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Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

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    Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

    Envoyé par Dr Hy2.0
    Ce type d'outil pourrait être aussi un bon moyen de préparer un accouchement en particulier lors d'une première grossesse. Je pense que savoir comment les choses se dérouleront peut diminuer l'anxiété. Il serait même possible de simuler avec l'avatar de sa sage femme et le sien, différentes situations possibles....
    Euh en même temps on va pas jouer tous les scénarios catastrophe ( scnénari dailleurs) sinon elle va partir en courant!
    Mais permettre d'apprehender le matériel médical, la salle, les soins, le déroulement "standart" du travail et accouchement eutocique oui....
    Notre vieille terre est une étoile ou toi aussi tu brilles un peu....

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      Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

      Envoyé par mariammin
      Euh en même temps on va pas jouer tous les scénarios catastrophe ( scnénari dailleurs) sinon elle va partir en courant!
      Mais permettre d'apprehender le matériel médical, la salle, les soins, le déroulement "standart" du travail et accouchement eutocique oui....
      Bonsoir Mariammin

      Eutocique

      Celà signifie-t-il que cet accouchement s'effectue dans des conditions normales

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        Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

        Envoyé par Dr Hy2.0
        Ce type d'outil pourrait être aussi un bon moyen de préparer un accouchement en particulier lors d'une première grossesse. Je pense que savoir comment les choses se dérouleront peut diminuer l'anxiété. Il serait même possible de simuler avec l'avatar de sa sage femme et le sien, différentes situations possibles....
        Tant qu'on ne met pas l'anesthesiste ou le gyneco avec voter avatar D Hy, tout va bien pour moi
        Verna on a du aoir le meme anesthesiste, le mien non plus ils ne l'ont jamais trouvé.

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          Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

          Envoyé par Verna
          Bonsoir Mariammin
          Eutocique
          Celà signifie-t-il que cet accouchement s'effectue dans des conditions normales
          Oui Verna Eutocique veut dire " normal" sans manoeuvres, instruments, cesarienne ou complications.

          Tant qu'on ne met pas l'anesthesiste ou le gyneco avec voter avatar D Hy, tout va bien pour moi
          Brrrr j'en frémis d'avance......
          Notre vieille terre est une étoile ou toi aussi tu brilles un peu....

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            Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

            Envoyé par Dr Hy2.0
            Bonjour Jean-Pierre


            La médecine 2.0 est ce de la médecine faite avec des outils 2.0 ou y aura t-il une véritable offre ?


            [/SIZE][/FONT]
            Merci à toi de recentrer,un peu, le débat.
            J'ai fourni mes références philosophiques sur les changements de la médecine depuis 1/3 de siècle (c'est peu quand même !). Le centre du problème se trouve là, que ce changement soit dû à la science médicale elle-même ( ce que je crois ) ou aux individus, dont je fais partie, abreuvés de messages.
            Doit-on envisager la médecine du futur avec les philosophes ?
            Je vais encore donner une référence: pour Nietzsche (Par delà bien et mal) le rôle du philosophe est de servir "de mauvaise conscience à son époque", il ne peut donc anticiper (c'est ce que j'ai compris) mais doit mettre en avant les "points noirs".
            Y a-t-il un philosophe dans la salle ?

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              Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

              Bonjour
              J'aime bien ce que disent certains collègues médecins là:
              http://pagesperso-orange.fr/p.pingue.../empathie.html
              Il traduit bien l'évolution qu'il me semble percevoir dans nos pratiques et la médecine en général ces dernières années...

