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  • louvaji
    a répondu
    Coucou, pareille il m'aura fallu 4 ans pour être hors alcoolbonne journée

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  • SENCHA
    a répondu
    Un quinquennat !

    C'est mieux qu'un septennat !

    Je vise la biennale pour y voir encore plus clair.

    Bonne nuit les petits, je vais pas tarder à aller me coucher...

    Sencha.

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  • brise de mer
    a répondu
    Moi je ne me sens sobre, indifférent à l’alcool que depuis environ 1an, soit au bout de 5ans et quelques.
    Avant j’étais abstinent, et j’avais un rapport à l’alcool. Je m’en éloignais lentement, mais il y avait encore un lien, même de répulsion.
    La différence par exemple, choisir un vin pour des convives m’indiffère totalement maintenant, comme de prendre une bouteille de soda par exemple.
    je suis souvent surpris de lire ici que les gens se sentent indifférents au produit au bout de qq mois.

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  • SENCHA
    a répondu
    Merci à tous pour l'humilité et la franchise de vos réponses, qui font écho à la dernière de mes intervention ici.

    C'est utile de ne pas se voiler la face.

    Et, tu as raison Ronald, quelque soit la manière de vivre sobre, la seule certitude que nous devons acquérir pour finir par vivre libre et détaché de l'alcool, c'est que l'alcool n'est pas pour nous.

    Je comprends également, en m'imprégnant de ton histoire, mais aussi de celle d'Alice, que vos rechutes - alors que vous étiez dans des phases visant honnêtement et avec motivation, compréhension, l'abstinence et non dans des trêves ou des tentatives de modération - vous ont marquées au fer rouge et ont enfoncé le clou plus profondément dans l'acceptation de la nécessité d'une vie "hors alcool"; (une phrase de presque 3 lignes, je progresse ).

    Alors pour ne pas se voiler la face et rester sur cette ligne de franchise, il restera toujours au fond de moi - hormis cette nostalgie décrite plus haut par Alice, reprise plus bas par Ronald, acceptée entre les deux il me semble par Berlino - le doute de n'être encore qu'à ma première tentative d'abstinence, puisqu'il est bon que je me rappelle qu'auparavant je n'avais qu'essuyé les plâtres des illusions de la modération, et donc il me reste cette question, ce doute, cette crainte, d'une potentielle rechute nécessaire à un éloignement encore plus distant du produit, qui pourrait créer plus définitivement dans ma conscience une frontière plus marquée, plus nette, me rebutant un peu plus à tenter de la franchir; (presque 5 lignes).

    Je reprends mon souffle.

    N'y voyez pas dans ces élucubrations une volonté de mettre le doigt dans l'eau qui bout (bouhhh !) pour voir si elle est chaude, mais je suis conscient de cette fragilité et de ce doute qui s'immisce toujours pour le moment dans ma réflexion, qui m'empêche pour le moment d'être complètement serein et détaché d'une possible tentative...Je ne me fais pas totalement confiance et c'est peut-être là la clé du succès...

    Bises les amis.

    Sencha.

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  • Avatar de « Invité »
    Invité a répondu
    Envoyé par louvaji Voir le message
    Bonjour Alice, peut-être qu'il s'agit d'avoir touché le fond pendant 25 ans, pour ne plus éprouver aucun "plaisir" ou souvenir plaisant, bonne journée
    louva, louva, n'encourage pas les alcooliques à ramper dans les bas-fonds pendant 25 ans avant de tenter de remonter !

    Durant ma première longue période d'abstinence, quand j'étais trentenaire, j'étais convaincu d'avoir connu le fond du fond
    Et effectivement j'avais été bien plus au fond que ce que je lis dans la grande majorité des témoignages ici, que ce que j'ai entendu aux AA, ou vu en cures et en service hôpitaux.
    Mais pas plus au fond bien sûr que ceux que j'ai vus bien plus tard dans une section d'un institut psychiatrique dont je fus résident pendant près d'un an et dont personne, m'a-t-on dit, n'est jamais sorti en état de mener une vie normale
    ceux que j'ai vus alors étaient des "êtres" métamorphosés par les effets de l'alcool, des aliensque personne ne voit jamais à moins d'y travailler ou d'y être pensionnaire, même les visiteurs de la famille la plus proche n'y ont pas accès (ça c'est pas vraiment un problème : plus personne ne connait ces "gens"), et ces "gens" n'existent pas dans les médias, seulement dans des ouvrages médicaux hors grand public.

