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    Salut ! Exactement pareil pour moi ce week-end avec des proches, très compliqué... Je vous raconterai tout ça.
    Tiens bon, juste un "non" (ou plusieurs) suffira. Rien de plus facile.
    Allez on tient bon, c'est pas la mer à boire ! Surtout que perso, j'en ai absolument pas envie, et il est hors de question que quelqu'un me "force" à boire. Dans quel monde vit-on sérieusement...
    Allez excellent week-end à toi sans alcool !

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      Merci.

      Ce qui me gave, c'est que ni père ni mère ne va me lâcher la grappe tant que je ne me serai pas justifié. Pas pour les mêmes raisons, mais c'est le même résultat.

      Je devrais m'en f... mais ça n'est jamais si simple qu'on voudrait, en famille. Va falloir que je les prépare longuement avant de parler de ce qui m'a miné...
      ​​​​​​
      *@ll
      fred, pas d'avoine

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        Et d'un ! Mais bouché à l'émeri
        fred, pas d'avoine

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          Envoyé par Flocao Voir le message
          il est hors de question que quelqu'un me "force" à boire. Dans quel monde vit-on sérieusement...
          Dans un monde où si tu ne bois pas d'alcool, on te ligotera sur une chaise et on t'en introduira de force dans la bouche ?
          Ou dans un monde où on t'oblige à boire de l'alcool le revolver sur la tempe ? Ou où tu seras suppliciée si tu ne bois pas d'alcool ?
          Ou frappée d'ostracisme ?

          Ou alors un monde qui se désagrègerait du simple fait que tu n'avales pas d'alcool ?
          Ou bien un monde où le fait que tu t'abstiennes désormais d'ingurgiter de l'alcool provoquera le réveil de volcans dévastateurs, la colère de Dieu, ta condamnation aux enfers éternels ?
          Ou je ne sais pas quoi, ptèt un péril bien pire pour ton inconscient !

          Enfin, en tout cas, moi, perso, j'vis dans un monde où je suis totalement libre de boire ou de ne pas boire d'alcool
          ce ne fut pas toujours le cas
          Mais chacun crée son monde à lui


          "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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            'lut !

            C'est bien de pouvoir discuter avec Brozeur, l'esprit clair. Il connaît bien le goulot, lui aussi, dans notre sens à nous, c'est à dire de façon pas vraiment biblique... mais ne m'en avais rien dit jusque là. Et il a un peu d'avance, question prises de conscience sur notre histoire commune.

            On ne choisit pas ni sa famille ni ce qu'on va prendre pour un traumarisme fondateur. Et ' faut vivre avec le bon et le moins bon...

            *@ll
            fred, pas d'avoine

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              'lut !

              De retour @home.

              Gros traumatisme pour mes parents, ce WE pascal : pas possible d'imaginer ne pas boire (père), inquiétude pour ma santé physique (mère), pas imaginable d'être assez faible pour se vautrer dans l'alcool (les deux), bref, ils se sont réfugiés dans le non-dit et ont fait bloc (comme d'hab', en fait). Il faudra que je leur parle d'une ou deux choses trouvées dans mes décombres intérieurs, tiens ! Mais j'aurai intérêt à bien préparer le terrain, car il n'ont absolument pas compris que c'est parce que je voulais (?) être fort et solide que j'ai justement plongé si loin.

              Je ne regrette absolument pas d'avoir coupé les liens d'attachement toxiques (cf bonshommes allumettes, plus haut) AVANT des les voir, de poser mon abstinence et de devoir évoquer mon alcoolisme pour justifier un choix qui n'appartient qu'à moi, m... à la fin ! C'est MA vie et tout ce qui leur est venu c'est "Pourquoi ? Tu surveilles ta ligne ?" et ensuite "C'est ton toubib qui t'a dit ?". Bénon, je me suis suffisamment défoncé tout seul pour bien voir que j'étais un alcoolique assez réussi, pas besoin de toubib pour ça et ce n'est pas pour "ma santé" que j'ai arrêté de boire, en tout cas pas pour celle à laquelle ils pensent. Pour ma santé mentale, ça oui !!! Mais ça, ils ne m'ont pas demandé, ni l'un ni l'autre, lorsque nous nous sommes trouvés seuls... Tabou.

