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Dysthymie

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    Dysthymie

    Bonjour,

    Il y a quelques temps, j'ai reçu un diagnostic de dysthymie (qui dure depuis déjà 4 ans). Autour de moi, personne ne connaît se trouble de santé mentale et je ne connais personne qui y répond. Suis-je là seule? Si non, comment arrivez-vous à fonctionner dans la vie de tout les jours et depuis combien d'année composez-vous avec ça?

    J'ai vraiment envie de connaître d'autre personne "comme moi"...
    Valérie
    "Je pleurais quans je vins au monde et chaque jour qui passe me montre pourquoi"

    #2
    Re : Dysthymie

    Bonsoir,

    La dysthymie, si je ne fais pas erreur, est un état que l'on retrouve dans des tas de pathologies comme le trouble borderline ou la bipolarité.

    Je suis borderline et pour ma part je connais des périodes de dysthymie, mais qui évoluent en général vers une dépression, souvent de forme majeure.

    Cette morosité est très pénible; quand je me pense à mes sautes d'humeur je me demande si je ne préfère pas être morose, mais si je l'étais tout le temps sans arrêt et sans variation, je ne sais pas comment je le vivrais.

    Mal certainement, comme toi.

    Je ne savais pas que cela pouvait être indépendant d'autres pathologies....je croyais que c'était rattaché à une autre principalement pdm ou borderline..

    Je ne sais trop que te dire, ce n'est pas facile de composer comme tu dis avec un quelconque trouble de l'humeur...pour ma part comme pour beaucoup d'entre nous ici, il faudra gérer ça à vie avec l'aide des médocs.

    As-tu un traitement qui te soulage un peu? As-tu un suivi thérapeuthique?
    " La différence, c'est ce silence parfois au fond de moi".

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      #3
      Re : Dysthymie

      La dysthymie est en effet un trouble de l'humeur que l'on retrouve souvent avec d'autres Trouble... il est plutôt rare de voir quelqu'un atteint d'un seul Trouble, sans comorbidité. Moi, j'ai reçu un diagnostique de Dysthymie avec Trouble d'identité (ce que le psychiatre avait l'air de placer dans la catégorie des Trouble de Personnalité), mais qui ne veux pas dire grand chose concrètement...

      Je suis sur antidépresseur depuis janvier pour soulager les symptômes de la dysthymie, mais ils sont peu efficace. Ils m'évitent, au plus, les grosses crise qui font toujours rejaillirent mes idées suicidaires qui sont tjrs présentent en toile de fond. À part ça j'ai eu différent intervenants... j'ai pas eu la chance d'en avoir un stable pour plus de 6 mois encore (j'en ai passé 8 en 3 ans). Présentement je suis avec un psychologue, ce qui m'aide au jour le jour, mais pour des résultats plus durable, il va falloir attendre...

      Pour le reste j'essaie de vivre au jour le jour, de développer des habitudes de vie saines, réduire les stresseurs et éviter de me surmener et d'accepter le fait que je risque de vivre comme ça le reste de ma vie (la dysthymie pouvant s'étendre sur plusieurs dizaines d'années).

      Sauf qu'à 18 ans, c'est difficile de voir son avenir hypothéqué de cette façon. Je me console en me disant que, de toute façon, je n'ai plus souvenir des jours où me lever le matin n'était pas pénible et où je me couchais le matin sans espérer ne pas me réveiller. Et je m'applique a... améliorer ma qualité de vie.
      Valérie
      "Je pleurais quans je vins au monde et chaque jour qui passe me montre pourquoi"

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        #4
        Re : Dysthymie

        Oui, souvent malheureusement, il faut se contenter de vivre au jour le jour...je comprends que tu sentes que ta vie est "hypothéquée", dis toi qu'il vaut mieux que tu sois sérieusement prise en charge dès maintenant.
        J'ai eu le temps de déjanter sévère avant d'avoir une sérieuse prise en charge et du coup je me "réveille" à trente ans avec l'impression d'avoir perdu 15 ans de ma vie..

        La thérapie finira par t'aider plus profondément, il ne faut pas se décourager, même si parfois on a l'impression que ça ne sert à rien ou pire, que cela fait du mal.