    Donc vers 30 ans, première période de zéro alcool à long terme (avant ça ne dépassait jamais 6 ou 7 mois), avec notamment l'aide des AA, volontairement sans adhérer à la deuxième étape, et en évitant sainement toute adhésion aux dogmes et toute addiction de substitution,

    je suis alors devenu sobre sans plus la moindre envie, sobriété toute simple et naturelle, l'alcool c'était pas pour moi, point barre, oui, je me trouvais alors vraiment sereinement de l'autre côté du rideau de fer.
    Mais ma psychanalyste, Jacqueline Harpman, m'a encouragé à reboire "normalement"
    Au fil des ans,elle me voyait arriver de plus en plus souvent saoul, même en moto, sans une remarque

    J'ai mis des années après la fin de cette psychanalyse qui aura duré 9 ans, à raison de 4 séances par semaine, POUR ARRIVER A OSER PENSER CE QUE FIT HARPMAN A MON ENCONTRE !
    et puis à envisager ce qu'aurait pu être sa motivation (marxiste mais c'est trop long à expliquer ici), entre conscience et inconscient, de m'annihiler en tant qu'un de ses supports de projection
    C'est pourquoi je le répète ici, comme si j'avais encore du mal à y croire. Pcq, oui, c'est assez "énorme".



    Leçon : quand on voit la difficulté qu'on a de penser du mal de quelqu'un qu'on a idéalisé qq part, qu'on a élu "amoureusement" qq part (sinon le transfert ne s'effectue pas suffisamment pour que l'analyse soit efficace), alors on peut peut-être commencer à comprendre les résistances inouïes que l'on met en place tout au cours de sa vie pour ne pas voir le mal que nous ont fait les êtres le plus chers de l'aube de notre vie, et ce, le plus souvent quand les parents, ou ceux qui en ont tenu lieu, nous ont fait un mal insoutenable !!!
    ce qui est injuste, ouais

    D'où aussi cette universelle, transculturelle et éternelle défense des parents par les savants, dont papa Freud, les mythes, les religions, la science, les philosophies, sauf les dévastatrices, les recettes de vie et même les thérapies !
    Bonne chose en général car risque de désintégration de nos fondations les plus anciennes.
    Mais catastrophe pour ceux d'entre nous ici qui ont des fondations pourries qui recèlent l'origine de nos addictions et de nos psychopathologies !



    Mais je reviens au lièvre soulevé par Louvaji, combien de temps rester suffisamment au fond (et quel est son fond à soi) pour ne plus éprouver cette nostalgie de l'alcool qu'expriment encore Sencha, Alice, Ananya et d'autres, bref pour que le souvenir du négatif dissolve le souvenir des bons moments alcoolisés ?

    Beh y a pas de règle, et ce, surtout, pcq une des caractéristiques de la maladie alcoolique est d'effacer les pires souvenirs (pour autant qu'ils aient pu s'ancrer quand le cerveau était imbibé ) et de se remémorer avec bonheur les meilleurs moments alcoolisés : elle est vicieuse la petiote !
    Subtile, insidieuse !
    Maline !

    ouais, le fond de mon fond, j'avais cru l'avoir touché dans mes vingt ans, et pourtant... après ma reprise de l'alcool avant la quarantaine, inéluctablement induite par ma psychanalyste, d'abord j'ai eu une consommation apparemment normale, puis, avec des hauts et des bas de plus en plus bas, je suis tombé dans des enfers dont personne ne peut soupçonner l'existence
    puisque je n'en ai jamais lu une esquisse d'approche nulle part, y compris dans les ouvrages de fiction.

    Et je crois que, même maintenant, après avoir franchi depuis quelques années ce que les études les plus sérieuses (ou les moins fantaisistes) estiment être le dernier cap important (5 ans d'abstinence), je ne me retrouve pas encore dans un état de retrait de l'alcool à 100 % (mais seulement à 99,9748 % à peu près ), ouais, m'semble bien que je ne suis pas revenu au "hors alcool" que j'avais connu vers 36-37 ans… mais peut-être que j'embellis cette période (?)

