Annonce

Réduire
Aucune annonce.

Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

Réduire
X
 
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

    Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

    Bonjour à tous,

    Je suis très intéressée de connaître l'avis des forumeux sur ce qui suit:
    En bref : comment peut-on concilier le fait dire que la dépendance à la cigarette est principalement psychologique après quelques jours d'élimination totale de la nicotine, et en même temps se sentir très aidé sur une longue période par un substitut purement chimique toujours à la nicotine. Cela me semble incompatible.

    Je cite ici une intervention de Yadja, sur le post de LMPO, pour illustrer ce que je voudrais expliquer (c'est moi qui ai souligné ou mis en gras):

    Envoyé par Yadja
    J'utilise, en plus d'un patch 7mg, des microtabs 2mg (à faire fondre sous la langue), parce que comme toi le machouillage lent des chewings gums m'énerve plus qu'autre chose.
    Envoyé par Yadja

    Je pense que je ne suis pas prete d'arreter ces microtabs qui m'aident énormément à ne plus fumer. Sans ça, je ne suis pas du tout certaine que j'aurai réussi à tenir 4 mois. Je n'en prend pas énormément, maxi 4 par jour.

    D'ici un mois j'arreterai les patchs, mais continuerai les microtabs. Puis, un mois plus tard, je tenterai d'abaisser ma consommation de microtabs.

    Je préfère passer par ce chemin là, plutot qu'arreter trop vite les substituts, car à chaque fois j'ai replongé à trois mois de défume. La dépendance psychologique est corriace, il faut faire et refaire plein de fois les choses sans fumer (voir des amis fumeurs, boire du café, la fin des repas etc), et je préfère etre bien habituée à faire tout ça sans clope avant d'arreter les microtabs.

    Je précise que tout ceci a été mis en place sur les conseils d'une tabacologue.



    Tout d'abord félicitations pour ton sevrage Yadja, ainsi qu'à LMPO qui a ouvert la discussion sur les gommes nicotiniques

    Je me suis permise de reprendre ton texte, Yadja, car il illustre très bien mon questionnement (et que des réflexions comme la tienne reviennent très souvent sur ce forum). Je n'ai évidemment aucune critique à faire sur ton texte intéressant, ce n'est pas du tout mon but, c'était juste un excellent exemple concret de ce qui me pose question depuis longtemps déjà.

    Voilà, je répète que je ne comprends pas très bien comment on peut parler des dépendances "Psychologiques" d'un côté, et d'un autre côté, être conscient du fait que pendant une assez longue période, les substituts "Nicotiniques" sont d'une aide considérable.

    J'ai déjà soulevé dans des posts précédemment ce qui me semble être une contradiction :
    Ou bien la dépendance a une forte composante physiologique, donc le corps (cerveau principalement) manque de nicotine bien plus longtemps (extrêmement plus longtempsà mes yeux ) que les fatidiques "48h ou 72h" que l'on donne comme moyenne pour l'élimination de la dite nicotine, et alors les substituts (qui ne sont QUE de la nicotine ou bien on nous cache qq ch!!) font un super job.

    Ou bien l'assuétude est principalement psychologique, gestuelle, comportementale (ce qui est dit et redit dans tous les ouvrages, et ici sur ce forum) et alors, un brave chwing-gum avec les petites saletés chimiques ordinaires qui s'y trouvent fera un aussi bon job que les comprimés Nicotabs (que j'ai pris),les gommes (que j'ai prises) les patches (que je me suis aussi collée en les divisant à la fin), les inhalateurs (que je n'ai pas essayés)...
    Et dans ce cas, si pas de dépendance à la nicotine passés les premiers jours, pourquoi diable prendre des substituts nicotiniques???

    QUID?

    Je suis super impatiente d'avoir vos avis sur cette question...



    Marcia

    #2
    Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

    Oui, j'ai oublié d'ajouter que ma question n'est nullement : est ce que les substituts nicotiniques sont utiles, ou bien efficaces, ni sont-ils des placebos etc...

    Ma question n'est pas non plus : faut-il remettre en question le dogme de la dépendance principalement psychologique à la cigarette.

    Non, ma question est "que faire de ce qui semble être une contradiction, sur le plan logique, telle que je l'explique dans mon post précédent"...

    Voilà

    Marcia

    Perso, je pense que les fameux substituts sont quasiment indipensables pour certains, mais... mais... leurs effets à long terme, bref on ne sait pas. J'ai vu passer sur ce forum des témoignages de gens accros après deux ans (aux gommes principalement)...

    Commentaire


      #3
      Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

      heu parce que ça défonce!!!! et que c'est bon!


      Sérieusement, j'en ai parlé dans un autre post, entre les patches et les pastilles ma dose quotidienne de nicotine durant mon sevrage était plus importante que pendant ma consommation.

      Et c'est parce qu'elle était très importante, que j'étais à la limite de l'overdose, que je m'en suis quasi rendue malade, que je n'ai pas fumé pendant les premières semaines, semaines qui m'ont servi à désaprendre (un peu) les gestes des fumeuses. (j'ai 30 ans de tabagisgme derrière moi).

      les substituts m'on servi physiquement et psycologiquement. perso, ces grosses doses de nicotine me donnaient un soulagement et un bien être indispensable lorsque j'étais limite du pétage de plombs.

      Je ne prends plus rien depuis deux jours mais je sais que je vais garder paendant longtemps des pastilles dans mon sac. Non pas pour soulager un manque physique que je n'ai plus, mais pour soulager, au cas où, un manque psy ou me procurer une détente psy en suçant de la nicotine.
      peut être que je neles prendrais jamais, mais ça me rassure d'en avoir dans mon sac, dans mes tiroirs, chez moi, au boulot, de même qu'avant j'avais des paquets de clopes partout.

      je dirais que le substitut est l'Objet de Transition. ET, pour moi, il a été, il est indispensable.

      je suis comme toi curieuse de lire ce que les autres afficionados des substituts vont écrire...

      Commentaire


        #4
        Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

        Hello Marcia

        Ben didonc c'est big brother par ici Non je déconne, je sens que le sujet que tu viens d'ouvrir va etre très intéressant à discuter.

        je te donne mon point de vue, personnel, et qui n'engage que moi et ma vision de la défume.

        Voilà comment je vois les choses.

        Ma tabacologue, ainsi que nombreux spécialistes sur la question, explique que pour se défaire de la dépendance psychologique au tabac, il faut faire et refaire 10 fois, 100 fois, 1000 fois ce qu'on faisait avant avec une clope au bec, mais cette fois sans fumer. Une rééducation du cerveau en somme.

        Un exemple concret : je pouvais passer des nuits entières à jouer au jeu vidéo en fumant clope sur clope et joint sur joint. Quand j'ai commencé ma défume, dès que j'ouvrais la console de jeu, j'étais prise de violentes envie de fumer. Normal, mon cerveau associait jouer et fumer. Alors, forte de mon information "faire et refaire 100 fois, 1000 fois", j'ai continué à jouer, sans fumer. Malgré les substituts (qui agissait donc sur ma dépendance physique) mes envies de fumer était ENORMES. Et puis, à force de passer des heures à jouer, mais sans fumer, mon cerveau a fini par ne plus associer les deux.

        Il n'en reste pas moins que ce travail de rééducation psychologique est long, et parfois douloureux. Associé au manque physique, qui est reel, c'est - toujours de mon point de vue perso - complètement intenable.

        je pense qu'en utilisant des substituts, je prolonge ma dépendance physique. Cependant, depuis les 4 mois où je les utilise, je travaille à ma dépendance psychologique. Je n'associe plus le café à la cigarette, la fin de repas à la cigarette, la sortie du cinoche à la cigarette etc etc. Parce que j'ai fait et refait tout ceci, sans fumer.

        Quand je dis que je prolonge ma dépendance physique, il ne faut cependant pas oublier que chaque mois je diminue ma dose de nicotine. Je suis parti de patchs 28mg + plusieurs microtabs. Je suis aujourd'hui à 7mg + 3 ou 4 microtabs. Dans un mois j'arrete les patchs. Dans deux mois, si tout va bien, je n'utiliserai plus que deux ou trois microtabs. Dans trois mois, si tout va bien bis, je n'utiliserai plus aucun substitut.

        je ressentirai peut etre un certain manque, moins violent qu'en début de défume ça c'est certain ! Mais comme j'aurai appris à ne plus associer certains faits de ma vie à la cigarette, il sera simple pour moi de les arreter.

        S'en suivra je crois plusieurs mois - voir toute une vie ? - où je devrais rester vigilente, lors de fete, de coups durs type décès, etc, ou ma dépendance psychologique m'amènera peut etre à croire qu'une cigarette m'aiderait.

        J'espère ne pas avoir été trop confuse. J'ai répondu du mieux que je pouvais...
        "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


        *** Défume le 19/12/05 ***



        Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

        Commentaire


          #5
          Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

          Envoyé par marcia
          Oui, j'ai oublié d'ajouter que ma question n'est nullement : est ce que les substituts nicotiniques sont utiles, ou bien efficaces, ni sont-ils des placebos etc...

          Ma question n'est pas non plus : faut-il remettre en question le dogme de la dépendance principalement psychologique à la cigarette.

          Non, ma question est "que faire de ce qui semble être une contradiction, sur le plan logique, telle que je l'explique dans mon post précédent"...

          Voilà

          Marcia

          Perso, je pense que les fameux substituts sont quasiment indipensables pour certains, mais... mais... leurs effets à long terme, bref on ne sait pas. J'ai vu passer sur ce forum des témoignages de gens accros après deux ans (aux gommes principalement)...
          du coup je ne sais plus si j'ai répondu à côté dans mon post précédent....

          trop tard...

          jbosse pas là jbssse pas pffffffft!

          je reviendrais voir plus tard et dès que j'ai le temps moi j'ouvre un post sur la dépendance au forum (peut être du même ordre que celle au substituts) mais plus grosse...
          je peux bosser en suçant des pastilles...
          par contre quand je lis ou quand j'écris sur le forum ....
          RIEN NE VA PLUS!!!!!


          waouuuuuuu bon je me remets au boutot, du moins j'essaie
          à plus tard
          Dernière modification par léda, 19/04/2006, 13h03.

          Commentaire


            #6
            Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

            Et dans ce cas, si pas de dépendance à la nicotine passés les premiers jours, pourquoi diable prendre des substituts nicotiniques???


