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    Bonjour Sencha

    J’avais une question : si tu n’avais pas eu tous ces soucis ces derniers mois, aurais-tu pour autant repris ?

    C’est une simple curiosité :-)

    Bien à toi

    Sabba

    Commentaire


      Salut Sabba,

      Je ne sais pas, je ne crois pas...peut-être bien que oui, peut-être bien que non !

      Une réponse directe est impossible, car ce qui est fait, est fait.

      Par contre, ce que je peux te dire, c'est que j'ai la conviction que mon changement, celui induit par l'abstinence, a été une des composantes de toute cette histoire.
      Une toute petite composante.

      Je n'étais pas parti pour reprendre une consommation d'alcool, mais je sais également que j'avais besoin de me tester. Je n'ai jamais été au fond du trou comme certains d'entre nous ici, ni désocialisé, ni à la rue, pas de HP, pas de TS, pas de benzo, pas d'autres drogues, mais un problème certain de dépendance et de perte de contrôle... alors, avec les mois d'abstinence qui passent, tu as tendance à oublier.
      Pourtant, il me suffit de relire mes premiers messages par ici pour me rappeler à mes mauvais souvenirs...

      Donc, je ne sais pas quoi te répondre, si ce n'est que mes problèmes ont "accélérer" ce besoin de voir...

      Et franchement, je crois que j'en avais besoin...pour oublier. Parce qu'à un moment, il faut pouvoir débrancher le cerveau. Mais c'est une solution risquée et surement la moins bonne...mais également la plus accessible. Je pense que j'ai frôlé le burn-out et si je n'avais pas la responsabilité, le devoir d'être là pour mes gamins, j'aurais probablement fait une connerie.

      Mais il ne faudrait pas que le ciel se noircisse à nouveau dans les semaines qui viennent, parce que là, la fréquentation de la bulle alcoolisée serait très délicate à gérer...

      Voilà, en toute franchise et sans concession.

      La bise, Sabba.

      Sencha.

      Commentaire


        Bonjour Sencha

        Merci pour ta réponse et pour ta franchise
        J’avais juste besoin de savoir
        Je comprends que pour éviter une grosse connerie il vaut mieux reprendre un verre de vin car tu pourras toujours t’interroger de nouveau sur une reprise normale ou pas
        En tous les cas je pense qu’avec cette expérience d’abstinence, rien ne sera plus comme avant logiquement...
        C’est-à-dire que tu pourras éviter la reprise comme avant
        Il n’y a pas mieux qu’une conscience éclairée :-)

        Je te souhaite le meilleur à venir sincèrement

        Sabba

        Commentaire


          Bonjour Sabba et bonjour Atoute,

          Quelques nouvelles de cette expérience.
          Je vais rester sur ce terme précis "expérience" car je ne le considère pas comme une rechute. J'ai décidé de ce que je fais, je n'ai pas craqué à un moment sans en avoir au préalable pris la décision. Je n'ai donc pas de remords de ce qui m'arrive. Je n'ai pas de culpabilité. C'est là une grande différence. Même si l'on pourrait considérer que d'une manière détournée, je me suis peut-être fait piégé par l'alcool...

          Pour en revenir à ce que je vis, hier a été une journée test. Première longue journée attablé avec des amis, pour un anniversaire.
          Généralement, je finissais ce genre de journée...très très imbibé. C'est d'ailleurs un des éléments déclencheurs de mon abstinence.
          Hier je n'ai pas bu autant, mais l'alcool a quand même été bien présent. Je me suis un peu surveillé, mais pas trop. J'ai remarqué que dans ces journées là, l'alcool est une des occupations. Comme un loisir supplémentaire, pour ceux qui y participent. Alors, j'adore mes amis et j'ai passé une excellente journée. Mais j'ai presque le regret de ne pas y avoir été abstinent. Pas pour avoir les idées plus claires, parce que je n'ai pas bu assez pour qu'elles ne le soient pas. Mais parce que l'alcool m'apporte une lourdeur d'esprit, un presque petit sentiment d'écoeurement de moi-même. C'est difficile à expliquer, mais soudain m'a manqué la "légèreté" de l'abstinence.
          Peut-être une petite forme de culpabilité ou d'insatisfaction de ne pas m'arrêter à 2 ou 3 verres...je ne sais pas encore l'expliquer.