    … en tout cas j'étais alors dans une situation, un état, un processus de progrès, dans toutes les dimensions de mon être et de ma vie, superbement prometteurs... avant les phrases de ma psychanalyste m'encourageant gentiment à reboire modérément et, face à mes réticences, argumentant plus résolument en ce sens.
    Feu Jacqueline Harpman est donc coupable de tentative d'assassinat sur ma personne.
    Non, ce fut pire qu'une tentative d'assassinat.




    Pour conclure, cette histoire de fond n'a pas beaucoup de sens, la seule chose vraiment décisive en matière d'alcoolisme, c'est que l'alcoolique sache, accepte dans toutes ses couches de personnalité, considère comme donnée allant de soi sans plus aucune discussion interne, admette intégralement comme donnée simplement immuable,
    une donnée donnée quoi ,
    que l'alcool c'est plus pour lui.
    Point barre.
    Et alors on vit on ne peut plus naturellement dans un monde où il n'y a pas d'alcool, même s'il coule à flots à nos côtés !
    Voili.

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  • louvaji
    a répondu
    Bonjour Alice, peut-être qu'il s'agit d'avoir touché le fond pendant 25 ans, pour ne plus éprouvé aucun "plaisir" ou souvenir plaisant, bonne journée

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  • Al!ce
    a répondu
    Envoyé par Berlino Voir le message

    Deux choses intéressantes soulignées

    - tu y trouves encore du plaisir
    - tu dis pouvoir retrouver ce plaisir avec autre chose que l'alcool

    Berlino

    Re-

    Je suis d'accord avec Sencha.

    Que ceux qui craignent les apparentes contradictions se bouchent les oreilles (ou plutôt les yeux ici) avec de la cire chaude :
    Je regrette profondément, le champagne surtout, j'adorais le Champagne et je suis près de la région. Et, en même temps, je n''ai plus envie de reboire, je n'ai plus vraiment de tentation. Il n'est pas nécessaire, donc, d'être dégoûté pour rester à zéro. Ca n'est pas du tenir, je ne le ressens pas comme tel. Plutôt comme une perte irréparable dont je je ne peux pas ne pas éprouver de nostalgie (je parle de l'époque où je n'étais pas encore alcoolique.) A voir sur le long terme.

    Rien ne remplace mais d'autres choses, oui, procurent un plaisir qui est un peu de même nature.
    Pour l'aspect gustatif, pour moi, c'est la musique, même terrain de découverte, même émerveillement. Pour l'aspect calmant, émollient, c'etsle corps, un bain de soleil, une ballade, nager.... Et je ne crois pas que ce soit si dangereux. on ne peut pas changer au point de modifier entièrement nos besoins, nos goûts, j'essaie de me changer mais le changement n'atteint pas les profondeurs donc, plutôt que de renoncer, de risquer l'abandon, je fais avec ce que je suis. Oui, j'ai bien l'impression de rechercher toujours lesmêmes choses, je substitus des plaisirs aux effets un peu comparables, et même, oui, j'essaie de développer des addictions innocentes voire positives. Je suis une addicte, et je suis une hyper-active et j'ai un TDA. Je peux calmer le besoin d'addiction, notamment, par un changement de rythme, une vie très lente, assez réglée, mais je susi assez lucide pour voir que je ne deviendrai pas une autre. Je m'efforce juste de pacifier et assainir celle que je ne peux pas ne pas être.

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  • Al!ce
    a répondu
    Envoyé par Berlino Voir le message

    J'aimerais te dire que tu as tort mais tu as certainement raison.

    Berlino
    Re-

    Je suis d'accord avec Sencha.

    Que ceux qui craignent les apparentes contradictions se bouchent les oreilles (ou plutôt les yeux ici) avec de la cire chaude :
    Je regrette profondément, le champagne surtout, j'adorais le Champagne et je suis près de la région. Et, en même temps, je n''ai plus envie de reboire, je n'ai plus vraiment de tentation. Il n'est pas nécessaire, donc, d'être dégoûté pour rester à zéro. Ca n'est pas du tenir, je ne le ressens pas comme tel. Plutôt comme une perte irréparable dont je je ne peux pas ne pas éprouver de nostalgie (je parle de l'époque où je n'étais pas encore alcoolique.) A voir sur le long terme.