            Et j'ajoute Marcia que pour ma part je n'ai jamais exprimé ça. Le coté "la nicotine part du corps en 3 jours par conséquent on n'est plus dépendant" m'est toujours passé au dessus du ciboulot, car je me considère très très dépendante, physique, psychologique, tout ce qu'on voudra, et que de savoir que je n'ai plus de nicotine dans le sang n'a rien à voir avec le fait que je n'en suis pas dépendante.
            "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


            *** Défume le 19/12/05 ***



            Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

            Commentaire


              #7
              Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

              D'après ce que j'ai lu, la nicotine délivrée par voie orale ou transdermique, passerais par le foie, et ainsi transformée en nicitine, substance ayant le même effet que la nicotine mais moins addictive que la nicotine pur transmis directement dans le sang puis au cerveau, sous l'effet de "shot" de la cigarette.

              Je ne suis pas sur à 100%, il faudrait que le Pr. Mollimard confirme, car je croit que j'ai lu cela dans le livre "La Fume".

              Commentaire


                #8
                Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                Vous amenez toutes les deux, Yadja et Leda, quelque chose de tout à fait intéressant et neuf pour moi à certains égards, sur la question!

                Great!

                Je dois filer, là, et suis donc privée du plaisir de commenter maintenant vos interventions, mais ce n'est que reporté!

                Merci! A plus plus,

                Marcia

                Commentaire


                  #9
                  Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                  Envoyé par Yadja
                  Et dans ce cas, si pas de dépendance à la nicotine passés les premiers jours, pourquoi diable prendre des substituts nicotiniques???


                  Et j'ajoute Marcia que pour ma part je n'ai jamais exprimé ça. Le coté "la nicotine part du corps en 3 jours par conséquent on n'est plus dépendant" m'est toujours passé au dessus du ciboulot, car je me considère très très dépendante, physique, psychologique, tout ce qu'on voudra, et que de savoir que je n'ai plus de nicotine dans le sang n'a rien à voir avec le fait que je n'en suis pas dépendante.
                  De plus mieux vaut être dépendant des substituts, que de la clope, car la clope tue, pas les substituts, non ? perso je préffèrre être dépandant à vie des substituts, que de reprendre...mais je pense pas...car ce qui rend vraiment addictif la clope, c'est le "shot"...

                  Allez hop je remets cette image qui parle d'elle même...

                  Commentaire


                    #10
                    Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                    Coucou aussi à Heu... le Mheu (Lucy in the Sky with Diamonds, le Mheu, c'est ça, ta seringue... oh!), à bientôt aussi,
                    Marcia

                    Commentaire


                      #11
                      Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                      Je pense comme toi le meuh, le fameux "shout" nicotine a une grande importance.

                      La nicotine délivrée en 7 secondes la rend d'autant plus addictive... Moindre risque avec les substituts, qui mettent plusieurs minutes (voir pas de risques du tout avec les patchs qui la délivre en continue, donc pas de shout du tout)
                      "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


                      *** Défume le 19/12/05 ***



                      Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

                      Commentaire


                        #12
                        Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                        d'accord avec vous yadja et le meuh...le shoot!

                        So, c'est sans doute pour retrouver ça et m'en déshabituer petit à petit que j'ai été jusquà sucer plusieurs pastilles (effet +++rapide) à la fois avec patch jusqu'aux suées, jusqu'à la tachycardie,jusqu'aux nausées...Vol plané à la limite de l'évanouissement!

                        yes ,c'est violent....comme un shoot.... et c'est tout à fait ce qu'il me fallait!
                        là maintenant j'ai plus trop envie.....

                        Commentaire


                          #13
                          Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                          Bonjour Marcia

                          Je vais tenter de répondre aussi clairement que possible :

                          Tout dépend de l'utilisation que tu fais de la clope lorsque tu fumes : perso j'ai toujours utilisé la clope pour gérer mon anxiété, mon stress, en me shootant à la nicotine dès que j'en avais besoin.

                          Arrêter brutalement cet apport de nicotine provoque chez moi des énormes crises d'angoisses incontrolables.

                          Donc l'usage des substituts 1/ empêche d'une part les crises d'angoisse 2/ me tranquilise au niveau psy puisque je sais que j'ai une solution sous la main

                          J'ai bien aimé aussi le post du doc sur la nicotine (je sais plus le titre qui expliquait assez bien le pourquoi du comment)

                          Face à la roche, le ruisseau l'emporte toujours, non pas par la force mais par la persévérance. Jackson
                          http://lajemy.over-blog.com

                          C'était quand ? 17/10/2006

                          Commentaire


                            #14
                            Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                            Bonjour les jeunes, ......Toi aussi Marcia....

                            Non ce n'est pas un come-back, c'est juste pour vous dire, te dire Marcia (après mes peines il fallait bien que je réponde aux tiennes :

                            « Antitabac : ne devenez pas accros aux substituts ! »

                            Bien que « tout vaut mieux que la cigarette même si le risque est parfois d'acquérir une dépendance aux substituts de nicotine ». Selon une étude menée par je ne sais plus qui c'est le cas de « 5% des consommateurs de gommes ».

                            Citant le Dr Henri- Jean Aubin, coauteur de « Comment arrêter de fumer »(éditions Odile Jacob) . Il indique qu'avec la gomme « la nicotine est libérée et absorbée très vite par les petits vaisseaux de la bouche » (15-20 minutes) alors que «le timbre patch diffuse en continu ». Selon lui « les substituts s'utilisent pendant trois mois mais on peut prolonger au delà en cas de troubles anxieux dus au sevrage ». Toutefois précise t-il « si la nicotine ne semble pas toxique aux doses utilisées (…) elle est responsable de la dépendance » et « en cas de surdosage on peut (…) avoir des malaises, transpirer anormalement ou voir son rythme cardiaque s'accélérer ». Par ailleurs ajoute t-il « on ne sait pas non plus ce que les études en cours donneront. Il y a soixante dix ans on ignorait les dangers du tabac ». Son conseil « si au delà de six mois vous ne pouvez toujours pas vous passer des gommes essayez les patchs ou le Zyban ». Il dit également que les tablettes sublinguales, placées sous la langue au lieu d'être mâchées, « ont le même effet que les gommes ».

                            Passant en revue les autres substituts nicotiniques, comme l'inhalateur qui « permet de tapisser la muqueuse buccale » et a un « effet rapide » ainsi que le spray nasal » qui « induit le plus grand risque de dépendance » car « la diffusion de la nicotine est rapide et se rapproche de celle de la cigarette »

                            Et aussi des témoignages. Celui de Pierre, 55 ans, qui consomme dix gommes par jour depuis deux ans au lieu de deux paquets de cigarettes par jour. Il dit « Je n'arrêterai certainement pas tant que je travaillerai. Les gommes m'empêchent de stresser et me dopent en même temps » et celui d'Emmanuelle, 35 ans, vingt gommes par jour depuis quatre ans, qui consommait « parfois plus de deux paquets de cigarettes par jour ». Elle affirme « ma peau est bien mieux, je monte mes cinq étages sans m'essouffler et mon entourage est habitué à me voir mâchouiller toute la journée pour ajouter « le seul problème en avoir toujours avec moi (…) je ne sais vraiment pas si j'arrêterai un jour ».


                            Un encart aussi sur « les riches heures du sevrage »
                            L'augmentation du prix du tabac a conduit à un recours accru aux substituts nicotiniques dont les ventes auraient augmenté de 12% en volume et de 10,1% en valeur entre juillet 2002 et juin 2003. Indiquant que trois laboratoires se partagent ce marché (Pharmacia Pfizer (Nicorette) 21,8% de part de marché- Pierre Fabre (Nicopatch) 30,5% et GlaxoSmithkline (Niquitin) 37, 1%), alors que le taux d'échec des produits de sevrage « reste encore élevé »
                            Le CA consolidé de ces industries et pour ce seul secteur represente plusieurs centaines de milliards d'euro par année.

                            Ceci pourrait-il expliquer cela ?

                            Commentaire


                              #15
                              Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                              Merci Fabian pour cet article.

                              ça me fait réagir sur deux choses :

                              - le surdosage : je pense que le consommateur de substituts lit la notice avant "consommation" des produits, et qu'il est donc correctement informé des symptomes de surdosage. J'ose espérer qu'il n'est pas neuneu au point de continuer à se surdoser en cas de malaise !

                              - la dépendance : et là malheureusement, pour mon cas perso, seul le temps le dira. Mais la consommation au dela d'un an reste tout de meme marginal. Alors ça arrive oui. Mais pas à chaque fois.

                              Je me dis que si je suis capable d'arreter de fumer un paquet de clopes par jour + entre 5 et 10 splifs quotidien, je dois tout de meme etre capable de passer de 4 x 2mg de comprimés nicotiniques par jour à rien du tout.

                              Enfin bon. La prudence et la modération sont de mise, comme pour tout. Cependant, la diabolisation ne sert à rien.

                              Admettons. La nicotine est mauvaise, on le sait. J'absorbe ce mauvais produit. Mais je n'absorbe plus les quelques 3.999 autres substances plus ragoutantes les unes que les autres.

                              Extrapolons : les pastilles seraient mauvaises pour les muqueuses. Ptete meme qu'elles donneraient le cancer de la bouche didonc (ce n'est pas du tout ce que je crois...) ! Ben ouais, comme la clope. Et j'ai envie de me dire que six mois de plus ou du moins, sur un tabagisme qui a duré 20 ans...

                              J'ai vu les ravages du tabagisme. Etre malade, pendant 4 ans, etre mutilé dans sa chair, tout ça pour finir par mourir, c'est une réalité qui devient malheureusement un peu trop courante.

                              Alors sincèrement, cette diabolisation des substituts me pèse un peu.
                              "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


                              *** Défume le 19/12/05 ***



                              Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

                              Commentaire


                                #16
                                Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                "...se sentir très aidé sur une longue période par un substitut purement chimique toujours à la nicotine. Cela me semble incompatible."

                                PS : Pas purement chimique.... les Nicorettes, Nicogum, Niquitin et autres contiennent de la Nicotine, de la vraie sous forme de nicotine catiorésine carboxylate, nicotine résinate.

                                Classe chimique "alcaloide derivé", sympa car on y retrouve la cocaine chlorydrate, la cafeine citrate, toutes sortes de quinines, d'ephedrines, de morphines, ...)

                                Autre indication :
                                METHYL-1 (PYRIDYL-(3')-2 PYRROLIDINE = Formule chimique de la Nicotine
                                METHYL-1 (PYRIDYL-(3')-2 PYRROLIDINE = formule chimique de ma Nicotine résinate....?????????


