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Le mur du çon

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    Le mur du çon

    Bonjour,

    Le Canard Enchaîné gère une rubrique célèbre et redoutée, fondée sur un jeu de mot où une cédille occupe une place importante

    Cette discussion sera destinée à colliger les actions ou déclarations les plus "remarquables" concernant la médecine et la santé.

    Je serai seul à pouvoir y poster pour ne pas nuire à sa lisibilité. Une autre discussion, "commentaires sur le mur du çon" vous permettra de réagir ou de faire des suggestions.
    Dernière modification par d_dupagne, 26/03/2006, 14h07.

    #2
    Bernard Ortolan et la formation médicale continue

    Le Dr Bernard Ortolan est président du conseil qui gère la formation médicale post universitaire des médecins libéraux, dite également FMC (formation médicale continue)

    Du fait d'un financement majoritairement assuré par l'industrie pharmaceutique, de nombreuses voix s'élèvent pour stigmatiser une telle dérive qui comproment l'objectivité de la formation thérapeutique et donc des prescriptions des médecins.

    Or, interrogé par une mission sénatoriale sur le médicament, le Dr Ortolan fait preuve de ce que l'on pourrait appeler une "candeur" franchement indécente pour un haut responsable de la FMC :

    http://www.senat.fr/bulletin/2006031...ents.html#toc3

    Morceaux choisis :


    Mme Anne-Marie Payet, rapporteur, a interrogé M. Bernard Ortolan sur l'organisation actuelle de la formation médicale continue (FMC) et le rôle prépondérant des laboratoires en la matière. Elle a demandé quelles en sont les principales lacunes et si son mode de financement garantit son indépendance. Elle a enfin souhaité savoir comment le système peut être amélioré.
    M. Bernard Ortolan a rappelé que le médicament a ouvert la voie de la médecine moderne. La FMC doit donc être pragmatique et prendre en compte les nouvelles thérapeutiques présentées par les laboratoires.(...)
    Traduction du "pragmatisme" : accepter que la FMC soit financée par les labos en échange de la promotion de leurs nouveaux médicaments.

    La visite médicale est une source d'information régulière pour les médecins qui sont capables, à n'en pas douter, de distinguer l'information scientifique de la publicité.
    Surtout quand leur esprit critique est formé par l'industrie pharmaceutique


    M. Gilbert Barbier, président, s'est interrogé sur l'existence de formateurs compétents indépendants des laboratoires pharmaceutiques.
    M. Bernard Ortolan a estimé que l'indépendance absolue n'est ni possible, ni souhaitable. L'objectif des déclarations de liens d'intérêt n'est pas d'interdire à certains intervenants de participer à des actions de formation, mais de rendre le système plus transparent, comme tel est le cas pour les experts qui s'expriment dans la presse médicale.
    Remarque : Il n'y a actuellement aucune transparence pour les experts qui s'expriment dans la presse médicale, le plus souvent pour le compte d'un laboratoire pharmaceutique.


    M. François Autain s'est interrogé sur l'opportunité de financer exclusivement la FMC avec des fonds publics.
    M. Bernard Ortolan a estimé que les mutuelles pourraient effectivement participer au financement de la FMC aux côtés de l'Etat et de la Cnam. Il s'est, en revanche, déclaré hostile à un financeur unique, quel qu'il soit, de façon à préserver l'indépendance du système.
    En gros : mangeons à toutes les gamelles, c'est plus sûr.

    On se croirait dans le bâtiment dans les années 70 ou dans le financement des partis politiques dans les années 90.

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      #3
      Pierre Monod

      Pierre Monod est président de la conférence nationale des présidents d'URML. (les URMLs sont des machins assez vagues qui regroupent les médecins libéraux et dépensent leur argent dans des projets bizarres)

      Il a fait la déclaration suivante sur le site Egora (non accessible). Déclaration déjà ancienne mais que je gardais au chaud pour mon mur.

      Qu’il me soit permis au risque de paraître iconoclaste de m’élever avec force contre certains caciques puritains qui exigent le retrait des entreprises du médicament du financement des réunions de formation médicale continue. La promotion du médicament obéit à des règles claires, les industriels sont un acteur u même titre que le prescripteur, le financeur ou l’Etat. Notre dialogue doit être adulte, respectueux l’un de l’autre et donc constructif. La valorisation de la démarche qualité au travers de la visite médicale est également un enjeu et les URML au travers de la conférence nationale des présidents entend s’y atteler avec les entreprises du médicament (Leem). La visite médicale, vectrice d’une information validée fondée sur des référentiels scientifiques est un facteur de lutte contre l’isolement du médecin.
      Imaginez le même texte transposé :

      Le financement des déplacements des députés par l'industrie du bâtiment obéit à des règles claires. Ce partenariat fait appel à des avions solides et fiables. Il permet de lutter contre l'isolement des députés de province grâce aux ingénieurs commerciaux de Bouygues ou GTM qui leurs rendent régulièrement visite.

