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Alcool Et Création Artistique

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    #61
    Re : Alcool Et Création Artistique

    [quote=Marie-Thérèse]
    Envoyé par TRIPLE A

    tu me sidère un peu toi ....

    Concernant le LSD (et bien que ce ne soit pas le forum ad hoc), il y a des expériences qui ont été réalisées avec et sans défonce d'ailleurs, dans des caissons d'isolation sensorielle et qui modifient les états de conscience, probablement aussi l'éveil des neurones endormis ... (John C. Lilly, neurophysicien et inventeur).

    Cela dit, que nous explorions 2 neurones, 15% ou 30 ... je ne vois pas très bien en quoi il faut se réjouir de n'en utiliser si peu ? Certes l'alcool peut mener à des états de haine et de violence, mais ça n'a rien de systématique. Si tu racontes des choses comme ça à des médecins, je pense qu'ils doivent bien se marrer pendant tes réunions .... je trouve ta réaction un peu catégorique, voire sectaire .... il existe des violents non alcooliques qui n'utilisent pas leur cerveau du tout ...


    "SECTAIRE: etroitesse d' esprit" , desolé mais 15% c' est étroit.

    Je ne me réjouis pas d' en utiliser si peu mais ne trouve absolument pas dramatique d' en utiliser pas plus.Le systématisme de la haine et de la violence n' est certes heureusement pas la règle, mais franchement il existe d' autres "expressions" à sa déchéance.
    Quand aux médecins, sur le cerveau et ses mécanismes complexes ce n' est que par une boutade, le renvoi d' une ignorance à d' autres ignorances, et que globalement aux réunions les gens venus,buvant ou ayant bu s' en contrefichent de leurs neurones mais voudraient surtout trouver non pas pourquoi leurs neurones les a "trahies" mais comment ils vont arrêter l' alcool.
    Au delà des 15%, ils est quand même interessant de voir qu' avec si peu ce que l' homme "buveur" ou non a été capable de faire...
    Du haut de mes 13,275888 % de neurones, car j' en ai explosé au cours de mes descentes à grande vitesse, je te réponds même que ça suffit pour arrêter l' alcool et là je suis CATEGORIQUE

    Bien à toi,

    Triple A
    "Les anciens disent qu'à leur mort les vieux alcooliques abstinents ont le regard aux couleurs Arlequin"
    UN SEVRAGE D' ALCOOL NE S' IMPROVISE PAS.FAITES VOUS TOUJOURS ACCOMPAGNER PAR UN MEDECIN.

    Commentaire


      #62
      Re : Alcool Et Création Artistique

      Au delà des 15%, ils est quand même interessant de voir qu' avec si peu ce que l' homme "buveur" ou non a été capable de faire...
      Du haut de mes 13,275888 % de neurones, car j' en ai explosé au cours de mes descentes à grande vitesse, je te réponds même que ça suffit pour arrêter l' alcool et là je suis CATEGORIQUE

      Bien à toi,

      Triple A

      Je n'ai pas eu besoin de compter mes neurones pour arrêter, là aussi je suis catégorique et il est probable que j'en ai laissé quelques-uns sur le carreau, mais il m'en restait assez pour ne pas tomber dans une secte.
      Bien à toi également

      Commentaire


        #63
        Re : Alcool Et Création Artistique

        Salut les amis,

        C'est une bonne idée, d'ouvrir un topic sur ce thème.

        Perso, j'ai l'impression que la création, c'est l'expression d'une différence, d'un point de vue marginal sur les choses. C'est le fruit d'une réflexion inédite, originale, provocatrice, simplement juste, ou tout ça à la fois. Et ça n'est pas évident de vivre la différence. La société est super agressive avec les différences.

        Peut-être que l'alcool aide à se débarrasser de la pression qui pousse les individus à se taire, et permet de zapper la norme qui empêche l'artiste, et plus largement le quidam, d'exprimer des différences. Oublier le regard des autres, s'en foutre, affirmer qui il est. Bukowski, Gainsbourg et des centaines d'autres avant eux ressentaient peut-être leurs différences comme des douleurs.

        Les différences sont pourtant déjà chez les autres, la plupart du temps. Mais on ne peut pas le savoir si personne n'ose dire ce qu'il est. Bukowski raconte qu'il s'était toujours cru seul, condamné à ressentir des choses inexprimables, jusqu'à ce qu'il découvre un bouquin de John Fante dans une bibliothèque.