                                Mécanismes d'action :Agoniste des récepteurs cholinergiques nicotiniques des ganglions du système nerveux autonome, entraînant une activation de l'ensemble du système. Agit comme agoniste des récepteurs cholinergiques de la plaque motrice des muscles striés, ainsi qu'au niveau des récepteurs centraux responsables d'une stimulation.

                                Commentaire


                                  #17
                                  Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                  j'y comprend rien

                                  Han mais me dites pas que jprend de la coke à l'insu dmon plein gré !




                                  Envoyé par fabian68870
                                  "...se sentir très aidé sur une longue période par un substitut purement chimique toujours à la nicotine. Cela me semble incompatible."

                                  PS : Pas purement chimique.... les Nicorettes, Nicogum, Niquitin et autres contiennent de la Nicotine, de la vraie sous forme de nicotine catiorésine carboxylate, nicotine résinate.

                                  Classe chimique "alcaloide derivé", sympa car on y retrouve la cocaine chlorydrate, la cafeine citrate, toutes sortes de quinines, d'ephedrines, de morphines, ...)

                                  Autre indication :
                                  METHYL-1 (PYRIDYL-(3')-2 PYRROLIDINE = Formule chimique de la Nicotine
                                  METHYL-1 (PYRIDYL-(3')-2 PYRROLIDINE = formule chimique de ma Nicotine résinate....?????????


                                  Mécanismes d'action :Agoniste des récepteurs cholinergiques nicotiniques des ganglions du système nerveux autonome, entraînant une activation de l'ensemble du système. Agit comme agoniste des récepteurs cholinergiques de la plaque motrice des muscles striés, ainsi qu'au niveau des récepteurs centraux responsables d'une stimulation.
                                  "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


                                  *** Défume le 19/12/05 ***



                                  Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

                                  Commentaire


                                    #18
                                    Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                    Envoyé par Yadja
                                    j'y comprend rien

                                    Han mais me dites pas que jprend de la coke à l'insu dmon plein gré !

                                    quand je disais que je me défonçais avec les substituts.....

                                    Commentaire


                                      #19
                                      Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                      Envoyé par léda
                                      quand je disais que je me défonçais avec les substituts.....
                                      Pas si faux que cela......

                                      Commentaire


                                        #20
                                        Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                        Perso, je prend ce risque. Toute façon, ça ne sera jamais pire que ce qu'il y avait dans mes clopes.



                                        Envoyé par fabian68870
                                        Pas si faux que cela......
                                        "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


                                        *** Défume le 19/12/05 ***



                                        Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

                                        Commentaire


                                          #21
                                          Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                          N'empeche que ça aurait été très bien d'avoir un avis de pro sur ce sujet, genre Dr Dupagne ou Prof. Mollimard (qui est loin d'etre pour les substituts mais pour d'autres raisons me semble-t-il...)
                                          "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


                                          *** Défume le 19/12/05 ***



                                          Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

                                          Commentaire


                                            #22
                                            Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                            c'est à ça qu'on reconnait les vrais dépendants, les zaccro de chez zaccros à tout et n'importe quoi........

                                            Quand vous voulez je vous file la recette de mon super coktail qui déchire patchs + nicopass a fond sur le périph...

                                            C'est grave docteur?

                                            Commentaire


                                              #23
                                              Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique




                                              T'es un vraie de vraie toi didonc ! Un vrai danger public !


                                              Envoyé par léda
                                              c'est à ça qu'on reconnait les vrais dépendants, les zaccro de chez zaccros à tout et n'importe quoi........

                                              Quand vous voulez je vous file la recette de mon super coktail qui déchire patchs + nicopass a fond sur le périph...

                                              C'est grave docteur?
                                              "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


                                              *** Défume le 19/12/05 ***



                                              Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

                                              Commentaire


                                                #24
                                                Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                plus sérieusement depuis deux jours je ne prends plus rien...
                                                C'est comme tout, les substituts au bout d'un temps plus ou mooins long on les abandonne...
                                                et su je me suis fait du mal avec ça, je m'en suis fait certainement bcp moins qu'avec mes paquets de clopes quotidiens...

                                                Et puis pendant que j'étais sous patchs et bonbeck le travail de renoncement se faisait dans ma tête et c'est ça qui est important!

                                                Commentaire


                                                  #25
                                                  Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                  Complètement d'accord avec toi.

                                                  Envoyé par léda
                                                  plus sérieusement depuis deux jours je ne prends plus rien...
                                                  C'est comme tout, les substituts au bout d'un temps plus ou mooins long on les abandonne...
                                                  et su je me suis fait du mal avec ça, je m'en suis fait certainement bcp moins qu'avec mes paquets de clopes quotidiens...

                                                  Et puis pendant que j'étais sous patchs et bonbeck le travail de renoncement se faisait dans ma tête et c'est ça qui est important!

                                                  "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


                                                  *** Défume le 19/12/05 ***



                                                  Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

                                                  Commentaire


                                                    #26
                                                    Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                    idem pour moi (me foule pas je sais ....)
                                                    Face à la roche, le ruisseau l'emporte toujours, non pas par la force mais par la persévérance. Jackson
                                                    http://lajemy.over-blog.com

                                                    C'était quand ? 17/10/2006

                                                    Commentaire


                                                      #27
                                                      Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                      Bonjour tout le monde,

                                                      Je passe en courant, je n'ai pas plus de temps que tout à l'heure, j'ai juste lu vos messages.

                                                      MAIS IL Y A UN MALENTENDU : le sujet que j'ai lancé dans ma discussion n'est PAS : "Les substituts sont ils une meilleure alternative que la cigarette à la dépendance à la nicotine. Pas du tout !!". (Je pense que cela va plus ou moins de soi, enfin plus ou moins, n'est ce pas Fabian).


                                                      Mon sujet est : "Ne trouvez vous pas qu'il y a a un bug, un manque sur le plan logique, une contradiction dans les documents, les arguments et autres explications qu'on peut trouver de ci de là sur la question". J'ai presque tous les bouquins, le très médiatisé et connu R. Mollimard, le très spécial Allen en passant par "Le grand fumeur et sa passion" d'Odile Lesourne, les textes de Gilbert Lagrue, des tas de recherches y compris sur les co-dépendances (hyperphagies de substitution au manque nicotinique, déplacement du manque ect.. ).
                                                      Ouf, ça fait neuf mois que je cherche, et j'ai trouvé plein de trucs.

                                                      Mais toujours pas de réponses claires à mon questionnement ci dessus : que je résume en baclant : si le truc est psychologique, pourquoi diable faut il des substituts pour faire que le sevrage aille mieux?

                                                      Alors à ce propos, ce qui m'a semblé le plus novateur dans les réponses reçues et qui étaient en rappport avec ma question (désolée cher Fabian même si tu es toujours passionnant, tu n'as pas répondu à mon intervention), c'est ce qui ressort des deux posts de Leda et Yadja, sur lesquels je reviendrai dès que je peux. Les autres posts, je les ai compris (suis peut-être bouchée!) soit comme des déclarations : "Jamais sans ma sucette à la nicotine", soit "Haro sur ma sucette à la nicotine", soit encore " à bas le tabac et la clope" (ce qui, vous avouerez, va un peu de soi sur ce forum ...).

                                                      A plus plus, comme convenu, merci à tous ceux qui ont posté, ça m'interesse,

                                                      Marcia

                                                      Commentaire


                                                        #28
                                                        Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                        Alors moi j'ai la même démarché que Iéda !!!

                                                        Pour répondre à ton interrogation, ma petite expérience perso est la suivante : c'est essentiellement psy, mais j'ai une consommation compulsive de gommes (je précise que je suis également sous patch), étrangement comparable à celle que j'avais pour les cigarettes.

                                                        Je crois que je suis très anxieuse et que ça me rassure d'avoir une gomme à mâcher...ou autre chose, vu que je n'arrêtes pas de manger.

                                                        Pour te donner un exemple, à l'heure actuelle j'ai, en plus de mon patch, 3 gommes à 4 mg dans la bouche !

                                                        Ceci étant j'ai remarqué que quand je n'ai pas ou moins de nicotine dans le sang (le matin au réveil), j'ai l'impression que mon corps envoie un message à mon cerveau, lequel me donne des pensées du style "vas y, le bureau de tabac est juste à côté...." : je colle mon patch et les pensées finissent par disparaître ....

                                                        Voilà, c'est ce que je fais depuis le 1er avril (un gros poisson d'avril à mon corps)

                                                        Commentaire


                                                          #29
                                                          Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                          encore moi : pour le shoot, allez lire ce qu'en dit le professeur Molimard sur le post " Serotonine"

                                                          Commentaire


                                                            #30
                                                            Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                            Envoyé par marcia
                                                            Bonjour tout le monde,

                                                            Je passe en courant, je n'ai pas plus de temps que tout à l'heure, j'ai juste lu vos messages.

                                                            MAIS IL Y A UN MALENTENDU : le sujet que j'ai lancé dans ma discussion n'est PAS : "Les substituts sont ils une meilleure alternative que la cigarette à la dépendance à la nicotine. Pas du tout !!". (Je pense que cela va plus ou moins de soi, enfin plus ou moins, n'est ce pas Fabian).


                                                            Mon sujet est : "Ne trouvez vous pas qu'il y a a un bug, un manque sur le plan logique, une contradiction dans les documents, les arguments et autres explications qu'on peut trouver de ci de là sur la question". J'ai presque tous les bouquins, le très médiatisé et connu R. Mollimard, le très spécial Allen en passant par "Le grand fumeur et sa passion" d'Odile Lesourne, les textes de Gilbert Lagrue, des tas de recherches y compris sur les co-dépendances (hyperphagies de substitution au manque nicotinique, déplacement du manque ect.. ).
                                                            Ouf, ça fait neuf mois que je cherche, et j'ai trouvé plein de trucs.

                                                            Mais toujours pas de réponses claires à mon questionnement ci dessus : que je résume en baclant : si le truc est psychologique, pourquoi diable faut il des substituts pour faire que le sevrage aille mieux?

                                                            Alors à ce propos, ce qui m'a semblé le plus novateur dans les réponses reçues et qui étaient en rappport avec ma question (désolée cher Fabian même si tu es toujours passionnant, tu n'as pas répondu à mon intervention), c'est ce qui ressort des deux posts de Leda et Yadja, sur lesquels je reviendrai dès que je peux. Les autres posts, je les ai compris (suis peut-être bouchée!) soit comme des déclarations : "Jamais sans ma sucette à la nicotine", soit "Haro sur ma sucette à la nicotine", soit encore " à bas le tabac et la clope" (ce qui, vous avouerez, va un peu de soi sur ce forum ...).

