 4 ans peut-être, mais j'avais à l'époque ouvert un topic pour informer les membres.

                                Il m'appelait régulièrement pour savoir comment j'allais dans l'abstinence et sans appel de sa part pendant plusieurs semaines j'ai téléphoné sur son portable, sur son fixe. Tout était coupé. J'ai alors appelé ses parents (que je ne connaissais pas, mais facile à trouver) et là j'ai appris la mauvaise nouvelle. Ça a vraiment été un choc pour moi. Il était abstinent depuis plusieurs années, et d'un coup sa vie a basculée.

                                Je pense souvent à lui, il est décédé au début du mois de septembre.

                                Courage à vous tous; J'essaierai de venir quelque fois, mais je ne promets rien. Tenez le coup !

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