        Bukowski souffrait parce qu'il ressentait des trucs inexprimables, donc, et qu'il n'avait jamais osé bousculer la norme lui-même. Or un artiste -il est fait comme ça- a besoin de raconter. Ça fait partie de lui. En lisant Fante, il découvrait que quelqu'un avait osé le faire avant lui, alors ça devenait possible. Qu'est-ce que Fante avait lu, lui, à son époque, pour savoir qu'il avait le droit d'assumer son propre regard sur les choses?

        Il a dû en souffrir lui aussi, et il fallait peut-être qu'il en passe par là pour finalement ressentir le besoin vital de dire ce qu'il avait à dire. Une chance pour nous, parce que plein de gens différents se reconnaissent dans sa différence à lui... Ça me fait penser à ta signature, Lola.

        Mais la douleur de Bukowski reste une douleur. Quand l'alcool ne libère pas l'expression donc, il permet peut-être de calmer la douleur ressentie par celui qui ne peut (encore) l'exprimer.

        Ça pourrait faire une bonne raison de boire. Le problème, c'est que l'alcool réduit le plus souvent les gens au silence. Dans les bistrots, j'ai rencontré plein de gens géniaux qui n'arrivaient plus à rien. Des écrivains qui n'arrivaient plus à écrire, des musiciens qui ne savaient plus jouer.

        Un type comme gainsbourg, avec son talent, sa culture, sa sensibilité, aurait pu écrire beaucoup plus s'il n'avait pas bu. On aurait pu profiter de lui bien plus longtemps. Mais peut-être que sans l'alcool, il n'aurait jamais assumé ce qu'il était. Et se serait tu.

        Peut-être que Bukowski (qui a reçu une éducation quasi militaire), et Gainsbourg (non moins stricte), s'ils avaient lu Fante ou écouté Ulmer plus tôt, auraient su plus tôt qu'ils avaient le droit d'être différents, auraient écrit et composé, et n'auraient jamais eu besoin de l'alcool pour se libérer... Moi je le crois.

        C'est pour ça qu'il faut diffuser les idées, les oeuvres et toutes les formes d'expression. Pour que chacun s'y retrouve un peu, se sente moins seul et surtout libre d'être qui il est. Sans arrêt, aussi, il faut remettre en question la norme, pour que chacun se sente libre de dire ce qu'il a a dire.

        Ça vaut pour les artistes, et ça vaut pour les forumeurs. C'est un peu ce qu'on fait, ici, je crois.

        Je viens de me relire. Je suis à Woodstock, ou quoi?.

        Peace and Love.

        Charlie "Flower Power" Ciao.

        Commentaire


          #64
          Re : Alcool Et Création Artistique

          Pour avoir fait les 2, l'alcool depuis que j'ai 16 ans (j'en ai 50) et la drogue comme le pot ou le hasch pour certaines périodes jusqu'à três récemment.

          L'alcool est un bien plus dangereux psychotrope que les drogues dites douces même si les soi-disant spécialistes affirment que la drogue douce d'aujourd'hui est de 10 à 20 fois plus forte qu'il y a 20 ans. D'une certaine façon ils ont raison car on ne sait pas toujours s'ils additionnent ou vaporisent quelque chose. Mais j'ai bien l'intention de continuer à en fumer un ou deux de temps à autre pour mon bien-être et pour l'effet qu'il a sur la pensée. Et en plus il n'a aucun des effets secondaires de l'alcool et est beaucoup moins dangereux pour soi-même et pour les autres.

          Je ne crois pas avoir été créatrice sous l'effet de l'alcool. Il me dégênait, j'étais de bonne humeur et je voulais m'amuser. Mais quand tu en bois trop il devient dangereux pour tout le monde. C'est une bombe.

          Pour ce qui est des drogues dures, ou des pilules je ne sais pas mais je crois qu'elles sont peut-ètre aussi très dangereuses et qu'elles transforment considérablement le cerveau de celui qui consomme. Mais encore là, peut-être que tout est dans ta connaissance du produit et de ses effets et de tes habitudes de consommation.

          La morphine, c'est très bien contre la douleur!


          Salut à tous!

          Louise.

          PS On dit que l'alcool est le plus difficile de tous les psychotropes à arrêter de consommer en plus d'être dangereux et que certaines personnes peuvent mourir en essayant d'arrêter. Beaucoup d'alccooliques, pas tous, car il sont tous différents comme dans la maniaco-dépression, sont des bombes à retardement qui peuvent exploser n'importe quand. Alors là, il faut apprendre à s'aimer et il ne faut plus consommer.
          Dernière modification par Alcoolique et maniaco, 05/05/2006, 17h57.

          Commentaire


            #65
            Re : Alcool Et Création Artistique

            Bonsoir Charlie et les autres,

            Ca ! C'est super interessant comme piste !

