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  • rur@lcoolique
    a répondu
    Merci du partage. Bon courage.

    *@+

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  • SENCHA
    a répondu
    Bonjour Atoute,

    De passage assez rare ces dernières semaines et pour cause...je vous suis du coin de l'oeil, tout comme je m'observe et me surveille depuis le 9 février, jour où j'ai pris la décision de me tester.

    L'heure du bilan a sonné, et je savais dès le départ que cette date, ce week-end marqueraient de leurs empreintes mon parcours.
    Je disais dans le fil de Sabba, il y a quelques semaines, que je commençais à flirter avec les limites que je m'étais fixé...je viens de les dépasser.

    Rien d'extrêmement grave, mais un premier réveil avec mal au crâne et 2 repas de suite suffisamment arrosés pour mettre mes sens en alerte.

    Le moment est venu d'enclencher la marche arrière. Je devrais dire de tirer le frein à main. Mais vous le savez, l'illusion de la modération fait que l'on a besoin d'un peu de temps pour ralentir le véhicule. Je me fixe quelques nouvelles règles, provisoires...je le sais. Je sais que bientôt je repartirai sur la route de l'abstinence, que ce sera la seule voie paisible.

    Car, outre le mal de crâne, il y a l'état "beurk" dans lequel je ne souhaitais plus me trouver, les légers tremblements, et 3 kilos sur la balance. Quelques fois des réveils avec une mémoire de la veille qui tarde à s'éclaircir, du genre 10 minutes à me rappeler quel film j'ai regardé le soir et quelques phrases prononcées un peu trop facilement, sans la retenue de rigueur, sans assez de temps de réflexion. Même si ce n'était pas une erreur de les dire, mais à jeun j'aurais pris plus de temps avant de me lancer.
    Je ne procrastine pas, j'avance et j'enfonce les portes, mais je pourrais probablement le faire avec plus de zénitude.
    J'ai également tous mes enfants avec moi pour les 3 mois qui viennent et je n'ai pas envie qu'ils retrouvent l'image du vieux Sencha...

    Ma vie personnelle entame un tournant décisif dans le mois qui vient, et si tout se passe comme c'est prévu, le 1er juillet marquera à jamais le seuil d'une nouvelle vie, d'une nouvelle résidence, avec derrière moi une grande partie de mes problèmes résolue. Je veux vivre cette nouvelle ère avec le plus de "réalité" possible et en finir avec les brumes artificielles.
    Mes ennuis financiers liés au divorce devraient être de l'histoire ancienne, même si celui-ci ne sera pas encore officiel et je me prépare un nouveau projet pour cet été.
    Une projet qui parlera à Patalo, puisque j'envisage la vente de mon ancienne bécane pour repartir sur une belle routière et profiter des beaux jours et mes quelques congés pour partir sur les routes avec ma fille.

    Voilà pour le bilan qui n'est pas tout rose, mais le trou au fond du tunnel m'envoie de plus en plus de lumière. Vivement juillet et d'ici là, ça va être bien chargé, d'où mon devoir d'être le plus raisonnable et responsable possible.

    Pas certain d'être beaucoup présent ce jour pour vous répondre, mais c'est ici mon carnet de bord et il m'est indispensable.

    Je vous embrasse.

    Sencha.
    Dernière modification par SENCHA, 27/05/2019, 10h41.

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  • Ronald
    a répondu
    Envoyé par Sabba Voir le message

    Oui c’est vrai Ronald on peut l’alléger le poids de cette croix ou la virer complètement ! C’est mieux :-)
    La taille peut prendre du temps...
    En réalité, on passe la moitié de sa vie à désapprendre le chemin de croix !
    Le quitter totalement, pour un addict sévère, c'est possible mais c'est rare.

    Il faut d'abord entendre cet appel vertigineux émanant du fond de soi.

    Il résulte d'une absence infiniment douloureuse : l'absence du sentiment apaisant, de la certitude absolue que l'on a le droit d'être, d'exister et de vivre tel qu'on est, sans plus aucun besoin de confirmation extérieure, sans devoir accomplir préalablement on ne sait quoi qu'on aurait jadis omis de faire.