          Mais voilà que ce matin, alors que je n'ai pas la tête lourde de l'alcool consommé hier, j'ai des idées d'abstinence qui me viennent à l'esprit, qui se rappellent à mon bon souvenir.

          Ma vie perso devrait trouver un peu plus d'équilibre d'ici 2 mois. Ce sera alors le moment de remettre d'autres choses en question.

          Je vous embrasse.

          Sencha.

          Commentaire


            Bonjour Sencha

            C’est toujours intéressant d’avoir connaissance des ressentis dans ton expérience si personnelle soit elle
            La mienne actuellement est différente et celle de « Pierre, Paul, Jacques » aussi etc...
            Si tous les membres ici réussissaient d’un premier coup à vie leur abstinence y aurait pas trop de fréquentation dans ce forum
            Encore une fois c’est plutôt une chance de pouvoir venir exprimer et partager ses déboires si je puis dire...:-)
            Tu vis peut-être une parenthèse nécessaire qui va t’orienter vers une nouvelle voie possible ...dès que ta vie perso sera moins en difficulté
            Ma psy me dit que 2 facteurs déclenchent les choses : la solitude (psychique et non sociale) et l’ennui (même si on a un travail)
            Après y a pas que ça...ce serait trop simple n’est-ce pas ;-)

            Bon quoiqu’il en soit chacun porte sa croix ou ses valises
            Personne juge mais est plutôt à l’écoute et conseille
            Les abstinents confirmés ont beaucoup à nous apporter car ils sont passés (ou pas) par ces phases...
            On doit tous exiger d’être heureux, la vie est courte...

            Tres bonne journée et merci d’avoir donné des nouvelles

            Bise à tous

            Sabba
            Dernière modification par Sabba, 07/05/2019, 06h57.

            Commentaire


              Envoyé par Sabba Voir le message
              Bon quoiqu’il en soit chacun porte sa croix
              quand on est un addict sévère, y a surtout une croix, lourde, très lourde, qu'on traîne tout le chemin de sa vie jusqu'au calvaire final !
              Une croix qu'on s'invente, qu'on se fabrique et que l'on se refuse de tailler en copeaux, d'en faire du p'tit bois, de la réduire en cendres par un feu de joie et puis de laisser s'envoler sa poussière au vent joyeux de la liberté !


              Commentaire


                Coucou Sencha, à Marseille je vivais en colocation avec une jeune femme rencontré sur un site spécialisé colocation et bien sûr changement de vie, j'essayais de contrôler ma consommation après un arrêt assez long une année d'abstinence très difficile vraiment, donc je pensais pouvoir reboire et ça marchait au début, quand je sortais il fallait que je fasse attention, quelques fois comme toi je ressentais une espèce de frustration parce que je gardais ma tête mais je n'arrivais pas à me lâcher.

                Apres une année et demi là-bas, je ne m'entendais pas du tout avec ma colocataire là j'ai commencé à reboire seule chez moi, la pompe était partie, je me sentais mal, en faite je me rendue compte que le 1er arrêt n'était pas vraiment pour moi mais pour les gens que j'aimais, j'avais arrêté seulement
                avec un médecin aucun autre soin surtout aucun changement de vie, j'avais juste arrêté de boire point, j'espère que tu vas retrouver une vraie pêche, je voudrais te poser une question tu me réponds si tu veux pareil pour Sabba, es que tu penses être malade alcoolique bonne journée
                arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

                Commentaire


                  Petit passage rapide par ici...

                  Louva, ça c'est de la question qui tue !

                  Est-ce que je pense être un alcoolique, être atteint par cette maladie, reconnue comme telle depuis pas si longtemps, l'alcoolisme ?

                  Elle est peut-être là, la source de mes pérégrinations. L'acceptation des faits...

                  Ce dont je suis certain, et j'en discutais récemment avec des amis, c'est que j'ai un problème avec l'alcool. Et ce, depuis longtemps.

