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    Coucou Sencha, en tous cas si tu as besoin je serais la, sinon j'espère que ça va à peut prêt, bonne journée
    arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

    Commentaire


      Bonjour Sencha,

      Il n'est que de repenser aux mécanismes de l'apprentissage chez l'enfant : normal qu'il se casse la gueule en vélo, qu'il s'égratigne les genoux et se prenne des poings dans la figure. Les mauvais parents qui prétendraient le protéger de cela ne lui ouvriraient aucune porte, au contraire.
      La liberté se gagne et s'apprend.
      Je ne te souhaite pas que ton test réussisse, je n'y crois pas. Ou plutôt, je te le souhaite, si, mais sans y croire.
      Je te souhaite surtout que l'enseignement ne soit pas trop rude et que les portes ouvertes, au-delà, te mènent loin.

      On est là, bienveillants : ne craint surtout pas de débriefer.

      Un truc que j'ai compris : ça. Un autre, plus intéressant :
      "Those who don't believe in magic will never find it." Lewis Carroll

      Commentaire


        Bonjour Sencha,

        Je voulais intervenir sur ton fil il y a quelques semaines de cela mais je n'en avais pas la force, là, ce n'est guère mieux mais je vais tenter. Le premier point ne concerne pas l'alcool mais le contexte, ta séparation et toutes ses "joyeusetés" périphériques qui nous gangrènent, nous usent et nous consument. Un couple brisé, des enfants, les avocats et les bassesses méprisables que nous devons subir....un deuil de plus à gérer, celui d'une vie qui ne sera plus, mais qui ouvre la voie à d'autres possibles. Dans cette attente, et elle peut paraître cruellement longue comme des journées sans pain, c'est le vide intérieur, la perte de sens, la désorientation, la crainte de l'avenir alimenté par le désespoir du présent. Je ne doute pas que tu aies le recul nécessaire et les armes pour ouvrir un nouveau chapitre de ta vie, c'est une question de mois peut-être plus, mais qu'importe...


        Envoyé par SENCHA Voir le message
        Bonsoir les amis.


        Trop de frustrations dans ma vie, je m'en suis enlevé une. J'avance à pas feutrés et sur mes gardes pour "vérifier" si il m'est possible de flirté avec l'alcool sans replonger dans les abîmes que j'ai connu, sans oublier la liberté gagnée ces presque quinze derniers mois.
        Ce passage était "obligatoire" sur mon chemin. Je le sais et j'en avais parlé. Je n'ai ni honte, ni culpabilité. C'est ma décision et je ne me sens nullement le besoin de me justifier. Mais je vous dois un peu plus d'explications.

        Pour faire simple, si l'alcool redevient une préoccupation du quotidien, quelque chose qu'il me faudra gérer, si je me retrouve à en abuser ou à l'utiliser de manière "anxiolytique", je repasserai en phase zéro. Je n'ai pas repris mon premier verre dans un état de manque ou de craving, je l'ai consommé à un moment où l'envie n'était pas présente. Parce que je commençais à me lasser de continuellement "hésiter", alors que je savais qu'il me faudrait ce test. Et je n'ai aucune envie de me prendre une cuite et surtout aucune envie de me laisser déborder par le produit.

        Sencha.
        C'est ce passage qui m'a donné des sueurs froides, non pas que je doute de l'honnêteté de ta démarche, mais ce test je l'ai fait il y a 2 ans après 9 mois d'abstinence et pour être franche, cela a très bien fonctionné ..... un temps, quelques mois, un verre ou deux de temps en temps, puis rien, puis retour sur chaque week-end, lequel commence ensuite le jeudi, puis le mercredi pour revenir à ma p'tite consommation quotidienne socialement acceptable car contrairement à mes consommations antérieures, je ne me mettais pas "minable"", mais je consommais tous les jours ma dose, cette dose nécessaire pour anesthésier mon quotidien. Le fait de penser "modération" suffirait à nous alerter. J'adore les noix de Saint Jacques, j'en mangerai à me rendre malade, inutile de te dire que cela ne me tente pas d'en manger tous les jours et si on m'annonçait demain que je n'en mangerai plus jamais, je n'en ferais pas tout un plat, je m'en passerais volontiers (j'ai des doutes pour le chocolat! ) Il n'y a aucun jugement de moral de ma part (je suis très mal placée pour cela) car cela fait certainement partie de ton cheminement personnel mais prends soin de toi et protège toi.