                                                            A plus plus, comme convenu, merci à tous ceux qui ont posté, ça m'interesse,

                                                            Marcia
                                                            Perso je pense pas qu'il y ait malentendu.
                                                            La nicotine est une drogue. Elle s'évacue en trois jours. Théoriquement, tu n'en es plus dépendant. Hé hééé, ce serait trop facile.
                                                            Tu oublies qqch: le souvenir du plaisir de cette dépendance, qui elle est bien ancrée dans ton cerveau, et depuis des années...
                                                            (ce "souvenir" propre aux ex-dépendants porte un nom anglais que j'ai oublié).
                                                            Pendant des années, ton cerveau a enregistré et utilisé ces infos:
                                                            je suis stressé/je suis triste/j'ai peur... j'allume une clope.
                                                            Message enregistré: sentiment négatif = dose de nicotine.
                                                            je suis heureux/je suis ému/ etc. j'allume une clope!
                                                            Message enregistré: sentiment positif = dose de nicotine
                                                            Tu fais pareil avec..
                                                            J'ai faim/j'ai soif/
                                                            Je m'ennuye/j'attends qqun/
                                                            Je prends un verre ou un café/
                                                            Je téléphone/je bosse/je dois être productif
                                                            ...
                                                            c'est ce qu'on appelle "la dépendance psychologique", qui en fait est + que psychologique au sens où nous l'entendons puisque c'est un vrai message envoyé par le cerveau (comme les sensations de faim, de soif,... bref les besoins!).

                                                            C'est pourquoi il est intéressant, je pense, de prolonger cette satiété au niveau de la nicotine et de la désassocier du fait de fumer. On peut être bien, voire très bien, sans fumer, en envoyant en continu (donc de manière différente, et ça a toute son importance) de la nicotine au cerveau. La dose est peut être plus importante via des patches que via des cigarettes. Néanmoins, elle est diffusée lentement, et non sous forme de "shoot" (= des taffes, envoi massif de nicotine au cerveau en quelques secondes). Ces "taffes" nous rendent très dépendants, puisque leur effet est très intense, mais sa concentration dans le sang est relativement courte (cela correspond à la clope suivante). Ceci n'est pas le cas dans le cas des patches: le taux reste égal dans le temps, et est maintenu à un niveau "confortable", c'est à dire sans manque.
                                                            Tellement stable qu'au bout d'un moment, tu en as "trop" (cela peut se traduire par une sensation d'écoeurement). Tu réduis alors très progressivement.
                                                            Je connais une femme qui est accro aux gommes à la nicotine. Je n'en connais pas qui soit accro aux patches, bien que j'ai cru le devenir. Mais non, tout est question de se donner le temps.
                                                            Voilà j'espère avoir répondu à ton questionnement

                                                            Commentaire


                                                              #31
                                                              Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                              Bonsoir,

                                                              il est évident qu'il y a conditionnement, pour exemple lorsque j'ai vu les premiers rayons de soleil du printemps, j'ai eu envie de sortir fumer une clope en sentant le soleil me réchauffer doucement la peau. Pourtant ça faisait longtemps que je n'avais plus d'envies.

                                                              Les substituts sont donc bien là pour "satisfaire" ( et non pas "alléger" ! ) ces envies de manière moins brusque qu'une cigarette, et ce même si on n'a pas de nicotine dans le sang.

                                                              Je suis convaincu qu'on peut être dépendants aux substituts, et même que ces derniers, pris dans l'excès, nuisent au sevrage.

                                                              Pour finir la meilleure méthode pour moi c'est de réapprendre sans, tout simplement, c'est long mais il ne faut pas se mentir

                                                              Commentaire


                                                                #32
                                                                Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                Envoyé par HPL
                                                                Bonsoir,

                                                                il est évident qu'il y a conditionnement, pour exemple lorsque j'ai vu les premiers rayons de soleil du printemps, j'ai eu envie de sortir fumer une clope en sentant le soleil me réchauffer doucement la peau. Pourtant ça faisait longtemps que je n'avais plus d'envies.

                                                                Les substituts sont donc bien là pour "satisfaire" ( et non pas "alléger" ! ) ces envies de manière moins brusque qu'une cigarette, et ce même si on n'a pas de nicotine dans le sang.

                                                                Je suis convaincu qu'on peut être dépendants aux substituts, et même que ces derniers, pris dans l'excès, nuisent au sevrage.

                                                                Pour finir la meilleure méthode pour moi c'est de réapprendre sans, tout simplement, c'est long mais il ne faut pas se mentir
                                                                Tu as PENSé à une clope, ça veut pas dire que tu en as eu envie. Il m'arrive aussi d'y penser, c'est très rare, mais ça arrive. Il arrive même que dans mes rêves lorsque je dors, je fume Pour moi une envie est clairement différente, elle correspond à un manque. Sensation de froid dans les mains, léger tremblement, énervement, difficulté à se concentrer,... c'est différent. Pour moi il était clair que je ne ferais aucun compromis, j'arrêterais oui, mais sans souffrance La méthode que j'ai utilisée faisait que mes envies étaient anesthésiées.

                                                                ça fait un an que je ne fume plus, je ne suis pas en manque et je crois ne jamais l'avoir été dans la mesure où mes patches que j'ai porté 3 mois m'ont permis d'arrêter très confortablement! Alors que j'étais en manque lorsque j'arrêtais de fumer "à la dure", sans substituts. Je reconnaissais parfaitement être dépendante à la nicotine (je ne me mentais pas), y compris voire surtout lorsque j'étais patchée, mais je diminuais très progressivement, j'étais sur la bonne voie...

                                                                De toute façon, même si je vis très bien sans nicotine depuis 9 mois, j'aurais préféré être patchée à vie (lol), ou même devenir accro aux gommes, que de me gazer les poumons 20 fois par jour

                                                                Commentaire


                                                                  #33
                                                                  Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                  Envoyé par léda
                                                                  heu parce que ça défonce!!!! et que c'est bon!


                                                                  Sérieusement, j'en ai parlé dans un autre post, entre les patches et les pastilles ma dose quotidienne de nicotine durant mon sevrage était plus importante que pendant ma consommation.

                                                                  Et c'est parce qu'elle était très importante, que j'étais à la limite de l'overdose, que je m'en suis quasi rendue malade, que je n'ai pas fumé pendant les premières semaines, semaines qui m'ont servi à désaprendre (un peu) les gestes des fumeuses. (j'ai 30 ans de tabagisgme derrière moi).

                                                                  les substituts m'on servi physiquement et psycologiquement. perso, ces grosses doses de nicotine me donnaient un soulagement et un bien être indispensable lorsque j'étais limite du pétage de plombs.

                                                                  Je ne prends plus rien depuis deux jours mais je sais que je vais garder paendant longtemps des pastilles dans mon sac. Non pas pour soulager un manque physique que je n'ai plus, mais pour soulager, au cas où, un manque psy ou me procurer une détente psy en suçant de la nicotine.
                                                                  peut être que je neles prendrais jamais, mais ça me rassure d'en avoir dans mon sac, dans mes tiroirs, chez moi, au boulot, de même qu'avant j'avais des paquets de clopes partout.

                                                                  je dirais que le substitut est l'Objet de Transition. ET, pour moi, il a été, il est indispensable.

                                                                  je suis comme toi curieuse de lire ce que les autres afficionados des substituts vont écrire...
                                                                  Oui, Leda, je suis d'accord avec toi : la nicotine, ça défonce et c'est bon... .

                                                                  On peut quand même se demander "pourquoi"? Bien sûr, il y a des tas de pistes étudiées sur le fonctionnement chimique dans le cerveau de la nicotine, mais quelle est la raison pour laquelle, au bout de tant de temps après que le corps ait concrètement éliminé la substance chimique de la nicotine, le centre du plaisir dans le cerveau stimulé par cette nicotine est encore toujours en demande de doses...?? Tu écris : "Non pas pour soulager un manque physique que je n'ai plus, mais pour soulager, au cas où, un manque psy ou me procurer une détente psy en suçant de la nicotine".
                                                                  Je crois que tout le débat que je voulais initier est là : je pense personnellement que le manque physique est toujours là malgré le temps qui passe, d'où le besoin de substituts... quoique ton idée : se procurer une détente psy par un apport de nicotine est très intéressante...

                                                                  Enfin, il faudrait que je précise mieux ce qu'est à mes yeux le manque physique par rappport au manque psychologique.

                                                                  Petit détail technique à propos des substituts : pour moi ce qui ressemble le plus quant aux effets, au shoot d'inhalation de la cigarette, ce sont les microtabs à 2mg, qui me semblent déclencher une montée plus rapide au cerveau que tous les autres substituts. J'ai connu les mêmes affres à m'en débarrasser que pour la cigarette elle-même.

                                                                  Même pour les patches, (y compris les mini doses que je me payais à la fin), j'ai aussi réactivé le manque... Misère de misère! Mais je m'en suis aussi débarrassée il y a environ trois semaines.

                                                                  Je me suis demandée si je n'allais pas m'offrir le luxe du shoot aux microtabs pendant encore tout un temps, ou seulement continuer les bouts de patches qui m'aidaient, et puis je me suis dit : testons un peu le sevrage total... On va voir.

                                                                  Oui, je vois bien! pffffff! Mais bon, expérience en cours, j'en saurai plus dans un mois ou deux!

                                                                  Merci Leda

                                                                  Marcia

                                                                  Commentaire


                                                                    #34
                                                                    Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                    Envoyé par Yadja
                                                                    Hello Marcia

                                                                    Ben didonc c'est big brother par ici Non je déconne, je sens que le sujet que tu viens d'ouvrir va etre très intéressant à discuter.

                                                                    je te donne mon point de vue, personnel, et qui n'engage que moi et ma vision de la défume.

                                                                    Voilà comment je vois les choses.

                                                                    Ma tabacologue, ainsi que nombreux spécialistes sur la question, explique que pour se défaire de la dépendance psychologique au tabac, il faut faire et refaire 10 fois, 100 fois, 1000 fois ce qu'on faisait avant avec une clope au bec, mais cette fois sans fumer. Une rééducation du cerveau en somme.