      J'ajoute, par expérience, que ce dernier paragraphe est bien sûr une invention, certains pourraient y croire. Le bâtiment est en avance sur la médecine.
      Dernière modification par d_dupagne, 22/05/2006, 09h13. Motif: orthographe

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        #4
        Jean-Noël Jeanneney réinvente le Minitel

        Tout le monde sait que Google, une des entreprises les plus géniales et innovantes du Web, a lancé une projet de numérisation de l'oeuvre écrite mondiale.

        Ce projet colossal, séduisant, bien conçu, devrait permettre au Net de franchir une nouvelle étape dans un de ses objectifs fondamentaux : la mise à disposition des savoirs pour le plus grand nombre.

        Cela rappelle furieusement la naissance du Net lui-même.

        France-Télécom décida en son temps de généraliser le Minitel, face à une technologie qu'elle ne maîtrisait pas et dont la gratuité était dérangeante. Ce produit archaïque a fait prendre à la France un grand retard qu'elle peine aujourd'hui à combler.

        De même, après que François Mitterrand ait décidé seul d'un projet pharaonique et fonctionnellement grotesque, la BNF nous rejoue "bébé tout seul" et résiste de toutes ses forces au projet de Google.

        Au terme de probables grenouillages politiques, nous accouchons de divers projets dont "La bibliothèque numérique francophone", sorte de machin plurinational dont le seul résultat sera sans doute de freiner la numérisation de l'oeuvre francophone par Google.

        Il est facile de prédire son avenir : après beaucoup de réunions, de voyages, de déclarations tonitruantes et d'argent dépensé, tout cela accouchera d'une souris compliquée et technologiquement dépassée. Pendant ce temps, le monde francophone ne pourra que constater le retard pris par l'indexation du fond francophone par Google, en l'absence de collaboration des bibliothécaires français.

        Entre 1997 et 2004 (la dernière présentation date de janvier 2004) La BNF a réussi a numériser en mode texte 1200 ouvrages (et 70000 en mode image). Il serait intéressant de rapporter le budget global du projet à chaque livre numérisé.

        Il aurait été plus simple et plus responsable de négocier avec Google, en demandant des garanties ou des options "francophones" en échange d'une collaboration active et efficace.

        Nous les français, sommes vraiment indécrottables.
        Dernière modification par d_dupagne, 08/05/2006, 19h35.

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          #5
          Gérard Kouchner

          Le frère de l'ancien ministre est aussi le directeur du Quotidien du Médecin.

          Suite au rapport sénatorial sur le médicament, qui met en évidence les liens de dépendance entre la presse médicale et l'industrie pharmaceutique, Gérard Kouchner nous en sort une magnifique :

          (...) La Presse Médicale est indépendante de l'Industrie pharmaceutique, comme l'atteste la Charte à laquelle adhèrent tous les membres du Syndicat. A ce titre, les experts qui y collaborent font état de leurs conflits d'intérêt éventuels. Chaque information médicale est sourcée, qu'il s'agisse des plus grandes revues médicales du monde ou d'un laboratoire pharmaceutique. La Presse Médicale constitue désormais le principal instrument de Formation Médicale Continue des médecins, qui y trouvent tout à la fois les informations objectives et crédibles qu'ils exigent.


          http://www.pharmaceutiques.com/archive/une/art_961.html

          En pratique :

          - La presse médicale est totalement dépendante des budgets de l'industrie, en dehors quelques rares revues de qualité. Totalement dépendante veut dire que ses abonnés ne peuvent la faire vivre.

          - Les experts cités ou interrogés par le QDM ne font quasiment jamais état de leurs conflits d'intérêts.

          - Beaucoup d'informations ne sont pas sourcées, ou citées comme "provenant d'une communication du laboratoire X" ce qui n'est pas une source digne de ce nom.

          - La presse médicale comme le QDM et autres tabloïds n'est ni objective ni crédible quand elle parle de médicaments du fait de sa dépendance vis-à-vis de ses principaux annonceurs.
          Dernière modification par d_dupagne, 20/06/2006, 22h52.