                  L'abstinence, 15 petits mois, m'a montré ce que pouvait être la vie sans alcool. Même si dans mes conditions, ma vie familiale, et sur une si courte durée, comme le dirait Ronald, je n'ai fait qu'apercevoir un tout petit bout du monde des possibles. Mais j'y ai goûté, à cette vie, cette manière différente d'entrevoir par delà la fenêtre et par dedans également.

                  Pourquoi je dis que j'ai un problème avec l'alcool ? Et bien tout simplement parce que du moment que je ne suis pas abstinent, l'alcool fait partie du quotidien. Tous les jours.
                  Mais ce n'est pas une surprise, ça je le savais. Et je n'ai jamais imaginé ne boire que aux occasions ou les week-end. Pas possible.

                  Donc si pas possible, c'est qu'il y a dépendance et si il y a dépendance, même en quantités moindres, il y a ce problème avec l'alcool.
                  Ce que je fais actuellement, c'est de surveiller les limites fixées par moi. Et surtout, vraiment pas envie de me murger. Vraiment pas.
                  Mais je ne suis plus non plus dans l'hypothétique "envie" gustative. C'est une des composantes et des plaisirs induits, mais c'est aussi autre chose...et ça nous le savons très bien.

                  Voilà, j'espère avoir fait une réponse utile...

                  Bonne soirée

                  Sencha.

                  Commentaire


                    Hello Sencha,

                    Toujours un plaisir de te lire. Pour rebondir sur la question de la dépendance, il me semble - mais je me fourvoie peut-être - qu'il y a un distinguo entre dépendance et alcoolisme, ou dépendance et addiction. Je m'explique : j'observe autour de moi des gens qui ont intégré l'alcool comme mode de gestion sans que cela déborde excessivement. Je pourrais prendre des exemples dans l'Histoire : Churchill, Willy Brandt... Il y a chez les alcooliques une tendance destructrice qu'on ne trouve pas forcément chez d'autres buveurs quotidiens.

                    Curieux d'avoir vos avis là-dessus.

                    J365

                    Commentaire


                      Je retiens également cette phrase de Sabba : " On doit tous exiger d’être heureux, la vie est courte..."

                      Oui, c'est ce que j'ai dit à ma fille dernièrement, " dès qu'on pourra, on va se la faire belle, la vie".

                      Commentaire


                        Envoyé par J365 Voir le message
                        Hello Sencha,

                        Toujours un plaisir de te lire. Pour rebondir sur la question de la dépendance, il me semble - mais je me fourvoie peut-être - qu'il y a un distinguo entre dépendance et alcoolisme, ou dépendance et addiction. Je m'explique : j'observe autour de moi des gens qui ont intégré l'alcool comme mode de gestion sans que cela déborde excessivement. Je pourrais prendre des exemples dans l'Histoire : Churchill, Willy Brandt... Il y a chez les alcooliques une tendance destructrice qu'on ne trouve pas forcément chez d'autres buveurs quotidiens.

                        Curieux d'avoir vos avis là-dessus.

                        J365
                        Je vais faire une réponse ultra rapide, parce que je suis encore au taf...mais la tendance destructrice si je ne l'avais pas, l'alcool commençait tout de même à me détruire, à petit feux. Physiquement et surtout psychologiquement. Même si je n'en était pas à un stade très avancé...mais où sont les repères, en vrai ?

                        Je comprends très bien ce que tu veux dire en parlant de mode de gestion sans forcément de débordement. Gros buveurs mais sans autodestruction préprogrammée...Mais dépendant quand même...

                        C'était mes 20 centimes du soir...peut-être à plus tard.

                        Sencha.

                        Commentaire


                          'lut.

                          Pas d'idée de "se programmer" ou non dans la définition de l'alcoolisme (et plus genéralement des addictions) mais des faits :
                          le recours à un comportement, l'accoutumance (> augmentation de la dose nécessaire), la perte de maîtrise et la dépendance, l'apparition de symptômes lors du sevrage, toutes choses observables avec objectivité.

                          Quant à ce qui se passe sous le scalp de chacun, nous sommes bien placés, ici sur ce forum, pour savoir qu'il n'y a pas deux alcooliques identiques.

                          Pour ma part, je savais être objectivement alcoolique longtemps avant de l'assumer et d'essayer ensuite de sortir de cette impasse...