        Nous sommes malades de l'alcool et la liberté de consommer n'est qu'une cruelle illusion. Je souhaite de tout coeur avoir tort et te le souhaite sincèrement. Quelque soit ta décision, donne nous de tes nouvelles aussi brèves soient-elles.

        A bientôt
        Ana

        "Préparer l' avenir ce n' est que fonder le présent. Il n' est jamais que du présent à mettre en ordre. A quoi bon discuter cet héritage. L' avenir, tu n' as point à le prévoir mais à le permettre."

        Commentaire


          Salut Atoute,

          Salut Ananya,


          Cela fait au moins 15 jours, il me semble, que je n'ai pas visité le forum. Alors, Ananya, tu as dû m'envoyer quelques ondes pour que je l'ouvre à ce moment précis.
          Tu es même assez perspicace lorsque tu dis "Je ne doute pas que tu aies le recul nécessaire et les armes pour ouvrir un nouveau chapitre de ta vie, c'est une question de mois peut-être plus, mais qu'importe..."
          Sans rentrer dans le détail, j'aurais presque l'impression de t'avoir croiser dans la vraie vie ces derniers jours.

          Pour faire court, parce que je n'ai vraiment pas beaucoup de temps en ce moment, ni à cette heure de la journée, en ce qui concerne ma vie privée, c'est le western.


          Le divorce est lancé depuis 2 jours, je viens de recevoir les requêtes.
          Financièrement j'ai dû vendre ma voiture pour minimiser mes charges et en racheter une d'occasion à moindre frais. Déjà la première panne...1000 €...
          L'avocat vient de me demander un acompte...1200 €...
          J'ai pas un rond de côté...évidemment...
          Un de mes parents sortait d'un cancer, c'est l'autre qui y a le droit...et les premiers examens m'inquiètent.
          Niveau taf, c'est pour moi la pleine saison qui débute...je suis dans le bouillon et le stress jusqu'au cou.

          Sinon, niveau positif...je crois qu'avec ma future-ex-épouse, on va pouvoir faire les choses normalement...à surveiller, mais je croise les doigts.
          J'ai des vrais amis qui me soutiennent, mes parents également et mes enfants me comprennent...tout ça, c'est le plus important.

          Voilà pour planter le tableau, vite fait.

          Niveau alcool.
          Je ne m'étais pas mis comme objectif que de ne consommer qu'aux occasions. Je savais très bien que je reprendrai mon apéro quotidien. Je le souhaitais.
          Ce que je me suis mis comme objectif, c'est de ne pas franchir certaines limites. De voir si le naturel revient au galop, si le passé reprends ses droits...

          Je n'ai jamais été bourré depuis le 9 février.
          J'essaye de surveiller ma conso quotidienne pour ne pas prendre de troisième verre. Et pas plus de cinq verres lors de repas entre amis ou occasions.

          Mon corps semble tout de même s'habituer un peu et le stress étant là, je dois faire attention à ne pas laisser mon inconscient prendre la manoeuvre.

          Tant que je n'ai pas de frustrations, tant que je ne ressens pas d'angoisse à "gérer" les limites que je m'impose, je continuerai ainsi.

          Mais je n'en suis pas convaincu, je dois encore un peu avancé, prudemment.