              Et pour la philosophie et rejoindre les idée de D_Dupagne cet article:
              http://www.vigile.net/Teilhard-de-Chardin-craindrait

              Rien que le début pour le plaisir:

              La philosophie nous permet de mieux comprendre le monde actuel : tel est un des arguments les plus souvent invoqués par les professeurs de philosophie pour justifier l’enseignement de leur matière au collégial. Il y a près de deux ans maintenant, Le Devoir leur a lancé le défi, non seulement à eux, professeurs, mais aussi à d’autres auteurs, de décrypter une question d’actualité à partir des thèses d’un grand philosophe.
              ***
              En 2006, le magazine Time décernait le titre de personnalité de l’année à l’internaute du Web 2.0. Ce citoyen des « métropoles virtuelles » que sont les YouTube, les MySpace, les Wikipedia, serait le fer de lance d’une « révolution » : « Nous assistons à une explosion de la productivité et de l’innovation alors que des millions d’esprits qui autrement auraient été condamnés à l’obscurité sont partie prenante de l’économie intellectuelle globale. »
              Plutôt que le portrait d’une quelconque célébrité, la page couverture de Time arborait une surface réfléchissante, encadrée par un moniteur informatique. Le lecteur, magazine en main, y voyait son propre reflet.
              Mais se sentait-il vraiment élu personnalité de l’année ? Ou était-ce plutôt l’ordinateur ? Car cette astucieuse page couverture en évoquait une autre : en 1982, Time avait déjà donné le titre de personne de l’année... à l’ordinateur ! À la une, une silhouette figée fixait un moniteur informatique. Or c’est bien du même couple, dans la même pose, qu’il s’agit. Seulement, l’homme, en un quart de siècle, a été aspiré par l’écran.
              L’univers informatique se nourrit-il de l’homme au point de lui ravir sa place ? C’est bien ce que semble suggérer Time à travers cette succession d’images.
              L’oeuvre du philosophe, théologien et paléontologue Pierre Teilhard de Chardin offre une réponse à cette question soulevée par le magazine Time. Elle n’est pas forcément réconfortante : « Nous n’exagérons pas l’importance de nos vies contemporaines en estimant que sur elles un virage profond du monde s’opère au point de les broyer. »
              L’homme sera-t-il « broyé » par un « virage » techno-industriel dont la pointe pourrait bien s’avérer être l’ordinateur, sa propre création ? Des légions d’auteurs de science-fiction, dont certains se réclament directement de la philosophie de Teilhard, ont fait leurs choux gras de cette sinistre perspective. À tort ou à raison ?
              Dernière modification par mariammin, 14/04/2008, 12h59.
              Notre vieille terre est une étoile ou toi aussi tu brilles un peu....

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                Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

                Envoyé par mariammin
                res années...

                Et pour la philosophie et rejoindre les idée de D_Dupagne cet article:
                http://www.vigile.net/Teilhard-de-Chardin-craindrait
                Pierre Teilhard de Chardin est avant tout un grand scientifique ayant une importante culture théologique et ses ouvrages philosophiques étaient un peu oubliés. Le regain d'intérêt pour lui semble lié à l'explosion d'internet et on cherche peut être à faire coïncider ses conceptions du futur de l'homme avec le web ? Ce que j'ai lu sur le site en référence sur le point oméga et la noosphère me laisse perplexe.
                mais encore une fois, je ne suis pas philosophe

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                  Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