                          @+
                          fred, pas d'avoine

                          Commentaire


                            Envoyé par Ronald Voir le message

                            quand on est un addict sévère, y a surtout une croix, lourde, très lourde, qu'on traîne tout le chemin de sa vie jusqu'au calvaire final !
                            Une croix qu'on s'invente, qu'on se fabrique et que l'on se refuse de tailler en copeaux, d'en faire du p'tit bois, de la réduire en cendres par un feu de joie et puis de laisser s'envoler sa poussière au vent joyeux de la liberté !

                            Oui c’est vrai Ronald on peut l’alléger le poids de cette croix ou la virer complètement ! C’est mieux :-)
                            La taille peut prendre du temps...

                            Commentaire


                              Envoyé par louvaji Voir le message
                              Coucou Sencha, à Marseille je vivais en colocation avec une jeune femme rencontré sur un site spécialisé colocation et bien sûr changement de vie, j'essayais de contrôler ma consommation après un arrêt assez long une année d'abstinence très difficile vraiment, donc je pensais pouvoir reboire et ça marchait au début, quand je sortais il fallait que je fasse attention, quelques fois comme toi je ressentais une espèce de frustration parce que je gardais ma tête mais je n'arrivais pas à me lâcher.

                              Apres une année et demi là-bas, je ne m'entendais pas du tout avec ma colocataire là j'ai commencé à reboire seule chez moi, la pompe était partie, je me sentais mal, en faite je me rendue compte que le 1er arrêt n'était pas vraiment pour moi mais pour les gens que j'aimais, j'avais arrêté seulement
                              avec un médecin aucun autre soin surtout aucun changement de vie, j'avais juste arrêté de boire point, j'espère que tu vas retrouver une vraie pêche, je voudrais te poser une question tu me réponds si tu veux pareil pour Sabba, es que tu penses être malade alcoolique bonne journée
                              Louvaji

                              Je me reconnais sans difficulté avec un problème de dépendance avec l’alcool d’où l’arrêt pendant 20 semaines
                              J’ai repris ces 2 dernières semaines et c’est vrai que ce premier verre a déclenché d’autres occasions de 2 autres verres de vin ...par ci et par là...
                              Oui c’est une maladie alcoolique
                              Apres il est vrai que je ne suis jamais embarquée vers des consommations à outrance au point de changer de comportement ou de vomir etc.. je ne consomme pas tous jours (physiquement et psychologiquement je ne pourrai pas) et je n’aime pas consommer lorsqu’on est invité à déjeuner. C’est le soir vers 18:30 aux heures bleues 2 verres de vin surtout si le lendemain on ne bosse pas j’ai tendance à vouloir faire l’apero...ce moment j’en suis dépendante et j’y pense parfois en journée donc oui je suis certainement malade alcoolique

                              Et pas fiere de l’etre crois moi :-/

                              Bonne nuit bise
                              Sabba

                              Commentaire


                                Envoyé par Sabba Voir le message
                                je ne suis jamais embarquée vers des consommations à outrance au point de changer de comportement ou de vomir etc.. je ne consomme pas tous jours (physiquement et psychologiquement je ne pourrai pas) et je n’aime pas consommer lorsqu’on est invité à déjeuner. C’est le soir vers 18:30 aux heures bleues 2 verres de vin surtout si le lendemain on ne bosse pas j’ai tendance à vouloir faire l’apero...ce moment j’en suis dépendante et j’y pense parfois en journée
                                Je me demande si l'attraction de l'alcool ne se fait pas irrésistible aux moments où l'appel du vide intérieur devient trop poignant, voire insoutenable !
                                Vide, manque, créé par cette absence originelle innommable qui, si elle était présence, nous donnerait le sentiment ultimement apaisant d'être autorisé à être, vivre, exister tel que l'on est en propre au sein du monde tel qu'il est

                                ainsi que je l'ai évoqué à défaut de bien le clarifier dans le post #8 ci-après

                                https://forum.atoute.org/forum/confé...l/8608270-yoyo

                                Bisous les deux "cobayes" volontaires de la tentative de consommation modérée !


                                Commentaire

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