          Par contre, j'ai perdu certaines libertés et ce n'est pas une surprise. Par exemple de pouvoir prendre le volant à n'importe quel moment. Parce qu'avec 2 bières, moi je ne conduis pas. Il y en a d'autres, mais j'ai pas trop le temps de développer.

          Je ne sais pas si tout se passera bien, mais je reviendrai vous en parler.

          Là, il faut que j'aille bosser.

          Bonne après-midi les amis.

          Sencha.

          Commentaire


            Salut

            Merci pour les nouvelles.

            Expérience perso. : l'alcoolisation régulière, fût-elle très modérée (genre un petit verre par repas) cultive admirablement bien le terrain en prévision d'une bonne (?) biture et plus si affinités.

            Un foie sain ne "distille" pas plus de 40g d'alcool par jour, après c'est ton labo interne qui se met à fabriquer la dope (chimiquement, c'esr un précurseur de la morphine). La machine reste donc enpression, prête à redémarrer...

            Pas de jugement de ma part, juste un rappel de ce que tu sais sans doute déjà. Te souhaitant sincèrement de réussir à rester du bon côté d'une limite qui est bien au-delà de la mienne.

            fred
            fred, pas d'avoine

            Commentaire


              Salut Sencha.
              Séparation et divorce, j'ai connu, comme tant d'autres. C'est forcément compliqué. Tensions autour du fric et tout çà... Je ne peux que t'apporter mon témoignage sur ce sujet. Ca a été compliqué, y compris financièrement pendant quelque temps et sur le plan relationnel. A l'époque je picolais sec, et avec le recul ça ne m'a franchement pas aidé à gérer sereinement la situation. Toujours est-il qu'on ne divorce pas forcément par hasard. Et que si je fais le bilan quelques années plus tard, j'ai trouvé un nouvel équilibre ,je suis plutôt content de ma nouvelle vie, et j'ai une relation plutôt saine avec mon ex-femme. On n'oublie pas 25 ans de vie commune.
              Pour l'alcool, clairement, je me sentirais incapable de suivre la ligne de conduite que tu t'es fixée... Je préfère la sécurité que j'ai trouvée dans l'abstinence totale, c'est plus confortable pour moi.
              Prends soin de toi, l'ami !

              Commentaire


                Merci à vous deux pour votre retour.

                rur@lcoolique,

                je sais effectivement très bien ce que tu dis, mais j'avais besoin de tester par moi-même. Alors, je suis sous surveillance et quand je disais que mon corps semblait déjà un peu s'habituer...ce n'était pas une phrase en l'air. Je ne sais pas où je vais, mais je sais où cela peut me mener et que je joue un jeux dangereux. Soyons clair.
                Je me suis mis plein de petites barrières sur ce chemin, avec plein de petits verrous, et quelques uns ont déjà sauté. Rien de grave pour le moment, mais si je n'arrive pas à rester dans la zone de confort que je me suis fixer, comme disait Patalo la ligne de conduite, alors je reprendrai le chemin de la sobriété. Et pour être tout à fait franc, je reste convaincu par la probabilité de cette finalité...mais comme le disait également Alice, un enfant doit tomber pour apprendre à marcher. Si j'échoue dans ma tentative, elle aura malgré tout été utile à me convaincre...On verra.

                Patalo,

                25 ans de vie commune, c'est exactement la même chose pour moi. J'espère trouver une nouvelle forme de bonheur dans ma vie future, mais là c'est bien trop tôt pour l'envisager. Ma femme, ce qu'elle a été avant, est encore trop présente dans mon esprit. Je dois d'abord arriver à l'oublier...Pourtant celle qu'elle a été ces derniers mois aurait dû m'y aider. Je pense malgré tout que nous arriverons à cette saine relation, j'entrevois quelque chose de probable.

                Je ne vous oublie pas, ni vous, ni votre soutien, ni la liberté et le confort de l'abstinence.
                Puisque vous l'acceptez, je passerai vous donner des nouvelles de temps en temps.