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            #6
            Impact Médecin et Anne Prigent

            Impact Médecin fait partie de la presse médicale gratuite, colorée et jetable financée essentiellement par l'industrie pharmaceutique. Les quelques abonnés servent d'alibi à un diffusion gratuite pour la majorité des prescripteurs.

            La publicité, outre les pages qui lui sont dédiées, transpire des articles rédigés sous l'oeil vigilant des annonceurs. Rien de très extraordinaire me direz vous.

            Certes, c'est du banal, et le reste de la presse tabloïd médicale est logé à la même enseigne.

            Mais dans un supplément au numéro 195 du 29 mars 2007, un éditorial franchit la limite du cynisme. Alors que ce numéro est dédié aux sites internet de l'industrie pharmaceutique, Anne Prigent écrit :

            "Cette nouvelle donne (Note : la recherche d'informations médicales par le patient) dans la relation médecin-patient demande également au médecin un investissement chronophage. C'est pourquoi la mise à disposition d'outils pour l'aider à éduquer le patient ne peut être que bénéfique.

            Que les laboratoires soient les principaux fournisseurs d'outils à destination du patient n'a rien d'étonnant. Ils sont experts dans les pathologies qui concernent leurs médicaments, possèdent les moyens humains et financiers pour proposer une information de qualité utile au malade et sont les interlocuteurs privilégiés du médecin. (...)

            N'en déplaise aux grincheux(1), entreprises du médicament et médecins forment un binôme efficace pour éduquer le patient et le rendre actif dans sa pathologie".
            Ainsi, alors que cette possibilité a été rejetée par les associations de patients elles-mêmes qui ont bien compris le risque qu'il y a à laisser un commerçant "éduquer" ses clients, Impact Médecin revient à la charge dans un numéro dédié à l'industrie pharmaceutique.

            Je suggère pour le prochain éditorial d'Anne Prigent :

            "Oui, Bouygues Télécom doit aider les enseignants à éduquer les enfants sur l'usage du téléphone portable !"

            Ou encore "C'est le CEA qui connaît le mieux l'atome, et qui est le mieux à même de former le public sur les dangers du nucléaire".

            Ou enfin "l'éducation sexuelle des enfants sera désormais assurée par des retraités qui ont le temps et l'expérience pour cette fonction. N'en déplaise aux grincheux qui notent que ces messieurs sont tous nus sous leur imperméable "

            1) Je note avec plaisir qu'à force de râler, on finit par être identifié
            http://www.formindep.org
            Dernière modification par d_dupagne, 30/03/2007, 13h29.

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              #7
              Caroline Braun, "technicien conseil à la CAF"

              Pour Caroline Braun, technicien conseil à la caisse d'allocation familiale, un médecin généraliste n'est pas capable de déterminer la date de début d'une grossesse :



              Source : Apima http://www.apima.org/img_bronner/gro...strasbourg.jpg
              Dernière modification par d_dupagne, 01/01/2008, 09h41.

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                #8
                Les gynécologues pour messieurs

                Voici une publicité pour un médicament à base de testostérone (hormone mâle) destiné à soigner les hommes qui en manquent (cela s'appelle de l'hypogonadisme masculin, les gonades mâles étant les testicules).



                Jusque là rien de spécial, en dehors de l'extraordinaire ressemblance entre l'auteur de ces lignes et le mannequin de la photo.

                Les indications de ce médicament sont précises :



                C'est la fin du texte qui devient ubuesque
                Ce médicament pour messieurs en panne de libido ne peut être prescrit initialement que par certains spécialistes (le but non avoué est d'éviter une prescription trop large par ces crétins de généralistes).

                Soit. Nous n'en sommes plus à une limitation de nos compétences diurnes près (la nuit, les spécialistes nous reconnaissent toutes les compétences).

                Parmi les spécialistes particulièrement au fait de ces problèmes d'hormones mâles et autorisés à les prescrire, nous trouvons logiquement les endocrinologues et les urologues.

                Mais nous trouvons aussi les gynécologues, que d'aucun pouvaient prendre naïvement pour des médecins pour dames :



                Nous avons donc là un médicament pour hommes dont la prescription, interdite aux généralistes, est autorisée aux médecins pour dames

                Je ne sais pas qui a pris cette décision, mais j'imagine que le repas qui précédait la réunion a dû être bien arrosé

                Je vois le gars sur la photo dans la salle d'attente du gynécologue au milieu du sourire moqueur des dames. Mieux, imaginez-le sur le dos, les pieds dans les étriers pendant qu'une frêle gynécologue lui soupèse les testicules

                A moins que...