                  Revoilà le pessimiste, l'empêcheur de penser en rond ! ;-)
                  Le hasard fait que je viens de terminer le livre de Roger-Pol Droit " Généalogie des Barbares". Qu'est ce que la barbarie vient faire dans internet ? Plus qu'on ne pense.
                  Tout d'abord il faut préciser que le mot barbare désignait au temps de Platon, tout ce qui n'était pas Grec; il prit même une connotation flatteuse car pour beaucoups le barbare était plus intellectualisé, plus spiritualisé que le Grec (tels les barbares de l'Inde, de Perse, les Celtes). Le mot que nous utilisons ne prit son acception d'horreur qu'à partir du déclin de l'empire romain avec en particulier les hordes de Huns.
                  Je cite:
                  - "on doit à Leibniz les premières formulations d'une représentation nouvelle de la barbarie, et de ses liens avec la civilisation. ll ne s'agira plus de la résurgence d'un fond de sauvagerie au coeur de l'urbanité, mais d'une barbarie spécifique pouvant naître de la civilisation elle-même. Le progrès, l'accumulation des savoirs, l'accroissement de l'éducation produiraient à leur manière une forme de «décivilisation». Ils engendreraient ainsi une barbarie d'un type nouveau ,non par défaut, mais par excès. Cette thématique suppose une pensée singulière de l'historicité, intégrant une possible régression du progrès. cette vision , très contemporaine en un sens, et explicitée au XVII è siècle par Leibniz, puis par Vico au XVIII è siècle."
                  Leibniz "développe la vision d'une nouvelle barbarie qui n'est pas un défaut de savoir mais une pathologie propre au savoir lui-même, une forme de dégénérescence affectant l'esprit des nations savantes...Mieux, cette barbarie naît également de l'usage inconsidéré des bibliothèques, du foisonnement des références qui ne produit que du vide, de l'inanité au sein de l'abondance. Cette nouvelle barbarie se caractérise par le dégoût du savoir au milieu des connaissances disponibles et offertes. Les rayonnages sont submergés de textes, le lecteur ne sait plus qu'en faire. Il lui manque règle, méthode, appétit, sens de l'étonnement, désir de savoir - tout ce quii, depuis Platon et Aristote, animait profondément ceux qui se réclamaient du nom de philosophes. Voilà ce qu'est pour Leibniz, la «barbarie du savoir». Comment ne pas penser à notre présent, au dérèglement que suscite la profusion des données ? Comment n'être pas sensible à l'idée qu'une certaine barbarie des civilisés provient d'un surcroît de science, d'une prolifération des connaissances, d'une multiplication des références ? Ecrasé par des masses de données foisonnantes et indistinctes, dépourvu de repères et de méthodes, l'hypercivilisé est exposé au risque du chaos par excès. Voilà ce qu'on savait déjà dans les années 1690".

                  "Il n'est plus question d'une barbarie locale, circonscrite, repérable à des actes commis en tel lieu à tel moment. On se représente une barbarie globale, éclatée, cosmique, qui imprègne, sous une forme micronisée, jusqu'à l'air que nous respirons, aux images et aux sons que nous consommons, aux messages dont on nous abreuve. Cette hyperbabrbarie trioomphante se serait partout substituée à l'ancienne civilisation, s'infiltrant sous les formes de la technique, des sciences, de la puissance industrielle et financière des technosciences, jusque dans les psychismes qu'elle appauvrit et les corps qu'elle conditionne." " Le philosophe M. Henry, en 1987 dans un livre intitulé La Barbarie, considère la rationalité scientifique comme responsable de cette catastrophe qui ruine à ses yeux la vie elle-même, réduit le monde sensible à l'objectivité mesurable, détruit l'université et condamne la culture à une existence de survie clandestine et précaire. Dans ce tableau apocalyptique, le passé proche est déclin, le présent décadence, l'avenir déchéance.... cette bartbarie à l'ombre de laquelle nous titubons déjà comme des aveugles réside dans l'hyperdéveloppement du savoir scientifique et des techniques qu'il a engendées en même temps que du rejet par lui du savoir de la vie, écrit M. Henry; il dit encore: nous serions entrés, de manière à peu près irrémédiable, dans un monde entièrement désesthétisé et dévitalisé."
                  "Lutter contre la barbarie, autrefois, c'était combattre le chaos, la menace du désordre, les effets de l'ignorance et de l'émotivité sans contrôle. Aujourd'hui c'est tout l'inverse: se méfier de l'ordre, des savoirs sans bornes, des contrôles sans émotions.Ce qu'il faudra donc encore et toujours défendre comme autant de conditions nécessaires de la civilisation, ce sont bien les réalités de la contingence, la possibilité des aléas, les rencontres imprévisibles avec les autres. ... Le barbare moderne ... est donc un lointain déscendant de certains Grecs, un enfant de la raison pure et de la politique fondée sur le savoir vrai."
                  Fin de citation
                  Dernière modification par Antiphon, 05/05/2008, 11h53.

