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    Hello Rur@lcoolique,
    Hello Ronald et Louvaji,
    Hello les vaillant(e)s sorcier(cière)s aux incantations bienveillantes et hello les courageux(euses) enchanteurs et enchanteresses aux formules réconfortantes,

    J'en aurais besoin parc'que...
    ...Je suis fatigué!

    Oui je sais.
    Le Séchan a déjà chanté ces antiennes pourtant pas si vieilles que c'la en séchant des seaux de ses liqueurs anisées chéries pour échouer comme une souche sur les sables de sa soixantaine égal'ment bien tassée tout en tirant sur ses si chères sèches aux volutes si parfumées qu'elles finiront bien par lui donner la gueule d'Amanda Lear puisqu'elles lui en ont déjà donné la voix!

    Mais il n'empêche.

    Sans ni tisane, ni fumée, je suis fatigué de devoir fermer ma gueule, contraint et forcé car ce sont eux qui décident à ta place et ils ne font pas de quartier, crois-moi, fatigué donc face à cette armée des ombres de l'évidence bien pensante et de la légitimité toute trouvée dans leur diplôme de vendus à "l'establishment" qui se les autoféconde, (yes bébé, en angloche in the text), et qui pullule parmi ces experts méd'cins et psycho-diacres qui n'hésitent pas à t'expliquer comment tu dois vivre ton cancer ou à juger d'un avis d'expert, non mais hé, pousse-toi d'là que j'my fasse mettre, si t'es apte ou pas à être malade ou dépressif!

    Car, oui, depuis mon entretien de ce matin avec un généraliste assermenté et mandaté par une administration qui ne se donne même plus les moyens de formater les siens, je suis dépressif puisque, comme avec mon cancer et mon coupable passif passé de vilain addictif à la clope que j'ai tout de même posé y'a plus d'une décennie, je n'me précipite pas pour vouloir à nouveau m'immerger dans ce si délicieux bain de lait et de miel de la socialisation à tout prix par le travail ou de la socialisation par le travail à tout prix et que, à ce moment-là, submergé de doutes sur mes réelles facultés, débordé des émotions de l'Indien qui n'se sent pas capable, terrassé par autant de sournoise et insinueuse mauvaise foi, ma respiration s'accélère à en suffoquer, mon palais et ma langue s'assèchent à vitesse grand V, les signaux de détresse et de panique s'allument et hurlent ma violence malgré tout heureusement contenue sous la coupole de ma pauvre tête, et j'entends cette phrase péremptoire de celui qui forcément sait : "C'est à cause de votre mal être dépressif et angoissé que vous n'réussissez pas à bien respirer calmement par le nez!"

    Comme ça, Simone, sans crier gare, avec un toubib de campagne qui ne me connait que depuis 10 minutes, qui, entre parenthèses j'ai cru qui s'foutait là ouvertement de ma gueule, m'a même d'mandé c'était quoi cette jolie cicatrice de 57 points qui fendait mon cou d'une oreille à l'autre, qui m'parle d'emphysème et de broncho-pneumopathie chronique obstructive suite à un cancer des amygdales c'tte blague, qui amalgame "orientation de ses nouvelles priorités" avec taciturne morosité de l'énigmatique et inquiétant homme triste et désocialisé par son rapport compliqué à la vie même pendant sa maladie, oui, oui, je l'avoue, c'est vrai et face auquel, je me sentais, au fur et à mesure de l'entretien, démuni, mais démuni, vous n'pouvez pas savoir!

    Enfin, j'vais essayer d'vous faire partager!

    Au point que j'aurais voulu savoir le langage des signes pour lui signifier sans m'étouffer, que c'était cet incompréhensible entretien dans ses implications aux visées tout juste comptables et financières à peine cachées, dans cette insupportable suspicion latente à se sentir suspecter de simuler les effets secondaires d'un cancer pour éviter de reprendre le collier, dans ce ton condescendant se voulant docte et cette façon d'asséner autant de lieux communs suants l'indéfectible vraie vérité comme autant de précieux conseils généreusement donnés par le grand "Y'a k'à qui a bien parlé", bref que c'était cet entretien surréaliste qui n'en finissait pas de m'étouffer!

    D'ici à ce que je sois convoqué par un collège de 'sychiâââtres triés sur le volet, pour moi, il n'y a qu'un pas !
    Qu'ils pourraient faire, les cons, y n'sont plus à ça près.

    Mais bordel, on pourrait m'laisser crever en paix, non !

    A ben, non parc'qu'y aurait encore la pension de reversion à lâcher à Madame Ex!
    Pour toutes ces années de loyaux services rendus et de tendres attentions données.

    Ce qui, disons-le tout net, constitue une excellente raison de durer, durer contre vents et marées, contre conn'ries institutionnelles et contradictions administratives emmanchées.

    D'la s'cousse de fatigué, v'là qu'je suis passé à énervé.
    Et toujours pas dépressif.
    Atterré, saisi, interdit, oui.
    Sûr que oui.