        Je ne sais pas si ça pourra te rassurer, mais même alors que je ne bénéficiais pas d'un bon suivi, j'ai pu vivre des choses merveilleuses, et je suis certaine que cela sera ton cas aussi.

        Il s'agit oui aussi d'avoir une certaine hygiène de vie, éviter le stress, le surmenage, sentir venir l'épuisement, comme un sportif doit sentir venir le claquage musculaire. Mais cela ne l'empêche pas de courir, en tout cas pas toujours!

        Si tu en as l'énergie et l'envie (je sais pas évident du tout) essaie d'avoir qque chose dans lequel tu t'investis, qui te stimule intellectuellement et psychiquement, cela permet parfois de mieux gérer certaines périodes...
        " La différence, c'est ce silence parfois au fond de moi".

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          #5
          Re : Dysthymie

          Bonjour Valérie,

          Je suis une jeune femme de 21 ans qui, comme toi, souffre de dysthymie. Je suis dysthymique depuis l'âge de 12 ans, mais en regardant de plus près ma petite enfance, je constate que j'ai toujours eu une petite tendance à la mélancolie (je me sentais souvent très triste sans raison apparente). Au début, les psychiatres ont cru qu'il s'agissait d'une dépression majeure à caractère circonstancielle (j'avais vécu une série de gourdes en peu de temps et ils disaient que j'étais tout simplement en train d'encaisser le choc, que ça finirait par passer). En réalité, j'ai pété les plombs suite à une accumulation et un refoulement d'événements tous plus traumatisants les uns que les autres...Mais je n'en avais aucunement conscience, à l'époque.

          Au terme de ma troisième rechute dépressive, mon psychiatre m'a diagnostiqué dysthymique. En plus de mon humeur dépressive, j'avais des comportements autodestructeurs et des idées suicidaires récurentes, mais je n'en parlais. J'avais trop peur d'être hospitalisée à nouveau (l'une des pires expériences de toute ma vie). Ma santé mentale s'est dégradée au fil du temps, j'avais de moins en moins le contrôle sur mes pensées, mes émotions et mes comportements. Au bout de 8 années de questionnements sans réponse, de démarches infructueuses et de souffrance intense, j'ai craqué. Pendant 3 mois, j'ai fais 4 à 5 attaques de panique par jour (de 30 à 45 minutes chaque fois), j'ai pratiquement cessé de dormir (quand j'arrivais à m'assoupir pendant environ 2 heures, c'était pour faire d'horribles cauchemars), j'ai été incapable de m'alimenter et de m'entretenir...L'angoisse me rongeait de l'intérieur et j'avais mal partout à force d'être tendue. Je passais mes journées au lit, et quand mes parents essayaient de me toucher, je devenais hystérique. Je n'avais qu'une idée en tête: mourir. J'étais plongée dans un état de souffrance extrême mais je refusais catégoriquement l'hospitalisation. J'avais pris rendez-vous chez une clinique spécialisée dans les troubles de l'humeur pour une évaluation et un diagnostic. En attendant, je consultais mon médecin de famille aux 2 semaines pour un check-up de ma médication (elle s'était résignée à me prescrire un anxiolytiques et un somnifère, et malgré cela, je demeurais à cran).

          Un jour, j'ai fais une crise dans son bureau. Constatant l'ampleur de ma détresse, elle a pressé ma mère de se rendre à l'urgence psychiatrique avec moi. Je n'avais plus le choix alors, je me suis assommée au Rivotril et je me suis rendue à l'hôpital. À partir de là, tout s'est enchaîné: on m'a référé à un hôpital de jour où j'ai suivi un traitement intensif de 6 semaines. C'est là qu'en analysant mon dossier à fond, mon psychiatre attitré m'a enfin révélé ce que j'avais: en dehors de ma dysthymie (qui devait être prise en considération malgré tout), je souffrais d'un trouble de la personnalité limite. On m'a référé au Centre de traitement Le Faubourg St-Jean, conçu pour les personnes atteintes d'un trouble de la personnalité narcissique, histrionique, schizotypique et limite. Compte tenu de la sévérité de mon cas, j'ai été acceptée. Ça fait 9 mois que je suis en psychothérapie de groupe (j'ai aussi eu droit à un atelier psycho éducatif pendant 8 mois). Ma vie a pratiquement changée du tout au tout. Jamais je n'avais imaginé qu'un jour, je pourrais dire que je me sens mieux ou carrément bien. Et c'est ce qui est en train de m'arriver!