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  • Ronald
    a répondu
    Envoyé par Sabba Voir le message
    je ne suis jamais embarquée vers des consommations à outrance au point de changer de comportement ou de vomir etc.. je ne consomme pas tous jours (physiquement et psychologiquement je ne pourrai pas) et je n’aime pas consommer lorsqu’on est invité à déjeuner. C’est le soir vers 18:30 aux heures bleues 2 verres de vin surtout si le lendemain on ne bosse pas j’ai tendance à vouloir faire l’apero...ce moment j’en suis dépendante et j’y pense parfois en journée
    Je me demande si l'attraction de l'alcool ne se fait pas irrésistible aux moments où l'appel du vide intérieur devient trop poignant, voire insoutenable !
    Vide, manque, créé par cette absence originelle innommable qui, si elle était présence, nous donnerait le sentiment ultimement apaisant d'être autorisé à être, vivre, exister tel que l'on est en propre au sein du monde tel qu'il est

    ainsi que je l'ai évoqué à défaut de bien le clarifier dans le post #8 ci-après

    https://forum.atoute.org/forum/confé...l/8608270-yoyo

    Bisous les deux "cobayes" volontaires de la tentative de consommation modérée !


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  • Sabba
    a répondu
    Envoyé par louvaji Voir le message
    Coucou Sencha, à Marseille je vivais en colocation avec une jeune femme rencontré sur un site spécialisé colocation et bien sûr changement de vie, j'essayais de contrôler ma consommation après un arrêt assez long une année d'abstinence très difficile vraiment, donc je pensais pouvoir reboire et ça marchait au début, quand je sortais il fallait que je fasse attention, quelques fois comme toi je ressentais une espèce de frustration parce que je gardais ma tête mais je n'arrivais pas à me lâcher.

    Apres une année et demi là-bas, je ne m'entendais pas du tout avec ma colocataire là j'ai commencé à reboire seule chez moi, la pompe était partie, je me sentais mal, en faite je me rendue compte que le 1er arrêt n'était pas vraiment pour moi mais pour les gens que j'aimais, j'avais arrêté seulement
    avec un médecin aucun autre soin surtout aucun changement de vie, j'avais juste arrêté de boire point, j'espère que tu vas retrouver une vraie pêche, je voudrais te poser une question tu me réponds si tu veux pareil pour Sabba, es que tu penses être malade alcoolique bonne journée
    Louvaji

    Je me reconnais sans difficulté avec un problème de dépendance avec l’alcool d’où l’arrêt pendant 20 semaines
    J’ai repris ces 2 dernières semaines et c’est vrai que ce premier verre a déclenché d’autres occasions de 2 autres verres de vin ...par ci et par là...
    Oui c’est une maladie alcoolique
    Apres il est vrai que je ne suis jamais embarquée vers des consommations à outrance au point de changer de comportement ou de vomir etc.. je ne consomme pas tous jours (physiquement et psychologiquement je ne pourrai pas) et je n’aime pas consommer lorsqu’on est invité à déjeuner. C’est le soir vers 18:30 aux heures bleues 2 verres de vin surtout si le lendemain on ne bosse pas j’ai tendance à vouloir faire l’apero...ce moment j’en suis dépendante et j’y pense parfois en journée donc oui je suis certainement malade alcoolique

    Et pas fiere de l’etre crois moi :-/

    Bonne nuit bise
    Sabba

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  • Sabba
    a répondu
    Envoyé par Ronald Voir le message

    quand on est un addict sévère, y a surtout une croix, lourde, très lourde, qu'on traîne tout le chemin de sa vie jusqu'au calvaire final !
    Une croix qu'on s'invente, qu'on se fabrique et que l'on se refuse de tailler en copeaux, d'en faire du p'tit bois, de la réduire en cendres par un feu de joie et puis de laisser s'envoler sa poussière au vent joyeux de la liberté !

    Oui c’est vrai Ronald on peut l’alléger le poids de cette croix ou la virer complètement ! C’est mieux :-)
    La taille peut prendre du temps...

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  • rur@lcoolique
    a répondu
    'lut.

    Pas d'idée de "se programmer" ou non dans la définition de l'alcoolisme (et plus genéralement des addictions) mais des faits :
    le recours à un comportement, l'accoutumance (> augmentation de la dose nécessaire), la perte de maîtrise et la dépendance, l'apparition de symptômes lors du sevrage, toutes choses observables avec objectivité.

    Quant à ce qui se passe sous le scalp de chacun, nous sommes bien placés, ici sur ce forum, pour savoir qu'il n'y a pas deux alcooliques identiques.

    Pour ma part, je savais être objectivement alcoolique longtemps avant de l'assumer et d'essayer ensuite de sortir de cette impasse...