    De là à c'que je cherche où c'est qu'j'ai mis mon flingue y'a plus qu'un pas.
    Que je n'ferai pas.
    Moi.

    Ils ne l'méritent pas, ces lampistes aux étoiles!

    Et ils m'ont juste permis de franch'ment les conchier en lâchant un 'ach'ment bon jeu d'mots.
    Hein?
    Non, vous n'trouvez pas?
    ​​​

    Bises teignes yeurse afteur et cafards des fanfares.
    Dernière modification par Indianamou, 19/03/2019, 20h57. Motif: Bon, c'est D au cube qui va m'mettre la tête au carré.

    Commentaire


      Rhâââmm... je ne voyais pas vraiment les choses comme ça La connerie ordinaire dans toute sa splendeur, au service d'une administration digne de l'imagination d'Orwell, rien de tel pour vider de son énergie n'importe quel individu qui pense par lui-même...



      fred
      fred, pas d'avoine

      Commentaire


        euuuuh...

        même si ça te donne envie de me flinguer, je t'avoue tout net que je trouve ça plutôt rigolo ce que tu décris
        et ce toubib se révèle un comique malgré lui

        Faut dire que du temps lointain où je l'ai lu, Kafka ne faisait pour moi que décrire, d'une manière extrêmement adoucie et lissée, le monde tel que je le percevais a priori spontanément
        et que maintenant en y repensant le pauvre Franz me fait marrer, avec compassion modérée cependant (mais pleurs sans réserve pour ses trois petites soeurs)

        oui et je me souris gentiment maintenant en me contemplant du temps où j'errais erratiquement déboussolé dans ce monde imaginaire que nous avons relativement un peu partagé, avec cette différence que je m'y détruisais sans doute plus violemment et plus systématiquement

        ma survie présente est d'ailleurs une anomalie
        mais suis pas fâché de la connaître
        "What a Wonderful World" Louis Armstrong

        Commentaire


          Bonjour Indianamou,

          Je viens de finir ce long fils que j ai lu en plusieurs jours et qui est vraiment intense et interessant. Je voulais t en remercier. Beaucoup d info. Je retiens le poeme du castor car c est dure de retenir tout.
          Sincerement
          ​​​​​​​V

          Commentaire


            L'Indien si tu passes encore par ici, je viens de pondre sans préméditation un post sur le JAR qui aurait mieux sa place ici.
            Bon vent !
            "What a Wonderful World" Louis Armstrong

            Commentaire


              Coucou !

              Ou "poisson", en ce jour. J'espère que tes pensées sont au diapason du printemps qui arrive et assez guillerettes pour préparer quelques poissons et disperser du rire dans tes alentours

              Porte toi bien.

              fred
              fred, pas d'avoine

              Commentaire


                Hello Vidal,
                Hello Ronald,
                Hello Rur@lcoolique,
                Hello celles et ceux qui ne se découvrent pas d'un fil en attendant de pouvoir faire ce qui leur plaît.

                Envoyé par Vidal
                Je viens de finir ce long fils que j ai lu en plusieurs jours et qui est vraiment intense et interessant. Je voulais t en remercier. Beaucoup d info.
                Merci.
                Mais l'intensité, à mon avis même expression juste éclairée différemment que l'ennui exprimé par d'autres sur le fil de Gris-bouille notamment et dont les frontières avec l'excès sont si poreuses, que, toujours de mon avis, nombre "d'addicts" s'y sont brûlés les ailes, la santé et le porte-monnaie en illusoire fuite-en-avant vers un toujours plus "infiniment" ou dans autant de fumeuses quêtes d'un absolu idéaliste, mythique ou mystique mais toujours fictionnel, projetté et trop conceptuel ou allégorique pour pouvoir véritablement "coller" à leur simple réalité, cette intensité donc, peut, de mon avis je le répète, devenir mère de tous les vices et mort de tout l'Elvis et submerger, paradoxalement, aussi bien par l'aboutissement de sa révélation pleinement exprimée que par sa négation frustrement contrainte, peut donc facilement submerger et rétamer tout être dont la nature n'y aurait pas été convenablement préparée.

                Par méconnaissance ou par mégarde mais aussi par mauvaise volonté ou par malveillance.
                Volontaire ou non.

                Cette faculté de "trouver sa place" sans donner l'impression ni de vouloir péter plus haut que son cul ni d'avoir plus grands yeux que grand ventre.

                Et donc, en résumé, d'avoir été non pas bien ou mal mais juste élevé.

                Ni trop, ni trop peu.
                Ni plus, ni moins.

                Ce qui, au passage, permet de comprendre et d'englober les éclairages de mon Chouchou, Ronald, lorqu'il écrit sur le JAR :
                Envoyé par Ronald
                La vie je la perdrai de toute façon, mais là j'avais perdu - temporairement mais j'ai évité le "définitivement" de toute justesse - bien pire que la vie : j'avais perdu toute dignité élémentaire, j'avais perdu mon respect de moi-même, j'avais égaré mon âme, je m'étais métamorphosé en un être veule, amoral. Et ça pour moi c'est de loin le pire des effets de l'alcoolisme sévère.