          Donc, tout ça pour te dire que tu es en droit d'espérer une amélioration de ta qualité de vie. Trouver le traitement qui nous convient (médication+psychothérapie) peut être très long et assurément pénible, tout comme gérer et tolérer la souffrance psychologique au quotidien. Mais tu peux me croire: le jeu en vaut vraiment la chandelle! Mon conseil: renseignes-toi le plus possible sur ta problématique et les possibilités de traitement, cognes à toutes les portes (orgasnismes, associations venant en aide aux personnes atteintes de dysthymie), conditionnes-toi à sortir progressivement de ton isolement (en t'exprimant sur des forums de discussions, en participant à des café-rencontres, des ateliers d'écriture ou d'art-thérapie, bref, en faisant des activités qui te font plaisir, qui te stimulent et te détendent). Aussi, laisses le temps faire son oeuvre. J'espère que tu trouveras dans ce message un peu de réconfort et qu'il te motivera à persévérer.

          Commentaire


            #6
            Re : Dysthymie

            [quote=Stardust]Bonjour Valérie,

            Je suis une jeune femme de 21 ans qui, comme toi, souffre de dysthymie. Je suis dysthymique depuis l'âge de 12 ans, mais en regardant de plus près ma petite enfance, je constate que j'ai toujours eu une petite tendance à la mélancolie (je me sentais souvent très triste sans raison apparente). Au début, les psychiatres ont cru qu'il s'agissait d'une dépression majeure à caractère circonstancielle (j'avais vécu une série de gourdes en peu de temps et ils disaient que j'étais tout simplement en train d'encaisser le choc, que ça finirait par passer). En réalité, j'ai pété les plombs suite à une accumulation et un refoulement d'événements tous plus traumatisants les uns que les autres...Mais je n'en avais aucunement conscience, à l'époque.

            Au terme de ma troisième rechute dépressive, mon psychiatre m'a diagnostiqué dysthymique. En plus de mon humeur dépressive, j'avais des comportements autodestructeurs et des idées suicidaires récurentes, mais je n'en parlais. J'avais trop peur d'être hospitalisée à nouveau (l'une des pires expériences de toute ma vie). Ma santé mentale s'est dégradée au fil du temps, j'avais de moins en moins le contrôle sur mes pensées, mes émotions et mes comportements. Au bout de 8 années de questionnements sans réponse, de démarches infructueuses et de souffrance intense, j'ai craqué. Pendant 3 mois, j'ai fais 4 à 5 attaques de panique par jour (de 30 à 45 minutes chaque fois), j'ai pratiquement cessé de dormir (quand j'arrivais à m'assoupir pendant environ 2 heures, c'était pour faire d'horribles cauchemars), j'ai été incapable de m'alimenter et de m'entretenir...L'angoisse me rongeait de l'intérieur et j'avais mal partout à force d'être tendue. Je passais mes journées au lit, et quand mes parents essayaient de me toucher, je devenais hystérique. Je n'avais qu'une idée en tête: mourir. J'étais plongée dans un état de souffrance extrême mais je refusais catégoriquement l'hospitalisation. J'avais pris rendez-vous chez une clinique spécialisée dans les troubles de l'humeur pour une évaluation et un diagnostic. En attendant, je consultais mon médecin de famille aux 2 semaines pour un check-up de ma médication (elle s'était résignée à me prescrire un anxiolytiques et un somnifère, et malgré cela, je demeurais à cran).

            Un jour, j'ai fais une crise dans son bureau. Constatant l'ampleur de ma détresse, elle a pressé ma mère de se rendre à l'urgence psychiatrique avec moi. Je n'avais plus le choix alors, je me suis assommée au Rivotril et je me suis rendue à l'hôpital. À partir de là, tout s'est enchaîné: on m'a référé à un hôpital de jour où j'ai suivi un traitement intensif de 6 semaines. C'est là qu'en analysant mon dossier à fond, mon psychiatre attitré m'a enfin révélé ce que j'avais: en dehors de ma dysthymie (qui devait être prise en considération malgré tout), je souffrais d'un trouble de la personnalité limite. On m'a référé au Centre de traitement Le Faubourg St-Jean, conçu pour les personnes atteintes d'un trouble de la personnalité narcissique, histrionique, schizotypique et limite. Compte tenu de la sévérité de mon cas, j'ai été acceptée. Ça fait 9 mois que je suis en psychothérapie de groupe (j'ai aussi eu droit à un atelier psycho éducatif pendant 8 mois). Ma vie a pratiquement changée du tout au tout. Jamais je n'avais imaginé qu'un jour, je pourrais dire que je me sens mieux ou carrément bien. Et c'est ce qui est en train de m'arriver!