                                                                    Un exemple concret : je pouvais passer des nuits entières à jouer au jeu vidéo en fumant clope sur clope et joint sur joint. Quand j'ai commencé ma défume, dès que j'ouvrais la console de jeu, j'étais prise de violentes envie de fumer. Normal, mon cerveau associait jouer et fumer. Alors, forte de mon information "faire et refaire 100 fois, 1000 fois", j'ai continué à jouer, sans fumer. Malgré les substituts (qui agissait donc sur ma dépendance physique) mes envies de fumer était ENORMES. Et puis, à force de passer des heures à jouer, mais sans fumer, mon cerveau a fini par ne plus associer les deux.

                                                                    Il n'en reste pas moins que ce travail de rééducation psychologique est long, et parfois douloureux. Associé au manque physique, qui est reel, c'est - toujours de mon point de vue perso - complètement intenable.

                                                                    je pense qu'en utilisant des substituts, je prolonge ma dépendance physique. Cependant, depuis les 4 mois où je les utilise, je travaille à ma dépendance psychologique. Je n'associe plus le café à la cigarette, la fin de repas à la cigarette, la sortie du cinoche à la cigarette etc etc. Parce que j'ai fait et refait tout ceci, sans fumer.

                                                                    Quand je dis que je prolonge ma dépendance physique, il ne faut cependant pas oublier que chaque mois je diminue ma dose de nicotine. Je suis parti de patchs 28mg + plusieurs microtabs. Je suis aujourd'hui à 7mg + 3 ou 4 microtabs. Dans un mois j'arrete les patchs. Dans deux mois, si tout va bien, je n'utiliserai plus que deux ou trois microtabs. Dans trois mois, si tout va bien bis, je n'utiliserai plus aucun substitut.

                                                                    je ressentirai peut etre un certain manque, moins violent qu'en début de défume ça c'est certain ! Mais comme j'aurai appris à ne plus associer certains faits de ma vie à la cigarette, il sera simple pour moi de les arreter.

                                                                    S'en suivra je crois plusieurs mois - voir toute une vie ? - où je devrais rester vigilente, lors de fete, de coups durs type décès, etc, ou ma dépendance psychologique m'amènera peut etre à croire qu'une cigarette m'aiderait.

                                                                    J'espère ne pas avoir été trop confuse. J'ai répondu du mieux que je pouvais...
                                                                    Hello Yadja,

                                                                    Bien loin d'avoir été "confuse", je trouve que tu as résumé avec beaucoup de clarté le "déconditionnement" qu'on opère durant le sevrage de la cigarette.

                                                                    Bravo pour ce reformatage programmé par toi en collaboration avec ta tabacologue. Quelque chose me dit qu'il a toutes les chances d'aboutir...

                                                                    Je te rejoins tout à fait pour toutes ces circonstances où on fumait comme des fous, et pendant lesquelles maintenant, en sevrage, on n'éprouve étonnamment plus de manque, alors qu'on pensait ne jamais pouvoir dissocier la cig et la circonstance.
                                                                    Un bon exemple est de fait celui que tu cites : le travail à l'ordinateur : je ne souffre pas du tout de ne pas fumer, alors que je m'en suis descendu des paquets, là devant!! J'ai été très étonnée et ravie! De même pour les longues discussions où on refait le monde : aucun problème à ne pas fumer, et là aussi j'en liquidais pas mal!! Au contraire, ça me semble supérieur, mieux, plus agréable, de ne pas fumer quand je discute avec quelqu'un. Je suis "plus avec l'autre" qu'en fumant.
                                                                    (Par contre, pour être franche, le travail à l'ordi n'est pas "mieux sans clope", il ne faut rien exagérer, c'était un très grand plaisir que d'allumer des cigarettes en écrivant ou en travaillant... C'est juste quelque chose qui ne me pose aucun problème...).

                                                                    Par contre, ce qui me pose problème, et pas qu'un peu, c'est le côté interminable du déséquilibre sur le plan nerveux (?), psychologique (?), autre?? que me cause ce sevrage de près de dix mois!

                                                                    En tous cas, merci de tes posts, Yadja, et bonne continuation,

                                                                    Marcia

                                                                    Commentaire


                                                                      #35
                                                                      Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                      Envoyé par marcia
                                                                      Petit détail technique à propos des substituts : pour moi ce qui ressemble le plus quant aux effets, au shoot d'inhalation de la cigarette, ce sont les microtabs à 2mg, qui me semblent déclencher une montée plus rapide au cerveau que tous les autres substituts.
                                                                      Marcia
                                                                      Tu as complètement raison. En dehors de l'inhalateur et du spray (qui n'existe pas en France je crois), ce sont les microtabs les plus rapides.

                                                                      Je ressens un soulagement assez immédiat quand je prend une microtab. Un vrai soulagement physique accompagné d'un bien être.

                                                                      Ton post ravive d'autant plus quelques questions que je me posais déjà sur ma "stratégie" pour diminuer puis arreter les substituts.

                                                                      J'envisage d'arreter les microtabs d'ici un mois, et continuer encore un mois le patch 7mg. A regret, presque, car le patch ne me fait pas ce "pic" de soulagement.

                                                                      Ce confort, cette sensation d'etre "rassasiée" par les microtabs me fait un peu peur. C'est très confortable, et je pense que ça va etre pour moi un sacrifice que de les arreter.

                                                                      Bien sur, tout ça reste très relatif par rapport aux problèmes d'arret de la cigarette. Sans les microtabs, je n'aurai pas réussi à arreter, j'en suis certaine. Maintenant, faut que "je passe la seconde" comme on dit...
                                                                      "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


                                                                      *** Défume le 19/12/05 ***



                                                                      Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

                                                                      Commentaire


                                                                        #36
                                                                        Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                        Envoyé par marcia
                                                                        Je me suis demandée si je n'allais pas m'offrir le luxe du shoot aux microtabs pendant encore tout un temps, ou seulement continuer les bouts de patches qui m'aidaient, et puis je me suis dit : testons un peu le sevrage total... On va voir.
                                                                        hi marcia,

                                                                        Passionnante cette discussion vraiment.
                                                                        un petit passage rapide pour te lire puisque au bureau, mais envie de te répondre..
                                                                        mon substitut number two en plus des patchs c'était Nicopass. proche à te lire des microtab puisque à effet très rapide.
                                                                        J'ai donc testé sevrage total il y a un peu plus de deux jours. bcp trop tôt c'est évident.
                                                                        Hier soir je n'étais pas bien. déprimée. obsédée. j'ai donc repris un nicopass. et alors que je ne ressentais honnetement et consciemment aucun manque physique le bonbon m'a apporté non seulement un "bien être physique" surprenant mais surtout ce que j'ai appelé une "détente psy" et que j'ai bien du mal à définir.
                                                                        Il est clair au stade où j'en suis de mon sevrage (5 semaines) que le substitut nicotinique une action qui modifie mon comprtement psychique et physique. C'est de la Défonce.... j'ai testé!

                                                                        je sens que ça va être compliqué pour moi comme pour certain(e)s autres du forum d'arréter ça, mais moins dur que d'arréter la clope!
                                                                        Et là prudente je vais prendre mon temps...

                                                                        bon courage à toi, je ne sais plus où tu en es dans ton temps, mais bcp plus loin que moi...je te regarde et je compte bien sur ton expérience!!!

                                                                        Commentaire


                                                                          #37
                                                                          Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                          Envoyé par Yadja
                                                                          Et dans ce cas, si pas de dépendance à la nicotine passés les premiers jours, pourquoi diable prendre des substituts nicotiniques???


                                                                          Et j'ajoute Marcia que pour ma part je n'ai jamais exprimé ça. Le coté "la nicotine part du corps en 3 jours par conséquent on n'est plus dépendant" m'est toujours passé au dessus du ciboulot, car je me considère très très dépendante, physique, psychologique, tout ce qu'on voudra, et que de savoir que je n'ai plus de nicotine dans le sang n'a rien à voir avec le fait que je n'en suis pas dépendante.
                                                                          Yadja?? Je ne suis pas sûre d'avoir bien compris cette phrase (que j'ai mis en bleu clair).

                                                                          C'est ce que je pense aussi, si c'est ce que je crois : càd : la nicotine passe, mais l'addiction à la nicotine reste...

                                                                          Marcia

                                                                          Commentaire


                                                                            #38
                                                                            Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                            Envoyé par jemydelatour
                                                                            Bonjour Marcia

                                                                            Je vais tenter de répondre aussi clairement que possible :

                                                                            Tout dépend de l'utilisation que tu fais de la clope lorsque tu fumes : perso j'ai toujours utilisé la clope pour gérer mon anxiété, mon stress, en me shootant à la nicotine dès que j'en avais besoin.

                                                                            Arrêter brutalement cet apport de nicotine provoque chez moi des énormes crises d'angoisses incontrolables.

                                                                            Donc l'usage des substituts 1/ empêche d'une part les crises d'angoisse 2/ me tranquilise au niveau psy puisque je sais que j'ai une solution sous la main

                                                                            J'ai bien aimé aussi le post du doc sur la nicotine (je sais plus le titre qui expliquait assez bien le pourquoi du comment)

                                                                            Merci Jemmy pour ton post,

                                                                            Oups désolée de lire que toi aussi tu as connu des angoisses incontrôlables. (Je pense qu'on peut toujours contrôler, mais qu'à la fin, on fatigue...).

                                                                            J'espère que toi, tu arriveras à vivre bien sans plus rien, ni cig ni substituts.

                                                                            Marcia

                                                                            Commentaire


                                                                              #39
                                                                              Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                              Envoyé par marcia
                                                                              Yadja?? Je ne suis pas sûre d'avoir bien compris cette phrase (que j'ai mis en bleu clair).

                                                                              C'est ce que je pense aussi, si c'est ce que je crois : càd : la nicotine passe, mais l'addiction à la nicotine reste...

                                                                              Marcia
                                                                              c'est en tout cas ce que je pense moi... l'addiction, elle, est (sera) toujours là...
                                                                              il faut être vigilant(e)s et faire attention à l'objet sur lequel elle va se déplacer...

                                                                              bon pour l'instant, visiblement, ce sont les substituts!

                                                                              Commentaire


                                                                                #40
                                                                                Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                Envoyé par LMPO
                                                                                Alors moi j'ai la même démarché que Iéda !!!

                                                                                Pour répondre à ton interrogation, ma petite expérience perso est la suivante : c'est essentiellement psy, mais j'ai une consommation compulsive de gommes (je précise que je suis également sous patch), étrangement comparable à celle que j'avais pour les cigarettes.