    @+

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  • SENCHA
    a répondu
    Envoyé par J365 Voir le message
    Hello Sencha,

    Toujours un plaisir de te lire. Pour rebondir sur la question de la dépendance, il me semble - mais je me fourvoie peut-être - qu'il y a un distinguo entre dépendance et alcoolisme, ou dépendance et addiction. Je m'explique : j'observe autour de moi des gens qui ont intégré l'alcool comme mode de gestion sans que cela déborde excessivement. Je pourrais prendre des exemples dans l'Histoire : Churchill, Willy Brandt... Il y a chez les alcooliques une tendance destructrice qu'on ne trouve pas forcément chez d'autres buveurs quotidiens.

    Curieux d'avoir vos avis là-dessus.

    J365
    Je vais faire une réponse ultra rapide, parce que je suis encore au taf...mais la tendance destructrice si je ne l'avais pas, l'alcool commençait tout de même à me détruire, à petit feux. Physiquement et surtout psychologiquement. Même si je n'en était pas à un stade très avancé...mais où sont les repères, en vrai ?

    Je comprends très bien ce que tu veux dire en parlant de mode de gestion sans forcément de débordement. Gros buveurs mais sans autodestruction préprogrammée...Mais dépendant quand même...

    C'était mes 20 centimes du soir...peut-être à plus tard.

    Sencha.

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  • SENCHA
    a répondu
    Je retiens également cette phrase de Sabba : " On doit tous exiger d’être heureux, la vie est courte..."

    Oui, c'est ce que j'ai dit à ma fille dernièrement, " dès qu'on pourra, on va se la faire belle, la vie".

    Laisser un commentaire:


  • J365
    a répondu
    Hello Sencha,

    Toujours un plaisir de te lire. Pour rebondir sur la question de la dépendance, il me semble - mais je me fourvoie peut-être - qu'il y a un distinguo entre dépendance et alcoolisme, ou dépendance et addiction. Je m'explique : j'observe autour de moi des gens qui ont intégré l'alcool comme mode de gestion sans que cela déborde excessivement. Je pourrais prendre des exemples dans l'Histoire : Churchill, Willy Brandt... Il y a chez les alcooliques une tendance destructrice qu'on ne trouve pas forcément chez d'autres buveurs quotidiens.

    Curieux d'avoir vos avis là-dessus.

    J365

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  • SENCHA
    a répondu
    Petit passage rapide par ici...

    Louva, ça c'est de la question qui tue !

    Est-ce que je pense être un alcoolique, être atteint par cette maladie, reconnue comme telle depuis pas si longtemps, l'alcoolisme ?

    Elle est peut-être là, la source de mes pérégrinations. L'acceptation des faits...

    Ce dont je suis certain, et j'en discutais récemment avec des amis, c'est que j'ai un problème avec l'alcool. Et ce, depuis longtemps.

    L'abstinence, 15 petits mois, m'a montré ce que pouvait être la vie sans alcool. Même si dans mes conditions, ma vie familiale, et sur une si courte durée, comme le dirait Ronald, je n'ai fait qu'apercevoir un tout petit bout du monde des possibles. Mais j'y ai goûté, à cette vie, cette manière différente d'entrevoir par delà la fenêtre et par dedans également.

    Pourquoi je dis que j'ai un problème avec l'alcool ? Et bien tout simplement parce que du moment que je ne suis pas abstinent, l'alcool fait partie du quotidien. Tous les jours.
    Mais ce n'est pas une surprise, ça je le savais. Et je n'ai jamais imaginé ne boire que aux occasions ou les week-end. Pas possible.

    Donc si pas possible, c'est qu'il y a dépendance et si il y a dépendance, même en quantités moindres, il y a ce problème avec l'alcool.
    Ce que je fais actuellement, c'est de surveiller les limites fixées par moi. Et surtout, vraiment pas envie de me murger. Vraiment pas.
    Mais je ne suis plus non plus dans l'hypothétique "envie" gustative. C'est une des composantes et des plaisirs induits, mais c'est aussi autre chose...et ça nous le savons très bien.

    Voilà, j'espère avoir fait une réponse utile...

    Bonne soirée

    Sencha.

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  • louvaji
    a répondu
    Coucou Sencha, à Marseille je vivais en colocation avec une jeune femme rencontré sur un site spécialisé colocation et bien sûr changement de vie, j'essayais de contrôler ma consommation après un arrêt assez long une année d'abstinence très difficile vraiment, donc je pensais pouvoir reboire et ça marchait au début, quand je sortais il fallait que je fasse attention, quelques fois comme toi je ressentais une espèce de frustration parce que je gardais ma tête mais je n'arrivais pas à me lâcher.