            Donc, tout ça pour te dire que tu es en droit d'espérer une amélioration de ta qualité de vie. Trouver le traitement qui nous convient (médication+psychothérapie) peut être très long et assurément pénible, tout comme gérer et tolérer la souffrance psychologique au quotidien. Mais tu peux me croire: le jeu en vaut vraiment la chandelle! Mon conseil: renseignes-toi le plus possible sur ta problématique et les possibilités de traitement, cognes à toutes les portes (orgasnismes, associations venant en aide aux personnes atteintes de dysthymie), conditionnes-toi à sortir progressivement de ton isolement (en t'exprimant sur des forums de discussions, en participant à des café-rencontres, des ateliers d'écriture ou d'art-thérapie, bref, en faisant des activités qui te font plaisir, qui te stimulent et te détendent). Aussi, laisses le temps faire son oeuvre. J'espère que tu trouveras dans ce message un peu de réconfort et qu'il te motivera à persévérer.

            [/quotE

            C'est un beau post....
            merci....
            tou dou dou doum !!!!

            Commentaire


              #7
              Re : Dysthymie

              [quote=orion]
              Envoyé par Stardust
              Bonjour Valérie,

              Je suis une jeune femme de 21 ans qui, comme toi, souffre de dysthymie. Je suis dysthymique depuis l'âge de 12 ans, mais en regardant de plus près ma petite enfance, je constate que j'ai toujours eu une petite tendance à la mélancolie (je me sentais souvent très triste sans raison apparente). Au début, les psychiatres ont cru qu'il s'agissait d'une dépression majeure à caractère circonstancielle (j'avais vécu une série de gourdes en peu de temps et ils disaient que j'étais tout simplement en train d'encaisser le choc, que ça finirait par passer). En réalité, j'ai pété les plombs suite à une accumulation et un refoulement d'événements tous plus traumatisants les uns que les autres...Mais je n'en avais aucunement conscience, à l'époque.

              Au terme de ma troisième rechute dépressive, mon psychiatre m'a diagnostiqué dysthymique. En plus de mon humeur dépressive, j'avais des comportements autodestructeurs et des idées suicidaires récurentes, mais je n'en parlais. J'avais trop peur d'être hospitalisée à nouveau (l'une des pires expériences de toute ma vie). Ma santé mentale s'est dégradée au fil du temps, j'avais de moins en moins le contrôle sur mes pensées, mes émotions et mes comportements. Au bout de 8 années de questionnements sans réponse, de démarches infructueuses et de souffrance intense, j'ai craqué. Pendant 3 mois, j'ai fais 4 à 5 attaques de panique par jour (de 30 à 45 minutes chaque fois), j'ai pratiquement cessé de dormir (quand j'arrivais à m'assoupir pendant environ 2 heures, c'était pour faire d'horribles cauchemars), j'ai été incapable de m'alimenter et de m'entretenir...L'angoisse me rongeait de l'intérieur et j'avais mal partout à force d'être tendue. Je passais mes journées au lit, et quand mes parents essayaient de me toucher, je devenais hystérique. Je n'avais qu'une idée en tête: mourir. J'étais plongée dans un état de souffrance extrême mais je refusais catégoriquement l'hospitalisation. J'avais pris rendez-vous chez une clinique spécialisée dans les troubles de l'humeur pour une évaluation et un diagnostic. En attendant, je consultais mon médecin de famille aux 2 semaines pour un check-up de ma médication (elle s'était résignée à me prescrire un anxiolytiques et un somnifère, et malgré cela, je demeurais à cran).