                Bises les amis.

                Sencha.

                Commentaire


                  En me relisant, il y a comme un truc qui me saute aux yeux.

                  Une impression déjà vu, un drôle de parallèle entre ma femme et l'alcool.
                  Comme si un jour prochain, pour vivre totalement serein, la solution serait de les cotoyer sans plus jamais y toucher...

                  Commentaire


                    Salut !

                    Passe quand tu veux, ça fait toujours du bien d'écrire et ici la bienveillance n'est pas feinte, tu peux donc y aller en toute liberté. Ça aide parfois à identifier ce qui remonte

                    Porte toi bien

                    fred
                    fred, pas d'avoine

                    Commentaire


                      Coucou Sencha, je suis contente d'avoir de tes nouvelles, tiens nous au jus, bonne journée
                      arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                        Coucou Sencha, je me permet un petit mot sur ton fil. Nous discutions un petit peu lors de ma précédente tentative.

                        Ma rechute s'est exactement construite comme ton test...Moi aussi finalement c'était un test. Ma relation a l'alcool avait changé certes, plus de cuite seule chez moi mais des doses qui ont sensiblement augmentées quand même, surtout dans le degrés d'alcool. Ça a duré plusieurs mois avant que je comprenne que tout était revenu et que j'allais sombrer encore plus bas. Le point positif c'est qu'aujourd'hui je vois l'abstinence totalement différemment et que je ne souffre pas, pour le moment, de ne pas consommer.
                        Avec tout ce que tu vis je comprends ce test, j'aurai probablement fait pareil et encore, je pense que c'est l'ivresse que j'aurai recherché. Bâtir une nouvelle vie sans alcool n'est pas chose aisée déjà, alors tout reconstruire d'un coup

                        Je te souhaite d'être vigilant et surtout de ne pas trop tarder à reprendre le chemin si tu vois que toutes tes barrières sont tombées.
                        Prends soin de toi, à bientôt.

                        Commentaire


                          Bonjour Sencha,

                          En remontant quelques années en arrière (été 2013 très exactement), je revois ce que j'ai vécu à travers ton expérience. J'avais un peu plus de deux ans d'abstinence au compteur, mais ma vie était devenue très compliquée et j'avais l'impression d'avoir trop de dossiers à gérer en parallèle, l'abstinence étant devenue un dossier parmi d'autres. Donc, plus envie de charger la barque de ce côté-là, j'ai donc relâché la pression en décidant de revenir à une consommation "surveillée". J'ai même tenté la fameuse molécule miracle, à ce moment-là, le baclofène, posée comme une des petites barrières que tu décris pour tenter de rester dans les clous.

                          Tout ça était donc raisonné, plus ou moins sous contrôle. De fait, je buvais peu au quotidien, mais parfois, sous l'effet d'une mauvaise nouvelle, ça dérapait. Je décidais de reprendre l'abstinence quelques jours et hop, ça repartait, raisonnablement, jusqu'au dérapage suivant. A l'époque, je vivais en Guadeloupe, je préparais mon retour à Paris, et je m'étais fixé de revenir à l'abstinence complète dès mon retour. Il m'a fallu un peu plus de six mois (avec des périodes d'alcoolisation massive) et une cure pour me remettre dans les rails. Fin 2015, précisément. Et ça a été tout sauf facile.

                          Peut-être fallait-il en passer par là. Cette première abstinence avait en fait permis de faire émerger des problèmes que je n'avais justement pas la capacité de gérer sans alcool... Il m'a donc fallu apprendre que l'abstinence n'était pas un "dossier parmi d'autre", et donc le premier que j'avais tendance à lâcher quand il y avait un trop-plein. Il m'a fallu apprendre que c'était un préalable et que pour qu'il soit acquis, il fallait mettre le paquet : une cure pour commencer, puis des changements profonds et progressifs dans ma manière de vivre, de fixer les priorités et surtout, de considérer ma vie.