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                    Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

                    Envoyé par Antiphon
                    Revoilà le pessimiste, l'empêcheur de penser en rond ! ;-)
                    Le hasard fait que je viens de terminer le livre de Roger-Pol Droit " Généalogie des Barbares". Qu'est ce que la barbarie vient faire dans internet ? Plus qu'on ne pense.
                    Tout d'abord il faut préciser que le mot barbare désignait au temps de Platon, tout ce qui n'était pas Grec; il prit même une connotation flatteuse car pour beaucoup le barbare était plus intellectualisé, plus spiritualisé que le Grec (tels les barbares de l'Inde, de Perse, les Celtes). Le mot que nous utilisons prit son acception d'horreur qu'à partir du déclin de l'empire romain avec en particulier les hordes de Huns.
                    Je cite:
                    - "on doit à Leibniz les premières formulations d'une représentation nouvelle de la barbarie, et de ses liens avec la civilisation. Ill ne s'agira plus de la résurgence d'un fond de sauvagerie au coeur de l'urbanité, mais d'une barbarie spécifique pouvant naître de la civilisation elle-même. Le progrès, l'accumulation des savoirs, l'accroissement de l'éducation produiraient à leur manière une forme de «décivilisation». Ils engendreraient ainsi une barbarie d'un type nouveau ,non par défaut, mais par excès. Cette thématique suppose une pensée singulière de l'historicité, intégrant une possible régression du progrès. cette vision , très contemporaine en un sens, et explicitée au XVII è siècle par Leibniz, puis par Vico au XVIII è siècle."
                    Leibniz "développe la vision d'une nouvelle barbarie qui n'est pas un défaut de savoir mais une pathologie propre au savoir lui-même, une forme de dégénérescence affectant l'esprit des nations savantes...Mieux, cette barbarie naît également de l'usage inconsidéré des bibliothèques, du foisonnement des références qui ne produit que du vide, de l'inanité au sein de l'abondance. Cette nouvelle barbarie se caractérise par le dégoût du savoir au milieu des connaissances disponibles et offertes. Les rayonnages sont submergés de textes, le lecteur ne sait plus qu'en faire. Il lui manque règle, méthode, appétit, sens de l'étonnement, désir de savoir - tout ce quii, depuis Platon et Aristote, animait profondément ceux qui se réclamaient du nom de philosophes. Voilà ce qu'est pour Leibniz, la «barbarie du savoir». Comment ne pas penser à notre présent, au dérèglement que suscite la profusion des données ? Comment n'être pas sensible à l'idée qu'une certaine barbarie des civilisés provient d'un surcroît de science, d'une prolifération des connaissances, d'une multiplication des références ? Ecrasé par des masses de données foisonnantes et indistinctes, dépourvu de repères et de méthodes, l'hypercivilisé est exposé au risque du chaos par excès. Voilà ce qu'on savait déjà dans les années 1690".