              Un jour, j'ai fais une crise dans son bureau. Constatant l'ampleur de ma détresse, elle a pressé ma mère de se rendre à l'urgence psychiatrique avec moi. Je n'avais plus le choix alors, je me suis assommée au Rivotril et je me suis rendue à l'hôpital. À partir de là, tout s'est enchaîné: on m'a référé à un hôpital de jour où j'ai suivi un traitement intensif de 6 semaines. C'est là qu'en analysant mon dossier à fond, mon psychiatre attitré m'a enfin révélé ce que j'avais: en dehors de ma dysthymie (qui devait être prise en considération malgré tout), je souffrais d'un trouble de la personnalité limite. On m'a référé au Centre de traitement Le Faubourg St-Jean, conçu pour les personnes atteintes d'un trouble de la personnalité narcissique, histrionique, schizotypique et limite. Compte tenu de la sévérité de mon cas, j'ai été acceptée. Ça fait 9 mois que je suis en psychothérapie de groupe (j'ai aussi eu droit à un atelier psycho éducatif pendant 8 mois). Ma vie a pratiquement changée du tout au tout. Jamais je n'avais imaginé qu'un jour, je pourrais dire que je me sens mieux ou carrément bien. Et c'est ce qui est en train de m'arriver!

              Donc, tout ça pour te dire que tu es en droit d'espérer une amélioration de ta qualité de vie. Trouver le traitement qui nous convient (médication+psychothérapie) peut être très long et assurément pénible, tout comme gérer et tolérer la souffrance psychologique au quotidien. Mais tu peux me croire: le jeu en vaut vraiment la chandelle! Mon conseil: renseignes-toi le plus possible sur ta problématique et les possibilités de traitement, cognes à toutes les portes (orgasnismes, associations venant en aide aux personnes atteintes de dysthymie), conditionnes-toi à sortir progressivement de ton isolement (en t'exprimant sur des forums de discussions, en participant à des café-rencontres, des ateliers d'écriture ou d'art-thérapie, bref, en faisant des activités qui te font plaisir, qui te stimulent et te détendent). Aussi, laisses le temps faire son oeuvre. J'espère que tu trouveras dans ce message un peu de réconfort et qu'il te motivera à persévérer.

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              C'est un beau post....
              merci....
              Ça me fait chaud au coeur de le partager avec vous...Je souhaite la même chose à tous

              Commentaire


                #8
                Re : Dysthymie

                Envoyé par Stardust
                On m'a référé au Centre de traitement Le Faubourg St-Jean, conçu pour les personnes atteintes d'un trouble de la personnalité narcissique, histrionique, schizotypique et limite. Compte tenu de la sévérité de mon cas, j'ai été acceptée. Ça fait 9 mois que je suis en psychothérapie de groupe (j'ai aussi eu droit à un atelier psycho éducatif pendant 8 mois). Ma vie a pratiquement changée du tout au tout. Jamais je n'avais imaginé qu'un jour, je pourrais dire que je me sens mieux ou carrément bien. Et c'est ce qui est en train de m'arriver!

                Mon conseil: renseignes-toi le plus possible sur ta problématique et les possibilités de traitement, cognes à toutes les portes (orgasnismes, associations venant en aide aux personnes atteintes de dysthymie), conditionnes-toi à sortir progressivement de ton isolement (en t'exprimant sur des forums de discussions, en participant à des café-rencontres, des ateliers d'écriture ou d'art-thérapie, bref, en faisant des activités qui te font plaisir, qui te stimulent et te détendent). Aussi, laisses le temps faire son oeuvre. J'espère que tu trouveras dans ce message un peu de réconfort et qu'il te motivera à persévérer.

                Merci pour la réponse Stardust.

                Mon psychiatre m'a parler d'une clinique pour les personnes atteintes de troubles de personnalité qui s'étend sur 3 ans et qui inclue un suivi psychologique, des ateliers thématiques et les deux dernières années, des rencontres de groupe. Elle m'a dit que si, d'ici deux-trois ans, je n'allais pas mieux, elle me serait accessible: que c'était vraiment la thérapie qui allait m'aider.
                Il faut dire que ma situation n'a jamais été critique comme la votre. J'ai toujours réussi à garder une apparence de normalité. Moi aussi j'ai des comportements autodestructeurs et suicidaires qui alarment certaines personnes mais ça passe à côté d'une grande majorité de monde (dont les mes parents qui n'ont rien vu alors que jai été sous leur toît les 3 premières années).
                J'étais une enfant timide, sans beaucoup d'amis et qui n'a jamais été attaché à ses parents. J'ai appris vite que je devrais me battre pour survive, mais que je ne semblais pas pouvoir atteindre le niveau de vie d'une personne normale (ce que j'étais en apparence et qui me faisait réaliser que je n'étais pas vraiment ce que je laissais voir).