                J'avais aussi postposé, retardé, le moment de la découverte de mon être propre. A un poil près, cet être unique que j'ai toujours été comme tout le monde, jamais je ne l'aurais su, jamais je ne l'aurais vu naître et exister un peu. Ou du moins ce qu'il en restait, ce qu'il en reste. Mais néanmoins il était là vivant encore même si très abîmé, diminué, handicapé, vieilli. Oui il est là, présent, toujours vivant, maintenant enfin visible, il ne se cache plus, et il a encore un petit potentiel inexploité.
                que je re-quote ici, car, effectiv'ment, ayant plus affaire et à faire sur ce fil, toujours teinté de saine introspection, que sur celui du JAR, devant justement plutôt permettre de s'ouvrir à l'autre une fois soignées ses blessures d'identité, sans forcément, en devenir, pour autant égotistes, et appareillés les moignons de ses amputations de légitimité sans tomber non plus dans les éblouissements d'un narcissisme obsédant.

                Prendre soin de moi de manière indépendante et autonome sans ne léser personne, y compris soi, ni le faire au détriment ou sous la coupe d'une ou d'un autre.

                Et j'avoue, que l'âge, et la mesure de l'expérience de la vie, et des "espoirs" que l'on peut y placer me facilite considérablement la tâche.
                Et me conduit, si ce n'est à un apaisement, au moins déjà, à une salutaire émancipation.

                Concrète, pratique et immanente.

                Pouvant même, qui sait, conduire l'Indien doucement blanchi et toujours chenu, à une certaine forme de sagesse.

                Reste à trouver la vie qui va avec comme me le rappelle Rur@lcoolique:
                Envoyé par rur@lcoolique
                J'espère que tes pensées sont au diapason du printemps qui arrive et assez guillerettes pour préparer quelques poissons et disperser du rire dans tes alentours
                Ou pour traduire en indien, trouver la juste allégresse et le sincère enthousiasme que la pétillance et la vibration de cette nouvelle (en tous cas pour moi) aptitude à la vie requiert et que je ne sais pas encore appeler joie de vivre, pour contrebalancer l'engluante morosité que la gravité intrinsèque et nécessaire de l'existence que, soit dit en passant, je ne n'ai pas l'intention de me voir laisser réduire à une futile et inutile exhaltation agitée collective par l'insouciance consumériste de trop des "plaisirs" que l'on nous vend aujourd'hui, donc, pour contrebalancer cette froide et nécessaire lucidité et cette constante et impérative vigilance que les contraintes de l'existence nous imposent, et nous ont toujours imposé, afin de ne pas être "prédaté" d'une quelconque façon que ce soit par une ou un quelconque qui que ce soit même dans les conditions et les circonstances les plus inattendues.

                P'is quoi encore!

                Joyeusement désabusé et chaleureusement retiré.
                Comme il me plaît.
                Tant que d'la vie, il y'en a!

                Bises signaux d'harengs fumés et calumet de lapées.
                Dernière modification par Indianamou, 05/04/2019, 07h38. Motif: V'là qu'avec l'heure d'été, j'suis déphasé au point d'écrire dans l'après-midi au lieu d'aller me promener sous la pluie! Bon, l'est pas trop tard pour y aller! So, gigot!

                Commentaire


                  Envoyé par Indianamou Voir le message
                  l'intensité, à mon avis même expression juste éclairée différemment que l'ennui exprimé par d'autres sur le fil de Gris-bouille notamment et dont les frontières avec l'excès sont si poreuses, que, toujours de mon avis, nombre "d'addicts" s'y sont brûlés les ailes, la santé et le porte-monnaie en illusoire fuite-en-avant vers un toujours plus "infiniment" ou dans autant de fumeuses quêtes d'un absolu idéaliste, mythique ou mystique mais toujours fictionnel, projeté et trop conceptuel ou allégorique pour pouvoir véritablement "coller" à leur simple réalité, cette intensité donc, peut, de mon avis je le répète, devenir mère de tous les vices et mort de tout l'Elvis et submerger, paradoxalement, aussi bien par l'aboutissement de sa révélation pleinement exprimée que par sa négation frustrement contrainte, peut donc facilement submerger et rétamer tout être dont la nature n'y aurait pas été convenablement préparée.
                  Tout-à-fait d'accord.
                  Bref avant de se laisser aller à l'intensité sans risque d'incendie ou d'explosion, mieux vaut quitter nos mondes fictifs et devenir soi pur tout simple dans le seul vrai réel tout simple peuplé des autres aussi simplets que chaque tout seul.

                  Et considérer que l'univers et l'espace/temps sont, pour chaque être vivant, divisés en deux parties inégales : soi-même (dont ses identifications et idéalisations) et tout le reste ;
                  tout le reste c-à-d l'extérieur qui n'est dans le fond du fond de soi, rien par rapport à soi, chacun se considérant ultimement toujours comme Tout (idéalisations et identifications incluses) comme du temps d'avant le temps.