            Finalement, personne ne saura jamais comment l'Artiste Alcoolique se serait comporté sans son produit.
            C'est ce qui me fascine, pour ma part : comment une telle "perdition" peut aboutir à une telle perfection !

            Bonne soirée à tous

            Marylou.


            Envoyé par Ciao
            Salut les amis,

            C'est une bonne idée, d'ouvrir un topic sur ce thème.

            Perso, j'ai l'impression que la création, c'est l'expression d'une différence, d'un point de vue marginal sur les choses. C'est le fruit d'une réflexion inédite, originale, provocatrice, simplement juste, ou tout ça à la fois. Et ça n'est pas évident de vivre la différence. La société est super agressive avec les différences.

            Peut-être que l'alcool aide à se débarrasser de la pression qui pousse les individus à se taire, et permet de zapper la norme qui empêche l'artiste, et plus largement le quidam, d'exprimer des différences. Oublier le regard des autres, s'en foutre, affirmer qui il est. Bukowski, Gainsbourg et des centaines d'autres avant eux ressentaient peut-être leurs différences comme des douleurs.

            Les différences sont pourtant déjà chez les autres, la plupart du temps. Mais on ne peut pas le savoir si personne n'ose dire ce qu'il est. Bukowski raconte qu'il s'était toujours cru seul, condamné à ressentir des choses inexprimables, jusqu'à ce qu'il découvre un bouquin de John Fante dans une bibliothèque.

            Bukowski souffrait parce qu'il ressentait des trucs inexprimables, donc, et qu'il n'avait jamais osé bousculer la norme lui-même. Or un artiste -il est fait comme ça- a besoin de raconter. Ça fait partie de lui. En lisant Fante, il découvrait que quelqu'un avait osé le faire avant lui, alors ça devenait possible. Qu'est-ce que Fante avait lu, lui, à son époque, pour savoir qu'il avait le droit d'assumer son propre regard sur les choses?

            Il a dû en souffrir lui aussi, et il fallait peut-être qu'il en passe par là pour finalement ressentir le besoin vital de dire ce qu'il avait à dire. Une chance pour nous, parce que plein de gens différents se reconnaissent dans sa différence à lui... Ça me fait penser à ta signature, Lola.

            Mais la douleur de Bukowski reste une douleur. Quand l'alcool ne libère pas l'expression donc, il permet peut-être de calmer la douleur ressentie par celui qui ne peut (encore) l'exprimer.

            Ça pourrait faire une bonne raison de boire. Le problème, c'est que l'alcool réduit le plus souvent les gens au silence. Dans les bistrots, j'ai rencontré plein de gens géniaux qui n'arrivaient plus à rien. Des écrivains qui n'arrivaient plus à écrire, des musiciens qui ne savaient plus jouer.

            Un type comme gainsbourg, avec son talent, sa culture, sa sensibilité, aurait pu écrire beaucoup plus s'il n'avait pas bu. On aurait pu profiter de lui bien plus longtemps. Mais peut-être que sans l'alcool, il n'aurait jamais assumé ce qu'il était. Et se serait tu.

            Peut-être que Bukowski (qui a reçu une éducation quasi militaire), et Gainsbourg (non moins stricte), s'ils avaient lu Fante ou écouté Ulmer plus tôt, auraient su plus tôt qu'ils avaient le droit d'être différents, auraient écrit et composé, et n'auraient jamais eu besoin de l'alcool pour se libérer... Moi je le crois.

            C'est pour ça qu'il faut diffuser les idées, les oeuvres et toutes les formes d'expression. Pour que chacun s'y retrouve un peu, se sente moins seul et surtout libre d'être qui il est. Sans arrêt, aussi, il faut remettre en question la norme, pour que chacun se sente libre de dire ce qu'il a a dire.

            Ça vaut pour les artistes, et ça vaut pour les forumeurs. C'est un peu ce qu'on fait, ici, je crois.

            Je viens de me relire. Je suis à Woodstock, ou quoi?.

            Peace and Love.

            Charlie "Flower Power" Ciao.

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              #66
              Re : Alcool Et Création Artistique

              Envoyé par lisaange
              Bonsoir

              Acool et créatvité ? je ne sais quoi en penser

              je sais juste que pour ma part mes plus beaux poèmes et mes plus beaux dessins ont été écrits et faits durant mes années noires et que depuis je ne trouve plus de beauté et d'intêrets à ce que j'essaye d'écrire et de dessiner...

              Comme si je me sentais vide artistiquement , comme si ce que je faisais ne me parlait plus...

              Mon fusain reste dans le tiroir, ma plume se déssèche...j'ai perdu le feeling...
              et ça me désole...Je ne peux écrire et dessiner le bonheur...l'abstinence, la vie quoi...