                Malheureusement, il y a peu d'information sur la dysthymie à elle seule, et ceux que je trouve ne me permettent pas de bien comprendre ce que ça implique. Devant ce manque flagrant d'information, j'ai moi-même eu envie d'écrire. Un livre qui serait le témoignage d'une dysthymique (chose que j'ai commencé il y a quelques semaines et à laquelle j'applique mon été à finir). C'est d'ailleurs ce manque d'information fiable qui a fait que j'ai eu envie de parler avec d'autre dysthymiques.

                Je n'oses pas frapper aux portes des organismes venant en aide aux personnes atteintes de trouble de santé mentale parce que justement, mais situation, bien qu'extrêmement désagréable, n'est pas critique et me fait parfois croire qu'elle ne sera jamais prise au sérieux. Je ne peux d'ailleurs pas m'empêcher de penser que c'est peut-être juste de ma faute ce qui m'arrive dans le fond.... ma faute de ne pas être capable d'être bien.
                C'est la même chose pour cette clinique pour les personnes atteintes de trouble de la personnalité... On m'a diagnostiqué un Problème d'identité. Mais qu'est-ce que ça veux bien dire? J'ai tendance à croire que là-dedans, je donnerais l'impression d'être "normale" comparativement aux autres Troubles de personnalité.... Je ne sais pas trop si vous comprennez ce que je veux dire mais bon....
                Valérie
                "Je pleurais quans je vins au monde et chaque jour qui passe me montre pourquoi"

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                  #9
                  Re : Dysthymie

                  Bonjour,
                  D'après ce que me dit mon médecin, il me faut un thymorégulateur comme la depamide pour lutter contre ma dysthimie et un AD comme la fluoxétine pour lutter contre la dépression...
                  Je ne sais pas très bien comment fonctionne la dépamide, j'ai fait des analyses sanguines pour voir si mon foie supporterait et je devrais commencer le traitement bientôt.
                  Quelqu'un a-t-il des infos sur ce médicament ? je ne retrouve plus le sujet dans le listing.

                  Commentaire


                    #10
                    Re : Dysthymie

                    Bonjour,

                    Envoyé par fougère arborescente
                    Quelqu'un a-t-il des infos sur ce médicament ? je ne retrouve plus le sujet dans le listing.
                    Il est difficile à retrouver car en recherchant "depamide", on tombe sur tous les messages de Vincent, qui a choisi ce pseudo!
                    Voici un fil qui pourra vous apporter des infos:
                    http://www.atoute.org/n/forum/showth...light=depamide

                    Cordialement

                    Commentaire


                      #11
                      Re : Dysthymie

                      Bonjour,

                      Je me reconnais dans le terme "dysthymique", c'est tout moi, ça : des changements d'humeurs continuels qui (en dehors des périodes de dépression majeure) font des vagues, entre angoisse, absence d'envie, tristesse, calme plat, surexcitation, morosité, colère noire, apathie, j'en passe et des meilleures...

                      Mais en même temps j'ai bien l'impression qu'une fois qu'on a dit "dysthymique" on n'a rien dit. Il y a des émotions derrière tout ça, des raisons à ces changements d'humeur, même si ces raisons peuvent paraître très minimes ou assez différentes de ce qui perturbe les autres.

                      Il est important pour moi de trouver quels événements m'angoissent, me mettent en colère, me rendent triste. Si je ne le fais pas, l'humeur du moment prend des proportions énormes, se transforme en angoisse, et devient ingérable sans médicament.

