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    un impact positif sur la santé respiratoire des barmen écossais

    Interdiction de fumer dans les lieux publics : un impact positif sur la santé respiratoire des barmen écossais

    PARIS, 12 octobre (APM Santé) - Les employés de bar en Ecosse ont présenté, deux mois après l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les lieux publics -instaurée en mars 2006- une amélioration de leur fonction pulmonaire et une diminution de leurs symptômes respiratoires, les asthmatiques notamment observant une baisse des marqueurs de l'inflammation, montre une étude.

    Ces résultats pour l'Ecosse sont publiés mercredi dans le "Journal of the American Medical Association" (JAMA) alors qu'en France, le Premier ministre, Dominique de Villepin, a annoncé dimanche l'interdiction de fumer dans les lieux publics au 1er février 2007 mais avec un délai jusqu'au 1er janvier 2008 pour les cafés, hôtels, restaurants et discothèques.

    Cette étude "confirme et amplifie" les résultats de précédents travaux démontrant que les interdictions de fumer sur les lieux de travail, décidées notamment aux Etats-Unis, en Irlande, en Norvège et en Nouvelle-Zélande se sont accompagnées d'une baisse significative de l'exposition au tabagisme passif et des symptômes respiratoires chez les employés de bars et restaurants, se félicite le Dr Mark Eisner de l'université de Californie à San Francisco dans un éditorial.

    D'autres données ont aussi montré un bénéfice cardiovasculaire, la plus récente étude ayant suggéré un effet à court terme sur les hospitalisations pour infarctus en Italie.

    En Ecosse, Daniel Menzies et ses collègues du Ninewells Hospital à Dundee ont conduit une étude prospective auprès de 77 employés de différents bars depuis neuf ans en moyenne, non fumeurs.

    Ils ont mesuré leur fonction pulmonaire, leurs éventuels symptômes respiratoires, leur taux sérique de cotinine (métabolite de la nicotine), des marqueurs de l'inflammation (notamment le taux de monoxyde d'azote exhalé, eNO), en février 2006 puis deux mois après l'interdiction de fumer, entrée en vigueur le 26 mars. La qualité de vie a aussi été évaluée chez les 12 employés asthmatiques.

    L'analyse des données montre une réduction significative de l'exposition au tabagisme passif, avec des taux sériques de cotinine de 3,22 ng/l et 2,93 ng/l un mois et deux mois après l'interdiction de fumer, contre 5,15 ng/l avant.

    Avant l'interdiction, 79,2% des employés de bar présentaient des symptômes respiratoires ou sensoriels (irritation des yeux et/ou du nez, gorge douloureuse...), alors qu'ils n'étaient plus que 53,2% un mois après et 46,8% deux mois après (différences significatives).

    Le volume expiratoire maximal en une seconde (VEMS) est passé de 96,6% de la valeur théorique à 104,8% à un mois, se maintenant à 101,7% à deux mois, soit un gain significatif.

    Chez les employés asthmatiques en particulier, la qualité de vie était améliorée deux mois après l'interdiction, avec un score augmentant de manière significative, de 80,2 à 87,5 points sur l'échelle Juniper Mini Asthma Quality of Life Questionnaire. Ces personnes présentaient aussi un gain de 15,7 points dans le VEMS.

    Le taux d'eNO a aussi baissé de 20% deux mois après l'interdiction de fumer, chez les employés présentant à la fois un asthme et une rhinite, témoignant d'une réduction de l'inflammation.

    "Cette étude démontre clairement que l'introduction récente en Ecosse d'une législation interdisant de fumer dans les lieux publics clos a conduit à une amélioration rapide et marquée de la santé des employés de bar", concluent les chercheurs./

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