                    "Il n'est plus question d'une barbarie locale, circonscrite, repérable à des actes commis en tel lieu à tel moment. On se représente une barbarie globale, éclatée, cosmique, qui imprègne, sous une forme micronisée, jusqu'à l'air que nous respirons, aux images et aux sons que nous consommons, aux messages dont on nous abreuve. Cette hyperbabrbarie trioomphante se serait partout substituée à l'ancienne civilisation, s'infiltrant sous les formes de la technique, des sciences, de la puissance industrielle et financière des technosciences, jusque dans les psychismes qu'elle appauvrit et les corps qu'elle conditionne." " Le philosophe M. Henry, en 1987 dans un livre intitulé La Barbarie, considère la rationalité scientifique comme responsable de cette catastrophe qui ruine à ses yeux la vie elle-même, réduit le monde sensible à l'objectivité mesurable, détruit l'université et condamne la culture à une existence de survie clandestine et précaire. Dans ce tableau apocalyptique, le passé proche est déclin, le présent décadence, l'avenir déchéance.... cette bartbarie à l'ombre de laquelle nous titubons déjà comme des aveugles réside dans l'hyperdéveloppement du savoir scientifique et des techniques qu'il a engendées en même temps que du rejet par lui du savoir de la vie, écrit M. Henry; il dit encore: nous serions entrés, de manière à peu près irrémédiable, dans un monde entièrement désesthétisé et dévitalisé."
                    "Lutter contre la barbarie, autrefois, c'était combattre le chaos, la menace du désordre, les effets de l'ignorance et de l'émotivité sans contrôle. Aujourd'hui c'est tout l'inverse: se méfier de l'ordre, des savoirs sans bornes, des contrôles sans émotions.Ce qu'il faudra donc encore et toujours défendre comme autant de conditions nécessaires de la civilisation, ce sont bien les réalités de la contingence, la possibilité des aléas, les rencontres imprévisibles avec les autres. ... Le barbare moderne ... est donc un lointain déscendant de certains Grecs, un enfant de la raison pure et de la politique fondée sur le savoir vrai."
                    Fin de citation
                    Merci infiniment pour ces citations Antiphon. Elles me passionnent et m'interpellent profondément, notamment dans ma lutte débutante contre l'objectivisme, dont je viens de découvrir qu'Edelman était aussi un pourfendeur.

                    La nouvelle barbarie qui nous envahit peu à peu est en effet plus proche de l'excès de savoirs mal digérés ou érigés à tort en dogmes que d'une mise à sac des bibliothèques par des geeks s'exprimant en SMS.

                    Mes ennemis sont connus : les experts et leurs conflits d'intérêts, les normes obsolètes dès leur rédaction, les guides de traitements (recommandations) que l'on voudrait imposer à tous mes patients, le fatras d'informations mal validées déguisé en travaux scientifiques.

                    La médecine 2.0, c'est la revanche contre la nouvelle barbarie médicale. Belle image.

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                      Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

                      Envoyé par d_dupagne
                      Merci infiniment pour ces citations Antiphon. Elles me passionnent et m'interpellent profondément, notamment dans ma lutte débutante contre l'objectivisme, dont je viens de découvrir qu'Edelman était aussi un pourfendeur.

                      La nouvelle barbarie qui nous envahit peu à peu est en effet plus proche de l'excès de savoirs mal digérés ou érigés à tort en dogmes que d'une mise à sac des bibliothèques par des geeks s'exprimant en SMS.

                      Mes ennemis sont connus : les experts et leurs conflits d'intérêts, les normes obsolètes dès leur rédaction, les guides de traitements (recommandations) que l'on voudrait imposer à tous mes patients, le fatras d'informations mal validées déguisé en travaux scientifiques.

                      La médecine 2.0, c'est la revanche contre la nouvelle barbarie médicale. Belle image.

                      Je dois avoir l’esprit mal tourné mais j’ai compris exactement l’inverse. Le message d’Antiphon commente me semble-t-il ce que j’essayais de souligner dans d’autres posts, à savoir qu’information n’est pas connaissance et que l’accumulation et l’échange d’informations ne sont en rien des processus de construction d’un savoir. Sachant qu’au contraire, la tentation encyclopédique (accumulation des données type Google ou wikipédia) contrarie l’effort de réflexion, dont d’une certaine manière il s’agit de faire l’économie.
                      PS/ Dans votre lutte contre l'objectivisme, n'oubliez pas le relativisme.

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                        Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

                        Envoyé par Sybille

                        Je dois avoir l’esprit mal tourné mais j’ai compris exactement l’inverse. Le message d’Antiphon commente me semble-t-il ce que j’essayais de souligner dans d’autres posts, à savoir qu’information n’est pas connaissance et que l’accumulation et l’échange d’informations ne sont en rien des processus de construction d’un savoir. Sachant qu’au contraire, la tentation encyclopédique (accumulation des données type Google ou wikipédia) contrarie l’effort de réflexion, dont d’une certaine manière il s’agit de faire l’économie.
                        PS/ Dans votre lutte contre l'objectivisme, n'oubliez pas le relativisme.
                        Bonjour