                                                                                Je crois que je suis très anxieuse et que ça me rassure d'avoir une gomme à mâcher...ou autre chose, vu que je n'arrêtes pas de manger.

                                                                                Pour te donner un exemple, à l'heure actuelle j'ai, en plus de mon patch, 3 gommes à 4 mg dans la bouche !

                                                                                Ceci étant j'ai remarqué que quand je n'ai pas ou moins de nicotine dans le sang (le matin au réveil), j'ai l'impression que mon corps envoie un message à mon cerveau, lequel me donne des pensées du style "vas y, le bureau de tabac est juste à côté...." : je colle mon patch et les pensées finissent par disparaître ....

                                                                                Voilà, c'est ce que je fais depuis le 1er avril (un gros poisson d'avril à mon corps)
                                                                                Bonjour LMPO,

                                                                                Mon avis, qui n'engage que moi, est que tu es aussi une illustration très parlante de la contradiction dont je parlais en ouvrant cette discussion :
                                                                                " c'est essentiellement psy, mais j'ai une consommation compulsive de gommes (je précise que je suis également sous patch), étrangement comparable à celle que j'avais pour les cigarettes".

                                                                                Curieux quand même, cette dépendance en principe psychologique, et qui nécessite pour la supporter, la consommation de substances concrètes, donc pas de thérapies cognitives ou comportementales, ou autres thérapies, qui ne font parait-il pas le même job...

                                                                                Curieux curieux!

                                                                                Merci pour ton post et bravo pour ta défume

                                                                                Marcia

                                                                                Commentaire


                                                                                  #41
                                                                                  Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                  Envoyé par LMPO
                                                                                  encore moi : pour le shoot, allez lire ce qu'en dit le professeur Molimard sur le post " Serotonine"
                                                                                  Encore moi Marcia ...
                                                                                  J'ai lu oui, très intéressant

                                                                                  Commentaire


                                                                                    #42
                                                                                    Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                    Envoyé par sarha
                                                                                    Perso je pense pas qu'il y ait malentendu.
                                                                                    La nicotine est une drogue. Elle s'évacue en trois jours. Théoriquement, tu n'en es plus dépendant. Hé hééé, ce serait trop facile.
                                                                                    Tu oublies qqch: le souvenir du plaisir de cette dépendance, qui elle est bien ancrée dans ton cerveau, et depuis des années...
                                                                                    (ce "souvenir" propre aux ex-dépendants porte un nom anglais que j'ai oublié).
                                                                                    Pendant des années, ton cerveau a enregistré et utilisé ces infos:
                                                                                    je suis stressé/je suis triste/j'ai peur... j'allume une clope.
                                                                                    Message enregistré: sentiment négatif = dose de nicotine.
                                                                                    je suis heureux/je suis ému/ etc. j'allume une clope!
                                                                                    Message enregistré: sentiment positif = dose de nicotine
                                                                                    Tu fais pareil avec..
                                                                                    J'ai faim/j'ai soif/
                                                                                    Je m'ennuye/j'attends qqun/
                                                                                    Je prends un verre ou un café/
                                                                                    Je téléphone/je bosse/je dois être productif
                                                                                    ...
                                                                                    c'est ce qu'on appelle "la dépendance psychologique", qui en fait est + que psychologique au sens où nous l'entendons puisque c'est un vrai message envoyé par le cerveau (comme les sensations de faim, de soif,... bref les besoins!).
                                                                                    (...)

                                                                                    C'est pourquoi il est intéressant, je pense, de prolonger cette satiété au niveau de la nicotine et de la désassocier du fait de fumer. On peut être bien, voire très bien, sans fumer, en envoyant en continu (donc de manière différente, et ça a toute son importance) de la nicotine au cerveau. Je connais une femme qui est accro aux gommes à la nicotine. Je n'en connais pas qui soit accro aux patches, bien que j'ai cru le devenir. Mais non, tout est question de se donner le temps.
                                                                                    Voilà j'espère avoir répondu à ton questionnement
                                                                                    Hello Sahra,

                                                                                    Oui et non, la réponse... mais en tous cas merci de l'avoir envoyée, et tout à fait d'accord sur le fait que cette fameuse "dépendance psychologique" est plus que psychologique, comme tu l'écris...

                                                                                    Intéressante aussi en tous cas pour moi, ton intervention,


                                                                                    Marcia

                                                                                    Commentaire


                                                                                      #43
                                                                                      Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                      Envoyé par HPL
                                                                                      Bonsoir,

                                                                                      il est évident qu'il y a conditionnement, pour exemple lorsque j'ai vu les premiers rayons de soleil du printemps, j'ai eu envie de sortir fumer une clope en sentant le soleil me réchauffer doucement la peau. Pourtant ça faisait longtemps que je n'avais plus d'envies.

                                                                                      Les substituts sont donc bien là pour "satisfaire" ( et non pas "alléger" ! ) ces envies de manière moins brusque qu'une cigarette, et ce même si on n'a pas de nicotine dans le sang.

                                                                                      Je suis convaincu qu'on peut être dépendants aux substituts, et même que ces derniers, pris dans l'excès, nuisent au sevrage.

                                                                                      Pour finir la meilleure méthode pour moi c'est de réapprendre sans, tout simplement, c'est long mais il ne faut pas se mentir
                                                                                      Bonjour HPL,

                                                                                      Sympa ton évocation du soleil timide de printemps, et de la douceur de l'air... .

                                                                                      Bon, plus sérieusement, alors là, c'est super, la distinction que tu introduis entre "satisfaire" et "alléger" quant aux substituts et à leur relation au manque!

                                                                                      Oui, je trouve que ça rejoint ce qu'en dit Leda quant à la défonce et au plaisir procurés par les substituts: "alléger" serait éventuellement le processus de déconditionnement du cerveau au manque, et satisfaire serait de l'ordre de la défonce choisie délibérément comme procurant du plaisir, même hors manque...

                                                                                      Le problème, c'est que moi, je vis encore et toujours dans le manque, et je ne crois pas halluciner... bref, cela n'est pas encore bien clair, d'autant plus qu'aujourd'hui je réponds à tous ces messages avec un esprit en court circuit : je me vendrais pour une micro tabs... ah... et pas du tout pour une clope, bizarre, non?

                                                                                      Mais ça dépend des jours, il m'arrive de passer une journée entière sans y penser.

                                                                                      Merci à toi, bonne suite de sevrage,

                                                                                      Marcia

                                                                                      Commentaire


                                                                                        #44
                                                                                        Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                        Hello,

                                                                                        J'ai lu les deux derniers posts de Leda et Yadja : dites donc, quand on voit ça, quand on vit ça, est-ce qu'on n'est pas dans la zone du procès collectif aux cigarettiers et à l'Etat??? ...

                                                                                        Bon, allez, haut les coeurs et les courages, (et Leda, prends soin de toi, pas de sevrage trop brutal, tu débutes seulement) à bientôt,

                                                                                        Marcia

                                                                                        Commentaire


                                                                                          #45
                                                                                          Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                          Envoyé par sarha
                                                                                          Tu as PENSé à une clope, ça veut pas dire que tu en as eu envie. Il m'arrive aussi d'y penser, c'est très rare, mais ça arrive. Il arrive même que dans mes rêves lorsque je dors, je fume Pour moi une envie est clairement différente, elle correspond à un manque. Sensation de froid dans les mains, léger tremblement, énervement, difficulté à se concentrer,... c'est différent. Pour moi il était clair que je ne ferais aucun compromis, j'arrêterais oui, mais sans souffrance La méthode que j'ai utilisée faisait que mes envies étaient anesthésiées.

                                                                                          ça fait un an que je ne fume plus, je ne suis pas en manque et je crois ne jamais l'avoir été dans la mesure où mes patches que j'ai porté 3 mois m'ont permis d'arrêter très confortablement! Alors que j'étais en manque lorsque j'arrêtais de fumer "à la dure", sans substituts. Je reconnaissais parfaitement être dépendante à la nicotine (je ne me mentais pas), y compris voire surtout lorsque j'étais patchée, mais je diminuais très progressivement, j'étais sur la bonne voie...

                                                                                          De toute façon, même si je vis très bien sans nicotine depuis 9 mois, j'aurais préféré être patchée à vie (lol), ou même devenir accro aux gommes, que de me gazer les poumons 20 fois par jour

                                                                                          Bonjour,

                                                                                          pour moi il ne faut pas confondre envie et besoin, ce que tu décris ce sont des besoins, la pensée à laquelle j'ai fait référence traduit bien une envie dans mon esprit, mais peut-être ne fus-je pas suffisemment explicite.

                                                                                          Par contre, l'envie crée le besoin, qui crée la dépendance.

                                                                                          Commentaire


                                                                                            #46
                                                                                            Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                            Envoyé par marcia
                                                                                            Hello,

                                                                                            J'ai lu les deux derniers posts de Leda et Yadja : dites donc, quand on voit ça, quand on vit ça, est-ce qu'on n'est pas dans la zone du procès collectif aux cigarettiers et à l'Etat??? ...

                                                                                            Bon, allez, haut les coeurs et les courages, (et Leda, prends soin de toi, pas de sevrage trop brutal, tu débutes seulement) à bientôt,

                                                                                            Marcia
                                                                                            Moi j'aimerai bien leur faire un procès collectif à ces enfoirés. M'enfin bon. Fantasme. Rien qu'avec les mentions sanitaires sur les paquets de clopes, on l'a dans l'bip. "Ben on vous avait prévenu ! Fumer tue ! On ne vous a pas pris en traitre !"
                                                                                            "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


                                                                                            *** Défume le 19/12/05 ***



                                                                                            Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

                                                                                            Commentaire


                                                                                              #47
                                                                                              Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                              Pour ma part, j'ai tout bêtement choisi de m'arrêter avec un substitut pour 2 raisons :
                                                                                              - je n'avais envie de connaitre les âffres du sevrage physique et que cela me force à abandonner (ouais, j'aime pas souffriret comme c'était mon premier essai, j'avais un peu peur ).
                                                                                              - J'avais lu qu'il y avait plus de chances avec ! C'est bête, mais à mon sens, c'était optimiser mes chances de réussite que de procéder ainsi.