                En consultation :
                - Patiente : "Docteur, mon mari ne me touche plus"
                - Gynéco : (le docteur regarde la dame de haut en bas et fait semblant de ne pas comprendre pourquoi) "Tartinez lui donc un peu de Fortigel dans le dos sous pretexte d'un massage, vous m'en direz des nouvelles une heure après. Mais attention ! Ne dépassez pas la dose prescrite" (sourire egrillard du gynéco)
                Dernière modification par d_dupagne, 04/02/2008, 04h58.

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                  #9
                  Re : Le mur du çon

                  La CSMF est le principal syndicat de médecins français.

                  Dans sa dernière newsletter, on peut lire :

                  MORT D'UNE IDEE REÇUE: LA VISITE MEDICALE N'INFLUENCE PAS LE VOLUME DE PRESCRIPTION DES GENERALISTES


                  Une étude du groupe CEGEDIM sur les médecins généralistes face à la visite médicale, sur un échantillon de 1000 médecins, montre que tous se prescrivent globalement de la même façon en nombre de produits par prescription et en montant d'ordonnance. Cette étude démontre que les médecins qui reçoivent davantage de visiteurs médicaux ne prescrivent pas différemment de ce qui en reçoivent peu ou pas.

                  Par contre, l'étude démontre que la visite aurait des effets positifs pour le patient puisque que « l'arsenal thérapeutique » des médecins recevant le nombre le plus élevé de visiteurs médicaux serait plus étendu de 20 % en moyenne mais également plus moderne, sans hausse du montant de l’addition de l'ordonnance.

                  Le médecin reste donc un prescripteur indépendant de la visite médicale qui ajuste sa prescription aux besoins des patients. C’est ce que ne cesse de dire la CSMF.
                  Outre l'absurdité du résultat face aux budgets énormes alloués par l'industrie à la visite médicale, on tiquera sur le fait que CEGEDIM est le principal partenaire marketing de l'industrie pharmaceutique.

                  Nous vivons une époque moderne
                  Dernière modification par d_dupagne, 31/01/2009, 19h21.

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                    #10
                    Mathias Matallah

                    Dans le bouquin Si nous ne faisons rien, nous ne pourrons plus nous soigner demain nous apprenons que les généralistes sont trop nombreux et incompétents et qu'il faut faire disparaître ces diplodocus.



                    Source http://www.espacegeneraliste.info/EG-Zapping-no-92

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                      #11
                      Re : Le mur du çon

                      Mur enfoncé cette semaine :

                      Roselyne Bachelot a reçu le grand prix de la communication publique :

                      http://www.acteurspublics.com/prix-communicants-publics-2009/laureats


                      Je pense qu'il est important de médiatiser le nom les membres du Jury qui ont commis cette forfaiture. Ils prouvent qu'il n'y a pas de limite à la veulerie dans tout ce qui gravite autour du politique.

                      Le Jury 2009

                      Chaque année, le jury, placé sous la présidence de Pierre-Marie Vidal, Directeur de la rédaction d'Acteurs publics, est constitué des lauréats de l'année précédente et de journalistes d'Acteurs publics :
                      • Martin Hirsch, Haut-Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté et à la Jeunesse
                      • Robert Ménard, Président d'honneur de Reporters Sans Frontières International
                      • Pierre Zémor, Président d'honneur de l'association Communication Publique et de la FEACP

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                        #12
                        Grippe A : le trébuchement de la médecine libérale, par Daniel Benamouzig et Frédéric

                        Un article du Monde, dans la rubrique "Opinions", certes, mais gratiné.

                        Ces chercheurs attribuent l'échec de la vaccination contre la grippe A à la médecine libérale. Il fallait oser.
                        http://www.lemonde.fr/opinions/artic...1435_3232.html

                        Loin d'être le seul fait de l'Etat, l'impossibilité d'une coordination en matière de santé publique est aussi imputable à l'organisation institutionnelle de la médecine de ville, quel que soit le dévouement personnel des médecins. Aussi y a-t-il quelque ironie à écouter aujourd'hui les représentants syndicaux de la médecine de ville les plus réfractaires à l'organisation coordonnée railler l'incurie de l'Etat, tout en demandant un dispositif de vaccination respectueux d'un strict libéralisme médical, moyennant une rémunération à l'acte décente en gage de bonne volonté !
                        Sans doute le citoyen et ses représentants doivent-ils aujourd'hui se montrer plus exigeants sur l'organisation des moyens sanitaires du pays, à commencer par l'organisation de la médecine de ville. Ils ont quelques raisons de se montrer étonnés d'un long dialogue de sourds, opportunément reconverti en sonnantes polémiques sitôt le danger passé.
                        Ces gens me font peur. Ils n'ont rien compris à la des/organisation http://www.atoute.org/n/article140.html

                        Ils sont infiniment plus dangereux qu'un Le Pen ou qu'un Sarkozy.