                        Justement, ce que j'aime bien dans ces textes, c'est que l'on peut y comprendre une chose et son contraire

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                          Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

                          Envoyé par Antiphon
                          [...]Cette nouvelle barbarie se caractérise par le dégoût du savoir au milieu des connaissances disponibles et offertes. Les rayonnages sont submergés de textes, le lecteur ne sait plus qu'en faire. Il lui manque règle, méthode, appétit, sens de l'étonnement, désir de savoir - tout ce quii, depuis Platon et Aristote, animait profondément ceux qui se réclamaient du nom de philosophes. Voilà ce qu'est pour Leibniz, la «barbarie du savoir». Comment ne pas penser à notre présent, au dérèglement que suscite la profusion des données ?[...]
                          Bonjour Antiphon, et merci pour ce texte,
                          Le pessimiste est de retour, effectivement !
                          La "babarie du savoir", l'expression qui pourrait définir certains traits de l'anti-civilisationnel culturel actuel. Et par petits bonds, une définition plus globale de la dé-hiérarchisation de la culture nécessaire : une éducation, un métier...etc.

                          L'éducation scolaire définie un cadre de la connaissance, qui incite chacun à suivre un chemin, un guide. Certains s'en écartent, mais en général, la machine est bien huilée, et il faut apprendre ces bases qui ont été précédemment réfléchies par d'autres : rien ne sert de refaire Platon.
                          Les critères du savoir sont assez ciblés en matière d'éducation.

                          Nous sommes submergés de connaissance, et c'est pour notre plus grand bonheur. Difficile d'en dire autant lorsque l'on a que 10 ans, et que Platon ne veut rien dire. A 10 ans, l'éducation scolaire est nécessaire. (Par contre, nous pourrions avoir l'autre vision, et dire qu'aucun encadrement de la connaissance n'est nécessaire. Platon n'est peut-être pas nécessaire).

                          Nous évoluons a travers les générations dans des "univers parallèles" de la connaissance.
                          La génération la plus ancienne cible certainement mieux ses besoins en matière de connaissance. (Elle connaît déjà Platon, ou sait que Platon a existé). Les choix de cette ancienne génération sont mieux orienté (ou conditionné, c'est selon).

                          Je ne vois pas en quoi il manquerait règle, méthode, appétit, sens de l'étonnement, désir de savoir au lecteur.
                          Au sens de l'internet, les méthodes existent puisqu'elles sont tributaires des outils à succès tels que YouTube, FaceBook, Google et autres outils partagés par la majorité.
                          Dans les générations les plus récentes, l'appétit existe autant puisque beaucoup y participent. Le sens de l'étonnement tout autant. Et le désir de savoir l'est dans la continuité, mais je crois que ce n'est pas peut-être pas Platon que l'on souhaiterait connaître. Ca, Platon et son disciple Aristote, c'est l'école.

                          Je ne vois pas en quoi, il existerait un dégoût de la connaissance, au mieux, il y aurait des connaissances différentes, pas du dégoût.
                          Et peut-être qu'une vérité est véhiculée plus rapidement par toute cette interconnection. Elle n'est peut-être plus détenue par le sacro-saint "renommée" de son auteur. Auteur à 10 ans, peut-être.

                          Terence
                          Sans le savoir, Einstein était TDAH (ADHD), il trouvait l'école ennuyeuse. La société a peu changé, elle docilise médicalement.

                          Commentaire


                            Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

                            Envoyé par Sybille

                            Je dois avoir l’esprit mal tourné mais j’ai compris exactement l’inverse. Le message d’Antiphon commente me semble-t-il ce que j’essayais de souligner dans d’autres posts, à savoir qu’information n’est pas connaissance et que l’accumulation et l’échange d’informations ne sont en rien des processus de construction d’un savoir. Sachant qu’au contraire, la tentation encyclopédique (accumulation des données type Google ou wikipédia) contrarie l’effort de réflexion, dont d’une certaine manière il s’agit de faire l’économie.
                            PS/ Dans votre lutte contre l'objectivisme, n'oubliez pas le relativisme.
                            Bonjour Sybille,
                            je vous rejoins lorsque vous écrivez que l'information n'est pas la connaissance, par contre en ce qui concerne l'échange d'information, mon avis est autre.