                  Envoyé par Indianamou
                  Cette faculté de "trouver sa place" sans donner l'impression (...)
                  Cette faculté, tout le monde l'a, les amibes aussi, et chacun trouve sa place naturellement pour autant justement qu'il ne cherche pas à "donner l'impression" !
                  Pour autant qu'il soit soi AVANT de songer à "donner l'impression".

                  s'ouvrir à l'autre une fois soignées ses blessures d'identité
                  c'est fondamental
                  sinon, en s'ouvrant, on se donne, on se fait envahir et posséder dès qu'on s'ouvre.
                  Si on est soi, on est inaliénable, plus aucun risque alors de s'ouvrir à volonté ; et on ne se préoccupe plus patholigiquement de "l'autrui" ou de "l'extérieur global" AVANT soi.
                  On peut enfin être altruiste et cool.
                  On peut enfin aimer et se laisser aimer sans se perdre.

                  Envoyé par Indianamou
                  appareiller les moignons de ses amputations de légitimité sans tomber non plus dans les éblouissements d'un narcissisme obsédant.
                  Invalide ou pas, quand on a intégré sa légitimité naturelle - au même titre qu'une amibe - on a plus besoin de se mentir un ego supérieur.

                  Envoyé par Indianamou
                  (...)l'âge et la mesure de l'expérience de la vie, et des "espoirs" que l'on peut y placer me facilite considérablement la tâche.
                  Et me conduit (...) à une salutaire émancipation

                  Concrète, pratique et immanente.

                  Pouvant même, qui sait, conduire l'Indien doucement blanchi et toujours chenu, à une certaine forme de sagesse.

                  Reste à trouver (...) la juste allégresse et le sincère enthousiasme que la pétillance et la vibration de cette nouvelle (en tous cas pour moi) aptitude à la vie requiert (...)



                  Envoyé par Indianamou
                  la gravité intrinsèque et nécessaire de l'existence que, soit dit en passant, je ne n'ai pas l'intention de me voir laisser réduire à une futile et inutile exhaltation agitée collective par l'insouciance consumériste de trop des "plaisirs" que l'on nous vend aujourd'hui, donc, pour contrebalancer cette froide et nécessaire lucidité et cette constante et impérative vigilance que les contraintes de l'existence nous imposent, et nous ont toujours imposé, afin de ne pas être "prédaté" d'une quelconque façon que ce soit par une ou un quelconque qui que ce soit même dans les conditions et les circonstances les plus inattendues.

                  P'is quoi encore!
                  Quand tu n'éprouveras plus ces appréhensions et angoisses, quand elles s'avèreront clairement infondées à tes yeux, tu seras devenu toi.



                  "What a Wonderful World" Louis Armstrong

                  Commentaire


                    Y a rien à faire, j'ai l'impression qu'il y a en toi un qui n'a plus lieu d'être et je râle de ne pouvoir rien faire pour le changer en un qui pourrait être

                    Toi peut-être ?
                    "What a Wonderful World" Louis Armstrong

                    Commentaire


                      Hello Ronald,
                      Hello les mal foutu(e)s et hello les bien portant(e)s,
                      (Dites vous bien que dans un cas comme dans l'autre, ça ne durera pas éternellement, d'abord!)

                      A l'éclairage de cette bienveillance si tellement chaleureuse qu'on la croirait fraternelle, je n'peux m'empêcher de regretter cette amère sensation que j'éprouve de nous sentir si affectivement proches et pourtant si radicalement éloignés.

                      Ce doit d'ailleurs être ce même sentiment qui se traduit dans l'incompréhension du petit post rajouté en aparté...
                      Envoyé par Ronald
                      Y a rien à faire, j'ai l'impression qu'il y a en toi un  qui n'a plus lieu d'être et je râle de ne pouvoir rien faire pour le changer en un qui pourrait être

                      Toi peut-être ?
                      ...et qui, même si je pense en connaître la raison, m'expédie, alors que, pour mon nouvel et encore fragile équilibre mental, je m'entraîne à essayer de ne plus le faire, m'expédie donc, qu'écris-je, me catapulte dans le ruminement dubitatif de la ronde des possibles interprétations.