                          On est sur le temps long, là. Garde l'oeil et l'esprit ouvert, je pense que tu prendras les bonnes décisions au moment où il faudra les prendre.

                          La Mouette

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                            De passage rapide par ici ce dimanche matin,

                            Je tiens à vous remercier tous les 2 pour le partage d'expérience.

                            Il faut avant tout se rappeler que si nous sommes ici, passés par ici, revenu ici..., c'est que nous avons un problème avec l'alcool. Cela est le plus important. Et c'est aussi la notion la plus importante me concernant que je dois garder à l'esprit.

                            Mais ça, c'est déjà une perte de liberté. C'est la que commence la gestion et la surveillance. Alors quand tu dis, La Mouette, se débarrasser d'un dossier, c'est vrai. Mais tu le remplaces immédiatement par un autre et même si l'apéro du soir t'apporte, il ne faut pas se mentir, un peu de décompression, ce "dossier de la surveillance " est bien plus délicat à gérer, car il rajoute une inquiétude. Celle de ne pas franchir des limites, celle de ne pas se laisser dépasser par l'alcool. Ce n'est pas une surveillance de soi, parce que moi, je sais ce que je veux. C'est une surveillance de l'autre, l'alcool, pour voir si il ne prend pas trop de place, pour être certain qu'il ne revienne pas comme avant.

                            L'abstinence heureuse est la seule vraie liberté pour celui qui a un problème alcool.

                            Je le sais depuis bien longtemps et je ne remets pas cela en question et surtout pas par l'expérience que je mène actuellement.

                            Je ne vais pas ré-ouvrir le débat du "degré" d'alcoolisme. Je sais ce que j'ai vécu, je sais ce que je ne veux plus. D'où les barrières et les verrous virtuels confronté désormais au réel. Mais, sans débattre à nouveau de ce sujet, ma consommation et mon "besoin d'alcool" n'a jamais été présent H24. Consommation du soir et du week-end. Consommations devenues excessives et non maîtrisés. Et un sacré dégoût de ma personne et de ma faiblesse. Je ne l'oublie pas.

                            Alors, je continue pour le moment dans la voie que j'ai ouverte, une brèche peut-être..., mais je suis hyper vigilant. Et ça, ce n'est pas une liberté retrouvée.

                            Il y a également une petite, vraiment légère, tendance à la procrastination qui refait surface. Mais j'ai tellement de choses à faire, qu'elle n'a absolument pas sa place actuellement...Mais si j'avais une vie plus calme, j'avoue que cette procrastination ne me dérangerait pas. Une certaine forme de sérénité, non pas retrouvée, mais en ce qui me concerne, jamais acquise, jamais entrevue. C'est d'ailleurs l'objectif que je me fixe pour ma vie future, l'acquisition d'une certaine forme de sérénité et de calme. Le vent m'a soufflé qu'après la tempête, on peut y aspirer...

                            Je vous souhaite à toutes et tous un beau dimanche ensoleillé.

                            Amicalement.

                            Sencha.

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                              Bonjour Sencha,

                              Ta maîtrise des difficultés et des risques, décidément, m'impressionne.
                              Contente pour toi que ça aille.

                              Un truc que j'ai compris : ça. Un autre, plus intéressant :
                              "Those who don't believe in magic will never find it." Lewis Carroll

                              Commentaire


                                Je repasse par ici vous donner quelques nouvelles
                                Mais j'avoue avoir hésité à le faire, ne servant pas d'exemple à suivre dans mon cheminement.

                                Si une modo veut supprimer, je comprendrais.

                                En ce qui concerne ma vie privée et c'est un élément important dans le risque encouru vers un retour à l'alcool où les alcoolisations massives peuvent y voir une porte grande ouverte sur une belle autoroute...donc en ce qui concerne la vie privée, je commence à entrevoir un peu de ciel bleu. Juste un peu, la chaussée est encore bien humide, la rivière commence à retrouver son lit laissant derrière elle pas mal de boue à ramasser, mais disons que les gros nuages noirs à l'horizon semblent vouloir s'éloigner un peu.