                                                                                              Mon choix s'est porté sur les patches car je voulais éviter justement de recevoir la nicotine par pics successifs, éviter d'avoir des shoots de nicotine comme j'avais pu en avoir avec la cigarette. Je voulais que cela se fasse lentement et sûrement, doucement, sans que ne sente rien, et cela fût ainsi fait. L'effet "placebo" a également certainement sa part de réussite je pense : dans ma tête, étant intimement convaincue que ce patch m'aiderait, et de ce fait, j'étais rassurée, confiante, je me sentais comme protégée, en sécurité pour ces premiers temps inconnus pour moi.
                                                                                              Par contre, j'ai réellement senti par légères bribes ce qu'était le manque physique car tous les jours j'attendais de le mettre de plus en plus tard. Je me levais, et passais ma journée. Lorsque mon corps me le réclamait vraiment, lorsque je sentais au fond de moi ce bouillonnement intérieur, cette tension qui avait besoin d'être apaisée, alors seulement je mettais mon patch, pour soulager ce besoin physique, en prennant bien soin chaque jour de lui en donner de moins en moins pour m'en libérer. Il m'aura fallut 2 mois, mais si je pense que la dépendance est surtout psy (toutes ces associations du quotidien à casser), l'utilisation momentannée du patch (ou autre substitut) permet de vivre plus sereinement cette période de réapprentissage de sa vie. C'est juste une manière de procéder par étape, il faut en être bien conscient et ne pas continuer à croire que notre vie d'ex-fumeur dépends de ce patch ou de cette pastille. C'est une béquille des premiers jours, mais une fois que l'on sait marcher, il faut savoir se débrouiller seul et se libérer totalement.

                                                                                              Commentaire


                                                                                                #48
                                                                                                Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                Envoyé par HPL
                                                                                                Bonjour,

                                                                                                pour moi il ne faut pas confondre envie et besoin, ce que tu décris ce sont des besoins, la pensée à laquelle j'ai fait référence traduit bien une envie dans mon esprit, mais peut-être ne fus-je pas suffisemment explicite.

                                                                                                Par contre, l'envie crée le besoin, qui crée la dépendance.
                                                                                                eumfh.... oui, si tu veux....

                                                                                                Commentaire


                                                                                                  #49
                                                                                                  Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                  Envoyé par Kikinette
                                                                                                  Pour ma part, j'ai tout bêtement choisi de m'arrêter avec un substitut pour 2 raisons :
                                                                                                  - je n'avais envie de connaitre les âffres du sevrage physique et que cela me force à abandonner (ouais, j'aime pas souffriret comme c'était mon premier essai, j'avais un peu peur ).
                                                                                                  - J'avais lu qu'il y avait plus de chances avec ! C'est bête, mais à mon sens, c'était optimiser mes chances de réussite que de procéder ainsi.

                                                                                                  Mon choix s'est porté sur les patches car je voulais éviter justement de recevoir la nicotine par pics successifs, éviter d'avoir des shoots de nicotine comme j'avais pu en avoir avec la cigarette. Je voulais que cela se fasse lentement et sûrement, doucement, sans que ne sente rien, et cela fût ainsi fait. L'effet "placebo" a également certainement sa part de réussite je pense : dans ma tête, étant intimement convaincue que ce patch m'aiderait, et de ce fait, j'étais rassurée, confiante, je me sentais comme protégée, en sécurité pour ces premiers temps inconnus pour moi.
                                                                                                  Par contre, j'ai réellement senti par légères bribes ce qu'était le manque physique car tous les jours j'attendais de le mettre de plus en plus tard. Je me levais, et passais ma journée. Lorsque mon corps me le réclamait vraiment, lorsque je sentais au fond de moi ce bouillonnement intérieur, cette tension qui avait besoin d'être apaisée, alors seulement je mettais mon patch, pour soulager ce besoin physique, en prennant bien soin chaque jour de lui en donner de moins en moins pour m'en libérer. Il m'aura fallut 2 mois, mais si je pense que la dépendance est surtout psy (toutes ces associations du quotidien à casser), l'utilisation momentannée du patch (ou autre substitut) permet de vivre plus sereinement cette période de réapprentissage de sa vie. C'est juste une manière de procéder par étape, il faut en être bien conscient et ne pas continuer à croire que notre vie d'ex-fumeur dépends de ce patch ou de cette pastille. C'est une béquille des premiers jours, mais une fois que l'on sait marcher, il faut savoir se débrouiller seul et se libérer totalement.
                                                                                                  tout à fait d'accord avec toi kikinette...
                                                                                                  je me souviens de ton pseudo! quand as-tu arrêté ?

                                                                                                  Commentaire


                                                                                                    #50
                                                                                                    Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                    Envoyé par Yadja
                                                                                                    N'empeche que ça aurait été très bien d'avoir un avis de pro sur ce sujet, genre Dr Dupagne ou Prof. Mollimard (qui est loin d'etre pour les substituts mais pour d'autres raisons me semble-t-il...)
                                                                                                    Comme on sollicite mon avis sur ce sujet brûlant, j'essaie d'exposer ce qui me paraît justifier ma position.

                                                                                                    1.- La nicotine n'est pas un substitut nicotinique, pas plus que l'héroïne n'est un substitut héroïnique ou l'alcool un substitut alcoolique. C'est un abus de langage purement marketing, qui tend à assimiler le traitement par la nicotine au traitement de l'héroïnomanie par la méthadone. La méthadone est réellement un substitut, un ersatz d'héroïne. C'est un opiacé, comme l'héroïne. Elle donne des sensations voisines mais persiste beaucoup plus longtemps dans l'organisme, ce qui fait qu'on peut en prendre une seule fois par jour. Etant moins asservi à un réapprovisionnement, le sujet peut être resocialisé. Son succès, ainsi que celui de la buprénorphine pour les mêmes raisons, a rendu populaire et sympathique le terme de substitution.
                                                                                                    2.- La nicotine seule est loin d'expliquer la dépendance au tabac, contrairement à l'alcool, la morphine, la cocaïne pour leur dépendance respective. On la connait depuis près de deux siècles, on peut l'acheter librement à un prix qui permettrait d'obtenir pour un euro ce qu'apportent 140 paquets de cigarettes. Elle n'a JAMAIS été utilisée seule par des toxicomanes (et on peut leur faire confiance pour trouver la meilleure dose et la meilleure manière de prendre un produit). La dépendance au tabac n'est pas une dépendance à la nicotine. Il y a dans cette plante et sa fumée tellement d'autres substances qui sont nécessaires à la dépendance, à laquelle participe sans doute la nicotine, mais PAS SEULE.
                                                                                                    3.- La nicotine a des effets ressentis pas le fumeur. Elle peut expliquer certains des effets du tabac, augmentation de la vigilance, relaxation, poids. Ils peuvent être pour certains des raisons de continuer à fumer, sans être pour autant ce qui accroche dans le tabac. On peut aimer l'arôme d'un vin, ne pas être enthousiaste à l'idée de s'en passer, ce n'est pas ce qui rend alcoolique.
                                                                                                    4.- On peut amener des rats à s'injecter de la nicotine, en sélectionnant ceux qui s'agitent un peu plus dans leur cage après une injection de nicotine, en les mettant à jeun dans une autre cage où ils peuvent avoir un biscuit en pressant sur un levier. On remplace alors le biscuit par une injection de nicotine, pendant qu'on leur fait un spectacle son et lumière (une lampe s'allume et un son est émis lorsqu'ils appuient sur le levier). C'est ce qu'a fait Caroline Cohen, une de mes anciennes thésardes. Eh bien, si l'on supprime la nicotine, ils continuent pendant des semaines à s'injecter simplement de l'eau salée rien que pour le spectacle son et lumière.

                                                                                                    On peut penser que l'effet d'éveil de la nicotine a fait graver dans leur mémoire le spectacle son et lumière, et qu'ils continuent même lorsque elle n'est plus là. Tous les évènements associés à la fume sont vraisemblablement ainsi gravés et deviennent aussi importants que le tabac lui-même.

                                                                                                    5.- Des cigarettes enrichies en nicotine sont trouvées trop fortes et l'on les fume moins complètement. Elles rassasient. Dans les premières semaines de l'arrêt du tabac, la nicotine aide incontestablement à supporter ces premiers moments difficiles, d'une façon très inégale selon les fumeurs. Je ne suis donc pas contre les "substituts", qui peuvent aider beaucoup certains fumeurs. Mais ils ont peu d'effet sur l'arrêt à long terme, qui dépend essentiellement du degré de mûrissement et du long travail de défume.
                                                                                                    Robert Molimard

                                                                                                    Commentaire


                                                                                                      #51
                                                                                                      Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                      Envoyé par molimard
                                                                                                      Comme on sollicite mon avis sur ce sujet brûlant, j'essaie d'exposer ce qui me paraît justifier ma position.

                                                                                                      1.- La nicotine n'est pas un substitut nicotinique, pas plus que l'héroïne n'est un substitut héroïnique ou l'alcool un substitut alcoolique. C'est un abus de langage purement marketing, qui tend à assimiler le traitement par la nicotine au traitement de l'héroïnomanie par la méthadone. La méthadone est réellement un substitut, un ersatz d'héroïne. C'est un opiacé, comme l'héroïne. Elle donne des sensations voisines mais persiste beaucoup plus longtemps dans l'organisme, ce qui fait qu'on peut en prendre une seule fois par jour. Etant moins asservi à un réapprovisionnement, le sujet peut être resocialisé. Son succès, ainsi que celui de la buprénorphine pour les mêmes raisons, a rendu populaire et sympathique le terme de substitution.
                                                                                                      2.- La nicotine seule est loin d'expliquer la dépendance au tabac, contrairement à l'alcool, la morphine, la cocaïne pour leur dépendance respective. On la connait depuis près de deux siècles, on peut l'acheter librement à un prix qui permettrait d'obtenir pour un euro ce qu'apportent 140 paquets de cigarettes. Elle n'a JAMAIS été utilisée seule par des toxicomanes (et on peut leur faire confiance pour trouver la meilleure dose et la meilleure manière de prendre un produit). La dépendance au tabac n'est pas une dépendance à la nicotine. Il y a dans cette plante et sa fumée tellement d'autres substances qui sont nécessaires à la dépendance, à laquelle participe sans doute la nicotine, mais PAS SEULE.
                                                                                                      3.- La nicotine a des effets ressentis pas le fumeur. Elle peut expliquer certains des effets du tabac, augmentation de la vigilance, relaxation, poids. Ils peuvent être pour certains des raisons de continuer à fumer, sans être pour autant ce qui accroche dans le tabac. On peut aimer l'arôme d'un vin, ne pas être enthousiaste à l'idée de s'en passer, ce n'est pas ce qui rend alcoolique.
                                                                                                      4.- On peut amener des rats à s'injecter de la nicotine, en sélectionnant ceux qui s'agitent un peu plus dans leur cage après une injection de nicotine, en les mettant à jeun dans une autre cage où ils peuvent avoir un biscuit en pressant sur un levier. On remplace alors le biscuit par une injection de nicotine, pendant qu'on leur fait un spectacle son et lumière (une lampe s'allume et un son est émis lorsqu'ils appuient sur le levier). C'est ce qu'a fait Caroline Cohen, une de mes anciennes thésardes. Eh bien, si l'on supprime la nicotine, ils continuent pendant des semaines à s'injecter simplement de l'eau salée rien que pour le spectacle son et lumière.