                      Depuis environ 3 mois je vis sans Effexor (que j'avais pris pendant plusieurs années), et j'arrive à peu près à supporter et gérer les vagues. Mais les vagues existent toujours, je suis probablement dysthymique à vie, il faut voir maintenant si je le supporte sur le long terme.
                      Pandore

                      « Les mots sont des planches jetées sur des abîmes, avec lesquelles nous traversons l’espace d’une pensée...»
                      Paul Valéry



                      Commentaire


                        #12
                        Re : Dysthymie

                        Merci

                        Envoyé par Winnie
                        Bonjour,


                        Il est difficile à retrouver car en recherchant "depamide", on tombe sur tous les messages de Vincent, qui a choisi ce pseudo!
                        Voici un fil qui pourra vous apporter des infos:
                        http://www.atoute.org/n/forum/showth...light=depamide

                        Cordialement

                        Commentaire


                          #13
                          Re : Dysthymie

                          Envoyé par Pandore
                          Bonjour,


                          Il y a des émotions derrière tout ça, des raisons à ces changements d'humeur, même si ces raisons peuvent paraître très minimes ou assez différentes de ce qui perturbe les autres.

                          Il est important pour moi de trouver quels événements m'angoissent, me mettent en colère, me rendent triste. Si je ne le fais pas, l'humeur du moment prend des proportions énormes, se transforme en angoisse, et devient ingérable sans médicament.
                          Bonjour Pandore

                          Effectivement, quand on arrive à trouver le pourquoi du comment, ça aide.
                          Merci pour cette information. En ce moment, je suis dans le creux de la vague et je n'arrive pas à faire ce type d'analyse. Je crois que j'ai un peu trop laissé traîner les choses.
                          Tout est confus...
                          Mais je vais essayer tout de même d'aller voir par là

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                            #14
                            Re : Dysthymie

                            Envoyé par Pandore
                            Bonjour,
                            des changements d'humeurs continuels qui (en dehors des périodes de dépression majeure) font des vagues, entre angoisse, absence d'envie, tristesse, calme plat, surexcitation, morosité, colère noire, apathie, j'en passe et des meilleures...
                            oui.
                            j'essaye de comprendre le fait déclencheur de ces mouvements. Il y a des cas évidents (stress ou conflit, par exemple) mais aussi de grandes énigmes......
                            "La différence, c'est ce silence tout au fond de moi" (M.Polnareff)

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                              #15
                              Re : Dysthymie

                              Envoyé par Pandore
                              Bonjour,

                              Je me reconnais dans le terme "dysthymique", c'est tout moi, ça : des changements d'humeurs continuels qui (en dehors des périodes de dépression majeure) font des vagues, entre angoisse, absence d'envie, tristesse, calme plat, surexcitation, morosité, colère noire, apathie, j'en passe et des meilleures...

                              Mais en même temps j'ai bien l'impression qu'une fois qu'on a dit "dysthymique" on n'a rien dit. Il y a des émotions derrière tout ça, des raisons à ces changements d'humeur, même si ces raisons peuvent paraître très minimes ou assez différentes de ce qui perturbe les autres.

                              Il est important pour moi de trouver quels événements m'angoissent, me mettent en colère, me rendent triste. Si je ne le fais pas, l'humeur du moment prend des proportions énormes, se transforme en angoisse, et devient ingérable sans médicament.

                              Depuis environ 3 mois je vis sans Effexor (que j'avais pris pendant plusieurs années), et j'arrive à peu près à supporter et gérer les vagues. Mais les vagues existent toujours, je suis probablement dysthymique à vie, il faut voir maintenant si je le supporte sur le long terme.
                              Je sais bien qu'il y a des raisons derrière les sautes d'humeur, c'est justement ce que j'apprends à aborder en thérapie. Mais chaque cas est différent, et le mien nécessite une médication pour l'instant (j'ai fais 2 arrêts d'antidépresseurs par le passé; la première fois a été catastrophique et la deuxième m'a conduite à une tentative de suicide). J'ai eu beau vouloir de toutes mes forces, me botter le cul à répétitions, mon corps a répondu en me lâchant...

                              Aussi, il n'y a pas uniquement le facteur psychologique dans l'instabilité émotionnelle. Je suis borderline, j'ai une tendance à l'impulsivité, un rien suffit à me faire sortir de mes gonds. Et bien souvent, sur le moment, y'a pas de raison. On dirait que je n'ai même pas le temps de penser, ça se déclenche en une fraction de seconde. Je pense qu'il ne faut pas chercher à nier la part de biologique dans tout ça. Maintenant, ça va beaucoup mieux, j'ai plus d'emprise sur mes pensées et donc, sur mes émotions et mes comportements. Mais AVEC la médication. Autrement, et j'en suis persuadée, je serais morte depuis longtemps...

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