                      Je sais bien que tu ne veux ni ne me veux aucun mal, et que d'ailleurs, comme tu le dirais toi-même, tu ne peux avoir, sur moi, aucun pouvoir de nuisance ni encore aucune autorité, pas plus morale que physique, dans cette fausse illusion d'équité et d'égalité que voudrait faire croire "l'anonymat" des échanges numériques sous-tendant à tort, l'étrange et impossible neutralité de statut, d'avis, de fonction, d'influence, d'affectivité et, pour tout résumer dans un seul mot-valise, de froideur de cette virtualité qui, - et après cette dernière parenthèse, promis, juré, craché j'arrête de trop déconner -, virtualité qui, si on y réfléchit bien, constitue une non-vie, forcément hypocrite puisqu'à visage couvert si ce n'est caché et qu'on voudrait, actuellement, tellement faire passer pour la vraie, de vie, le fameux IRL, In Real Life, qu'elle peut, certes en devenir addictive, ça, c'est la moindre de ses fautes, mais surtout qu'elle peut risquer de finir par supplanter le rapport humain vrai, dans la mesure où, cette soi-disant neutralité entretient, parfois, la confortable illusion de donner à son auteur(e) une matière, une tessiture, un poids, bref une reconnais-sens à l'insignifiance de son réel pouvoir d'influence et à son niveau de faculté à développer par lui-même, sa pensée (le "plus grands yeux que grand ventre" de mon post précédent).

                      Exactement comme je le fais actuellement dans un "Faites-comme-je-dis, pas-comme-je-fais" tout empreint d'une contradiction si fondamentalement et profondément humaine.

                      Ce que toi, tu traduis, avec cet éclairage si particulier, toujours psychanalytiquement orienté, du moins l'ai-je lu comme ceci, par :
                      Envoyé par Ronald
                      Et considérer que l'univers et l'espace/temps sont, pour chaque être vivant, divisés en deux parties inégales : soi-même (dont ses identifications et idéalisations) et tout le reste ;
                      tout le reste c-à-d l'extérieur qui n'est dans le fond du fond de soi, rien par rapport à soi, chacun se considérant ultimement toujours comme Tout (idéalisations et identifications incluses) comme du temps d'avant le temps.
                      Comme si on pouvait se croire riche, parc'qu'on a quelques chiffres écrits quelque part sur un serveur banquaire.
                      A portée d'une puce embarquée sur un circuit imprimé serti dans un malheureux bout de plastique rectangulaire.

                      Ah, ah, c'tte blague.

                      Tout juste monnaie de singe qui peut à tout moment s'évaporer comme éclate une bulle financière.
                      Et sans commune mesure avec la vraie richesse, faite elle, de palpable sonnant et d'étincelant trébuchant.

                      Pas de ridicule virtuel.

                      Ou encore, qu'on pourrait changer l'ordre systémique, et dorénavant, systématique, du monde parc'qu'on aurait quelques "idées" ou qu'on saurait penser par soi-même.
                      Et je demande d'avance à rur@lcoolique de ne pas se sentir offensé lorsqu'il lira ces lignes, car je sais qu'il les lira, qui ne témoignent que de ma seule et, je l'admets, difficilement fréquentable, rassurez-vous, même pour moi, façon détachée pour ne pas écrire désabusée, d'envisager "de trouver ma place sans donner l'impression de", si, si, j'y tiens, au sein de l'humanité.

                      Car, qu'on le veuille ou non, l'existence n'est qu'une longue comparaison pour ne pas écrire confrontation ou jugement de et d'avec ses petits congénères avec qui, pourtant, on partage si harmonieusement la planète.

                      A grand coup de "j'en-ai-une-bien-plus-grosse-que-toi!"
                      Enfin, principalement chez les garçons, bien que, et le souvenir de certains posts me revient en tête, les filles post-modernes comme il se doit de les appeler aujourd'hui, en ont, une, bien plus grosse que moi!

                      De légitimité.
                      D'assurance, voire d'évidence.

                      Bon, assez déconner l'Indien, avec des considérations bien trop grosses pour toi.
                      Déploie tes zoreilles, agite ta plume et atterris en douceur sur les incontestables, eux, troisDétesques serveurs!
                      Enfin, je m'comprends.

                      Envoyé par Ronald
                      Bref avant de se laisser aller à l'intensité sans risque d'incendie ou d'explosion, mieux vaut quitter nos mondes fictifs et devenir soi pur tout simple dans le seul vrai réel tout simple peuplé des autres aussi simplets que chaque tout seul.
                      Car là est notre principale opposition.

                      Tu fais partie de celles et ceux qui pensent décider de leur choix et donc, par extension, de leur vie.
                      C'est une forme d'expression de cette fameuse légitimité à exister.

                      Je fais partie, et encore plus avec la conscience de la maladie, qu'elle soit alcoolique ou cancéreuse, de celles et ceux qui pensent que ce sont les circonstances et les fruits fortuits du hasard qui déterminent ma vie, comme à sa génèse, cette improbable rencontre où, parti avec papa, je suis revenu avec maman.

                      Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites... mais, je vous rassure, ce n'est là qu'un plagiat, une redite de je n'sais plus qui!
                      Il faut rendre à César ce qui appartient à Panisse nous enseigne la morale suivant Pagnol!

                      Je ne me laisse pas aller à l'intensité : elle est mon moteur et peut-être même, mon unique moteur.
                      Mon enthousiasmante raison d'être.
                      Refoulant, avec ses petits bras musclés, mon "A quoi bon!"