              Lisa
              L'abstinence, la vie quoi...
              Oui, moi aussi, mes plus belles créations, mes plus belles envolées ont été créées sous l'emprise de l'alcool. Peut-être que j'arrivais à "libérer" à ce moment-là ? Maintenant, que nib
              Je suis devenue pragmatique, "le réel, l'essentiel" (pour les autres qui partagent ma vie et qui apprécient ?). J'ai perdu tout cela.
              Mais bon, la vie n'est pas faite que de rêves...

              Commentaire


                #67
                Re : Alcool Et Création Artistique

                Envoyé par Clairedusud
                Je suis devenue pragmatique, "le réel, l'essentiel" (pour les autres qui partagent ma vie et qui apprécient ?). J'ai perdu tout cela. Mais bon, la vie n'est pas faite que de rêves...
                Le réel et l'essentiel peuvent être une vraie source d'inspiration, si ça se trouve?!!


                Charlie.

                Commentaire


                  #68
                  Re : Alcool Et Création Artistique

                  Salut tout le monde,

                  J'ai suis retombé sur ce texte dont je vous avais déjà parlé dans un post il y a un (bon) moment... Il m'a fait repenser à ce topic. C'est un texte de Pierre Desproges.

                  Quand j'étais petit garçon il y avait, dans le village limousin où je passais mes vacances, un homme à tout et à ne rien faire qui s'appelait Chaminade. Chaminade tout court. Au reste, il était trop seul au monde pour qu'un prénom lui fût utile.
                  C'était un homme simple, au bord d'être fruste. Il vivait dans une cabane sous les châtaigners des bosquets vallonnés de par chez nous. Sur une paillasse de crin, avec un chien jaune, du pain dur et du lard. L'été, il se louait aux moissons, et bricolait l'hiver à de menus ouvrages dans les maisons bourgeoises. A période fixe, comme on a ses règles ou comme on change de lune, Chaminade entrait en ivrognerie, par la grâce d'une immonde vinasse que M. Préfontaines lui-même n'eût pas confié à ses citernes. Il s'abreuvait alors jusqu'à devenir violet, spongieux, sourd et comateux. Après sept ou huit jours, sa vieille mère, qui passait par là, le tirait de sa litière et le calait dehors sous la pompe à eau, pour le nettoyer d'une semaine de merde et de vomis conglomérés.
                  La plupart du temps Chaminade n'avait pas le sou pour se détruire. Les petites gens du bourg se mêlaient alors de l'aider. Il faut chercher autour des stades pour trouver plus con qu'un quarteron de ploucs désoeuvrés aux abords d'un bistrot.
                  - Ah, putain con, les hommes, regardez qui voilà-t-y pas sur son vélo ? Ho, Chaminade, viens-tu causer avec nous autres, fi de garce ?
                  Chaminade ne refusait pas. Quand il rasait ainsi les tavernes à bicyclette, c'est qu'il était en manque.
                  Alors les hommes saoulaient Chaminade. Parce qu'on s'emmerde à la campagne, surtout l'hiver à l'heure du loup, et je vous parle d'un temps où la télé n'abêtissait que l'élite.
                  Au bout de huit ou dix verres, Chaminade était fin saoul, il prêtait à rire. C'est pourquoi on l'appelait Chaminade tout court, comme on dit Fernandel.
                  Quoi de plus aimablement divertissant, en effet, pour un pauvre honnête, que le spectacle irrésistible d'un être humain titubant dans sa propre pisse en chantant Le temps des cerises ?
                  On s'amusait vraiment de bon coeur, pour moins cher qu'un ticket de loto qui n'existait pas non plus. On lâchait l'ivrogne sur la place du Monument-aux-Morts où il se lançait alors dans un concours de pets avec le poilu cocardier. Parfois il improvisait sur La Mort du Cygne, tenant les pans de sa chemise comme on le fait d'un tutu, avant de s'éclater dans la boue pour un grand écart effrayant. Et les hommes riaient comme des enfants.
                  En apothéose finale, on remettait de force Chaminade sur son vélo et on lui faisait faire le tour du monument. A chaque tour sans tomber, il avait droit à un petit coup supplémentaire, direct au tonnelet.
                  Un jour Chaminade s'est empalé sur un pic de la grille métallique, mais il n'en est pas mort. "Il y a un dieu pour les ivrognes", notèrent avec envie les bigotes aquaphiles, qui voguent à sec dans les bénitiers stériles de leur foi rabougrie.
                  La dernière fois que j'ai vu Serge Gainsbourg en public, il suintait l'alcool pur par tous les pores et les yeux, et glissait par à-coups incertains sur la scène lisse d'un palais parisien, la bave aux commissures et l'oeil en perdition, cet homme était mourant. Un parterre de nantis bagués et cliquetants l'encourageaient bruyamment à tourner autour de rien en massacrant les plus belles chansons nées de son génie.
                  Irrésistiblement, ces cuistres-là m'ont fait penser aux ploucs et lui à Chaminade.
                  Pierre Desproges.