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                          #13
                          On prend les mêmes et on recommence

                          Une phrase extraordinaire de naïveté ou de cynisme, en pleine affaire Mediator

                          " La formation des médecins doit s'effectuer en collaboration avec les industriels qui créent les matériels et médicaments que nous utilisons. Comment pourrait-il en être autrement puisque ce sont eux qui connaissent le mieux les produits qu'ils développent ?"

                          Essayez de deviner qui l'a prononcée.

                          Indice : a monté une école de formation financée par l'industrie en court-circuitant le processus d'accréditation normal.

                          Source http://www.lesechos.fr/opinions/poin...ris-163524.php

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                            #14
                            Sophie Delong

                            Nominée pour sa question au gouvernement :

                            Mme Sophie Delong appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur le rapport de l'IGAS qui viserait à remettre en cause le métier de visiteur médical. Les visiteurs médicaux sont des vecteurs d'information indispensables et contribuent au bon usage des médicaments ainsi qu'au suivi de pharmacovigilance.

                            http://www.sophiedelong.fr/index.php/portrait
                            Médecin et femme de médecin.

                            Oser dire cela après le rapport de l'Igas et l'affaire Mediator, il ne faut pas avoir froid aux yeux, même à l'UMP.

                            La question complète :

                            Mme Sophie Delong appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur le rapport de l'IGAS qui viserait à remettre en cause le métier de visiteur médical. Les visiteurs médicaux sont des vecteurs d'information indispensables et contribuent au bon usage des médicaments ainsi qu'au suivi de pharmacovigilance. Une éventuelle suppression de cette profession inquiète fortement les professionnels de ce secteur. En effet, si la visite médicale est supprimée ce seront alors des dizaines de milliers d'emplois supplémentaires qui seront remis en cause: 108 000 emplois dans l'industrie pharmaceutique dont 17 000 visiteurs médicaux à ce jour en France, mais aussi tous les métiers associés, internes ou externes
                            Dernière modification par d_dupagne, 13/08/2011, 05h36.

                            Commentaire


                              #15
                              Re : Le mur du çon

                              Le Pr Espié est cité dans le Figaro santé à propos de la mammographie. Je peine à croire qu'il ait pu proférer les âneries suivantes.

                              http://bit.ly/zSrqBS
                              «Grâce à cette mesure, les médecins ont réussi à réduire le risque de décès pour ce cancer, d'environ 10% comparativement aux femmes qui échappent au dépistage standard. Il n'y a donc pas de raison de remettre en cause ce dépistage et ceux qui le font actuellement prennent des risques avec la vie des femmes. En effet, les détracteurs se basent sur le fait que la mammographie s'accompagne d'un risque de surdiagnostic et donc qu'un petit pourcentage de femmes est pris en charge à tort. C'est vrai. Mais qu'est-ce qui est le pire? Craindre un cancer du sein pour finalement s'apercevoir qu'il n'en est rien ou laisser évoluer un vrai cancer et enlever ses chances à une femme d'être traitée à temps?»


                              J'ai posté cette réaction sur le site :
                              Bonjour,

                              Les déclarations du Pr Espié sont surprenantes, a-t-il relu sa citation ? Il comparerait donc les femmes qui se sont prêtées au dépistage à celles qui ne l'ont pas pratiqué. Les étudiants en médecine apprennent très tôt que cette méthode de comparaison n'est pas valide : ces femmes sont différentes. Celles qui se prêtent au dépistage ont plus souvent une vie plus saine, elles fument moins et s'alimentent mieux. La différence de mortalité observée a donc peu de chances d'être due au seul dépistage.

                              Cela fait près d'un siècle que les épidémiologistes évitent de tirer des conclusions de ce genre d'observation. Au mieux, cela permet de former des hypothèses, qui seront testées par un protocole d'étude impliquant un tirage au sort des femmes pour obtenir deux groupes réellement comparables.

                              Quoi que l'on pense du dépistage par mammographie, si controversé, il faut faire attention de ne pas le justifier à l'aide d'arguments scientifiquement invalides, sous peine de risque de discréditer la communauté médicale scientifique tout entière.
                              Dernière modification par d_dupagne, 05/03/2012, 15h57.

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