    Rien ne remplace mais d'autres choses, oui, procurent un plaisir qui est un peu de même nature.
    Pour l'aspect gustatif, pour moi, c'est la musique, même terrain de découverte, même émerveillement. Pour l'aspect calmant, émollient, c'etsle corps, un bain de soleil, une ballade, nager.... Et je ne crois pas que ce soit si dangereux. on ne peut pas changer au point de modifier entièrement nos besoins, nos goûts, j'essaie de me changer mais le changement n'atteint pas les profondeurs donc, plutôt que de renoncer, de risquer l'abandon, je fais avec ce que je suis. Oui, j'ai bien l'impression de rechercher toujours lesmêmes choses, je substitus des plaisirs aux effets un peu comparables, et même, oui, j'essaie de développer des addictions innocentes voire positives. Je suis une addicte, et je suis une hyper-active et j'ai un TDA. Je peux calmer le besoin d'addiction, notamment, par un changement de rythme, une vie très lente, assez réglée, mais je susi assez lucide pour voir que je ne deviendrai pas une autre. Je m'efforce juste de pacifier et assainir celle que je ne peux pas ne pas être.



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  • Berlino
    a répondu
    Envoyé par SENCHA Voir le message

    Non, rien ne remplacera l'alcool.
    J'aimerais te dire que tu as tort mais tu as certainement raison.

    Berlino

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  • annette33
    a répondu
    Bonsoir Sencha, bonsoir tout le monde,
    quelles belles écritures, je me régale en vous lisant !
    Le noyau : j’ai fait une analyse pendant 7/8 ans cherchant’ en vain ce fichu noyau ( traumatisme originel), tout ça a bien flatté mon ego d’étudiante En psycho mais je préfère désormais jardiner comme Alice ou Sencha et rester en surface avec un psy comportementaliste. Christophe André soigne la dépression avec la méditation, j’aimerais soigner mon alcoolisme de la même façon et ne plus aller fouiller ma merde puisque je suis convaincue que cette méthode ne marche plus sur moi en tout cas.
    Sencha oui... les deux bénéfices dont tu parles (goût et anxiolytique) mais peut être peut-on facilement les
    transposer avec d’autres objets ( sport, chocolat, câlins, jardin...musique : le chant par exemple a un goût merveilleux et te fait tourner la’ tete tout en se partageant avec d’autres !)
    ne reprends pas Sencha !!! Des bisous !!

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  • SENCHA
    a répondu
    Envoyé par Berlino Voir le message

    Deux choses intéressantes soulignées

    - tu y trouves encore du plaisir
    - tu dis pouvoir retrouver ce plaisir avec autre chose que l'alcool

    Berlino
    Pas tout à fait d'accord.

    - Parce que je ne sais pas si j'y trouverais encore du plaisir...pour cela il faudrait que j'essaye. Pour le moment, dans mon imaginaire, juste un indescriptible mélange de plaisir et de culpabilité, couronné par un énorme remord. Assez négatif, en définitive.

    - La comparaison entre "l'espace/temps" de bien être (spa...) et les deux ou trois premiers verres de vin dégustés est juste totalement incongrue.

    Non, rien ne remplacera l'alcool.

    Et je ne cherche pas à le remplacer, juste à l'oublier, comme un souvenir lointain, comme le visage d'un disparu dont les traits, avec le temps, deviennent de plus en plus flous.

    Mais je ne parle de l'alcool que parce que tu me relances sur le sujet.

    Bonne soirée.

    Sencha.

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  • louvaji
    a répondu
    Coucou ,
    Deux choses intéressantes soulignées

    - tu y trouves encore du plaisir
    - tu dis pouvoir retrouver ce plaisir avec autre chose que l'alcool
    Louva

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  • Berlino
    a répondu
    Envoyé par SENCHA Voir le message

    -Plaisir gustatif, car le vrai plaisir de l'alcool devrait s'arrêter à ça !

    -Psycho-relaxant immédiat...parce que c'est indissociable de la molécule alcool et comme il n'y pas de fumée sans feu, il n'y a personne qui ne ressent pas cet effet dès les premières gorgées. Et ça fait partie du plaisir. De tout un chacun, même si ce n'est pas exprimé si clairement que je viens de le faire.
    Un peu comme une séance de massage, spa, hammam...mais là c'est le but avoué de l'exercice et pas une conséquence ou un effet sous-jacent, dissimulé et induit illicitement!