                  Commentaire


                    #69
                    Re : Alcool Et Création Artistique

                    Les artistes/créateurs et d'ailleurs les alc. cultivent ce côté noir et sombre, le nourrissent comme leur bébé chéri avec les produits qui le fait monter en eux. Nous avons peur de perdre ce beau petit bébé.

                    Pourquoi la tragédie, la tristesse est plus belle, plus noble que la comédie? Pourquoi nous voudrions tous être des héros tragiques malcompris? Pourquoi nous voudrions regarder des films qui nous touchent ou nous font pleurer? Il n'y a pas de doute que nous embrassons la melancolie tout en le rejetant. Est-ce que je veux pleurer ou rire?

                    Enfin que des réflexions à haute voix.







                    Envoyé par lolangel
                    Bonsoir Lisa

                    Très très intéressant, ce que tu dis là... Hélas (?) dans le sens de "l'alcool comme carburant de la créativité"...



                    Ne serait-ce pas parce que tu as été en quelque sorte "habituée" à ne voir la beauté que dans la noirceur?



                    Comme je disais à Laurent, je crois aussi que c'est beaucoup, beaucoup plus difficile d'exprimer les aspects "positifs" de la vie -sauf à tomber dans la mièvrerie et le cul-cul la praline...

                    En fait, ça me fait penser à un ami, artiste, lui, qui avait très peur d'entamer une thérapie, parce qu'il était persuadé que celle-ci allait lui enlever toute son potentiel créatif...

                    Bonne nouvelle: ce fût exactement le contraire. Et ça a "payé"! Il ramait, il est maintenant raisonnablement "connu"...

                    En conclusion (provisoire) j'ai envie de dire que, quelque part, nous aimons notre "malheur", nous nous complaisons dans nos ténèbres, nous avons peur de la lumière, nous avons l'impression que nos côtés les plus sombres SONT notre personnalité, et que nous n'en aurons plus aucune (de personnalité) si nous nous "résignons" à envisager l'existence sous un aspect moins ... dark.

                    Qu'en penses tu?

                    Lisa

                    Lola

                    Commentaire


                      #70
                      Re : Alcool Et Création Artistique

                      Envoyé par lolangel
                      Bonsoir Lisa

                      Très très intéressant, ce que tu dis là... Hélas (?) dans le sens de "l'alcool comme carburant de la créativité"...



                      Ne serait-ce pas parce que tu as été en quelque sorte "habituée" à ne voir la beauté que dans la noirceur?



                      Comme je disais à Laurent, je crois aussi que c'est beaucoup, beaucoup plus difficile d'exprimer les aspects "positifs" de la vie -sauf à tomber dans la mièvrerie et le cul-cul la praline...

                      En fait, ça me fait penser à un ami, artiste, lui, qui avait très peur d'entamer une thérapie, parce qu'il était persuadé que celle-ci allait lui enlever toute son potentiel créatif...

                      Bonne nouvelle: ce fût exactement le contraire. Et ça a "payé"! Il ramait, il est maintenant raisonnablement "connu"...

                      En conclusion (provisoire) j'ai envie de dire que, quelque part, nous aimons notre "malheur", nous nous complaisons dans nos ténèbres, nous avons peur de la lumière, nous avons l'impression que nos côtés les plus sombres SONT notre personnalité, et que nous n'en aurons plus aucune (de personnalité) si nous nous "résignons" à envisager l'existence sous un aspect moins ... dark.

                      Qu'en penses tu?

                      Lisa

                      Lola
                      alcool et créativité..oui on peut le poser comme ça, mais les rapports humains sont extrèmement créatifs, pas besoin de supports culturomysticoconfusionnels, SEULS, l'important est dêtre toujours en interactivité. peu importe, les supports que nous utilisons , si nous laissons tomber l'intersubjectivité, rien ne se passera que la folie et la stérilité.
                      si je ne suis plus en connexion avec le monde etc...enfin je me crées en permanence, sensoriellement, intellectuellement...
                      l'arrêt de cette substance me pousse à consommer une autre chimiquement faisant, enfin mal faisante.
                      être en connexion avec le vivant plutôt que la chose...verre, entre autre

                      Commentaire

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