    Apres une année et demi là-bas, je ne m'entendais pas du tout avec ma colocataire là j'ai commencé à reboire seule chez moi, la pompe était partie, je me sentais mal, en faite je me rendue compte que le 1er arrêt n'était pas vraiment pour moi mais pour les gens que j'aimais, j'avais arrêté seulement
    avec un médecin aucun autre soin surtout aucun changement de vie, j'avais juste arrêté de boire point, j'espère que tu vas retrouver une vraie pêche, je voudrais te poser une question tu me réponds si tu veux pareil pour Sabba, es que tu penses être malade alcoolique bonne journée

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  • Ronald
    a répondu
    Envoyé par Sabba Voir le message
    Bon quoiqu’il en soit chacun porte sa croix
    quand on est un addict sévère, y a surtout une croix, lourde, très lourde, qu'on traîne tout le chemin de sa vie jusqu'au calvaire final !
    Une croix qu'on s'invente, qu'on se fabrique et que l'on se refuse de tailler en copeaux, d'en faire du p'tit bois, de la réduire en cendres par un feu de joie et puis de laisser s'envoler sa poussière au vent joyeux de la liberté !


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  • Sabba
    a répondu
    Bonjour Sencha

    C’est toujours intéressant d’avoir connaissance des ressentis dans ton expérience si personnelle soit elle
    La mienne actuellement est différente et celle de « Pierre, Paul, Jacques » aussi etc...
    Si tous les membres ici réussissaient d’un premier coup à vie leur abstinence y aurait pas trop de fréquentation dans ce forum
    Encore une fois c’est plutôt une chance de pouvoir venir exprimer et partager ses déboires si je puis dire...:-)
    Tu vis peut-être une parenthèse nécessaire qui va t’orienter vers une nouvelle voie possible ...dès que ta vie perso sera moins en difficulté
    Ma psy me dit que 2 facteurs déclenchent les choses : la solitude (psychique et non sociale) et l’ennui (même si on a un travail)
    Après y a pas que ça...ce serait trop simple n’est-ce pas ;-)

    Bon quoiqu’il en soit chacun porte sa croix ou ses valises
    Personne juge mais est plutôt à l’écoute et conseille
    Les abstinents confirmés ont beaucoup à nous apporter car ils sont passés (ou pas) par ces phases...
    On doit tous exiger d’être heureux, la vie est courte...

    Tres bonne journée et merci d’avoir donné des nouvelles

    Bise à tous

    Sabba
    Dernière modification par Sabba, 07/05/2019, 06h57.

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  • SENCHA
    a répondu
    Bonjour Sabba et bonjour Atoute,

    Quelques nouvelles de cette expérience.
    Je vais rester sur ce terme précis "expérience" car je ne le considère pas comme une rechute. J'ai décidé de ce que je fais, je n'ai pas craqué à un moment sans en avoir au préalable pris la décision. Je n'ai donc pas de remords de ce qui m'arrive. Je n'ai pas de culpabilité. C'est là une grande différence. Même si l'on pourrait considérer que d'une manière détournée, je me suis peut-être fait piégé par l'alcool...

    Pour en revenir à ce que je vis, hier a été une journée test. Première longue journée attablé avec des amis, pour un anniversaire.
    Généralement, je finissais ce genre de journée...très très imbibé. C'est d'ailleurs un des éléments déclencheurs de mon abstinence.
    Hier je n'ai pas bu autant, mais l'alcool a quand même été bien présent. Je me suis un peu surveillé, mais pas trop. J'ai remarqué que dans ces journées là, l'alcool est une des occupations. Comme un loisir supplémentaire, pour ceux qui y participent. Alors, j'adore mes amis et j'ai passé une excellente journée. Mais j'ai presque le regret de ne pas y avoir été abstinent. Pas pour avoir les idées plus claires, parce que je n'ai pas bu assez pour qu'elles ne le soient pas. Mais parce que l'alcool m'apporte une lourdeur d'esprit, un presque petit sentiment d'écoeurement de moi-même. C'est difficile à expliquer, mais soudain m'a manqué la "légèreté" de l'abstinence.
    Peut-être une petite forme de culpabilité ou d'insatisfaction de ne pas m'arrêter à 2 ou 3 verres...je ne sais pas encore l'expliquer.

    Mais voilà que ce matin, alors que je n'ai pas la tête lourde de l'alcool consommé hier, j'ai des idées d'abstinence qui me viennent à l'esprit, qui se rappellent à mon bon souvenir.

    Ma vie perso devrait trouver un peu plus d'équilibre d'ici 2 mois. Ce sera alors le moment de remettre d'autres choses en question.

    Je vous embrasse.

    Sencha.

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