    [...] tu peux y ajouter des repas entre amis plus "cool", par le partage de la bonne bouteille associé à une décontraction agréable.
    Deux choses intéressantes soulignées

    - tu y trouves encore du plaisir
    - tu dis pouvoir retrouver ce plaisir avec autre chose que l'alcool

    Berlino

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  • SENCHA
    a répondu
    Hello tout le monde,

    Passage rapide par ici, je reviendrais plus longuement en fin de soirée.

    Juste vous dire, et plus précisément à Alice et Ronald, que j'apprécie beaucoup l'intelligence de votre échange.

    L'image du jardin et des légumes, qui complète celle de la fleur de carotte, me convient très bien comme prolongement de ma pensée. Merci Alice.

    Je suis également d'accord avec toi Ronald, et je trouve bien plus pertinent (plus compréhensible pour moi...), moins extrême, ce que tu dis et qui résume assez bien l'idée, si je l'ai comprise :

    "il faut se poser les bonnes questions, surtout les plus douloureuses car lourdes de sens, ne pas chercher à côté, et surtout ne pas se contenter de réponses simples qui correspondraient non seulement à une solution de facilité, mais également à une forme de fuite."

    Je prends des raccourcis pour dire que le mixe de vos deux échanges courtois me convient parfaitement.

    Merci aux autres pour votre participation et votre soutien.

    Et pour finir, pour répondre à Berlino sur la question de ce que l'alcool aurait à m'apporter de positif :

    Alors, si justement je n'y reviens pas, à l'alcool, c'est que la liste des charges négatives à son encontre est assez longues et lourde de conséquences. Il faudrait peut-être que je détaille, mais vous les connaissez tous autant que moi.
    Mais si je dois garder quelques points positifs ou agréables qu'une consommation "maîtrisée" pourrait m'apporter, je retiendrais:

    -Plaisir gustatif, car le vrai plaisir de l'alcool devrait s'arrêter à ça !

    -Psycho-relaxant immédiat...parce que c'est indissociable de la molécule alcool et comme il n'y pas de fumée sans feu, il n'y a personne qui ne ressent pas cet effet dès les premières gorgées. Et ça fait partie du plaisir. De tout un chacun, même si ce n'est pas exprimé si clairement que je viens de le faire.
    Un peu comme une séance de massage, spa, hammam...mais là c'est le but avoué de l'exercice et pas une conséquence ou un effet sous-jacent, dissimulé et induit illicitement!

    Voilà. Et si tu associes les deux points énoncés ci-dessus, tu peux y ajouter des repas entre amis plus "cool", par le partage de la bonne bouteille associé à une décontraction agréable.

    Mais c'était juste parce que tu m'as demandé ce qu'il y a de positif à retenir. Et c'est juste ce qui me manque. Je me passe bien de toutes la liste des conséquences négatives, qui me font me tenir à l'écart d'un premier verre. Et c'est sans compter tout le positif vécu, retrouvé et découvert depuis le choix de l'abstinence. Bien entendu !

    Bonne après-midi.

    Sencha.
    Dernière modification par SENCHA, 25/11/2018, 14h06.

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  • Avatar de « Invité »
    Invité a répondu
    Envoyé par M3RO87 Voir le message
    à se poser trop de questions, à trop vouloir se remettre en questions, à trop vouloir être dans le jugement de soi et des autres, au final, on se perd dans l'obscurité d'une vie fade et sans saveur.
    Le tout c'est d'oser se poser les bonnes questions, on se perd si on cherche des réponses à ce qui dépasse notre entendement, ou si on s'égare dans ce qui n'a rien à voir, ce qui est par ailleurs une de nos innombrables façons de fuir

    mais si on ne se pose pas les bonnes questions, si on se ferme les yeux par peur de l'inconnu, si on se contente de réponses faciles, rapides ou simplistes, à ce qui est malheureusement très compliqué, alors, les addicts que nous sommes, aurons eu effectivement une vie plus "obscure, fade et sans saveur" qu'une autre possible, qui était pourtant à notre portée.

    je connais trop d'exemples concrets et malheureux, quand ce n'est pas tragiques, pour ne pas rester ferme sur ce point !
    Dernière modification par Ronald, 25/11/2018, 13h31.

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