                            J'estime que c'est justement par l'échange d'information et donc par la confrontation de sa propre vision à celles d'autres que je peux me forger une meilleure opinion sur un sujet, et en poursuivant ma réflexion et la confrontation à d'autres informations, avis et réflexions qu'après un temps variable une connaissance se construit.

                            Alors oui, des outils tels que Google permettent de trier dans une accumulation d'informations variées, pas toujours très fiables, souvent contradictoires. Je sais bien que certaines personnes prendront pour Vérité et Connaissance ce qu'elles liront dans les premiers liens triés par le moteur de recherche, mais cela n'empêche en rien bien au contraire, un esprit quelque peu curieux de pousser sa recherche un peu plus loin et de ne pas craindre de confronter ses "certitudes" et ses "connaissances" à celles d'autres personnes référencées.

                            J'ai le sentiment que le fait que l'accès à des informations tout comme à des savoirs et connaissances est facilité du fait de l'utilisation du net, mais c'est une facilité de surface, car contrairement à aller farfouiller dans une bibliothèque, cette recherche peut se faire en totale autonomie, sans avoir besoin de remplir une fiche et que quelqu'un file dans les archives pour me retrouver le livre que je cherche. Mais facilité de surface, car le processus d'appropriation de l'information ou plutôt des informations données sur le net, reste identique à celui d'une recherche plus classique.

                            Cette appropriation, je la définirais comme une relecture à travers mes connaissances préalables, sous le filtre de ma culture, déformée probablement par mes capacités de concentration et de synthèse.

                            Ce qui est sûre, c'est que je reste émerveillé de pouvoir avoir accès à des contributions de personnes très éloignées géographiquement et culturellement de moi, et ceci très simplement, pour moi cela représente une ouverture au monde et en apprentissage précieux dont je remarque que j'aurai quelque peine à m'en passer actuellement.
                            Le courage est une chose qui s'organise, qui vit et qui meurt, qu'il faut entretenir comme les fusils.

                            André Malraux

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                              Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

                              Envoyé par d_dupagne
                              Bonjour

                              Justement, ce que j'aime bien dans ces textes, c'est que l'on peut y comprendre une chose et son contraire
                              N'y aurait-il pas un jésuite sommeillant en vous?

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                                Re : Peut-on deuxpointzerorer sans philosophes ?

                                Envoyé par d_dupagne
                                Bonjour

                                Justement, ce que j'aime bien dans ces textes, c'est que l'on peut y comprendre une chose et son contraire
                                Ce qui ressort en filigrane de l'ouvrage, des auteurs cités est à mon sens, plus subtile que la simple menace des nouveaux barbares, c'est avant tout la disparition de la spiritualité. Le début du livre détaille la perception du barbare par le peuple grec et j'ai malheureusement employé à tort, le mot d'intellectualité ce qui est une grave erreur, spiritualité suffisait.
                                C'est la caractéristique de notre monde occidental et l'internet n'en constitue qu'un épiphénomène.
                                Pour Terence je ne pense vraiment pas que l'immersion si profonde dans la connaissance puisse être source de bonheur. Quant à Platon je ne l'ai pas étudié en secondaire ... ni même après et tous les autres, en tout cas les plus célèbres, demandent un outillage conceptuel élaboré, que je n'ai pas, pour pouvoir les lire dans le texte. Mais, il manque des degrés entre ces philosophes et la société que nous constituons qui nous permettraient d'aller justement vers un peu plus de spiritualité ou à tout le moins, de prendre conscience qu'il manque quelque chose, que peut être nous cherchons à combler par ... ce que nous pouvons ?

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