                      Sans doute, parce que ceci et à cause de cela, oui, oui, j'entends bien.
                      M'en fous maint'nant!

                      Mais elle est ma pulsion, ma vitalité, mon jaillissement.
                      Et ma vision du monde, plus que sa réalité en découle inéluctablement.
                      Forcément déformée comme elle l'est matériellement et physiquement, par mes sens et leurs imparfaites interprétations cérébrales et mon appropriation intellectuelle.
                      Sachant que les interprétations de chacun de ces "tout seuls" sont, toujours suivant ce puissant raisonnement, évidemment déformées.

                      Comment voulez-vous donc, dans un imbroglio pareil, qu'un pauvre Indien puisse s'y retrouver.
                      Sans vouloir être ni vexant, ni stigmatisant de cette pathologie, c'est une vue qui doit être assez proche de l'idée que je me fais de l'autisme : un dysfonctionnement, un submergement, du fait de la perpétuelle et épuisante tentative, conduisant souvent à un sentiment d'échec, du traitement d'une trop grande quantité d'informations, explicites mais surtout implicites.

                      Quand on vous dit que le diable se cache dans les détails.
                      Des quantités et des quantités de détails.
                      Insignifiants par d'autres interprétations.
                      Donc éliminés et ne s'assimilant donc plus à autant de "bruits" parasites.

                      Envoyé par Ronald
                      Cette faculté, tout le monde l'a, les amibes aussi, et chacun trouve sa place naturellement pour autant justement qu'il ne cherche pas à "donner l'impression" !
                      Pour autant qu'il soit soi AVANT de songer à "donner l'impression".
                      Mais donc, l'amibe pensante que je suis, se trouve alors quasi contrainte de devoir "donner l'impression" dans l'agitation de l'eau du marigot à laquelle, en définitive et pour faire court, ne pouvant "tout" comprendre, elle ne peut au final comprendre rien.
                      Ou peu.
                      Ou mal.

                      Envoyé par Ronald
                      s'ouvrir à l'autre une fois soignées ses blessures d'identité
                      Comme cette orthographe mal assurée (faute que j'ai évidemment eu soin de corriger une fois constatée) que je n'arrive désespérément à surveiller au fur et à mesure de l'enfoncement, j'allais écrire de l'enterrement, de son cerveau dans le fil de sa pensée.

                      Au point, les jours de pleine lune, de grands vents ou de fort submergement d'émotion ou de stress, d'en perdre littéralement mes mots.
                      Et mes moyens.
                      Pas ses maux. Ce s'rait trop beau.

                      Car, ne vous y trompez pas, j'en chie des sacs de sciure et des barriques de copeaux à pondre ces laborieuses contributions.
                      Qui, je l'ai maintenant résolu, ont déjà et avant tout, le mérite de me permettre de poser mes mots à et pour moi.
                      Ensuite, pour les autres, je n'sais pas.

                      J'avoue que je suis bien incapable d'envisager qu'ils puissent avoir une quelconque utilité.
                      Parc'que, de toutes façons, et c'est là peut-être un nouveau tournant dans la manière d'aborder l'abstinence, c'est, de mon point de vue, le passage obligé pour construire son récit avec le sens propre, tout propre, qu'on est seul à vouloir lui donner.

                      Contributions dont d'ailleurs, et ce pourrait être, pourquoi pas, un autre sujet, je n'suis pas vraiment sûr de saisir ni de maîtriser la "simple" signification des mots "partage" ou "entraide".
                      Ni même surtout le ou les sens de leur finalité.
                      Ou de leurs finalités?
                      Ici comme IRL.

                      Envoyé par Ronald
                      Invalide ou pas, quand on a intégré sa légitimité naturelle - au même titre qu'une amibe - on a plus besoin de se m(s?)entir un ego supérieur.
                      Là encore, j'n'ai pas l'impression que ça puisse être moi qui détermine ou non cet état de fait.
                      Comme je ne choisis pas, ni personne je pense, de me sous-estimer, de me mésestimer ou pire, de me nier.
                      Un ou des affreux concours de circonstances.
                      Auxquels il faudra remédier avec ses seules ressources.

                      Envoyé par Ronald
                      Quand tu n'éprouveras plus ces appréhensions et angoisses, quand elles s'avèreront clairement infondées à tes yeux, tu seras devenu toi.
                      Je n'ai pas l'impression de manifester ou d'avoir manifesté appréhensions ou angoisses?
                      Si?
                      Plutôt résolu à maintenant envisager que je ne s'rai peut-être ni jamais cool, ni jamais altruiste.
                      Après tout, je n's'rai pas le premier ni le dernier misanthrope.

                      Quant à être aimable, aimant et apte à me laisser aimer, je me rends compte que ça me demande d'introduire un second facteur (oui, oui, je sais, comme dirait Bigard, c'est à deux doigts d'la vulgarité!) dont avec le temps, je le sais maintenant, l'implication et la maîtrise ne dépendent absolument plus de moi.
                      Ce qui doit arriver, arrivera.