                                Je sors d'un mois très compliqué et très stressant sur pas mal de points. L'alcool a été présent. L'alcool a été ma bulle de décompression en fin de journée. Inutile de se mentir. Inutile de dire que cela me fait plaisir. Mais utile, ça l'a été, parce que ces dernières semaines sont indescriptibles niveau stress, il faudrait les vivre pour les comprendre. Je ne tente même pas de vous en donner un aperçu résumé.

                                Ce que j'ai appris sur la vie, ces derniers mois, c'est qu'il faut toujours essayer, dans la mesure du possible, de régler les problèmes un par un. Ca c'est dans l'idéal; parce que quand tu as 10 problèmes en même temps et que tu t'attaques aux troisième, mais que le premier revient te pourrir l'existence alors que tu pensais qu'il serait réglé...et que t'en as encore 7 autres à résoudre...Bref, rien de simple en vérité. Et je peux vous dire que quelques idées noires sont passées dans cet entrelas et qu'entre stress et détresse, j'avais besoin d'un déstressant.

                                Je suis content, après 2 mois de retour à l'alcool, de ne jamais avoir dépassé les limites que je m'étais fixé. Je n'ai pas eu de dérapage, juste un petit rappel à l'ordre, un soir où mon cerveau a failli débrancher...
                                Je n'ai pas eu de week-end de beuverie. Je n'ai pris aucune cuite. Et je n'en ai surtout pas envie.
                                Je suis vigilant, mais pas trop. J'entends par là que je n'éprouve pas de fatigue à "gérer". Parce qu'il y a forcément une forme de gestion dans la vigilance. Mais c'est inévitable, car je n'ai pas oublié que j'ai un problème avec l'alcool. Je ne dois pas l'oublier et jamais je ne dois penser que j'avais un problème...

                                Il y tout de même des points négatifs et également des vérités qu'il ne faut pas se cacher.

                                -Tout d'abord, et je l'avais déjà dit, une certaine forme de perte de liberté. Je n'ai pas peur de l'alcool du lendemain, puisque je ne consomme pas des quantités qui me provoqueraient des réveils alcoolisés; mais lorsque tu es abstinent, tu peux prendre le volant n'importe quand. C'est une forme d'angoisse en moins.
                                -Ensuite, je m'aperçois que même si j'ai un plaisir gustatif, dans ces moments de stress, il est passé en second plan.
                                -Je bois de l'alcool tous les jours. Et ça, j'en suis insatisfait. Alors, mon objectif si je sors un peu plus que la tête de l'eau d'ici 2 mois (c'est les prédictions), c'est de m'en éloigner à nouveau. Et c'est d'ailleurs là un point essentiel qui me fera valider cette possible cohabitation. Car, en dehors des quantités que je ne souhaite pas dépassé (limite qui ne doit pas être une gestion de l'effort, qui doit rester quelque chose de naturel), je dois également pouvoir m'en passer sans "trop" d'efforts...
                                Sinon, je repense déjà à l'éventualité de revenir vers l'abstinence. Ce n'est pas quelque chose que j'ai oublié, au contraire. C'est une option non négligeable. On en reparlera d'ici la fin de l'été, quand seront derrière moi les mots : notaire, avocat, divorce, acte de vente, bail, déménagement, découvert, crédit, cancer de maman...et j'en oublie volontairement quelques dizaines. Mais si tout se déroule comme c'est prévu, je devrais pouvoir rayer quelques mots sur cette liste.

                                Je vous souhaite à toutes et tous de continuer vers une abstinence heureuse et de ne surtout pas me prendre comme un exemple à suivre.

                                Mon petit retour d'expérience.

                                Sencha.

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