              Je m'étais bien préparé puis j'ai laissé venir les choses, donc ça s'est fait sans que je me mette en colère #fier. Il y aurait eu de quoi pourtant, devant tant d'aveuglement. C'est peut-être ça qui les a le déstabilisés, que je pose juste un constat, sans pathos. Je n'ai pas eu de besoin/envie de boire, j'ai pu discuter longuement avec mon frangin, WE réussi, donc.

              *@ll
              fred, pas d'avoine

              Commentaire


                Un bon week-end tout de même, alors !

                Commentaire


                  Très contente pour toi Fred :-)
                  tu avances bien ! En tous les cas

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                    Envoyé par rur@lcoolique Voir le message
                    'lut !

                    De retour @home.

                    Gros traumatisme pour mes parents, ce WE pascal : pas possible d'imaginer ne pas boire (père), inquiétude pour ma santé physique (mère), pas imaginable d'être assez faible pour se vautrer dans l'alcool (les deux), bref, ils se sont réfugiés dans le non-dit et ont fait bloc (comme d'hab', en fait). Il faudra que je leur parle d'une ou deux choses trouvées dans mes décombres intérieurs, tiens ! Mais j'aurai intérêt à bien préparer le terrain, car il n'ont absolument pas compris que c'est parce que je voulais (?) être fort et solide que j'ai justement plongé si loin.

                    Je ne regrette absolument pas d'avoir coupé les liens d'attachement toxiques (cf bonshommes allumettes, plus haut) AVANT des les voir, de poser mon abstinence et de devoir évoquer mon alcoolisme pour justifier un choix qui n'appartient qu'à moi, m... à la fin ! C'est MA vie et tout ce qui leur est venu c'est "Pourquoi ? Tu surveilles ta ligne ?" et ensuite "C'est ton toubib qui t'a dit ?". Bénon, je me suis suffisamment défoncé tout seul pour bien voir que j'étais un alcoolique assez réussi, pas besoin de toubib pour ça et ce n'est pas pour "ma santé" que j'ai arrêté de boire, en tout cas pas pour celle à laquelle ils pensent. Pour ma santé mentale, ça oui !!! Mais ça, ils ne m'ont pas demandé, ni l'un ni l'autre, lorsque nous nous sommes trouvés seuls... Tabou.

                    Je m'étais bien préparé puis j'ai laissé venir les choses, donc ça s'est fait sans que je me mette en colère #fier. Il y aurait eu de quoi pourtant, devant tant d'aveuglement. C'est peut-être ça qui les a le déstabilisés, que je pose juste un constat, sans pathos. Je n'ai pas eu de besoin/envie de boire, j'ai pu discuter longuement avec mon frangin, WE réussi, donc.

                    *@ll
                    Super !

                    en bleu ce que j'ai vécu aussi mais y a qd même qqs années
                    "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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                      Bravo Fred.
                      Un jour on estime avoir suffisamment soutenu la viticulture, et puis c'est tout.
                      On te demande de te justifier quand t'arrêtes de fumer ?
                      Tu le fais pour toi .
                      Encore Bravo pour ce WE bien négocié.

                      Commentaire


                        'lut !

                        Non, pas "bien” négocié puisqu'ils n'ont pas accepté mon choix et que je me suis vu contraint de le justifier. Sans me mettre en colère alors que j'aurais eu toutes les faisons de le faire, c'est peut-être ça qui les aura marqué, finalement.