                      Bises pain sur la planche et clous de girofle.
                      Dernière modification par Indianamou, 06/04/2019, 13h59. Motif: J'avais perdu les smileys de Chouchou. Impardonnable. Et rur@lcoolique sans majuscule.

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                        Coucou.

                        [HS]
                        Merci pour la dédicace, j'en suis très honoré. Mais sans majuscule, STP Et ne t'inquiète pas de ce que je pourrais "interpréter", je postule en te lisant que je suis ici "chez toi" (ma grand-mère paternelle dis toujours que "Chez soi on fait comme on veut, chez les autres on fait comme on doit.") pour y suivre ton raisonnement, qui parfois m'éclaire, parfois me plonge dans des questions que je n'aurais pas abordées seul, bref que je viens confronter mes certitudes et mes doutes à d'autres manières de penser et que ça ne peut que me faire du bien.
                        [/HS]

                        Merci pour cette nouvelle page de lecture. Prends soin de toi et passe un bon samedi.

                        *@+

                        fred
                        fred, pas d'avoine

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                          Coucou mon Indien"autiste" alors, je sais elle est limite , je suis entré vous deux, je pense que je fais des choix, mais comme je sais qu'on ne contrôle rien dans la vie, il y a forcément une grande part d'inconnue(surtout dans la maladie), mais finalement en écrivant je me rend compte qu'on a toujours des choix à faire, même dans la maladie, le seul choix que je ne fais pas c'est de couper les ponts avec mon père, j'ai pas le courage, je ne peux pas, même si il est PN, je lui en veux bien sûr, beaucoup même mais couper les ponts demande beaucoup de courage, enfin je trouve, bonne journée à vous tous
                          arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                            Hello rur@lcoolique,
                            Envoyé par rur@lcoolique
                            Prends soin de toi et passe un bon samedi.
                            Avec fièvre et enthousiasme alors, comme il se doit!



                            Même si, on aurait pu s'en douter, ce n'est pas mon soir préféré pour sortir ni pour aller danser.

                            Je suis plutôt du vendredi, moins de monde et donc, moins d'excitations incontrôlées côté consommateurs, plus d'espace et de disponibilité, côté service.

                            Et, pour faire un peu de sociologie de bazar, dans les endroits où ça bouge, je n'dirais pas "moins d'alcool", quoique, mais, de l'alcool différemment, indubitablement.

                            Ensuite, humblement, étant donné que, comme Obélix, je suis tombé dans le chaudron lorsque j'étais tout petit, j'arrive tout à fait à m'en passer pour être de la fête.

                            Et même, à entrer dans ma transe, si mon cerveau est au diapason et que l'endroit résonne de good vibrations.
                            Et ça, j'aime bien.

                            Hello Louvaji,
                            Envoyé par louvaji
                            ... je suis entré vous deux, ...
                            Euuuuuhhhhh...
                            Comme ça?



                            Et moi, je ronfle et je pète pour deux.

                            Ronald, je sais pas!

                            Surtout d'puis qu'il a perdu du poids, Chouchou.

                            25 kg, c'est pas rien!
                            Imagine, si moi, j'les perdais, j's'rai d'office hospitalisé pour dénutrition avérée.

                            Un monde...
                            ...où on n'fait pas tous le même poids!
                            Justement, ah!

                            Quoiqu'on en dise.
                            Quoiqu'on tente d'en changer.

                            Allez, hop, hop!
                            Le baîllon et la cagoule, à defaut du goudron et des plumes, pour l'Indien.
                            À nous ruiner l'espoir et nous tuer l'entrain avec ces propos de vieux grigou mal léché.

                            Qui a crié : "Et même, plus léché du tout!" dans mon dos?

                            Patience.
                            Ce qui doit arriver arriv'ra.
                            Je sais, je sais, je commence à radoter.
                            C'est mon AA à moi, qui m'travaille : Aloysius Alzheimer!

                            Et hello les cinéphiles et les dévoreuses(eurs) de séries.



                            Bises perte de RAM et paires de rames.
                            Dernière modification par Indianamou, 07/04/2019, 23h14. Motif: Aucun : juste utiliser tout l'espace de liberté d'expression mis à ma disposition. Tant qu'y en a!

                            Commentaire


                              Coucou Tonton, ah les valseuses(j'adorais Dewaere),j'avais pas pensé de cette maniére au moins tu m'as fait sourire, bonne journée
                              arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

                              Commentaire


                                Hello Flocao,
                                Hello les grand(e)s conteurs(euses) et les petit(e)s compteurs(euses)
                                Hello celles et ceux qui se reconnaitront dans ces expériences-là,

                                Et je suis repassé par là ...

                                Envoyé par Foocao
                                Petit dérapage récent cependant : pour une raison personnelle, je n'ai pas voulu refuser une pinte de bière. Pas à ce moment là, pas avec cette personne là. J'ai donc bu une pinte de bière, que je regrette.
                                Ce n'est pas tant le contenu de la pinte qui, de mon avis, doit aiguillonner ta vigilance et doit retenir ton attention, c'est sa raison.