                                                                                                      On peut penser que l'effet d'éveil de la nicotine a fait graver dans leur mémoire le spectacle son et lumière, et qu'ils continuent même lorsque elle n'est plus là. Tous les évènements associés à la fume sont vraisemblablement ainsi gravés et deviennent aussi importants que le tabac lui-même.

                                                                                                      5.- Des cigarettes enrichies en nicotine sont trouvées trop fortes et l'on les fume moins complètement. Elles rassasient. Dans les premières semaines de l'arrêt du tabac, la nicotine aide incontestablement à supporter ces premiers moments difficiles, d'une façon très inégale selon les fumeurs. Je ne suis donc pas contre les "substituts", qui peuvent aider beaucoup certains fumeurs. Mais ils ont peu d'effet sur l'arrêt à long terme, qui dépend essentiellement du degré de mûrissement et du long travail de défume.
                                                                                                      Bonjour Doc

                                                                                                      Merci de suivre nos interventions . et de nous corriger quand vous le trouvez nécessaire.
                                                                                                      Votre écriture me rappelle quelque chose.

                                                                                                      Gaby

                                                                                                      Commentaire


                                                                                                        #52
                                                                                                        Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                        Envoyé par Kikinette
                                                                                                        Pour ma part, j'ai tout bêtement choisi de m'arrêter avec un substitut pour 2 raisons :
                                                                                                        - je n'avais envie de connaitre les âffres du sevrage physique et que cela me force à abandonner (ouais, j'aime pas souffriret comme c'était mon premier essai, j'avais un peu peur ).
                                                                                                        - J'avais lu qu'il y avait plus de chances avec ! C'est bête, mais à mon sens, c'était optimiser mes chances de réussite que de procéder ainsi.

                                                                                                        ...

                                                                                                        C'est une béquille des premiers jours, mais une fois que l'on sait marcher, il faut savoir se débrouiller seul et se libérer totalement.
                                                                                                        Même chose pour moi Kikinette

                                                                                                        Toujours intéressant de vous lire, Pr Molimard

                                                                                                        Commentaire


                                                                                                          #53
                                                                                                          Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                          Envoyé par Arman
                                                                                                          Même chose pour moi Kikinette
                                                                                                          cela ne m'étonne pas que l'on soit encore d'accord ! Bonjour Arman

                                                                                                          Commentaire


                                                                                                            #54
                                                                                                            Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                            Envoyé par sarha
                                                                                                            eumfh.... oui, si tu veux....
                                                                                                            Tu te trompes je ne veux qu'arrêter de fumer, par contre je souhaite être libre de m'exprimer sans subire ce genre de réaction puérile, je respecte ton avis, je te reprends car je pense qu'on peut approfondir ce que tu as écrit et qui n'est pas dénué de sens.

                                                                                                            Merci.
                                                                                                            Dernière modification par HPL, 28/04/2006, 07h30.

                                                                                                            Commentaire


                                                                                                              #55
                                                                                                              Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                              Envoyé par marcia
                                                                                                              Bonjour HPL,

                                                                                                              Sympa ton évocation du soleil timide de printemps, et de la douceur de l'air... .

                                                                                                              Bon, plus sérieusement, alors là, c'est super, la distinction que tu introduis entre "satisfaire" et "alléger" quant aux substituts et à leur relation au manque!

                                                                                                              Oui, je trouve que ça rejoint ce qu'en dit Leda quant à la défonce et au plaisir procurés par les substituts: "alléger" serait éventuellement le processus de déconditionnement du cerveau au manque, et satisfaire serait de l'ordre de la défonce choisie délibérément comme procurant du plaisir, même hors manque...

                                                                                                              Le problème, c'est que moi, je vis encore et toujours dans le manque, et je ne crois pas halluciner... bref, cela n'est pas encore bien clair, d'autant plus qu'aujourd'hui je réponds à tous ces messages avec un esprit en court circuit : je me vendrais pour une micro tabs... ah... et pas du tout pour une clope, bizarre, non?

                                                                                                              Mais ça dépend des jours, il m'arrive de passer une journée entière sans y penser.

                                                                                                              Merci à toi, bonne suite de sevrage,

                                                                                                              Marcia
                                                                                                              Merci pour tes encouragements,

                                                                                                              ton témoignage ressemble assez à ce que je vivais il y a encore peu, quand je satisfaisais une envie ( un vice? ) à l'aide de substituts.
                                                                                                              Mais finalement, suite à plusieurs discutions avec ma tabacologue, je les ai arrêtés, et je m'en passe très bien. Maintenant c'est les sucettes

                                                                                                              Commentaire


                                                                                                                #56
                                                                                                                Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                                Hello HPL

                                                                                                                Pour info, tu les as utilisé pendant combien de temps les substituts ? Et tu les prenais sous quels formes ?

                                                                                                                Merci pour ta réponse !



                                                                                                                Envoyé par HPL
                                                                                                                Merci pour tes encouragements,

                                                                                                                ton témoignage ressemble assez à ce que je vivais il y a encore peu, quand je satisfaisais une envie ( un vice? ) à l'aide de substituts.
                                                                                                                Mais finalement, suite à plusieurs discutions avec ma tabacologue, je les ai arrêtés, et je m'en passe très bien. Maintenant c'est les sucettes

                                                                                                                "Car ici désormais est la demeure d'un ciel..."


                                                                                                                *** Défume le 19/12/05 ***



                                                                                                                Celà fait donc maintenant 5 ans que je ne fume plus

                                                                                                                Commentaire


                                                                                                                  #57
                                                                                                                  Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                                  Envoyé par molimard
                                                                                                                  Comme on sollicite mon avis sur ce sujet brûlant, j'essaie d'exposer ce qui me paraît justifier ma position.

                                                                                                                  1.- La nicotine n'est pas un substitut nicotinique, pas plus que l'héroïne n'est un substitut héroïnique ou l'alcool un substitut alcoolique. C'est un abus de langage purement marketing, qui tend à assimiler le traitement par la nicotine au traitement de l'héroïnomanie par la méthadone. La méthadone est réellement un substitut, un ersatz d'héroïne. C'est un opiacé, comme l'héroïne. Elle donne des sensations voisines mais persiste beaucoup plus longtemps dans l'organisme, ce qui fait qu'on peut en prendre une seule fois par jour. Etant moins asservi à un réapprovisionnement, le sujet peut être resocialisé. Son succès, ainsi que celui de la buprénorphine pour les mêmes raisons, a rendu populaire et sympathique le terme de substitution.
                                                                                                                  2.- La nicotine seule est loin d'expliquer la dépendance au tabac, contrairement à l'alcool, la morphine, la cocaïne pour leur dépendance respective. On la connait depuis près de deux siècles, on peut l'acheter librement à un prix qui permettrait d'obtenir pour un euro ce qu'apportent 140 paquets de cigarettes. Elle n'a JAMAIS été utilisée seule par des toxicomanes (et on peut leur faire confiance pour trouver la meilleure dose et la meilleure manière de prendre un produit). La dépendance au tabac n'est pas une dépendance à la nicotine. Il y a dans cette plante et sa fumée tellement d'autres substances qui sont nécessaires à la dépendance, à laquelle participe sans doute la nicotine, mais PAS SEULE.
                                                                                                                  3.- La nicotine a des effets ressentis pas le fumeur. Elle peut expliquer certains des effets du tabac, augmentation de la vigilance, relaxation, poids. Ils peuvent être pour certains des raisons de continuer à fumer, sans être pour autant ce qui accroche dans le tabac. On peut aimer l'arôme d'un vin, ne pas être enthousiaste à l'idée de s'en passer, ce n'est pas ce qui rend alcoolique.
                                                                                                                  4.- On peut amener des rats à s'injecter de la nicotine, en sélectionnant ceux qui s'agitent un peu plus dans leur cage après une injection de nicotine, en les mettant à jeun dans une autre cage où ils peuvent avoir un biscuit en pressant sur un levier. On remplace alors le biscuit par une injection de nicotine, pendant qu'on leur fait un spectacle son et lumière (une lampe s'allume et un son est émis lorsqu'ils appuient sur le levier). C'est ce qu'a fait Caroline Cohen, une de mes anciennes thésardes. Eh bien, si l'on supprime la nicotine, ils continuent pendant des semaines à s'injecter simplement de l'eau salée rien que pour le spectacle son et lumière.

                                                                                                                  On peut penser que l'effet d'éveil de la nicotine a fait graver dans leur mémoire le spectacle son et lumière, et qu'ils continuent même lorsque elle n'est plus là. Tous les évènements associés à la fume sont vraisemblablement ainsi gravés et deviennent aussi importants que le tabac lui-même.

                                                                                                                  5.- Des cigarettes enrichies en nicotine sont trouvées trop fortes et l'on les fume moins complètement. Elles rassasient. Dans les premières semaines de l'arrêt du tabac, la nicotine aide incontestablement à supporter ces premiers moments difficiles, d'une façon très inégale selon les fumeurs. Je ne suis donc pas contre les "substituts", qui peuvent aider beaucoup certains fumeurs. Mais ils ont peu d'effet sur l'arrêt à long terme, qui dépend essentiellement du degré de mûrissement et du long travail de défume.



                                                                                                                  Le vrai problème, il est bien là, pour ma part !

                                                                                                                  Commentaire


                                                                                                                    #58
                                                                                                                    Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                                    up !
                                                                                                                    « Le bonheur n’est pas au bout du chemin, c’est le chemin qui est le bonheur »

                                                                                                                    Commentaire


                                                                                                                      #59
                                                                                                                      Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                                      encore une idée pour toi sasa

                                                                                                                      Commentaire


                                                                                                                        #60
                                                                                                                        Re : Substituts nicotiniques et dépendance psychologique

                                                                                                                        Merci, Orage !
                                                                                                                        J'ai l'impression que tu avances bien, là !

                                                                                                                        Commentaire

                                                                                                                        Chargement...
                                                                                                                        X