                        Oui, c'est bien contraint, le bon mot. Sans violence, mais avec une insistance toute particulière. Une façon de faire que j'ai toujpurs connue, en fait. Je suis dans ma cinquantième année, je reste leur fils mais je pourrais espérer avoir le droit de vivre ma vie sans leur rendre de comptes. Au lieu de ça il faut soit que je fasse allégeance, un fois de plus, soit que j'entre en rébellion comme si j'étais ado.

                        Ça me fait ch...

                        Allez, ce n'est pas si grave. Belles 24h @ll.
                        fred, pas d'avoine

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                          Bonjour,

                          J'ai lu avec grande attention tes mots décrivant ton Week end de Pâques.Effet boomerang, je me suis vu.
                          Moi aussi j'ai refusé les verres et suscité l'incrédulité. Enfin ce n'est peut être pas le bon mot , parce qu'en fait personne n'est crédule lorsqu'il s'agit de constater que quelqu'un boit plus que de raison.. chez soi, comme ailleurs.

                          Je débute mon troisième jour sans alcool, j'ai le sentiment d'échapper au monde terrestre tellement je suis obsédée parce ce manque. Je m'emploie à faire sans cesse diversion, surtout physiquement, avec du sport.

                          Les causes profondes de ma consommation d'alcool inadaptée, je les connais. Et je me pose la question s'il ne faut pas tout simplement accepter ce vécu traumatique plutôt de chercher à le soigner. Accepter la douleur que chaque situation qui viendra appuyer sur la blessure va faire naître..
                          Elle sera éphémère puisque nous sommes toujours là. Et puis on peut aussi ne pas faire Pâques en famille , même si c'est pour se retrouver seule.

                          Contente de débuter mon troisième jour. Oui je sais, c'est pas le post ou l'écrire mais j'ai eu envie de te répondre cela!

                          Commentaire


                            Coucou.

                            Courage, les premiers jours sont assez "sauvages"...

                            Tu as fait la bonne analyse : on peut tout juste apprendre à vivre avec ses blessures et ne plus en rester prisonnier, prisonnière dans ton cas. L'espoir que porte l'abstinence est de s'autoriser à vivre enfin. Pas plus. Mais c'est énorme.

                            fred, pas d'avoine

                            Commentaire


                              Bonjour , il faut apprendre à être doux et bienvaillant avec soi, apprendre à se pardonner aussi, allez encore un jour bravo
                              arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

                              Commentaire


                                Envoyé par rur@lcoolique Voir le message
                                Coucou.

                                Courage, les premiers jours sont assez "sauvages"...

                                Tu as fait la bonne analyse : on peut tout juste apprendre à vivre avec ses blessures et ne plus en rester prisonnier, prisonnière dans ton cas. L'espoir que porte l'abstinence est de s'autoriser à vivre enfin. Pas plus. Mais c'est énorme.

                                Magnifique... quand c'est possible.

                                En effet tu as raison mais - expérience perso - une analyse de nos fonds sera néanmoins indiquée si on constate que, malgré la sobriété a long terme et l'application pratique des recettes de mieux être et mieux vivre, on continue à avoir besoin de se faire mal, de souffrir au moins un seuil minimum, de trouver des raccords extérieurs même toxiques, ou si on continue à avoir peur de dépasser un seuil critique de réussite, de création, de bonheur et d'autonomie, ou si on persiste à fuir la perception directe de son environnement ou la conscience spontanée des fluctuations de son monde intérieur : sentiments, émotions, désirs, idées, bref notre pensée propre au sens le plus large.

                                Ou si on contibue à avoir envie de se débarrasser de ce que l'on ressent vaguement comme une sorte d'abcès purulent au centre du cerveau.
                                L'alcool en étant un destructeur efficace... mais qui détruit aussi le reste...

                                l'alcool est comme le napalm du cerveau : il ne distingue pas les bons des mauvais, le mauvais du bon !

                                Mais si y a rien de tout ça qui t'empoisonne trop l'existence alors inutile d'aller "fouiller dans la merde" comme on me l'a sorti 100 fois aux AA.
                                "What a Wonderful World" Louis Armstrong

                                Commentaire

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