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Le mur du çon

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    #16
    Re : Le mur du çon

    Un nouveau nominé : Denis Jacquat, qui a déclaré en séance à l'Assemblée
    "Nous sommes un certain nombre d’élus à demander la suppression de l’article 46. Le visiteur médical est un vecteur d’information indispensable, qui contribue au bon usage du médicament ainsi qu’au suivi de pharmacovigilance, en permettant un entretien individuel efficace avec les prescripteurs pour une plus grande sécurité des patients, la spécificité de prescription et d’administration, le bon usage du médicament, la connaissance des effets secondaires et le signalement de pharmacovigilance.

    Cet article va à l’encontre d’une visite médicale de qualité et détériorera la qualité sanitaire du médicament, car il reprend la visite médicale collective dans les établissements hospitaliers sans les restrictions votées par l’Assemblée nationale en décembre 2011, et il oblige les établissements à faire figurer cette mesure dans leur règlement intérieur. Après de longues discussions, nous étions parvenus à une situation satisfaisante, et je pense qu’il faut en rester là."

    Il avait déjà fait parler de lui à propos de l'éducation thérapeutique.
    http://www.atoute.org/n/article/educ...u-patient.html

    Au moins, on sait pour qui il "roule".

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      #17
      Re : Le mur du çon

      Le Dr Marc Espié a largement mérité de revenir dans ce florilège pour ce texte http://afacs.fr/images/espie%20mammo73.pdf archive

      Extrait :



      C'est assez effarant d'occuper la fonction qui est la sienne et de méconnaître une notion aussi élémentaire que le surdiagnostic.

      Le surdiagnostic consiste à diagnostiquer un cancer face à quelque chose qui n'est pas un cancer. C'est fréquent et c'est en effet tout le problème du dépistage.

      Ensuite, la régression spontanée des petites lésions cancéreuses est un phénomène parfaitement connu, et il est heureux qu'il existe car nous passons notre temps à fabriquer des cellules cancéreuses.

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        #18
        Re : Le mur du çon

        Reprise du mur du çon avec un superbe spécimen dans Marianne du 11/5.

        Ce n'est pas la première fois que Clotilde Cadu écrit des énormités, mais là, on touche le fond. Je me permets de lui rappeler que le travail de journaliste consiste à vérifier ses infos et à confronter les points de vue.

        Il s'agit d'un dossier sur le problème des urgences.

        http://www.atoute.org/images/2013/ma...20urgences.jpg
        http://www.atoute.org/images/2013/ma...gences%202.jpg

        Il existe un constat incontournable : les urgences hospitalières des grandes villes sont débordées, notamment par des bricoles qui relèveraient de la médecine de ville. Leurs moyens en baisse ne leur donnent pas la possibilité de gérer correctement cet afflux d'urgences.

        A partir de ce constat, certains urgentistes accusent la médecine libérale d'être à l'origine du problème, et certains journalistes sont assez naïfs pour reproduire leurs propos sans prendre de recul.

        La réalité est un peu différente. Dans une ville comme Paris où travaille Patrick Pelloux, l'accès aux soins est simple jour et nuit. Il suffit de se rendre dans la salle d'attente d'un médecin généraliste qui reçoit sans rendez-vous ou d'aller dans un centre de santé. La nuit, SOS médecins et d'autres services d'urgences à domiciles fonctionnent sans problème. Peu de villes européennes disposent d'un système aussi efficace. Les anglais notamment sont toujours effarés par la disponibilité des médecins libéraux français.

        Le problème n'est donc pas dans une carence de la médecine libérale. Même les médecins généralistes qui travaillent sur RV reçoivent dans moins de 72 heures et gèrent les urgences dans leur clientèle (essayez d'avoir un RV à l'hôpital en moins de 15 jours)

        Le problème c'est que la gestion de l'urgence à l'hôpital, c'est à la fois ruineux et gratuit.

        C'est ruineux car cela coûte à l'assurance maladie environ 250 € par passage.

        C'est gratuit car le patient ne paye pas. Pour les précaires, c'est un avantage inestimable. Enfin, pour une marge importante de la population, le soin, c'est l'hôpital et rien d'autre, c'est dans leur culture.

        Les libéraux proposent depuis longtemps de créer des maisons de santé en face des hôpitaux pour délester les urgences des cas les plus bénins. Il sont prêts à le faire pour le quart du coût d'un passage aux urgences, soit 70 €

        Le problème, c'est que les urgentistes hospitaliers ne veulent pas entendre parler de cette solution. Certes, ils sont débordés, mais ces angines à 250 € constituent une manne financière dont ils ne veulent pas se priver. D'ailleurs, ils ne refusent pas les fausses urgences, ce qui serait le moyen le plus simple pour découragez cet afflux de patients.

        Certains hôpitaux payent des libéraux pour faire des vacations de médecine générale aux urgences pour une somme dérisoire. Le rendement de cette sous-traitance est colossal pour l'hôpital.

        Donc, Clotilde Cadu, vous n'avez eu qu'un des éléments du problème, et vous vous êtes fait enfumer comme une débutante.
        Dernière modification par d_dupagne, 20/05/2013, 18h13.

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          #19
          Re : Le mur du çon

          Je rappelle comme indiqué en début de discussion que ce fil est fermé aux commentaires pour conserver sa lisibilité, mais que ces derniers peuvent être postés ici

          Un petit retour sur près de 10 ans de mur du çon :
          - Pour ce qui est de la présence de l'industrie dans la formation des médecins, le scandale du Mediator est venu confirmer l'absurdité de cette "collaboration"
          - Toujours dans l'affaire Mediator, le journal Impact médecin a reconnu qu'il publiait des articles sous un faux nom pour le compte de Servier. On appréciera mieux l'éditorial d'Anne Prigent, quelques années auparavant
          - Gérard Kouchner, directeur du Quotidien du Médecin, à déclaré devant une commission sénatoriale qu'il n'avait pas parlé du livre d'Irène Frachon, car il n'avait pas de "rubrique des chiens écrasés". Les victimes ont apprécié, malgré ses excuses ultérieures.
          - La bibliothèque numérique francophone est toujours en gestation...
          Dernière modification par d_dupagne, 28/03/2015, 11h16.

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            #20
            Re : Le mur du çon

            Christian Jacquot, ancien membre de la commission d'autorisation de mise sur le marché des médicament, épinglé par Médiapart avec d'autres.

            "Ce que je peux vous dire, c’est que les conflits d’intérêts, ça ne veut rien dire. On n’est jamais en conflit avec ses intérêts."

            Merveilleuse définition involontaire, car le conflit d'intérêts naît justement chez ceux qui refusent d'être en conflit avec leurs propres intérêts, et négligent les intérêts d'autrui.

            Dit autrement : Christian Jacquot n'a pas compris que sa position à la commission d'AMM était surtout destinée à défendre les intérêts du public et non les siens.
            Dernière modification par d_dupagne, 28/03/2015, 14h41.

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              #21
              Re : Le mur du çon

              Un gros, un énorme, un colossal, fourni par mon ami JB

              J'ai espéré jusqu'à la fin de l'article un trait d'humour traduisant le deuxième degré, la dérision.

              Las, ce médecin parle au premier degré, il assène un nombre d'âneries invraisemblable. Et il est président d'un conseil de l'Ordre départemental !

              Ce président est à la déontologie médicale ce que BHL est à la philosophie.


              Source : Revue des médecins de la Gironde, n°56

              J'ai honte pour ma profession quand je lis des trucs pareils dans la bouche de quelqu'un qui a été élu par ses pairs.
              Dernière modification par d_dupagne, 10/07/2015, 22h32.

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