                                Ce "Pas à ce moment là, pas avec cette personne là.", il y'en aura toujours des tas.
                                Et des bouteilles aussi.

                                Je pense que l'effet physiologique du réamorçage de la dépendance alcoolique ne doit pas tenir à un verre, à une pinte ou à une coupe en tant que contenant de la molécule alcool mais bien plus à l'idée de consommer et d'avoir consommé.

                                Des études, sur plusieurs groupes d'alcooliques abstinents, certaines et certains à qui on a fait reboire à leur insu une petite quantité d'alcool sans qu'elles ou ils puissent s'en douter en même temps qu'on affirmait à d'autres, qui n'ayant pourtant rien pris, qu'ils avaient effectivement reconsommé de l'alcool, (je sais, je sais ces "salauds de scientifiques" s'arrogent parfois des droits déontologiquement assez discuptables sous couvert de volontariat des participant(e)s), bref ces études "à l'aveugle" ont démontré que l'appétence à l'alcool ne se réenclenchait que très rarement en cas d'absortion inoppinée, non volontaire ou fortuite et surtout non portée à la connaissance, ni révélée à la conscience et même, comme ici, dissimulée à la bonne foi du buveur ou de la buveuse mais occasionnaient un effet et un impact psychologique certain et notable de suggestion vers un craving, une angoisse, une tension pour celles et ceux qui étaient persuadés qu'ils avaient reconsommé, alors qu'ils étaient, je le répète, blancs comme neige.

                                Le fantastique pouvoir de la croyance, de l'auto-suggestion et de cette propension de la pensée à la projection et à l'imaginaire.

                                Principe assimilable à l'effet placebo ou à l'hypnose, et cupidement et mercantilement utilisé en homéopathie et par nombre de pratiques de développement personnel.

                                Tout ça pour dire que, je n'imagine pas, en tous cas me concernant, conditionner ma consommation d'alcool ni à une quelconque circonstance, avec lesquelles, je l'avoue, j'ai pris énormément de recul, ni à une personne, quelle qu'elle fut.
                                Avec lesquelles, je l'avoue encore, j'ai pris égal'ment énormément de recul.

                                Et si toujours, toujours je prends énormément de recul, comment veux-tu, comment veux-tu que ma langue visite ses mandibules?
                                Et que j' lui dévoile mon monticule?
                                Et ma grosse paire de tests... de personnalité.
                                M'enfin!

                                Si je devais reboire, je le referais sciemment, en toutes connaissances de cause des effets recherchés que j'en attends, des risques addictifs que je prends, des raisons qui m'ont conduit à cette prise de décision, bref, en n'en ayant lucidement pesé tous les avantages que je pourrais en retirer et en les mesurant aux inconvénients qui en découleraient inévitablement.

                                Et dès lors, une fois cet alcool froidement démystifié en quelque sorte, détaché de son aura socialiso-socio-culturello-traditionnelle, séparé des fantasmes et projections imaginaires qu'on veut bien croire et lui préter, recadré comme produit de consommation courante et ordinaire industriellement usiné sans plus aucune attache, hors exception hors d'usage, hors de prix et hors de portée de mes modestes facultés sensorielles, à l'authenticité qui en inspirait la philosophie, je n'verrais sans doute plus le moindre intérêt à m'envoyer vite fait un canon, à m'taper une bibine sur le pouce ou m'expédier un shooter de 'sky hormis celui de vouloir en obtenir l'ébriété.

                                Ébriété fugace, futile, tout juste bonne à me permettre artificiellement et à m'accorder involontairement de me détourner de moi.

                                Et justement, comme maintenant j'aspire en permanence et en continu à être consciencieusement moi, par le moindres des poils ou des pores de ma peau, y compris ceux du nez, des zoreilles et des doigts d'pieds, par toute la faune des animalcules des microbiotes qui permettent tant bien que mal la survie de ma chimèrique enveloppe corporelle, par toutes les imperfections de mes sens et enfin par toutes les incohérences de mes pensées, je n'crois pas que l'assimilation par mon organisme de cette complexe molécule carbonée C2-H5-O-H vagu'ment parfumée me s'rait alors d'un grand recours ni d'un quelconque secours pour aboutir à cette pourtant si stimulante quête.

                                Si?

                                "In vino véritas", c'est du slogan publicitaire de producteurs de pinards issus des différents pays de l'Union Européenne, ça.

                                Du leitmotiv de pseudo croyances païennes avant qu'elles ne soient dépassées par les dogmes d'une aussi improbable et magique religion judéo-chrétienne.
                                Pas pour moi, ça.

                                Mais pour les zautres, j'sais pas!

                                Bises Paris brûle-t-il Quasimodo?
                                Dernière modification par Indianamou, 16/04/2019, 06h51. Motif: Y'a pas d'azote dans l'alcool qui m'a dit Wiki !

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